À la recherche des sept secrets de Poudlard
Thème de ce RP : ♬
[RPG simple]
[RPG simple]
Louis avait très certainement croisé Ulysse dans les wagons du Poudlard Express, mais ceux-ci étaient tellement bondés que le petit garçon ne s'en souvenait plus. Dans tous les cas, il était certain de l'avoir croisé à la cérémonie de répartition (Louis avait été réparti peu avant lui, dans la même maison) et ils avaient eu l'occasion de faire connaissance durant les cours et aux repas quotidiens qui avaient lieu matin, midi et soir. Et bien évidemment, dans les dortoirs et la salle commune de Gryffondor.
C'était d'ailleurs dans cette dernière qu'un soir d'octobre, il avait entendu deux élèves de quatrième ou cinquième année discuter de passages secrets dans certains couloirs. Pourtant plongé dans son interminable devoir d'Histoire de la Magie, Louis ne put s'empêcher de faire preuve de curiosité en écoutant d'une oreille ses comparses plus âgés, qui pensaient certainement qu'il était très concentré sur ses études.
S'ils murmuraient, et malgré les crépitements de la cheminée, il put quand même comprendre quelques éléments dans leur conversation. Aux alentours du deuxième ou du troisième étage (peut-être même le quatrième), il était supposé y avoir le portrait d'un vieil homme qui ronflait sans cesse, au visage rond et qui était bedonnant. Louis ne put saisir l'information suivante, des élèves de sa volée pénétrant bruyamment la salle commune à ce moment, après avoir traîné dans la Grande salle. Ils s'installèrent dans les fauteuils qui n'étaient pas encore occupés et causèrent de plus belle, malgré le regard plein d'éclairs que leur lança une élève qui devait être en sixième année.
Les deux élèves plus âgés se turent à ce brouhaha et décidèrent de sortir de la salle commune, le couvre-feu n'étant alors pas encore tombé. Louis soupira et, ne pouvant plus se concentrer, referma son gros livre, le prit avec sa plume, son encrier et ses parchemins et monta dans le dortoir des garçons de première année avec la ferme intention d'en parler dès que possible à Ulysse, le soir même si nécessaire. Mais épuisé par sa longue journée, le petit Louis, du haut de ses 11 ans (et demi !) était tombé endormi comme une masse et n'avait pas entendu son camarade de classe aller se coucher.
Il lui en parla le lendemain dès le petit-déjeuner, entre deux œufs au bacon et trois sausages. Ulysse se montra extrêmement intéressé par cette idée, même s'il se demandait comment ils allaient trouver les fameux passages secrets de l'école. Louis se souvenait que Mummy lui avait mentionné l'existence de sept potentiels secrets (d'une manière générale) dans l'enceinte du château et les alentours. Louis dit à son ami que, si l'indication n'était pas très précise, il n'était pas impossible qu'ils tombent sur d'autres, par pur hasard. Décision fut prise d'aller vérifier ça un soir de weekend. Car avant ça, il y avait des devoirs à rendre et ce serait ballot de commencer l'année avec de mauvaises notes.
Le premier weekend de novembre, Louis et Ulysse s'extirpèrent de la tour de Gryffondor avant le couvre-feu, le premier prenant comme seuls objets sur lui sa baguette et son rapeltout, abandonnant pour une fois son sac de cours à côté de son lit. Ayant l'air le plus naturel possible, ils se dirigèrent vers la bibliothèque, mais bifurquèrent juste avant et descendirent deux à deux les marches menant au quatrième étage.
— Bon. On commence par où ? demanda Louis à son comparse.
Il était partagé entre l'excitation de découvrir Poudlard pendant le soir, découvrir tous ses secrets, la peur qu'ils se fassent attraper par un professeur, manger par une créature sortie d'un recoin sombre ou (pire !) punis par le concierge. Mam lui avait dit qu'il pouvait être très sévère quand il le voulait et qu'il cachait des instruments de torture dans son bureau. Louis avait beau être très curieux, il n'avait pas forcément envie de vérifier ces informations.
À la recherche des sept secrets de Poudlard
Louis était l'un de mes camarades de dortoir que je trouvais fort sympathique, sans toutefois le connaître vraiment. Nous échangions parfois quelques mots au sujet des cours ou alors de notre vie avant Poudlard, mais rien de plus. Il savait juste que j'étais fan d'enquêtes en tout genre et de bêtises à faire. C'était vrai que chaque fois qu'on abordait la question des mystères que recelaient Poudlard, je ne cessais de rêver les yeux grands ouverts et remplis d'étoiles. C'est pour cela que, ce joli matin d'octobre, il me parla de souterrains, chose que j'adorais et que j'aurais voulu trouver.
C'était un samedi matin, il faisait gris et moche dehors, rien de bien engagent. Le ciel artificiel du plafond de la grande salle faisait grise mine - si je peux me permettre ce jeu de mot nul, et je la faisais tout autant. Je détestais ces jours ternes et sombres où les élèves (moi y compris) erraient dans les couloirs en ressemblant presque aux fantômes qui habitent Poudlard. J'étais au dessus de mon assiette remplis de toutes sortes de couleurs, et qui embaumait. Une tranche de bacon que je n'avais presque pas touchée, un oeuf au plat à moitié manger et dont le jaune coulait hors de l'assiette, et un toast posé sur la table à côté de mon verre de jus de citrouille composaient mon petit déjeuner. Depuis tout à l'heure, je triturais mon pauvre oeuf au plat du bout de ma fourchette sans osé le terminer, ni terminer quoique ce soit. Je voulais rester le plus longtemps dans la Grande Salle pour éviter un maximum le rituel des devoirs imposé par Taylor. Mon ami Louis était juste en face de moi, et semblait bien moins déprimé que moi.
