Mon petit bureau à moi!

Du noir, du noir, toujours du noir. Dejava avait beau cligner des yeux, essayer de bouger elle était comme bloquée entre quatre planches. C’était donc ça être mort? Avoir conscience d’être dans son cercueil sans rien vraiment pouvoir faire? Pourtant la sensation de pouvoir marcher, bouger les bras était présente.
L’odeur pestilentielle devait venir de son propre corps en décomposition. Plus de notion de temps. Quel jour, quelle année? Depuis combien de temps était-elle morte? Pourquoi ses souvenirs étaient toujours présents?

Une certaine haine d’avoir été oubliée si vite par ceux qu’elle avait tant aimé. Tout se mit à bouger subitement, l’impression d’être dans des montagnes russes et d’avoir abusé de l’alcool en même temps.


* Un tremblement de terre? On me déterre?*

Des bruits sourds, des coups de marteau, puis comme un coup de tonnerre -schkrrrrrr schrrrrrkk- Mais que pouvait-il se passer?

Une lumière aveuglante et une impression de hauteur. Les yeux s’habituant lentement après tant de temps dans les ténèbres. Des ombres colorées, des contours se faisant de plus en plus distincts. Un endroit commun …


« Mon bureau! »


Une sensation étrange l’envahit, quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti jusqu’à ce jour. La vision qui s’offrait à elle était à la foir rassurante et étrange. Elle y regarda de plus prêt et se cogna contre une paroi invisible.


« Aie! »


Elle comprit enfin, elle était à sa place, dans le bureau du directeur mais plus en tant que directrice, mais en tant que tableau. En face de l’encadrement de sa peinture, celle de Zachary Winslow qui lui faisait signe de la main. Elle rendit le salut puis se retourna regardant l’arrière plan de son tableau.
Là vision d’horreur une représentation avec une moitié représentant les cachots de son cher Gautard et l’autre la salle commune des Gryffondor. Mais quel peintre avait pu avoir un tel mauvais goût?

Des tas de questions se bousculaient dans sa tête. Mais qui avait bien pu prendre sa succession? Qu’est-ce qu’elle allait pouvoir faire le reste de sa vie enfermée, seule, entre quatre morceau de bois? Quand elle sentit accroché quelque chose à sa jambe. Mais comment cela est-il possible? Le personnage d’un autre tableau? L’odeur putride lui remontait aux narines mais pourquoi avait-elle la faculté d’e’ncore sentir? Elle baissa les yeux


« Trakor? Lâche-moi tout de suite espèce d’elfe stupide! »

Il portait en guise de vêtement des sous-vêtements sales de son cher mari.

- Tu n es pas ma vraie maîtresse où est Monsieur?

La coupe était pleine. Elle allait donc passer le reste de l’éternité avec un Elfe de maison qui la considérait bien mal!

« Hé HOOOO !!! Il y a quelqu’un ? Quel minable a pris mon bureau? Il est où ce personnage? Avec ma chance il va être bête, jeune et moche et je vais devoir le supporter lui aussi ! Trakor lâCHE MOI LA JAMBE! »

Quelqu’un allait-il lui répondre? Mais pourquoi avait-on attendu si longtemps pour accrocher cette toile?

Mon petit bureau à moi!
Le directeur était au ministère, plus précisément au département de la culture car il venait d'assister à une importante réunion avec comme thème principal: la sécurité des élèves à Poudlard. Les Erklings étaient le sujet de conversation numéro un chez les sorciers, ils ne parlaient que de ça. Dans les journaux, les réunions, les salons de thé, les couloirs et surtout depuis que l'école de magie avait recensé sa première victime.
De cet entretien le directeur en était ressortit agacé. Autour de la table, que des diplomates, soit beaucoup de parole mais peu d'action. Pourquoi ne pas envoyer quelques aurors surveiller les alentours du chateau ? Ils seraient soit-disant tous occupés. Enfin, il n'avait plus rien à faire ici.
Le pas pressé, Ren se rendit dans un espace infréquenté, jetant un oeil autour de lui avant de disparaitre.

Quelques secondes plus tard, le directeur se trouvait dans son bureau à Poudlard. Il venait de transplaner, c'était le moyen de transport qu'il préférait car ce dernier avait peu de contrainte. Le balais trop dépendant de la météo, les animaux trop d'odeurs, divers objets ensorcelés temps de trajet trop long, réseau de la poudre de cheminette trop de monde.

Ren se dirigea en direction de son bureau pour consulter son planning quand il entendit une voix familière sortant d'un tableau récemment installé.


« Hé HOOOO !!! Il y a quelqu’un ? Quel minable a pris mon bureau? Il est où ce personnage? Avec ma chance il va être bête, jeune et moche et je vais devoir le supporter lui aussi ! Trakor lâCHE MOI LA JAMBE! »

Intrigué, il s'approcha de ce dernier qui hier encore était une simple peinture représentant les pièces du chateau. Il reconnu alors l'ancienne directrice de Poudlard, Dejava Okinawa accompagné de l'elfe de maison Trakor, tous deux réunis dans le même tableau. Il était facile pour lui de reconnaitre ces deux personnages importants de son passé. Elle fut son professeur de Vol lorsqu'il était encore élève, et plus tard la directrice de Poudlard qui lui avait laissé la direction de la maison Serdaigle.

"Dejavaaa" dit-il d'un ton surpris

Avec son index il tapota plusieurs fois le tableau au niveau du visage de la dame. Et reprit en souriant:

"Je suis le minable qui a récupéré ce bureau mais... Que fais tu ici ? "

♪♪ d~.~b ♪♪