Gages, rencontre et plantes
La professeure la regardait de travers et cela fit mal à Alaska. Elle ne voulait pas être mal vue des professeurs et surtout pas de Miss Bergsturm. La professeure lui avait demandé si elle avait lu un règlement. Alaska, qui était très assidue, en avait lu pas mal, mais avait un peu oublié ses lectures. C'est ce qu'elle répondit à la professeure, sur un ton un peu outrée :
- Mais si Mme, j'ai lu des règlements ! Je les ai presque tous lus mais il y en a tellement que j'ai oublié. Et puis, j'écoute ce qu'on me dit et je fais confiance aux gens...
Elle s'arrêta deux secondes pour réfléchir à la suite. Et continua, en murmurant et en se disant qu'elle avait été stupide :
- Mais je devrais moins faire confiance aux gens. J'ai trop tendance à penser qu'il sont tous sympathiques...
Comme j'ai été stupide...
Elle se frappa le front, pour accentuer le fait qu'elle réalisait son erreur. Et c'était vrai. Elle a fait trop facilement confiance et c'est ce qui lui apporta des ennuis. Elle se dit qu'à l'avenir, elle ferait plus attention.
La professeure lui dit qu'elle était trop jeune pour faire ce sortilège et fit apparaître un bouquet aux fleurs variées et colorées. Il y avait des jonquilles, des dahlias et d'autres toutes petites fleurs. Alaska étaitsuper contente car les dahlias font partie de ses fleurs préférées, ce qu'elle ne manqua pas de dire à la professeure, qui n'en avait certainement rien à faire :
- Oh, merci ! Ce bouquet est magnifique ! Et il y a des dahlias, l'une de mes fleurs préférées ! Merci beaucoup !
La professeure lui indiqua que le bouquet durera de deux à trois heures, donc elle devait se dépêcher de montrer ce bouquet à ses camarades.
Elle était plutôt contente et commençait à retrouver le sourire.
Puis, la professeure lui annonça qu'elle allait la ramener jusqu'au portes. Alaska allait ouvrir la bouche pour protester et dire à la professeure qu'elle se débrouillerait pour rentrer et qu'elle ne voulait pas la déranger plus longtemps, mais se ravisa. Après tout, il est vrai que la forêt est dangereuse et qu'elle ne devait pas se promener dans le parc la nuit. On ne sait jamais, s'il lui arrivait quelque chose, ce serait plutôt embêtant. Et la professeure s'en voudrait et Alaska ne voulait pas lui faire porter ça sur la conscience. Enfin, là n'est pas le sujet !
C'est comme cela que la professeure raccompagna son élève jusqu'aux portes de la grande salle.
- Bonne nuit professeure ! Et à samedi ! Et, encore désolée.
Alaska repartit donc le coeur un peu moins lourd et se dirigea vers sa salle commune, où les personnes qui lui avaient jeté le défi l'attendaient impatiemment, afin de savoir si elle avait réussi.
Elle allait leur dire.
Elle pourrait leur dire.
- J'ai réussi !
Elle avait réussi. Pas comme elle aurait dû. Pas comme elle aurait pu.
Mais tout de même, elle avait réussi.
Et personne ne se moquerait d'elle. Et elle ne se laissera pas marcher sur les pieds.
- Mais si Mme, j'ai lu des règlements ! Je les ai presque tous lus mais il y en a tellement que j'ai oublié. Et puis, j'écoute ce qu'on me dit et je fais confiance aux gens...
Elle s'arrêta deux secondes pour réfléchir à la suite. Et continua, en murmurant et en se disant qu'elle avait été stupide :
- Mais je devrais moins faire confiance aux gens. J'ai trop tendance à penser qu'il sont tous sympathiques...
Comme j'ai été stupide...
Elle se frappa le front, pour accentuer le fait qu'elle réalisait son erreur. Et c'était vrai. Elle a fait trop facilement confiance et c'est ce qui lui apporta des ennuis. Elle se dit qu'à l'avenir, elle ferait plus attention.
La professeure lui dit qu'elle était trop jeune pour faire ce sortilège et fit apparaître un bouquet aux fleurs variées et colorées. Il y avait des jonquilles, des dahlias et d'autres toutes petites fleurs. Alaska étaitsuper contente car les dahlias font partie de ses fleurs préférées, ce qu'elle ne manqua pas de dire à la professeure, qui n'en avait certainement rien à faire :
- Oh, merci ! Ce bouquet est magnifique ! Et il y a des dahlias, l'une de mes fleurs préférées ! Merci beaucoup !
La professeure lui indiqua que le bouquet durera de deux à trois heures, donc elle devait se dépêcher de montrer ce bouquet à ses camarades.
Elle était plutôt contente et commençait à retrouver le sourire.
Puis, la professeure lui annonça qu'elle allait la ramener jusqu'au portes. Alaska allait ouvrir la bouche pour protester et dire à la professeure qu'elle se débrouillerait pour rentrer et qu'elle ne voulait pas la déranger plus longtemps, mais se ravisa. Après tout, il est vrai que la forêt est dangereuse et qu'elle ne devait pas se promener dans le parc la nuit. On ne sait jamais, s'il lui arrivait quelque chose, ce serait plutôt embêtant. Et la professeure s'en voudrait et Alaska ne voulait pas lui faire porter ça sur la conscience. Enfin, là n'est pas le sujet !
C'est comme cela que la professeure raccompagna son élève jusqu'aux portes de la grande salle.
- Bonne nuit professeure ! Et à samedi ! Et, encore désolée.
Alaska repartit donc le coeur un peu moins lourd et se dirigea vers sa salle commune, où les personnes qui lui avaient jeté le défi l'attendaient impatiemment, afin de savoir si elle avait réussi.
Elle allait leur dire.
Elle pourrait leur dire.
- J'ai réussi !
Elle avait réussi. Pas comme elle aurait dû. Pas comme elle aurait pu.
Mais tout de même, elle avait réussi.
