∞ Pour quelques…fausses notes ∞

Privée @Welmina MacMaulan



Manoir Brunn, Été 2044

Hamilton, Écosse



Cela faisait une semaine que Debra était parti de Poudlard. C’était les grandes vacances et l’école de sorciers n’acceptait pas de garder les élèves. Évelyne et son père n’étaient pas là quand elle se réveilla, elle se leva donc de bonne humeur. Baldi, l’elfe de maison familiale lui servi son petit déjeuné et Debra laissa son esprit vagabonder en pensant à son école. La matinée se déroula de façon plutôt monotone, elle fit sa toilette, s’habilla, s’ennuya, se ré-ennuya, et se ré-ennuya encore une fois.

Elle descendit dans le salon secondaire pour s’asseoir avec un livre qu’elle avait choisi dans la bibliothèque mais ses yeux furent attirés par l’immense et majestueux piano qui trônait au fond de la pièce. Le piano avec le qu’elle Debra et sa mère avait l’habitude de jouer ensemble avant. Il avait appartenu à celle-ci avant sa mort et en avait fait hériter Debra. Elle s’approcha doucement, très doucement. Elle effleura du bout des doigts le magnifique clavier de l’instrument. Elle s’assit sur le petit tabouret en bois de chêne et posa ses deux mains sur l’engin. Une partition était posée sur le pupitre. Elle joua. C’est tous ce qu’elle n’avait jamais pus exprimer qu’elle pus désormais faire fuir par le biais de l’instrument. Les notes coulaient entre ses doigts et une magnifique mélodie sortait de l’arrière du piano.

Soudain elle se figea mais ses doigts, eux continuèrent de jouer, elle en était sûr, la porte venait de s’ouvrir. Peut-être que son père était revenu, après tout elle ne savait  pas où il était. Avec un peu de chance Évelyne était resté coincée dans le néant en trans-planant… enfin, il ne fallait pas trop rêver… Les bruits de pas se dirigeait vers la pièce mais Debra continuait de jouer sans les entendre.

- Debra ! Il suffi ! Pour qui te prends-tu ? Cesses immédiatement se vacarme tu ne sais pas jouer ! C’est faire déshonneur à Layla que de jouer ainsi.

C’était la voie de son père qui résonnait dans le manoir, Debra se retourna, elle était en colère, c’était tellement injuste, tellement anormale. Son père se tenait debout, là, dans l’encadrement de la porte, il la regardait avec un air froid qui était maintenant presque habituelle pour Debra. Mais cette fois elle voulait lui répondre.

-Père, excusez moi du terme mais vous trouver que c’est faire honneur à ma mère que de faire habiter une pouf en porcelaine dans ses appartements ?

Mais à peine eut-elle fini sa phrase que Évelyne entra dans la pièce.

-Debra nous avons de grandes nouvelles à t’annoncer, tu nous suis s’il te plait .

Ce n’était pas une question, Debra le savait très bien, Évelyne avait un sourire mauvais mais malgré tout ce qui lui disait de ne pas l’écouter elle enjamba le pas de la « pouf en porcelaine ».

Ne pas parler de mon âge dans des RPs s'il vous plait.
~ Draco dormiens nunquam titillandus.~
Il ne faut jamais titiller un dragon qui dort

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Attente. Mal-être. Incompréhension. Je suis dans le salon d'un inconnu, d'une inconnue et d'une inconnue. Papa me tient la main. Il n'est pas à l'aise. Je repense à toutes ces dernières heures, fatidiques pour lui. Il y a quelques heures, on était à la maison et il me tenait la main. Il m'avait dit qu'on devait partir. Pour rencontrer sa sœur et donc ma tante, qui allée se marier avec un veuf qui avait une fille. De mon âge a peu près. Et ensuite nous étions à l'aéroport, près à partir pour l'Ecosse. C'était dingue, tout étais passé si vite. Même dans l'avion. L'avion ! Je n'avais pas souvent pris l'avion, sauf dans mon enfance mais je me souviens que ça m'avait impressionnée. Moins, maintenant depuis que je suis une sorcière. Et que j'ai connaissance de la Magie. La Magie. Sûrement une des choses qui fait que je suis ici aujourd'hui. Enfin, je n'en suis pas sûre bien que papa m'est déjà tout expliqué. Ou presque tout.

