Une concentration au sommet
Le fait que son camarade inconnu, un autre de la même Couleur, lui montre sa paume lui permit de se détendre un peu. Ses épaules étaient moins remontées, ses bouclettes moins farouches et sa mine plus neutre. A force de persuasion, il finissait par accepter la présence de cet autre dans son espace vital. Surtout que l’autre faisait l’effort de ne pas trop insister et de s’asseoir à une distance correcte. Ce n’était pas trop proche, ça n’entrait pas dans sa bulle, il lui avait montré sa paume et comprenait là où il voulait venir. Il pouvait donc fermer sa main et revenir la poser sur sa baguette qu’il tâchait d’examiner via deux de ses sens : vue et toucher. Les autres n’étant pas particulièrement nécessaires. Il essayait de sentir quelque chose de différent que les dessins du bois, la forme de la baguette et ses contours. Quelque chose de plus que tout le monde semblait sentir, apparemment.
Il avait la mine tranquille, face à celui qu’il reconnaissait désormais comme étant un camarade. Un peu moins un inconnu mais après aujourd’hui, qui sait s’il se rappellerait de son visage seulement ? Quoiqu’il lui semblait familier. Peut-être s’était-il déjà brossé les deux à côté de lui un soir. Ou bien lui avait-il passé le sel dans la Grande Salle. Ce qui était à la fois tout aussi probable qu’improbable. Parce qu’il aurait fallu pour cela qu’il s’exprime verbalement et aille à la Grande Salle hors des heures de pointe. Et ces deux éléments étant incompatibles avec sa personne actuelle… Il n’aurait donc pas pu lui demander le sel.
Le visage légèrement penché, faisant par le biais de la gravité, tomber les bouclettes, il l’écoutait tranquillement, la main sur la baguette. Ses cils blonds étaient à moitié baissés, il semblait concentré. Déjà ailleurs, déjà reparti se percher quelque part. Peut-être au sommet de l’arbre, ça serait bien.
Il songe à sa première rencontre, avec sa baguette. Et petit à petit, ses sourcils d’enfant se froncent. Il essaye de se rappeler du sentiment qu’il avait eu, en rencontrant sa baguette pour la première fois. Il se rappelait de la boutique, du parquet, des étagères, l’odeur de poussière et de vieux insupportable. Ça pourrait presque sentir la moisissure, mais c’était propre. Il était nerveux, très certainement. Ou angoissé. Il devait avoir mal au cœur à cause des transports, de la foule, du bruit. Ses doigts se crispent sur sa baguette et il écarte ces pensées. Il n’a pas envie d’y penser maintenant. Comme les vagues marines repoussent tout corps flottant à sa surface, il tâche d’engloutir son anxiété en répondant à propos du sujet qui l’intéresse le plus dernièrement :
« - Préparer une potion, c’est plus comme peindre une illustration que suivre une recette. Tu as tes pigments de peinture et ton eau : tes matériaux. Le pinceau et le papier, comme une cuillère et un chaudron. Tu doses, tu mélanges, tu vois ce que ça donne. Rouge et bleu ça fait violet, mais en fonction de l’eau que tu y mets, tu as toutes sortes de teintes. Et tu peux encore mélanger et encore parvenir à un autre résultat. Tu n’as quasiment pas de limite et seule la technique et la pratique peuvent te rendre meilleur. » Il acquiesce doucement, avant de conclure : « - C’est rassurant. »
Sa voix était très calme, il avait étouffé le bouillonnement. Il ne se rappelait pas, de l’émotion qu’il avait pu ressentir, en faisant la connaissance de sa baguette. Ne savait pas très bien, à vrai dire, s’il avait vraiment fait connaissance avec elle… Ou voulait faire connaissance avec.
D’un mouvement de tête, il fait basculer ses cheveux derrière ses épaules avant de lever le regard en direction de son camarade. Bien évidemment, il ne le regarde pas dans les yeux. Il regarde à côté, ou en-dessous, comme le bout de son nez, le coin de sa pommette ou un morceau de lac.
« - Lumos. C’est le sort que je veux apprendre. Pour pouvoir lire tranquillement derrière le baldaquin. Parce que… Il faut pouvoir, être en mesure, de pratiquer la Magie, pour être tranquille, pas vrai ? »
Plus rhétorique qu’une véritable question. Néanmoins, il semblait considérer petit à petit son camarade comme quelqu’un, à qui il pouvait poser des questions sur des domaines qui le dépassaient, et avoir une réponse plus ou moins concrète en retour. Ce qui était véritablement un atout non négligeable dans ce monde cruel et impitoyable. Et peut-être aussi une preuve de considération de sa part.
Il avait la mine tranquille, face à celui qu’il reconnaissait désormais comme étant un camarade. Un peu moins un inconnu mais après aujourd’hui, qui sait s’il se rappellerait de son visage seulement ? Quoiqu’il lui semblait familier. Peut-être s’était-il déjà brossé les deux à côté de lui un soir. Ou bien lui avait-il passé le sel dans la Grande Salle. Ce qui était à la fois tout aussi probable qu’improbable. Parce qu’il aurait fallu pour cela qu’il s’exprime verbalement et aille à la Grande Salle hors des heures de pointe. Et ces deux éléments étant incompatibles avec sa personne actuelle… Il n’aurait donc pas pu lui demander le sel.
Le visage légèrement penché, faisant par le biais de la gravité, tomber les bouclettes, il l’écoutait tranquillement, la main sur la baguette. Ses cils blonds étaient à moitié baissés, il semblait concentré. Déjà ailleurs, déjà reparti se percher quelque part. Peut-être au sommet de l’arbre, ça serait bien.
Il songe à sa première rencontre, avec sa baguette. Et petit à petit, ses sourcils d’enfant se froncent. Il essaye de se rappeler du sentiment qu’il avait eu, en rencontrant sa baguette pour la première fois. Il se rappelait de la boutique, du parquet, des étagères, l’odeur de poussière et de vieux insupportable. Ça pourrait presque sentir la moisissure, mais c’était propre. Il était nerveux, très certainement. Ou angoissé. Il devait avoir mal au cœur à cause des transports, de la foule, du bruit. Ses doigts se crispent sur sa baguette et il écarte ces pensées. Il n’a pas envie d’y penser maintenant. Comme les vagues marines repoussent tout corps flottant à sa surface, il tâche d’engloutir son anxiété en répondant à propos du sujet qui l’intéresse le plus dernièrement :
« - Préparer une potion, c’est plus comme peindre une illustration que suivre une recette. Tu as tes pigments de peinture et ton eau : tes matériaux. Le pinceau et le papier, comme une cuillère et un chaudron. Tu doses, tu mélanges, tu vois ce que ça donne. Rouge et bleu ça fait violet, mais en fonction de l’eau que tu y mets, tu as toutes sortes de teintes. Et tu peux encore mélanger et encore parvenir à un autre résultat. Tu n’as quasiment pas de limite et seule la technique et la pratique peuvent te rendre meilleur. » Il acquiesce doucement, avant de conclure : « - C’est rassurant. »
Sa voix était très calme, il avait étouffé le bouillonnement. Il ne se rappelait pas, de l’émotion qu’il avait pu ressentir, en faisant la connaissance de sa baguette. Ne savait pas très bien, à vrai dire, s’il avait vraiment fait connaissance avec elle… Ou voulait faire connaissance avec.
D’un mouvement de tête, il fait basculer ses cheveux derrière ses épaules avant de lever le regard en direction de son camarade. Bien évidemment, il ne le regarde pas dans les yeux. Il regarde à côté, ou en-dessous, comme le bout de son nez, le coin de sa pommette ou un morceau de lac.
« - Lumos. C’est le sort que je veux apprendre. Pour pouvoir lire tranquillement derrière le baldaquin. Parce que… Il faut pouvoir, être en mesure, de pratiquer la Magie, pour être tranquille, pas vrai ? »
Plus rhétorique qu’une véritable question. Néanmoins, il semblait considérer petit à petit son camarade comme quelqu’un, à qui il pouvait poser des questions sur des domaines qui le dépassaient, et avoir une réponse plus ou moins concrète en retour. Ce qui était véritablement un atout non négligeable dans ce monde cruel et impitoyable. Et peut-être aussi une preuve de considération de sa part.
Method in the Madness
Ière année RP : 2043-2044
Théana : there's alchemy between us