Les parents et leurs papotages...
@Elly Wildsmith
Fin des vacances de Pâques
Les vacances de Pâques tiraient à leur fin et les premiers jours vraiment doux faisaient leur apparition en Angleterre. Ethan et son père en avaient profité pour venir faire quelques emplettes sur le Chemin de Traverse. C'était assurément bien plus agréable d'y déambuler au soleil que sous la pluie. Le père d'Ethan avait entre autres été faire des achats Fleury et Bott et avait été régler quelques affaires bien compliquées d'adultes chez Gringotts. Un passage chez Madame Guipure s'est aussi imposé car les robes de sorciers d'Ethan commencent à devenir légèrement trop petites -le garçon reste petit pour son âge mais il grandit quand même un peu malgré tout- et étaient surtout déjà bien élimées. Un enfant de première année en bonne santé, ça use ses robes plus vite que de raison. Sa maman tenait à ce qu'il se présente dans une tenue impeccable à l'école.
- Ca te dirait d'aller manger une glace? demanda à brule-pourpoint son père en sortant du magasin de vêtements.
- Ouaiiiis, t'es le meilleur papa! répondit Ethan avec enthousiasme.
Après l'effort, le réconfort. Le jeune Poufsouffle était impatient de se rendre chez Florian Fortarôme car la glace italienne à la framboise q'on y servait était sa préférée. C'est encombré de son sac dans lequel se trouvait ses 3 nouvelles robes de sorcier qu'il se mit au bout de la file d'attente, trépignant que ce soit leur tour. A croire que tout le monde avait eu la même idée en ce jour ensoleillé maugréa-t-il pour lui-même.
Il remarque que son père dévisageait d'un regard curieux, voire scrutateur, la dame devant eux dans la file. Lui-même ne se rappelait pas l'avoir vue, mais il n'en voyait que le dos et qu'une partie du visage donc il n'était pas certain de son coup. La dame n'était pas seule non plus. Il devinait sa fille placée juste devant elle. A sa plus grande surprise, son père prit la parole.
- Hum, bonjour, n'es tu pas Victoria? demanda-t-il d'un air incertain.
Le jeune garçon se demandait pourquoi il l'abordait. Et pourquoi les adultes ne pouvaient pas s'empêcher de parler avec tout le monde. Il était certain qu'il serait une fois de plus le témoin d'une ennuyeuse et interminable discussion entre parents.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Les parents et leurs papotages...
C’était devenu un rituel pendant les vacances : une petite journée de balade, de shopping. Entre une mère et sa fille. Les deux sorcières, la petite et sa mère, excluaient un peu le père moldu avec ce genre d’attitude. La fillette ne s’en rendait pas vraiment compte. Pour elle il ne s’agissait ni plus ni moins que d’une sortie entre fille dans un territoire magique qu’elle appréhendait de mieux en mieux. Pas qu’elle s’y sente bien, loin de là. Mais elle avait plutôt la sensation de s’y habituer. Acclimatation délicate et équilibre aussi fragile que précaire. D’un instant à l’autre les choses pouvaient changer, se transformer. Mais la petite fille semblait danser sous ses appréhensions comme elle aurait dansé sous la pluie.
Quoiqu’il en soit, après avoir effectué quelques achats à Fleury et Bott – l’enfant n’avait pas perdu son gout pour la lecture au fur et à mesure des mois passés à Poudlard – puis d’autres achats encore à Madame Guipuire. La mère et la fille s’amusaient un peu de ses retrouvailles durant les vacances. Retrouvailles qui cesseraient bientôt puisqu’il faudrait, d’ici quelques jours à peine, retrouver le chemin de Poudlard. Dans leur frénésie d’achat, elles s’étaient octroyé une légère pause à un glacier renommé. Florian Fortarôme. Ce n’était pas la première glace que la jeune fille mangerait, mais il fallait dire que celles qu’elle avait eu le loisir de manger ici n’avait rien à voir avec les autres : véritablement meilleures.
Elles attendaient donc tranquillement dans la file d’attente des clients, quand une voix derrière elles les salua « Hum, bonjour, n’es-tu pas Victoria ? ». L’enfant s’étonna qu’on alpague ainsi sa mère, et surtout qu’on l’appelle par son prénom en plein milieu d’une boutique sorcière. Enfin, elle aurait sans doute dû s’y habituer : sa mère n’était pas comme elle après tout. Sa mère se retourne, faisant onduler ses cheveux bruns sur ses épaules. Elly suit le mouvement, petite fille obéissante qui regarde sa maman avec des yeux plein de surprise.
Mais sa mère, elle, n’est concentrée que sur l’homme qui vient de saluer. Un grand sourire qui pare son visage alors qu’elle s’exprime avec vivacité « Oh … Leister, voyez-vous ça ! ». Elle éclate d’un rire cristallin alors qu’elle pose sa main sur l’épaule de sa fille. « Tu n’étais pas certain de me reconnaître ? Comment vas-tu depuis tout ce temps ? ». Elle lève les yeux au ciel puis ajoute « Ohlala avec tout ça je ne fais pas les présentations ». Elle approche sa fille face aux regards, comme si elle était un objet à montrer « Voici Elly, ma fille. Leister est un ancien camarade d’école. Toi aussi tu en auras tu verras ». Les joues de la jeune fille sont devenues cramoisies, difficile d’être plus mal à l’aise qu’elle ne l’est déjà.
Quoiqu’il en soit, après avoir effectué quelques achats à Fleury et Bott – l’enfant n’avait pas perdu son gout pour la lecture au fur et à mesure des mois passés à Poudlard – puis d’autres achats encore à Madame Guipuire. La mère et la fille s’amusaient un peu de ses retrouvailles durant les vacances. Retrouvailles qui cesseraient bientôt puisqu’il faudrait, d’ici quelques jours à peine, retrouver le chemin de Poudlard. Dans leur frénésie d’achat, elles s’étaient octroyé une légère pause à un glacier renommé. Florian Fortarôme. Ce n’était pas la première glace que la jeune fille mangerait, mais il fallait dire que celles qu’elle avait eu le loisir de manger ici n’avait rien à voir avec les autres : véritablement meilleures.
Elles attendaient donc tranquillement dans la file d’attente des clients, quand une voix derrière elles les salua « Hum, bonjour, n’es-tu pas Victoria ? ». L’enfant s’étonna qu’on alpague ainsi sa mère, et surtout qu’on l’appelle par son prénom en plein milieu d’une boutique sorcière. Enfin, elle aurait sans doute dû s’y habituer : sa mère n’était pas comme elle après tout. Sa mère se retourne, faisant onduler ses cheveux bruns sur ses épaules. Elly suit le mouvement, petite fille obéissante qui regarde sa maman avec des yeux plein de surprise.
Mais sa mère, elle, n’est concentrée que sur l’homme qui vient de saluer. Un grand sourire qui pare son visage alors qu’elle s’exprime avec vivacité « Oh … Leister, voyez-vous ça ! ». Elle éclate d’un rire cristallin alors qu’elle pose sa main sur l’épaule de sa fille. « Tu n’étais pas certain de me reconnaître ? Comment vas-tu depuis tout ce temps ? ». Elle lève les yeux au ciel puis ajoute « Ohlala avec tout ça je ne fais pas les présentations ». Elle approche sa fille face aux regards, comme si elle était un objet à montrer « Voici Elly, ma fille. Leister est un ancien camarade d’école. Toi aussi tu en auras tu verras ». Les joues de la jeune fille sont devenues cramoisies, difficile d’être plus mal à l’aise qu’elle ne l’est déjà.
Quelque fois, pour apaiser ta rage mystérieuse
Tu prodigues, sérieuse, la morsure et le baiser.
Les parents et leurs papotages...
La dame devant lui se retourna, sourit et répondit. Et zut, c'était parti pour du papotage d'anciens qui se retrouvent. Il avait déjà vécu cette scène plusieurs fois et c'était terriblement ennuyeux, sauf aux moments où ils racontaient les bêtises qu'ils faisaient quand ils étaient jeunes. Seuls ces instants trop rares méritaient de l'attention. Mais on n'en était qu'aux préliminaires et Ethan n'entendait déjà plus rien d'autre que ses propres ronchonneries dans sa tête. Son regard commença à fureter vers le comptoir. Il espérait vivement qu'ils y arrivent rapidement, histoire qu'il ait une raison suffisante de subir le babillage des vieux.
- Maintenant que je te voie de face, je n'ai plus aucun doute! répondit quelque peu gêné son père d'avoir presque commis un impair d'entrée de jeu.
