La douche
RP EN STAND BY EN L'ETAT
Bal d’Halloween 2044, tard dans la soirée.
Herminie Peers… Pour une fois, la vie avait prononcé sa sentence avec raison. Mais je n’étais plus là pour assister à la suite. La cause étant entendue, je n’avais, s’il fallait laisser le cœur parler, que mes yeux pour pleurer. De cela, il n’était pas question une seconde. Alors que je remontais en direction de la salle sur demande, les questions se bousculaient dans ma tête, traduisant une perte de lucidité que j'ignorais. Il ne m’avait pas même cherché, bavarder ensemble un instant eut été un moindre mal... Sa seule attitude avait consisté en une distance que je trouvais de plus en plus méprisante. Une forme de rancœur naissait. Et, sans que je le sache vraiment, ce n’était pas bon du tout. La candeur des sentiments ne signifie pas qu’ils sont superficiels. Je m’estimais en droit d’éprouver cette violence. Et il fallait que quelque chose, ou quelqu’un, absorbe la charge émotionnelle. Je marchais vite, de sorte que mes pas scandaient ma venue. Ce masque, que j’avais mis tant de temps à modifier, je l’arrachai de mon visage et le jetai.
- Incendio !
Dans une intense flamme violette, due aux composants de mes fragrances désormais inutiles, les fleurs s’enflammèrent d’un coup. Et le masque avec. Je n’avais plus besoin d’elles puisqu’il ne viendrait pas à moi. Autant tout faire disparaitre. Mon visage hésitait entre le sourire et la gravité. Heureuse d’avoir trouvé pour un temps une victime, j’avais ressenti un plaisir d’enfant à détruire mon jouet. Mais la réalité me rattrapa. Et de plus en plus furieuse, je pressais le pas, impatiente d’enlever cette tenue qu’il ne méritait pas. Cette fois, je ne me contrôlais plus tout à fait. La lutte intérieure pour donner de moi une image parfaite était en train de s’estomper au profit d’autre chose. Je ne le savais pas encore mais la rancune avait pris possession de mon cœur. Comme un sentiment puissant que rien n’arrête. Il m’était déjà arrivé d’éprouver ce genre d’élans, surtout contre des professeurs. Paradoxalement, il en faisait partie mais j’avais décidé d’oublier, de lui pardonner. Parce que c’était lui. D’autres avaient droit à ma méfiance éternelle mais pas Monsieur Saunders. Aurai-je même été capable de dire si cette émotion se focalisait contre lui ? Je ne crois pas. En fait, la vie n’avait pas pris le tour que j’espérais et cela me contrariait irréversiblement. Disons-le clairement, j’étais malheureuse. Affreusement. Et dans les moments de peine, on fait parfois des choses très graves. Impossibles à réparer ensuite.
J’attendrais bientôt le cinquième étage, il me tardait de quitter ce carcan noir. Pourquoi donc avait-il fallu que je porte les couleurs paternelles une fois encore ? Herminie avait bien choisi mais moi… plongée dans la nuit, immergée en elle, j’avais été transparente. Mon pied gauche acheva de m’ensuquer dans les ténèbres ; le talon pris dans un creux du sol fit vriller ma cheville.
- Aïe !
C’était peu dire. Une torsion comme cela, on en vit une, puis dix. Une fois ouverte, ce genre de brèche ne se referme plus. Ma course avait été stoppée net et mes yeux avaient peine à ne pas déborder. Le pompon. Je rentrerais dans mon studio avec au mieux une foulure. A moins que je ne confectionne quelque onguent efficace… Mon pied n’était pas encore chaud, et la peau deviendrait violette dans deux jours seulement. Mais il était clair que ce n’était pas une simple torsion. La soirée finissait décidément bien sombrement.
- Circéia !?!
Dans mon dos, je reconnus la voix d’une camarade de Serpentard. Nettement plus jeune que moi, elle n’avait rien à faire dans les parages en théorie mais faisant partie du groupe des intrépides, la croiser ici et maintenant n’était finalement pas très étonnant, surtout un soir comme celui-là. Je ne la connaissais pas bien mais nous avions un jour eu une corvée à faire ensemble. Cela m’avait marqué car nous avions passé un bon moment, elle m’avait fait penser à Ivanovna. Carry semblait avoir le génie d’utiliser la magie spontanément pour se sortir de situations pénibles. Savoir se rendre la vie facile….
Le cerisier
déshabillé
de ses pétales.
Dernière modification par Circéia Alekhina le 9 déc. 2019, 18:31, modifié 1 fois.
Diplômée de l’ISDM => naturellement charismatique.
Vivre sans faire de mal à personne qu'à moi-même...
La douche
La soirée se terminait lentement, ce troisième bal d'Halloween auquel j’avais assisté se clôturait plus ou moins bien sans vraiment avoir fait autant de rencontre que je ne l’aurai voulu. Il faut dire que ma rencontre avec Alice avait pas mal diminué mon envie de m’approcher des autres. A cause de son amoureux, Christopher Martins, mon déguisement connu une fin tragique qui m’avait laissé un gout amer dans la bouche car sans se voiler la face, j’étais fière de mon costume et j’avais passé pas mal de temps dessus et savoir qu’il s’est fait détruire par une soi-disant maladresse de la part de cet imbécile me rendait dans tout mes états.
Je ne ressentais pas l’envie de pleurer, mais l’envie de crier ? Oui. De rage, de haine, j’avais besoin d’extérioriser tous ces sentiments négatifs qui m’auraient sans aucun doute dévoré de l’intérieur. En toute discrétion, j’avais quitté le bal un peu en avance pour me rendre dans la salle sur demande pour me ressourcer. Ce n’était pas simple car j’ai du faussé compagnie à plusieurs de mes amis et surtout je devais laisser Brett derrière qui sans aucun doute aurait surement voulu passer plus de temps avec moi. Mais je ne pouvais pas rester là-bas dans cet état. C’était impossible pour moi ou sinon j’aurai surement créé un autre scandale et je pense qu’il y’en avait déjà bien assez dans la salle de balle. Entre Herminie Peers qui avait été couronnée sacrée Reine d’Halloween, Lexie qui lui vole la couronne et finalement se fait reprendre par la moitié des élèves de Poudlard, je continue de penser qu’ils avaient déjà bien assez pour ce soir.
Je montai les marches deux à deux sans me retourner avec beaucoup de hâte. Je sentais mes mains froides se réchauffer contre le frottement de la rambarde de l’escalier en pierre me faisant ressentir une vive douleur dans le creux de ma main. La douleur était forte mais ma colère faisait passer celle-ci pour ressentie de tous les jours au point que j’ignorai celle-ci pour continuer de monter encore et encore. Cette envie de crier devenait urgente et plus elle le devenait et plus le sentiment de pleurer faisait à son tour apparition. Soit, si je devais pleurer, je le ferais dans un endroit où personne ne pourrait me voir. Je m’étais déjà montrée assez faible comme ça aux yeux de tous, il était temps pour moi de souffrir mais en silence.
