Bataille de boules de glace
Le Chemin de Traverse était, comme d'habitude au moment de la rentrée, bondé. Les gens allaient, venaient, riaient, criaient, tenant tous au moins un sac à la main. Les magasins colorés, remplis d'animaux fantastiques, de baguettes, de chaudrons, de balais et de grimoires, étaient eux aussi pleins à craquer des élèves de Poudlard, accompagné de leurs parents, qui faisaient leurs courses. Au milieu de cette foule bruyante se déplaçait un étrange couple. Il était constitué d'une vieille femme au visage pâle et ridé, dont la peau pendait en de multiples mentons, qui se cramponnait à une solide canne en ébène et en or, et d'un jeune garçon haut comme trois pommes, habillé d'un joli T-Shirt vert, qui courait après la vieille femme. Cette dernière portait un sac contenant des robes de sorcier, et le petit garçon était encombré d'un énorme chaudron.
Elijah Murphy regardait avec fascination l'agitation qui régnait autour de lui. Il avait beau être un sorcier de Sang-Pur, le garçonnet n'avait jamais mit les pieds sur le chemin de traverse. Sa grand-mère avait toujours dit que c'était un endroit inintéressant et banale. Eli trouvait qu'elle se trompait lourdement ; à ses yeux, cette étroite rue dallée était un véritable paradis.
Bousculé par la foule, le petit garçon avait du mal à ne pas perdre des yeux sa grand-mère. Cette dernière, malgré son dos légèrement courbé et sa jambe vexée, marchait à grandes enjambées. Elle semblait ne pas aimer le fait d'être ici, pour une raison qui restait mystérieuse aux yeux de son petit-fils. Soudain, la grand-mère d'Elijah se retourna vivement, bousculant une petite fille rousse qui se mit à pleurer. Elle attrapa le garçonnet par la manche et l'entraîna hors de la foule, sur la terrasse d'un magasin qu'Elijah n'avait pas encore aperçu.
— Bon, Eli, toute cette foule me donne mal à la tête, grogna la vieille femme. Tu vas aller te prendre une glace, je t'attends ici.
— Une glace ? Les yeux du petit garçon s'écarquillèrent.Oh oui, merci !
Elijah sentit son coeur battre plus fort dans sa poitrine. Ce jour était le meilleur jour de sa vie, malgré la mauvaise humeur de sa mamie. Celle-ci lui tendit les quelque mornilles dont il avait besoin pour s'acheter une glace, puis fila à l'intérieur de la boutique. L'intérieur du magasin était aussi mignon que l'extérieur : quelques tables en métal étaient disposées devant une baie vitrée, face au comptoir où attendait un vendeur. Elijah se précipita devant le comptoir, toute sa timidité envolée. Il ne fit pas attention à la jeune fille brune qui arrivait en même temps que lui.
— Bonjour, monsieur. Je souhaiterais avoir une glace, déclara Elijah d'un ton poli et excité.
— Quel goût, mon jeune monsieur ? demanda gentiment le vendeur.
— Je ne sais pas, lequel est le meilleur ?
Le vendeur jeta un coup d'oeil à l'étalage de glaces devant lui, et soupira. Se mettant sur la pointe des pieds, Eli se rendit alors compte qu'il ne restait plus qu'un tout petit bout d'une glace couleur crapaud.
— Je crains qu'il ne reste plus que goût crapaud à la menthe, mon jeune monsieur.
— Eh bien, je prends alors, murmura Elijah, une lueur de tristesse dans le regard.
Soudain, il repensa à la jeune fille brune qui était entrée en même temps que lui. Elle, elle n'aurait pas de glace... Heureusement qu'il était arriver à temps, sinon il aurait été à sa place !
Elijah Murphy regardait avec fascination l'agitation qui régnait autour de lui. Il avait beau être un sorcier de Sang-Pur, le garçonnet n'avait jamais mit les pieds sur le chemin de traverse. Sa grand-mère avait toujours dit que c'était un endroit inintéressant et banale. Eli trouvait qu'elle se trompait lourdement ; à ses yeux, cette étroite rue dallée était un véritable paradis.
