Châtaigner, jackalope et héro Grec.
J'étais en compagnie de mes parents et de mon frères, tous arborant un sourire fier. Oui, ils étaient fiers de se balader là, en compagnie de leur petit sorcier chéri que j'étais. Ils étaient fiers de déambuler habillés en sac poubelle, parmi tous ces mages si bien sapés. Ma mère ne cessait de se contempler dans le vitrines des magasins et de se lisser les cheveux (qui étaient déjà parfaits, il faut préciser), tandis que mon père parlait, parlait, parlait pour ne rien dire. Il racontait que ça faisait trois ans qu'il n'était pas venu, depuis la rentrée de mon frère, et qu'il était bien content de revoir son "bon vieux chemin de Traverse". Quand je lui avais demander pourquoi il n'était pas revenu voir son "bon vieux chemin de Traverse", il ne m'avait répondu que très vaguement. Pour finir, Achille, lui, ne cessait de me faire des blagues que ses potes de Poudlard lui avaient faites, et qu'il m'avait déjà dites. Et moi, dans tout ça ? Je marchais derrière eux, le cou rentré dans les épaules, le regard rivé sur le bout de mes pieds. J'avais horriblement honte de cette famille trop bruyante et détonante dans cette foule de sorcier parfait. Nous aussi, les Mage, étions des sorciers. Mais des sorciers pauvres, et ça faisait toute la différence.
Ma mère portait déjà trois tonnes de livres et des robes de sorcier dans un grand sac en plastique acquit à l'épicerie de notre quartier, et mon père soulevait un chaudron avec ingrédients et ustensiles à l'intérieur. Toutes nos courses faites, nous nous dirigions vers la boutique la plus importante à mes yeux : Ollivanders. Derrière mon apparence renfrognée et grognon, j'étais excité comme une puce ayant découvert un chien plein de sang. Sauf que moi je n'étais pas une puce mais un sorcier, et je n'avais pas trouvé un chien plein de sang mais une boutique pleine de baguette magique. Car oui, j'allais acheter ma baguette.
Papa s'exclama alors :
"C'est là ! Au coin, là-bas, y'a marquer Ollivanders. Dans mon souvenir, c'était plus... hum plus..."
"Plus grand ? proposa ma mère d'une voix aussi douce qu'émerveillée. Moi aussi, pour oi c'était moins petit au temps d'Achille."
Je ne pus m'empêcher de râler à cause de leurs bavardages incessants. Moi, le plus grand bavard que la terre ait connu, ne voulais pas gâcher ce moment inoubliable par de stupides paroles. Je grondais un "Chuuuut !" à l'adresse de mes parents avant de m'avancer vers la boutique, émerveillé. Je poussais la porte qui me séparait de cet endroit merveilleux, et un rideau de poussière me tomba dessus. J'émis un petit cri.
"Ah ! Mais c'est sale ici !"
Soudain je me rendis compte que le propriétaire devait être là devait m'avoir entendu. Je plaquais ma main sur ma bouche et déglutit. J'entendis Achille ricaner dans mon dos, et je serrais les mâchoires. Parfois, je haïssais mon frère pour ses moqueries perpétuelles. Pourtant, n'importe quelle remarque ne m'aurait pas empêcher de m'avancer dans la pièce sombre et minuscule qu'était la boutique. Mon père me suivit et posa une main sur mon épaule, tandis que je regardais avec de grands yeux l'intérieur du magasin. Le parquet grinçait à chacun de mes pas, ce qui fit rire mon frère.
