Ce que le vent nous apporte

RP public libre à tous

Susan, les bras chargés de Chocogrenouilles, se rendait à l'orée de la Forêt Interdite, juste à côté du lac. 

Les oiseaux y chantaient plus fort, ce qui couvrait les bavardages des élèves de Poudlard. La lumière et l'odeur de la forêt pouvait calmer tout de suite la jeune fille. Surtout le bruissement de feuilles. 

La Poufsouffle laissa tomber les friandises dans l'herbe et en déballa une. La carte était celle d'Albus Dumbledore. Quelqu'un qui avait eu un lien avec le monde des sorciers dès sa naissance aurait été découragé mais la jeune fille était une née-Moldue. Elle sourit. Croquant dans le chocolat, elle fermait les yeux aux caresses du vent. Si seulement elle avait plus d'amis à Poudlard... 

*Qui sait, le vent peut m'être favorable. * pensa Susan. 

Elle l'espérait sincèrement. Un écureuil roux, attiré par la nourriture, se joignit à elle. 

*Au moins une chose de pas magique ici.* sourit la Poufsouffle.

Sortant un reste de biscuit brisé de sa poche et dispersant les miettes sur l'herbe fraîche, la jeune Hopper observa avec joie l'écureuil manger. Il était si mignon... Plus beau que la majorité des garçon de Poudlard en tout cas. 

Non, Susan n'était pas solitaire ni rêveuse, elle aimait juste avoir des moments rien qu'à elle pour souffler un peu et s'évader. 

Un jour, quelqu'un m'a dit: "Viens". Ce mot unique a changé ma vie

Ce que le vent nous apporte
Le parc. Mon endroit préféré désormais à Poudlard. Le parc était toujours vivant, les arbres bruissaient dans le doux vent de mai et les oiseaux chantaient à tue tête, comme pour essayer de ramener l'espoir et le bonheur. Chaque Poudlardien est surprit. Chaque sorcier britannique devait penser aux récents événements. Mais la douceur du parc permettait de s'évader un temps dans un univers magnifique et calme.

Je m'avançai, comme à mon habitude, sans trop savoir où aller, un livre sous le bras. La Vague, de Todd Strasser. Pas le livre qu'on lit pour se remonter le moral, à vrai dire. Mais ce bouquin traînait dans ma valise, déjà prête pour partir en cas de force majeure. Alors, je l'ai prit, dans l'espoir d'avoir le courage et l'envie de le lire. Le paysage du parc peut-être me permettrait-il de savourer un instant de détente ?

Je marchai à petit pas jusqu'au lac, non loin de la Forêt Interdite. Ici, il y avait moins de monde que près des deux - un ? - arbres enlacés. Je me posai sur une souche d'arbre et commençai ma lecture. Très vite, mon regard se perdit dans le vague en direction des bois épais de la splendide forêt où, comme son nom l'indique, il n'était pas recommander de s'y aventurer.
Puis une odeur de chocolat attira mon attention. Une jeune fille aux beaux cheveux châtains qui brillaient au soleil de mai, semblait discuter avec... Un écureuil. Non, elle ne lui parlait pas mais le regardait avec intensité.
J'abandonnai mon livre au pied de la souche et m'avançai discrètement vers elle et l'animal. Faire le moins de bruit pour ne pas l'effrayer.

- Salut. Il est gentil ? Tu lui as donné du chocolat ?

Je m'agenouillai et tendis une main en direction de l'écureuil roux.

Je ferais sûrement moins de bruit, moins de tord
Moins de mal en faisant le mort.

Ce que le vent nous apporte
Susan commença alors à lui parler. Elle disait tout ce qui lui passait par la tête-ce qui n'était pas différent que normalement. Ce n'était pas la première fois qu'elle  le faisait. Elle aimait bien, les animaux avaient l'air de l'écouter. Elle lui parla pendant une trentaine de minutes. Jusqu'à ce que... elle entendit une voix. Une voix de fille. Tout près. Là, à un mètre d'elle.
"-Salut. Il est gentil ? Tu lui as donné du chocolat ?"
Quand la Poufsouffle se retourna, elle vit une fille aux cheveux sombres qui devait être en première année, comme elle. Elle était à Serdaigle, selon son uniforme. Susan comprit alors que la Serdaigle s'adressait à elle. La Blairelle baffouilla alors une réponse assez incompréhensible :
-Ah euh... Salut... Oui il est gentil... Je lui ait pas donné de chocolat, non... Je sais pas si c'est toxique pour lui ou non... Au fait, je suis Susan...
L'écureuil la regardait à présent avec des yeux curieux. Il paraissait presque humain...  Susan se demanda alors depuis combien de temps la nouvelle venue était là. Susan Hopper, la risée de Poudlard... Celle qui était bizarre même pour les écureuils... Ça sonnait trop bien. Elle jeta un regard affolé à la Serdaigle et enfourna, elle ne savait pourquoi, une Chocogrenouille quand elle regarda la carte, elle vit: Ulric le Follingue. Drôlement adapté à la situation...