Ce qui m'a le plus dérangée, c'est qu'il m'est cachée qu'il avait une sœur. Je comprends qu'il était en conflit avec elle mais quand même... Mais en même temps je pense comprendre la nature de leurs conflits, elle est si... froide et me semble parfaitement égoïste et mon père est débordant de vie. Je la juge peut-être à cause de ce que papa m'a dit mais ça m'étonnerait quelque peu. Évelyne. Evelyne MacMaulan. Comme papa, comme moi, comme maman, mon frère et ma sœur. Cette femme fait donc parti de ma famille. Famille. J'aurais tellement aimé qu'on soit regroupé tous les quatre ici, pour papa mais je suis seule. A lui tenir la main. Mon frère travaille, comme toujours. Maman travaille, sois disant et doit s'occuper d'Horty. En réalité, elle ne veut pas avoir à aider papa, et encore moins à avoir affaire à sa famille. Et ma sœur... elle est trop dissipée pour un voyage en avion et trop excitée pour se rendre chez des inconnus. Horty...

Depuis mon arrivée, je ne m'en sens pas du tout à l'aise, autre le fait que je ne connaisse pas cette femme qui partage mon sang, ces « gens » semblent riches voir... nobles. De toute évidence, cette richesse vient de Monsieur Brunn, et pas d'Evelyne. Sauf si papa ne m'a pas tout dit ou ne sais pas tout. La maison est magnifique et grande et pourtant uniquement trois personnes vivent dedans.

Quand ils sont venus nous chercher à l'aéroport, j'ai essayé de détailler le couple qui nous accueillait. Froid tout les deux. Je m'en doutais concernant Evelyne mais je n'avais aucune idée du tempérament de monsieur Brunn. De ce que j'ai vu, il est à l'image de sa conjointe mais en moins... expressif. Et en moins égocentrique. Papa m'a dit qu'il avait perdu son ex-femme, mais comme il tenait ses informations d'Evelyne, on a pas pu en savoir plus. Je regrette presque d'être venue là, mais c'était important pour moi d'accompagner papa. Il n'était pas ravi de revoir sa sœur, c'était un fait.

Quelques notes de musique... venant de là-haut. Un bel air. Très bel air, même. La main de papa pressa la mienne, rêveuse. Cette mélodie était comme une once de lumière dans un tunnel sans fond. Douce. Et mélodieuse. C'était sûrement la fille de Monsieur Brunn, Debra. On ne m'avait pas beaucoup parlé d'elle, je crois qu'Evelyne ne l'apprécie pas. Mais je ne sais pas vraiment pourquoi. Au son de sa musique, j'essaye de l'imaginer. Blonde. Soignée. Moyenne. Sage. Polie. Jolie. Jeune fille très chic et très sage, riche et modeste. C'est peut-être un peu cliché mais je ne la vois pas autrement. Soudain, la musique s'arrête et les pas se rapprochent, la main de papa me serre les doigts.

- Welmina.

J'aime sa façon de prononcer mon nom dans un souffle. Il ne le fait que lorsque ses émotions sont fortes, actuellement je le sens stressé.

- Je voulais que tu saches que ce qui va se passer va me rappeler des souvenirs, loin d'être chaleureux. Si je m'emporte, ramène-moi, je t'en prie.

Je hoche la tête simplement. Les pas dans les escaliers se font de plus en plus proches. Evelyne descend la première et vint s'asseoir dans un canapé, en face de nous. Froide. Monsieur Brunn la rejoint. Sèchement. Et enfin, c'est au tour de la fille, Debra, ma... belle-cousine. Je laisse échapper un mot, quelque chose entre l'admiration et la surprise. Elle a les cheveux rouges. Et les yeux jaunes et rouges. Tout l'inverse de celle que j'ai imaginé. C'est presque... l'incarnation du démon. Mais elle n'a pas l'air méchante. Tout juste incorrecte et quelque peu orgueilleuse. Ne juge pas sans connaître. Elle a une vie difficile et une histoire de famille compliquée. D'ailleurs, je vais certainement en savoir plus maintenant. Je ne suis pas sûre d'en avoir envie. Et Papa non plus.

Troisième année RP.
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Je détestais les secrets. Mais les secrets d'Évelyne autant dire que je les haïssais. J'avançais derrière elle et mon père, le temps qu'il nous fallut pour descendre l'escalier et arriver devant le salon principal devait être égal à moins d'une minute, pourtant je le ressenti comme plusieurs heures. Nos pas résonnaient dans ma tête. Ils étaient lointain, tout était lointain. Je le sentais; ce qui allait ce passer n'allait pas être joyeux ou  sympathique, ou du moins pour moi parce que Évelyne, elle avait un sourire radieux qui dans sa bouche paraissait presque malsain. Nous entrâmes. Je manqua de m'étouffer avec ma propre salive. Une jeune fille et son père surement se tenaient assis sur le canapé en cuir. Ils n'avaient pas l'air très à l'aise... Le temps que je remette mon esprit en état de fonctionnement, Évelyne et mon père c'était déjà assis. Elle prit la parole: comme toujours.