Bousculé par la foule, le petit garçon avait du mal à ne pas perdre des yeux sa grand-mère. Cette dernière, malgré son dos légèrement courbé et sa jambe vexée, marchait à grandes enjambées. Elle semblait ne pas aimer le fait d'être ici, pour une raison qui restait mystérieuse aux yeux de son petit-fils. Soudain, la grand-mère d'Elijah se retourna vivement, bousculant une petite fille rousse qui se mit à pleurer. Elle attrapa le garçonnet par la manche et l'entraîna hors de la foule, sur la terrasse d'un magasin qu'Elijah n'avait pas encore aperçu.
— Bon, Eli, toute cette foule me donne mal à la tête, grogna la vieille femme. Tu vas aller te prendre une glace, je t'attends ici.
— Une glace ? Les yeux du petit garçon s'écarquillèrent.Oh oui, merci !
Elijah sentit son coeur battre plus fort dans sa poitrine. Ce jour était le meilleur jour de sa vie, malgré la mauvaise humeur de sa mamie. Celle-ci lui tendit les quelque mornilles dont il avait besoin pour s'acheter une glace, puis fila à l'intérieur de la boutique. L'intérieur du magasin était aussi mignon que l'extérieur : quelques tables en métal étaient disposées devant une baie vitrée, face au comptoir où attendait un vendeur. Elijah se précipita devant le comptoir, toute sa timidité envolée. Il ne fit pas attention à la jeune fille brune qui arrivait en même temps que lui.
— Bonjour, monsieur. Je souhaiterais avoir une glace, déclara Elijah d'un ton poli et excité.
— Quel goût, mon jeune monsieur ? demanda gentiment le vendeur.
— Je ne sais pas, lequel est le meilleur ?
Le vendeur jeta un coup d'oeil à l'étalage de glaces devant lui, et soupira. Se mettant sur la pointe des pieds, Eli se rendit alors compte qu'il ne restait plus qu'un tout petit bout d'une glace couleur crapaud.
— Je crains qu'il ne reste plus que goût crapaud à la menthe, mon jeune monsieur.
— Eh bien, je prends alors, murmura Elijah, une lueur de tristesse dans le regard.
Soudain, il repensa à la jeune fille brune qui était entrée en même temps que lui. Elle, elle n'aurait pas de glace... Heureusement qu'il était arriver à temps, sinon il aurait été à sa place !
Quand l'enfant rit dans le jardin, le vent oublie tous ses tourments. Quand l'enfant rêve au jour prochain, le temps s'arrête un court instant. Le soleil alors résonne de mille mots cachés.
Bataille de boules de glace

17 juillet 2044
Maman était en colère.
Il n'y avait aucun doute là-dessus : le matin même, elle s'était réveillée chez Tonton Josh et tout allait bien.. Puis elle avait commencé à pleurer dans son coin et, suite à l'innocente question de sa fille, elle avait décidé d'aller dans son appartement de Londres avec celle-ci et une promesse de ne pas revenir de sitôt. Peut-être qu'Hestia aurait dû rester dans son ignorance au lieu de poser sa question, en fin de compte.. ?
Heureusement, Maman s'était bien vite rendue compte de l'incompréhension de sa fille et avait décidé d'aller au Chaudron Baveur pour prendre des boissons juste toutes les... Ah bah non, en faite : celui-ci avait été brûlé.. À Florian Fortarôme pour prendre des glaces, plutôt !
Le moral hors des chaussettes, la jeune Andrew était désormais en train de sautiller dans l'allée à côté de sa mère. Celle-ci s'arrêta d'ailleurs devant le fameux magasin de glaces et déposa quelques mornilles dans la main de sa progéniture.