Un jour, quelqu'un m'a dit: "Viens". Ce mot unique a changé ma vie

Ce que le vent nous apporte
Enora allait sauter le pas. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, grimper dans les arbres étaient une de ses activités préférées. Elle avait beau être propre sur elle et bien élevée, avoir une vue imprenable et être au contact de la nature étaient deux choses sans lesquelles elle ne pouvait vivre. C'est bien pour cela qu'elle avait passé son enfance à courir sur les terrains entourant le manoir familial ! Quand il n'y avait aucun précepteur dans le coin par contre ... Ceux ci savaient bien se montrer sévère. 

N'ayant pas pu déterminer si l'escalade était interdite à Poudlard, l'aiglonne n'avait jamais oser s'y adonner encore. Bien que le parc lui ait suffit jusqu'à présent, l'annonce de la prolongation de son séjour lui avait fait l'effet d'une douche froide, rideau d'eau inclu. 

Elle secoua légèrement la tête et ferma les yeux, cherchant à éloigner le triste épisode de la volière. Enora souffla doucement et décolla ses paupières, fixant le tronc rugueux devant elle. Aujourd'hui, elle allait grimper. Enfin prête, elle posa son petit pied gauche, chausser pour l'occasion, sur la plus haute racine de l'arbre. Répétant le mouvement ascendant, elle se préparait à pousser de son autre jambe pour enfin quitter la terre ferme quand un écureuil fou descendit en trombe de l'arbre. Surprise, l'aiglonne lâcha tout et vola une fraction de seconde, pour se retrouver les fesses par terre juste après. Ronchonne, elle se releva d'un mouvement maladroit en massant son derrière endolori et poursuivit le nuisible. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait en le rattrapant mais continua à courir derrière l'animal étonnamment rapide. 

Attiré par de la nourriture, celui ci stoppa finalement sa course effrénée auprès d'une jeune fille qui fut bientôt retrouvée par une amie. Se rendant compte que son entreprise avait été aussi inutile que bête, la jeune fille s'avança penaude pour prendre le chemin de terre derrière les deux sorcières et atteindre le chateau. Elle tapota discrètement le bas de la jupe de son uniforme, espérant ne pas être tâchée de terre. 

~ 2 ème année RP ~

Ce que le vent nous apporte
Le paysage changeait peu à peu. Le soleil n'était plus du loin des collines qui bordaient Poudlard et descendait petit à petit. Les oiseaux gazouillaient de moins en moins. Les Chocogrenouilles étaient moins nombreuses (quelle déception !). Quand Susan vit la Serdaigle arriver en courant après un écureuil l'air furieux, les cheveux décoiffés et le pantalon boueux, elle sourit. La folie était belle. Elle l'était, elle. Folle. Bref, quand la nouvelle venue s'arrêta, et tourna les talons, honteuse, comme un réflexe, sans se demander si ça aller vexer son amie ni réfléchir une seconde, la Poufsouffle dit très vite, si vite qu'elle se demanda plus tard comment les autres avaient fait pour la comprendre:

-Tu peux venir avec nous, si tu veux. 

Après tout, n'étais ce pas elle qui voulait se faire des amies ? Si. De toute façon, elle était Poufsouffle et sa réaction était typique de sa maison. Loyauté, Générosité, Amitié, Patience, Travail... Il fallait qu'elle honore ces nobles valeurs. Surprise par ses propres pensées, Susan sursauta. On aurait dit un professeur nostalgiquement vieux. Beurk. Tout ça pour dire que sa réaction était saine et que, plus elle y pensait, plus elle était sûre d'elle. Et de toute façon, l'entrée en scène de la jeune fille avait été théâtrale, drôle, originale... Tout ce qu'elle aimait. 