- Debra je te présente ton oncle et ta cousine, ou, plus précisément, mon frère et sa fille.

Une minute là... Elle était complétement conne au elle le faisait exprès? Dans tout les cas ça m'énervais et elle le savait très bien.

-Évelyne, pour cela il faudrait que tu sois ma mère et cela n'est et ne sera jamais le cas. Je te l'ai déjà expliqué, tu ne tant souviens pas?

J'avais parlé sur un ton calme plutôt surprenant. Mais, bien que calme, il était froid et clair.

- Oh mais  ma chérie, je vais l'être puisque ton père et moi allons nous marier dans une semaine.

Mon visage s'affaissa, mon esprit aussi. Moi qui me tenait droite depuis le début commença à laisser retomber mais épaules... Mon cerveau était en plaine décomposition... ILS ALLAIENT SE MARIER!!! Cette phrase tournait en boucle dans ma tête... Visiblement Évelyne avait continué à parler mais je ne l'écoutait plus. Je crus comprendre qu'elle souhaitait faire les présentations. J'avais presque oublier que nous n'étions pas seul mais vu le tableau que nous présentions, il n'était pas grave que je continu. Je me tourna vers mon père.

- Père, je croyais que vous étiez tomber au bas de l'échelle mais enfaite non... vous avez trouvé plus bas... beaucoup plus bas. Mais vous vous marier avec cette... cette... pouf en porcelaine... Vous avez l'air d'un pantin inexpressif. Vous vous faites manipuler par...elle.

Mon elle exprimait du dégout. J'avais étais franche mais ça allait me retomber dessus... Mon père était....livide....

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Troublée. Gênée. Immobile. La fille, Debra donc, avait étais quelque peu étonnée de nous voir dans son salon. Ou alors c'était nous qui étions trop mal à l'aise et créaient une ambiance gênante. Dans tout les cas, personne ne semblaient content. A pars Evelyne, qui souriait follement, de toute évidence ce n'était pas la présence de mon père qui la faisait sourire. Elle commença à parler et nous présenta à Debra. Qui apparemment, était juste contrariée qu'Evelyne la prenne littéralement pour sa fille. D'un côté, j'étais soulagée qu'elle ne s'énerve pas de notre venue, pas pour moi évidemment je voulais juste que Papa se sente à l'aise, de l'autre je me sentais un peu incrustée dans une discussion de famille qui ne me concernait pas. Mais après tout, ils étaient ma famille. Enfin uniquement Evelyne. Apparemment, Debra était du même avis que moi et ne nous considérait pas comme sa famille, elle semblait littéralement détester Evelyne. Et je pense que mon père la comprenait.

J’eus une pointe de compassion pour ma cousine éloignée lorsqu'elle apprit que son propre père allait se marier avec Evelyne. Je me mettais à sa place et en même temps, bien que ma situation familiale était elle aussi tendue, tout était bien différent. Je respecte cette fille et son père pour les épreuves qu'ils ont du traverser, à leur façon apparemment. J'avoue que Debra me fait un peu peur, mais ce n'est rien comparé à Horty et ses réactions imprévisibles.

Sa façon d'insulter sa future belle-mère aussi facilement m'impressionnait un peu. Je ne m'imagine pas faire ça à une adulte qui plus est. La suite était écrite, Evelyne s'énerve, casse quelque chose peut-être, Debra part dans sa chambre, monsieur Brunn s'excuse amèrement, Papa se tait et moi aussi. Je ne connaissais pas cette famille mais je pense l'avoir déjà cerné. Mais ça ne se passa pas comme ça. Parce que c'est Papa qui prit la parole. Calmement. Et s'adressa à Debra.

- Bonjour Debra. Je suis le frère d'Evelyne mais appelle moi Jared. J'imagine le choc que tout ça te fait et je comprends ton énervement. A vrai dire, je pense comme toi au sujet de ma sœur. On m'a dit de venir ici pour me réconcilier avec elle mais je ne suis pas sur de vouloir le faire.

Etait-ce vraiment mon père ? Il venait littéralement d'insulter Evelyne comme l'avait fait Debra, lui qui n'aurait pas dit du mal de quelqu'un même s'il avait essayé de le tuer ! Je ne le reconnaissais plus. Se sentait-il proche de Debra à cause de leur haine pour Evelyne ? Avait-il parler ainsi car c'est ce qu'il faisait avec Evelyne ? Il n'avait toujours pas lâché ma main mais ne me regardait pas pour autant.

