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Genre : Aventure, Action
Résumé :
Dans une société hyper-élitiste où les sorciers ne jugent plus que par la pureté du sang, il est naturel pour chaque enfant de ne pas se mélanger avec les autres qui n’ont pas le même statut qu’eux. En presque cinquante ans, deux grandes classes se sont créées dans la pyramide sociale sorcière, le système fête maintenant son centenaire. Les nés-sorciers et sangs-mêlés n’ont plus lieu d'exister puisque les moldus et nés-moldus sont tenus à distance respectables des sorciers de valeur. Les premiers sont traités de façon brusque et injuste tandis que les autres bénéficient d’un traitement particulier. Quand le monde est habitué à une vie comme celle-ci, comment différencier les “méchants” des “gentils” ? Et, au final, les étiquettes sont-elles bien utiles ?
Chapitres :
-Prologue : La GOS  
-Chapitre 1 : Les traîtres 


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Dernière modification par Edwin Wellhister le 24 oct. 2019, 00:23, modifié 5 fois.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

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Prologue : La GOS
Petit questionnaire pour l'Auteure
Conformément au programme mis en place par la Grande Organisation Sorcière, les nés-moldus et autres sous-sorciers ne seront plus acceptés dans les lieux à forte concentration sorcière et à bonne réputation.

Premier Janvier 2176

La femme se releva, gracieuse mais fine comme un squelette et se racla la gorge pour attirer l’attention des autres sorciers autours d’elle. Elle avait calculé son coup, à cette heure-ci, la garde de cette rue faisait une pause et le temps que la relève arrive, elle aurait au maximum une demie heure devant elle. Elle pourrait s’enfuir en se glissant dans le dédale de ruelles devant laquelle elle s’était placée, y bloquant l’accès de son corps. Autour d’elle, tous la regardèrent en haussant les sourcil en une question silencieuse. 
   
    -La liberté a toujours été le bien le plus précieux des hommes, mais dans un monde comme celui-ci,, elle est compromise et nous est arrachée ! clama-t-elle. Les nés-moldus et sang-mêlés sont l’avenir du monde sorcier ! Notre race diminue en nombre et s’effacera bientôt si nous nous acharnons à en exclure des membres légitimes ! Jamais un sorcier pur ne s'abaissera aux tâches ingrates et aux métiers d'entretien, nous nous devons d’accepter les autres statuts dans notre société ou nous nous mèneront nous même à la perte ! Dehors les gens s’arment, s'entraînent pour une guerre prochaine, elle n’est pas loin et le jour où elle arrivera, nous n’auront aucune chance, nous seront en infériorité numérique !

Sa voix puissante et claire se fit entendre dans la rue et, bientôt, les gens chuchotaient autour d’elle, inventant une rumeur qui s’étalerait bientôt comme une traînée de poudre jusqu’à atteindre les oreilles de la GOS. Pour le moment, personne ne semblait prêt à l’arrêter, enregistrant tous ses mots. Elle espérait qu’ils s’en souviendraient le jour où la guerre qu’elle prédisait se montrerait et étoufferait le monde qu’ils connaissaient sous le feu de la rébellion.

    -Le nouveau gouvernement nous mènera à notre perte, ils ne savent pas comme nous sommes prêts à nous battre pour notre monde et notre liberté ! Un jour viendra où les rejetés se lèveront et brûleront de leur baguette ce nouveau monde !

Une exclamation se fit entendre, accompagnée d’un désagréable bruit de chaînes. Les Mages de la GOS. Elle était en danger. La peur s'insinua dans ses veines comme le venin d’un puissant serpent et elle cacha son visage avec sa capuche avant de fuir dans la ruelle derrière elle, prenant à droite puis à gauche avant de sauter par dessus une petite clôture. Elle entendait derrière elle les Mages se séparer en plusieurs groupes pour couvrir toutes les petites ruelles, certains se rapprochant dangereusement d’elle alors qu’elle continuait à courir à en perdre haleine. Elle ne pouvait pas transplaner, sa trace magique aurait été facilement repérable, elle était obligée de fuir à la moldu.

    -Halte là ! hurlaient-ils presque en cœur.

Une montagne s’imposa à sa vision. Un grand homme la regardait, jugeant son apparence en promenant ses yeux de sa tête à ses pieds. Elle se sentit étrangement nue sous son regard et terriblement impuissante quand elle sentit ses forces l’abandonner lorsqu’il baissa violemment son poing sur sa tempe. Sa vision devenant floue, elle eu juste le temps d'apercevoir l’homme poser son doigt sur ses lèvres pour lui intimer de se taire avant que tout ne devienne noir.