Un jour, quelqu'un m'a dit: "Viens". Ce mot unique a changé ma vie

Ce que le vent nous apporte
Enora regarda ses mains après avoir discrètement toucher sa jupe. Le résultat était là et malheureux : elle était en effet toute tachée de terre. Plus déterminée encore de rentrer dans l'intimidité de son dortoir pour se changer, la jeune fille regarda le chateau avec une ferveur nouvelle. Elle accéléra le pas, se retenant de courir avec difficulté. Elle voulait se cacher. Une chose était sure, elle ne chercherait plus à grimper dans un arbre avant longtemps. De même, on ne l'y reprendrait pas à attraper un écureuil. Ou à en dire du bien. Son humeur n'avait fait que se délabrer depuis sa rencontre surprise avec le petit mammifère. 
L'aiglonne détourna promptement le regard en passant près des deux sorcières. Elle espérait que le manque d'attention de sa part les pousserait à en faire de même. Peut être alors elles ne remarqueraient pas les taches de boue sur son uniforme. Si elle le remarquait, aucune chance qu'elle rejoigne la tour ouest sans faire d'esclandre. 
Pourtant, aussitôt à portée de voix, elle fut stoppée dans son élan par la poufsouffle :

Tu peux venir avec nous, si tu veux.

Enora s'était arrêtée net. Son regard s'était porté immédiatement sur les chocogrenouilles pour revenir sur le visage de celle qui l'avait interpelée. Certes, les délicieuses confiseries l'aideraient grandement à regagner un semblant de bonne humeur. Mais ce serait prendre le risque que les jeunes sorcières voient à quel point elle était tachée. Si elle ne l'avait pas déjà vu ... D'un autre côté, si elle s'asseyait auprès d'elles, elle n'aurait aucune chance de le remarquer et rentrer au château en groupe rendrait plus difficile d'entendre les commentaires des autres élèves. 
Politesse avant tout, l'aiglonnene voulait cependant pas s'imposer :

- Vous êtes sûres ? Je ne voudrais pas vous déranger. 

Elle regarda tour à tour les deux jeunes filles, espérant qu'elles ne changent pas d'avis. 

~ 2 ème année RP ~

Ce que le vent nous apporte
Je dû lui faire peur, parce que la jeune fille se retourna vers moi, le regard affolé. Elle marqua un temps d'arrêt de surprise, bafouilla et parla. « La fille qui parlait à l'oreille des écureuils » s'appelait donc Susan. Elle paraissait totalement terrifiée, pourtant, je ne faisais pas peur. Avais-je une fiente sur le visage ?
Je m'allongeai sur le dos, les coudes au sol et la tête sur mes poings serrés. Je restai pensive quelques instants.

- C'est vrai que ça doit pas être bon pour les écureuils le chocolat. Moi c'est Katniss.

Je détachai mon regard du petit animal roux et souris à Susan. Elle avait l'air très gentille et douce. Elle venait à coup sûre de Poufsouffle et puis, le liseré jaune sur les manches de la jeune fille le confirma.

J'approchai ma main du petit écureuil, tout doucement. Je la lui présentai et de ces deux petites pattes avant griffues, attrapa mon index. Ses yeux couleur noisette étaient brillants et curieux, très avenants. Sa queue frémit dans une brise soudaine. Puis, il approcha mon doigt à sa bouche. Je retirai mon doigt avant que ses dents ne se referment sur ma chair.

Puis, Susan apostropha une fille, toute terreuse et l'air pas très très contente. Je vis ma camarade de maison jeter un regard sur la petite pile de chocogrenouilles, et pendant quelques secondes de combat intérieur, elle réfléchit. Elle finit par nous demander si cela ne nous dérangeait pas. M'enfin, si on voulait qu'elle parte, on ne l'aurait pas appelée. Simple politesse, sans doute.

- Non, viens, ne t'inquiète pas. En plus, y a du chocolat et un écureuil.

Ma phrase sonnait bizarrement dans ma bouche. On allait pas manger l'animal roux, alors pourquoi je l'ai mis à côté des délicieuses petites grenouilles cacaotées ?

Je ferais sûrement moins de bruit, moins de tord
Moins de mal en faisant le mort.