Gages, rencontre et plantes
Avec @Naomi Bergsturm
Le 26 octobre 2044
Tout avait commencé, un jour, (Alaska se souvenait que c'était un vendredi), dans la salle commune de Gryffondor. La jeune sorcière jouait à Imperium ou Veritaserum avec d'autres sorciers et sorcières de sa maison. Elle n'était pas encore intégrée parmi les Gryffons et pensait que jouer avec eux pourrait l'aider à sortir de son cocon.
Quand son tour était arrivé, l'action qu'elle aurait dû réaliser était trop difficile pour elle et elle avait échoué.
Ses camarades-si sympathiques avec elle, la pauvre nouvelle toute perdue -avaient donc décidés d'un gage, plutôt simple, qu'elle devrait effectuer dans la serre de botanique. Ils savaient qu'elle aimait bien l'art, alors ils lui ont ordonné de faire une composition florale la plus enrichie et la plus jolie qui soit donnée d'être. Cela paraissait simple, et Alaska était plutôt contente de s'en sortir si bien, mais une Gryffonne eu une idée plutôt sournoise à l'encontre d'Alaska. Elle devait réaliser ce gage dans la serre de botanique de la professeure Naomi Bergsturm car, d'après elle, il n'y avait plus de fleurs dehors en cette saison. Cette mission s'avéra donc compliquée pour la jeune sorcière qui ne savait même pas si elle avait le droit d'entrer dans cette serre sans autorisation.
Mais Alaska n'avait pas vraiment le choix. Enfin, si, elle l'avait, mais elle ne pouvait pas risquer de se faire mal voir par ses camarades de maison.
Voilà comment elle en était arrivée là. Les jambes tremblantes, devant la serre n°1, Alaska se demanda si elle voulait vraiment le faire. Il était 20h30 et la nuit était déjà en train de tomber. Alors, elle prit son courage à deux mains et pénétra dans la serre de botanique.
Elle avait déjà assistée à un cours dans cette serre, et elle savait à peu près où aller. Elle commença par parcourir les allées de la serre de botanique, s'arrêtant par ci par là, observant les plantes qui y trônaient et s'émerveillant devant leur beauté et leurs couleurs chatoyantes. Les plantes de la serre l'émerveillaient et elle oubliait toute notion du temps. Mais, elle se prit les pieds dans un pot et vit les plantes commencer à s'agiter. C'est à ce moment là qu'Alaska se souvint que les plantes étaient magiques et qu'elles pouvaient communiquer entre elles. Pas comme les plantes Moldues, qui paraissaient si insignifiantes en guise de comparaison.
Il faisait vraiment noir dans la serre et Alaska dut allumer des chandelles magiques qui se trouvaient sur les côtés de la serre. Alors elle vit un sacré spectacle : les plantes s'agitaient dans tous les sens, en faisant du bruit. La jeune sorcière se rendit alors compte d'une chose : les plantes ne s'entendaient pas toutes ensembles et commençaient à s'attaquer entre elles.
Alska s'était mise dans un sacré pétrin, et elle ne savait absolument pas comment s'en sortir...
Dernière modification par Alaska Hooks le 16 nov. 2019, 20:22, modifié 3 fois.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
Il était tard, près de 20h30 mais ça Naomi n'en avait plus aucune notion puisqu'elle était plongée dans ces corrections. Elle avait mangé en vitesse pour avoir le temps de corriger avant de dormir, car il devenait impératif de le faire. Plus de trois classes attendaient impatiemment les résultats de leurs devoirs et elle ne supportait plus de leur annoncer à chaque fois qu'elle n'avait pas encore corrigé. Ce n'était pas plus d'une semaine de retard pour les deux premières classes mais cela suffisait à l'angoisser profondément.
Comme pour confirmer que sa soirée serait mauvaise, les copies en plus de ça étaient médiocres. Rien que la première, pour tout dire, était bourrée de fautes d’orthographe. Naomi savait qu'on étudiait plus les langues à Poudlard et que ce n'était pas toujours facile d'être irréprochable à ce niveau mais certains avaient de grande lacune. Elle se refusait à penser qu'on puisse étudier tant de matières magiques en Manhattan de côté ce genre de points essentiels. Elle se promit de faire un jour une fiche avec des rappels de grammaires basiques qu'elle fournirait aux élèves et leur demanderait d'apprendre et de prendre en considération sans quoi ils perdraient des points sur leurs prochains devoirs.
La première pile était celle des troisièmes années qui avaient dû se servir de leurs notes et de recherches personnelles pour rendre un devoir sur le dictame. Malheureusement et au grand damne de la professeure, même ce qui avait été dit en classe n'était pas acquis pour certains. Elle allait devoir leur faire un rappel un peu sec sur l'importance des études bien que cela lui déplaisait. Elle se fichait bien de la réussite de ceux qui se fichaient de la matière mais en l’occurrence elle mettait des notes médiocres à des élèves qui pourtant aimaient la botanique. Elle se demanda si son devoir était trop dur. Il était évidemment plus dur que ceux de deuxième année mais de là à être irréalisable... Elle se promit de demander à la fin du cours à ses élèves les plus impliqués ce qu'ils en avaient pensé.
Mais alors qu'elle arrivait à la toute fin de cette première pile, des bruits en provenance de la serre éveillèrent ses sens. Elle se leva précipitamment et s'accrocha à sa canne pour sortir de son bureau qui menait directement au fond de la serre n°1. La première chose qui l'étonna fût la luminosité. Elle avait pourtant éteint les lumières un peu plus tôt pour laisser à ses plantes un peu de sommeil...
Mais surtout elle fut bien hébétée devant le capharnaüm qui régnait. "Si c'est encore le petit Liderick, il va m'entendre..." pensa-t-elle.
Mais il n'en était rien. C'était une jeune fille aujourd'hui qui mettait du désordre dans sa serre !
Naomi sortit sa baguette de sa poche et fit de sa priorité de calmer ses plantes. Si elles s'agitaient trop elles pouvaient se faire du mal entre elles et il fallait absolument éviter ce désastre. Dès que cela fût fait elle se tourna vers la jeune fille : "Explications ?!"