Je regarda nos interlocuteurs, et plus précisément monsieur Brunn, il n'avait pas lâché un mot et semblait renfermé sur lui-même. Aimais t’il vraiment ma tante ou se mariait-elle avec elle par intérêts ? Tout était trop flou et lointain. Papa le premier.

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Mais non! Personne ne pouvait comprendre! Personne ne pouvait imaginer! Personne ne pouvait penser la même chose que moi à cette instant précis!

- Non! Non! NON NON NON! Vous ne pouvez pas vous.... vous..... PUTAIN DE MERDE VOUS MARRIEZ!

- Cesse immédiatement cette crise Debra !

M'ordonna Évelyne. Non mais de quoi elle se mêlait elle? Pour qui ce prenait elle?

- Tais toi pouffiasse! Tu n'as aucun droit de me donner des ordres aucun !

*CLAC*

J'esquivais. Trop tard. Le coup était parti et la main d'Évelyne partie sur ma joue dans un geste sec. Ma tête ne bougea pas d'un millimètre lors de l'impact. Seul mes cheveux partir vers la droite. Un volcan avait explosé dans ma tête et la main d'Évelyne était toujours sur ma joue... comme pour marquer son territoire.

- Retires immédiatement ta main de ma joue bouffonne! Comment oses tu me toucher?

Sa main descendit lentement de ma joue et un sourire se dessina sur ces lèvres rouge...

- Bah voilà... Tu vois tu sais faire.

- DEBRA! Il suffi!

Cette fois c'était la voie de mon père qui c'était élevée. Il s'était lever et s'approchait de moi...

*CLAC*

Un deuxième fois, une main s'écrasa sur ma joue mais cette fois ma tête vacilla. Mon père me regarda la mine sévère...

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Choc. Dégoût. Mal-être. Ses « parents » l'avaient frappés, ça n'avait normalement rien d'étonnant vu leur situation familiale. Mais je déteste la violence. Surtout lorsqu'elle est appliqué sur un mineur. En revanche, je n'arrivais plus à ressentir de la pitié pour Debra. Je ne savais pas vraiment si d'un certain côté, elle le cherchait. Une chose était sûre, elle aurait pu devenir douce et agréable au lieu de froide et incorrecte.
Mon regard se planta dans celui de Papa, il était aussi décontenancé que moi.
En fait, je crois qu'il était mal à l'aise aussi. On ne se sentaient pas du tout à notre place. On avaient pourtant étant invités mais on assistaient à une scène qui ne nous concernaient pas.
Ils n'avaient tous les trois d’intérêts que pour le mariage. Il était d'ailleurs la raison de notre présence mais de toute évidence Evelyne ne voulait pas se réconcilier avec Papa. C'est une femme vraiment étrange, elle veut devenir la mère de Debra mais en même temps on dirait qu'elle la déteste.
En même temps, Debra semble tellement tous les contrôler sans vraiment le faire. Elle est en colère mais c'est juste parce qu'elle est triste. Tout ça m'échappe, mais c'est normal. Je ne les connais pas et je ne peux pas les comprendre.
Papa se lève. Et commence à parler.

- Évelyne, de toute évidence vos histoires de familles ne nous concernent pas. Je ne sais pas ce que tu cherches vraiment mais je ne veux pas mêler la mienne à ça.


Et il m'entraîne vers la sortie. Il est logique que c'est la meilleure des solutions. Mais en même temps, je cherche à comprendre pourquoi on était là. J'aurais bien aimé qu'Evelyne parle un peu à Papa, pour que tous ses souvenirs s'envolent et qu'il reparte joyeux. Peut-être qu'elle va vouloir nous rattraper mais j'en doutes fort.
Quand Papa a prononcé le mot « famille », il a comme... grincer dans sa bouche. Il est clair que nos interlocuteurs ne sont pas une famille. Bien que Debra et son père fut autrefois lié grâce à leur mère et femme.
La façon dont ses « parents » traitent Debra me rend triste pour elle et pour tout les enfants maltraités. J'aimerai leur dire que c'est mal mais je ne suis qu'une enfant, il risquerait de se moquer de moi. A la place, je lance un :

- Au revoir...


Ma voix sonne plus grave que d'habitude mais au moins elle n'a pas tremblé. Ma main dans celle de Papa, on se dirige vers la porte de sortie...

