Ancien sorcier
15 août 2011, 17:06
Une succession agréable
Dès l'aube du jour, une brise fraîche s'était levée, léchant de son doux souffle les rideaux de la salle de métamorphose, qui se levaient délicatement, presque comme si une personne les caressait du bout des doigts. Ce vent si frais et matinal pénétra dans la petite salle, froide et sombre, qui sentait le renfermé, faisant claquer la porte, mal fermée. A ce bruit si peu commode pour tout repos, une ombre bougea tout près du bureau, en pin noir. Deux lueurs blanches et bleues se faisaient alors voir dans l'obscurité, quasi la plus totale. Les petits points blancs semblaient s'éteindre puis se rallumer, tel un battement de cil gracieux. Puis un bruit se fit entendre, celui de vêtements légers qui avaient touché une surface dure. C'était le froissement d'une cape, on aurait cru mais tout cela n'était que pure fantaisie.
Cinq heures du matin était une heure presque agréable, le jour se levait, on pouvait alors assister à une renaissance, les oiseaux entamaient leurs chants estivaux, les arbres se balançaient discrètement les uns comme les autres comme si une danse venait de débuter entre eux. Enfin, l'activité de Poudlard était à son minimum... Les elfes avaient fini leur travail et s'apprêtaient à aller dormir un tantinet, les élèves étaient dans une de leur phase de sommeil profond où la nuit s'accompagne de doux rêves, les professeurs n'avaient pas encore ouvert un oeil et ne stressaient pas encore face aux futurs élèves qu'ils auraient...
Cette nuit avait été difficile, emplie de songes et de réflexions. Que devait elle faire ? Lui en voudrait on ? Qu'allait elle faire après cela ? Qui la remplacerait ? L'aimerait on toujours autant ? Était ce un départ ou simplement un aller pour un retour ? Toutes ces questions l'avaient taraudé, au point qu'elle n'en avait pas fermé l'oeil. C'était plus que difficile comme décision à prendre. Elle s'était tant amusée, elle avait rencontré des élèves, charmants et prometteurs, qui plus est, lui avaient rappelé son enfance et ses études. Une de ses meilleures amies lui avait dit et elle avait peut être raison: "Caly, tu es une jeune femme instable, tu ne sais pas rester à un seul endroit!" La jeune femme à la crinière de feu l'avait plutôt mal pris mais en y songeant un peu plus, elle put remarquer que ce n'était pas faux. Jamais elle n'était restée à un même endroit. Peut être était ce dû à son passé ! Trouble passé d'ailleurs...
Enfin, ce passé était derrière elle et un nouvel avenir lui tendait les bras. Elle ne savait pas si elle manquerait à quelqu'un véritablement, mais ce dont elle était persuadé était que Poudlard lui manquerait énormément. Cette maison de substitution était bien plus qu'une simple école, elle avait été le manoir de ses pensées, la prison de ses cauchemars, le miroir de ses ambitions ... Que ferait elle sans cette école si accueillante ?
La porte ou plutôt le bruit sec d'une porte battante due au vent l'avait alors sorti de ses pensées, bien trop lugubres à son goût. La jeune femme qui était assise à son bureau dans son fauteuil si confortable attendait une visite. Cette dernière ne savait pas réellement à quelle heure l'hôte allait arriver mais elle l'attendrait. Elle savait qu'il n'y aurait aucun souci et qu'il viendrait, elle en était convaincue.
Attendant son arrivée, elle se mit alors à une des fenêtres qui donnait sur la forêt interdite, là où elle avait tant de fois rencontré des créatures, lors de ses promenades nocturnes. Le vent frais caressait à présent ses cheveux ondulés, qui bientôt furent jetés en arrière, découvrant un cou assez fin sur lequel était accroché un petit médaillon bleu gris qu'elle avait depuis tout bébé. Ces cheveux tombaient juste en dessous de ses omoplates, sa peau d'une pâleur extrême ressortait davantage avec les premiers rayons de soleil. La jeune Calyra sentait l'air pur, cette sensation de sérénité lui embaumait le cœur. Nul part ailleurs, elle se sentirait comme cela. Elle entendit alors au loin des bruits de pas légers arriver dans sa direction. La jeune resta donc dos à la porte, profitant de ses derniers instants à contempler le magnifique panoramique qui s'offrait à elle.
Réservé!
Cinq heures du matin était une heure presque agréable, le jour se levait, on pouvait alors assister à une renaissance, les oiseaux entamaient leurs chants estivaux, les arbres se balançaient discrètement les uns comme les autres comme si une danse venait de débuter entre eux. Enfin, l'activité de Poudlard était à son minimum... Les elfes avaient fini leur travail et s'apprêtaient à aller dormir un tantinet, les élèves étaient dans une de leur phase de sommeil profond où la nuit s'accompagne de doux rêves, les professeurs n'avaient pas encore ouvert un oeil et ne stressaient pas encore face aux futurs élèves qu'ils auraient...
Cette nuit avait été difficile, emplie de songes et de réflexions. Que devait elle faire ? Lui en voudrait on ? Qu'allait elle faire après cela ? Qui la remplacerait ? L'aimerait on toujours autant ? Était ce un départ ou simplement un aller pour un retour ? Toutes ces questions l'avaient taraudé, au point qu'elle n'en avait pas fermé l'oeil. C'était plus que difficile comme décision à prendre. Elle s'était tant amusée, elle avait rencontré des élèves, charmants et prometteurs, qui plus est, lui avaient rappelé son enfance et ses études. Une de ses meilleures amies lui avait dit et elle avait peut être raison: "Caly, tu es une jeune femme instable, tu ne sais pas rester à un seul endroit!" La jeune femme à la crinière de feu l'avait plutôt mal pris mais en y songeant un peu plus, elle put remarquer que ce n'était pas faux. Jamais elle n'était restée à un même endroit. Peut être était ce dû à son passé ! Trouble passé d'ailleurs...
Enfin, ce passé était derrière elle et un nouvel avenir lui tendait les bras. Elle ne savait pas si elle manquerait à quelqu'un véritablement, mais ce dont elle était persuadé était que Poudlard lui manquerait énormément. Cette maison de substitution était bien plus qu'une simple école, elle avait été le manoir de ses pensées, la prison de ses cauchemars, le miroir de ses ambitions ... Que ferait elle sans cette école si accueillante ?