Et personne ne se moquerait d'elle. Et elle ne se laissera pas marcher sur les pieds.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
L'élève prétendait avoir lu l'intégralité du règlement ce à quoi Naomi croyait peu puisque la règle du couvre feu était l'une des plus importantes et était en plus d'être inscrite sur le règlement, affichée sur de nombreux panneaux d’affichage de l'école. Pour la professeure il s'agissait là de flagrante mauvaise foie, mais elle n'en tint pas rigueur puisqu'elle savait que l’élève était certainement en état de choc de s'être fait prendre la main dans le sac. Et de toute manière une heure de colle suffisait amplement à faire passer le message.
Naomi s'empressa ensuite de la ramener au château, illuminant le chemin d'un lumos suffisamment puissant pour dissuader les animaux sauvages de s'intéresser à elles. Pas qu'il y en ai forcément mais Naomi avait tendance à rapidement psychoter une fois la nuit tombée. Elle abandonna l'élève au pied des escaliers, n'ayant pas la foi de les monter avec sa jambe engourdie. Elle s'empressa ensuite de retourner dans ses serres, d'éteindre les torches et de se remettre au travail pour les quelques heures qui lui restaient avant l'heure du coucher.
Naomi jeta un œil à sa liste de collés du jour. Il n'y en avait qu'un en réalité, ou plutôt une. Elle avait oublié de récolter son nom mais n'avait pas oublié son visage humide de larmes et saurait la retrouver si elle ne se présentait pas. Elle avait déjà bien en tête le travail qu'elle allait lui infliger, elle avait des terreaux à chiner.
Elle se souvenait encore de cette apparition, la moins discrète qui soit. Elle avait été surprise que la fleur préférée de l'élève soit le dahlia... Comme Alice. Mais Alice, elle, n'aurait jamais été attrapée entrain de voler des fleurs dans les serres ! Pour commencer elle n'aurait pas eu l'idée invraisemblable d'allumer les lumières, et ensuite elle savait se faire très discrète. Quant à Naomi, elle, elle n'était pas des plus discrètes, mais elle était toujours d'une organisation impeccable. Elle aurait trouvé et exploité la meilleure plage horaire possible pour se donner plus de chances de réussite.
Depuis les nombreuses intrusions dans ses serres, la professeure les fermait par magie pour éviter de craindre les alohomoras et qu'on puisse les ouvrir facilement. Elle voulait pouvoir dormir sereinement sans craindre qu'un enfant, le plus souvent imprudent et pas bien malin, s'introduise dans son lieu de travail pour le saboter. A son époque les bêtises à faire la nuit tombée étaient moins nuisibles, on allait regarder la lune depuis les toits, essayait de faire des potions ou des sortilèges en cachette, on se promenait sans objectif clair, mais on sortait rarement dans le parc.
L'élève qui justement avait eu cette imprudence finit par arriver. "Bonjour, je vous laisse enfiler des gants, si vous ne voulez pas vous salir les mains."
Naomi s'empressa ensuite de la ramener au château, illuminant le chemin d'un lumos suffisamment puissant pour dissuader les animaux sauvages de s'intéresser à elles. Pas qu'il y en ai forcément mais Naomi avait tendance à rapidement psychoter une fois la nuit tombée. Elle abandonna l'élève au pied des escaliers, n'ayant pas la foi de les monter avec sa jambe engourdie. Elle s'empressa ensuite de retourner dans ses serres, d'éteindre les torches et de se remettre au travail pour les quelques heures qui lui restaient avant l'heure du coucher.
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Samedi Suivant
Serre n°1
Serre n°1
Naomi jeta un œil à sa liste de collés du jour. Il n'y en avait qu'un en réalité, ou plutôt une. Elle avait oublié de récolter son nom mais n'avait pas oublié son visage humide de larmes et saurait la retrouver si elle ne se présentait pas. Elle avait déjà bien en tête le travail qu'elle allait lui infliger, elle avait des terreaux à chiner.
Elle se souvenait encore de cette apparition, la moins discrète qui soit. Elle avait été surprise que la fleur préférée de l'élève soit le dahlia... Comme Alice. Mais Alice, elle, n'aurait jamais été attrapée entrain de voler des fleurs dans les serres ! Pour commencer elle n'aurait pas eu l'idée invraisemblable d'allumer les lumières, et ensuite elle savait se faire très discrète. Quant à Naomi, elle, elle n'était pas des plus discrètes, mais elle était toujours d'une organisation impeccable. Elle aurait trouvé et exploité la meilleure plage horaire possible pour se donner plus de chances de réussite.
Depuis les nombreuses intrusions dans ses serres, la professeure les fermait par magie pour éviter de craindre les alohomoras et qu'on puisse les ouvrir facilement. Elle voulait pouvoir dormir sereinement sans craindre qu'un enfant, le plus souvent imprudent et pas bien malin, s'introduise dans son lieu de travail pour le saboter. A son époque les bêtises à faire la nuit tombée étaient moins nuisibles, on allait regarder la lune depuis les toits, essayait de faire des potions ou des sortilèges en cachette, on se promenait sans objectif clair, mais on sortait rarement dans le parc.
L'élève qui justement avait eu cette imprudence finit par arriver. "Bonjour, je vous laisse enfiler des gants, si vous ne voulez pas vous salir les mains."
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
Alaska s'était réveillé tôt ce matin-là. Vers sept heure et demie. Elle avait d'abord lu, en prenant bien garde à ne pas réveiller ses camarades de dortoir, notamment Ezra et Emelyne qui étaient ses voisines.
Quand elle eut finit son livre, il était huit heure et demie et elle se décida à aller à la bibliothèque afin de rendre ce livre qu'elle avait emprunté au préalable. À la bibliothèque, elle avait lu un peu, emprunté un nouveau livre qui parlait des constellations (Alaska adore l'Astronomie et observer les étoile) et était allé dans la grande salle pour dévorer son petit déjeuner, car elle mourrait de faim.