Comme pour confirmer que sa soirée serait mauvaise, les copies en plus de ça étaient médiocres. Rien que la première, pour tout dire, était bourrée de fautes d’orthographe. Naomi savait qu'on étudiait plus les langues à Poudlard et que ce n'était pas toujours facile d'être irréprochable à ce niveau mais certains avaient de grande lacune. Elle se refusait à penser qu'on puisse étudier tant de matières magiques en Manhattan de côté ce genre de points essentiels. Elle se promit de faire un jour une fiche avec des rappels de grammaires basiques qu'elle fournirait aux élèves et leur demanderait d'apprendre et de prendre en considération sans quoi ils perdraient des points sur leurs prochains devoirs.
La première pile était celle des troisièmes années qui avaient dû se servir de leurs notes et de recherches personnelles pour rendre un devoir sur le dictame. Malheureusement et au grand damne de la professeure, même ce qui avait été dit en classe n'était pas acquis pour certains. Elle allait devoir leur faire un rappel un peu sec sur l'importance des études bien que cela lui déplaisait. Elle se fichait bien de la réussite de ceux qui se fichaient de la matière mais en l’occurrence elle mettait des notes médiocres à des élèves qui pourtant aimaient la botanique. Elle se demanda si son devoir était trop dur. Il était évidemment plus dur que ceux de deuxième année mais de là à être irréalisable... Elle se promit de demander à la fin du cours à ses élèves les plus impliqués ce qu'ils en avaient pensé.
Mais alors qu'elle arrivait à la toute fin de cette première pile, des bruits en provenance de la serre éveillèrent ses sens. Elle se leva précipitamment et s'accrocha à sa canne pour sortir de son bureau qui menait directement au fond de la serre n°1. La première chose qui l'étonna fût la luminosité. Elle avait pourtant éteint les lumières un peu plus tôt pour laisser à ses plantes un peu de sommeil...
Mais surtout elle fut bien hébétée devant le capharnaüm qui régnait. "Si c'est encore le petit Liderick, il va m'entendre..." pensa-t-elle.
Mais il n'en était rien. C'était une jeune fille aujourd'hui qui mettait du désordre dans sa serre !
Naomi sortit sa baguette de sa poche et fit de sa priorité de calmer ses plantes. Si elles s'agitaient trop elles pouvaient se faire du mal entre elles et il fallait absolument éviter ce désastre. Dès que cela fût fait elle se tourna vers la jeune fille : "Explications ?!"
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
Alaska était en train de réfléchir à ce qu'elle devait faire : fuir, se cacher, aller dans une autre serre ?
Non, ce n'était pas de bonnes idées. Elle décida d'aller chercher de l'aide. Mais, le problème, c'est qu'elle ne savait pas comment faire, ni où aller ou vers qui se tourner.
Alaska commençait à se diriger vers la sortie de la serre, en essayant tant bien que mal d'éviter les plantes engagées (ce qui n'était pas une mince affaire), quand elle entendit des pas. Ces pas étaient étranges, comme si deux personnes arrivaient, ou comme si la personne qui venait avait une canne ou une béquille.
La jeune sorcière se demanda qui cela pouvait être et essaya de se remémorer les professeurs qui se trouvaient à leur table, lors de la cérémonie de répartition. Elle les passa en revue dans son cerveau (et remercia intérieurement sa mémoire photographique) avanr de se rappeler d'un léger détail. Une professeure qui boitait se déplaçait habituellement avec une canne.
Alaska essaya de se rappeler se son nom, sans réel succès.
Les pas se rapprochaient de plus en plus et Alaska était dans une impasse. Elle courut sur la pointe de ses petits pieds pour faire le moins de bruit possible et se réfugia à l'opposé de l'entrée de la serre. Comme elle n'avait pas vraiment trouvé de solutions, elle se plaça debout, devant une plante qui ne bougeait presque pas et attendit.
Elle ne savait aucunement comment expliquer ce qui se passait et se dit qu'elle improviserait, tout en restant franche car elle n'aimait pas et ne savait pas mentir. Elle espérait que la professeure ne serait pas trop dure envers elle.
Quand la porte de la serre fut ouverte à la volée, Alaska ne cilla pas. La professeure jeta un sort encore inconnu aux oreilles de la jeune sorcière et les plantes se calmèrent instantanément. Puis, la dame s'avança légèrement vers la petite brune et s'exclama, d'une voix forte et puissante :
- Explications ?
La jeune professeure avait l'air très en colère et Alaska avait juste envie de se mettre en boule dans un coin pour pleurer.
Les larmes lui montèrent aux yeux, et, résignée, elle raconta ce qu'il lui était arrivé.
- Bon... bonjour ma... mada... madame... je... je... en fait... eh bien... je... comment... je ne sais pas... je...
Alska n'arrivait pas à parler convenablement !
Elle begayait comme elle n'avait jamais begayé et était extrêmement confuse. Les larmes qui lui étaient déjà montées aux yeux commençaient à couler, gouttes par gouttes sur ses joues et son petit nez. Et ces larmes se transformèrent en un torrent, en une cascade. La jeune sorcière ne pouvait olus s'arrêter de pleurer. Elle avait tellement honte d'elle et de ce qu'elle avait fait !
Elle entrecoupait ses larmes de "- Je suis vraiment désolée" et de "-Excusez-moi" qui la faisait redoubler de pleurs. Derrière le rideau mouillé et transparent qui brouillait sa vue, elle adressa un regard dépité à la professeure, tout en continuant de pleurer. Elle n'arrivait pas à s'arrêter.
Non, ce n'était pas de bonnes idées. Elle décida d'aller chercher de l'aide. Mais, le problème, c'est qu'elle ne savait pas comment faire, ni où aller ou vers qui se tourner.
Alaska commençait à se diriger vers la sortie de la serre, en essayant tant bien que mal d'éviter les plantes engagées (ce qui n'était pas une mince affaire), quand elle entendit des pas. Ces pas étaient étranges, comme si deux personnes arrivaient, ou comme si la personne qui venait avait une canne ou une béquille.
La jeune sorcière se demanda qui cela pouvait être et essaya de se remémorer les professeurs qui se trouvaient à leur table, lors de la cérémonie de répartition. Elle les passa en revue dans son cerveau (et remercia intérieurement sa mémoire photographique) avanr de se rappeler d'un léger détail. Une professeure qui boitait se déplaçait habituellement avec une canne.
Alaska essaya de se rappeler se son nom, sans réel succès.