La porte ou plutôt le bruit sec d'une porte battante due au vent l'avait alors sorti de ses pensées, bien trop lugubres à son goût. La jeune femme qui était assise à son bureau dans son fauteuil si confortable attendait une visite. Cette dernière ne savait pas réellement à quelle heure l'hôte allait arriver mais elle l'attendrait. Elle savait qu'il n'y aurait aucun souci et qu'il viendrait, elle en était convaincue.
Attendant son arrivée, elle se mit alors à une des fenêtres qui donnait sur la forêt interdite, là où elle avait tant de fois rencontré des créatures, lors de ses promenades nocturnes. Le vent frais caressait à présent ses cheveux ondulés, qui bientôt furent jetés en arrière, découvrant un cou assez fin sur lequel était accroché un petit médaillon bleu gris qu'elle avait depuis tout bébé. Ces cheveux tombaient juste en dessous de ses omoplates, sa peau d'une pâleur extrême ressortait davantage avec les premiers rayons de soleil. La jeune Calyra sentait l'air pur, cette sensation de sérénité lui embaumait le cœur. Nul part ailleurs, elle se sentirait comme cela. Elle entendit alors au loin des bruits de pas légers arriver dans sa direction. La jeune resta donc dos à la porte, profitant de ses derniers instants à contempler le magnifique panoramique qui s'offrait à elle.
Réservé!
15 août 2011, 22:57
Une succession agréable
Le bureau était plongé dans la pénombre. Une chouette effraie au plumage blanc noisette dormait tranquillement sur son perchoir, loin de la fenêtre, la tête blottit sous son aile. Les étagères vides accrochées au mur et la valise posée près de l’entrée laissaient penser que la pièce avait trouvé un résident depuis peu. Posé sur le bureau, un chandelier éteint faisait de l’ombre à deux lettres manuscrites au style rigoureusement différent. La première était signée du professeur Blantyre, la seconde, en partie cachée sous la première, devait appartenir à un homme qui même s’il était habitué à écrire à la main, ne possédait pas la plume du professeur de métamorphose. Une bouteille d’encre crasseuse, une plume froissée, l’exemplaire d’un journal bulgare dont la première page titrait « O VOL MESSIEURS LES GOBELINS ! », ainsi que plusieurs feuillets tachetés et raturés parachevaient la décoration du bureau en bois de cerisier
Le calme apaisant du lieu se dissipa à l‘entrée d‘un homme aux longs cheveux châtains dont les traits angéliques exprimaient une forme de douceur. Arseni Stoyanov s’affala contre le dossier de la chaise tournée de trois quart face à la fenêtre puis tendit le bras pour saisir la lettre que lui avait fait parvenir sa consœur. La chouette dormait toujours paisiblement dans son coin.
C’était peut-être la dixième fois qu’Arseni relisait la lettre du professeur de métamorphose depuis la veille au soir, date à laquelle il l’avait reçue. Son sentiment n’avait pas changé depuis la première lecture. Il ne comprenait toujours pas cette décision et doutait même de la comprendre un jour. Tout allait beaucoup trop vite dans ce château. Il n’était pas habitué à tous ces chamboulements. Sa scolarité à l’Institut Durmstrang s’était déroulée dans un cadre qu’il n’avait vu évolué qu’à la toute fin de sa dernière année avec le départ à la retraite du directeur en place. Ici, à Poudlard, les choses étaient différentes et tout homme posé qu’il était, Arseni avait du mal à s’adapter.
L’invitation du professeur de métamorphose permettrait au moins de clarifier la situation. Tout du moins s'en persuada-t-il en faisant apparaître une tasse de café sur ses genoux d’un coup de baguette magique.
Une demi-heure plus tard, Arseni toqua à la porte du bureau du professeur Blantyre, peigné et habillé d’un pantalon à pince, d’une chemise de lin, et d’une écharpe blanche qu’il avait précautionneusement nouée autour de son cou. La porte s’ouvrit sur la silhouette svelte d'une jeune femme dont les boucles prenaient une teinte carmin. Arseni s’inclina légèrement pour la saluer.
– Bonjourr prroufesseurr.
Le calme apaisant du lieu se dissipa à l‘entrée d‘un homme aux longs cheveux châtains dont les traits angéliques exprimaient une forme de douceur. Arseni Stoyanov s’affala contre le dossier de la chaise tournée de trois quart face à la fenêtre puis tendit le bras pour saisir la lettre que lui avait fait parvenir sa consœur. La chouette dormait toujours paisiblement dans son coin.
C’était peut-être la dixième fois qu’Arseni relisait la lettre du professeur de métamorphose depuis la veille au soir, date à laquelle il l’avait reçue. Son sentiment n’avait pas changé depuis la première lecture. Il ne comprenait toujours pas cette décision et doutait même de la comprendre un jour. Tout allait beaucoup trop vite dans ce château. Il n’était pas habitué à tous ces chamboulements. Sa scolarité à l’Institut Durmstrang s’était déroulée dans un cadre qu’il n’avait vu évolué qu’à la toute fin de sa dernière année avec le départ à la retraite du directeur en place. Ici, à Poudlard, les choses étaient différentes et tout homme posé qu’il était, Arseni avait du mal à s’adapter.
L’invitation du professeur de métamorphose permettrait au moins de clarifier la situation. Tout du moins s'en persuada-t-il en faisant apparaître une tasse de café sur ses genoux d’un coup de baguette magique.
Une demi-heure plus tard, Arseni toqua à la porte du bureau du professeur Blantyre, peigné et habillé d’un pantalon à pince, d’une chemise de lin, et d’une écharpe blanche qu’il avait précautionneusement nouée autour de son cou. La porte s’ouvrit sur la silhouette svelte d'une jeune femme dont les boucles prenaient une teinte carmin. Arseni s’inclina légèrement pour la saluer.
– Bonjourr prroufesseurr.
Ancien sorcier
16 août 2011, 22:08
Une succession agréable
Un pas, deux pas, trois pas... Un bruit léger de froufrou de vêtements, un pas rapide et presque volatile, voila ce qui caractérisait l'homme qui s'approchait de la porte mal fermée de la salle de métamorphose. Oui parfaitement, il s'agissait d'un homme, cela s'entendait à la démarche, subtile mais aussi très masculine. Ses yeux bleus étaient à présent fermés pour profiter au maximum des sons qui parvenaient aux oreilles, organe sensoriel impressionnant par sa perfection. Bam bam bam, voilà le son qu'elle entendait, celui de son coeur qui battait, presque la chamade...