Quand elle se réveilla, la première chose qu’elle enregistra était qu’elle n’était pas enfermée dans une cellule mais parfaitement libre de ses mouvements et que le mystérieux homme était à ses côtés.

    -Bienvenue au quartier général de la résistance, mademoiselle, qui comporte pour le moment deux membres : vous et moi. dit-il dans un sourire gentil.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

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Chapitre 1 : Les traîtres.
Conformément au programme mis en place par la Grande Organisation Sorcière, les nés-moldus et autres sous-sorciers ne seront plus autorisés à pratiquer une activité professionnelle qui n’apparaît pas dans la Liste Officielle du Travail Sous-Sorcier*.

Comme tous les matins, je me lève et je file dans la salle de bain. Je ne suis pas rentrée chez-moi cet été : c'est mieux pour moi si je vois le moins possible mes parents. Miss Orph m'a expliqué qu'on avait retrouvé dans notre jolie maison des signes d'une possible trahison. Ils n'ont pas été condamnés mais ils sont tout de même gardés à l'œil par les sorciers de la GOS. J'ai entendu par Mélanie qu'ils surveillaient la maison jour et nuit. Je n'y aurais pas été à l'aise et les examens se rapprochent malgré tout à grands pas, même si l'année vient à peine de débuter : hors de question que je ne les rate pour une raison aussi futile que le stress. Ceux qui les ratent héritent des postes dont personne ne veut mais qui sont encore trop importants pour pouvoir être confiés à des sous-mages. Je veux devenir quelqu'un d'influant, mes proches comptent beaucoup sur moi alors j'espère me trouver dans le meilleur classement cette année aussi, c'est capital.

Je suis forcément un peu triste d'avoir fêté seule la nouvelle année 2275. Ce n'est pas tous les jours qu'on fête le centenaire d'un régime politique, tout de même. L'événement qui avait été organisé à Poudlard avait été fantastique, une vraie merveille. J'y suis allée seule, Mélanie, Isaac et Elizabeth étant rentrés chez eux. Cela ne m'a pas empêché de passer une très bonne soirée en compagnie d'autres camarades de ma promotion, mais je suis sûre qu’avec mes amis, des personnes en qui je pouvais avoir confiance, cela aurait été différent.

C'est le dernier jour des vacances et j'attends avec impatience que tout le monde revienne. Dans les couloirs, je suis pratiquement seule. Seuls les sous-mages se trouvent encore au château ou sont réveillés si tôt. Je les vois marcher dans leur petite partie de couloir mais ne peut les entendre, eux ne me voient même pas. Ils n'ont pas le droit de quitter Poudlard avant d'avoir fini leurs études et leur courrier est méticuleusement surveillé : qui sait ce qu'ils seraient capables de faire si on leur laissait prendre contact avec l'extérieur quand ils voulaient. Ce serait un danger pour tout le monde : les sorciers purs savent bien toutes les choses affreuses qu'ils ont voulu faire avant que la Grande Organisation Sorcière ne prenne la tête du pays et de ceux aux alentours. Les livres relatent les épisodes de la grande guerre de 2175 comme les plus meurtriers de notre époque avant que la GOS n'arrange tout ça. Aujourd'hui la paix est revenue grâce aux sorciers purs depuis cent ans et personne n'a de quoi se plaindre, que ce soit ici ou en Irlande, ou même en France et en Espagne. Il y a bien sûr différents gouvernants dans les pays mais tous restent unis par le même dirigeant suprême élu par l'ancien tous les dix ans. Le plus logique est quand un membre de la famille octroie le privilège à un de ses enfants, mais il est déjà arrivé que ce soit le premier Grand Mage de la GOS. Aujourd'hui, c'est toujours Ambroise Elsway. Cela va bientôt faire vingt cinq ans qu'elle est dirigeante suprême et l'Angleterre n'a jamais été plus prospère et puissante que depuis qu'elle est à ce poste.