Arrivé à l’étage de la salle sur demande, j’appelai celle-ci à s’ouvrir à moi à plusieurs reprises. Une salle, vide avec personne dedans, avec aucune fourniture dedans. Juste une salle pour moi et moi seule. Un léger grondement se fit entendre au mur juste en face de moi. A chaque extrémité du mur vierge commençait à se dessiner une simple porte bois en forme de flèche m’invitant à l’ouvrir pour pénétrer dans la salle. Lentement et en toute discrétion, je marchai en direction du centre de la pièce en regardant tout autour de moi pour voir à quel point la salle sur demande avait réussi à exaucer mon vœu. Et très franchement, j’étais très surprise de voir la salle vide car habituellement je la voyais très souvent avec un bureau ou une estrade pour s’entrainer à lancer des sorts ou bien même étudier calmement mais cette fois, la salle était vide, dans le noir avec pour seule source de lumière les fenêtre donnant directement vue sur la lune brillante dans le ciel ténébreux.
Une fois que j’étais au centre, je me mis à genoux et frappai de toute mes forces le sol en poussant un cri de rage comme je n’en avais jamais crié auparavant. A chaque nouveau cri que j’avais lancé, je frappai de nouveaux le sol de mes poings pour faire sortir tout sentiments négatifs hors de moi. Alice, Christopher, Lili, Brett et bien d’autres. Tous tenaient un rôle dans ma vie et chacun d’eux affectaient les sentiments que je pouvais ressentir et là maintenant ; je me concentrai sur Alice et Christopher qui représentaient tout les deux le mépris et la haine qui résidait en moi. Je criai encore et encore au point de sentir ma voix s’étrangler au bout du dixième crie que j’avais poussé. La fatigue montait depuis mes bras jusqu’à mes yeux. J’avais la tête qui tournait, des larmes qui brillait au niveau de mon regard mais qui refusaient de couler le long de mes joues. J’étais épuisée mais en même temps soulagée de m’être complètement relâchée. Ces braillements m’avaient permis de me sentir plus légère mais me rendait aussi plus… claire dans mes pensées.
Une renaissance, c’est le mot que je cherchais. Je me ressentais renaître après cet épisode et dans ma tête il ‘n avait plus qu’un seul mot qui flottait : Vengeance. J’étais prête à redescendre pour en découdre s’il le fallait, mais à en voir la noirceur de la nuit, je me doutai bien que le bal venait de se terminer et que tout le monde devait sans aucun doute se diriger vers leur salle commune respective. Soit, Je me montrerai patiente et j’attendrai la meilleure opportunité pour prendre ma revanche sur Alice et Chris. En attendant il fallait que je rejoigne moi aussi les cachots pour éviter de me faire gronder. Prête et pleine d’énergie, je remis mon masque sur mon nez avant de ressortir doucement de la salle qui m’avait aidé à me sentir mieux.
-Aïe !
Avait crié une fille qui me fit sursauter. J’admet que j’avais eu extrêmement peur, au début je pensais qu’il s’agissait d’une préfète qui venait me réprimander mais il n’en était rien. Il s’agissait d’une Serpentard qui était dans sa dernière année à Poudlard que je connaissais pas mal. Circéia Alekhina. Une élève aussi mystérieuse qu’adorable. Elle était l’une des seules élèves en septième année que je fréquentais. Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de faire nos corvées ensemble et moi qui pensaient au départ qu’elle était une fille ennuyante ; j’avais découvert qu’elle était complètement l’opposée de ce que j’imaginais. Mauvaise langue que je suis.
-Circéia !?! Criais-je en accourant vers elle pour voir ce qu’elle avait. la pauvre Qu’est ce que tu fais ici ? Par Merlin, regarde ta cheville ! Attend… Je vais t’aider… Baguette à la main sortie des poches de mon costume, je la pointai sur sa cheville blesser en formulant le mot suivant. Ferula ! Ouf j’avais réussi à lancer le sortilège, une attelle avait fait son apparition sur l’endroit blesser de Circéia, avec un peu de chance elle irait mieux très bientot. Est ce que ça va mieux ? Mais qu’est ce que tu fais ici ?
Je ne ressentais pas l’envie de pleurer, mais l’envie de crier ? Oui. De rage, de haine, j’avais besoin d’extérioriser tous ces sentiments négatifs qui m’auraient sans aucun doute dévoré de l’intérieur. En toute discrétion, j’avais quitté le bal un peu en avance pour me rendre dans la salle sur demande pour me ressourcer. Ce n’était pas simple car j’ai du faussé compagnie à plusieurs de mes amis et surtout je devais laisser Brett derrière qui sans aucun doute aurait surement voulu passer plus de temps avec moi. Mais je ne pouvais pas rester là-bas dans cet état. C’était impossible pour moi ou sinon j’aurai surement créé un autre scandale et je pense qu’il y’en avait déjà bien assez dans la salle de balle. Entre Herminie Peers qui avait été couronnée sacrée Reine d’Halloween, Lexie qui lui vole la couronne et finalement se fait reprendre par la moitié des élèves de Poudlard, je continue de penser qu’ils avaient déjà bien assez pour ce soir.
Je montai les marches deux à deux sans me retourner avec beaucoup de hâte. Je sentais mes mains froides se réchauffer contre le frottement de la rambarde de l’escalier en pierre me faisant ressentir une vive douleur dans le creux de ma main. La douleur était forte mais ma colère faisait passer celle-ci pour ressentie de tous les jours au point que j’ignorai celle-ci pour continuer de monter encore et encore. Cette envie de crier devenait urgente et plus elle le devenait et plus le sentiment de pleurer faisait à son tour apparition. Soit, si je devais pleurer, je le ferais dans un endroit où personne ne pourrait me voir. Je m’étais déjà montrée assez faible comme ça aux yeux de tous, il était temps pour moi de souffrir mais en silence.
Arrivé à l’étage de la salle sur demande, j’appelai celle-ci à s’ouvrir à moi à plusieurs reprises. Une salle, vide avec personne dedans, avec aucune fourniture dedans. Juste une salle pour moi et moi seule. Un léger grondement se fit entendre au mur juste en face de moi. A chaque extrémité du mur vierge commençait à se dessiner une simple porte bois en forme de flèche m’invitant à l’ouvrir pour pénétrer dans la salle. Lentement et en toute discrétion, je marchai en direction du centre de la pièce en regardant tout autour de moi pour voir à quel point la salle sur demande avait réussi à exaucer mon vœu. Et très franchement, j’étais très surprise de voir la salle vide car habituellement je la voyais très souvent avec un bureau ou une estrade pour s’entrainer à lancer des sorts ou bien même étudier calmement mais cette fois, la salle était vide, dans le noir avec pour seule source de lumière les fenêtre donnant directement vue sur la lune brillante dans le ciel ténébreux.