Elle avait pris un peu de tout, des spécialités sorcières et Moldues, et s'était composé un Breakfast digne de ce nom. Elle avait commencé à manger seule puis Gwenn et Ezra, ses deux amies, étaient venues l'accompagné.
Le petit déjeuner terminé, elle s'était rendue dans son dortoir et s'était d'abord habillée avec une jolie robe Moldue et des collants fantaisies. Puis elle s'était souvenue qu'elle devait aider Miss Bergsturm a nettoyer et ranger les serres.
La professeure ne lui avait pas donné d'heure précise alors Alaska décida de s'y rendre à dix heure précises. Et il était neuf heure dix-sept précisément. Elle s'était changée et avait passé une tenue Moldue de bricolage et de jardinage et avait glissé dans sa poche arrière droite des gants pour ne pas salir ou abîmer ses petites mains.
À neuf heure quarante-cinq, elle avait pris la direction de la serre n°1. Sur le chemin, elle était d'humeur plutôt guillerette. Saluant des connaissances et parlant aux petits animaux qu'elle croisait, elle marchait et chantonnant. Sa journée s'annonçait plutôt bonne.
Alaska était maintenant arrivée devant la vaste serre qui était ouverte aux premières et aux deuxièmes années (elle avait relu quelques règlements avant de venir et avait appris que les premières années n'avaient pas accès aux autres serres de Poudlard. Elle avait aussi pris connaissance du couvre-feu et avait fait plein d'autres découvertes sur la vie et le fonctionnement de l'école).
Elle attendit un instant et y pénétra à dix heure pile. La professeure l'accueillit assez froidement, ce qui refroidit Alaska sur le moment, mais elle pensa que c'était normal car elle avait commis une bêtise et cela avait sûrement embêté Miss Bergsturm.
La professeure lui indiqua d'enfiler ses gants afin de ne pas se salir, ce que la jeune sorcière fit immédiatement. Puis elle éleva la voix afin de poser quelques questions, et de la saluer.
- Bonjour Miss ! Vous allez bien ? C'est bon, j'ai mis mes gants et ma tenue, je suis prête ! Par quoi est-ce que vous voulez que je commence ?
Alaska était joyeuse et rien ni personne n'altèrerait sa bonne humeur.
Quand elle eut finit son livre, il était huit heure et demie et elle se décida à aller à la bibliothèque afin de rendre ce livre qu'elle avait emprunté au préalable. À la bibliothèque, elle avait lu un peu, emprunté un nouveau livre qui parlait des constellations (Alaska adore l'Astronomie et observer les étoile) et était allé dans la grande salle pour dévorer son petit déjeuner, car elle mourrait de faim.
Elle avait pris un peu de tout, des spécialités sorcières et Moldues, et s'était composé un Breakfast digne de ce nom. Elle avait commencé à manger seule puis Gwenn et Ezra, ses deux amies, étaient venues l'accompagné.
Le petit déjeuner terminé, elle s'était rendue dans son dortoir et s'était d'abord habillée avec une jolie robe Moldue et des collants fantaisies. Puis elle s'était souvenue qu'elle devait aider Miss Bergsturm a nettoyer et ranger les serres.
La professeure ne lui avait pas donné d'heure précise alors Alaska décida de s'y rendre à dix heure précises. Et il était neuf heure dix-sept précisément. Elle s'était changée et avait passé une tenue Moldue de bricolage et de jardinage et avait glissé dans sa poche arrière droite des gants pour ne pas salir ou abîmer ses petites mains.
À neuf heure quarante-cinq, elle avait pris la direction de la serre n°1. Sur le chemin, elle était d'humeur plutôt guillerette. Saluant des connaissances et parlant aux petits animaux qu'elle croisait, elle marchait et chantonnant. Sa journée s'annonçait plutôt bonne.
Alaska était maintenant arrivée devant la vaste serre qui était ouverte aux premières et aux deuxièmes années (elle avait relu quelques règlements avant de venir et avait appris que les premières années n'avaient pas accès aux autres serres de Poudlard. Elle avait aussi pris connaissance du couvre-feu et avait fait plein d'autres découvertes sur la vie et le fonctionnement de l'école).
Elle attendit un instant et y pénétra à dix heure pile. La professeure l'accueillit assez froidement, ce qui refroidit Alaska sur le moment, mais elle pensa que c'était normal car elle avait commis une bêtise et cela avait sûrement embêté Miss Bergsturm.
La professeure lui indiqua d'enfiler ses gants afin de ne pas se salir, ce que la jeune sorcière fit immédiatement. Puis elle éleva la voix afin de poser quelques questions, et de la saluer.
- Bonjour Miss ! Vous allez bien ? C'est bon, j'ai mis mes gants et ma tenue, je suis prête ! Par quoi est-ce que vous voulez que je commence ?
Alaska était joyeuse et rien ni personne n'altèrerait sa bonne humeur.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
L'élève dégageait beaucoup de bonne humeur. Pour voir que les retenues étaient censées être des punitions, il semblait que celle-ci ne les considère pas ainsi. Naomi n'allait pas s'en plaindre, elle allait pouvoir la laisser en autonomie pendant qu'elle même s'occuperait de son propre business. Il y avait encore bien des plantes qui demandaient entretient.
Consciente qu'elle allait devoir surveiller une retenue, Naomi avait commencé son tour des serres par les plus éloignées. Ainsi s'était-elle retrouvée à 7 heures tapantes à se battre avec ses champignons vénéneux sauteurs qui se servaient de leur aptitude pour essayer justement de lui sauter dessus. Elle avait fini par les faire tous léviter pour pouvoir les replanter correctement et avait ensuite pris la décision de les bloquer dans leurs pots à l'aide de fins grillages de fer qui bloquaient leurs racines. Heureusement que ce genre d'incident n'avait pas eu lieu en plein cours ! Il s'avérait que ces champignons avaient un comportement plutôt aléatoire et qu'ils n'agissaient ainsi que selon leur bon vouloir. Visiblement être réveillés tôt leur avait fortement déplu.