Les pas se rapprochaient de plus en plus et Alaska était dans une impasse. Elle courut sur la pointe de ses petits pieds pour faire le moins de bruit possible et se réfugia à l'opposé de l'entrée de la serre. Comme elle n'avait pas vraiment trouvé de solutions, elle se plaça debout, devant une plante qui ne bougeait presque pas et attendit.
Elle ne savait aucunement comment expliquer ce qui se passait et se dit qu'elle improviserait, tout en restant franche car elle n'aimait pas et ne savait pas mentir. Elle espérait que la professeure ne serait pas trop dure envers elle.
Quand la porte de la serre fut ouverte à la volée, Alaska ne cilla pas. La professeure jeta un sort encore inconnu aux oreilles de la jeune sorcière et les plantes se calmèrent instantanément. Puis, la dame s'avança légèrement vers la petite brune et s'exclama, d'une voix forte et puissante :
- Explications ?
La jeune professeure avait l'air très en colère et Alaska avait juste envie de se mettre en boule dans un coin pour pleurer.
Les larmes lui montèrent aux yeux, et, résignée, elle raconta ce qu'il lui était arrivé.
- Bon... bonjour ma... mada... madame... je... je... en fait... eh bien... je... comment... je ne sais pas... je...
Alska n'arrivait pas à parler convenablement !
Elle begayait comme elle n'avait jamais begayé et était extrêmement confuse. Les larmes qui lui étaient déjà montées aux yeux commençaient à couler, gouttes par gouttes sur ses joues et son petit nez. Et ces larmes se transformèrent en un torrent, en une cascade. La jeune sorcière ne pouvait olus s'arrêter de pleurer. Elle avait tellement honte d'elle et de ce qu'elle avait fait !
Elle entrecoupait ses larmes de "- Je suis vraiment désolée" et de "-Excusez-moi" qui la faisait redoubler de pleurs. Derrière le rideau mouillé et transparent qui brouillait sa vue, elle adressa un regard dépité à la professeure, tout en continuant de pleurer. Elle n'arrivait pas à s'arrêter.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
En s'approchant Naomi fût surprise de voir que l'élève pleurait. Surprise la professeure leva les sourcils. La dernière fois qu'elle avait surpris un élève à saccager ses serres c'était un garçon particulièrement caractériel qui n'en avait fait qu'à sa tête et n'avait même pas été effrayé lorsqu'il s'était retrouvé pendu au plafond par les pieds. Mais visiblement celle-ci n'était pas mal intentionnée puisqu'elle se sentait coupable d'avoir été prise en flagrant délie. "Ce doit être accidentel" pensa Naomi. Après-tout, cela pouvait arriver à n'importe qui de se retrouver dans des serres à une heure avancée. C'est vrai, imaginons une étrange crise de somnambulisme ou encore une brusque envie de tisane à la menthe. A Naomi en tout cas, cela arrivait régulièrement.
Elle-même quand elle était jeune n'appréciait pas se faire gronder par ses professeurs, mais il était vrai qu'elle n'avait jamais été troublée au point de se mettre à pleurer devant eux. La petite fille devait vraiment craindre les punitions. Soucieuse de ne pas l'effrayer plus que cela Naomi tenta de se radoucir pour la réconforter : "Non mais ne pleurez pas ! Ce n'est pas si grave, regardez tout est déjà réparé."
Maintenant se posait la question de savoir ce que faisait l'élève ici à une telle heure et ce qui avait causé cet incident. La professeure attendit un peu qu'elle séche ses larmes avant de lui redemander des explications : " Bon alors expliquez-moi ce que vous faisiez là ?"
Son ton se voulait doux mais de la tension se faisait encore ressentir dans sa voix. Il lui fallait vraiment avancer dans sa correction et le moment avait été mal choisi pour la déranger. Elle jeta un œil à la serre pour vérifier que rien n'avait été bousculé lors du mouvement mais il s'avérait que celle-ci était comme elle l'avait laissé ce qui la rassura. Rien ne pouvait la mettre plus en rogne qu'un terrible désordre dans son lieu de travail. Heureusement, tout était en place.
Cette intrusion rappelait à Naomi les bêtises de sa jeunesse. Poudlard était un lieu tellement propice à l'irrespect des règles qu'on se retrouvait tous un jour où l'autre à violer le règlement. Mais même si elle adorait déjà à l’époque la botanique, l'idée de s'introduire dans les serres en pleine nuit n'aurait jamais effleuré l'esprit de la professeure. Il fallait dire que quand on savait les dangers qu'elles refermaient on osait pas s'y aventurer si en plus on y voyait rien. Remarque celle-là c'était assuré de ne pas rien y voir puisqu'elle avait allumé toutes les lumières. Mais quelle drôle d'idée avait-elle eu d'illuminer ainsi un lieu d'une telle taille et dont les murs étaient en verres ? Elle devait bien se douter qu'elle serait repérée à des kilomètres ! Peut-être n'était-elle pas au courant que les serres fermaient à vingt heures et que les balades au parc une fois la nuit tombée était fortement déconseillées. Naomi pensa qu'elle allait sans doute devoir faire un petit rappel à ses élèves à ce sujet lorsqu'elle les retrouverait.
Elle-même quand elle était jeune n'appréciait pas se faire gronder par ses professeurs, mais il était vrai qu'elle n'avait jamais été troublée au point de se mettre à pleurer devant eux. La petite fille devait vraiment craindre les punitions. Soucieuse de ne pas l'effrayer plus que cela Naomi tenta de se radoucir pour la réconforter : "Non mais ne pleurez pas ! Ce n'est pas si grave, regardez tout est déjà réparé."
Maintenant se posait la question de savoir ce que faisait l'élève ici à une telle heure et ce qui avait causé cet incident. La professeure attendit un peu qu'elle séche ses larmes avant de lui redemander des explications : " Bon alors expliquez-moi ce que vous faisiez là ?"
Son ton se voulait doux mais de la tension se faisait encore ressentir dans sa voix. Il lui fallait vraiment avancer dans sa correction et le moment avait été mal choisi pour la déranger. Elle jeta un œil à la serre pour vérifier que rien n'avait été bousculé lors du mouvement mais il s'avérait que celle-ci était comme elle l'avait laissé ce qui la rassura. Rien ne pouvait la mettre plus en rogne qu'un terrible désordre dans son lieu de travail. Heureusement, tout était en place.