Une fois que j’étais au centre, je me mis à genoux et frappai de toute mes forces le sol en poussant un cri de rage comme je n’en avais jamais crié auparavant. A chaque nouveau cri que j’avais lancé, je frappai de nouveaux le sol de mes poings pour faire sortir tout sentiments négatifs hors de moi. Alice, Christopher, Lili, Brett et bien d’autres. Tous tenaient un rôle dans ma vie et chacun d’eux affectaient les sentiments que je pouvais ressentir et là maintenant ; je me concentrai sur Alice et Christopher qui représentaient tout les deux le mépris et la haine qui résidait en moi. Je criai encore et encore au point de sentir ma voix s’étrangler au bout du dixième crie que j’avais poussé. La fatigue montait depuis mes bras jusqu’à mes yeux. J’avais la tête qui tournait, des larmes qui brillait au niveau de mon regard mais qui refusaient de couler le long de mes joues. J’étais épuisée mais en même temps soulagée de m’être complètement relâchée. Ces braillements m’avaient permis de me sentir plus légère mais me rendait aussi plus… claire dans mes pensées.
Une renaissance, c’est le mot que je cherchais. Je me ressentais renaître après cet épisode et dans ma tête il ‘n avait plus qu’un seul mot qui flottait : Vengeance. J’étais prête à redescendre pour en découdre s’il le fallait, mais à en voir la noirceur de la nuit, je me doutai bien que le bal venait de se terminer et que tout le monde devait sans aucun doute se diriger vers leur salle commune respective. Soit, Je me montrerai patiente et j’attendrai la meilleure opportunité pour prendre ma revanche sur Alice et Chris. En attendant il fallait que je rejoigne moi aussi les cachots pour éviter de me faire gronder. Prête et pleine d’énergie, je remis mon masque sur mon nez avant de ressortir doucement de la salle qui m’avait aidé à me sentir mieux.
-Aïe !
Avait crié une fille qui me fit sursauter. J’admet que j’avais eu extrêmement peur, au début je pensais qu’il s’agissait d’une préfète qui venait me réprimander mais il n’en était rien. Il s’agissait d’une Serpentard qui était dans sa dernière année à Poudlard que je connaissais pas mal. Circéia Alekhina. Une élève aussi mystérieuse qu’adorable. Elle était l’une des seules élèves en septième année que je fréquentais. Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de faire nos corvées ensemble et moi qui pensaient au départ qu’elle était une fille ennuyante ; j’avais découvert qu’elle était complètement l’opposée de ce que j’imaginais. Mauvaise langue que je suis.
-Circéia !?! Criais-je en accourant vers elle pour voir ce qu’elle avait. la pauvre Qu’est ce que tu fais ici ? Par Merlin, regarde ta cheville ! Attend… Je vais t’aider… Baguette à la main sortie des poches de mon costume, je la pointai sur sa cheville blesser en formulant le mot suivant. Ferula ! Ouf j’avais réussi à lancer le sortilège, une attelle avait fait son apparition sur l’endroit blesser de Circéia, avec un peu de chance elle irait mieux très bientot. Est ce que ça va mieux ? Mais qu’est ce que tu fais ici ?
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
La douche
Exactement ce que je disais…. L’aplomb de l’enfance, ou une qualité innée. Je n’allais pas dire que ma cheville était réparée, loin s’en fallait mais la douleur était d’un coup délestée de quarante-trois kilos. Dans mon cerveau, les pensées se bousculaient mais la politesse m’imposait de trier.
- Merci Carry.
Il était vrai que je n’avais plus vraiment mal mais la lucidité n’était pas revenue. J’aurais eu tous les moyens de n’en rien dire. Mes déboires sentimentaux n’intéressaient personne. A ceci près que je tenais là une occasion machiavélique de lui faire payer sa prise de distance.
-… j’étais venue pour quelqu’un.
Ma cheville me lançait encore par instants et ne pas le montrer demandait un effort. Je parvins à le cacher en grande partie du fait de la pénombre. Et un peu grâce à Carry. Le moins que l’on pouvait dire était qu’elle avait le sens de la maison. J’en étais étonnée car elle m’avait toujours donné l’impression de rester centrée sur ses préoccupations, des choses dont je me sentais très éloignée. Même si nos enveloppes donnaient l’impression que nous étions du même monde, et même si nous étions des serpents toutes les deux, je me faisais d’elle une idée en grande contradiction avec la réalité qu’elle me montrait. Sa spontanéité, une forme de générosité… bien sûr, on la trouve souvent chez les plus jeunes mais quand même, cela me touchait, me réconfortait. Je devais l’accepter, je m’étais peut-être trompée sur son compte, même si nous avions passée quelques bons moments ensemble, ils n’avaient pas suffi à me détendre, et lui faire confiance. Mais elle venait de donner, sans attendre quoi que ce fût. J’en vins à me demander si je faisais bien d’avoir cette idée noire, me servir d’elle comme d’un moyen de baver sur son compte. Le combat intérieur, une lutte entre la douleur et l’honneur. La peine était plus forte, mêlée à cette rancune que je redécouvrais.
- As-tu vu à qui était adressé mon baiser * lors du défilé ?
Elle ne pouvait plus ignorer. Avec de telles preuves, c’en était bon de lui. Le pire dans tout cela était que je ne parvenais pas à m’en vouloir, je trouvais normal de jouer avec les armes en ma possession. Après tout, je faisais grand cas de quelque chose qui me ridiculiserait bien plus que cela ne lui nuirait. Une pimbêche doublée d’une idiote. Une oie plus si blanche, au moins dans son âme.
- Mmmmmm…..
La douleur… possible qu’elle l’aide à se sauver de moi. Car oui, cela commençait à gonfler, malgré l’attelle. Quelle présence d’esprit. Alors que je me pliais de douleur, sans penser que j’étais sorcière, elle était sortie d’on ne savait où et avait planté le sort parfait en la circonstance. Du pur talent. Et moi qui devais le lundi suivant présenter mon premier oral à l’institut… Décidément, ma vie d’étudiante commençait de manière bien chaotique… la salle sur demande…. Elle sortait de la salle sur demande… eh bien dis-donc, une troisième année… j’étais un peu jeune pour sortir le couplet prétendant qu’il n’y avait plus de jeunesse. Pour certains, l’entrée dans l’adolescence était plus précoce, voilà tout. Les derniers jours de ma vie présente me donnaient l’impression que je vivais une puberté tardive et pour le moins condensée. Entre la rencontre avec madame Bergsturm, mes progrès en couture magique et mes audaces, mes perversions nouvelles, j’étais en train de muter en adulte plus vite qu’il ne l’aurait fallu. A moins que cela ne fut que le rattrapage d’une enfance inconsidérément prolongée par un excès de travail, une obsession à ne faire que cela pour ne pas avoir le temps de penser à autre chose. Je ne pouvais rien dire de plus, attendant qu’elle réagisse, si elle était une Serpentard vraie de vraie, elle sauterait sur l’occasion de cancaner. Une chance était au moins en ma faveur. Personne jusqu’ici n’était venu perturber le scénario. Allez, petite Carry… il suffirait de me regarder pour croire que cela allait mieux. Et penser à autre chose… penser à mes dires… au venin du serpent.