Ce contretemps ne lui avait pas permis de faire autant de choses qu'elle l'avait voulu. Elle avait dû se contenter de s'occuper des serres 5, 4 et 3. Et encore, elle n'avait pas eu le temps d'arroser les bubobulbs. Il ne fallait d'ailleurs surtout pas qu'elle oublie c'est pourquoi elle l'avait noté en rouge sur son carnet de poche.
Quant à l'élève elle allait pouvoir effectuer une tâche longue et pénible, mais fort utile, que Naomi n'avait pas le temps de faire par elle-même. Sans les élèves collés et ceux qui proposaient leur aide, la professeure négligerait très certainement certaines plantes. Et mine de rien elle passait déjà le plus clair de sa journée à travailler. Elle se demandait si elle n'allait pas demander une augmentation, ou alors un elfe pour l'assister. Les autres professeurs ne travaillaient pas tant. Et ce n'était pas le collègue chargé des premières années qui allégeait franchement sa charge de travail. Lui ne venait que pour donner ses cours et repartait ensuite fissa. Comme si cela ne suffisait pas, les élèves étaient pour certains particulièrement exigeants et demandaient à ce que leurs devoirs leur soient rendus expressément en moins de deux semaines.
Naomi en revint à l'élève qui attendait ses instructions et lui expliqua : "Ton travail n'est pas compliqué. Tu vois ce sac de terreau ? elle pointa le sac en question, qui devait faire une cinquantaine de litres. Il va falloir le passer au chinois pour faire un terreau plus fin."
La professeure lui tendit donc un sac vide de la même taille que le plein et un large chinois ainsi qu'une petite pelle : "Voilà, tu mets le terreau là-dessus avec la pelle, et ensuite tu secoues le chinois au-dessus du sac. Les résidus qu'il reste après ça tu les mets dans un troisième sac que je vais t'apporter dans un instant..."
Consciente qu'elle allait devoir surveiller une retenue, Naomi avait commencé son tour des serres par les plus éloignées. Ainsi s'était-elle retrouvée à 7 heures tapantes à se battre avec ses champignons vénéneux sauteurs qui se servaient de leur aptitude pour essayer justement de lui sauter dessus. Elle avait fini par les faire tous léviter pour pouvoir les replanter correctement et avait ensuite pris la décision de les bloquer dans leurs pots à l'aide de fins grillages de fer qui bloquaient leurs racines. Heureusement que ce genre d'incident n'avait pas eu lieu en plein cours ! Il s'avérait que ces champignons avaient un comportement plutôt aléatoire et qu'ils n'agissaient ainsi que selon leur bon vouloir. Visiblement être réveillés tôt leur avait fortement déplu.
Ce contretemps ne lui avait pas permis de faire autant de choses qu'elle l'avait voulu. Elle avait dû se contenter de s'occuper des serres 5, 4 et 3. Et encore, elle n'avait pas eu le temps d'arroser les bubobulbs. Il ne fallait d'ailleurs surtout pas qu'elle oublie c'est pourquoi elle l'avait noté en rouge sur son carnet de poche.
Quant à l'élève elle allait pouvoir effectuer une tâche longue et pénible, mais fort utile, que Naomi n'avait pas le temps de faire par elle-même. Sans les élèves collés et ceux qui proposaient leur aide, la professeure négligerait très certainement certaines plantes. Et mine de rien elle passait déjà le plus clair de sa journée à travailler. Elle se demandait si elle n'allait pas demander une augmentation, ou alors un elfe pour l'assister. Les autres professeurs ne travaillaient pas tant. Et ce n'était pas le collègue chargé des premières années qui allégeait franchement sa charge de travail. Lui ne venait que pour donner ses cours et repartait ensuite fissa. Comme si cela ne suffisait pas, les élèves étaient pour certains particulièrement exigeants et demandaient à ce que leurs devoirs leur soient rendus expressément en moins de deux semaines.
Naomi en revint à l'élève qui attendait ses instructions et lui expliqua : "Ton travail n'est pas compliqué. Tu vois ce sac de terreau ? elle pointa le sac en question, qui devait faire une cinquantaine de litres. Il va falloir le passer au chinois pour faire un terreau plus fin."
La professeure lui tendit donc un sac vide de la même taille que le plein et un large chinois ainsi qu'une petite pelle : "Voilà, tu mets le terreau là-dessus avec la pelle, et ensuite tu secoues le chinois au-dessus du sac. Les résidus qu'il reste après ça tu les mets dans un troisième sac que je vais t'apporter dans un instant..."
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
Alaska était prête à faire tout ce que la professeure lui demanderait. Après tout, c'est bien la moindre des choses !
La professeure lui avait expliqué ce qu'elle devrait faire et cela avait l'air de prendre une éternité. Mais Alaska comprit vite. Elle devait passer du terreau dans une machine que la professeure nommait "chinois" (Alaska n'était pas sûre mais il lui semblait que c'était une sorte de grosse passoire mais pas pour les aliments comestibles) afin d'obtenir un terreau plus fin.
Alaska allait se mettre immédiatement au travail quand la professeure lui donna le matériel nécessaire : le fameux chinois, une pelle et un sac.
Alaska devait mettre le terreau dans le chinois à l'aide de la pelle, le secouer au-dessus du premier sac et mettre les bouts qui ne passent pas au chinois dans un autre sac.
Miss Bergsturm avait dit à la jeune sorcière qu'elle lui apporterait un autre sac. Mais cela faisait près de dix minutes qu'elle attendait et ne voyait aucun sac.
En l'attendant, elle eut une idée qu'elle trouvait plutôt ingénieuse : elle remettait les "gros bouts" dans le terreau pas encore filtré et comme ça, elle n'avait pas besoin de sac supplémentaire.