Cette intrusion rappelait à Naomi les bêtises de sa jeunesse. Poudlard était un lieu tellement propice à l'irrespect des règles qu'on se retrouvait tous un jour où l'autre à violer le règlement. Mais même si elle adorait déjà à l’époque la botanique, l'idée de s'introduire dans les serres en pleine nuit n'aurait jamais effleuré l'esprit de la professeure. Il fallait dire que quand on savait les dangers qu'elles refermaient on osait pas s'y aventurer si en plus on y voyait rien. Remarque celle-là c'était assuré de ne pas rien y voir puisqu'elle avait allumé toutes les lumières. Mais quelle drôle d'idée avait-elle eu d'illuminer ainsi un lieu d'une telle taille et dont les murs étaient en verres ? Elle devait bien se douter qu'elle serait repérée à des kilomètres ! Peut-être n'était-elle pas au courant que les serres fermaient à vingt heures et que les balades au parc une fois la nuit tombée était fortement déconseillées. Naomi pensa qu'elle allait sans doute devoir faire un petit rappel à ses élèves à ce sujet lorsqu'elle les retrouverait.
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
La professeure avait rassuré un peu Alaska et lui avait dit de ne pas pleurer. Elle lui avait demandé de lui raconter qu'est ce qu'elle faisait ici. Alors, Alaska se calma, sécha ses larmes et commença à raconter son histoire.
- C'est... c'est une très... une très très longue his... histoire, j'espère que... que vous avez un... un peu de temps de... devant vous.
Elle leva les yeux vers la professeure de botanique et essaya d'analyser son regard. Elle crut y voir passer une lueur de tension, comme si sa supérieure n'avait pas le temps d'écouter son récit. Mais Alaska oublia ses pensées, frotta ses yeux afin d'éliminer les dernières larmes qui y étaient et continua son histoire.
- En fait, vendredi dernier, je suis allé vers un groupe de premières et deuxièmes années qui jouaient ensemble. Je voulais essayer de faire de nouvelles rencontres parce que je connaissais déjà quelques personnes mais elles n'étaient pas avec moi et je me sentais seule. Du coup, le groupe m'a acceptée et m'ont dit qu'ils jouaient à Imperium ou Veritaserum . Ils m'ont proposé de jouer et j'ai accepté. Quand c'était mon tour, eh ben mon Imperium était trop dur à faire et j'ai pas réussi. Du coup ils devaient me donner un pari et j'étais obligée de le faire. Enfin j'étais pas obligée mais je voulais pas me faire mal voir. Du coup, le pari, c'était de faire une composition florale avec des fleurs mais aussi des plantes. Moi j'étais contente, je m'en sortais bien, j'adore les fleurs et m'en occuper, mais là, y a une fille de ma maison qui dit que je devais aller prendre les plantes et les fleurs dans cette serre, car il n'y avait pas assez de plantes et de fleurs dehors à son goût. Ça m'a refroidie directement ! Je ne savais même pas si j'avais le droit d'aller dans la serre. Et je ne savais même pas quand j'avais le droit d'y aller. Elle m'a conseillé d'y aller à 20h30. Moi je lui faisait un peu confiance vu qu'elle avait l'air sympa et qu'elle était en deuxième année. Du coup j'y suis allée et j'ai d'abord regardé les plantes, qui sont incroyables, enfin, je veux dire, elles sont super belles, puis j'ai cherché lesquelles utiliser pour ma composition. Cette fille m'a dit que j'avais le droit de me servir à volonté dans la serre et je l'ai crue. J'ai allumé toutes les lumières mais je suis tombée et j'ai réveillé les plantes. Elles ont commencé à se disputer, j'ai paniqué et puis vous êtes arrivée et vous avez tout rétabli. Si vous saviez à quel point je me sens honteuse... Je suis vraiment, vraiment désolée.
Sur ces paroles d'une franchise déconcertante, Alasak se remit à pleurer tout en s'excusant.
- C'est... c'est une très... une très très longue his... histoire, j'espère que... que vous avez un... un peu de temps de... devant vous.
Elle leva les yeux vers la professeure de botanique et essaya d'analyser son regard. Elle crut y voir passer une lueur de tension, comme si sa supérieure n'avait pas le temps d'écouter son récit. Mais Alaska oublia ses pensées, frotta ses yeux afin d'éliminer les dernières larmes qui y étaient et continua son histoire.
- En fait, vendredi dernier, je suis allé vers un groupe de premières et deuxièmes années qui jouaient ensemble. Je voulais essayer de faire de nouvelles rencontres parce que je connaissais déjà quelques personnes mais elles n'étaient pas avec moi et je me sentais seule. Du coup, le groupe m'a acceptée et m'ont dit qu'ils jouaient à Imperium ou Veritaserum . Ils m'ont proposé de jouer et j'ai accepté. Quand c'était mon tour, eh ben mon Imperium était trop dur à faire et j'ai pas réussi. Du coup ils devaient me donner un pari et j'étais obligée de le faire. Enfin j'étais pas obligée mais je voulais pas me faire mal voir. Du coup, le pari, c'était de faire une composition florale avec des fleurs mais aussi des plantes. Moi j'étais contente, je m'en sortais bien, j'adore les fleurs et m'en occuper, mais là, y a une fille de ma maison qui dit que je devais aller prendre les plantes et les fleurs dans cette serre, car il n'y avait pas assez de plantes et de fleurs dehors à son goût. Ça m'a refroidie directement ! Je ne savais même pas si j'avais le droit d'aller dans la serre. Et je ne savais même pas quand j'avais le droit d'y aller. Elle m'a conseillé d'y aller à 20h30. Moi je lui faisait un peu confiance vu qu'elle avait l'air sympa et qu'elle était en deuxième année. Du coup j'y suis allée et j'ai d'abord regardé les plantes, qui sont incroyables, enfin, je veux dire, elles sont super belles, puis j'ai cherché lesquelles utiliser pour ma composition. Cette fille m'a dit que j'avais le droit de me servir à volonté dans la serre et je l'ai crue. J'ai allumé toutes les lumières mais je suis tombée et j'ai réveillé les plantes. Elles ont commencé à se disputer, j'ai paniqué et puis vous êtes arrivée et vous avez tout rétabli. Si vous saviez à quel point je me sens honteuse... Je suis vraiment, vraiment désolée.