J'observe quelques enfants, sûrement de ceux dont les parents ont voulu se cacher, trop jeunes pour aller à Poudlard mais qui arpentent déjà le couloir de verre. Ce mur magique entre notre couloir et le leur est comme une distinction entre nos deux mondes, quelque chose d'infranchissable qui nous rappelle autant qu'à eux notre place dans ce monde. Certains sont fait pour s'écraser et d'autres pour briller. C'est simplement la loi universelle que certains ont oublié mais que la GOS leur a rappelé. J'ai presque de la peine pour ces enfants : Merlin sait comme il est difficile de se faire une place quand on est un sous-mage. Si vous essayez de fuir, vous êtes même traités en parias par les gens comme vous. Si cela se trouve, ce n'est même pas la faute de cet enfant et il devra porter sur son dos les erreurs de ses parjures de parents. Rien ne s'oublie ici, et surtout pas la trahison.

Je frissonne de dégoût en voyant certains sous-mages s'embrasser. Les contacts, même aussi éphémères comme cette embrassade, sont mal vus. Les sorciers purs évitent de se montrer comme cela en public pour préserver leur réputation, ils ont mieux à faire que de s’abaisser à ces choses. La réputation est aussi importante que les notes, on dit même que c'est une grosse part des résultats finaux. Et pourtant parfois j'envie leurs rapports si simples les uns envers les autres, mais je déchante bien vite. C'est comme avoir pitié pour un objet. Dans la société ils ne sont rien de plus. Certains auront de la chance et seront envoyés à la Forteresse pour y faire les tâches ingrates à la place des elfes de maison, disparus depuis bien des années, où ils seront logés et nourris un minimum et dans de bonnes conditions et d'autres seront malchanceux et se retrouveront dans les rues à s'occuper du ménage ou dans des instituts spécialisés dans l'expérimentation. Personne ne sait vraiment ce qu'il s'y passe mais aucun sous-mage n'a envie de travailler là bas. Les professeurs nous parlent de ces endroits comme des usines où les sous-mage doivent faire des tâches ingrates toute la journée, sans l’aide de la magie. Ils n'ont de toute façon pas le droit à une baguette. Personne ne prend le risque de leur donner une baguette quand ils pourraient l’utiliser pour faire une magie blasphème pour la Mère Magie. Je suis plutôt d'accord avec ça : c'est beaucoup trop dangereux de donner une possibilité aux traîtres de se sentir en position de force par rapport à nous. Ils en oublieraient leur place.

Quand je sors enfin du château, je peux déjà entendre les murmures des conversations calmes des élèves dans les calèches. J'attends avec hâte mes amis mais déchante vite : il manque Isaac et même les deux filles ne savent pas où il est passé. Même après l’arrivée du dernier véhicule de bois, il reste introuvable. J’interroge du regard Elizabeth mais elle secoue la tête de droite à gauche.

    -Il paraît qu’Isaac a été embarqué hier par la GOS. lance Mélanie de façon légère.
    -Quoi ! Mais pourquoi tu ne me l’as pas dit durant le voyage ? Tu comptais nous le dire au moins ? accuse Elizabeth, les yeux plissés.


Je suis tétanisée. Il n’y a qu’une seule chose pour laquelle la GOS aurait agit si vite et ne l’aurait pas laissé retourner à Poudlard dans l’attente de son procès, une chose qui tient en un seul mot. La trahison. Un seul petit mot qui est synonyme du pire des crimes et de la pire des peines que l’on ne pourrait jamais avoir. La mort, le baiser du détraqueur. Ce n’est pas bien différent de toute façon. Il restera enfermé à Azkaban toute sa vie s’il refuse le baiser, même s’il n’est pas encore majeur, de même pour ses parents. Il était un sang-pur, la trahison est encore plus grande. Était, oui, car il est certain que même s’il est libéré, il ne retrouvera jamais son ancien statut. Il deviendra un sous-mage, un déchet de la société. J’entend Mélanie expliquer qu’on a retrouvé chez lui, comme chez moi, des objets prouvant que sa famille avait un rapport avec la Résistance Elle suspecte une personne d’avoir placé ces objets, chez moi comme chez lui, pour obliger la GOS à arrêter des innocents. J’aimerais être aussi énergique qu’elle à l’idée de prouver ça, mais je n’arrive plus à penser correctement. 

Isaac a été arrêté. Est-il déjà enfermé dans une cellule miteuse ? Où sont ses parents ? A-t-il accepté le baiser du détraqueur ? Le reverrais-je un jour ? Je me souviens de la première fois où on s’est rencontrés. Il était mon voisin alors mes parents avaient invité les siens pour un repas. On avait sympathisé tout de suite et je pensais que je le connaissais mieux que n’importe qui, qu’il me disait tout, mais manifestement, ce n’était pas le cas. La version de Mélanie n’est peut-être pas la bonne. Peut-être qu’il pensait vraiment à brûler le monde des sorciers, mais pourquoi ? Il est sang-pur, il n’aurait eu aucune raison de faire ça à part d’être manipulé par quelqu’un d’autre. On l’a manipulé, c’est certain. 

   -Qui ? ma voix est enrouée sous l’émotion et les sanglots que j’essaie de garder pour moi. Ce n’est pas bon de montrer sa faiblesse. 
    -Quoi ? sortent-elles en cœur.
    -Qui l’a dénoncé ? Normalement c’est inscrit sur le papier qu’ils affichent sur la porte. Je me souviens du jour où on a dénoncé un résistant, une ribambelle de personnes étaient venues nous remercier. 
    -C’est Tracy Mills, répond Mélanie, la première du classement de notre année. Même si on arrive à savoir si c’était une manipulation de sa part, on pourra rien faire. Sa réputation est impeccable et un de ses parents travaille à la garde rapprochée de la Suprême. Ta réputation et place en seconde sur le tableau d’honneur t’ont sauvé de la prison, je suis sûre. Sinon ça aurait fait comme avec Isaac, mais si on se met à insinuer que la première est une traîtresse, notre réputation en prendra un gros coup, et tu sais ce que ça veut dire. Je ne tiens pas à être en bas de la pyramide. 
    -Mais on ne peut pas laisser les choses comme ça ! C’est Isaac, on sait que ce n’est pas un traître, c’est le premier à adorer la Suprême, il a même des affiches du parti dans sa chambre, je le sais j’y suis rentrée cette été. Je suis persuadée qu’il est innocent. 
    -Tu feras ça toute seule, Iseult, me répond Mélanie. On ne t’accompagnera pas là dedans, c’est beaucoup trop dangereux pour nous. Ta famille est peut-être déjà en mauvaise posture, mais les nôtres non, et ce serait désastreux si elles se retrouvaient fichées par notre faute. Elizabeth hocha vivement la tête suite aux paroles de son amie avant de la suivre quand elle prit la direction du château

Je ne peux plus bouger. J’ai l’impression que le monde vient de me tomber sur les épaules et que le ciel s’est écrasé sur mon crâne. Elles ne vont pas m’aider, elles me lâchent et, pire encore, elles lâchent Isaac alors qu’on s’était promit de ne jamais le faire. Ces mots remontent à notre première année, mais elles n’avaient jamais brisé cette promesse. Je n’arrive pas à me calmer. Je sais qu’elles ont raison, je ne peux pas accuser Tracy de ce que je voudrais sans en subir les conséquences, même manifester de l’attachement à une personne suspectée de trahison pourrait me condamner. Je n’ai jamais pensé que la GOS ne faisait pas bien les choses, ce serait suicidaire de le faire, mais là je n’arrive pas à trouver le bon côté des choses. Si je ne peux pas prouver que mon ami est innocent, alors je dois prouver que Tracy est coupable, mais comment ? Elle est tout bonnement intouchable, toujours entourée d’un groupe, même quand elle n’est pas avec ses amis elle a toute une troupe de plus jeunes qui la suivent à la trace. Sa réputation est parfaite, elle n’a jamais fait quoi que ce soit qui aurait pu m’aider à la condamner et, plus que tout, elle est la première au classement de ma promotion et cela veut dire qu’elle a, tout comme moi qui suis deuxième, un poste tout chaud à la Forteresse qui l’attend quand elle aura fini ses études, sûrement en tant que membre de la garde rapprochée de la Suprême.

Je me mord la joue jusqu’au sang pour ne pas pleurer, la douleur me permettant de me concentrer sur quelque chose de précis. Si je ne peux plus gérer mes émotions, je suis fichue. J’espère encore voir apparaître Isaac. Il me dira que ce n’était qu’un malentendu ou une blague, qu’il va bien et qu’il ne me quittera jamais. Il me dira qu’il m’aime à l'abri du regard des autres, pour ne pas nous montrer et insulter notre réputation et il me prendra dans ses bras et je pourrais sentir à nouveau son parfum boisé et sentir son cœur battre. J’attend longtemps, seule dehors, mais il n’arrive pas et je rentre dans mon dortoir seule et le cœur en miettes.  
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* :  Liste contenant certaines activités professionnelles comme agent d’entretien.

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"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)