L'homme frappa à la porte, réveillant quelque peu la jeune professeure en métamorphose, plongée dans ses songes qui l'emmenaient trop loin. Ces deux petits coups firent plus que la réveiller, ils lui donnèrent envie de continuer, de profiter de la vie. La jeune femme savait exactement quel individu se trouvait derrière la porte, un jeune homme aux cheveux lisses châtains, au regard froid mais amical, et très attirant.
La jeune Calyra s'empressa alors d'ouvrir pour éviter que ce dernier n'attende trop longtemps sur le bas de la porte. Une question lui vint alors à l'esprit: "Depuis combien de temps, le jeune homme était il arrivé à Poudlard et puis particulièrement sur le territoire anglais ?". Seul l'avenir pourrait lui proposer des réponses à ses questions. L'ancienne Serpentarde lui fit alors découvrir un petit sourire en coin de lèvres, amitié et curiosité étaient mêlées dans cette expression.
La jeune femme, après avoir entrouvert la porte, se poussa sur le côté pour laisser rentrer le jeune homme. Miss Blantyre leva doucement les mains dès que le jeune directeur de Poufsouffle fut rentré dans la salle si obscure. Une lumière faible régnait alors au fond de la salle, tout près du bureau, invitant ainsi l'homme si charmant à se diriger vers celui ci. Enfin Calyra daigna émettre un son:
"Bonsoir M. Stoyanov! J'espère ne pas vous déranger à une heure aussi matinale ?"
La jeune femme s'inquiétait réellement de l'heure à laquelle elle avait fait lever le jeune homme. Ses yeux d'un bleu gris se perdirent alors dans les yeux noisettes du jeune homme. Elle avait l'impression que ses yeux dansaient dans ceux d'Arseni. Toutefois, elle fit attention de ne pas trop le regarder, elle avait peur que ce dernier la prenne pour une impolie ou même une folle.
Elle fit un signe de la main, lui proposant à s'assoir à son bureau. Calyra prit alors une chaise d'une des tables des élèves et s'assit près de son interlocuteur. Croisant ses jambes, elle posa alors ses mains sur son genou et fit tomber ses yeux sur ses mains si pâles. La jeune femme, qui rayonnait à mesure que le soleil se levait, ne semblait pas être fatiguée et interrogea Arseni:
"Comme vous devez le savoir, je suis Calyra Blantyre! Je ne sais pas ce que vous avez entendu sur moi et j'accepte bien volontiers de répondre à n'importe laquelle de vos questions."
La jeune femme scruta la moindre expression sur le visage d'Arseni. Le jeune homme semblait plus jeune qu'elle mais elle n'osait lui donner un âge.
L'homme frappa à la porte, réveillant quelque peu la jeune professeure en métamorphose, plongée dans ses songes qui l'emmenaient trop loin. Ces deux petits coups firent plus que la réveiller, ils lui donnèrent envie de continuer, de profiter de la vie. La jeune femme savait exactement quel individu se trouvait derrière la porte, un jeune homme aux cheveux lisses châtains, au regard froid mais amical, et très attirant.
La jeune Calyra s'empressa alors d'ouvrir pour éviter que ce dernier n'attende trop longtemps sur le bas de la porte. Une question lui vint alors à l'esprit: "Depuis combien de temps, le jeune homme était il arrivé à Poudlard et puis particulièrement sur le territoire anglais ?". Seul l'avenir pourrait lui proposer des réponses à ses questions. L'ancienne Serpentarde lui fit alors découvrir un petit sourire en coin de lèvres, amitié et curiosité étaient mêlées dans cette expression.
La jeune femme, après avoir entrouvert la porte, se poussa sur le côté pour laisser rentrer le jeune homme. Miss Blantyre leva doucement les mains dès que le jeune directeur de Poufsouffle fut rentré dans la salle si obscure. Une lumière faible régnait alors au fond de la salle, tout près du bureau, invitant ainsi l'homme si charmant à se diriger vers celui ci. Enfin Calyra daigna émettre un son:
"Bonsoir M. Stoyanov! J'espère ne pas vous déranger à une heure aussi matinale ?"
La jeune femme s'inquiétait réellement de l'heure à laquelle elle avait fait lever le jeune homme. Ses yeux d'un bleu gris se perdirent alors dans les yeux noisettes du jeune homme. Elle avait l'impression que ses yeux dansaient dans ceux d'Arseni. Toutefois, elle fit attention de ne pas trop le regarder, elle avait peur que ce dernier la prenne pour une impolie ou même une folle.
Elle fit un signe de la main, lui proposant à s'assoir à son bureau. Calyra prit alors une chaise d'une des tables des élèves et s'assit près de son interlocuteur. Croisant ses jambes, elle posa alors ses mains sur son genou et fit tomber ses yeux sur ses mains si pâles. La jeune femme, qui rayonnait à mesure que le soleil se levait, ne semblait pas être fatiguée et interrogea Arseni:
"Comme vous devez le savoir, je suis Calyra Blantyre! Je ne sais pas ce que vous avez entendu sur moi et j'accepte bien volontiers de répondre à n'importe laquelle de vos questions."
La jeune femme scruta la moindre expression sur le visage d'Arseni. Le jeune homme semblait plus jeune qu'elle mais elle n'osait lui donner un âge.
19 août 2011, 10:25
Une succession agréable
En s'asseyant, Arseni risqua quelques coups d’œil autour de lui. La décoration d'une pièce en dit toujours long sur son occupant, c'est ce que l'ancien directeur de Durmstrang aimait à raconter. Arseni ne se trouvait pas particulièrement doué pour associer une commode ou un fauteuil à un trait de caractère singulier chez celui ou celle qui les détenait. Tout ce qu'il pouvait dire du bureau du professeur de métamorphose était qu'il respirait le calme absolu. Un calme qu'il apprécia à sa juste valeur de si bon matin.
– Comme vous devez le savoir, je suis Calyra Blantyre ! Déclara le professeur de métamorphose en s'installant à son tour. Je ne sais pas ce que vous avez entendu sur moi et j'accepte bien volontiers de répondre à n'importe laquelle de vos questions.
Arseni croisa ses jambes et s'appuya convenablement contre le dossier de sa chaise. Il scruta silencieusement le regard de son homologue en quête de l'émotion trop vive qui lui permettrait de comprendre la lettre qu'il lui avait fait parvenir, en vain. Calyra Blantyre était une jeune femme pleine de charme qui laissait derrière elle une impression de fragilité presque touchante. Elle respirait la joie de vivre, mais intriguait tout autant par cette facette de sa personnalité. Arseni ne connaissait personne qui paraisse si détendue et si heureuse et qui le soit réellement.