Sur ces paroles d'une franchise déconcertante, Alasak se remit à pleurer tout en s'excusant.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
Enfin la jeune fille se calma pour donner à la professeure les explications qu'elle exigeait. Naomi s'interrogea un instant sur ce qu'elle entendait par "longue histoire" et hésita à lui demander de se débrouiller pour faire une version courte, mais il était déjà trop tard.
Durant le récit Naomi se perdit un peu dans ses pensées. D'abord elle se mit à se demander si elle avait suffisamment nourri les asphodèles qu'elle voyait s'agiter à la lueur des torches. Ces plantes-là demandaient un entretien long et soigneux. Pour l'instant la professeure se débrouillait bien avec elle, mais elle avait peur des conséquences qu'aurait l'hiver. Un instant elle revint au récit et compris qu'il y avait une histoire de pari et de bouquet de fleur, puis il lui vint à l'esprit qu'il n'était pas bon de laisser tant de lumière à ses plantes alors que la nuit tombait. Cela allait troubler tout leur cycle de sommeil.
Quand Naomi sortit de ses pensées l'élève avait terminé sa tirade. Hébétée la professeure demanda pour être sûre d'avoir bien compris : "Donc c'est pour un bouquet de fleur ?"
Elle crut même bon d'ajouter : "Non parce que je suis botaniste, pas fleuriste hein..."
C'est vrai quoi, on ne pouvait pas venir se servir comme ça dans ses serres de plantes magiques plutôt rares parfois dangereuses et toutes précieuses. Les seuls qu'elle acceptait de fournir étaient les autres professeurs qui en faisait un usage utile et respectueux. Elle ne voyait rien dans sa serre qui puisse servir à faire des bouquets d'ornement.
Il n'y avait qu'à Alice que Naomi avait pu faire des bouquets avec des plantes magiques. Une fois elle avait même contraint celle-ci à être prise de toux et d'éternuements pendant plus d'une demi-journée en laissant une plante un peu dangereuse trainer. A ses lointains souvenirs le cœur de la plus si jeune professeure se serra. De ses songes naquirent un peu d'empathie pour l'élève et elle se demanda un instant si elle n'allait pas concéder à lui donner quelques fleurs... Après-tout c'était juste l'histoire d'un brin de menthe. Et elle avait dans son bureau bon nombre de plantes ornementales qui n'avaient de magique que leurs odeurs et leurs couleurs. Entre le cœur et la raison Naomi finit par choisir le cœur, et c'était bien parce que la petite fille se remettait à pleurer : " Bon si je t'en donne deux ou trois suffisamment impressionnantes ça ira ? demanda-t-elle"
Elle hésitait d'un autre côté à punir l'élève. Pleurer ne suffisait pas à excuser ses fautes et elle venait d'avouer avoir voulu voler des plantes sans demander quoi que ce soit et hors des horaires d'ouverture de la salle. Ce genre d'infractions méritaient une ou deux retenues...
Durant le récit Naomi se perdit un peu dans ses pensées. D'abord elle se mit à se demander si elle avait suffisamment nourri les asphodèles qu'elle voyait s'agiter à la lueur des torches. Ces plantes-là demandaient un entretien long et soigneux. Pour l'instant la professeure se débrouillait bien avec elle, mais elle avait peur des conséquences qu'aurait l'hiver. Un instant elle revint au récit et compris qu'il y avait une histoire de pari et de bouquet de fleur, puis il lui vint à l'esprit qu'il n'était pas bon de laisser tant de lumière à ses plantes alors que la nuit tombait. Cela allait troubler tout leur cycle de sommeil.
Quand Naomi sortit de ses pensées l'élève avait terminé sa tirade. Hébétée la professeure demanda pour être sûre d'avoir bien compris : "Donc c'est pour un bouquet de fleur ?"
Elle crut même bon d'ajouter : "Non parce que je suis botaniste, pas fleuriste hein..."
C'est vrai quoi, on ne pouvait pas venir se servir comme ça dans ses serres de plantes magiques plutôt rares parfois dangereuses et toutes précieuses. Les seuls qu'elle acceptait de fournir étaient les autres professeurs qui en faisait un usage utile et respectueux. Elle ne voyait rien dans sa serre qui puisse servir à faire des bouquets d'ornement.
Il n'y avait qu'à Alice que Naomi avait pu faire des bouquets avec des plantes magiques. Une fois elle avait même contraint celle-ci à être prise de toux et d'éternuements pendant plus d'une demi-journée en laissant une plante un peu dangereuse trainer. A ses lointains souvenirs le cœur de la plus si jeune professeure se serra. De ses songes naquirent un peu d'empathie pour l'élève et elle se demanda un instant si elle n'allait pas concéder à lui donner quelques fleurs... Après-tout c'était juste l'histoire d'un brin de menthe. Et elle avait dans son bureau bon nombre de plantes ornementales qui n'avaient de magique que leurs odeurs et leurs couleurs. Entre le cœur et la raison Naomi finit par choisir le cœur, et c'était bien parce que la petite fille se remettait à pleurer : " Bon si je t'en donne deux ou trois suffisamment impressionnantes ça ira ? demanda-t-elle"
Elle hésitait d'un autre côté à punir l'élève. Pleurer ne suffisait pas à excuser ses fautes et elle venait d'avouer avoir voulu voler des plantes sans demander quoi que ce soit et hors des horaires d'ouverture de la salle. Ce genre d'infractions méritaient une ou deux retenues...
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
Quand Alaska eut fini de parler, la professeure l'avait regardée, l'air complètement hébété. Elle semblait avoir compris l'histoire qui était arrivé à Alaska. Alaska, toujours en train de pleurer essaya de rester digne, mais cela était plutôt difficile. Elle se sentait si ridicule qu'elle avait envie se faire manger par une plante carnivore afin de disparaître à tout jamais. Mais elle ne pouvait pas, et devait assumer ses actes. Elle avait fait une bêtise, tant pis pour elle. Mais les larmes étaient plus fortes et continuaient à affluer. La professeure de botanique lui proposa de lui donner deux ou trois fleurs impressionnantes sur un ton à la fois ennuyé, désinvolte et énervé; mais Alaska ne pouvait pas accepter. Elle avait vraiment peur de la retenue et comprit que la Gryffondor qui lui avait ordonné de réaliser ve gage dans cette serre lui avait joué un mauvais tour...