La couleuvre parmi
les feuilles.
Le chat joue avec.
- Merci Carry.
Il était vrai que je n’avais plus vraiment mal mais la lucidité n’était pas revenue. J’aurais eu tous les moyens de n’en rien dire. Mes déboires sentimentaux n’intéressaient personne. A ceci près que je tenais là une occasion machiavélique de lui faire payer sa prise de distance.
-… j’étais venue pour quelqu’un.
Ma cheville me lançait encore par instants et ne pas le montrer demandait un effort. Je parvins à le cacher en grande partie du fait de la pénombre. Et un peu grâce à Carry. Le moins que l’on pouvait dire était qu’elle avait le sens de la maison. J’en étais étonnée car elle m’avait toujours donné l’impression de rester centrée sur ses préoccupations, des choses dont je me sentais très éloignée. Même si nos enveloppes donnaient l’impression que nous étions du même monde, et même si nous étions des serpents toutes les deux, je me faisais d’elle une idée en grande contradiction avec la réalité qu’elle me montrait. Sa spontanéité, une forme de générosité… bien sûr, on la trouve souvent chez les plus jeunes mais quand même, cela me touchait, me réconfortait. Je devais l’accepter, je m’étais peut-être trompée sur son compte, même si nous avions passée quelques bons moments ensemble, ils n’avaient pas suffi à me détendre, et lui faire confiance. Mais elle venait de donner, sans attendre quoi que ce fût. J’en vins à me demander si je faisais bien d’avoir cette idée noire, me servir d’elle comme d’un moyen de baver sur son compte. Le combat intérieur, une lutte entre la douleur et l’honneur. La peine était plus forte, mêlée à cette rancune que je redécouvrais.
- As-tu vu à qui était adressé mon baiser * lors du défilé ?
Elle ne pouvait plus ignorer. Avec de telles preuves, c’en était bon de lui. Le pire dans tout cela était que je ne parvenais pas à m’en vouloir, je trouvais normal de jouer avec les armes en ma possession. Après tout, je faisais grand cas de quelque chose qui me ridiculiserait bien plus que cela ne lui nuirait. Une pimbêche doublée d’une idiote. Une oie plus si blanche, au moins dans son âme.
- Mmmmmm…..
La douleur… possible qu’elle l’aide à se sauver de moi. Car oui, cela commençait à gonfler, malgré l’attelle. Quelle présence d’esprit. Alors que je me pliais de douleur, sans penser que j’étais sorcière, elle était sortie d’on ne savait où et avait planté le sort parfait en la circonstance. Du pur talent. Et moi qui devais le lundi suivant présenter mon premier oral à l’institut… Décidément, ma vie d’étudiante commençait de manière bien chaotique… la salle sur demande…. Elle sortait de la salle sur demande… eh bien dis-donc, une troisième année… j’étais un peu jeune pour sortir le couplet prétendant qu’il n’y avait plus de jeunesse. Pour certains, l’entrée dans l’adolescence était plus précoce, voilà tout. Les derniers jours de ma vie présente me donnaient l’impression que je vivais une puberté tardive et pour le moins condensée. Entre la rencontre avec madame Bergsturm, mes progrès en couture magique et mes audaces, mes perversions nouvelles, j’étais en train de muter en adulte plus vite qu’il ne l’aurait fallu. A moins que cela ne fut que le rattrapage d’une enfance inconsidérément prolongée par un excès de travail, une obsession à ne faire que cela pour ne pas avoir le temps de penser à autre chose. Je ne pouvais rien dire de plus, attendant qu’elle réagisse, si elle était une Serpentard vraie de vraie, elle sauterait sur l’occasion de cancaner. Une chance était au moins en ma faveur. Personne jusqu’ici n’était venu perturber le scénario. Allez, petite Carry… il suffirait de me regarder pour croire que cela allait mieux. Et penser à autre chose… penser à mes dires… au venin du serpent.
La couleuvre parmi
les feuilles.
Le chat joue avec.
Diplômée de l’ISDM => naturellement charismatique.
Vivre sans faire de mal à personne qu'à moi-même...
La douche
Circéia était pour moi quelqu’un de diffèrent des autres. Elle était discrète et ne se montrait pas comme les autres Serpentard le ferait. Nous qui avons la réputation d’être bien souvent les méchants de l’histoire je savais qu’en regardant Circéia qu’elle ne serait pas comprise dans le clichée des vilains verts.
Apres l’avoir quelque peu soigné comme je le pouvais, la jeune fille vint à ma rencontre avec une question qui me surpris dans un premier temps mais que je me posais un peu plus tôt avant que le chaos ne reine dans le bal. Avais-je vu pour qui son baiser était destinée ? Pas vraiment, en fait j’avais bien une idée mais elle serait assez étrange si elle s’avérait être vrai. Cependant, c’était l’occasion d’en savoir plus, maintenant qu’elle me posait la question, il serait peut-être bon de lui demander ? En tout cas avant que le bal n’empire, j’avais bien l’intention de la taquiner un peu à ce sujet car ce n’est pas à tout le monde que l’on envoie des baiser et encore moins lors d’un défilé. Dans mes souvenirs qui étaient encore un peu vague après l’attaque des mangemorts, je me souvins avoir vu ma petite Circéia envoyé un baiser en direction…d’un professeur… Plus je cherchais à me remémorer et plus le voile de l’inconnu se levait…
-Je crois savoir mais je ne suis pas sure…Est-ce que…Ce baiser était destiné à l’un de nos chers professeurs peut-être ?
Je ne voulais pas dire le nom car si jamais je faisais mouche, elle prendrait surement peur et s’enfuirait à toutes jambes. Quoi que, avec une cheville pareille, elle ne pourrait aller bien loin. Je ne le réalisais que maintenant, Circéia était à ma merci et je pouvais lui poser autant de question que je voulais sans qu’elle ne puisse bouger. Ma bouche s’étira, ma tête se tourna lentement vers elle avec un sourire des plus narquois tout en accompagnant l’exagération de mon sourire. J’avais besoin de rigoler un peu et pauvre d’elle, elle allait être ma source de divertissement en cette fin de soirée.
Mais tout ça allait arriver plus tard car j’entendis ma petite Alekhina gémir de douleur quand elle essaya d’exercer un effort sur sa cheville blesser. L’inconsciente, si elle continuait comme ça, elle pourrait se la casser et j’avais déjà vu assez d’horreur comme ça pour cette soirée. Sans lui demander je lui retirai sa chaussure ainsi que sa chaussette révélant une cheville complètement gonflée. Si ça continuait comme ça, la douleur deviendrait insupportable et il était hors de question que je la laisse souffrir. Lentement je m’assis sur le haut de la marche, pris son pied par le talon et le déposa délicatement sur mes genoux comme une sculpture fragile. Je m’étais déjà fait une entorse et mère m’avait montre comment faire pour se soigner si jamais cela arrivait. Il fallait de la glace, une sorte de bande a élastique pour diminuer l’enflure et se reposer.