Alors il se décrispa un peu, ses lèvres se courbant en un sourire respectueux. Sa main gauche se posa machinalement sur sa cuisse tandis que les doigts de sa main droite s’affairaient à dessiner des cercles sur l'accoudoir. Pensif, Arseni ne le resta pas très longtemps, comprenant qu'il devrait sans doute obtenir des réponses par d'autres moyens que ceux qu'il avait imaginé en entrant.
– Aucune rrumeurr ne courrt surr vous, confia-t-il en continuant de soutenir le regard de son hôte. On dit seulement de vous que vous êtes serrviable et sympathique. Je crrois comprrendrre pourrquoi...
Il inclina légèrement la tête pour rendre hommage à ces qualités et reprit :
– ... mais je ne comprrends pas votrre décision.
Arseni laissa volontairement le silence s'installer entre eux. Son sourire s'affaissa sensiblement et ses doigts cessèrent de jouer avec l'accoudoir pour s'y poser délicatement.
– Pourrquoi décider quelque chose d'aussi rradicale ?
– Comme vous devez le savoir, je suis Calyra Blantyre ! Déclara le professeur de métamorphose en s'installant à son tour. Je ne sais pas ce que vous avez entendu sur moi et j'accepte bien volontiers de répondre à n'importe laquelle de vos questions.
Arseni croisa ses jambes et s'appuya convenablement contre le dossier de sa chaise. Il scruta silencieusement le regard de son homologue en quête de l'émotion trop vive qui lui permettrait de comprendre la lettre qu'il lui avait fait parvenir, en vain. Calyra Blantyre était une jeune femme pleine de charme qui laissait derrière elle une impression de fragilité presque touchante. Elle respirait la joie de vivre, mais intriguait tout autant par cette facette de sa personnalité. Arseni ne connaissait personne qui paraisse si détendue et si heureuse et qui le soit réellement.
Alors il se décrispa un peu, ses lèvres se courbant en un sourire respectueux. Sa main gauche se posa machinalement sur sa cuisse tandis que les doigts de sa main droite s’affairaient à dessiner des cercles sur l'accoudoir. Pensif, Arseni ne le resta pas très longtemps, comprenant qu'il devrait sans doute obtenir des réponses par d'autres moyens que ceux qu'il avait imaginé en entrant.
– Aucune rrumeurr ne courrt surr vous, confia-t-il en continuant de soutenir le regard de son hôte. On dit seulement de vous que vous êtes serrviable et sympathique. Je crrois comprrendrre pourrquoi...
Il inclina légèrement la tête pour rendre hommage à ces qualités et reprit :
– ... mais je ne comprrends pas votrre décision.
Arseni laissa volontairement le silence s'installer entre eux. Son sourire s'affaissa sensiblement et ses doigts cessèrent de jouer avec l'accoudoir pour s'y poser délicatement.
– Pourrquoi décider quelque chose d'aussi rradicale ?
Ancien sorcier
12 nov. 2011, 20:05
Une succession agréable
Progressivement, le soleil se réveillait d'un doux et long sommeil, se manifestant avec ses rayons frappant des endroits aléatoires du bureau de métamorphose, où à présent deux silhouettes étaient visibles. L'une masculine et étant assise sur un des fauteuils près du bureau en pin noir, l'autre plutôt féminine s'était assise, jambes croisée sur une chaise derrière son bureau. La jeune femme ne s'était pas encore rendu compte qu'elle était comme hypnotisée par la venue de son confrère, elle avait réussi à sortir quelques paroles mais n'arrivait pas à faire autre chose que scruter les moindres détails ou attitudes de son interlocuteur.
Ce dernier sortit aussi de son mutisme qui n'avait d'ailleurs rien de désagréable et de gênant. En effet, la jeune Calyra avait l'habitude de se promener dans les couloirs ou dans les salles de cours alors que personne n'était encore ou plus présent, et cela fin d'écouter les moindres bruits et sons l'environnant. C'était comme une sorte de tranquillité qu'elle attendait à la fin de chaque journée ou en début si elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil. L'ancienne Serpentarde remarqua après que son jeune collègue eut parlé, qu'il avait un accent bulgare, ce qui d'ailleurs accentuait son charme. Son accent n'était pas une gêne pour la compréhension puisque ce dernier semblait rouler les -r, ce qui fit à plusieurs reprise sourire la jeune femme.
La jeune femme se réveilla alors de sa contemplation par une question posée par M. Stoyanov :
– Pourrquoi décider quelque chose d'aussi rradicale ?
En effet, quelques heures auparavant, la jeune femme avait envoyé un hibou au nouveau directeur de Poufsouffle pour s'entretenir au sujet de sa démission. Pas sa démission à lui, mais sa démission à elle. Oui Calyra Blantyre voulait quitter son poste de professeur et voulait absolument que son remplaçant soit M. Stoyanov, en qui elle avait une confiance toute particulière, alors qu'il ne se connaissait que depuis quelques jours. Elle se racla délicatement la gorge et lui déclara alors :
" A vrai dire, je ne pense plus avoir ma motivation d'antan, c'est à dire d'il y a un an."
La jeune femme avait avoué ce qu'elle avait le plus de mal à dire ou plutôt la deuxième chose qu'elle avait le plus de mal à avouer. Finalement, elle demanda à son hôte s'il voulait une quelconque boisson. En attendant sa réponse, elle se servit un verre de thé à la menthe, son préféré.
Puis, passant une main dans ses cheveux, pour donner davantage de volume à ses cheveux bouclés couleur carmin, habitude qu'elle avait, elle se dit alors qu'il valait mieux jouer carte sur table, alors sans respirer entre temps, elle lui avoua :
" Je suis assez instable, je n'arrive pas à rester dans un même endroit plus de deux ans et étrangement cette fois ci, ça n'a duré qu'une année ! J'aime Poudlard, c'est ma maison de substitution et réellement ça m'arrache le coeur de la quitter mais je n'arrive pas à... je ne sais même réellement ce que je n'arrive pas. C'est pour cela que j'ai voulu que vous veniez discuter avec moi, vous envisageant, si vous l'acceptez, comme mon successeur !"
Elle finit alors sa longue tirade et ajouta deux sucres à son thé, quelque peu refroidi.