- Tu pourras t'en prendre une deux boules, si tu veux ! Garde-m'en quand même une petite au crapaud à la menthe, ok ? Je reviens tout de suite : j'ai quelques courses à faire.. Tu m'attends ici !
Lorsque sa fillette acquiesça, elle disparut dans la foule sans un mot.. Curieux. Mais Hestia avait désormais des mornilles pour des glaces ! Il fallait les prendre !
Elle se précipita alors dans la boutique... Ou pas : elle s'était arrêtée juste devant le magasin en voyant qu'un garçon plus pressé qu'elle s'y engouffrait sous son nez. Si elle ne s'était pas arrêtée, ils se seraient probablement percutés ! Quel idiot..
Elle finit par rentrer à sa suite et.. Toute sa joie s'envola :
- Je crains qu'il ne reste plus que goût crapaud à la menthe, mon jeune monsieur.
Il ne restait plus que crapaud à la menthe.. Il ne restait plus que crapaud à la menthe. Certes sa mère raffolait des crapauds à la menthe.. Mais beurk ! De la menthe ! Il ne restait plus que cet infâme truc vert qui donnait des nausées et qui était à la menthe !
« Bon.. Au moins, Maman sera un peu contente aujourd'hui ? »
Peut-être oui : entre sa crise de larmes le matin et sa crise de colère le midi, elle avait bien besoin d'une bonne glace au crapaud à la menthe pour faire une crise de joie l'après-midi !
La jeune fille se contenta alors de croiser les bras en fixant le garçon qui l'avait devancé d'un regard noir, comme si c'était sa faute s'il n'y avait plus que crapaud à la menthe.
« En plus il est pas content : on dirait qu'il est dépressif avec son "je prends alors" tout pourri ! »
Ça lui apprendrait à jeter une malédiction sur l'étalage de glaces afin qu'il n'y ait plus de goûts bons !
Bataille de boules de glace
Le vendeur sortit sa grosse cuiller à glace, créée pour faire des boules de glace bien rondes à mettre sur le cornet, et la plongea dans le dernier morceau de crème glacée qu'il restait. Il déposa ensuite le minuscule échantillon sur un cornet, et Elijah remarqua avec une grimace de déception que sa boule n'était pas du tout ronde, et qu'elle tombait au fond de son cornet. Il soupira et songea que cette glace ne valait pas les mornilles qu'il allait tendre, mais il ne le fit pas remarquer. Sa grand-mère serait furieuse s'il le faisait, et, de toute façon, sa timidité l'empêcherait de faire une quelconque reproche.
Le garçonnet se contenta donc de tendre les quelques pièces dorées qu'il tenait, et de prendre le cornet presque vide dans son autre main. Le vendeur dût remarquer sa tristesse de ne pas avoir eu une véritable boule, bien grosse, bien ronde et bien fondante, car il dit d'une voix compatissante :
— Je suis vraiment désolé, mon jeune monsieur. Vraiment. Mais j'ai été dévalisé par les gens qui sont passé avant vous.
— C'est pas grave, répondit précipitamment Eli. Elle a l'air quand même bonne, cette glace.
Il se dépêcha de joindre le geste à la parole, et lécha goulûment le morceau de glace verte au fond du cornet. Un bon goût de menthe emplit alors sa bouche toute entière, et ses papilles se régalèrent. Le petit garçon eut un sourire : peut-être qu'il n'avait pas beaucoup de glace, mais la saveur crapaud à la menthe était très bonne. Elijah était très content que le dernier morceau de crème glacée ne soit pas revenu à la brune qui l'observait avec jalousie, car ce serait elle qui fantasmerait sur sa boule, et pas lui ! A peine cette pensée le traversa-t-elle qu'il en eut honte. Pourquoi était-il si méchant ?
— Bonjour miss, fit alors le vendeur à l'adresse de la brune, je suis sincèrement désolé, mais je n'ai plus une seule glace... Ce jeune monsieur a pris la dernière. Vous pourrez repasser plus tard dans la journée, j'en aurais sûrement à nouveau.
Eli, qui s'avançait vers la porte pour rejoindre sa grand-mère (qu'il devinait à travers la baie vitrée, une cigarette dans la bouche, appuyée contre les barrières de la terrasse du glacier), se retourna pour voir la réaction de la brune. Voyant qu'elle semblait déçue, il marmonna un faible :
— Désolé...
Le vendeur haussa les épaules, soupira, puis partit dans une pièce interdite aux clients, en poussant une porte située derrière le comptoir. Il laissa seuls Elijah et la brune.
Le garçonnet se contenta donc de tendre les quelques pièces dorées qu'il tenait, et de prendre le cornet presque vide dans son autre main. Le vendeur dût remarquer sa tristesse de ne pas avoir eu une véritable boule, bien grosse, bien ronde et bien fondante, car il dit d'une voix compatissante :
— Je suis vraiment désolé, mon jeune monsieur. Vraiment. Mais j'ai été dévalisé par les gens qui sont passé avant vous.
— C'est pas grave, répondit précipitamment Eli. Elle a l'air quand même bonne, cette glace.
Il se dépêcha de joindre le geste à la parole, et lécha goulûment le morceau de glace verte au fond du cornet. Un bon goût de menthe emplit alors sa bouche toute entière, et ses papilles se régalèrent. Le petit garçon eut un sourire : peut-être qu'il n'avait pas beaucoup de glace, mais la saveur crapaud à la menthe était très bonne. Elijah était très content que le dernier morceau de crème glacée ne soit pas revenu à la brune qui l'observait avec jalousie, car ce serait elle qui fantasmerait sur sa boule, et pas lui ! A peine cette pensée le traversa-t-elle qu'il en eut honte. Pourquoi était-il si méchant ?
— Bonjour miss, fit alors le vendeur à l'adresse de la brune, je suis sincèrement désolé, mais je n'ai plus une seule glace... Ce jeune monsieur a pris la dernière. Vous pourrez repasser plus tard dans la journée, j'en aurais sûrement à nouveau.
Eli, qui s'avançait vers la porte pour rejoindre sa grand-mère (qu'il devinait à travers la baie vitrée, une cigarette dans la bouche, appuyée contre les barrières de la terrasse du glacier), se retourna pour voir la réaction de la brune. Voyant qu'elle semblait déçue, il marmonna un faible :
— Désolé...
Le vendeur haussa les épaules, soupira, puis partit dans une pièce interdite aux clients, en poussant une porte située derrière le comptoir. Il laissa seuls Elijah et la brune.
Quand l'enfant rit dans le jardin, le vent oublie tous ses tourments. Quand l'enfant rêve au jour prochain, le temps s'arrête un court instant. Le soleil alors résonne de mille mots cachés.
Bataille de boules de glace
- ...je n'ai plus une seule glace...
Il n'avait plus une seule glace. Pas même une seule. Pas la moindre goutte de crapaud à la menthe horrible.
Le regard d'Hestia se perdit parmi les vestiges des divers parfums tandis que ses sentiments se décidaient de qui prendrait le dessus dans un combat mortel : la rage ? La haine ? La tristesse ? La déception ? Le dégoût ? L'espoir ?
La rage !
Hors de question qu'il la voie se morfondre : il lui avait déjà volé la glace de Maman, c'était une raison supplémentaire de ne pas se donner en spectacle !
- Désolé...
« Désolé. »
Désolé.
Désolé.
Bien sûr, pour s'excuser de ruiner la vie de la meilleure personne existant sur Terre - alias Maman -, les gens sont là, mais, pour donner sa fameuse glace, il n'y a plus personne !
Les poings de la petite Andrew se serrèrent tandis qu'elle observait le vendeur se retirer d'un regard fulminant.
Oui, tu feras mieux de fuir : ça ne sera pas beau à voir..
Son regard noir se dirigea sèchement vers le jeune garçon avant qu'elle ne s'avance d'un pas déterminé vers celui-ci.. Vers cette minuscule tête à claques qui osait délibérément voler les vies des mamans.
- Comment oses-tu ?!
Faire culpabiliser, check.
- Comment oses-tu voler ainsi une jeune demoiselle qui n'a rien demandé et qui a, malgré elle, passé une affreuse journée sans qu'elle ne souhaite rien de tout ça ou, ne serait-ce que cherche tout ça par des provocations ?!
Résumer l'horrible vie de Maman, check.
S'il ne cédait pas après de telles paroles.. Diantre, quel cœur de pierre aurait-il !
« Dois-je te rappeler que ce n'est qu'une glace.. ? »
LA FERME !
Il n'avait plus une seule glace. Pas même une seule. Pas la moindre goutte de crapaud à la menthe horrible.
Le regard d'Hestia se perdit parmi les vestiges des divers parfums tandis que ses sentiments se décidaient de qui prendrait le dessus dans un combat mortel : la rage ? La haine ? La tristesse ? La déception ? Le dégoût ? L'espoir ?
La rage !
Hors de question qu'il la voie se morfondre : il lui avait déjà volé la glace de Maman, c'était une raison supplémentaire de ne pas se donner en spectacle !
- Désolé...
« Désolé. »
Désolé.
Désolé.
Bien sûr, pour s'excuser de ruiner la vie de la meilleure personne existant sur Terre - alias Maman -, les gens sont là, mais, pour donner sa fameuse glace, il n'y a plus personne !
Les poings de la petite Andrew se serrèrent tandis qu'elle observait le vendeur se retirer d'un regard fulminant.
Oui, tu feras mieux de fuir : ça ne sera pas beau à voir..
Son regard noir se dirigea sèchement vers le jeune garçon avant qu'elle ne s'avance d'un pas déterminé vers celui-ci.. Vers cette minuscule tête à claques qui osait délibérément voler les vies des mamans.
- Comment oses-tu ?!
Faire culpabiliser, check.
- Comment oses-tu voler ainsi une jeune demoiselle qui n'a rien demandé et qui a, malgré elle, passé une affreuse journée sans qu'elle ne souhaite rien de tout ça ou, ne serait-ce que cherche tout ça par des provocations ?!
Résumer l'horrible vie de Maman, check.
S'il ne cédait pas après de telles paroles.. Diantre, quel cœur de pierre aurait-il !
« Dois-je te rappeler que ce n'est qu'une glace.. ? »
LA FERME !
Pardonne-moi cet affreux retard..
Bataille de boules de glace
Je m'excuse sincèrement pour ce retard. 
Le petit garçon se balançait d'un pied sur l'autre, tout en louchant sur sa glace dont la couleur vert pâle et la bonne odeur de menthe le tentait. Pourtant, il savait que ce n'était pas poli de manger quelque chose - de lécher, surtout - sous le nez de quelqu'un d'autre que son entourage, il s'abstint donc de se précipiter sur son cornet. De plus, la fille brune ne pouvait pas avoir de glaces, il valait mieux ne pas trop la narguer avec la sienne. Elle semblait assez mécontente comme ça.
Elijah fit un pas en avant, comme pour partir, avant de se raviser. La fille ne lui avait toujours pas répondu, il fallait au moins qu'elle accepte ses excuses pour qu'il puisse partir le cœur léger. Le garçonnet leva ses yeux vairons vers l'inconnue, dans l'espoir de lire dans son regard une once de pardon, de gentillesse. Mais la brune semblait hors d'elle, furieuse contre lui sans qu'il ne sache vraiment pourquoi.
— Comment oses-tu voler ainsi une jeune demoiselle qui n'a rien demandé et qui a, malgré elle, passé une affreuse journée sans qu'elle ne souhaite rien de tout ça ou, ne serait-ce que cherche tout ça par des provocations ?!
Eli écarquilla les yeux, surpris par tant de colère simplement pour une glace goût Crapaud à la Menthe. Il ne s'était pas attendue à ce que l'inconnue lui crie aussi fort dessus seulement pour une chose aussi insignifiante, ce fut pour cela qu'il resta sans voix quelques secondes. En plus, il avait l'impression de ne rien avoir voler, puisqu'il avait payer légalement sa glace. La fille était juste énervée qu'il lui ait pris sous le nez, et ce qu'elle disait était donc faux. Reprenant contenance, le petit garçon chassa sa timidité pour répondre calmement :
— J'ai rien volé du tout, parce que j'ai payé ! T'avais qu'à venir avant, c'est pas ma faute...
Il lança un regard implorant à la fille. Parce que, malgré tout son amour pour les glaces et le fait qu'il soit dans les règles, il n'aimait pas faire de la peine aux gens, surtout ce qui avaient des problèmes. Mais il n'avait tout de même pas envie de céder sa bonne glace à la fille, malgré sa colère et ses ennuis. Il l'avait payé, il l'a méritait amplement. Pour prouver à la brune qu'il ne se laisserait pas faire, il lécha un on coup la boule vert clair. Comme ça, elle ne serait plus tentée de la prendre.
— Tu sais, tu pourras prendre une glace la prochaine fois. Avec un goût meilleur. Vraiment, je suis désolé, mais j'étais là avant, s'excusa une nouvelle fois Elijah.
Le petit garçon se balançait d'un pied sur l'autre, tout en louchant sur sa glace dont la couleur vert pâle et la bonne odeur de menthe le tentait. Pourtant, il savait que ce n'était pas poli de manger quelque chose - de lécher, surtout - sous le nez de quelqu'un d'autre que son entourage, il s'abstint donc de se précipiter sur son cornet. De plus, la fille brune ne pouvait pas avoir de glaces, il valait mieux ne pas trop la narguer avec la sienne. Elle semblait assez mécontente comme ça.
Elijah fit un pas en avant, comme pour partir, avant de se raviser. La fille ne lui avait toujours pas répondu, il fallait au moins qu'elle accepte ses excuses pour qu'il puisse partir le cœur léger. Le garçonnet leva ses yeux vairons vers l'inconnue, dans l'espoir de lire dans son regard une once de pardon, de gentillesse. Mais la brune semblait hors d'elle, furieuse contre lui sans qu'il ne sache vraiment pourquoi.
— Comment oses-tu voler ainsi une jeune demoiselle qui n'a rien demandé et qui a, malgré elle, passé une affreuse journée sans qu'elle ne souhaite rien de tout ça ou, ne serait-ce que cherche tout ça par des provocations ?!
Eli écarquilla les yeux, surpris par tant de colère simplement pour une glace goût Crapaud à la Menthe. Il ne s'était pas attendue à ce que l'inconnue lui crie aussi fort dessus seulement pour une chose aussi insignifiante, ce fut pour cela qu'il resta sans voix quelques secondes. En plus, il avait l'impression de ne rien avoir voler, puisqu'il avait payer légalement sa glace. La fille était juste énervée qu'il lui ait pris sous le nez, et ce qu'elle disait était donc faux. Reprenant contenance, le petit garçon chassa sa timidité pour répondre calmement :
— J'ai rien volé du tout, parce que j'ai payé ! T'avais qu'à venir avant, c'est pas ma faute...
Il lança un regard implorant à la fille. Parce que, malgré tout son amour pour les glaces et le fait qu'il soit dans les règles, il n'aimait pas faire de la peine aux gens, surtout ce qui avaient des problèmes. Mais il n'avait tout de même pas envie de céder sa bonne glace à la fille, malgré sa colère et ses ennuis. Il l'avait payé, il l'a méritait amplement. Pour prouver à la brune qu'il ne se laisserait pas faire, il lécha un on coup la boule vert clair. Comme ça, elle ne serait plus tentée de la prendre.
— Tu sais, tu pourras prendre une glace la prochaine fois. Avec un goût meilleur. Vraiment, je suis désolé, mais j'étais là avant, s'excusa une nouvelle fois Elijah.
Quand l'enfant rit dans le jardin, le vent oublie tous ses tourments. Quand l'enfant rêve au jour prochain, le temps s'arrête un court instant. Le soleil alors résonne de mille mots cachés.
Bataille de boules de glace
"Oh, mais j'ai payé ma glace !" Tu l'as volée avant de payer le vendeur pour le faire taire, oui !
En plus, il l'avait carrément bousculée exprès à l'entrée rien que pour être le premier à prendre cette foutue glace ! Il avait usé de violence sur elle en plus de le voler !
« .. Ce n'est qu'une glace.. »
CE N'EST QU'UNE GLACE POUR MAMAN.
« Tu crois vraiment que Maman va apprécier que tu aies cassé la figure d'un garçon pour avoir sa glace ? »
Tu crois vraiment que l'état de Maman va s'améliorer si, en plus, elle découvre que sa fille est incapable d'acheter quelque chose ?!
Et puis, de toute façon, qui saurait qu'elle en serait venue aux poings ?
Elle s'apprêta à répliquer quand..
Oh non.
Mais qu'avait-il fait.. ?
Sa respiration s'écourta tandis qu'un brin de tristesse se mêlait à sa rage.
Il venait de lécher sa boule.. Sans aucune gêne !
- Comment oses-tu..
Sous le choc, ce sont les seuls mots qui parvinrent à franchir ses lèvres.
Il avait simplement ruiné tous ses espoirs d'apporter une magnifique boule de crapaud à la menthe saine à sa mère.
Je veux exploser.
- COMMENT AS-TU PU OSER ME POUSSER POUR PRENDRE MA PLACE ALORS QUE J’ÉTAIS AVANT TOI ET DONC VOLER LA GLACE DE MA MÈRE PUIS LÉCHER DÉLIBÉRÉMENT CELLE-CI SANS, NE SERAIT-CE QU'UN PETIT BRIN DE REMORD, MALGRÉ TOUT CE QU'ELLE A TRAVERSÉ ?!
« Et tu crois vraiment qu'il va te répondre.. ? »
Il en aura pas besoin : je vais lui faire bouffer sa langue.
En plus, il l'avait carrément bousculée exprès à l'entrée rien que pour être le premier à prendre cette foutue glace ! Il avait usé de violence sur elle en plus de le voler !
« .. Ce n'est qu'une glace.. »
CE N'EST QU'UNE GLACE POUR MAMAN.
« Tu crois vraiment que Maman va apprécier que tu aies cassé la figure d'un garçon pour avoir sa glace ? »
Tu crois vraiment que l'état de Maman va s'améliorer si, en plus, elle découvre que sa fille est incapable d'acheter quelque chose ?!
Et puis, de toute façon, qui saurait qu'elle en serait venue aux poings ?
Elle s'apprêta à répliquer quand..
Oh non.
Mais qu'avait-il fait.. ?
Sa respiration s'écourta tandis qu'un brin de tristesse se mêlait à sa rage.
Il venait de lécher sa boule.. Sans aucune gêne !
- Comment oses-tu..
Sous le choc, ce sont les seuls mots qui parvinrent à franchir ses lèvres.
Il avait simplement ruiné tous ses espoirs d'apporter une magnifique boule de crapaud à la menthe saine à sa mère.
Je veux exploser.
- COMMENT AS-TU PU OSER ME POUSSER POUR PRENDRE MA PLACE ALORS QUE J’ÉTAIS AVANT TOI ET DONC VOLER LA GLACE DE MA MÈRE PUIS LÉCHER DÉLIBÉRÉMENT CELLE-CI SANS, NE SERAIT-CE QU'UN PETIT BRIN DE REMORD, MALGRÉ TOUT CE QU'ELLE A TRAVERSÉ ?!
« Et tu crois vraiment qu'il va te répondre.. ? »
Il en aura pas besoin : je vais lui faire bouffer sa langue.
Désolée pour ce retard..
Bataille de boules de glace
« Ah non, tu ranges ces larmes, hein ! »
Larmes ? Quelles larmes ?
Son visage se décomposa lorsqu'elle sentit ses yeux s'emplirent de larmes.
Non mais je suis pas triste !
Celles-ci ne semblaient pas se préoccuper de l'avis de leur propriétaire et l'une d'entre elle réussit à fuir son œil.
JE SUIS PAS TRISTE.
Elle tourna malgré tout les talons pour partir à toute vitesse de la boutique : sa dignité s'était enfuie avec la larme.
La fillette descendit dans la rue en ne cessant de jurer contre ses larmes. Contre ce gamin. Contre la glace. Contre le vendeur. Contre la journée pourrie que Maman avait passé. Contre sa propre question. Contre cette dalle qui venait de lui faire un croche-patte. Contre cette poubelle qui empestait. Contre cette dame qui venait de lui attraper le br-..
- Hestia ?
Ah non, pas contre elle !
- Pourquoi ces larmes de crocodile ?
MAIS JE PLEURE PAS !
- Mais je pleure pas.. ! .. Y'a juste un gamin qui a volé ta glace.. Du coup, j'ai un petit peu le seum.
- Volé ? La grande Générale Hestia aurait laissé une telle injustice se faire ?! Permets-moi d'en douter !
Elle se mordit nerveusement la lèvre : que diable pouvait-elle dire pour justifier son incapacité à reprendre la glace ?!
- Enfin bon, tu ne l'as pas payée, à ce que je vois, dit-elle d'un signe de tête en direction des mornilles dans la main de la petite fille, Tu n'as pas à dire qu'une personne t'a volée si elle est passée devant toi, tu sais..
- Mais elle m'a bousculée à l'entrée !
- Rooh ! Mais oui, quelle catastrophe ! Le monde va exploser !
- Mamaaaaan !
- On repassera demain, ça va !
Larmes ? Quelles larmes ?
Son visage se décomposa lorsqu'elle sentit ses yeux s'emplirent de larmes.
Non mais je suis pas triste !
Celles-ci ne semblaient pas se préoccuper de l'avis de leur propriétaire et l'une d'entre elle réussit à fuir son œil.
JE SUIS PAS TRISTE.
Elle tourna malgré tout les talons pour partir à toute vitesse de la boutique : sa dignité s'était enfuie avec la larme.
La fillette descendit dans la rue en ne cessant de jurer contre ses larmes. Contre ce gamin. Contre la glace. Contre le vendeur. Contre la journée pourrie que Maman avait passé. Contre sa propre question. Contre cette dalle qui venait de lui faire un croche-patte. Contre cette poubelle qui empestait. Contre cette dame qui venait de lui attraper le br-..
- Hestia ?
Ah non, pas contre elle !
- Pourquoi ces larmes de crocodile ?
MAIS JE PLEURE PAS !
- Mais je pleure pas.. ! .. Y'a juste un gamin qui a volé ta glace.. Du coup, j'ai un petit peu le seum.
- Volé ? La grande Générale Hestia aurait laissé une telle injustice se faire ?! Permets-moi d'en douter !
Elle se mordit nerveusement la lèvre : que diable pouvait-elle dire pour justifier son incapacité à reprendre la glace ?!
- Enfin bon, tu ne l'as pas payée, à ce que je vois, dit-elle d'un signe de tête en direction des mornilles dans la main de la petite fille, Tu n'as pas à dire qu'une personne t'a volée si elle est passée devant toi, tu sais..
- Mais elle m'a bousculée à l'entrée !
- Rooh ! Mais oui, quelle catastrophe ! Le monde va exploser !
- Mamaaaaan !
- On repassera demain, ça va !
FIN DU RPG