Bon je n’avais rien de tout ça dans les mains mais il fallait impérativement s’occuper de sa cheville autrement, elle souffrirait pendant plusieurs heures. Je m’emparai de la chaussette de la septième année et commençait à l’enrouler autour de la cheville blesser en espérant que celle-ci ferait diminuer le gonflement de la pauvre cheville de son amie. Maintenant il fallait de la glace mais ou en trouver ? il fallait que je réfléchisse très vite car plus le temps passait et plus il serait délicat de soigner cette blessure.
-Bon écoute moi, il faut garder ton pied en élévation, surtout n’exerce aucune pression sur lui, en attendant garde cette chaussette haute sur ta cheville, elle va t’aider à dégonfler ton pied… Si tu peux essayer d’appliquer de la glace dessus, ça va te soulager et tu ressentiras moins la douleur…
Changer de sujet. Nous avions besoin de changer de sujet. Si je continuais de lui parler de sa blessure elle pourrait s’inquiéter et ce n’était clairement pas ce que je voulais. Non ce que moi je voulais c’était qu’elle soit détendue et la voir sourire pour qu’elle arrête d’y penser et j’avais le sujet parfait pour ça.
-Et sinon…Si tu me disais pour qui il était ce baiser ? M’adressai-je a elle en lui souriant de toute mes dents.
Apres l’avoir quelque peu soigné comme je le pouvais, la jeune fille vint à ma rencontre avec une question qui me surpris dans un premier temps mais que je me posais un peu plus tôt avant que le chaos ne reine dans le bal. Avais-je vu pour qui son baiser était destinée ? Pas vraiment, en fait j’avais bien une idée mais elle serait assez étrange si elle s’avérait être vrai. Cependant, c’était l’occasion d’en savoir plus, maintenant qu’elle me posait la question, il serait peut-être bon de lui demander ? En tout cas avant que le bal n’empire, j’avais bien l’intention de la taquiner un peu à ce sujet car ce n’est pas à tout le monde que l’on envoie des baiser et encore moins lors d’un défilé. Dans mes souvenirs qui étaient encore un peu vague après l’attaque des mangemorts, je me souvins avoir vu ma petite Circéia envoyé un baiser en direction…d’un professeur… Plus je cherchais à me remémorer et plus le voile de l’inconnu se levait…
-Je crois savoir mais je ne suis pas sure…Est-ce que…Ce baiser était destiné à l’un de nos chers professeurs peut-être ?
Je ne voulais pas dire le nom car si jamais je faisais mouche, elle prendrait surement peur et s’enfuirait à toutes jambes. Quoi que, avec une cheville pareille, elle ne pourrait aller bien loin. Je ne le réalisais que maintenant, Circéia était à ma merci et je pouvais lui poser autant de question que je voulais sans qu’elle ne puisse bouger. Ma bouche s’étira, ma tête se tourna lentement vers elle avec un sourire des plus narquois tout en accompagnant l’exagération de mon sourire. J’avais besoin de rigoler un peu et pauvre d’elle, elle allait être ma source de divertissement en cette fin de soirée.
Mais tout ça allait arriver plus tard car j’entendis ma petite Alekhina gémir de douleur quand elle essaya d’exercer un effort sur sa cheville blesser. L’inconsciente, si elle continuait comme ça, elle pourrait se la casser et j’avais déjà vu assez d’horreur comme ça pour cette soirée. Sans lui demander je lui retirai sa chaussure ainsi que sa chaussette révélant une cheville complètement gonflée. Si ça continuait comme ça, la douleur deviendrait insupportable et il était hors de question que je la laisse souffrir. Lentement je m’assis sur le haut de la marche, pris son pied par le talon et le déposa délicatement sur mes genoux comme une sculpture fragile. Je m’étais déjà fait une entorse et mère m’avait montre comment faire pour se soigner si jamais cela arrivait. Il fallait de la glace, une sorte de bande a élastique pour diminuer l’enflure et se reposer.
Bon je n’avais rien de tout ça dans les mains mais il fallait impérativement s’occuper de sa cheville autrement, elle souffrirait pendant plusieurs heures. Je m’emparai de la chaussette de la septième année et commençait à l’enrouler autour de la cheville blesser en espérant que celle-ci ferait diminuer le gonflement de la pauvre cheville de son amie. Maintenant il fallait de la glace mais ou en trouver ? il fallait que je réfléchisse très vite car plus le temps passait et plus il serait délicat de soigner cette blessure.
-Bon écoute moi, il faut garder ton pied en élévation, surtout n’exerce aucune pression sur lui, en attendant garde cette chaussette haute sur ta cheville, elle va t’aider à dégonfler ton pied… Si tu peux essayer d’appliquer de la glace dessus, ça va te soulager et tu ressentiras moins la douleur…
Changer de sujet. Nous avions besoin de changer de sujet. Si je continuais de lui parler de sa blessure elle pourrait s’inquiéter et ce n’était clairement pas ce que je voulais. Non ce que moi je voulais c’était qu’elle soit détendue et la voir sourire pour qu’elle arrête d’y penser et j’avais le sujet parfait pour ça.
-Et sinon…Si tu me disais pour qui il était ce baiser ? M’adressai-je a elle en lui souriant de toute mes dents.
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
La douche
Parfois, on dit des choses qu’on ne pense pas. Le bien éprouvé à lâcher des idioties est supérieur. « Je ne le ferai pas, allons…. C’est évident mais je l’ai dit, ça soulage ». Se lâcher…. Oui… c’était exactement de cela qu’il était question. Quand la vie vous interdit le mouvement, peut-être même la pensée, en un mot quand vous avez oublié la saveur de la liberté, vous avez tendance à ne plus agir comme un être humain. Je veux dire… quelqu’un de droit. Ma décision était prise. Et tant pis si j’allais passer à terme pour une garce. Cela rendrait mon travail d’isolement plus facile. Bien sûr, le ridicule me collerait à la peau. Et cela tombait parfaitement bien puisque je l’étais, ridicule. D’une certaine manière, je vis dans cette décision instantanée le salut dont j’avais besoin pour justifier mon égarement. L’impression que dans ma courte vie, les autres avaient toujours décidé à ma place. Je n’avais aucune conscience de l’impossible dans ce rêve, je n’étais même pas sûre de mes sentiments. Affection, désir, tout était confus. Et son masque avait achevé de jeter un voile opaque sur le mystère. Non, je ne l’aimais sans doute pas puisque je m’apprêtais à le calomnier. Mais il aurait pu au moins avoir une attention claire, en fait je lui en voulais de m’avoir traitée comme une enfant, moi qui étais venue pour lui, habillée pour lui, audacieuse rien que pour lui. Se montrer, exister… Alors qu’importaient les ragots, je ferais en sorte qu’il se rende compte de son erreur. Mais pour que cela fonctionne, je devais convaincre Carry d’une chose. Le sentiment partagé…
Ma cheville avait bon dos, excellent paravent dans cet échange d’amabilités. Carry paraissait avoir passé de longues soirées à l’infirmerie à apprendre les premiers secours… ou bien faisait-elle partie de l’armada Serpentard dédiée aux réparations corporelles de l’abus de quidditch. Je l’imaginais bien remettre en place les omoplates d’un attrapeur avec la douceur extérieure de l’ange et le vice caché de la nurse prenant un plaisir coupable à voir son patient souffrir de la médication. Peut-être était-elle dans cette disposition à mon encontre, là, maintenant. C’était tant mieux car elle écouterait encore plus l’histoire palpitante que je laisserais filer. Par bribes, juste des morceaux de bleu dans un ciel orageux.