Ce dernier sortit aussi de son mutisme qui n'avait d'ailleurs rien de désagréable et de gênant. En effet, la jeune Calyra avait l'habitude de se promener dans les couloirs ou dans les salles de cours alors que personne n'était encore ou plus présent, et cela fin d'écouter les moindres bruits et sons l'environnant. C'était comme une sorte de tranquillité qu'elle attendait à la fin de chaque journée ou en début si elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil. L'ancienne Serpentarde remarqua après que son jeune collègue eut parlé, qu'il avait un accent bulgare, ce qui d'ailleurs accentuait son charme. Son accent n'était pas une gêne pour la compréhension puisque ce dernier semblait rouler les -r, ce qui fit à plusieurs reprise sourire la jeune femme.
La jeune femme se réveilla alors de sa contemplation par une question posée par M. Stoyanov :
– Pourrquoi décider quelque chose d'aussi rradicale ?
En effet, quelques heures auparavant, la jeune femme avait envoyé un hibou au nouveau directeur de Poufsouffle pour s'entretenir au sujet de sa démission. Pas sa démission à lui, mais sa démission à elle. Oui Calyra Blantyre voulait quitter son poste de professeur et voulait absolument que son remplaçant soit M. Stoyanov, en qui elle avait une confiance toute particulière, alors qu'il ne se connaissait que depuis quelques jours. Elle se racla délicatement la gorge et lui déclara alors :
" A vrai dire, je ne pense plus avoir ma motivation d'antan, c'est à dire d'il y a un an."
La jeune femme avait avoué ce qu'elle avait le plus de mal à dire ou plutôt la deuxième chose qu'elle avait le plus de mal à avouer. Finalement, elle demanda à son hôte s'il voulait une quelconque boisson. En attendant sa réponse, elle se servit un verre de thé à la menthe, son préféré.
Puis, passant une main dans ses cheveux, pour donner davantage de volume à ses cheveux bouclés couleur carmin, habitude qu'elle avait, elle se dit alors qu'il valait mieux jouer carte sur table, alors sans respirer entre temps, elle lui avoua :
" Je suis assez instable, je n'arrive pas à rester dans un même endroit plus de deux ans et étrangement cette fois ci, ça n'a duré qu'une année ! J'aime Poudlard, c'est ma maison de substitution et réellement ça m'arrache le coeur de la quitter mais je n'arrive pas à... je ne sais même réellement ce que je n'arrive pas. C'est pour cela que j'ai voulu que vous veniez discuter avec moi, vous envisageant, si vous l'acceptez, comme mon successeur !"
Elle finit alors sa longue tirade et ajouta deux sucres à son thé, quelque peu refroidi.
Reducio
Je suis sincèrement désolée pour cette longue attente ! En espérant que tu ne m'en voudras pas trop !
5 déc. 2011, 19:07
Une succession agréable
– A vrai dire, je ne pense plus avoir ma motivation d'antan, répondit calmement le professeur Blantyre. C'est à dire d'il y a un an.
Arseni accueillit la réponse avec déférence, bien qu'il n'en comprit pas les fondements. D'après sa propre expérience, le fait de perdre sa motivation relevait presque toujours d'un problème sous-jacent, souvent lié à l'environnement public ou privé de la personne concernée. Il en vint donc tout naturellement à se demander si le professeur Blantyre n'était pas exposé à des problèmes plus ou moins graves au sein même de l'école.
Ne souhaitant sans doute pas s'appesantir sur sa réponse, celui-ci se tourna vers le service à thé déposé avec soin dans un coin du bureau. La question fut posée de savoir si Arseni souhaitait boire quelque chose. Ce à quoi il répondit par l'affirmative en désignant le thé à la menthe.
– Je suis assez instable, reprit le professeur Blantyre en se servant une tasse de thé, je n'arrive pas à rester dans un même endroit plus de deux ans et étrangement cette fois ci, ça n'a duré qu'une année ! J'aime Poudlard, c'est ma maison de substitution et réellement ça m'arrache le coeur de la quitter mais je n'arrive pas à... je ne sais même réellement ce que je n'arrive pas. C'est pour cela que j'ai voulu que vous veniez discuter avec moi, vous envisageant, si vous l'acceptez, comme mon successeur !
Arseni conserva une mine impassible malgré l'étonnante confession du professeur Blantyre. A ce jour, il n'avait jamais entendu raison plus incompréhensible. Mais au lieu de s'ouvrir à un quelconque jugement, Arseni se remémora que même les choses les plus mystérieuses avaient une explication ; même s'il fallait parfois déployer beaucoup d'imagination pour la dénicher.
Au lieu donc de juger son homologue, Arseni préféra directement réfléchir à sa proposition.
La métamorphose n'était pas une matière qu'il était donné à n'importe quel sorcier d'enseigner. Elle demandait une rigueur et un don particulier qu'on ne retrouvait pas chez tout le monde. Arseni ne savait pas s'il possédait ce don, mais la rigueur oui. Il avait par ailleurs conservé quantité de souvenirs sur les cours de Transformation Élémentaire , matière prodiguée à Durmstrang et qui s'apparentait sans doute le plus à la Métamorphose.
En l'état Arseni aurait pu simplement accepter, mais un point l'intriguait. Et il n'était pas homme à accepter une proposition sans en distinguer clairement tous les rouages.
– Je crrois que c'est la prremièrre fois que nos discutons, notifia-t-il en soutenant le regard du professeur Blantyre. Vos aurriez pu choisirr n'impourrte qui d'autrre. Porrquoi me choisirr moi ?
Arseni accueillit la réponse avec déférence, bien qu'il n'en comprit pas les fondements. D'après sa propre expérience, le fait de perdre sa motivation relevait presque toujours d'un problème sous-jacent, souvent lié à l'environnement public ou privé de la personne concernée. Il en vint donc tout naturellement à se demander si le professeur Blantyre n'était pas exposé à des problèmes plus ou moins graves au sein même de l'école.
Ne souhaitant sans doute pas s'appesantir sur sa réponse, celui-ci se tourna vers le service à thé déposé avec soin dans un coin du bureau. La question fut posée de savoir si Arseni souhaitait boire quelque chose. Ce à quoi il répondit par l'affirmative en désignant le thé à la menthe.
– Je suis assez instable, reprit le professeur Blantyre en se servant une tasse de thé, je n'arrive pas à rester dans un même endroit plus de deux ans et étrangement cette fois ci, ça n'a duré qu'une année ! J'aime Poudlard, c'est ma maison de substitution et réellement ça m'arrache le coeur de la quitter mais je n'arrive pas à... je ne sais même réellement ce que je n'arrive pas. C'est pour cela que j'ai voulu que vous veniez discuter avec moi, vous envisageant, si vous l'acceptez, comme mon successeur !
Arseni conserva une mine impassible malgré l'étonnante confession du professeur Blantyre. A ce jour, il n'avait jamais entendu raison plus incompréhensible. Mais au lieu de s'ouvrir à un quelconque jugement, Arseni se remémora que même les choses les plus mystérieuses avaient une explication ; même s'il fallait parfois déployer beaucoup d'imagination pour la dénicher.
Au lieu donc de juger son homologue, Arseni préféra directement réfléchir à sa proposition.
La métamorphose n'était pas une matière qu'il était donné à n'importe quel sorcier d'enseigner. Elle demandait une rigueur et un don particulier qu'on ne retrouvait pas chez tout le monde. Arseni ne savait pas s'il possédait ce don, mais la rigueur oui. Il avait par ailleurs conservé quantité de souvenirs sur les cours de Transformation Élémentaire , matière prodiguée à Durmstrang et qui s'apparentait sans doute le plus à la Métamorphose.
En l'état Arseni aurait pu simplement accepter, mais un point l'intriguait. Et il n'était pas homme à accepter une proposition sans en distinguer clairement tous les rouages.
– Je crrois que c'est la prremièrre fois que nos discutons, notifia-t-il en soutenant le regard du professeur Blantyre. Vos aurriez pu choisirr n'impourrte qui d'autrre. Porrquoi me choisirr moi ?
Ancien sorcier
22 déc. 2011, 14:49
Une succession agréable
Assise confortablement sur sa chaise de bureau, regardant avec des yeux de velours son homologue masculin discuter avec elle, Calyra ne pouvait s'empêcher de croiser les jambes , puis de les décroiser et ceci au moins cinq fois en un laps de temps assez court. Elle en ressentait le besoin. Et si ce n'était pas les jambes qu'elle bougeait, c'était alors les mains qu'elle avait posées sur ses genoux, qui s'amusaient alors à se tordre. Heureusement le bureau était fermé et Arseni ne risquait pas de voir ce qu'elle fabriquait. Quoique son attitude devait être visible avec autant de petits mouvements à la minute.
Une personne alors extérieure à la scène aurait pu se dire :
"Mais qu'a t elle donc ? Pourquoi se dandine-t-elle ainsi ?"
A dire vrai, elle ne le savait pas elle même. Enfin si, elle était stressée, son calme avait disparut depuis quelques minutes, certainement depuis sa révélation à cet parfait inconnu. D'ailleurs, sa propre attitude commençait à la déranger et surtout elle avait peur de renvoyer une image peu agréable d'elle à son collègue. Que penserait il d'une femme si peu calme qui était obligée de se lever en pleine discussion et tout cela pour réfléchir et éviter de rester immobile sur une chaise. Finalement, elle décida de se lever de sa chaise, ainsi elle serait d'autant plus à l'aise. Elle faisait un pas, puis deux et se retourna vers son interlocuteur qui avait le dos tourné ou plutôt Calyra lui tournait le dos, bref c'était une question de point de vue.
La tirant de ses réflexions les plus poussées, elle entendit la douce voix, ponctuée de son accent si remarquable, de son collègue :
" Vos aurriez pu choisirr n'impourrte qui d'autrre. Porrquoi me choisirr moi ?"
Comme aurait pu dire n'importe quelle chipie qu'elle pouvait croiser dans sa maison, ça, c'était de la question. Une question qui attendait une réponse lourde de conséquences. Se râclant la gorge discrètement, elle lui sourit et commença à lui donner les raisons de son choix :
" Il est vrai qu'il s'agit de notre première rencontre et que je ne vous connais que très peu. Cependant, j'ai confiance en vous! Quelque chose, que je ne saurais expliqué, s'émane de vous !"
C'était une réponse quelque peu saugrenue, mais Calyra fonctionnait ainsi. Si elle sentait qu'elle pouvait avoir confiance en une heure personne, alors elle lui accordait tout, sans aucun bénéfice de doute ! Et puis avouons le, la jeune femme avait ressenti quelque chose d'incroyable en le voyant pour la première fois dans la salle des Professeurs. Un sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis fort longtemps... Viendrait un jour où elle lui avouerait. Enfin elle espérait avoir le cran pour ...
"Je comprendrais que vous refusiez, mais je sais que je ne mérite pas mes élèves! Ils attendent plus d'un professeur, chose que je ne peux plus leur donner et je sens que vous, vous pouvez leur donner ce qu'ils attendent."
Progressivement, elle s'était rapproché du jeune homme, Calyra à présent debout près du bureau et à moins d'un mètre de la chaise de M. Stoyanov.
Une personne alors extérieure à la scène aurait pu se dire :
"Mais qu'a t elle donc ? Pourquoi se dandine-t-elle ainsi ?"
A dire vrai, elle ne le savait pas elle même. Enfin si, elle était stressée, son calme avait disparut depuis quelques minutes, certainement depuis sa révélation à cet parfait inconnu. D'ailleurs, sa propre attitude commençait à la déranger et surtout elle avait peur de renvoyer une image peu agréable d'elle à son collègue. Que penserait il d'une femme si peu calme qui était obligée de se lever en pleine discussion et tout cela pour réfléchir et éviter de rester immobile sur une chaise. Finalement, elle décida de se lever de sa chaise, ainsi elle serait d'autant plus à l'aise. Elle faisait un pas, puis deux et se retourna vers son interlocuteur qui avait le dos tourné ou plutôt Calyra lui tournait le dos, bref c'était une question de point de vue.
La tirant de ses réflexions les plus poussées, elle entendit la douce voix, ponctuée de son accent si remarquable, de son collègue :
" Vos aurriez pu choisirr n'impourrte qui d'autrre. Porrquoi me choisirr moi ?"
Comme aurait pu dire n'importe quelle chipie qu'elle pouvait croiser dans sa maison, ça, c'était de la question. Une question qui attendait une réponse lourde de conséquences. Se râclant la gorge discrètement, elle lui sourit et commença à lui donner les raisons de son choix :
" Il est vrai qu'il s'agit de notre première rencontre et que je ne vous connais que très peu. Cependant, j'ai confiance en vous! Quelque chose, que je ne saurais expliqué, s'émane de vous !"
C'était une réponse quelque peu saugrenue, mais Calyra fonctionnait ainsi. Si elle sentait qu'elle pouvait avoir confiance en une heure personne, alors elle lui accordait tout, sans aucun bénéfice de doute ! Et puis avouons le, la jeune femme avait ressenti quelque chose d'incroyable en le voyant pour la première fois dans la salle des Professeurs. Un sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis fort longtemps... Viendrait un jour où elle lui avouerait. Enfin elle espérait avoir le cran pour ...
"Je comprendrais que vous refusiez, mais je sais que je ne mérite pas mes élèves! Ils attendent plus d'un professeur, chose que je ne peux plus leur donner et je sens que vous, vous pouvez leur donner ce qu'ils attendent."
Progressivement, elle s'était rapproché du jeune homme, Calyra à présent debout près du bureau et à moins d'un mètre de la chaise de M. Stoyanov.
16 janv. 2012, 11:13
Une succession agréable
Un nuage de nervosité planait sur la pièce. Un nuage aussi distinguable que les nombreux courants d'air qui s'infiltraient par dessous la porte. Arseni en était conscient. Aussi conscient qu'il pouvait l'être de la source d'une telle tension.. son regard s'arrêta un instant sur l'épaule droite de sa collègue puis se dirigea vers la fenêtre. Pourquoi était-elle si nerveuse ?
« Il est vrai qu'il s'agit de notre première rencontre et que je ne vous connais que très peu. Cependant, j'ai confiance en vous! Quelque chose, que je ne saurais expliqué, s'émane de vous ! »
Arseni se retint de froncer les sourcils, et se contenta finalement de planter son regard dans celui de sa collègue. N'avait-elle donc aucune notion du mot méfiance ? L'idée l'étonnait, quoi qu'il éprouvait une certaine forme de soulagement à n'être pas jugé par la négative pour une fois.
Un demi sourire accroché aux lèvres, les yeux à demi clos, il saisit sa tasse de thé et la porta au bord de sa bouche.
« Je comprendrais que vous refusiez, mais je sais que je ne mérite pas mes élèves ! ajouta Calyra avec une vigueur qui surprit encore d'avantage Arseni, si c'était possible. Ils attendent plus d'un professeur, chose que je ne peux plus leur donner et je sens que vous, vous pouvez leur donner ce qu'ils attendent. »
Au fond, qui était-il pour la juger elle ou ses idéaux ? Personne, répondit une voix dans un coin de son esprit. Ne devait-il pas, simplement, se sentir honoré d'être si bien perçu ? Profite, ce sera peut-être la seule fois, répondit la même voix. Sa décision ne tarda en tout cas pas à être prise. Il acceptait.
« Vos êtes une perrsonne singulièrre mademoiselle Blantyrre... déclara-t-il après avoir avalé une gorgée de thé. Trrès singulièrre. Je n'oblierrai ni votrre accueil ni vos parroles. »
Sur ces mots, et avec une légèreté dans les mouvements que peu ici lui connaissait, Arseni termina sa tasse de thé, la reposa sur sa coupelle en porcelaine, puis se leva. Il dominait alors de toute sa hauteur le professeur Blantyre lorsqu'il croisa son regard.
« Vos élèves vos rregrretterront, j'en suis sûrr. Mais vos povez quitter votrre poste l'esprrit trranquille, je m'occuperrai bien d'eux. Enfin, autant qu'un bulgarre forrgé parr les hiverrs du grrand norrd le peut. »
A cela, Arseni ajouta une légère courbette qui semblait annoncer la fin de leur entretien. S'il n'avait aucune idée du temps qu'il avait passé en compagnie de sa collègue, il jugea néanmoins que ce temps touchait à sa fin au vu de ce qui avait été dit. Au fond, pourtant, il se sentit obligé d'ajouter autre chose à la conversation, quelque chose qui dépassait le cadre de leur discussion.
« Soyez plus méfiante, parrticulièrrement avec les bulgarres. Je ne souhaiterrai pas qu'il vos arrrive malheurr, surrtot pas à cause de votrre gentillesse. »
Tirant sur le col de son manteau pour mieux le tendre, il ajouta en guise de dernière révérence un « Mademoiselle » avant de se diriger vers la porte de ce qui serait son futur bureau.
« Il est vrai qu'il s'agit de notre première rencontre et que je ne vous connais que très peu. Cependant, j'ai confiance en vous! Quelque chose, que je ne saurais expliqué, s'émane de vous ! »
Arseni se retint de froncer les sourcils, et se contenta finalement de planter son regard dans celui de sa collègue. N'avait-elle donc aucune notion du mot méfiance ? L'idée l'étonnait, quoi qu'il éprouvait une certaine forme de soulagement à n'être pas jugé par la négative pour une fois.
Un demi sourire accroché aux lèvres, les yeux à demi clos, il saisit sa tasse de thé et la porta au bord de sa bouche.
« Je comprendrais que vous refusiez, mais je sais que je ne mérite pas mes élèves ! ajouta Calyra avec une vigueur qui surprit encore d'avantage Arseni, si c'était possible. Ils attendent plus d'un professeur, chose que je ne peux plus leur donner et je sens que vous, vous pouvez leur donner ce qu'ils attendent. »
Au fond, qui était-il pour la juger elle ou ses idéaux ? Personne, répondit une voix dans un coin de son esprit. Ne devait-il pas, simplement, se sentir honoré d'être si bien perçu ? Profite, ce sera peut-être la seule fois, répondit la même voix. Sa décision ne tarda en tout cas pas à être prise. Il acceptait.
« Vos êtes une perrsonne singulièrre mademoiselle Blantyrre... déclara-t-il après avoir avalé une gorgée de thé. Trrès singulièrre. Je n'oblierrai ni votrre accueil ni vos parroles. »
Sur ces mots, et avec une légèreté dans les mouvements que peu ici lui connaissait, Arseni termina sa tasse de thé, la reposa sur sa coupelle en porcelaine, puis se leva. Il dominait alors de toute sa hauteur le professeur Blantyre lorsqu'il croisa son regard.
« Vos élèves vos rregrretterront, j'en suis sûrr. Mais vos povez quitter votrre poste l'esprrit trranquille, je m'occuperrai bien d'eux. Enfin, autant qu'un bulgarre forrgé parr les hiverrs du grrand norrd le peut. »
A cela, Arseni ajouta une légère courbette qui semblait annoncer la fin de leur entretien. S'il n'avait aucune idée du temps qu'il avait passé en compagnie de sa collègue, il jugea néanmoins que ce temps touchait à sa fin au vu de ce qui avait été dit. Au fond, pourtant, il se sentit obligé d'ajouter autre chose à la conversation, quelque chose qui dépassait le cadre de leur discussion.
« Soyez plus méfiante, parrticulièrrement avec les bulgarres. Je ne souhaiterrai pas qu'il vos arrrive malheurr, surrtot pas à cause de votrre gentillesse. »
Tirant sur le col de son manteau pour mieux le tendre, il ajouta en guise de dernière révérence un « Mademoiselle » avant de se diriger vers la porte de ce qui serait son futur bureau.
Ancien sorcier
27 janv. 2012, 13:32
Une succession agréable
« Vos êtes une perrsonne singulièrre mademoiselle Blantyrre... Trrès singulièrre. Je n'oblierrai ni votrre accueil ni vos parroles. »
Singulière ? Elle ? Très singulière même ? Qu'est ce que cela voulait bien dire. Était elle étrange aux yeux de ce bulgare ? Cherchant le sens de ce terme, elle ne fit plus attention à son interlocuteur pendant au moins quelques minutes. C'était bien la seule fois qu'on la qualifiait de singulière. Bref, elle se promit qu'une fois leur discussion terminée, elle ouvrirait un de ses anciens dictionnaires moldus où elle cherchait le sens.
A peine, fut elle sortie de ses pensées, qu'elle ne croisa plus le regard du jeune bulgare. Où était il passé ? Cela faisait il si longtemps qu'elle était partie aussi loin dans ces introspections ? Elle se tourna alors pour entrapercevoir juste à côté d'elle le jeune homme qui la dépassait bien d'une bonne tête. Elle n'avait jamais fait attention à sa carrure mais après tout, il venait d'un pays connu pour ces hommes si robustes et froids. Sa grand mère, si elle en avait une, lui aurait certainement dit : "Une vraie armoire à glace, ces bulgares." Mais étrangement, à ce moment là et cela pour la toute première fois, elle ne vit pas M. Stoyanov comme un bulgare froid et robuste, mais plutôt comme un jeune dandy jouant un rôle. D'ailleurs d'où lui venait exactement son accent, qui semblait des fois exagéré. Ces questions, elle les lui poserait peut être plus tard, dans un des nouveaux dédales de couloirs ou d'escaliers de Poudlard.
Une autre chose l'inquiéta, qu'elle essaya de ne pas faire paraître, attitude assez difficile pour la jeune femme, qui semblait être un livre ouvert à certains moments. En effet, le nouveau professeur la rassura en lui disant : " Enfin, autant qu'un bulgarre forrgé parr les hiverrs du grrand norrd le peut. " Une pensée vint à ces petites têtes blondes, auraient ils peur des nouvelles habitudes et attitudes de ce bulgare qui paraissait des fois si mystérieux ou même par sa froideur. Elle chassa très rapidement ces idées de sa tête. Il ne manquerait plus qu'il croit qu'elle doute !
Enfin son inquiétude fut décuplée quand elle entendit son dernier échange avec ce bulgare. Pourquoi la mettait il en garde contre les bulgares, sa propre patrie ? Encore un point qu'elle se promit de noter dans un coin de sa tête. Peut être devenait elle paranoïaque ou même était elle trop fatiguée, pour voir des points aussi étranges que nouveaux. Ca y est, la discussion était à présent terminée, le jeune homme la salua une toute dernière fois d'un "Mademoiselle", qui se voulait très poli. Elle le regarda un instant, les yeux dans les yeux à la recherche d'un moindre indice. Son cerveau était en ébullition. Elle finit simplement par lui dire :
"Merci."
Aussi concis et poli que son "Mademoiselle", la jeune arborait un regard triste que personne n'aurait pu comprendre à cet instant même.
Singulière ? Elle ? Très singulière même ? Qu'est ce que cela voulait bien dire. Était elle étrange aux yeux de ce bulgare ? Cherchant le sens de ce terme, elle ne fit plus attention à son interlocuteur pendant au moins quelques minutes. C'était bien la seule fois qu'on la qualifiait de singulière. Bref, elle se promit qu'une fois leur discussion terminée, elle ouvrirait un de ses anciens dictionnaires moldus où elle cherchait le sens.
A peine, fut elle sortie de ses pensées, qu'elle ne croisa plus le regard du jeune bulgare. Où était il passé ? Cela faisait il si longtemps qu'elle était partie aussi loin dans ces introspections ? Elle se tourna alors pour entrapercevoir juste à côté d'elle le jeune homme qui la dépassait bien d'une bonne tête. Elle n'avait jamais fait attention à sa carrure mais après tout, il venait d'un pays connu pour ces hommes si robustes et froids. Sa grand mère, si elle en avait une, lui aurait certainement dit : "Une vraie armoire à glace, ces bulgares." Mais étrangement, à ce moment là et cela pour la toute première fois, elle ne vit pas M. Stoyanov comme un bulgare froid et robuste, mais plutôt comme un jeune dandy jouant un rôle. D'ailleurs d'où lui venait exactement son accent, qui semblait des fois exagéré. Ces questions, elle les lui poserait peut être plus tard, dans un des nouveaux dédales de couloirs ou d'escaliers de Poudlard.
Une autre chose l'inquiéta, qu'elle essaya de ne pas faire paraître, attitude assez difficile pour la jeune femme, qui semblait être un livre ouvert à certains moments. En effet, le nouveau professeur la rassura en lui disant : " Enfin, autant qu'un bulgarre forrgé parr les hiverrs du grrand norrd le peut. " Une pensée vint à ces petites têtes blondes, auraient ils peur des nouvelles habitudes et attitudes de ce bulgare qui paraissait des fois si mystérieux ou même par sa froideur. Elle chassa très rapidement ces idées de sa tête. Il ne manquerait plus qu'il croit qu'elle doute !
Enfin son inquiétude fut décuplée quand elle entendit son dernier échange avec ce bulgare. Pourquoi la mettait il en garde contre les bulgares, sa propre patrie ? Encore un point qu'elle se promit de noter dans un coin de sa tête. Peut être devenait elle paranoïaque ou même était elle trop fatiguée, pour voir des points aussi étranges que nouveaux. Ca y est, la discussion était à présent terminée, le jeune homme la salua une toute dernière fois d'un "Mademoiselle", qui se voulait très poli. Elle le regarda un instant, les yeux dans les yeux à la recherche d'un moindre indice. Son cerveau était en ébullition. Elle finit simplement par lui dire :
"Merci."
Aussi concis et poli que son "Mademoiselle", la jeune arborait un regard triste que personne n'aurait pu comprendre à cet instant même.
Reducio
Je te remercie pour ce Rp qui semble se finir, j'espère que la fin te plaira! A une fois prochaine ! 