"Why am I alone ?"
Glacée jusqu’au os, trempée de froid, j’avançais lamentablement.
La pluie battante martelant mon dos.
Mes cheveux ternis se collant à ma peau humide et gelée.
Je frissonnais dans le vent fort qui semblait vouloir m’écraser au sol pour que jamais je ne me relève ni le quitte.
Je ne supportais plus de faire la fille forte, la fille fière. Les derniers lambeaux de ma confiance en moi déchirée partaient en fumée sous les insultes et la pluie ruisselante.
Dans les rues vides, l’ombre se faisait plus grande. Et moi, plus petite. Cette routine devenait un enfer. Insupportable. Intenable.
La tristesse et la désolation en moi s’effaçaient petit à petit. A chaque pas qui me menait vers le pont et sa rivière déchaînée, une colère noire montait. Et comme une vague gigantesque, elle me submergea.
Me rendant à peine compte de l’ouragan intérieur qui hurlait dans ma tête à l’image de la tempête dehors, je courais.
Par désespoir, par peur, par colère. Fonçant tête baissée, je laissait mes jambes et mon inconscient me guider, n’ayant même plus la force de penser à m’abriter. Je ne voulais pas rentrer... Ils ne comprenaient toujours rien et ne comprendraient jamais ma douleur.
Mes joues ruisselaient de larmes, se mélangeant a celles du ciel.
Essoufflée et complètement anéantie, je m’affalais sur la barrière du pont. Je plongeais mon regard dans les flots sombres juste au dessous. Comme hypnotisé, mon souffle rauque résonnait à mes oreilles tandis que j’oubliais tout ce qui se trouvait autour. Les pulsations de mon sang à mes tempes devinrent trop fortes et me faisaient horriblement mal. Les battements de mon cœur se répercutaient en échos violents dans ma tête.
J’empoignais fermement la barrière, tendait mes bras pour m’élever au dessus du sol et hurlait de toute la force de mes poumons.
L’espace d’un instant j’oubliais tout, rejetant toutes mes émotions dans ce cri. Mais la bourrasque de vent qui me fit basculer sur le goudron noir me les fit ravaler, les renvoyant comme un coup de poing en pleine figure.
J’avais hurlé tout mon désespoir, hurlé à l’aide mais le monde ne semblait pas avoir bronché. Si quelqu’un m’avait entendu, il n’en fit rien savoir et je me retrouvais plus seule encore.
J’appuyais ma tête contre les barreaux glacials et m’affaissait mollement, n’ayant plus de force pour bouger.
Pourquoi ? Pourquoi ? Qu’avais-je fait pour que l’on me déteste comme ça ? Qu’est-ce qu’une couleur et une sorte maladie pouvaient bien vous faire ?!
Du haut de mes 10 ans, je ne pouvais comprendre. Je voulais juste rester forte et fière, les ignorer et vivre ma vie en paix. Ma différence ne m’apparaissait pas comme une honte alors pourquoi ne me laissait on pas tranquille ?
Je m’accrocherais à la vie coûte que coûte car ils n’en valent pas la peine. Mais pourquoi est-ce si dur ?
Pourquoi suis-je si seule ?
Ces dernières pensées me rappelèrent une chanson qui m’avait toujours fait de l’émotion. Mais jamais elle n’avait eu autant de sens qu’en ce jour malheureux.
Je les murmurais tant bien que mal avec ma bouche et mes lèvres engourdies par le froid.
Ma voix chevrotante et mon corps grelotant laissèrent le vent emporter mes paroles.
Je réessayais avec plus de force. Je voulais qu’on m’entende ! Je voulais que les gens cessent et se rendent compte de cette misère !
Tout en me levant, faiblement mais avec de plus en plus de force, je répétais cette phrase comme une démente.
"Why am I alone... ?
Why am I alone ?
Why am I alone ?
Why am I alone ?
WHY AM I ALONE ?"
Je hurlais en me redressant, bien droite, fière. Je voulais me reconstruire et ne plus jamais être concernée par ces mots.

Je ne sais comment je suis ensuite rentrée chez moi. Mon esprit était ailleurs. Une fois encore, j’avais laissé mon inconscient me guider. Cette fois jusqu’au pas de ma porte. Personne n’était encore à la maison. La cour était aussi vide que ma tête. Je prenais fébrilement les clés et ouvrait la porte. Je dus m’y prendre à plusieurs fois avant de réussir tant je tremblais de froid.
Après m’être séchée pour éviter toute trace d’eau et toute question de mes parents, je montais dans ma chambre.
Je ne sus jamais d’écrire le sentiment qui me pris lorsque je vis sur mon lit cette lettre de parchemin fermée par un grand cachet de cire rouge.
Figée, je laissais les larmes couler de nouveau sur mes joues, fixant le grand H trônant dans la cire fondue.
La référence musicale de ce Rp est en réalité cette chanson : "I need somebody - DAY6 que j’aime beaucoup.
La pluie battante martelant mon dos.