- Pour l’homme qui m’aime et ne peut pas le montrer en public…
Se masser la cheville juste après, pour donner l’impression qu’on a laissé filer les événements dans un chaos total. Quand on les maitrise… Je comprenais d’un coup la filouterie maladive de ma tante, partagée par Ivanovna. Il était grand temps que je goutte moi aussi aux armes préférées des femmes, à cette forme de déloyauté nonchalante. Comme cette extrémité de mon corps hurlait sa douleur, je n’avais pas grand peine à jouer les amochées. Un sort quelconque existait forcément, du dictame ou juste un verre de whisky pur feu… Une posologie d’urgence indigne de moi mais je saurais bien trouver. Impossible de faire machine arrière, je ne le voulais pas en outre. Une rage puissante était en train de s’exprimer, qu’on aurait nommé jalousie dans d’autres circonstances mais qui ne pouvait en être. Mon âme s’était abîmée, abimée qu’elle était, une deuxième fois. L’amour me fuyait et j’en crevais littéralement.
- Moi qui n’aimais pas voler, j’ai appris…
Il suffit d’un subtil sourire. On devient alors une arme politique, un électron libre dans une réaction en chaîne moldue incommensurable. L'agent actif invisible…
- …et dire que je déteste le quidditch !
C’était assez. Je fis mine d’avoir un élancement supplémentaire. Une fois mon forfait achevé, je pouvais m’éclipser. Une sensation étrange, comme une naissance qui n’était pas la mienne, libérée d’un poids trop lourd pour moi, j’avais coupé le cordon définitivement. Du moins le croyais-je. Et puis… je m’en fichais, des conséquences comme de lui. Comme de moi. J’étais rincée, incapable de réfléchir et donner le meilleur de ce que j’étais. En quelques instants, j’avais sombré dans ce que je méprisais chez mes parents ; le déni de la vie d’autrui.
- Bah… comme ça, je n’aurai aucun regret quant au bal. Merci Carry.
L’impression de refermer une parenthèse. Redevenue Circéia Alekhina, je devais donner à nouveau l’image d’une gentille fille, à peine mordue à la cheville à cause d’un talon récalcitrant. Oui, une seule phrase qui dérape et votre vie bascule.
L’enfant nait
au péril de la mère.
Ma cheville avait bon dos, excellent paravent dans cet échange d’amabilités. Carry paraissait avoir passé de longues soirées à l’infirmerie à apprendre les premiers secours… ou bien faisait-elle partie de l’armada Serpentard dédiée aux réparations corporelles de l’abus de quidditch. Je l’imaginais bien remettre en place les omoplates d’un attrapeur avec la douceur extérieure de l’ange et le vice caché de la nurse prenant un plaisir coupable à voir son patient souffrir de la médication. Peut-être était-elle dans cette disposition à mon encontre, là, maintenant. C’était tant mieux car elle écouterait encore plus l’histoire palpitante que je laisserais filer. Par bribes, juste des morceaux de bleu dans un ciel orageux.
- Pour l’homme qui m’aime et ne peut pas le montrer en public…
Se masser la cheville juste après, pour donner l’impression qu’on a laissé filer les événements dans un chaos total. Quand on les maitrise… Je comprenais d’un coup la filouterie maladive de ma tante, partagée par Ivanovna. Il était grand temps que je goutte moi aussi aux armes préférées des femmes, à cette forme de déloyauté nonchalante. Comme cette extrémité de mon corps hurlait sa douleur, je n’avais pas grand peine à jouer les amochées. Un sort quelconque existait forcément, du dictame ou juste un verre de whisky pur feu… Une posologie d’urgence indigne de moi mais je saurais bien trouver. Impossible de faire machine arrière, je ne le voulais pas en outre. Une rage puissante était en train de s’exprimer, qu’on aurait nommé jalousie dans d’autres circonstances mais qui ne pouvait en être. Mon âme s’était abîmée, abimée qu’elle était, une deuxième fois. L’amour me fuyait et j’en crevais littéralement.
- Moi qui n’aimais pas voler, j’ai appris…
Il suffit d’un subtil sourire. On devient alors une arme politique, un électron libre dans une réaction en chaîne moldue incommensurable. L'agent actif invisible…
- …et dire que je déteste le quidditch !
C’était assez. Je fis mine d’avoir un élancement supplémentaire. Une fois mon forfait achevé, je pouvais m’éclipser. Une sensation étrange, comme une naissance qui n’était pas la mienne, libérée d’un poids trop lourd pour moi, j’avais coupé le cordon définitivement. Du moins le croyais-je. Et puis… je m’en fichais, des conséquences comme de lui. Comme de moi. J’étais rincée, incapable de réfléchir et donner le meilleur de ce que j’étais. En quelques instants, j’avais sombré dans ce que je méprisais chez mes parents ; le déni de la vie d’autrui.
- Bah… comme ça, je n’aurai aucun regret quant au bal. Merci Carry.
L’impression de refermer une parenthèse. Redevenue Circéia Alekhina, je devais donner à nouveau l’image d’une gentille fille, à peine mordue à la cheville à cause d’un talon récalcitrant. Oui, une seule phrase qui dérape et votre vie bascule.
L’enfant nait
au péril de la mère.
Diplômée de l’ISDM => naturellement charismatique.
Vivre sans faire de mal à personne qu'à moi-même...
La douche
Un homme qui l’aime mais qui ne pouvait pas le montrer en public ? Il ne pouvait s’agir que d’un professeur autrement qui d’autre cela pouvait bien être ? Dans ma tête j’aimais bien m’imaginer un couple concernant une élève et un professeur, ça serait comme subir une sorte de torture car qui ne trouverait pas ça bizarre de sortir avec son professeur qui devait surement avoir l’âge d’être un père pour celle qu’il aime. Mais tout cela n’était que le fruit de mon imagination, or j’étais confrontée à Circéia qui elle était dans une situation qui ne lui plaisait pas du tout.
Je réfléchissais à qui pouvait-elle faire référence mais sans vraiment lui poser des questions car demander pourrait se révéler être impolie de ma part je n’avais nullement l’intention de pourrir l’ambiance qui régnait dans les couloirs mais maintenant j’avais besoin de savoir car maintenant je savais que ma curiosité ne me laisserait pas tranquille à moins de savoir qui était l’élu du cœur de ma chère Serpentard. En réfléchissant, Circéia ajouta qu’elle n’aimait pas voler mais qu’elle avait quand même appris et quelques secondes plus tard, elle annonça qu’elle détestait le Quidditch…Pourquoi dire tout ça maintenant ? Pourquoi ? Mon cerveau ne s’arrêtait plus de fonctionner, sans m’en rendre compte je fouillais dans les poches dans mon costume dans l’espoir d’y trouver un déclic qui pourrait peut-être m’aider mais tout ce que j’y trouvai était qu’un morceau de chocolat et d’une canne à sucre prise au bal… Mince.