Elle déclina donc poliment l'offre de la jolie professeure de botanique :
- Je ne peux pas accepter ces fleurs. J'ai fait n'importe quoi et c'est entièrement ma faute, même si on m'a légèrement poussé à faire ce que j'ai fait. Je suis vraiment désolée d'avoir non seulement réveillé vos plantes, mais aussi de vous avoir dérangée alors que vous aviez certainement d'autres choses à faire. J'ai abusé de votre temps et c'était irrespectueux de ma part. Vois m'en voyez immensément désolée. Si je dois faire une retenue, des travaux d'intérêt général ou un hibou d'excuse, je comprendrais tout à fait votre décision.
Sur ces mots, la jeune sorcière s'arrêta de pleurer et se mit à réfléchir. Elle ne savait pas si ce qu'elle venait de faire ou de dire était la bonne solution, mais elle l'avait fait. Et elle ne le regrettait pas. Elle fera ce qu'il faudrait et elle était prête à tout pour réparer son erreur et remonter dans l'estime de la professeure.
Mais Alaska se dit quand même que comme elle aimerait retourner dans le passé, ne pas rencontrer ce groupe d'élève, ne pas jouer à ce jeu débile et ne pas devoir faire un gage ! Comme elle aimerait retrouver cette fille, qui, comme elle était en deuxième année, connaîssait les horaires de la serre et avait fait exprès de l'y envoyer à une heure à laquelle l'accès à la serre était interdit !
En attendant la réponse de la professeure, la jeune sorcière songea intérieurement :
- Elle, si je la retrouve, elle va en voit des belles ! Elle m'a bien eue cette ****** !
La honte et le dépit d'Alaska avait laissé place à la colère. Une colère qui ornait ses yeux comme du feu qui crépite, l'air de dire "Toi, tu ne t'en sortiras pas comme ça", sur un ton vengeur.
La vengeance est un plat qui se mange froid
Elle déclina donc poliment l'offre de la jolie professeure de botanique :
- Je ne peux pas accepter ces fleurs. J'ai fait n'importe quoi et c'est entièrement ma faute, même si on m'a légèrement poussé à faire ce que j'ai fait. Je suis vraiment désolée d'avoir non seulement réveillé vos plantes, mais aussi de vous avoir dérangée alors que vous aviez certainement d'autres choses à faire. J'ai abusé de votre temps et c'était irrespectueux de ma part. Vois m'en voyez immensément désolée. Si je dois faire une retenue, des travaux d'intérêt général ou un hibou d'excuse, je comprendrais tout à fait votre décision.
Sur ces mots, la jeune sorcière s'arrêta de pleurer et se mit à réfléchir. Elle ne savait pas si ce qu'elle venait de faire ou de dire était la bonne solution, mais elle l'avait fait. Et elle ne le regrettait pas. Elle fera ce qu'il faudrait et elle était prête à tout pour réparer son erreur et remonter dans l'estime de la professeure.
Mais Alaska se dit quand même que comme elle aimerait retourner dans le passé, ne pas rencontrer ce groupe d'élève, ne pas jouer à ce jeu débile et ne pas devoir faire un gage ! Comme elle aimerait retrouver cette fille, qui, comme elle était en deuxième année, connaîssait les horaires de la serre et avait fait exprès de l'y envoyer à une heure à laquelle l'accès à la serre était interdit !
En attendant la réponse de la professeure, la jeune sorcière songea intérieurement :
- Elle, si je la retrouve, elle va en voit des belles ! Elle m'a bien eue cette ****** !
La honte et le dépit d'Alaska avait laissé place à la colère. Une colère qui ornait ses yeux comme du feu qui crépite, l'air de dire "Toi, tu ne t'en sortiras pas comme ça", sur un ton vengeur.
La vengeance est un plat qui se mange froid
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
L'élève s'excusa longuement tout en refusant son offre et en proposant d'être punie. Elle avait le mérite d'être plutôt honnête et de ne pas chercher à tout prix à éviter toute punition ce qui était un bon point. Vraisemblablement elle avait été un peu forcée à faire ce qu'elle avait fait. Naomi comprenait bien ce qui lui arrivait. Les gosses à cet âge-là n'avaient aucune pitié les uns envers les autres. D'ailleurs elle-même avait fait beaucoup de choses qu'elle regrettait simplement pour faire bonne impression, ou parce qu'on le lui demandait. Elle se rappellerait toujours que les punitions les plus amères avaient été celles obtenues à cause des autres et non plus méritées.
Elle se demanda donc ce qu'elle allait choisir comme punition pour l'élève. Le plus grave n'était pas vraiment qu'elle vienne dans les serres, puisque ce n'était pas interdit, bien au contraire. La problématique c'est qu'elle l'avait fait après les horaires d'ouverture et qu'elle était venue dans l'intention de voler des fleurs. Mais même en étant sévère Naomi décida de prendre en compte les circonstances atténuantes et de ne pas être trop punitive : "J'ai beaucoup de travail à faire pour m'occuper de ces serres. Vous viendrez m'aider, samedi prochain matin, pendant une heure. Sachez que le plus grave n'est pas d'avoir voulu impressionner vos amis mais de l'avoir fait de nuit, car vous vous mettez vous-même en danger."
Naomi savait qu'il allait être assez terrible pour elle de revenir bredouille auprès de ses soi-disant "amis". La professeure ne pouvait donc s'empêcher de se sentir coupable et de souhaiter faire quelque chose pour l'aider. Elle réfléchit un instant et l'idée s'imposa d'elle-même : si l'élève ne voulait pas cueillir ces fleurs elle pouvait les créer elle-même. Un bouquet qui serait temporaire mais néanmoins magnifique si elle maîtrisait le sort.
" Tu sais qu'un bouquet de fleur tu peux en faire un par magie ? Un qui sera bien plus beau que ce que tu pourrais créer avec mes plantes. Il suffit d'utiliser Orchideus. Tu ne l'as pas étudié ? En quelle année es-tu ?"