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La honte... La tristesse... La prise soudaine de conscience... Je réalise ce qui venait de ce passer... J'entends les paroles lointaines de Jared... ainsi que le petit au revoir de sa fille... Je ne trouve pas la force de me retourner pour répondre... Pourtant il faut que je l'ai, ne serait ce que pour préserver un minimum de fierté et d'honneur. Je me retourne donc vers nos soit disant invités. Je m'interdis de faire couler la moindre larme, je ne veux pas pleurer de douleur par le coup que je viens de recevoir mais seulement de tristesse par le fait que ce soit mon père qui ait porté ce coup... Je me redresse immédiatement et fais un signe de tête comme pour dire au revoir même si en vu de la tournure de la situation, c'est plus un adieu qu'un au revoir je pense... Ils se dirigent tout deux vers le hall pour s'en aller mais mon père les rattrape et retient Jared par le bras.

- Je suis vraiment navré par ce regrettable incidant, vous n'étiez évidement pas sensé voir cela... Veuillez excuser ma fille je vous pris. Je pense que j'ai manqué d'autorité durant son éducation... Mais nous ne vous avons pas fait venir pour assister à une petite correction, non nous voulions déjà évidement vous annoncer que nous nous marrions et nous voulions également vous convier à cet heureux jour qui aura lieu le dix huit août.

Quoi?! Le dix huit! Dans moins de vingts jours! Et puis comment oser t'il dire que je n'étais pas assez éduquée sévèrement! Je n'avais reçu nul amour de mon père depuis que ma mère était morte et il prétendait que mon éducation était trop lasse !

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S'échapper. Compatir. Accepter. A peine, avions nous franchis le seuil que nous nous firent rattraper. Je pensas d'abord que c'était Evelyne, mais ce fut monsieur Brunn. Elle, est hypocrite. Il, est poli. Logique. Bien que je ressens de la haine envers lui, juste parce qu'il a levé la main sur une enfant, sa propre fille. Je ne peux m'empêcher de comprendre qu'il a bon fond.
Ses phrases sont injustes et quelques peu faussées par rapport à Debra mais on sent que c'est une homme malheureux. Et que Debra aussi est malheureuse.
L'invitation au mariage est néanmoins réjouissante, même si l'échange n'a pas étais... cordial, on ne se quitte pas sur une mauvaise entente. C'est toujours bien de ne pas mal se quitter. Papa va sûrement refuser poliment, ne voulant plus avoir affaire à son horrible sœur. Je n'en sais pas plus sur leur enfance, mais sûrement vaut-il mieux que je n'en saches pas plus.
Je le regarde. Il me regarde. Et à mon grand étonnement, il prononce ces phrase :

- Je ne pense pas que Debra soit la seule fautive. Pour le mariage... Qu'en penses-tu, ma chérie ?

Je sais que Papa aime faire ce qu'il pense être le mieux pour moi mais à ce moment je lui en veux de ne pas penser à lui, je ne fais que l'accompagner, c'est à lui de décider. Mais tant pis, je suis trop crispée pour lui dire que c'est à lui. Je ne suis pas à l'aise devant ces gens. Que suis-je sensée dire ? Qu'est-ce qui est le mieux pour papa ?
Je prends un petit temps pour réfléchir, me plongeant dans les beaux yeux marrons de Papa. Comme pour scruter aux fond de lui. Entrer dans son esprit. Et comprendre ce dont il a besoin.
Dans tout les cas, nous pouvons rester ici. Nous avions prévus le voyage pour trois semaines, ce qui rentre dans le temps. Papa aime l’Écosse, je crois. Et même si ça me tue de le dire, il se sent mieux loin de Maman et de leurs disputes. Alors nous resterons. En Ecosse, pour les vacances, au moins.
Le mariage sera je le pense une cérémonie chic remplie de riches personnes -sang-pur, bien évidemment-, nous n'avons rien à y faire. Mais après tout nous avons était invités et si Papa a accepté de venir chez Evelyne, c'est au moins pour assister au mariage.
A ce moment, je pris mon courage à deux mains, et commença à parler :

- Merci de l'invitation. Nous viendrons. Tout nos vœux.

Ma fin de phrase fut faussement joyeuse, leur mariage n'apporterait peut-être que souffrance mais nous ne pouvons rien y faire. Qu'ils soient heureux s'ils le veulent. Qu'ils rendent leur fille triste s'ils le veulent. C'est horrible mais c'est. On n'y peut rien.
C'est au tour de Papa de prononcer un vague au revoir et se retourne encore vers la sortie. Avant de partir, je lance un regard à Debra. Je ne peux pas compatir. Je ne peux pas lire sa souffrance. Je sais qu'elle ne va pas bien. A elle, je lui souhaite le bonheur même si je ne la connais pas. J'esquisse un sourire triste, me retourne puis sort de la riche maison en suivant Papa. Ça aurait pu être pire.

RP fini pour moi.

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