Son attention fut à nouveau attirée car, en présentant sa fille, la dame la plaça dans son champ de vision. Il reconnut Elly mais il ne savait pas encore si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle. C'était une camarade Poufsouffle dont il ne connaissant que le nom et qu'elle était la discrétion réincarnée. Son père le surprit en le prenant par l'épaule pour le présenter à son tour. Qu'est ce qu'il lui prenait?
- Quelle magnifique fille tu as là! Voici mon fils Ethan.
Il se sentait comme une bête de foire qu'on présente aux visiteurs. Il croisa le regard d'Elly. Elle semblait très mal à l'aise. Lui-même commençait aussi à ne plus trop savoir où se mettre. Il savait que son père attendait de lui qu'il salue les deux personnes devant eux. Il s'exécuta comme un enfant sage et bien éduqué, ce qu'il était par ailleurs la majorité du temps.
- Bonjour madame. Salut Elly, dit Ethan sans trop de conviction mais en forçant un sourire qu'il espérait le plus sincère possible.
Son père reprit la parole, au grand dam d'Ethan car une fois véritablement lancé, il serait inarrêtable.
- Sa petite sœur Mathilda est restée à la maison avec mon épouse. Qu'est ce que tu deviens après toutes ces années?
Le cerveau d'Ethan repassa en mode inattentif aux paroles échangées par les parents. La seule vraie bonne nouvelle de ces derniers instants, c'est qu'ils venaient de faire un pas en direction du comptoir. Il regarda ensuite du côté d'Elly. Il se demandait si elle trouvait aussi que le temps allait paraître très long.
- Maintenant que je te voie de face, je n'ai plus aucun doute! répondit quelque peu gêné son père d'avoir presque commis un impair d'entrée de jeu.
Son attention fut à nouveau attirée car, en présentant sa fille, la dame la plaça dans son champ de vision. Il reconnut Elly mais il ne savait pas encore si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle. C'était une camarade Poufsouffle dont il ne connaissant que le nom et qu'elle était la discrétion réincarnée. Son père le surprit en le prenant par l'épaule pour le présenter à son tour. Qu'est ce qu'il lui prenait?
- Quelle magnifique fille tu as là! Voici mon fils Ethan.
Il se sentait comme une bête de foire qu'on présente aux visiteurs. Il croisa le regard d'Elly. Elle semblait très mal à l'aise. Lui-même commençait aussi à ne plus trop savoir où se mettre. Il savait que son père attendait de lui qu'il salue les deux personnes devant eux. Il s'exécuta comme un enfant sage et bien éduqué, ce qu'il était par ailleurs la majorité du temps.
- Bonjour madame. Salut Elly, dit Ethan sans trop de conviction mais en forçant un sourire qu'il espérait le plus sincère possible.
Son père reprit la parole, au grand dam d'Ethan car une fois véritablement lancé, il serait inarrêtable.
- Sa petite sœur Mathilda est restée à la maison avec mon épouse. Qu'est ce que tu deviens après toutes ces années?
Le cerveau d'Ethan repassa en mode inattentif aux paroles échangées par les parents. La seule vraie bonne nouvelle de ces derniers instants, c'est qu'ils venaient de faire un pas en direction du comptoir. Il regarda ensuite du côté d'Elly. Il se demandait si elle trouvait aussi que le temps allait paraître très long.
Dernière modification par Ethan Threepipes le 16 mai 2019, 14:00, modifié 1 fois.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Les parents et leurs papotages...
Il y avait de la gêne dans la réponse du dénommé Lester. Un instant, l’enfant se demanda si sa mère avait le don pour mettre mal à l’aise les gens ou si c’était juste ceux qu’elle connaissait bien ? En tout cas, ses joues à elle étaient restées rouge écrevisse. L’on aurait dit qu’elles avaient pris le soleil pendant un temps incroyablement long. Mais non, il s’agissait juste du malaise, de la gêne que la jeune fille ne cessait pas de ressentir. Il fallait croire que les présentations forcées étaient de bon ton. L’ami de sa mère – c’est ainsi que la Poufsouffle l’interprétait – venait également de ramener son fils sur le devant de la scène. Main sur l’épaule également alors qu’il présente un enfant qu’Elly connait déjà. De vue. Sans doute parce qu’il partage la même maison.
Ethan de son côté semble moins timide qu’elle, il salue tout le monde alors qu’Elly n’a pas encore ouvert la bouche. Elle répond simplement par un signe de main furtif. Ses joues n’ont pas changé de couleur, loin de là. C’est même de pire en pire. Le père d’Ethan reprend la parole alors que la file avance doucement. Elly se demande combien de temps encore il faudra avant qu’ils n’arrivent au comptoir. Certaine que sa libération arrivera à ce moment-là.
Mais pour l’instant, c’est loin d’être le cas. Sa mère compte bien répondre aux questions de son ami et de souligner l’éducation du jeune garçon qui fait face à Elly. « Oh tu sais, le train-train quotidien, il n’y a pas grand-chose à en dire ! Mais dis-donc, ton garçon est d’une politesse ! Oh Elly tu devrais prendre exemple sur ce garçon qui a l’air absolument bien intégré ». La jeune fille pique un fard. Décidément, sa mère en voulant l’aider réussissait juste à la mettre davantage mal à l’aise. Comme si c’était possible.
Elly regarde Ethan avec une appréhension certaine. Elle qui faisait tout pour éviter ses paires à Poudlard, voilà qu’elle tombait nez à nez avec l’un d’entre eux hors de Poudlard. Sa mère pourtant poursuivit la conversation comme si de rien n’était « Que fais-tu donc désormais ? Tu sais, nous sommes plutôt du côté moldu que sorcier, c’est plus simple pour nous … Enfin surtout pour Adam aussi » qu'elle indique en laissant un rire s'enfuir. Et oui, son père étant moldu il était apparu plus simple pour le couple de rester du côté moldu plutôt que de venir s’installer dans la communauté magique. Comment sa mère pouvait donc lui reprocher son choix de rester à distance des autres élèves quand elle-même avait pris le même genre de décision ?
Ethan de son côté semble moins timide qu’elle, il salue tout le monde alors qu’Elly n’a pas encore ouvert la bouche. Elle répond simplement par un signe de main furtif. Ses joues n’ont pas changé de couleur, loin de là. C’est même de pire en pire. Le père d’Ethan reprend la parole alors que la file avance doucement. Elly se demande combien de temps encore il faudra avant qu’ils n’arrivent au comptoir. Certaine que sa libération arrivera à ce moment-là.
Mais pour l’instant, c’est loin d’être le cas. Sa mère compte bien répondre aux questions de son ami et de souligner l’éducation du jeune garçon qui fait face à Elly. « Oh tu sais, le train-train quotidien, il n’y a pas grand-chose à en dire ! Mais dis-donc, ton garçon est d’une politesse ! Oh Elly tu devrais prendre exemple sur ce garçon qui a l’air absolument bien intégré ». La jeune fille pique un fard. Décidément, sa mère en voulant l’aider réussissait juste à la mettre davantage mal à l’aise. Comme si c’était possible.
Elly regarde Ethan avec une appréhension certaine. Elle qui faisait tout pour éviter ses paires à Poudlard, voilà qu’elle tombait nez à nez avec l’un d’entre eux hors de Poudlard. Sa mère pourtant poursuivit la conversation comme si de rien n’était « Que fais-tu donc désormais ? Tu sais, nous sommes plutôt du côté moldu que sorcier, c’est plus simple pour nous … Enfin surtout pour Adam aussi » qu'elle indique en laissant un rire s'enfuir. Et oui, son père étant moldu il était apparu plus simple pour le couple de rester du côté moldu plutôt que de venir s’installer dans la communauté magique. Comment sa mère pouvait donc lui reprocher son choix de rester à distance des autres élèves quand elle-même avait pris le même genre de décision ?
Quelque fois, pour apaiser ta rage mystérieuse
Tu prodigues, sérieuse, la morsure et le baiser.
Les parents et leurs papotages...
La maman d'Elly venait d'utiliser le mot garçon en le désignant et il vit sa camarade piquer un fard. Mince, ça parlait de lui mais il avait raté ce qui s'était dit. Il n'osait pas demander en aparté à la jeune fille, surtout que ça semblait la gêner. Pas trop grave, le but unique restait d'avoir une glace. Mais pourquoi Elly était donc tout le temps rouge d'ailleurs? La situation était bien plus ennuyeuse qu'embarrassante pour lui. Enfin, peut-être était-elle gênante aussi quand on écoutait ce qui se disait. Il regarda la maman d'un œil distrait, puis son père avec agacement. Enfin il reposa son regard sur sa camarade. Toujours aussi rouge.
Pendant ce temps là, le papa répondait.
- C'est insolite pour une sorcière de vivre plus du côté moldu. Tu travailles chez un employeur moldu aussi? De mon côté je m'occupe des protections magiques. Mon épouse tient une petite boutique de prêt à porter et figure toi qu'elle fait aussi dans les robes de sorcier, et ça se vend pas mal. Étonnant n'est-ce pas? Elly est ton premier enfant à venir à Poudlard? Chez moi Ethan est le premier. Quelle nostalgie!
Ethan entendit à nouveau son prénom mais son esprit était trop loin pour s'accrocher au train de la discussion. Pourquoi les parents se sentaient toujours obligés de parler des enfants? Ils ont trop honte de parler d'eux-même? Passant du coq à l'âne, il décida de satisfaire sa curiosité car il n'y tenait plus.
- Dis Elly, pourquoi es tu toute rouge? chuchota-t-il à son adresse. Tu as trop chaud?
C'était la seule explication logique.
Pendant ce temps là, le papa répondait.
- C'est insolite pour une sorcière de vivre plus du côté moldu. Tu travailles chez un employeur moldu aussi? De mon côté je m'occupe des protections magiques. Mon épouse tient une petite boutique de prêt à porter et figure toi qu'elle fait aussi dans les robes de sorcier, et ça se vend pas mal. Étonnant n'est-ce pas? Elly est ton premier enfant à venir à Poudlard? Chez moi Ethan est le premier. Quelle nostalgie!
Ethan entendit à nouveau son prénom mais son esprit était trop loin pour s'accrocher au train de la discussion. Pourquoi les parents se sentaient toujours obligés de parler des enfants? Ils ont trop honte de parler d'eux-même? Passant du coq à l'âne, il décida de satisfaire sa curiosité car il n'y tenait plus.
- Dis Elly, pourquoi es tu toute rouge? chuchota-t-il à son adresse. Tu as trop chaud?
C'était la seule explication logique.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Les parents et leurs papotages...
La discussion entre les deux adultes continuait bon train. La petite sorcière écoutait, un peu distraite. Ce que les conversations pouvaient être ennuyeuses dès lors qu’ils y avaient deux adultes dans les parages. La mère d’Elly hoche la tête, un peu soucieuse, face aux propos que lui tiens son camarade d’enfance. « Non, ça a quelques avantages d’être situé côté moldu tu sais. La tranquillité tout ça. » Une petite pause alors qu’elle ajoute « Elly est mon seul enfant, alors effectivement, ce sera la seule à faire son entrée à Poudlard ». La jeune fille jette un œil à sa mère. Elle a le sourire éclatant qui indique toute sa fierté pour sa fille. Cette dernière soupire tout en levant les yeux au ciel.
Mais c’est Ethan qui la ramène sur terre – d’une manière un peu brutale mais il fallait admettre que la sincérité du garçon avait quelque chose de rafraîchissant – en lui posant une question sur la teinte rouge vif qu’avait pris son visage. « Euh, non. Je suis juste gênée d’être là ». La petite fille triture ses doigts, la pointe de ses chaussures se plante sur le sol avec une gêne et un embarras qu’elle n’arrive pas à camoufler.
« J’aime pas ça, c’est tout ». Voilà qui était dit avec autant de discrétion que possible, histoire que sa mère ne vienne pas la fâcher d’un rappel tonitruant sur la bien séance en société. « Les adultes qui discutent là comme ça … ça m’ennuie ». Oups, c’était dit, et sans doute pas de manière très discrète. La petite sorcière jeta un œil inquiet à sa mère, elle était occupée à parler avec le père d’Ethan, alors il était peu probable qu’elle ait entendu ce que disait sa fille. Tant mieux pour cette dernière.
Mais c’est Ethan qui la ramène sur terre – d’une manière un peu brutale mais il fallait admettre que la sincérité du garçon avait quelque chose de rafraîchissant – en lui posant une question sur la teinte rouge vif qu’avait pris son visage. « Euh, non. Je suis juste gênée d’être là ». La petite fille triture ses doigts, la pointe de ses chaussures se plante sur le sol avec une gêne et un embarras qu’elle n’arrive pas à camoufler.
« J’aime pas ça, c’est tout ». Voilà qui était dit avec autant de discrétion que possible, histoire que sa mère ne vienne pas la fâcher d’un rappel tonitruant sur la bien séance en société. « Les adultes qui discutent là comme ça … ça m’ennuie ». Oups, c’était dit, et sans doute pas de manière très discrète. La petite sorcière jeta un œil inquiet à sa mère, elle était occupée à parler avec le père d’Ethan, alors il était peu probable qu’elle ait entendu ce que disait sa fille. Tant mieux pour cette dernière.
Quelque fois, pour apaiser ta rage mystérieuse
Tu prodigues, sérieuse, la morsure et le baiser.
Les parents et leurs papotages...
Les parents parlaient avec enthousiasme mais finirent pas se fondre au brouhaha général aux oreilles d'Ethan. Son radar n'avait toujours pas détecté une dérive de la conversation vers les bêtises faites quand ils avaient été à leur place. Quand il les contempla à nouveau, il se dit que c'était étonnant qu'ils aient pu être un jour à leur place, peut-être en vivant cette même scène au même endroit avec leurs parents respectifs.
Ces considérations furtives furent interrompues par la réponse d'Elly. Il ne la comprenait pas. Comment est-ce qu'on pouvait être gênée d'être chez un glacier? Les filles, vraiment, c'était trop bizarre.
- Détend toi, c'est juste un marchand de glace. Il ne va pas te manger, répondit-il en lui faisant un clin d'oeil amusé, en espérant qu'elle se décrispe un peu, mais sans être sûr d'avoir bien compris ce qu'elle voulait dire.
Il se trouva en terrain connu quand elle ajouta que les adultes qui discutent l'ennuyait. Par contre elle n'avait pas froid aux yeux de le dire juste sous leurs yeux, ce qui l'impressionna beaucoup. Le rythme de la conversation des parents continuait sur le même rythme, sans saccade, signe qu'ils n'avaient rien entendu. Du moins l'espérait-il pour Elly. Il se contenta de dire oui de la tête en tirant une grimace de dégoût pour acquiescer à ses paroles.
- Quel goût tu vas prendre toi? Moi j'hésite entre la glace à l'italienne à la framboise parce que c'est ma préférée et la glace à trois boules parce qu'il y a plus. Papa ne veut pas que je prenne les deux. Il continua plus bas. Il m'a expliqué que choisir c'est renoncer, mais je n'ai aucune envie de renoncer!
Pourquoi les adultes devaient toujours compliquer les choses simples? Il préféra garder cette réflexion pour lui car il y en avait deux à trop courte portée d'oreille.
Ces considérations furtives furent interrompues par la réponse d'Elly. Il ne la comprenait pas. Comment est-ce qu'on pouvait être gênée d'être chez un glacier? Les filles, vraiment, c'était trop bizarre.
- Détend toi, c'est juste un marchand de glace. Il ne va pas te manger, répondit-il en lui faisant un clin d'oeil amusé, en espérant qu'elle se décrispe un peu, mais sans être sûr d'avoir bien compris ce qu'elle voulait dire.
Il se trouva en terrain connu quand elle ajouta que les adultes qui discutent l'ennuyait. Par contre elle n'avait pas froid aux yeux de le dire juste sous leurs yeux, ce qui l'impressionna beaucoup. Le rythme de la conversation des parents continuait sur le même rythme, sans saccade, signe qu'ils n'avaient rien entendu. Du moins l'espérait-il pour Elly. Il se contenta de dire oui de la tête en tirant une grimace de dégoût pour acquiescer à ses paroles.
- Quel goût tu vas prendre toi? Moi j'hésite entre la glace à l'italienne à la framboise parce que c'est ma préférée et la glace à trois boules parce qu'il y a plus. Papa ne veut pas que je prenne les deux. Il continua plus bas. Il m'a expliqué que choisir c'est renoncer, mais je n'ai aucune envie de renoncer!
Pourquoi les adultes devaient toujours compliquer les choses simples? Il préféra garder cette réflexion pour lui car il y en avait deux à trop courte portée d'oreille.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Les parents et leurs papotages...
Mais c’est qu’il ne comprenait rien le Poufsouffle. Rien du tout. Ce n’était pas le glacier qu’elle n’aimait pas, non. C’était plutôt la manière dont sa mère la présentait. Elle leva toutefois les yeux au ciel face au clin d’œil du garçon : elle n’avait rien à répondre de plus, s’il ne comprenait pas, c’était pas faute d’avoir essayé. Puis elle n’allait pas lui expliquer en criant parce que là, ça ne faisait aucun doute que sa mère allait la remarquer. Et pas de la meilleure manière qui soit.
La grimace de dégoût qu’il afficha fit rire la petite fille. Au moins, ils s’étaient compris là-dessus : c’était toujours mieux que rien n’est-ce pas ? Puis la conversation s’orienta vers les glaces proposées par la boutique. La jeune fille haussa les épaules, elle n’avait pas encore choisi. Sur un air entendu et en murmurant également, elle indiqua à Ethan « Je trouve que tu as raison, il ne faut pas renoncer ! ». Et puis de manière plus audible cette fois-ci elle continua « Je vais goûter la framboise alors puisque je n’avais pas trop d’idée, tu tombes bien ».
Elle lui sourit, d’un sourire timide mais pourtant sincère. Les adultes sont partis dans des discussions qui ne l’intéresse pas – comment l’inverse pourrait être possible, honnêtement ? – ils avancent au rythme de la file d’attente qui diminue. « Tu te plais à Poudlard ? » elle demande ça très brutalement, mais puisque leurs parents sont occupés à se refaire le bon vieux temps, y’a aucune raison que les plus jeunes ne se posent pas des questions existentielles, pas vrai ?
La grimace de dégoût qu’il afficha fit rire la petite fille. Au moins, ils s’étaient compris là-dessus : c’était toujours mieux que rien n’est-ce pas ? Puis la conversation s’orienta vers les glaces proposées par la boutique. La jeune fille haussa les épaules, elle n’avait pas encore choisi. Sur un air entendu et en murmurant également, elle indiqua à Ethan « Je trouve que tu as raison, il ne faut pas renoncer ! ». Et puis de manière plus audible cette fois-ci elle continua « Je vais goûter la framboise alors puisque je n’avais pas trop d’idée, tu tombes bien ».
Elle lui sourit, d’un sourire timide mais pourtant sincère. Les adultes sont partis dans des discussions qui ne l’intéresse pas – comment l’inverse pourrait être possible, honnêtement ? – ils avancent au rythme de la file d’attente qui diminue. « Tu te plais à Poudlard ? » elle demande ça très brutalement, mais puisque leurs parents sont occupés à se refaire le bon vieux temps, y’a aucune raison que les plus jeunes ne se posent pas des questions existentielles, pas vrai ?
Quelque fois, pour apaiser ta rage mystérieuse
Tu prodigues, sérieuse, la morsure et le baiser.
Les parents et leurs papotages...
La file avançait lentement mais sûrement. Ethan avait l'eau à la bouche rien que d'y penser qu'il touchait bientôt au but. La situation le pesait moins maintenant qu'il avait entamé une discussion avec Elly. Elle lui demanda si il se plaisait bien à Poudlard.
Que lui raconter? Il avait tellement de choses à lui dire. Les premiers mois ne se passèrent pas bien à cause d'une punition, d'une grosse dispute et parce qu'il se faisait littéralement marcher dessus dans les couloirs à cause de sa taille de nain de jardin, mais il avait fini par trouver la parade. Et maintenant tout allait pour le mieux depuis qu'il passait du temps avec Oprhéa. Mais ses parents n'en savaient rien, ni des débuts difficiles, ni du présent agréable. Il n'avait pas raconté ses déboires de peur qu'ils s'inquiètent et il n'avait pas raconté sa chance de peur qu'ils soient trop curieux. Avec son père à proximité, il préféra rester plutôt vague.
- Oui, je m'y plais beaucoup. J'y ai fait de chouettes rencontres.Bon, il y a bien quelques cours que j'aime moins mais on n'en meurt pas. Et toi?
Pendant ce temps, le radar d'Ethan envoya les premières alertes. Les parents commençaient à rire. C'était signe que les souvenirs rigolos étaient en train de faire leur apparition dans leur discussion. Et qui dit souvenirs rigolos dit bêtises. Il décida de prêter une oreille attentive à Elly mais de consacrer l'autre aux adultes. Des mots comme "potion" et "gaffe" dans la même phrase présageaient de l'arrivée imminente de ce qu'il espérait entendre.
Que lui raconter? Il avait tellement de choses à lui dire. Les premiers mois ne se passèrent pas bien à cause d'une punition, d'une grosse dispute et parce qu'il se faisait littéralement marcher dessus dans les couloirs à cause de sa taille de nain de jardin, mais il avait fini par trouver la parade. Et maintenant tout allait pour le mieux depuis qu'il passait du temps avec Oprhéa. Mais ses parents n'en savaient rien, ni des débuts difficiles, ni du présent agréable. Il n'avait pas raconté ses déboires de peur qu'ils s'inquiètent et il n'avait pas raconté sa chance de peur qu'ils soient trop curieux. Avec son père à proximité, il préféra rester plutôt vague.
- Oui, je m'y plais beaucoup. J'y ai fait de chouettes rencontres.Bon, il y a bien quelques cours que j'aime moins mais on n'en meurt pas. Et toi?
Pendant ce temps, le radar d'Ethan envoya les premières alertes. Les parents commençaient à rire. C'était signe que les souvenirs rigolos étaient en train de faire leur apparition dans leur discussion. Et qui dit souvenirs rigolos dit bêtises. Il décida de prêter une oreille attentive à Elly mais de consacrer l'autre aux adultes. Des mots comme "potion" et "gaffe" dans la même phrase présageaient de l'arrivée imminente de ce qu'il espérait entendre.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Les parents et leurs papotages...
Il s’y plaisait beaucoup. Et y faisait de chouette rencontre. La jeune fille s’était instinctivement renfrognée. Était-elle donc seule à vivre son arrivée à Poudlard comme un supplice ? Elle baissa les yeux et regarda ses chaussures. Il fallait qu’elle réponde. Il lui avait retourné la question après tout alors il fallait bien qu’elle se décide. Allait-elle dire la vérité ? Ou raconter un mensonge aussi énorme qu’un troll pour pouvoir s’en sortir sans trop de mal ? Et quid de sa mère, si elle l’entendait il était probable qu’elle fasse une réflexion dont elle seule avait le secret. Même si pour l’instant, sa mère semblait occuper à raconter ses frasques en potion – était-elle aussi peu douée que l’était sa fille ?
La petite Poufsouffle secoua la tête de droite à gauche, il ne fallait pas qu’elle pense à ça. Et puis, elle devait répondre à Ethan après tout. Alors elle se lança. Vérité en tête. « Non. Enfin, maintenant, je m’y plais oui. Au début c’était compliqué ». Ça l’était toujours un peu et d’ailleurs le teint de la jeune fille avait encore rosi. « Enfin, je trouve que c’est compliqué. Entre ceux qui maitrisent déjà la magie et ceux qui n’en ont pas la chance … » Oui, elle parlait d’elle, la magie semblait s’échapper d’elle alors qu’elle la voulait plus que tout.
Elle haussa les épaules. Après tout, il fallait bien qu’elle admette qu’elle était nulle. Juste nulle. C’était ainsi et tous ses efforts pour faire changer les choses ne fonctionnaient pas. Alors elle s’était mise à se dire que ça passerait, que ça ne venait pas d’elle, que travailler plus que n’importe lequel de ses camarades ferait la différence. Peut-être était-ce ça, le déni. Elle apprenait, encore et toujours. Et il était certain qu’il lui faudrait du temps pour l’apprentissage le plus long qui soit : celui de la vie.
La petite Poufsouffle secoua la tête de droite à gauche, il ne fallait pas qu’elle pense à ça. Et puis, elle devait répondre à Ethan après tout. Alors elle se lança. Vérité en tête. « Non. Enfin, maintenant, je m’y plais oui. Au début c’était compliqué ». Ça l’était toujours un peu et d’ailleurs le teint de la jeune fille avait encore rosi. « Enfin, je trouve que c’est compliqué. Entre ceux qui maitrisent déjà la magie et ceux qui n’en ont pas la chance … » Oui, elle parlait d’elle, la magie semblait s’échapper d’elle alors qu’elle la voulait plus que tout.
Elle haussa les épaules. Après tout, il fallait bien qu’elle admette qu’elle était nulle. Juste nulle. C’était ainsi et tous ses efforts pour faire changer les choses ne fonctionnaient pas. Alors elle s’était mise à se dire que ça passerait, que ça ne venait pas d’elle, que travailler plus que n’importe lequel de ses camarades ferait la différence. Peut-être était-ce ça, le déni. Elle apprenait, encore et toujours. Et il était certain qu’il lui faudrait du temps pour l’apprentissage le plus long qui soit : celui de la vie.
Quelque fois, pour apaiser ta rage mystérieuse
Tu prodigues, sérieuse, la morsure et le baiser.