Naomi ne se souvenait même plus de l'année où elle avait étudié ce sortilège, mais elle se souvenait très bien de la tête qu'avait son premier bouquet. Il était minuscule, il logeait dans un poing même, et n'était composé que de violettes. Elle adorait ses fleurs et y avaient donc pensé d'office avant de se rendre compte qu'elles n'étaient pas forcément idéales pour un bouquet. D'ailleurs elle avait l'idée d'en semer quelques-unes dans le parc. L'orée de la forêt interdite semblait être un bon endroit puisque personne ne risquait d'y marcher... Ne restait qu'à surveiller que les animaux ne s'y attaqueraient pas.
Elle se demanda donc ce qu'elle allait choisir comme punition pour l'élève. Le plus grave n'était pas vraiment qu'elle vienne dans les serres, puisque ce n'était pas interdit, bien au contraire. La problématique c'est qu'elle l'avait fait après les horaires d'ouverture et qu'elle était venue dans l'intention de voler des fleurs. Mais même en étant sévère Naomi décida de prendre en compte les circonstances atténuantes et de ne pas être trop punitive : "J'ai beaucoup de travail à faire pour m'occuper de ces serres. Vous viendrez m'aider, samedi prochain matin, pendant une heure. Sachez que le plus grave n'est pas d'avoir voulu impressionner vos amis mais de l'avoir fait de nuit, car vous vous mettez vous-même en danger."
Naomi savait qu'il allait être assez terrible pour elle de revenir bredouille auprès de ses soi-disant "amis". La professeure ne pouvait donc s'empêcher de se sentir coupable et de souhaiter faire quelque chose pour l'aider. Elle réfléchit un instant et l'idée s'imposa d'elle-même : si l'élève ne voulait pas cueillir ces fleurs elle pouvait les créer elle-même. Un bouquet qui serait temporaire mais néanmoins magnifique si elle maîtrisait le sort.
" Tu sais qu'un bouquet de fleur tu peux en faire un par magie ? Un qui sera bien plus beau que ce que tu pourrais créer avec mes plantes. Il suffit d'utiliser Orchideus. Tu ne l'as pas étudié ? En quelle année es-tu ?"
Naomi ne se souvenait même plus de l'année où elle avait étudié ce sortilège, mais elle se souvenait très bien de la tête qu'avait son premier bouquet. Il était minuscule, il logeait dans un poing même, et n'était composé que de violettes. Elle adorait ses fleurs et y avaient donc pensé d'office avant de se rendre compte qu'elles n'étaient pas forcément idéales pour un bouquet. D'ailleurs elle avait l'idée d'en semer quelques-unes dans le parc. L'orée de la forêt interdite semblait être un bon endroit puisque personne ne risquait d'y marcher... Ne restait qu'à surveiller que les animaux ne s'y attaqueraient pas.
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
Quand Alaska avait fini de réfléchir, elle vit Mme Bergsturm qui réfléchissait. Alaska se dit qu'elle réfléchisssait à la punition et elle espérait tout de même que cette punition ne serait pas trop lourde.
Soudain, la professeure lui annonça sa sentence : Alaska devrait aider son aînée dans la serre le samedi matin pendanr une heure. Ce n'était pas une grosse punition et Alaska, qui adorait la botanique, était plutôt contente, mais elle ne le fit pas paraître. Elle se dit même qu'elle essayera de rester plus longtemps ce samedi, si Miss Bergsturm étair d'accord. Mais la professeure lui avait dit qu'il était dangereux de se promener la nuit. Alaska, surprise lui répondit :
- Ah bon ? C'est dangereux de venir la nuit. Pourtant la fille m'avait dit que je ne courais aucun danger et que c'était encore mieux d'y aller la nuit.Elle a même dit que c'était conseillé d'aller se promener le soir. Comme personne ne m'avait rien dit, je me suis dit qu'elle avait raison...
Mais, qu'est ce qui est dangereux la nuit en fait ?
Alaska commenca a avoir peur. C'est vrai qu'elle avait entendu quelques bruits étranges en venant jusqu'à la serre, mais elle avait pensé que tout était normal. Elle avait maintenant peur de rentrer seule.
La professeure lui avait demandé si elle avait appris un certain sortilège qui permettait de faire un bouquet de fleurs. Mais la jeune sorcière n'en avait jamais entendu parler.
- Et vous me parlez d'un sortilège, mais je n'en ai jamais entendu parler. Je suis en première année donc c'est sûrement pour ça...
Mais, vous savez, tant pis si je retourne auprès des autres les mains vides, je leur expliquerais, il se moqueront peut-être de moi pendant une ou deux semaines et ils auront oublié.
Alaska rajouta d'une petite voix, en espérant que la professeure n'avait pas entendu et en lâchant un léger soupir :
- Enfin, j'espère...
Alaska retourna dans ses pensées. Ele espérait vraiment que personne ne se moquerait d'elle, car elle détestait ça. Mais elle pensa que cela lui servirair de leçon, à l'avenir.
Elle ne savait pas si elle devait accepter la proposition de sa supérieure, qui était de créer un bouquet par magie, mais elle pensa que la professeure voulait tout de même l'aider et se risqua à accepter sa proposition.
- Enfin, vous savez, j'aimerais bien quand même que vous m'aidiez à jeter ce sortilège pour créer un bouquet, mais je ne sais pas si je le mérite vraiment. Mais si vous avez le temps... Je ne voudrais surtout pas vous retarder... Mais su je reviens avec quelque chose, au moins, personne ne se moquera de moi. Mais vous sentez surtout pas obligée d'accepter hein.
Alaska regarda alors la professeure, toujours en train d'essayer d'analyser son regard.
Soudain, la professeure lui annonça sa sentence : Alaska devrait aider son aînée dans la serre le samedi matin pendanr une heure. Ce n'était pas une grosse punition et Alaska, qui adorait la botanique, était plutôt contente, mais elle ne le fit pas paraître. Elle se dit même qu'elle essayera de rester plus longtemps ce samedi, si Miss Bergsturm étair d'accord. Mais la professeure lui avait dit qu'il était dangereux de se promener la nuit. Alaska, surprise lui répondit :
- Ah bon ? C'est dangereux de venir la nuit. Pourtant la fille m'avait dit que je ne courais aucun danger et que c'était encore mieux d'y aller la nuit.Elle a même dit que c'était conseillé d'aller se promener le soir. Comme personne ne m'avait rien dit, je me suis dit qu'elle avait raison...
