Des cieux aux sous-sols
Bristol
29 Août 2044
29 Août 2044
La fin des vacances approchait, c'était bientôt la rentrée. Comme depuis plusieurs jours je profitais du beau temps pour m’entraîner au Quidditch dans une clairière du bois à la sortie de Bristol. Les Ailes d'Airain avaient gagné la coupe l'an dernier, j'étais bien décidé à tout faire pour que la victoire nous revienne à nouveau l'année prochaine. Papa avait récupéré un vif d'or auprès de l'équipe des Tornades de Tutshill pour que je puisse m'entraîner librement dans des conditions proches d'un vrai match. Ainsi je laissais la petite balle s'envoler et une dizaine de secondes après elle je m'élançais à mon tour. Dans les airs j’apercevais au loin la silhouette du pont de Clifton sous lequel coulait l'Avon. La vue était toujours aussi belle dans cette direction, un jour Alice m'accompagnera pour l'admirer...
Mais je n'étais pas là pour fantasmer sur un futur romantique à ses côtés, j'étais en pleine séance d'entraînement. Je redescendais à l'abri des arbres et observais alors les alentours, tendant l'oreille. Tous les sens en éveil pour capturer au plus vite le vif d'or.
Là... il était au niveau de la cime des arbres! Je m'élançais aussitôt après lui. Plus je m’avançais et plus il prenait de la hauteur, 20 mètres, 25.. Bientôt 30. Il continuait son ascension alors que je m'approchais de lui. Mon Manche Vif était efficace il manquait plus que quelques mètres avant de pouvoir l'attraper. 40 mètres, un premier coup de bras vers lui mais mon poing restait vide. 45 mètres, là cette fois je l'aurais à coup sûr, je n'avais même pas besoin de tendre le bras de tout son long. Je lâchais ma deuxième main qui tenait le manche de mon balai et d'un coup rageur je lançais mes deux mains sur la petite balle dorée. Ses ailes se débattaient dans la boule que formait l'ensemble de mes deux mains mais je l'avais bien capturé. Heureux de cette première réussite je donnais alors un coup de rein immédiat pour tourner et retourner vers le sol pour un nouvel essai. Mais rien ne se passa... Je reportais mes yeux vers mon balai, mais avec effroi j'observais le manche glisser entre mes pieds et sentais mon corps subir la gravité.
Dos vers le sol ma descente s’entamait, les mains tendues vers le ciel je tentais vainement d'attraper la moindre accroche, le vif d'or quitta ma main droite dans laquelle il était resté et il s'en alla aussitôt. Je n'avais aucune chance, la chute serait terrible, j'avais atteint les 50 mètres et j'allais bientôt rencontrer le sol. Je fermais les yeux, crispais mon corps en attendant l'impact...
**
...Sara est sur sa chaise haute, heureuse et agitée. Son assiette s'envole et tombe vers le sol. Bien que trop loin je tends le bras pour le rattraper. J'ai beau être à 5 mètres de l'assiette celle-ci s'arrête à quelques centimètres du sol et reste intacte...
**
...Ian et Stephen sont devant moi, ils rigolent. On est sur le chemin qui nous ramène de l'école moldu...
**
...Le chemin de traverse, papa me tend une lettre. C'est celle de Poudlard!!! Enfin j'ai ma lettre, je suis tellement heureux...
**
...La grande salle, les tables sont pleines et tout le monde a le regard tourné vers moi alors que le choipeau est sur ma tête.
"SERDAIGLE"
Désolé papa, je ne serais pas à Poufsouffle... Joyeux je vais m’asseoir à la table des bleus...
"SERDAIGLE"
Désolé papa, je ne serais pas à Poufsouffle... Joyeux je vais m’asseoir à la table des bleus...
**
...Dans les airs du terrain d'entrainement... j’enchaîne les figures sur mon balai... Le sourire d'Elwing...
**
...De l'eau, plein d'eau puis une main qui me tire. Solal, puis plusieurs Serdaigle et au loin le rire de Noor...
**
...Une foule me fait face en applaudissant alors que je tiens la main de Solal. Entraîner par l'élan de mon camarade et de ceux nous entourant je salue...
**
...La stade Quidditch, les supporter bleus sont en joie, Celo vient d'attraper le vif d'or...
**
...Irene me touche le bras avant de s'enfuir en riant...
**
...Le visage d'Alice... ses yeux... son sourire... mes lèvres sur sa joue...
**
...Alice...
**
...Je sens les bras d'Alice autour de moi alors que nous sommes dans les airs...
**
...Le vif d'or est là au creux de ma main alors que j'entends les hourras de la foule....
**
...J'enlace Alice dans mes bras....
**
...Ses lèvres ne cessent de bouger, je remets une mèche de ses cheveux en place et capte son regard... Ses lèvres sur les miennes... Le temps s'arrête, le moment est divin, le bonheur à son apogée...
**
J'attends toujours l'impact mais rien ne se passe... Le noir laisse peu à peu la place au blanc, la lumière est aveuglante. Je n'ai plus peur de la réception... Je suis bien, je me sens bien! Je suis heureux comme jamais. Je ne sens plus mon corps subir l'attraction du sol, au contraire il s'élève. La chaleur prend la place du froid des airs. Serait-ce fini?
Dernière modification par Christopher Martin le 25 févr. 2020, 12:06, modifié 1 fois.
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Vive les Tallirenpher / 141265 / Christortank
-6ème année et ex-Préfet RP / Boute-en-train de l’année 2018 et 2019
Des cieux aux sous-sols
L'impression de lévitation persiste, tout est blanc avec une sensation de chaleur. J'ai envie de rester là pour toujours c'est tellement agréable. J'essaye de me rappeler ce qu'il vient de se passer mais sans y parvenir, je préfère profiter de l'instant, faire le vide dans ma tête et repenser à Alice. Mais des bruits sourds m'extirpent de mes songes. L'enveloppe blanche bouge, petit à petit la lumière se fait plus intense et se teint de bleu. Je me sens descendre tout doucement. A mesure je comprends que c'est le ciel qui me fait face. Le bruit sourd que j'entendais se fait plus audible.
-Tu n'as rien? Christopher! Réponds-moi!
C'est... Papa? Mais qu'est-ce qu'il fait ici? Il m'attrape par le bras et me sort de mon agréable enveloppe blanche pour me remettre debout.
-Tu n'as rien de cassé? Est-ce que ça va?
-Oui mais...
Je regardais autour de moi, cherchant à comprendre la situation, comprendre la panique présente dans ses yeux et sa voix. Qu'est-ce qui se passe? Je n'ai rien non, j'ai mal nul part, pourquoi est-ce qu'il semble si inquiet? A mes pieds s'étendait une grande toile blanche, gonflée par endroits, un grand carré d'une vingtaine de mère de côté.
-C'est plutôt à moi de demander ce qu'il s'est passé. Je t'observais depuis un moment et d'un coup tu t'aies laissé tomber sans ton balai. J'ai tout juste eu le temps de faire apparaître ce gros coussin d'air chaud avant ta chute. J'ai eu tellement peur!
Je regardais le ciel, le sol recouvert du coussin salvateur puis encore le ciel. Les souvenirs revenaient peu à peu. Le vif d'or dans mes mains puis cette chute lente et si longue. De si haut. Que serait-il passé si papa n'avait pas été là et que faisait-il là. Peu importe après tout, je prenais conscience de ce qu'il venait de se passer, comme un coup sec, un vrai choc, je comprenais soudainement l'ampleur de ce qui venait d'arriver. Mes jambes se mirent à trembler et je me sentais tomber alors que mon père me tenait encore par les bras. Il me serra fort contre lui et je me mis à pleurer.
-Je ne sais pas... J'ai rien compris, mon balai a glissé d'entre mes jambes et... j'ai rien pu faire. Je...
-C'est rien c'est fini, tu n'as rien c'est l'essentiel, on va rentrer si tu veux. Tu as besoin de repos je pense, tu as volé tout l'après-midi.
Il avait beau essayer d'être rassurant je sentais qu'il était inquiet. Tout le chemin jusqu'à la maison il passait son temps a jeter des regards vers moi et mon balai que je tenais sous le bras. Comme si il avait peur que je m'envole avec et tombe à nouveau. Mais il n'avait pas à s'en faire, j'avais envie de tout sauf remonter sur mon balai. La terre ferme ne m'avait jamais paru aussi attirante.
Une fois rentré je ne pris même pas la peine de manger, après une longue douche bien chaude je me mis au lit attendant que vienne le sommeil mais les images de la journée hantèrent ma soirée jusque dans mes rêves. Je ne sais pas encore quand je remonterais sur un balai mais ce jour attendra c'est certain.
-Tu n'as rien? Christopher! Réponds-moi!
C'est... Papa? Mais qu'est-ce qu'il fait ici? Il m'attrape par le bras et me sort de mon agréable enveloppe blanche pour me remettre debout.
-Tu n'as rien de cassé? Est-ce que ça va?
-Oui mais...
Je regardais autour de moi, cherchant à comprendre la situation, comprendre la panique présente dans ses yeux et sa voix. Qu'est-ce qui se passe? Je n'ai rien non, j'ai mal nul part, pourquoi est-ce qu'il semble si inquiet? A mes pieds s'étendait une grande toile blanche, gonflée par endroits, un grand carré d'une vingtaine de mère de côté.
-C'est plutôt à moi de demander ce qu'il s'est passé. Je t'observais depuis un moment et d'un coup tu t'aies laissé tomber sans ton balai. J'ai tout juste eu le temps de faire apparaître ce gros coussin d'air chaud avant ta chute. J'ai eu tellement peur!
Je regardais le ciel, le sol recouvert du coussin salvateur puis encore le ciel. Les souvenirs revenaient peu à peu. Le vif d'or dans mes mains puis cette chute lente et si longue. De si haut. Que serait-il passé si papa n'avait pas été là et que faisait-il là. Peu importe après tout, je prenais conscience de ce qu'il venait de se passer, comme un coup sec, un vrai choc, je comprenais soudainement l'ampleur de ce qui venait d'arriver. Mes jambes se mirent à trembler et je me sentais tomber alors que mon père me tenait encore par les bras. Il me serra fort contre lui et je me mis à pleurer.
-Je ne sais pas... J'ai rien compris, mon balai a glissé d'entre mes jambes et... j'ai rien pu faire. Je...
-C'est rien c'est fini, tu n'as rien c'est l'essentiel, on va rentrer si tu veux. Tu as besoin de repos je pense, tu as volé tout l'après-midi.
Il avait beau essayer d'être rassurant je sentais qu'il était inquiet. Tout le chemin jusqu'à la maison il passait son temps a jeter des regards vers moi et mon balai que je tenais sous le bras. Comme si il avait peur que je m'envole avec et tombe à nouveau. Mais il n'avait pas à s'en faire, j'avais envie de tout sauf remonter sur mon balai. La terre ferme ne m'avait jamais paru aussi attirante.
Une fois rentré je ne pris même pas la peine de manger, après une longue douche bien chaude je me mis au lit attendant que vienne le sommeil mais les images de la journée hantèrent ma soirée jusque dans mes rêves. Je ne sais pas encore quand je remonterais sur un balai mais ce jour attendra c'est certain.
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