Il me parla alors des passages secrets cachés dans Poudlard, ainsi que de sept secrets que recelaient Poudlard. Aussitôt, je relevais la tête de mon assiette, et mon regard se fut plus vif. Lorsque mon ami me demanda si je voulais aller chercher les passages, secrets, un grand sourire fendit mon visage en deux. C'était un sourire coquin, qui annonçait que j'allais faire une bêtise.
"J'en serais ravi !" m'exclamais-je un peu trop fort au goût de mon voisin, un grand ronchon qui m'envoya un coup de coude.
Ne prêtant pas attention au coude de mon voisin qui rentra dans mon ventre, je pensais à tous les secrets que moi et Louis pourrions trouver. C'était exaltant de se dire que j'allais peut-être devenir célèbre grâce à l'une de mes trouvailles. De plus, j'allais pouvoir disparaitre et ne pas être obligé de faire le rituel devoirs avec Taylouche, chose que je haïssais. Je me dépêchais de finir mon oeuf au plat (froid, à force d'attendre) ainsi que la tranche de lard tout aussi froide, et de boire cul sec mon jus de citrouille. Puis je suivis Louis, en oubliant mon pauvre toast posé à côté de mon verre vide.
Mon camarade nous mena jusqu'à la bibliothèque, et j'eus peur qu'un passage secret ne s'y cache, et que je serais obligé de rentrer à nouveau dans cette salle de torture. Heureusement, Louis bifurqua pour descendre au quatrième étage où le couloir était vide. Il me demanda alors par où on commençait. Excité, je haussais les épaules. Je pensais qu'il gérait tout !
"Aucune idée... On t'a pas parler d'un passage secret plus proche que les autres ?"
J'avais tellement hâtes de commencer notre exploration que je ne cessais de gigoter dans tous les sens. Un pied à droite, je le reculais, avançais l'autre, triturais mes mains, l'ourlet de ma robe, remettais ma cravate déjà serrée, réorganisais ma queue-de-cheval, donnais un coups de poings au mur... C'était un mélange de hâte, d'anxiété et d'appréhension.
C'était un samedi matin, il faisait gris et moche dehors, rien de bien engagent. Le ciel artificiel du plafond de la grande salle faisait grise mine - si je peux me permettre ce jeu de mot nul, et je la faisais tout autant. Je détestais ces jours ternes et sombres où les élèves (moi y compris) erraient dans les couloirs en ressemblant presque aux fantômes qui habitent Poudlard. J'étais au dessus de mon assiette remplis de toutes sortes de couleurs, et qui embaumait. Une tranche de bacon que je n'avais presque pas touchée, un oeuf au plat à moitié manger et dont le jaune coulait hors de l'assiette, et un toast posé sur la table à côté de mon verre de jus de citrouille composaient mon petit déjeuner. Depuis tout à l'heure, je triturais mon pauvre oeuf au plat du bout de ma fourchette sans osé le terminer, ni terminer quoique ce soit. Je voulais rester le plus longtemps dans la Grande Salle pour éviter un maximum le rituel des devoirs imposé par Taylor. Mon ami Louis était juste en face de moi, et semblait bien moins déprimé que moi.
Il me parla alors des passages secrets cachés dans Poudlard, ainsi que de sept secrets que recelaient Poudlard. Aussitôt, je relevais la tête de mon assiette, et mon regard se fut plus vif. Lorsque mon ami me demanda si je voulais aller chercher les passages, secrets, un grand sourire fendit mon visage en deux. C'était un sourire coquin, qui annonçait que j'allais faire une bêtise.
"J'en serais ravi !" m'exclamais-je un peu trop fort au goût de mon voisin, un grand ronchon qui m'envoya un coup de coude.
Ne prêtant pas attention au coude de mon voisin qui rentra dans mon ventre, je pensais à tous les secrets que moi et Louis pourrions trouver. C'était exaltant de se dire que j'allais peut-être devenir célèbre grâce à l'une de mes trouvailles. De plus, j'allais pouvoir disparaitre et ne pas être obligé de faire le rituel devoirs avec Taylouche, chose que je haïssais. Je me dépêchais de finir mon oeuf au plat (froid, à force d'attendre) ainsi que la tranche de lard tout aussi froide, et de boire cul sec mon jus de citrouille. Puis je suivis Louis, en oubliant mon pauvre toast posé à côté de mon verre vide.
Mon camarade nous mena jusqu'à la bibliothèque, et j'eus peur qu'un passage secret ne s'y cache, et que je serais obligé de rentrer à nouveau dans cette salle de torture. Heureusement, Louis bifurqua pour descendre au quatrième étage où le couloir était vide. Il me demanda alors par où on commençait. Excité, je haussais les épaules. Je pensais qu'il gérait tout !
"Aucune idée... On t'a pas parler d'un passage secret plus proche que les autres ?"
J'avais tellement hâtes de commencer notre exploration que je ne cessais de gigoter dans tous les sens. Un pied à droite, je le reculais, avançais l'autre, triturais mes mains, l'ourlet de ma robe, remettais ma cravate déjà serrée, réorganisais ma queue-de-cheval, donnais un coups de poings au mur... C'était un mélange de hâte, d'anxiété et d'appréhension.
Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."