Mes yeux se détournèrent lentement d’un air dégouté vers la fenêtre montrant la neige dehors tombant au sol comme un déluge. C’était la première fois que je voyais autant de neige tomber pour un début de mois de Novembre, je savais que Noel arrivait et que c’était justement le moment pour cette poudreuse d’arriver mais tout de même. Mais d’un autre côté j’espérais secrètement que monsieur Saunders ne nous fasse pas cours sous ce temps. C’est alors qu’un éclair traversa mon esprit, comme si toutes les pièces d’un puzzle venaient de s’assembler pièces par pièces juste sous mes yeux. N’aime pas voler mais à appris et déteste le Quidditch…Je me rappelai maintenant après lui avoir demandé pour qu’il s’entraine avec moi qu’il avait dit qu’il ne retouchera plus jamais au Quidditch et qui plus est, quand j’avais regardé vers qui ce baiser était destiné ! Monsieur Saunders était dans le groupe de personne que je suspectais !
-Monsieur Saunders ! Notre professeur de vol ! Lui demandai-je en la secouant comme un sapin. C’est lui le professeur qui est amoureux de toi ?! haaaaaaaaaan mais ça va faire du boucan dans l’école tout ça si ça s’apprend ! Mais c’est depuis quand ? où ? vous vous êtes déjà embrassés ? Qui est au courant pour vous deux ? Mais tu n’as pas peur ?
J’avais tellement de questions qui me brulaient les lèvres mais toutes les posés, je me rendais compte que mon cerveau saturait car ce genre de relation me passionnait déjà alors que je n’étais même pas sûre que ça soit vraiment ce professeur. Mais j’avais de l’or entre les doigts ça c’était certains.
Enfin si c’était vrai et j’avais bien l’intention de demander à Circéia si c’était lui car autrement je n’avais absolument aucune idée de qui cela pouvait être. Mais j’étais quasiment sûre de mon coup, je pensais que c’était monsieur Saunders à quatre-vingt-dix pourcents que c’était lui et les dix pourcents restants étaient pour mes incertitudes. Mais maintenant que j’avais une piste sérieuse, je n’allais pas lâcher Circéia, car ce genre d’information pourrait jouer gros dans tout les plans et vipère comme je suis-je pourrais très bien faire marchander l’information si je le souhaitais mais pour l’instant je devais garder mon calme et avoir la confirmation de la Serpentard.
Je réfléchissais à qui pouvait-elle faire référence mais sans vraiment lui poser des questions car demander pourrait se révéler être impolie de ma part je n’avais nullement l’intention de pourrir l’ambiance qui régnait dans les couloirs mais maintenant j’avais besoin de savoir car maintenant je savais que ma curiosité ne me laisserait pas tranquille à moins de savoir qui était l’élu du cœur de ma chère Serpentard. En réfléchissant, Circéia ajouta qu’elle n’aimait pas voler mais qu’elle avait quand même appris et quelques secondes plus tard, elle annonça qu’elle détestait le Quidditch…Pourquoi dire tout ça maintenant ? Pourquoi ? Mon cerveau ne s’arrêtait plus de fonctionner, sans m’en rendre compte je fouillais dans les poches dans mon costume dans l’espoir d’y trouver un déclic qui pourrait peut-être m’aider mais tout ce que j’y trouvai était qu’un morceau de chocolat et d’une canne à sucre prise au bal… Mince.
Mes yeux se détournèrent lentement d’un air dégouté vers la fenêtre montrant la neige dehors tombant au sol comme un déluge. C’était la première fois que je voyais autant de neige tomber pour un début de mois de Novembre, je savais que Noel arrivait et que c’était justement le moment pour cette poudreuse d’arriver mais tout de même. Mais d’un autre côté j’espérais secrètement que monsieur Saunders ne nous fasse pas cours sous ce temps. C’est alors qu’un éclair traversa mon esprit, comme si toutes les pièces d’un puzzle venaient de s’assembler pièces par pièces juste sous mes yeux. N’aime pas voler mais à appris et déteste le Quidditch…Je me rappelai maintenant après lui avoir demandé pour qu’il s’entraine avec moi qu’il avait dit qu’il ne retouchera plus jamais au Quidditch et qui plus est, quand j’avais regardé vers qui ce baiser était destiné ! Monsieur Saunders était dans le groupe de personne que je suspectais !
-Monsieur Saunders ! Notre professeur de vol ! Lui demandai-je en la secouant comme un sapin. C’est lui le professeur qui est amoureux de toi ?! haaaaaaaaaan mais ça va faire du boucan dans l’école tout ça si ça s’apprend ! Mais c’est depuis quand ? où ? vous vous êtes déjà embrassés ? Qui est au courant pour vous deux ? Mais tu n’as pas peur ?
J’avais tellement de questions qui me brulaient les lèvres mais toutes les posés, je me rendais compte que mon cerveau saturait car ce genre de relation me passionnait déjà alors que je n’étais même pas sûre que ça soit vraiment ce professeur. Mais j’avais de l’or entre les doigts ça c’était certains.
Enfin si c’était vrai et j’avais bien l’intention de demander à Circéia si c’était lui car autrement je n’avais absolument aucune idée de qui cela pouvait être. Mais j’étais quasiment sûre de mon coup, je pensais que c’était monsieur Saunders à quatre-vingt-dix pourcents que c’était lui et les dix pourcents restants étaient pour mes incertitudes. Mais maintenant que j’avais une piste sérieuse, je n’allais pas lâcher Circéia, car ce genre d’information pourrait jouer gros dans tout les plans et vipère comme je suis-je pourrais très bien faire marchander l’information si je le souhaitais mais pour l’instant je devais garder mon calme et avoir la confirmation de la Serpentard.
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
La douche
Mal agir est une chose, tout le monde peut faire une bêtise. Mais faire le mal constitue le premier pas vers ce que je ne suis pas. Comment se fait-il que je me sente tout d’un coup submergée par la honte ? Une terrible erreur… non pas en soi mais dans ses conséquences. Je venais, sur le terrain, de perdre ma dame et un tel désavantage constitue le plus souvent le premier pas vers une défaite cuisante. D’autant que je ne pourrais pas compter sur la bienveillance de Carry. Elle allait colporter la nouvelle à sa façon. Et plus j’essayerai de l’en dissuader, plus elle y verrait confirmation de mes sentiments. Et si à l’inverse je forçais le trait, le résultat serait le même. Restait le silence, seule alternative réelle. Cette option-là, je la maitrisais dans les moindres détails mais je n’échapperais pas à son empressement, ses questions, qui déjà fusaient….
- Chut.
Je posai un doigt sur les lèvres de Carry, sachant pertinemment que cela ne suffirait pas à la faire taire. Tout juste pouvais-je espérer refreiner ses indiscrétions. Tout en évitant une phrase du genre « Garde cela pour toi » (qui aurait grandement contribué à ce qu’elle fasse tout l’inverse).
Les conséquences de ce mensonge ne m’apparaissaient pas encore, bien sûr. Et puis, je devais bien admettre que ce n’était qu’une moitié de boniment car j’avais dans le cœur un puissant élan. N’étant plus à Poudlard, je n’aurais pas à affronter les moqueries de toute l’école. D’expérience je savais les dégâts causés par un tel événement. Et de la part d’un professeur… ce professeur… mon cœur avait décidément un certain talent, à choisir il avait élu le plus inaccessible, tout ce que je n’étais pas… beau, fort, habile, courageux, meurtri par une vie injuste du premier au dernier jour. Ma cheville se rappelait à moi mais le subterfuge ne constituait pas une garantie absolue. Une formule devait sortir de mon esprit pour sauver ce qui pouvait encore l’être.
- La vie est faite de secrets, Carry. Des mystères que l’on découvre avec le temps.
Je n’allais quand même pas lui expliquer ce qui se passait dans les choux quand deux adultes décidaient de s’unir. C’eut été un énorme mensonge et même si l’amener sur ce terrain eut constitué une bonne manière de détourner sa curiosité, je ne voulais ni la déstabiliser, ni aggraver mon cas. J’essayais seulement de…. Non, en fait, plus rien ne pouvait être reconstruit, j’avais trop mal joué, une bourde de débutante, le coup du berger… quelle imbécile j’avais été, l'abus de bièraubeurre ne légitimait rien. Une seule erreur, un moment d’égarement. Ainsi pouvais-je mesurer les abîmes dans lesquels ce sentiment pouvait vous faire tomber. Devais-je aller jusqu’à lui dire que certaines choses relevaient de l’âge adulte ? Qu’elle comprendrait un jour ? la connaissant, ces mots-là auraient le don de l’agacer. Et pire seraient les choses… j’étais bel et bien dans la nasse.
- L’amour est la plus belle des choses.
Je ne voulais pas confirmer ses soupçons. Mes joues rougies parlaient pour moi, la petite avait exprimé ce que j’avais dans le cœur, tout ce que j’aurais voulu vivre cette nuit-là. Cet aveu de la nature me semblait déjà trop révélateur. Les mots seraient fades. Et ils ne seraient pas moi. Là était mon dernier recours, exister comme je l’avais toujours fait, en retrait du monde. Cela, peut-être Carry serait-elle en capacité de le comprendre, de l’admettre.
- Carry, tu as tout compris.
L’enfant détenait la clé. Qu’elle me laisse aller ou qu’elle me retienne encore, elle avait le pouvoir. Revenir en arrière n’était plus possible, j’avais lâché la pièce. En un moment d’absence tout s’était joué. Il faudrait à présent faire avec. Je serais pointée du doigt. Mais l’opprobre à laquelle le destin allait me confronter n’était rien face à ce qu’il en penserait lui. Persuadée que plus aucune chance ne me serait accordée, j’avais tout laissé tomber. Mais si une infime partie de Rhys vivait pour moi, qu’en serait-il après cela ? Définitivement, j’étais trop tendre. Raide comme la justice mais encore trop tendre.
La main tendue,
trop souvent mordue.
- Chut.
Je posai un doigt sur les lèvres de Carry, sachant pertinemment que cela ne suffirait pas à la faire taire. Tout juste pouvais-je espérer refreiner ses indiscrétions. Tout en évitant une phrase du genre « Garde cela pour toi » (qui aurait grandement contribué à ce qu’elle fasse tout l’inverse).
Les conséquences de ce mensonge ne m’apparaissaient pas encore, bien sûr. Et puis, je devais bien admettre que ce n’était qu’une moitié de boniment car j’avais dans le cœur un puissant élan. N’étant plus à Poudlard, je n’aurais pas à affronter les moqueries de toute l’école. D’expérience je savais les dégâts causés par un tel événement. Et de la part d’un professeur… ce professeur… mon cœur avait décidément un certain talent, à choisir il avait élu le plus inaccessible, tout ce que je n’étais pas… beau, fort, habile, courageux, meurtri par une vie injuste du premier au dernier jour. Ma cheville se rappelait à moi mais le subterfuge ne constituait pas une garantie absolue. Une formule devait sortir de mon esprit pour sauver ce qui pouvait encore l’être.
- La vie est faite de secrets, Carry. Des mystères que l’on découvre avec le temps.
Je n’allais quand même pas lui expliquer ce qui se passait dans les choux quand deux adultes décidaient de s’unir. C’eut été un énorme mensonge et même si l’amener sur ce terrain eut constitué une bonne manière de détourner sa curiosité, je ne voulais ni la déstabiliser, ni aggraver mon cas. J’essayais seulement de…. Non, en fait, plus rien ne pouvait être reconstruit, j’avais trop mal joué, une bourde de débutante, le coup du berger… quelle imbécile j’avais été, l'abus de bièraubeurre ne légitimait rien. Une seule erreur, un moment d’égarement. Ainsi pouvais-je mesurer les abîmes dans lesquels ce sentiment pouvait vous faire tomber. Devais-je aller jusqu’à lui dire que certaines choses relevaient de l’âge adulte ? Qu’elle comprendrait un jour ? la connaissant, ces mots-là auraient le don de l’agacer. Et pire seraient les choses… j’étais bel et bien dans la nasse.
- L’amour est la plus belle des choses.
Je ne voulais pas confirmer ses soupçons. Mes joues rougies parlaient pour moi, la petite avait exprimé ce que j’avais dans le cœur, tout ce que j’aurais voulu vivre cette nuit-là. Cet aveu de la nature me semblait déjà trop révélateur. Les mots seraient fades. Et ils ne seraient pas moi. Là était mon dernier recours, exister comme je l’avais toujours fait, en retrait du monde. Cela, peut-être Carry serait-elle en capacité de le comprendre, de l’admettre.
- Carry, tu as tout compris.
L’enfant détenait la clé. Qu’elle me laisse aller ou qu’elle me retienne encore, elle avait le pouvoir. Revenir en arrière n’était plus possible, j’avais lâché la pièce. En un moment d’absence tout s’était joué. Il faudrait à présent faire avec. Je serais pointée du doigt. Mais l’opprobre à laquelle le destin allait me confronter n’était rien face à ce qu’il en penserait lui. Persuadée que plus aucune chance ne me serait accordée, j’avais tout laissé tomber. Mais si une infime partie de Rhys vivait pour moi, qu’en serait-il après cela ? Définitivement, j’étais trop tendre. Raide comme la justice mais encore trop tendre.
La main tendue,
trop souvent mordue.
Diplômée de l’ISDM => naturellement charismatique.
Vivre sans faire de mal à personne qu'à moi-même...