Mes cheveux ternis se collant à ma peau humide et gelée.
Je frissonnais dans le vent fort qui semblait vouloir m’écraser au sol pour que jamais je ne me relève ni le quitte.
Je ne supportais plus de faire la fille forte, la fille fière. Les derniers lambeaux de ma confiance en moi déchirée partaient en fumée sous les insultes et la pluie ruisselante.
Dans les rues vides, l’ombre se faisait plus grande. Et moi, plus petite. Cette routine devenait un enfer. Insupportable. Intenable.
La tristesse et la désolation en moi s’effaçaient petit à petit. A chaque pas qui me menait vers le pont et sa rivière déchaînée, une colère noire montait. Et comme une vague gigantesque, elle me submergea.
Me rendant à peine compte de l’ouragan intérieur qui hurlait dans ma tête à l’image de la tempête dehors, je courais.
Par désespoir, par peur, par colère. Fonçant tête baissée, je laissait mes jambes et mon inconscient me guider, n’ayant même plus la force de penser à m’abriter. Je ne voulais pas rentrer... Ils ne comprenaient toujours rien et ne comprendraient jamais ma douleur.
Mes joues ruisselaient de larmes, se mélangeant a celles du ciel.
Essoufflée et complètement anéantie, je m’affalais sur la barrière du pont. Je plongeais mon regard dans les flots sombres juste au dessous. Comme hypnotisé, mon souffle rauque résonnait à mes oreilles tandis que j’oubliais tout ce qui se trouvait autour. Les pulsations de mon sang à mes tempes devinrent trop fortes et me faisaient horriblement mal. Les battements de mon cœur se répercutaient en échos violents dans ma tête.
J’empoignais fermement la barrière, tendait mes bras pour m’élever au dessus du sol et hurlait de toute la force de mes poumons.
L’espace d’un instant j’oubliais tout, rejetant toutes mes émotions dans ce cri. Mais la bourrasque de vent qui me fit basculer sur le goudron noir me les fit ravaler, les renvoyant comme un coup de poing en pleine figure.
J’avais hurlé tout mon désespoir, hurlé à l’aide mais le monde ne semblait pas avoir bronché. Si quelqu’un m’avait entendu, il n’en fit rien savoir et je me retrouvais plus seule encore.
J’appuyais ma tête contre les barreaux glacials et m’affaissait mollement, n’ayant plus de force pour bouger.
Pourquoi ? Pourquoi ? Qu’avais-je fait pour que l’on me déteste comme ça ? Qu’est-ce qu’une couleur et une sorte maladie pouvaient bien vous faire ?!
Du haut de mes 10 ans, je ne pouvais comprendre. Je voulais juste rester forte et fière, les ignorer et vivre ma vie en paix. Ma différence ne m’apparaissait pas comme une honte alors pourquoi ne me laissait on pas tranquille ?
Je m’accrocherais à la vie coûte que coûte car ils n’en valent pas la peine. Mais pourquoi est-ce si dur ?
Pourquoi suis-je si seule ?
Ces dernières pensées me rappelèrent une chanson qui m’avait toujours fait de l’émotion. Mais jamais elle n’avait eu autant de sens qu’en ce jour malheureux.
Je les murmurais tant bien que mal avec ma bouche et mes lèvres engourdies par le froid.
Ma voix chevrotante et mon corps grelotant laissèrent le vent emporter mes paroles.
Je réessayais avec plus de force. Je voulais qu’on m’entende ! Je voulais que les gens cessent et se rendent compte de cette misère !
Tout en me levant, faiblement mais avec de plus en plus de force, je répétais cette phrase comme une démente.
"Why am I alone... ?
Why am I alone ?
Why am I alone ?
Why am I alone ?
WHY AM I ALONE ?"
Je hurlais en me redressant, bien droite, fière. Je voulais me reconstruire et ne plus jamais être concernée par ces mots.

Je ne sais comment je suis ensuite rentrée chez moi. Mon esprit était ailleurs. Une fois encore, j’avais laissé mon inconscient me guider. Cette fois jusqu’au pas de ma porte. Personne n’était encore à la maison. La cour était aussi vide que ma tête. Je prenais fébrilement les clés et ouvrait la porte. Je dus m’y prendre à plusieurs fois avant de réussir tant je tremblais de froid.
Après m’être séchée pour éviter toute trace d’eau et toute question de mes parents, je montais dans ma chambre.
Je ne sus jamais d’écrire le sentiment qui me pris lorsque je vis sur mon lit cette lettre de parchemin fermée par un grand cachet de cire rouge.
Figée, je laissais les larmes couler de nouveau sur mes joues, fixant le grand H trônant dans la cire fondue.
La référence musicale de ce Rp est en réalité cette chanson : "I need somebody - DAY6 que j’aime beaucoup.
Toutes les marguerites, mêmes les plus abîmées, fleuriront un jour.
« Even if the clock hands stop for a while, the flowers will definitely bloom someday
A wavering fantasy, even if it's only a mirage, I'll definitely catch you » J.One