Pendant qu'elle filtrait, son regard et ses pensées s'arrêtaient sur chacune des plantes. Elle leur imaginait des noms, des caractéristiques magiques et essayait même de leur donner des prénoms, tout cela sans parler, bien sûr. Son intérêt pour les plantes lui vient de loin. Quand elle était enfant, tous les dimanches matins, elle allait se promener dans un parc qui se trouvait à deux pas de sa maison. Mais ce n'était pas un parc comme les autres, car, à l'intérieur, il y avait toutes sortes de plantes et de fleurs fantastiques. Et Alaska pouvait passer des heures et des heures à les observer, à les toucher. Elle s'émerveillait devant chaque fleurs et insistait fortement auprès de ses parents pour y retourner chaque matin. Au final, ils avaient trouvé un compromis : ils iraient se promener au parc tous les dimanches matins. Et Alaska n'a jamais perdu cette passion des plantes.
Mais la jeune sorcière abandonna ses souvenirs et se reconcentra sur le filtrage du terreau. Elle touchait presque le fond et il était difficile pour elle de filtrer correctement.
Elle décida alors de demander à la professeure où était ce fameux deuxième sac.
- Euh, excusez-moi Miss mais est ce que vous pourriez me donner l'autre sac s'il vous plaît ? Parce que sinon, les petits bouts qui restent, eh bah je les remets dans le terreau pas encore passé au chinois. Du coup au début, ça marchait mais moins il reste de terreau dans le sac et plus c'est difficile de filtrer parce que il reste que des gros bouts.
Elle conclut sa tirade par une mine un peu désolée, car Alaska n'aimait pas déranger ou embêter ses professeurs. Puis elle attendit la réponse de Miss Bergsturm.
@Naomi Bergsturm ?
La professeure lui avait expliqué ce qu'elle devrait faire et cela avait l'air de prendre une éternité. Mais Alaska comprit vite. Elle devait passer du terreau dans une machine que la professeure nommait "chinois" (Alaska n'était pas sûre mais il lui semblait que c'était une sorte de grosse passoire mais pas pour les aliments comestibles) afin d'obtenir un terreau plus fin.
Alaska allait se mettre immédiatement au travail quand la professeure lui donna le matériel nécessaire : le fameux chinois, une pelle et un sac.
Alaska devait mettre le terreau dans le chinois à l'aide de la pelle, le secouer au-dessus du premier sac et mettre les bouts qui ne passent pas au chinois dans un autre sac.
Miss Bergsturm avait dit à la jeune sorcière qu'elle lui apporterait un autre sac. Mais cela faisait près de dix minutes qu'elle attendait et ne voyait aucun sac.
En l'attendant, elle eut une idée qu'elle trouvait plutôt ingénieuse : elle remettait les "gros bouts" dans le terreau pas encore filtré et comme ça, elle n'avait pas besoin de sac supplémentaire.
Pendant qu'elle filtrait, son regard et ses pensées s'arrêtaient sur chacune des plantes. Elle leur imaginait des noms, des caractéristiques magiques et essayait même de leur donner des prénoms, tout cela sans parler, bien sûr. Son intérêt pour les plantes lui vient de loin. Quand elle était enfant, tous les dimanches matins, elle allait se promener dans un parc qui se trouvait à deux pas de sa maison. Mais ce n'était pas un parc comme les autres, car, à l'intérieur, il y avait toutes sortes de plantes et de fleurs fantastiques. Et Alaska pouvait passer des heures et des heures à les observer, à les toucher. Elle s'émerveillait devant chaque fleurs et insistait fortement auprès de ses parents pour y retourner chaque matin. Au final, ils avaient trouvé un compromis : ils iraient se promener au parc tous les dimanches matins. Et Alaska n'a jamais perdu cette passion des plantes.
Mais la jeune sorcière abandonna ses souvenirs et se reconcentra sur le filtrage du terreau. Elle touchait presque le fond et il était difficile pour elle de filtrer correctement.
Elle décida alors de demander à la professeure où était ce fameux deuxième sac.
- Euh, excusez-moi Miss mais est ce que vous pourriez me donner l'autre sac s'il vous plaît ? Parce que sinon, les petits bouts qui restent, eh bah je les remets dans le terreau pas encore passé au chinois. Du coup au début, ça marchait mais moins il reste de terreau dans le sac et plus c'est difficile de filtrer parce que il reste que des gros bouts.
Elle conclut sa tirade par une mine un peu désolée, car Alaska n'aimait pas déranger ou embêter ses professeurs. Puis elle attendit la réponse de Miss Bergsturm.
@Naomi Bergsturm ?
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
L'élève demanda ce qu'il manquait avant même que la professeure n'ai le temps de le lui tendre. Agacée d'avoir un léger train de retard Naomi sortit sa baguette et attire à elle un sac grâce au sortilège d'attraction : "Voilà pour les gros morceaux." répondit-elle.
Les élèves en retenue n'étaient pas courants, mais elle profitait toujours de leur présence pour leur donner le sale travail. Pas qu'elle n'aimait pas cette face de la botanique, mais elle manquait définitivement de temps pour s'occuper aussi bien qu'elle le voudrait de toutes ses protégées. Préparer du terreau ainsi pouvait prendre des heures et la magie même si plus rapide ne permettait pas d'obtenir un résultat aussi parfait qu'elle le voulait.
Beaucoup d'autres choses demandaient du temps. Certaines plantes étaient longues à arroser, d'autres aimaient écouter de la musique, à d'autres encore il fallait donner des nutriments bien spécifiques. Pour ses plantes carnivores elle devait une à une leur donner insectes ou petit rongeurs. Pas qu'elle n'ait aucune empathie pour ces petits animaux, mais il fallait bien nourrir ces protégées, et ainsi allait la vie.
Elle avait aussi essayé de nourrir ses plantes les plus voraces avec des limaces. Sa lutte acharnée contre les bestioles gluantes était l'une des activités les plus chronophages de la serre. Il y avait les limaces et le froid. Pour le froid elle avait trouvé bien des solutions magiques. Les lanternes suspendues aux mûrs par exemple diffusaient une douce chaleur qui baignait toujours les serres dans une vingtaine de degrés. Le plus grand problème était l'extérieur puisque là il fallait à tout pris éviter le gel. C'est pourquoi la professeure avait investi dans des chaufferettes pour ces arbres fruitiers. Pour les autres plantes en revanche elle cherchait encore des solutions. Elle avait commencé à pailler les citrouilles par exemple, mais ne savait pas si cela serait suffisant d'essayer d'isoler les plantes du sol...
Pour ce qui était du combat contre les limaces donc, elle avait tout essayé. Méthodes douces d'abord, en les attirant dehors où les chassant d'un coup de baguette, ou encore en essayant de bien fermer les serres. Puis avec le temps elle s'était résolu à abandonner toute douceur et usait de produits mortels, mais même ainsi ces efforts étaient vains. Les plantes carnivores d'ailleurs, avaient toute rejeté ce type de nourriture. Visiblement avaler une petite chose gluante au goût ignoble ne leur plaisait pas, allez savoir pourquoi. Mesdames préféraient les mouches, sauterelles, grillons et autres joyeuseries du menu des insectivores. Les souris et les rats leur faisait plaisir mais les plus petites plantes carnivores n'étaient même pas capable de les avaler et celles qui daignaient les manger étaient les plus dangereuses et donc celles qu'on nourrissait moins sous peine de les voir devenir trop féroce.
Les élèves en retenue n'étaient pas courants, mais elle profitait toujours de leur présence pour leur donner le sale travail. Pas qu'elle n'aimait pas cette face de la botanique, mais elle manquait définitivement de temps pour s'occuper aussi bien qu'elle le voudrait de toutes ses protégées. Préparer du terreau ainsi pouvait prendre des heures et la magie même si plus rapide ne permettait pas d'obtenir un résultat aussi parfait qu'elle le voulait.
Beaucoup d'autres choses demandaient du temps. Certaines plantes étaient longues à arroser, d'autres aimaient écouter de la musique, à d'autres encore il fallait donner des nutriments bien spécifiques. Pour ses plantes carnivores elle devait une à une leur donner insectes ou petit rongeurs. Pas qu'elle n'ait aucune empathie pour ces petits animaux, mais il fallait bien nourrir ces protégées, et ainsi allait la vie.
Elle avait aussi essayé de nourrir ses plantes les plus voraces avec des limaces. Sa lutte acharnée contre les bestioles gluantes était l'une des activités les plus chronophages de la serre. Il y avait les limaces et le froid. Pour le froid elle avait trouvé bien des solutions magiques. Les lanternes suspendues aux mûrs par exemple diffusaient une douce chaleur qui baignait toujours les serres dans une vingtaine de degrés. Le plus grand problème était l'extérieur puisque là il fallait à tout pris éviter le gel. C'est pourquoi la professeure avait investi dans des chaufferettes pour ces arbres fruitiers. Pour les autres plantes en revanche elle cherchait encore des solutions. Elle avait commencé à pailler les citrouilles par exemple, mais ne savait pas si cela serait suffisant d'essayer d'isoler les plantes du sol...
Pour ce qui était du combat contre les limaces donc, elle avait tout essayé. Méthodes douces d'abord, en les attirant dehors où les chassant d'un coup de baguette, ou encore en essayant de bien fermer les serres. Puis avec le temps elle s'était résolu à abandonner toute douceur et usait de produits mortels, mais même ainsi ces efforts étaient vains. Les plantes carnivores d'ailleurs, avaient toute rejeté ce type de nourriture. Visiblement avaler une petite chose gluante au goût ignoble ne leur plaisait pas, allez savoir pourquoi. Mesdames préféraient les mouches, sauterelles, grillons et autres joyeuseries du menu des insectivores. Les souris et les rats leur faisait plaisir mais les plus petites plantes carnivores n'étaient même pas capable de les avaler et celles qui daignaient les manger étaient les plus dangereuses et donc celles qu'on nourrissait moins sous peine de les voir devenir trop féroce.
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
C'était sur un ton un peu froid qu'Alaska obtint sa réponse. La professeure avait alors attiré un sac et l'avait tendu à la jeune sorcière. Elle avait donc continué son travail.
Alaska était tellement heureuse qu'elle sifflotait tout bas et réfléchissait à ce qui la rendait heureuse, tout en continuant de passer le terreau au chinois, bien sûr.
Elle se mit alors à penser à sa famille.
Elle pensa d'abord à sa petite soeur, qu'elle chérit plus que tout au monde. Elle se dit qu'à cette heure ci, elle devait être en train de réaliser un vase qu'elle ajouterait à sa collection personnelle. En effet, la petite dernière de la famille faisait de la poterie depuis plus de deux ans et était plutôt douée (elle aimait d'ailleurs tellement cet art qu'elle s'entraînait chez elle le week-end !).
Puis elle se mit à penser à Elisha, son père. Elle le revoyait dans le petit cabanon au fond de son minuscule jardin, en train de bricoler à l'aide de clou, de caoutchouc et de bois. Alaska ne savait jamais ce que son paternel fabriquait au final mais se plaisait à le regarder effectuer ces mouvements qui lui étaient familier. Elle pouvait passer des heures assise dans son atelier simplement à le regarder.
Alaska pensa même à sa mère, alors que leur relation est plutôt compliquée (la jeune sorcière n'aime pas le fait que sa mère travaille au Ministère de la Magie et se soumette au gouvernement mis en place). Elle revoyait sa mère lors de leurs courses au Chemin de Traverse. À ce moment, sa maman était toute excitée à l'idée de faire les courses de rentrée avec sa fille et s'amusait à observer tous les rayons un par un, déchirait les emballages des robes et des vêtements dès qu'ils étaient achetés et voulait sentir toutes les odeurs (même si certaines n'étaient pas super, comme l'odeur de cuir des semelles des nouvelles chaussures de la petite brune). Alaska avait bien aimé découvrir cette facette de sa mère, qu'elle n'avait jamais connue jusqu'à présent et qui était pour le moins surprenante.
Mais Alaska s'évada de ses pensées et vérifia où elle en était au niveau du terreau. Elle souffla un bon coup sur sa frange, afin de dégager ses yeux. Elle se dit qu'il fallait absolument qu'elle la raccourcisse, car elle n'y voyait plus grand choses. Elle pensa demander à une fille de son dortoir de la lui couper.
Puis elle se reconcentra sur ce pourquoi elle était venue. Elle vit qu'il n'y avait plus de terreau au fond du premier sac et conclut qu'elle avait terminé.
Elle se dirigea alors vers Miss Bergsturm et lui annonça :
- C'est bon, professeure, j'ai fini. Vous voulez que je fasse quelque chose d'autre ?
Elle espérait qu'elle serait assignée à une autre tâche un peu plus intéressante.
Alaska était tellement heureuse qu'elle sifflotait tout bas et réfléchissait à ce qui la rendait heureuse, tout en continuant de passer le terreau au chinois, bien sûr.
Elle se mit alors à penser à sa famille.
Elle pensa d'abord à sa petite soeur, qu'elle chérit plus que tout au monde. Elle se dit qu'à cette heure ci, elle devait être en train de réaliser un vase qu'elle ajouterait à sa collection personnelle. En effet, la petite dernière de la famille faisait de la poterie depuis plus de deux ans et était plutôt douée (elle aimait d'ailleurs tellement cet art qu'elle s'entraînait chez elle le week-end !).
Puis elle se mit à penser à Elisha, son père. Elle le revoyait dans le petit cabanon au fond de son minuscule jardin, en train de bricoler à l'aide de clou, de caoutchouc et de bois. Alaska ne savait jamais ce que son paternel fabriquait au final mais se plaisait à le regarder effectuer ces mouvements qui lui étaient familier. Elle pouvait passer des heures assise dans son atelier simplement à le regarder.
Alaska pensa même à sa mère, alors que leur relation est plutôt compliquée (la jeune sorcière n'aime pas le fait que sa mère travaille au Ministère de la Magie et se soumette au gouvernement mis en place). Elle revoyait sa mère lors de leurs courses au Chemin de Traverse. À ce moment, sa maman était toute excitée à l'idée de faire les courses de rentrée avec sa fille et s'amusait à observer tous les rayons un par un, déchirait les emballages des robes et des vêtements dès qu'ils étaient achetés et voulait sentir toutes les odeurs (même si certaines n'étaient pas super, comme l'odeur de cuir des semelles des nouvelles chaussures de la petite brune). Alaska avait bien aimé découvrir cette facette de sa mère, qu'elle n'avait jamais connue jusqu'à présent et qui était pour le moins surprenante.
Mais Alaska s'évada de ses pensées et vérifia où elle en était au niveau du terreau. Elle souffla un bon coup sur sa frange, afin de dégager ses yeux. Elle se dit qu'il fallait absolument qu'elle la raccourcisse, car elle n'y voyait plus grand choses. Elle pensa demander à une fille de son dortoir de la lui couper.
Puis elle se reconcentra sur ce pourquoi elle était venue. Elle vit qu'il n'y avait plus de terreau au fond du premier sac et conclut qu'elle avait terminé.
Elle se dirigea alors vers Miss Bergsturm et lui annonça :
- C'est bon, professeure, j'ai fini. Vous voulez que je fasse quelque chose d'autre ?
Elle espérait qu'elle serait assignée à une autre tâche un peu plus intéressante.
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Gages, rencontre et plantes
Laissant l'élève vaquer à ses occupations, Naomi profita de ce temps qu'elle devait passer dans la serre n°1 pour s'occuper des plantes de son bureau. Elle exposait là des exemplaires uniques, qui pour la plupart semblaient être de simples fleurs d'ornements. Pourtant elles cachaient parfois d'étonnantes propriétés.
Elle commença par arroser son orchidée du piffre d'un mélange cannelle-vanille qui l’espérait-elle, donnerait après fleuraison des gousses au goût intéressant. Elle veilla ensuite à ce qu'aucune de ses protégées ne manque d'aliments ou d'eau. La botanique était plus complexe qu'on le pensait, mais ça rares le comprenaient. La plupart des élèves pensaient qu'il suffisait d'appliquer une liste de consignes à la lettre pour maintenir une plante en bonne santé, mais ils étaient bien loin d'avoir raison. Beaucoup d'imprévus empêchaient cette méthode de fonctionner, à commencer par les maladies. Naomi s’inquiétait pour ses champignons sauteurs dont certains spécimens semblaient se couvrir de petites tâches marrons.
La botanique, c'était aussi comprendre les plantes et être à l'écoute de leurs besoins. Mais ça, ce n'était pas toujours intuitif, ça s’apprenait. Tout ce qu'il fallait c'était de la patience, beaucoup de patience. Une fois qu'elle eut fini de faire le tour de ses plantes personnelles, Naomi alla justement jeter un œil à ces précieux champignons. Un peu plus d'une vingtaine de minutes plus tard elle n'avait pas avancé dans ses recherches d'une solution quand l'élève l'interrompit. Elle releva la tête; "je l'avais oublié !" réalisa-t-elle. Il lui arrivait parfois d'ignorer totalement la présence des autres lorsqu'elle réfléchissait.
Elle claudiqua donc jusqu'à elle en annonçant ; "Très bien, ça ira comme ça."
Elle regarda le résultat des efforts de la petite fille plutôt satisfaite. Elle se remémora la raison de sa venue en retenue. S'introduire en pleine nuit dans les serres, ça avait été une bêtise imprudente... Par les temps qui couraient surtout, les professeurs tenaient à veiller au respect du couvre-feu. C'était pour leur propre sécurité qu'ils obligeaient les élèves à ne pas sortir de leur salle commune après une certaine heure... Elle le rappela donc à l'élève avant de la laisser partir ; "J’espère que vous aurez retenu la leçon, et surtout que vous ne réitérerez pas. Sachez qu'une récidive pourrait sans doute vous coûter votre place dans cette école..."