Mais, qu'est ce qui est dangereux la nuit en fait ?
Alaska commenca a avoir peur. C'est vrai qu'elle avait entendu quelques bruits étranges en venant jusqu'à la serre, mais elle avait pensé que tout était normal. Elle avait maintenant peur de rentrer seule.
La professeure lui avait demandé si elle avait appris un certain sortilège qui permettait de faire un bouquet de fleurs. Mais la jeune sorcière n'en avait jamais entendu parler.
- Et vous me parlez d'un sortilège, mais je n'en ai jamais entendu parler. Je suis en première année donc c'est sûrement pour ça...
Mais, vous savez, tant pis si je retourne auprès des autres les mains vides, je leur expliquerais, il se moqueront peut-être de moi pendant une ou deux semaines et ils auront oublié.
Alaska rajouta d'une petite voix, en espérant que la professeure n'avait pas entendu et en lâchant un léger soupir :
- Enfin, j'espère...
Alaska retourna dans ses pensées. Ele espérait vraiment que personne ne se moquerait d'elle, car elle détestait ça. Mais elle pensa que cela lui servirair de leçon, à l'avenir.
Elle ne savait pas si elle devait accepter la proposition de sa supérieure, qui était de créer un bouquet par magie, mais elle pensa que la professeure voulait tout de même l'aider et se risqua à accepter sa proposition.
- Enfin, vous savez, j'aimerais bien quand même que vous m'aidiez à jeter ce sortilège pour créer un bouquet, mais je ne sais pas si je le mérite vraiment. Mais si vous avez le temps... Je ne voudrais surtout pas vous retarder... Mais su je reviens avec quelque chose, au moins, personne ne se moquera de moi. Mais vous sentez surtout pas obligée d'accepter hein.
Alaska regarda alors la professeure, toujours en train d'essayer d'analyser son regard.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
L'élève n'était visiblement pas doté d'un esprit particulièrement fugace. Elle pensait pouvoir déambuler la nuit sans problème et préférait écouter ses camarades plutôt que de consulter le règlement en début d'année. La professeure regarda sa montre pour jauger du temps qu'il lui restait avant justement l'heure du couvre-feu, heure à laquelle elle devrait congédier l'élève et la ramener à ses dortoirs. Dix minutes... Ce n'était pas suffisant pour poursuivre la discussion. Elle répondrait simplement aux dernières questions de la jeune fille et la retrouverait ensuite le samedi pour l'heure de retenue. Malheureusement à la question sur les dits dangers de la nuit, Naomi ne pouvait répondre clairement. D'une part parce qu'elle ne savait pas tout, d'autre part parce que ce n'étaient pas des histoires de petite fille : "Oui la nuit est dangereuse. Le tout n'est pas de savoir ce qui est dangereux mais de savoir que si la directrice prétend qu'il est dangereux de se promener la nuit, c'est que ça l'est. N'as-tu lu aucun règlement ?"
Première année. La professeure réalisa qu'elle était bien trop jeune pour ce genre de sorts. On ne faisait pas apparaître un objet aussi détaillé qu'un bouquet de fleur en même temps qu'on apprenait à faire apparaître un peu de lumière au bout de sa baguette. Même des élèves particulièrement doués avaient peu de chances d'apprendre le sort en première année et certainement pas en dix minutes et en un essai dans la serre de botanique. "Tu es trop jeune pour l'apprendre. Navrée."
Consciente que ce refus attristerait sans doute l'élève, Naomi lança le sort elle-même. L'ayant lancé bien des fois pour impressionner Alice elle n'avait plus réellement besoin de se concentrer autant qu'avant. "Ordchideus." D'une prononciation distincte et d'un geste précis la professeure fit apparaître un grand bouquet rose et jaune orné de jonquilles, Dahlias et fleurs plus petites. "Le Dahlia... sa fleur préférée, je n'y avais même pas fait attention en y pensant..." se rendit-elle compte. Un peu déstabilisée elle fit un effort pour garder contenance et tendit le bouquet à l'élève : "Voilà, il devrait rester deux à trois heures avant de disparaître. Montre le leur tant qu'il est temps. "
Et pour clore leur conversation et lui souhaiter un au revoir la professeure la congédia : "Maintenant il faut que tu rentres. Je vais t'accompagner jusqu'aux portes."
Elle ne tenait décidément pas à ce qu'une élève se perde dans le parc la nuit par sa faute et même si elle ne se perdait pas on était jamais trop prudent. La situation actuelle n'était pas la seule faire courir des dangers, particulièrement dans le parc on pouvait aussi craindre des sorties des créatures de la forêt interdite.
Première année. La professeure réalisa qu'elle était bien trop jeune pour ce genre de sorts. On ne faisait pas apparaître un objet aussi détaillé qu'un bouquet de fleur en même temps qu'on apprenait à faire apparaître un peu de lumière au bout de sa baguette. Même des élèves particulièrement doués avaient peu de chances d'apprendre le sort en première année et certainement pas en dix minutes et en un essai dans la serre de botanique. "Tu es trop jeune pour l'apprendre. Navrée."
Consciente que ce refus attristerait sans doute l'élève, Naomi lança le sort elle-même. L'ayant lancé bien des fois pour impressionner Alice elle n'avait plus réellement besoin de se concentrer autant qu'avant. "Ordchideus." D'une prononciation distincte et d'un geste précis la professeure fit apparaître un grand bouquet rose et jaune orné de jonquilles, Dahlias et fleurs plus petites. "Le Dahlia... sa fleur préférée, je n'y avais même pas fait attention en y pensant..." se rendit-elle compte. Un peu déstabilisée elle fit un effort pour garder contenance et tendit le bouquet à l'élève : "Voilà, il devrait rester deux à trois heures avant de disparaître. Montre le leur tant qu'il est temps. "
Et pour clore leur conversation et lui souhaiter un au revoir la professeure la congédia : "Maintenant il faut que tu rentres. Je vais t'accompagner jusqu'aux portes."
Elle ne tenait décidément pas à ce qu'une élève se perde dans le parc la nuit par sa faute et même si elle ne se perdait pas on était jamais trop prudent. La situation actuelle n'était pas la seule faire courir des dangers, particulièrement dans le parc on pouvait aussi craindre des sorties des créatures de la forêt interdite.
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges