Une histoire de balance...
RPG++ Privé
Avec @Luncan Morgenstern
Mardi 26 juillet 2044
Avec @Luncan Morgenstern
Mardi 26 juillet 2044
Angela tentait tant bien que mal de suivre Fatima, la sorcière que ses parents avaient engagée en tant que gouvernante suite à la naissance de leur premier enfant. La marocaine aux cheveux bruns et aux yeux sombres regardait droit devant elle, marchant vite pour ne pas perdre de temps. Son chignon était assez serré pour ne pas se défaire malgré son rythme effréné. Derrière les deux sorcières trottinait Mazy, une petite elfe de maison au teint rosâtre et dont les grands yeux globuleux étaient d’un bleu si étrange qu’on aurait pu croire qu’ils étaient violets.
« C’est injuste ! Pourquoi moi je dois te tenir la main alors que Mazy, elle, elle n’a pas à le faire ? » geignit Angela.
« Parce que, toi, tu es petite ! » répliqua Fatima avec son léger accent.
« Mazy est plus petite que moi ! Elle mesure soixante-six centimètres exactement, alors que, moi, je mesure un mè... »
« Je voulais dire plus jeune. Tu n’as que dix ans ! » la coupa la gouvernante en ralentissant la cadence.
« Bientôt onze ! » corrigea la rousse.
Fatima ne releva même pas cette dernière réplique : elle était habituée au caractère ratiocineur dont pouvait faire preuve la fillette ainsi qu’à ses demandes de justifications et d’explications. Arrivée devant la boutique de chaudrons, la quadragénaire s’arrêta pour y pénétrer après avoir ouvert la porte. Les deux sorcières et l’elfe furent accueillies par un tintement de clochette fort agréable. Angela avait l’impression d’être entrée dans une bibliothèque. Quand bien même d’autres clients étaient présents, un silence plus ou moins complet régnait. Le panneau de bois tournait lentement sur ses gonds pour se refermer, manquant de peu de coincer le bas de la longue robe bleu foncé de Fatima. Cette dernière avança juste à temps pour ne pas être retenue prisonnière par la porte désormais close.
Angela fut immédiatement interpelée par les nombreux chaudrons qui étaient entassés au fond de la boutique. Elle aurait voulu s’y aventurer pour satisfaire sa curiosité en lisant toutes les étiquettes attachées aux objets, et ce afin de connaître les noms de tous les chaudrons, leurs particularités et leur prix. Son attention se porta tout particulièrement sur un énorme chaudron qui se trouvait au milieu de la boutique et qui était posé sur trois hauts pieds. Il semblait être plus vieux que tous les autres récipients et il était rempli d’humides mouchoirs. Une pancarte indiquait : "Merci d'effacer vos traces de doigts après avoir touché les chaudrons" . Fatima s’était penchée vers la rousse pour s’adresser à elle, mais l’intéressée ne l’écoutait que d’une oreille distraite, trop occupée à admirer l’endroit où elles venaient de débarquer.
« Je vais aller demander à une vendeuse de me montrer où se trouvent les chaudrons en étain. Toi Angela, il faudrait que tu ailles chercher une balance en cuivre. D’accord ? »
« Oui oui... » répondit machinalement la fillette.
« Et toi Mazy, tu vas aller prendre une boîte de fioles puis tu viendras vers moi. »
« Oui Madame ! Mazy y va tout de suite Madame ! » répondit immédiatement l’elfe de maison qui était en train de tortiller entre ses doigts le bas de sa tunique immaculée.
L’être s’en alla alors, se faufilant entre les piles de chaudrons et les quelques sorciers présents. Ce fut ensuite au tour de Fatima de tourner les talons, laissant ainsi Angela seule. La fillette mit quelques instants à sortir de sa torpeur admirative. Que devait-elle faire déjà ? Ah oui : chercher une balance. Elle se dirigea vers l’étagère où étaient posés ces objets qui, contrairement à ce que leur nom pouvait laisser penser, n’étaient pas faits pour être lancés. Sur le chemin, elle profita de ne plus être pressée par Fatima pour admirer les chaudrons devant lesquels elle passait. La rousse laissa libre cours à son imagination, se demandant comment ils étaient fabriqués et comment cela se faisait qu’ils ne brûlent pas lorsqu’ils se trouvaient au-dessus d’un feu allumé. Fondraient-ils si un dragon crachait son feu sur eux ? Arrivée à destination, elle se rendit compte qu’elle ne pouvait pas accéder aux balances : un garçon aux cheveux blonds se tenait juste devant l’étalage, bloquant le passage.
« Excuse-moi... » lança Angela. « Est-ce que tu pourrais me donner une des balances en cuivre ou te décaler deux secondes le temps que j’en prenne une, s’il te plaît ? »
Sa demande faite, elle baissa son regard sur sa robe courte d’un jaune très clair pour vérifier qu’elle était présentable. Il aurait été certes mieux de s’en préoccuper avant d’interpeller le jeune sorcier et d’engager la conversation, mais comme on dit : mieux vaut tard que jamais ! Après s’être assurée que son habit en dentelle tombait parfaitement bien, elle releva ses yeux bleus pour les poser sur le visage lisse et pale de son jeune interlocuteur. Angela ne put s’empêcher de penser que la tignasse du garçon lui donnait l’air d’un jouet moldu : le « playmobil ».
« C’est injuste ! Pourquoi moi je dois te tenir la main alors que Mazy, elle, elle n’a pas à le faire ? » geignit Angela.
« Parce que, toi, tu es petite ! » répliqua Fatima avec son léger accent.
« Mazy est plus petite que moi ! Elle mesure soixante-six centimètres exactement, alors que, moi, je mesure un mè... »
« Je voulais dire plus jeune. Tu n’as que dix ans ! » la coupa la gouvernante en ralentissant la cadence.
« Bientôt onze ! » corrigea la rousse.
Fatima ne releva même pas cette dernière réplique : elle était habituée au caractère ratiocineur dont pouvait faire preuve la fillette ainsi qu’à ses demandes de justifications et d’explications. Arrivée devant la boutique de chaudrons, la quadragénaire s’arrêta pour y pénétrer après avoir ouvert la porte. Les deux sorcières et l’elfe furent accueillies par un tintement de clochette fort agréable. Angela avait l’impression d’être entrée dans une bibliothèque. Quand bien même d’autres clients étaient présents, un silence plus ou moins complet régnait. Le panneau de bois tournait lentement sur ses gonds pour se refermer, manquant de peu de coincer le bas de la longue robe bleu foncé de Fatima. Cette dernière avança juste à temps pour ne pas être retenue prisonnière par la porte désormais close.
Angela fut immédiatement interpelée par les nombreux chaudrons qui étaient entassés au fond de la boutique. Elle aurait voulu s’y aventurer pour satisfaire sa curiosité en lisant toutes les étiquettes attachées aux objets, et ce afin de connaître les noms de tous les chaudrons, leurs particularités et leur prix. Son attention se porta tout particulièrement sur un énorme chaudron qui se trouvait au milieu de la boutique et qui était posé sur trois hauts pieds. Il semblait être plus vieux que tous les autres récipients et il était rempli d’humides mouchoirs. Une pancarte indiquait : "Merci d'effacer vos traces de doigts après avoir touché les chaudrons" . Fatima s’était penchée vers la rousse pour s’adresser à elle, mais l’intéressée ne l’écoutait que d’une oreille distraite, trop occupée à admirer l’endroit où elles venaient de débarquer.
« Je vais aller demander à une vendeuse de me montrer où se trouvent les chaudrons en étain. Toi Angela, il faudrait que tu ailles chercher une balance en cuivre. D’accord ? »
« Oui oui... » répondit machinalement la fillette.
« Et toi Mazy, tu vas aller prendre une boîte de fioles puis tu viendras vers moi. »
« Oui Madame ! Mazy y va tout de suite Madame ! » répondit immédiatement l’elfe de maison qui était en train de tortiller entre ses doigts le bas de sa tunique immaculée.
L’être s’en alla alors, se faufilant entre les piles de chaudrons et les quelques sorciers présents. Ce fut ensuite au tour de Fatima de tourner les talons, laissant ainsi Angela seule. La fillette mit quelques instants à sortir de sa torpeur admirative. Que devait-elle faire déjà ? Ah oui : chercher une balance. Elle se dirigea vers l’étagère où étaient posés ces objets qui, contrairement à ce que leur nom pouvait laisser penser, n’étaient pas faits pour être lancés. Sur le chemin, elle profita de ne plus être pressée par Fatima pour admirer les chaudrons devant lesquels elle passait. La rousse laissa libre cours à son imagination, se demandant comment ils étaient fabriqués et comment cela se faisait qu’ils ne brûlent pas lorsqu’ils se trouvaient au-dessus d’un feu allumé. Fondraient-ils si un dragon crachait son feu sur eux ? Arrivée à destination, elle se rendit compte qu’elle ne pouvait pas accéder aux balances : un garçon aux cheveux blonds se tenait juste devant l’étalage, bloquant le passage.
« Excuse-moi... » lança Angela. « Est-ce que tu pourrais me donner une des balances en cuivre ou te décaler deux secondes le temps que j’en prenne une, s’il te plaît ? »
Sa demande faite, elle baissa son regard sur sa robe courte d’un jaune très clair pour vérifier qu’elle était présentable. Il aurait été certes mieux de s’en préoccuper avant d’interpeller le jeune sorcier et d’engager la conversation, mais comme on dit : mieux vaut tard que jamais ! Après s’être assurée que son habit en dentelle tombait parfaitement bien, elle releva ses yeux bleus pour les poser sur le visage lisse et pale de son jeune interlocuteur. Angela ne put s’empêcher de penser que la tignasse du garçon lui donnait l’air d’un jouet moldu : le « playmobil ».
Dernière modification par Angela Sherwood le 29 juil. 2019, 21:06, modifié 3 fois.
Une histoire de balance...
Luncan marchait le long du chemin de traverse en gardant les yeux fixés sur sa liste de fournitures scolaires. Il semblait concentré et lisait son document en fronçant les sourcils, pendant que la femme qui se tenait à ses côtés s'efforçait de le faire éviter les obstacles qu'il rencontrait sans même le savoir. La dame avait l'air plutôt jeune malgré les quelques rides qui commençaient à se former aux coins de ses yeux verts. Elle ressemblait un peu à une mère poule en s'occupant ainsi de son fils, veillant à ce que rien ne lui arrive.
« Alors... Il me faut une baguette, un chaudron en étain, une balance en cuivre, ... » , commença à réciter le garçon avant que sa mère ne lui réplique : « Eh bien la boutique de chaudrons est juste là, inutile de s'éparpiller et faisons les choses dans l'ordre. »
Sans se faire prier, le petit blond replia son parchemin et le fourra dans la poche de sa veste rouge avant de se ruer vers la porte de la boutique "Au bon chaudron" qui attirait vraiment l’œil avec le scintillement de tous ces métaux en plein soleil. Le son d'une clochette retentis lorsque le blondinet entra, suivit de sa mère qui replaça une mèche de ses longs cheveux châtains derrière son oreille.
« Bonjour ! » , s'écria le garçon tout en observant l'intérieur de la boutique du sol au plafond. « Tu as vu maman ? Il y a des chiffons pour qu'on aide les gens à nettoyer la boutique ! »
Emma adressa un sourire en coin à son fils tout en acquiesçant : « Oui, tu devrais d'ailleurs en prendre un, toi qui as tendance à toucher à tout. »
Sans se faire prier, Luncan plongea sa main dans le vieux chaudron sur pieds et en retira un mouchoir humide, puis commença son tour d'inspection. Il se dirigea vers les nombreux pots à couvercles troués posés sur une étagère et en ouvrit quelques-uns en espérant peut-être y trouver un serpent qui sortirait alors la tête comme quand les messieurs les font sortir en jouant de la flûte. Évidement, tous ces pots étaient vides et le garçon les referma soigneusement après avoir passé un coup de chiffon dessus. Il lança un regard à sa mère qui était en train de discuter avec le propriétaire, puis s'intéressa aux balances en cuivre. Il s'arrêta devant elles et les observa en détail. Elles reflétaient un peu son visage, mais étaient couvertes de traces de doigts. "Le monsieur qui les vend ne va pas être content s'il voit ça !", pensa le garçon en posant l'index sur l'un des plateaux pour faire remonter le second. C'est à cet instant qu'une voix de jeune fille l'interpella. Surprit, il se retourna brusquement pour lui faire face.
« Oh, bonjour » , dit-il en plongeant son regard dans les yeux bleus clair de la rousse. Il suivit son regard vers la robe jaune qu'elle portait, puis lui adressa un sourire. « Oui, attends, je vais t'en donner une ! » , lui dit-il en se tournant à nouveau vers l'objet de sa convoitise. Il tendit le bras vers l'étagère, mais sa manche se coinça contre l'équerre qui la maintenait au mur et lorsqu'il tira pour la décrocher, la planche décida de venir avec et Luncan n'eut même pas le temps de crier. Il essaya de rattraper le tout par réflexe, mais c'était bien trop lourd pour ses petits bras et il perdit l'équilibre, s'écrasant au sol avec toutes les balances en un fracas assourdissant. Imaginez la tête du propriétaire, lui qui était inquiet de voir quelques traces sur ses objets, il allait être ravi de les retrouver gisant sur le sol...
Comme si elle s'y était attendue, la mère de Luncan savait très bien que l'origine du bruit assourdissant avait été provoqué par son fils. Elle prononça son nom avant même de se retourner et fila à sa rencontre en pressant le pas. « Luncan, est-ce que tout va bien ? » , lui demanda Emma en se penchant vers lui.
Le garçon paraissait d'abord choqué par ce qu'il venait de vivre. Il resta au sol quelques instants, entouré d'un amas de balances et d'une planche tombée sur l'une de ses jambes, puis il adressa à sa mère un sourire qui se voulait rassurant. Il reporta ensuite son attention sur la jeune fille qui attendait toujours son dû et il rechercha autour de lui celle qui avait le moins souffert dans sa chute. L'une d'elles était toujours sur la planche, mais avait glissé jusqu'au sol. Luncan l'attrapa et la remit en forme avant de la tendre joyeusement vers la rousse.
« Voilà ta balance » , lui annonça-t-il en affichant un sourire rayonnant.
Puis le garçon se releva péniblement, aidé par la main tendue de sa mère qui ne prit même pas la peine de faire un commentaire. Elle avait sûrement l'habitude et s'était résignée à ne jamais passer inaperçue lorsqu'elle était en compagnie de son fils. Elle rattrapa la planche et la remit en place avant de ranger les balances avec Luncan qui redoublait d'efforts pour ne pas faire une nouvelle bêtise.
Une fois tout remis en ordre, le garçon se tourna à nouveau vers la petite à la robe jaune et lui dit : « Au fait, moi c'est Luncan. Tu es venue acheter tes fournitures pour la rentrée toi aussi ? »
« Alors... Il me faut une baguette, un chaudron en étain, une balance en cuivre, ... » , commença à réciter le garçon avant que sa mère ne lui réplique : « Eh bien la boutique de chaudrons est juste là, inutile de s'éparpiller et faisons les choses dans l'ordre. »
Sans se faire prier, le petit blond replia son parchemin et le fourra dans la poche de sa veste rouge avant de se ruer vers la porte de la boutique "Au bon chaudron" qui attirait vraiment l’œil avec le scintillement de tous ces métaux en plein soleil. Le son d'une clochette retentis lorsque le blondinet entra, suivit de sa mère qui replaça une mèche de ses longs cheveux châtains derrière son oreille.
« Bonjour ! » , s'écria le garçon tout en observant l'intérieur de la boutique du sol au plafond. « Tu as vu maman ? Il y a des chiffons pour qu'on aide les gens à nettoyer la boutique ! »
Emma adressa un sourire en coin à son fils tout en acquiesçant : « Oui, tu devrais d'ailleurs en prendre un, toi qui as tendance à toucher à tout. »
Sans se faire prier, Luncan plongea sa main dans le vieux chaudron sur pieds et en retira un mouchoir humide, puis commença son tour d'inspection. Il se dirigea vers les nombreux pots à couvercles troués posés sur une étagère et en ouvrit quelques-uns en espérant peut-être y trouver un serpent qui sortirait alors la tête comme quand les messieurs les font sortir en jouant de la flûte. Évidement, tous ces pots étaient vides et le garçon les referma soigneusement après avoir passé un coup de chiffon dessus. Il lança un regard à sa mère qui était en train de discuter avec le propriétaire, puis s'intéressa aux balances en cuivre. Il s'arrêta devant elles et les observa en détail. Elles reflétaient un peu son visage, mais étaient couvertes de traces de doigts. "Le monsieur qui les vend ne va pas être content s'il voit ça !", pensa le garçon en posant l'index sur l'un des plateaux pour faire remonter le second. C'est à cet instant qu'une voix de jeune fille l'interpella. Surprit, il se retourna brusquement pour lui faire face.
« Oh, bonjour » , dit-il en plongeant son regard dans les yeux bleus clair de la rousse. Il suivit son regard vers la robe jaune qu'elle portait, puis lui adressa un sourire. « Oui, attends, je vais t'en donner une ! » , lui dit-il en se tournant à nouveau vers l'objet de sa convoitise. Il tendit le bras vers l'étagère, mais sa manche se coinça contre l'équerre qui la maintenait au mur et lorsqu'il tira pour la décrocher, la planche décida de venir avec et Luncan n'eut même pas le temps de crier. Il essaya de rattraper le tout par réflexe, mais c'était bien trop lourd pour ses petits bras et il perdit l'équilibre, s'écrasant au sol avec toutes les balances en un fracas assourdissant. Imaginez la tête du propriétaire, lui qui était inquiet de voir quelques traces sur ses objets, il allait être ravi de les retrouver gisant sur le sol...
Comme si elle s'y était attendue, la mère de Luncan savait très bien que l'origine du bruit assourdissant avait été provoqué par son fils. Elle prononça son nom avant même de se retourner et fila à sa rencontre en pressant le pas. « Luncan, est-ce que tout va bien ? » , lui demanda Emma en se penchant vers lui.
Le garçon paraissait d'abord choqué par ce qu'il venait de vivre. Il resta au sol quelques instants, entouré d'un amas de balances et d'une planche tombée sur l'une de ses jambes, puis il adressa à sa mère un sourire qui se voulait rassurant. Il reporta ensuite son attention sur la jeune fille qui attendait toujours son dû et il rechercha autour de lui celle qui avait le moins souffert dans sa chute. L'une d'elles était toujours sur la planche, mais avait glissé jusqu'au sol. Luncan l'attrapa et la remit en forme avant de la tendre joyeusement vers la rousse.
« Voilà ta balance » , lui annonça-t-il en affichant un sourire rayonnant.
Puis le garçon se releva péniblement, aidé par la main tendue de sa mère qui ne prit même pas la peine de faire un commentaire. Elle avait sûrement l'habitude et s'était résignée à ne jamais passer inaperçue lorsqu'elle était en compagnie de son fils. Elle rattrapa la planche et la remit en place avant de ranger les balances avec Luncan qui redoublait d'efforts pour ne pas faire une nouvelle bêtise.
Une fois tout remis en ordre, le garçon se tourna à nouveau vers la petite à la robe jaune et lui dit : « Au fait, moi c'est Luncan. Tu es venue acheter tes fournitures pour la rentrée toi aussi ? »
Une histoire de balance...
Le blondinet salua tout d’abord Angela, puis il annonça qu’il allait lui donner une balance. C’était fort aimable de sa part. Après... Tout se passa très vite. La manche du garçon se coinça puis fit dégringoler l’étagère, les objets se trouvant dessus jusqu’alors tombant les uns après les autres en provocant un bruit tel qu’il aurait pu réveiller un sourd endormi. La fillette avait tout juste eu le temps d’ouvrir la bouche pour dire au blond de faire attention que les objets jonchaient déjà le sol. Par réflexe, Angela s’était bouché les oreilles et avait fermé les yeux. Cette deuxième action, bien que fort inutile, lui permit de ne pas voir immédiatement l’étendue des dégâts. En rouvrant les paupières, elle constata que des balances désormais abimées se trouvaient à ses pieds et que son interlocuteur était assis sur le sol.
« Luncan, est-ce que tout va bien ? » demanda une femme aux cheveux châtains qui accourait.
Angela en déduisit qu’il s’agissait de la maman du blondinet. Avant qu’elle n’ait pu s’enquérir à son tour de l’état du garçon, une voix qu’elle ne connaissait que trop bien retentit derrière elle.
« Angela ! Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Fatima avait changé de trajectoire en entendant le raffut provoqué par la chute des balances. Elle était en train de se diriger vers les chaudrons en étain pour aller en chercher un, mais elle avait préféré se renseigner sur la source du bruit avant de mener son action à bien. Les sourcils froncés, les mains sur les hanches, le regard sombre de la marocaine passa de la fillette au blond en s’attardant sur les objets éparpillés sur le sol. Il était hors de question qu’Angela dise que ce qui venait de se passer était de sa faute : cela aurait été injuste qu’elle se fasse réprimander pour un acte qu’elle n’avait pas commis. Elle pointa donc son doigt sur Luncan et, comme on dit très justement, le balança :
« Ce n’est pas moi ! C’est lui qui a tout fait tomber ! »
« Je vois... » lâcha simplement Fatima dont le regard se fit moins sévère.
« Voilà ta balance ! » s’exclama le blond sur qui Angela avait reposé son regard.
« Oh, merci... »
La rousse s’empara délicatement de l’objet en cuivre que lui tendait le blond. Luncan avait pris la peine de lui donner la dernière balance qui était encore en bon état. Ce geste toucha la rousse.
« Que s'est-il passé ? » demanda Mazy de sa petite voix aiguë. Elle venait de les rejoindre, tenant dans ses bras fins un petit carton contenant des fioles en verre.
Tandis que Fatima expliquait en quelques mots à l'elfe de maison ce qui s'était produit, Angela admirait sa nouvelle acquisition. Cet objet était, à ses yeux, vraiment beau. Perdue dans sa contemplation, elle ne pensa même pas à aider Luncan et sa mère qui étaient en train de remettre l'étagère et les balances à leur place initiale.
« Mazy, pourrais-tu réparer toutes ces balances cabossées ? » demanda la gouvernante en s’adressant à l’elfe de maison.
« Bien sûr que Mazy peut faire cela, Madame ! »
Ses grandes oreilles dressées qui étaient semblables à celles d’une chauve-souris se mirent à frétiller, puis les balances reposées sur l'étagère de bois par Luncan et sa mère se mirent à scintiller étrangement. Les quelques griffures et dégâts dont elles avaient été victimes suite à leur chute disparurent. Comme s’ils venaient d’être époussetés avec le plus grand soin, les objets à nouveau fonctionnels brillaient de mille feux. Satisfaite de son travail, Mazy leva son long nez en direction de la gouvernante, comme pour demander confirmation de la bonne exécution de l’ordre qui venait de lui être donné. Les trois elfes de maison qui travaillaient dans le Manoir des Sherwood étaient très bien traités. Rares étaient les ordres qui leur étaient donnés qui n’étaient pas formulés sous forme de question ou accompagnés d’un "s’il te plaît".
« Merci, c’est parfait ! Tu peux venir avec moi, et toi, Angela, tu peux aller nous attendre devant la caisse. Ne tarde pas trop, nous avons encore beaucoup de choses à acheter ! »
« D’accord... »
A peine ces paroles prononcées, Fatima s’en aller pour chercher un chaudron de taille 2, Mazy sur ses talons. Angela, elle, ne bougea pas d’un pouce, rapportant son attention sur Luncan.
« Au fait, moi c'est Luncan. Tu es venue acheter tes fournitures pour la rentrée toi aussi ? »
« J’avais cru comprendre que tu t’appelais Luncan... » répondit la rousse sans méchanceté aucune, mais avec un grand sourire inscrit sur ses lèvres. « Oui en effet ! Je m’appelle Angela et je vais entrer en première année ! » Coinçant sa balance en cuivre sous son bras gauche, elle tendit sa main droite au blondinet pour serrer la sienne et déclara : « Ravie de faire ta connaissance ! »
Juste avant de dire cela, elle avait jeté un rapide coup d’oeil par-dessus son épaule pour s’assurer que Fatima ne se dirigeait pas déjà vers la caisse. Voyant que celle-ci ne trouvait pas de chaudron en étain, elle en déduisit qu’elle avait quelques minutes encore devant elle pour s’entretenir avec son interlocuteur. Poussée par la curiosité, Angela ajouta :
« Toi aussi tu vas à Poudlard ? Oh et, tu as déjà acheté ta baguette magique ? Moi je n’ai pas encore la mienne, mais je me réjouis trop d’aller la chercher, même si je vais pas pouvoir l’utiliser tout de suite... »
« Luncan, est-ce que tout va bien ? » demanda une femme aux cheveux châtains qui accourait.
Angela en déduisit qu’il s’agissait de la maman du blondinet. Avant qu’elle n’ait pu s’enquérir à son tour de l’état du garçon, une voix qu’elle ne connaissait que trop bien retentit derrière elle.
« Angela ! Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Fatima avait changé de trajectoire en entendant le raffut provoqué par la chute des balances. Elle était en train de se diriger vers les chaudrons en étain pour aller en chercher un, mais elle avait préféré se renseigner sur la source du bruit avant de mener son action à bien. Les sourcils froncés, les mains sur les hanches, le regard sombre de la marocaine passa de la fillette au blond en s’attardant sur les objets éparpillés sur le sol. Il était hors de question qu’Angela dise que ce qui venait de se passer était de sa faute : cela aurait été injuste qu’elle se fasse réprimander pour un acte qu’elle n’avait pas commis. Elle pointa donc son doigt sur Luncan et, comme on dit très justement, le balança :
« Ce n’est pas moi ! C’est lui qui a tout fait tomber ! »
« Je vois... » lâcha simplement Fatima dont le regard se fit moins sévère.
« Voilà ta balance ! » s’exclama le blond sur qui Angela avait reposé son regard.
« Oh, merci... »
La rousse s’empara délicatement de l’objet en cuivre que lui tendait le blond. Luncan avait pris la peine de lui donner la dernière balance qui était encore en bon état. Ce geste toucha la rousse.
« Que s'est-il passé ? » demanda Mazy de sa petite voix aiguë. Elle venait de les rejoindre, tenant dans ses bras fins un petit carton contenant des fioles en verre.
Tandis que Fatima expliquait en quelques mots à l'elfe de maison ce qui s'était produit, Angela admirait sa nouvelle acquisition. Cet objet était, à ses yeux, vraiment beau. Perdue dans sa contemplation, elle ne pensa même pas à aider Luncan et sa mère qui étaient en train de remettre l'étagère et les balances à leur place initiale.
« Mazy, pourrais-tu réparer toutes ces balances cabossées ? » demanda la gouvernante en s’adressant à l’elfe de maison.
« Bien sûr que Mazy peut faire cela, Madame ! »
Ses grandes oreilles dressées qui étaient semblables à celles d’une chauve-souris se mirent à frétiller, puis les balances reposées sur l'étagère de bois par Luncan et sa mère se mirent à scintiller étrangement. Les quelques griffures et dégâts dont elles avaient été victimes suite à leur chute disparurent. Comme s’ils venaient d’être époussetés avec le plus grand soin, les objets à nouveau fonctionnels brillaient de mille feux. Satisfaite de son travail, Mazy leva son long nez en direction de la gouvernante, comme pour demander confirmation de la bonne exécution de l’ordre qui venait de lui être donné. Les trois elfes de maison qui travaillaient dans le Manoir des Sherwood étaient très bien traités. Rares étaient les ordres qui leur étaient donnés qui n’étaient pas formulés sous forme de question ou accompagnés d’un "s’il te plaît".
« Merci, c’est parfait ! Tu peux venir avec moi, et toi, Angela, tu peux aller nous attendre devant la caisse. Ne tarde pas trop, nous avons encore beaucoup de choses à acheter ! »
« D’accord... »
A peine ces paroles prononcées, Fatima s’en aller pour chercher un chaudron de taille 2, Mazy sur ses talons. Angela, elle, ne bougea pas d’un pouce, rapportant son attention sur Luncan.
« Au fait, moi c'est Luncan. Tu es venue acheter tes fournitures pour la rentrée toi aussi ? »
« J’avais cru comprendre que tu t’appelais Luncan... » répondit la rousse sans méchanceté aucune, mais avec un grand sourire inscrit sur ses lèvres. « Oui en effet ! Je m’appelle Angela et je vais entrer en première année ! » Coinçant sa balance en cuivre sous son bras gauche, elle tendit sa main droite au blondinet pour serrer la sienne et déclara : « Ravie de faire ta connaissance ! »
Juste avant de dire cela, elle avait jeté un rapide coup d’oeil par-dessus son épaule pour s’assurer que Fatima ne se dirigeait pas déjà vers la caisse. Voyant que celle-ci ne trouvait pas de chaudron en étain, elle en déduisit qu’elle avait quelques minutes encore devant elle pour s’entretenir avec son interlocuteur. Poussée par la curiosité, Angela ajouta :
« Toi aussi tu vas à Poudlard ? Oh et, tu as déjà acheté ta baguette magique ? Moi je n’ai pas encore la mienne, mais je me réjouis trop d’aller la chercher, même si je vais pas pouvoir l’utiliser tout de suite... »
Une histoire de balance...
Dans tout ce remue ménages que Luncan avait provoqué, il ne remarqua que bien tard l'arrivée d'une dame au chignon serré et d'une petite Elfe aux yeux d'une couleur étrange. D'ailleurs, il n'avait pas remarqué le terrible affront que sa future camarade d'école lui avait fait. Le dénoncer ainsi alors qu'ils venaient à peine de se rencontrer, le petit cœur du blondinet aurait été brisé face à une telle méchanceté et un tel manque de tact. Plus sérieusement, il aurait été un peu attristé, mais ne lui en aurait pas tenu compte. Luncan remarqua en revanche le sortilège que lança le petit être nommé Mazy. Chacune des balances qu'il avait fracassées sur le sol était redevenue comme neuves, bien plus belles et immaculées qu'avant leur chute. Le petit blond s'accroupit alors afin de se retrouver au niveau du petit Elfe et lui adressa son plus beau sourire.
« Merci beaucoup d'avoir réparé mes bêtises, c'est très gentil à toi. Je risque moins de me faire engueuler par le propriétaire grâce à toi, même si j'ai dû effrayer quelques clients... »
De son côté, la mère de Luncan paraissait très reconnaissante envers la petite famille qui leur était venue en aide et les remercia chaleureusement. Elle se tourna ensuite vers son fils et remit en place quelques mèches de ses cheveux ébouriffés après sa chute.
« Bon, je retourne prendre des fioles et un chaudron et ensuite, on continuera de chercher le reste de tes fournitures, d'accord ? Et essaie de ne rien casser de plus. », dit-elle en esquissant un sourire avant de partir vers les fioles en verre.
Le blondinet acquiesça sans rien dire et reporta son attention sur la jeune fille en jaune qui se présentait à son tour, non sans lui faire remarquer qu'elle connaissait déjà son prénom. Il esquissa un sourire en coin, puis tendit en retour sa main glacée pour serrer gentiment celle d'Angela. « Enchanté aussi. C'est vraiment cool de se rencontrer avant l'école ! Je serais moins stressé à la rentrée à l'idée de ne connaître personne. On pourra s'encourager au moment de passer devant le Choixpeau magique au moins ! », s'écria Luncan avec enthousiasme. « D'ailleurs, t'as une idée de où tu vas être envoyée ? Ça ne te stresse pas trop ? », demanda-t-il en s'imaginant déjà dans la grande salle à attendre sa répartition aux côtés d'Angela.
Le garçon fut soudain détourné de ses rêveries par les questions de la rousse et il hocha la tête de gauche à droite. « Non, on n'est pas encore passé par la boutique des baguettes. Comme celle des chaudrons était juste à l'entrée, on est passé par là, mais j'ai vraiment hâte de voir à quoi elle va ressembler, même si je sens que je vais encore tout casser... Ma mère a dit que les baguettes étaient toutes uniques et celle de mon frère est vraiment belle ! J'aimerais bien en avoir une comme la sienne... »
Luncan lança un regard vers sa mère qui avait trouvé les fioles et se dirigeait à présent vers les chaudrons. Elle non plus n'en avait plus pour longtemps avant de passer à la caisse et le moment de quitter Angela n'allait sûrement pas tarder. Le garçon aurait aimé avoir plus de temps pour faire connaissance avec sa future camarade d'école, mais il était au moins certain de pouvoir la rencontrer à nouveau là-bas et cette idée ne lui déplaisait pas, bien au contraire. À première vue, Angela avait l'air gentille et pourrait peut-être devenir son amie avec le temps, mais Luncan s’emballait peut-être un peu trop...
« Je crois qu'on va bientôt devoir passer à la boutique suivante, mais on se croisera peut-être ailleurs ? Dans la boutique de baguettes par exemple. Ce serait marrant d'aller la chercher ensemble ! Sinon, rendez-vous à Poudlard pour la rentrée du coup. J'ai vraiment hâte d'y être, même si c'est un peu stressant, surtout qu'on ne pourra rentrer chez nous que pendant les vacances, ça va faire bizarre tout ça... »
Étrangement, parler de la rentrée avec une fille de son âge, qui allait vivre la même chose que lui le rassurait un peu. Il était à présent confiant pour le jour J et prêt à affronter cette nouvelle épreuve aux côtés d'Angela.
« Merci beaucoup d'avoir réparé mes bêtises, c'est très gentil à toi. Je risque moins de me faire engueuler par le propriétaire grâce à toi, même si j'ai dû effrayer quelques clients... »
De son côté, la mère de Luncan paraissait très reconnaissante envers la petite famille qui leur était venue en aide et les remercia chaleureusement. Elle se tourna ensuite vers son fils et remit en place quelques mèches de ses cheveux ébouriffés après sa chute.
« Bon, je retourne prendre des fioles et un chaudron et ensuite, on continuera de chercher le reste de tes fournitures, d'accord ? Et essaie de ne rien casser de plus. », dit-elle en esquissant un sourire avant de partir vers les fioles en verre.
Le blondinet acquiesça sans rien dire et reporta son attention sur la jeune fille en jaune qui se présentait à son tour, non sans lui faire remarquer qu'elle connaissait déjà son prénom. Il esquissa un sourire en coin, puis tendit en retour sa main glacée pour serrer gentiment celle d'Angela. « Enchanté aussi. C'est vraiment cool de se rencontrer avant l'école ! Je serais moins stressé à la rentrée à l'idée de ne connaître personne. On pourra s'encourager au moment de passer devant le Choixpeau magique au moins ! », s'écria Luncan avec enthousiasme. « D'ailleurs, t'as une idée de où tu vas être envoyée ? Ça ne te stresse pas trop ? », demanda-t-il en s'imaginant déjà dans la grande salle à attendre sa répartition aux côtés d'Angela.
Le garçon fut soudain détourné de ses rêveries par les questions de la rousse et il hocha la tête de gauche à droite. « Non, on n'est pas encore passé par la boutique des baguettes. Comme celle des chaudrons était juste à l'entrée, on est passé par là, mais j'ai vraiment hâte de voir à quoi elle va ressembler, même si je sens que je vais encore tout casser... Ma mère a dit que les baguettes étaient toutes uniques et celle de mon frère est vraiment belle ! J'aimerais bien en avoir une comme la sienne... »
Luncan lança un regard vers sa mère qui avait trouvé les fioles et se dirigeait à présent vers les chaudrons. Elle non plus n'en avait plus pour longtemps avant de passer à la caisse et le moment de quitter Angela n'allait sûrement pas tarder. Le garçon aurait aimé avoir plus de temps pour faire connaissance avec sa future camarade d'école, mais il était au moins certain de pouvoir la rencontrer à nouveau là-bas et cette idée ne lui déplaisait pas, bien au contraire. À première vue, Angela avait l'air gentille et pourrait peut-être devenir son amie avec le temps, mais Luncan s’emballait peut-être un peu trop...
« Je crois qu'on va bientôt devoir passer à la boutique suivante, mais on se croisera peut-être ailleurs ? Dans la boutique de baguettes par exemple. Ce serait marrant d'aller la chercher ensemble ! Sinon, rendez-vous à Poudlard pour la rentrée du coup. J'ai vraiment hâte d'y être, même si c'est un peu stressant, surtout qu'on ne pourra rentrer chez nous que pendant les vacances, ça va faire bizarre tout ça... »
Étrangement, parler de la rentrée avec une fille de son âge, qui allait vivre la même chose que lui le rassurait un peu. Il était à présent confiant pour le jour J et prêt à affronter cette nouvelle épreuve aux côtés d'Angela.
Une histoire de balance...
Lorsque Luncan remercia Mazy, les joues de cette dernière s’empourprèrent. L’intervention de Fatima évita à l’être au teint rose de prendre la parole, lui permettant ainsi de ne pas se ridiculiser en tentant d’aligner quelques syllabes sans bégayer pour s’adresser au blond. Une fois que les deux adultes et l’elfe de maison s’étaient éloignées, le garçon serra la main d’Angela. Cette dernière constata qu’il avait les doigts gelés : bien que peu agréable, cela restait préférable à une poignée de main moite.
Luncan prit alors la parole, mentionnant entre autres le fait qu’il pouvait être bien qu’ils s’encouragent lorsque le moment viendrait pour eux de mettre le Choixpeau magique sur leur tête. En entendant cela, Angela ne put s’empêcher de s’imaginer en tenue de pom-pom girl en train de scander un slogan niais à base de « tu peux le faire ! ». Perdue dans ses pensées, son regard s’était posé sur un point invisible derrière son interlocuteur. Reprenant ses esprits, elle replongea ses yeux dans ceux de Luncan tout en faisant disparaitre le sourire amusé qui avait commencé à étirer le coin de ses lèvres lorsqu’elle s’était imaginée exécuter une figure acrobatique avec des pompons dans les mains.
« Aucune idée ! » annonça-t-elle. « Mes grands-parents paternels n’espèrent qu’une chose : que je tombe chez Serpentard comme eux et leurs ancêtres. Sans doute essaient-ils d’oublier que l'un de leurs propres enfants a été envoyé à Gryffondor en se complaisant à l’idée que leurs petits-enfants ont, eux, suivi leurs traces... » lâcha la rousse plus pour elle-même que pour son interlocuteur, plissant les yeux tout en réfléchissant à voix haute. « Mais moi je peux aller dans n’importe quelle Maison que ça m’irait ! Donc non je ne stresse pas... » se reprit-elle en abandonnant son regard songeur et ses formulations de phrase alambiquées.
Angela constata que Fatima se rendait déjà vers la caisse pour payer les diverses fournitures dont la fillette allait avoir besoin pour suivre les cours à Poudlard. Luncan venait de mentionner qu’il pouvait être marrant qu’ils aillent cherchent leur baguette ensemble. Partageant entièrement cet avis, la rousse se mit à réfléchir à toute vitesse (ce qui était, pour elle, aussi simple à faire qu’à dire) et elle décida de prendre les devants pour que leur envie commune devienne réalité. Angela aimait bien être à la tête des opérations et dire aux gens ce qu’ils se devaient de faire. Elle se retourna donc et annonça :
« Bah tu sais quoi ? La boutique de baguettes est la prochaine dans laquelle nous allons nous rendre ! Voilà donc ce que je te propose : toi tu vas demander à ta maman si vous pouvez venir avec nous quitte à passer dans les autres boutiques après, et moi je vais aller voir Fatima pour lui demander qu’on vous attende quelques minutes le temps que vous terminiez vos courses ici ! »
A peine eut-elle fini de proposer son plan que la demoiselle avait tourné les talons. Au final, il s’avérait donc que ce qu’elle venait de dire se rapprochait plus d’une injonction que d’une proposition... Arrivée aux côtés de sa gouvernante, elle déposa sur le comptoir la balance en cuivre qui lui avait été remise par Luncan : elle était bien décidée à obtenir ce qu’elle voulait et, pour ce faire, elle prit son plus beau sourire. Fatima la connaissant bien, il fallait qu’elle parvienne à toucher la corde sensible de la marocaine.
« Dis Fatima ? On pourrait attendre mon nouvel ami et sa maman avant d’aller chercher la baguette ? »
« Nous n’avons pas le temps pour ça, et tu le sais... »
Oui en effet : elle le savait... Elles étaient pressées, car Angela avait un cours d’équitation qui commençait dans moins d’une heure et demie. Fatima se baissa pour prendre le carton contenant les fioles que Mazy lui tendait, puis elle déposa ledit carton sur le comptoir entre le chaudron en étain et la balance apportée par la rousse. Cette dernière était d’ailleurs en train de se rendre compte qu’elle n’avait pas mis assez d’emphase sur les mots « nouvel ami ». Non pas qu’elle considère réellement le blond comme tel (c’était trop tôt pour ça !), mais il fallait juste que Fatima le croie. Angela tenait vraiment à ne pas être la seule chez Ollivander à acquérir sa première baguette...
« Oui, mais nous pouvons aussi revenir un autre jour, tu sais ! J’ai vraiment envie de passer encore un peu de temps avec mon ami... S’il te plaît Fatima ! Dis oui ! S’il te plaît ! »
« C’est hors de quest.... Attends... Ton ami tu as dit ? » s’interrompit la brune qui semblait soudainement être surprise.
Il était vrai que le nombre de fois où Angela avait dit de quelqu’un qu’il était son ami se comptabilisait sur les doigts d’une main. Fatima commençait d’ailleurs à désespérer de voir un jour la fillette se lier d’amitié avec une personne de son âge. La rousse avait bien calculé son coup en utilisant le terme « ami ». Elle avait même poussé le vice jusqu’au point de coller les paumes de ses mains l’une contre l’autre pour donner plus de poids à ses supplications verbales. Après un hochement de tête positif en guise de réponse à la question qui venait d’être posée, la sentence tomba :
« Bon... D’accord... Nous reviendrons après-demain pour finir les achats, comme ça on peut prendre tout notre temps aujourd'hui pour aller chercher ta baguette sans avoir à nous presser... »
Sautant de joie, Angela prit momentanément Fatima dans ses bras avant de retourner vers Luncan. Elle avait certes sur-joué son ressenti, mais elle était toutefois véritablement soulagée à l’idée de pouvoir partager ce moment tant attendu avec quelqu’un qui était dans le même cas qu’elle. Afin de ne pas s’incruster au plein milieu de leur conversation, Angela resta en retrait pendant que le garçon discutait avec sa maman et, dès que la sorcière aux cheveux châtains s’éloigna, la rousse rejoignit Luncan pour lui demander :
« Alors, elle a dit quoi ? »
Luncan prit alors la parole, mentionnant entre autres le fait qu’il pouvait être bien qu’ils s’encouragent lorsque le moment viendrait pour eux de mettre le Choixpeau magique sur leur tête. En entendant cela, Angela ne put s’empêcher de s’imaginer en tenue de pom-pom girl en train de scander un slogan niais à base de « tu peux le faire ! ». Perdue dans ses pensées, son regard s’était posé sur un point invisible derrière son interlocuteur. Reprenant ses esprits, elle replongea ses yeux dans ceux de Luncan tout en faisant disparaitre le sourire amusé qui avait commencé à étirer le coin de ses lèvres lorsqu’elle s’était imaginée exécuter une figure acrobatique avec des pompons dans les mains.
« Aucune idée ! » annonça-t-elle. « Mes grands-parents paternels n’espèrent qu’une chose : que je tombe chez Serpentard comme eux et leurs ancêtres. Sans doute essaient-ils d’oublier que l'un de leurs propres enfants a été envoyé à Gryffondor en se complaisant à l’idée que leurs petits-enfants ont, eux, suivi leurs traces... » lâcha la rousse plus pour elle-même que pour son interlocuteur, plissant les yeux tout en réfléchissant à voix haute. « Mais moi je peux aller dans n’importe quelle Maison que ça m’irait ! Donc non je ne stresse pas... » se reprit-elle en abandonnant son regard songeur et ses formulations de phrase alambiquées.
Angela constata que Fatima se rendait déjà vers la caisse pour payer les diverses fournitures dont la fillette allait avoir besoin pour suivre les cours à Poudlard. Luncan venait de mentionner qu’il pouvait être marrant qu’ils aillent cherchent leur baguette ensemble. Partageant entièrement cet avis, la rousse se mit à réfléchir à toute vitesse (ce qui était, pour elle, aussi simple à faire qu’à dire) et elle décida de prendre les devants pour que leur envie commune devienne réalité. Angela aimait bien être à la tête des opérations et dire aux gens ce qu’ils se devaient de faire. Elle se retourna donc et annonça :
« Bah tu sais quoi ? La boutique de baguettes est la prochaine dans laquelle nous allons nous rendre ! Voilà donc ce que je te propose : toi tu vas demander à ta maman si vous pouvez venir avec nous quitte à passer dans les autres boutiques après, et moi je vais aller voir Fatima pour lui demander qu’on vous attende quelques minutes le temps que vous terminiez vos courses ici ! »
A peine eut-elle fini de proposer son plan que la demoiselle avait tourné les talons. Au final, il s’avérait donc que ce qu’elle venait de dire se rapprochait plus d’une injonction que d’une proposition... Arrivée aux côtés de sa gouvernante, elle déposa sur le comptoir la balance en cuivre qui lui avait été remise par Luncan : elle était bien décidée à obtenir ce qu’elle voulait et, pour ce faire, elle prit son plus beau sourire. Fatima la connaissant bien, il fallait qu’elle parvienne à toucher la corde sensible de la marocaine.
« Dis Fatima ? On pourrait attendre mon nouvel ami et sa maman avant d’aller chercher la baguette ? »
« Nous n’avons pas le temps pour ça, et tu le sais... »
Oui en effet : elle le savait... Elles étaient pressées, car Angela avait un cours d’équitation qui commençait dans moins d’une heure et demie. Fatima se baissa pour prendre le carton contenant les fioles que Mazy lui tendait, puis elle déposa ledit carton sur le comptoir entre le chaudron en étain et la balance apportée par la rousse. Cette dernière était d’ailleurs en train de se rendre compte qu’elle n’avait pas mis assez d’emphase sur les mots « nouvel ami ». Non pas qu’elle considère réellement le blond comme tel (c’était trop tôt pour ça !), mais il fallait juste que Fatima le croie. Angela tenait vraiment à ne pas être la seule chez Ollivander à acquérir sa première baguette...
« Oui, mais nous pouvons aussi revenir un autre jour, tu sais ! J’ai vraiment envie de passer encore un peu de temps avec mon ami... S’il te plaît Fatima ! Dis oui ! S’il te plaît ! »
« C’est hors de quest.... Attends... Ton ami tu as dit ? » s’interrompit la brune qui semblait soudainement être surprise.
Il était vrai que le nombre de fois où Angela avait dit de quelqu’un qu’il était son ami se comptabilisait sur les doigts d’une main. Fatima commençait d’ailleurs à désespérer de voir un jour la fillette se lier d’amitié avec une personne de son âge. La rousse avait bien calculé son coup en utilisant le terme « ami ». Elle avait même poussé le vice jusqu’au point de coller les paumes de ses mains l’une contre l’autre pour donner plus de poids à ses supplications verbales. Après un hochement de tête positif en guise de réponse à la question qui venait d’être posée, la sentence tomba :
« Bon... D’accord... Nous reviendrons après-demain pour finir les achats, comme ça on peut prendre tout notre temps aujourd'hui pour aller chercher ta baguette sans avoir à nous presser... »
Sautant de joie, Angela prit momentanément Fatima dans ses bras avant de retourner vers Luncan. Elle avait certes sur-joué son ressenti, mais elle était toutefois véritablement soulagée à l’idée de pouvoir partager ce moment tant attendu avec quelqu’un qui était dans le même cas qu’elle. Afin de ne pas s’incruster au plein milieu de leur conversation, Angela resta en retrait pendant que le garçon discutait avec sa maman et, dès que la sorcière aux cheveux châtains s’éloigna, la rousse rejoignit Luncan pour lui demander :
« Alors, elle a dit quoi ? »
Dernière modification par Angela Sherwood le 30 juil. 2019, 19:13, modifié 1 fois.
Une histoire de balance...
Luncan attendait les réponses de la jeune fille avec hâte, mais lorsqu'elle lui annonça qu'elle n'avait pas la moindre idée de la maison qu'allait lui choisir le Choixpeau, il eut l'air pensif. En fait, il ne savait pas lui non plus, mais à en entendre les conflits que cela pouvait créer au sein d'une famille, il était heureux que sa mère ou ses grands-parents ne lui mettent aucune pression à ce sujet.
« D'accord... », dit-il en esquissant une moue désolée à l'adresse d'Angela. « Ma mère est allée à Serdaigle, mais je ne pense pas être fait pour cette maison moi. Enfin, d'après ce que j'ai compris ! »
L'imagination débordante du petit blond le fit partir à nouveau dans ses rêveries durant les quelques secondes où le duo ne parlait plus. Il imaginait à nouveau le Choixpeau sur sa tête et Angela face à lui qui levait les pouces au ciel afin de l'encourager, mais le Choixpeau ne trouvait pas dans quelle maison l'envoyer et sa répartition allait durer des heures et faire débat... Mais pourquoi pensait-il à cela ? Lulu fronça les sourcils en secouant la tête, puis sursauta lorsque la rousse lui adressa soudain la parole. Il écarquilla les yeux et l'observa tourner les talons et partir en direction de la dame et son elfe de maison, sans vraiment saisir ses propos. Luncan dut bien mettre plusieurs secondes avant de comprendre le plan de la jeune fille tout en se remémorant ses paroles. Lorsqu'il eut enfin compris, il afficha un large sourire rayonnant et fila à toute vitesse retrouver sa mère qui portait un gros chaudron en étain.
« Maman, maman ! Tu sais, la fille à qui je parlais tout à l'heure, Angela ? Eh bien elle entre à Poudlard en même temps que moi et même qu'on fera notre répartition ensemble ! Dis, on vient de penser qu'on pourrait aller chercher notre baguette ensemble, ce serait trop bien ! Tu es d'accord ? Dis oui, s'il te plaît ? », supplia le petit garçon en sautillant auprès de sa mère. « Eh bien... », commença-t-elle en lançant un regard aux trois concernés. « Si elles sont d'accord, alors pourquoi pas ? Je n'y vois aucun inconvénient et je suis contente que tu fasses déjà connaissance avec tes futurs camarades », dit-elle en esquissant un sourire chaleureux. La sorcière ne pouvait clairement pas résister à l'enthousiasme du garçon.
En entendant la réponse d'Emma, son fils sauta de joie et retourna d'où il venait afin d'attraper une balance prise au hasard puisqu'elles étaient toutes neuves. Il retourna ensuite auprès de sa mère afin qu'elle puisse payer le tout en caisse et déposa délicatement l'objet auprès des autres articles. Lorsqu'il aperçut Angela qui était revenue vers lui, il fit un pas de côté pour s'approcher d'elle et écouter ce qu'elle avait à lui dire. Avant même de donner la réponse qu'elle venait de recevoir, elle lui demanda la sienne sans satisfaire la curiosité du blond, mais de toute façon, ce dernier ne pouvait pas garder ça pour lui et afficha un sourire rayonnant tout en annonçant : « Oui, c'est bon ma mère est d'accord ! Elle est contente que je fasse connaissance avec des gens de Poudlard avant la rentrée. Et pour toi, c'est bon aussi ? »
L'idée de recevoir sa première baguette aux côtés d'Angela le réjouissait vraiment et il était certain qu'ils en garderaient un très bon souvenir. Si ces deux-là finissaient par devenir amis, cette amitié partait vraiment sur de bonnes bases !
Le temps que Luncan annonce la bonne nouvelle à la petite rousse, Emma avait déjà terminé ses achats et rangé le tout dans un sac sans fond qu'elle portait à présent sans problème. Elle retourna alors auprès de son fils et adressa un sourire à la demoiselle près de lui. « Alors on se dirige vers la boutique d'Ollivender tous ensemble ? », les interrogea-t-elle. Le regard que Lulu lançait à la jeune fille semblait tout aussi interrogatif et impatient.
« D'accord... », dit-il en esquissant une moue désolée à l'adresse d'Angela. « Ma mère est allée à Serdaigle, mais je ne pense pas être fait pour cette maison moi. Enfin, d'après ce que j'ai compris ! »
L'imagination débordante du petit blond le fit partir à nouveau dans ses rêveries durant les quelques secondes où le duo ne parlait plus. Il imaginait à nouveau le Choixpeau sur sa tête et Angela face à lui qui levait les pouces au ciel afin de l'encourager, mais le Choixpeau ne trouvait pas dans quelle maison l'envoyer et sa répartition allait durer des heures et faire débat... Mais pourquoi pensait-il à cela ? Lulu fronça les sourcils en secouant la tête, puis sursauta lorsque la rousse lui adressa soudain la parole. Il écarquilla les yeux et l'observa tourner les talons et partir en direction de la dame et son elfe de maison, sans vraiment saisir ses propos. Luncan dut bien mettre plusieurs secondes avant de comprendre le plan de la jeune fille tout en se remémorant ses paroles. Lorsqu'il eut enfin compris, il afficha un large sourire rayonnant et fila à toute vitesse retrouver sa mère qui portait un gros chaudron en étain.
« Maman, maman ! Tu sais, la fille à qui je parlais tout à l'heure, Angela ? Eh bien elle entre à Poudlard en même temps que moi et même qu'on fera notre répartition ensemble ! Dis, on vient de penser qu'on pourrait aller chercher notre baguette ensemble, ce serait trop bien ! Tu es d'accord ? Dis oui, s'il te plaît ? », supplia le petit garçon en sautillant auprès de sa mère. « Eh bien... », commença-t-elle en lançant un regard aux trois concernés. « Si elles sont d'accord, alors pourquoi pas ? Je n'y vois aucun inconvénient et je suis contente que tu fasses déjà connaissance avec tes futurs camarades », dit-elle en esquissant un sourire chaleureux. La sorcière ne pouvait clairement pas résister à l'enthousiasme du garçon.
En entendant la réponse d'Emma, son fils sauta de joie et retourna d'où il venait afin d'attraper une balance prise au hasard puisqu'elles étaient toutes neuves. Il retourna ensuite auprès de sa mère afin qu'elle puisse payer le tout en caisse et déposa délicatement l'objet auprès des autres articles. Lorsqu'il aperçut Angela qui était revenue vers lui, il fit un pas de côté pour s'approcher d'elle et écouter ce qu'elle avait à lui dire. Avant même de donner la réponse qu'elle venait de recevoir, elle lui demanda la sienne sans satisfaire la curiosité du blond, mais de toute façon, ce dernier ne pouvait pas garder ça pour lui et afficha un sourire rayonnant tout en annonçant : « Oui, c'est bon ma mère est d'accord ! Elle est contente que je fasse connaissance avec des gens de Poudlard avant la rentrée. Et pour toi, c'est bon aussi ? »
L'idée de recevoir sa première baguette aux côtés d'Angela le réjouissait vraiment et il était certain qu'ils en garderaient un très bon souvenir. Si ces deux-là finissaient par devenir amis, cette amitié partait vraiment sur de bonnes bases !
Le temps que Luncan annonce la bonne nouvelle à la petite rousse, Emma avait déjà terminé ses achats et rangé le tout dans un sac sans fond qu'elle portait à présent sans problème. Elle retourna alors auprès de son fils et adressa un sourire à la demoiselle près de lui. « Alors on se dirige vers la boutique d'Ollivender tous ensemble ? », les interrogea-t-elle. Le regard que Lulu lançait à la jeune fille semblait tout aussi interrogatif et impatient.
Une histoire de balance...
« Oui, c'est bon ma mère est d'accord ! Elle est contente que je fasse connaissance avec des gens de Poudlard avant la rentrée. Et pour toi, c'est bon aussi ? »
Avant même qu’Angela eut le temps de répondre à cette question, la maman de Luncan avait terminé de passer en caisse et les avait rejoints pour demander si oui ou non ils allaient se diriger tous ensemble vers la boutique de baguettes magiques. En lui adressant un énorme sourire, la rousse lui annonça :
« Oui Madame ! Je m’apprêtais justement à dire à votre fils que ma gouvernante a fini par accepter. Au début elle avait refusé de peur que nous n’ayons pas le temps de vous attendre, mais je suis parvenue à la faire changer d’avis ! »
Elle n’avait aucune honte à dire qu’elle avait faire preuve d’une certaine ruse pour parvenir à ses fins. La rousse se retourna et chercha de ses yeux bleus Fatima. Elle la vit alors en train de mettre dans le chaudron en étain la balance de cuivre et le petit carton rempli de fioles. La gouvernante se tourna ensuite vers Mazy et lui demanda gentiment de transplaner au Manoir pour y déposer leurs achats, ce que l’elfe de maison s’empressa de faire en faisant frétiller ses oreilles. Les petites mains que l’être avait posées sur l’anse du chaudron avant de disparaître dans un « Pop » caractéristique étaient semblables à celles d’une personne anorexique. Angela avait toujours été étonnée de voir que, même bien nourris, les elfes de maison qui travaillaient chez eux ne grossissaient pas, si ce n’était leur ventre qui gonflait comme un ballon de baudruche lorsqu’ils s’empiffraient plus que d’habitude, notamment lors des fêtes de fin d’année.
« Fatima arrive ! » annonça-t-elle à Luncan et sa maman en se retournant pour leur faire à nouveau face.
« Bonjour Madame, ravie de faire votre connaissance ! » déclara la marocaine avec son léger accent lorsqu’elle fut arrivée à leur hauteur. Elle tendit sa main à la sorcière aux cheveux châtains.
Sans s’attarder sur l’échange entre Fatima et la maman de Luncan, Angela glissa son bras sous celui du blond et l’entraîna vers la sortie tout en se lançant dans un long monologue :
« Je suis trop contente qu’on y aille ensemble ! J’avoue que j’avais un peu peur de me retrouver comme seule sorcière achetant sa première baguette dans la boutique... T’imagines si toutes les baguettes que j’essaie ne me choisissent pas ? Ce serait un calvaire ! Toi t’aimerais quoi comme baguette ? Moi j’aimerais trop que ma baguette soit en bois de Sureau et qu’elle contienne un crin de Manticore. Ce serait drôle qu’elle contienne une plume ou une écaille de Snallygaster, parce que mon frère me surnomme Snally... Il dit que je suis trop curieuse... En parlant de curiosité : avant tu m’as dit que tu ne pensais pas être envoyé chez Serdaigle, mais du coup tu te verrais dans quelle Maison ? »
Tandis que la rousse parlait sans cesse, les deux sorciers en devenir avait rejoint la porte de la boutique. La fillette l’ouvrit avec entrain. Alors que les enfants s’apprêtaient à mettre un pied dehors, le « Pop » caractéristique se fit entendre et ils se trouvèrent nez à nez avec Mazy. Cette apparition soudaine avait empêché Luncan de répondre aux interrogations de son interlocutrice.
« Maze ! » lâcha Angela en plaquant une main sur sa poitrine, appelant l’elfe par le surnom qu’elle lui donnait. « Tu m’as fait peur ! »
« Pardon Miss, Mazy ne voulait pas vous interrompre. »
Mazy rougissait et parlait d’une voix encore plus inaudible que d’habitude, fuyant de ses grands yeux presque violets le regard de Luncan. Elle passa alors à côté de la rousse pour aller rejoindre Fatima qui se trouvait derrière eux avec la mère du blond. Angela avait rarement vu l’elfe rougir autant en si peu de temps. Elle était certes timide, mais d’habitude elle n’avait pas tant de mal à soutenir le regard des gens : elle se contentait de toujours afficher un sourire poli, alors que là elle semblait être véritablement gênée.
« Je crois que tu lui plais... » gloussa à voix basse Angela une fois que l’elfe s’était éloignée. « Bon, on en était où déjà ? Ah oui, il fallait que tu répondes à mes questions ! »
Avant même qu’Angela eut le temps de répondre à cette question, la maman de Luncan avait terminé de passer en caisse et les avait rejoints pour demander si oui ou non ils allaient se diriger tous ensemble vers la boutique de baguettes magiques. En lui adressant un énorme sourire, la rousse lui annonça :
« Oui Madame ! Je m’apprêtais justement à dire à votre fils que ma gouvernante a fini par accepter. Au début elle avait refusé de peur que nous n’ayons pas le temps de vous attendre, mais je suis parvenue à la faire changer d’avis ! »
Elle n’avait aucune honte à dire qu’elle avait faire preuve d’une certaine ruse pour parvenir à ses fins. La rousse se retourna et chercha de ses yeux bleus Fatima. Elle la vit alors en train de mettre dans le chaudron en étain la balance de cuivre et le petit carton rempli de fioles. La gouvernante se tourna ensuite vers Mazy et lui demanda gentiment de transplaner au Manoir pour y déposer leurs achats, ce que l’elfe de maison s’empressa de faire en faisant frétiller ses oreilles. Les petites mains que l’être avait posées sur l’anse du chaudron avant de disparaître dans un « Pop » caractéristique étaient semblables à celles d’une personne anorexique. Angela avait toujours été étonnée de voir que, même bien nourris, les elfes de maison qui travaillaient chez eux ne grossissaient pas, si ce n’était leur ventre qui gonflait comme un ballon de baudruche lorsqu’ils s’empiffraient plus que d’habitude, notamment lors des fêtes de fin d’année.
« Fatima arrive ! » annonça-t-elle à Luncan et sa maman en se retournant pour leur faire à nouveau face.
« Bonjour Madame, ravie de faire votre connaissance ! » déclara la marocaine avec son léger accent lorsqu’elle fut arrivée à leur hauteur. Elle tendit sa main à la sorcière aux cheveux châtains.
Sans s’attarder sur l’échange entre Fatima et la maman de Luncan, Angela glissa son bras sous celui du blond et l’entraîna vers la sortie tout en se lançant dans un long monologue :
« Je suis trop contente qu’on y aille ensemble ! J’avoue que j’avais un peu peur de me retrouver comme seule sorcière achetant sa première baguette dans la boutique... T’imagines si toutes les baguettes que j’essaie ne me choisissent pas ? Ce serait un calvaire ! Toi t’aimerais quoi comme baguette ? Moi j’aimerais trop que ma baguette soit en bois de Sureau et qu’elle contienne un crin de Manticore. Ce serait drôle qu’elle contienne une plume ou une écaille de Snallygaster, parce que mon frère me surnomme Snally... Il dit que je suis trop curieuse... En parlant de curiosité : avant tu m’as dit que tu ne pensais pas être envoyé chez Serdaigle, mais du coup tu te verrais dans quelle Maison ? »
Tandis que la rousse parlait sans cesse, les deux sorciers en devenir avait rejoint la porte de la boutique. La fillette l’ouvrit avec entrain. Alors que les enfants s’apprêtaient à mettre un pied dehors, le « Pop » caractéristique se fit entendre et ils se trouvèrent nez à nez avec Mazy. Cette apparition soudaine avait empêché Luncan de répondre aux interrogations de son interlocutrice.
« Maze ! » lâcha Angela en plaquant une main sur sa poitrine, appelant l’elfe par le surnom qu’elle lui donnait. « Tu m’as fait peur ! »
« Pardon Miss, Mazy ne voulait pas vous interrompre. »
Mazy rougissait et parlait d’une voix encore plus inaudible que d’habitude, fuyant de ses grands yeux presque violets le regard de Luncan. Elle passa alors à côté de la rousse pour aller rejoindre Fatima qui se trouvait derrière eux avec la mère du blond. Angela avait rarement vu l’elfe rougir autant en si peu de temps. Elle était certes timide, mais d’habitude elle n’avait pas tant de mal à soutenir le regard des gens : elle se contentait de toujours afficher un sourire poli, alors que là elle semblait être véritablement gênée.
« Je crois que tu lui plais... » gloussa à voix basse Angela une fois que l’elfe s’était éloignée. « Bon, on en était où déjà ? Ah oui, il fallait que tu répondes à mes questions ! »