"Mon vieux, t'es trop lourd, le sol va tomber sous tes pieds !"[color=#000000] me murmura-t-il en marchant vers moi avec l'aisance d'un chat. [/color]
[color=#000000][color=#45818e]"Très drôle ! Toi t'as fait de la danse !"[color=#000000] répliquais-je en m'éloignant de lui et de mon père avec la grâce d'un éléphant.[/color][/color][/color]
[color=#000000][color=#45818e][color=#000000]Oui, mon frère avait fait de la danse. Et moi, du foot. On n'avait donc pas la même éducation sportive, lui étant souple et délicat, et moi jouant sur la vitesse et le coup de pieds. Je continuais ma visite de la petite boutique. Autour de moi, il y avait des millions d'étagères où s'empilaient des milliards de boites contenant des milliards de baguettes. Soudain, un bruit me fit sursauter. Je me tournais vers l'origine de ce son, et vis un vieillard chétif qui s'approchait de nous. Sous lui, le parquet ne grinçait pas du tout. Il avait une barbe blanche et des cheveux épars de la même couleur, ainsi qu'un habit aussi sombre que la pièce où nous nous trouvions. Je n'avais aucun doutes quand à l'identité du vieux monsieur, mais mon père me devança pour le dire :[/color][/color][/color]
[color=#000000][color=#45818e][color=#000000][color=#85200C]"Mr. Ollivanders ! Vous vous souvenez de moi ? Edgard Mage, le père de Achille. Et aussi d'Ulysse."[/color][/color][/color][/color]
Papa me pointa du menton et je marchais en direction de Mr. Ollivanders qui hocha simplement la tête avant de répondre :
"Bien sur que je me souviens de vous, cher Monsieur Mage. Ainsi que de votre fils Achille. Bonjour Ulysse. Pourrais-tu prendre place sur ce tabouret ?"
Il tira un vieux tabouret miteux en bois d'un coin sombre de la salle afin que je m'y assois. Sous les regards fiers et peureux de mes parents et celui, moqueur, de mon grand frère. Monsieur Ollivanders alla farfouiller dans une des étagères et en sortit un mètre ruban qui avait l'air d'avoir au moins un siècle. Il me demanda toutes sortes de choses comme tendre le bras, écarter les doigts de ma main, dégager mon cou pour qu'il prenne des mesures. Je stressais, et je commençais à en avoir marre de cette séance de torture. J'étais là pour trouver une baguette, pas me faire mesurer sous toutes les coutures ! Après un long moment de silence et de solitude, le vendeur se releva enfin et marmonna :
"Je crois avoir trouver..." - il dénicha une boite en carton de laquelle il sortit une baguette étrange qu'il me tendit. "Bois de houx et crin de licorne, 24cm. Essaye-là, s'il te plais."
Quand je tendis la baguette, rien ne se produisit. Cela fit pareil avec trois autres. "Bois de cerisier, cheveux de vélane / Bois de chêne, écaille de poisson du Lac Noir / Bois d'hêtre et plume de phénix" m'expliqua Mr. Ollivanders. Mais aucune ne marcha, et je commençais à m'inquiéter. Alors le vendeur me tendit une dernière baguette.
"Faite en quoi ?" demandais-je.
"En ramure de Jackalope et en bois de châtaigner. Celle-ci est la bonne."
Et en effet, quand je la tendis, une explosion retentit et une boite de baguette vola. Mr. Ollivanders hocha la tête et déclara :
"Une magnifique baguette pour un héro Grec."
Ma mère portait déjà trois tonnes de livres et des robes de sorcier dans un grand sac en plastique acquit à l'épicerie de notre quartier, et mon père soulevait un chaudron avec ingrédients et ustensiles à l'intérieur. Toutes nos courses faites, nous nous dirigions vers la boutique la plus importante à mes yeux : Ollivanders. Derrière mon apparence renfrognée et grognon, j'étais excité comme une puce ayant découvert un chien plein de sang. Sauf que moi je n'étais pas une puce mais un sorcier, et je n'avais pas trouvé un chien plein de sang mais une boutique pleine de baguette magique. Car oui, j'allais acheter ma baguette.
Papa s'exclama alors :
"C'est là ! Au coin, là-bas, y'a marquer Ollivanders. Dans mon souvenir, c'était plus... hum plus..."
"Plus grand ? proposa ma mère d'une voix aussi douce qu'émerveillée. Moi aussi, pour oi c'était moins petit au temps d'Achille."
Je ne pus m'empêcher de râler à cause de leurs bavardages incessants. Moi, le plus grand bavard que la terre ait connu, ne voulais pas gâcher ce moment inoubliable par de stupides paroles. Je grondais un "Chuuuut !" à l'adresse de mes parents avant de m'avancer vers la boutique, émerveillé. Je poussais la porte qui me séparait de cet endroit merveilleux, et un rideau de poussière me tomba dessus. J'émis un petit cri.
"Ah ! Mais c'est sale ici !"
Soudain je me rendis compte que le propriétaire devait être là devait m'avoir entendu. Je plaquais ma main sur ma bouche et déglutit. J'entendis Achille ricaner dans mon dos, et je serrais les mâchoires. Parfois, je haïssais mon frère pour ses moqueries perpétuelles. Pourtant, n'importe quelle remarque ne m'aurait pas empêcher de m'avancer dans la pièce sombre et minuscule qu'était la boutique. Mon père me suivit et posa une main sur mon épaule, tandis que je regardais avec de grands yeux l'intérieur du magasin. Le parquet grinçait à chacun de mes pas, ce qui fit rire mon frère.
"Mon vieux, t'es trop lourd, le sol va tomber sous tes pieds !"[color=#000000] me murmura-t-il en marchant vers moi avec l'aisance d'un chat. [/color]
[color=#000000][color=#45818e]"Très drôle ! Toi t'as fait de la danse !"[color=#000000] répliquais-je en m'éloignant de lui et de mon père avec la grâce d'un éléphant.[/color][/color][/color]
[color=#000000][color=#45818e][color=#000000]Oui, mon frère avait fait de la danse. Et moi, du foot. On n'avait donc pas la même éducation sportive, lui étant souple et délicat, et moi jouant sur la vitesse et le coup de pieds. Je continuais ma visite de la petite boutique. Autour de moi, il y avait des millions d'étagères où s'empilaient des milliards de boites contenant des milliards de baguettes. Soudain, un bruit me fit sursauter. Je me tournais vers l'origine de ce son, et vis un vieillard chétif qui s'approchait de nous. Sous lui, le parquet ne grinçait pas du tout. Il avait une barbe blanche et des cheveux épars de la même couleur, ainsi qu'un habit aussi sombre que la pièce où nous nous trouvions. Je n'avais aucun doutes quand à l'identité du vieux monsieur, mais mon père me devança pour le dire :[/color][/color][/color]
[color=#000000][color=#45818e][color=#000000][color=#85200C]"Mr. Ollivanders ! Vous vous souvenez de moi ? Edgard Mage, le père de Achille. Et aussi d'Ulysse."[/color][/color][/color][/color]
Papa me pointa du menton et je marchais en direction de Mr. Ollivanders qui hocha simplement la tête avant de répondre :
"Bien sur que je me souviens de vous, cher Monsieur Mage. Ainsi que de votre fils Achille. Bonjour Ulysse. Pourrais-tu prendre place sur ce tabouret ?"
Il tira un vieux tabouret miteux en bois d'un coin sombre de la salle afin que je m'y assois. Sous les regards fiers et peureux de mes parents et celui, moqueur, de mon grand frère. Monsieur Ollivanders alla farfouiller dans une des étagères et en sortit un mètre ruban qui avait l'air d'avoir au moins un siècle. Il me demanda toutes sortes de choses comme tendre le bras, écarter les doigts de ma main, dégager mon cou pour qu'il prenne des mesures. Je stressais, et je commençais à en avoir marre de cette séance de torture. J'étais là pour trouver une baguette, pas me faire mesurer sous toutes les coutures ! Après un long moment de silence et de solitude, le vendeur se releva enfin et marmonna :
"Je crois avoir trouver..." - il dénicha une boite en carton de laquelle il sortit une baguette étrange qu'il me tendit. "Bois de houx et crin de licorne, 24cm. Essaye-là, s'il te plais."
Quand je tendis la baguette, rien ne se produisit. Cela fit pareil avec trois autres. "Bois de cerisier, cheveux de vélane / Bois de chêne, écaille de poisson du Lac Noir / Bois d'hêtre et plume de phénix" m'expliqua Mr. Ollivanders. Mais aucune ne marcha, et je commençais à m'inquiéter. Alors le vendeur me tendit une dernière baguette.
"Faite en quoi ?" demandais-je.
"En ramure de Jackalope et en bois de châtaigner. Celle-ci est la bonne."
Et en effet, quand je la tendis, une explosion retentit et une boite de baguette vola. Mr. Ollivanders hocha la tête et déclara :
"Une magnifique baguette pour un héro Grec."
Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."