Cela aurait pu n'être qu'une menace jetée en l'air, mais la professeure était convaincue qu'il était au mieux de renvoyer les élèves qui ne respectaient pas les règles de sécurité. Les laisser dans l'école alors qu'ils se mettaient eux-mêmes en danger c'était le risque qu'ils finissent mal, et que les parents accusent la direction. Au moins si on les laissait chez-eux, l'établissement ne serait plus à blâmer en cas d'incident.
fin pour moi !
Elle commença par arroser son orchidée du piffre d'un mélange cannelle-vanille qui l’espérait-elle, donnerait après fleuraison des gousses au goût intéressant. Elle veilla ensuite à ce qu'aucune de ses protégées ne manque d'aliments ou d'eau. La botanique était plus complexe qu'on le pensait, mais ça rares le comprenaient. La plupart des élèves pensaient qu'il suffisait d'appliquer une liste de consignes à la lettre pour maintenir une plante en bonne santé, mais ils étaient bien loin d'avoir raison. Beaucoup d'imprévus empêchaient cette méthode de fonctionner, à commencer par les maladies. Naomi s’inquiétait pour ses champignons sauteurs dont certains spécimens semblaient se couvrir de petites tâches marrons.
La botanique, c'était aussi comprendre les plantes et être à l'écoute de leurs besoins. Mais ça, ce n'était pas toujours intuitif, ça s’apprenait. Tout ce qu'il fallait c'était de la patience, beaucoup de patience. Une fois qu'elle eut fini de faire le tour de ses plantes personnelles, Naomi alla justement jeter un œil à ces précieux champignons. Un peu plus d'une vingtaine de minutes plus tard elle n'avait pas avancé dans ses recherches d'une solution quand l'élève l'interrompit. Elle releva la tête; "je l'avais oublié !" réalisa-t-elle. Il lui arrivait parfois d'ignorer totalement la présence des autres lorsqu'elle réfléchissait.
Elle claudiqua donc jusqu'à elle en annonçant ; "Très bien, ça ira comme ça."
Elle regarda le résultat des efforts de la petite fille plutôt satisfaite. Elle se remémora la raison de sa venue en retenue. S'introduire en pleine nuit dans les serres, ça avait été une bêtise imprudente... Par les temps qui couraient surtout, les professeurs tenaient à veiller au respect du couvre-feu. C'était pour leur propre sécurité qu'ils obligeaient les élèves à ne pas sortir de leur salle commune après une certaine heure... Elle le rappela donc à l'élève avant de la laisser partir ; "J’espère que vous aurez retenu la leçon, et surtout que vous ne réitérerez pas. Sachez qu'une récidive pourrait sans doute vous coûter votre place dans cette école..."
Cela aurait pu n'être qu'une menace jetée en l'air, mais la professeure était convaincue qu'il était au mieux de renvoyer les élèves qui ne respectaient pas les règles de sécurité. Les laisser dans l'école alors qu'ils se mettaient eux-mêmes en danger c'était le risque qu'ils finissent mal, et que les parents accusent la direction. Au moins si on les laissait chez-eux, l'établissement ne serait plus à blâmer en cas d'incident.
fin pour moi !
"Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme." Desproges
Gages, rencontre et plantes
La professeure lui avait indiqué qu'elle n'avait plus besoin de la petite sorcière. Cela avait momentanément attristé Alaska qui aurait bien aimé continuer à travailler dans cette serre. Elle s'était rendu compte de la beauté et de la rareté qui trônaient fièrement dans cette serre et voyait maintenant les plantes sous un nouveau jour.
Alaska trouvait les plantes plus belles, plus attirantes, et, surtout, plus attrayantes. Elle voulait toutes les toucher, les sentir, les admirer...
Mais la professeure lui avait dit de rentrer et c'est ce qu'elle s'apprêtait à faire.
Cependant, elle fit un dernier tour dans la serre. Et c'est à ce moment-là qu'elle se remémora tout ce qu'il s'était passé avec cette serre. Elle repensa d'abord à sa naïveté, quand elle avait écouté cette fille de sa maison lui raconter des salades. Puis elle repensa aux nombreuses larmes de honte qui avaient coulées devant la professeure de botanique quand elle lui avait expliqué toute cette mésaventure riducule. Ensuite, elle se souvint de la bonté de Miss Bergsturm, qui avait lancé un sortilège pour faire apparaître un bouquet avec ses fleurs préférées, des dahlias (même si elle ne l'avait très certainement pas fait exprès). Mais la professeure l'avait quand même sanctionnée, et, en y réfléchissant, Alaska s'était dit que c'était normal. Par la suite, Alaska était retournée dans sa salle commune. En y entrant, elle s'était fait discrète et avait entendu parler la fille qui l'avait envoyée dans la gueule du loup, pour ainsi dire. Cette fille prédisait qu'Alaska ne reviendrait jamais et se moquait d'elle. Alors, la petite brune avait fait son apparition et, d'un air victorieux, avait lancé à la fille qui se moquait d'elle, assez fort pour que toute la salle entende :
- Ah bon, t'es sûre ? Pour toi je ne reviendrai jamais ? Pourtant c'est moi, hein, je suis là !
La fille avait rougi de honte. Alors Alaska avait continué son petit discours qui semblait ravir les autres Gryffons :
- Oh mais, j'oubliais ! Tenez, ma chère !
Dit-elle d'un ton moqueur et exagéré.
- Voici votre bouquet tant désiré. Sur ce, je vous le laisse très chère, prenez en soin, il ne faudrait pas qu'il disparaisse. Je vais me coucher. Bonne nuit altesse !
Elle avait conclu sa tirade par une reverence bien appuyée et avait entendu la salle commune se remplir de rire pendant qu'elle rejoignait son dortoir.
Le samedi d'après, comme convenu, elle avait rejoint la professeure.
En quittant la serre et ses souvenirs, Alaska se dit qu'elle avait tiré une bonne leçon de ce qui s'était passé cette semaine.
Elle lanca un au revoir à la professeure qui s'évanouissait dans le vent pendant qu'elle retournait dans les bâtiments principaux.
Aujourd'hui, elle était de bonne humeur et rien ni personne ne l'altèrerait.
Alaska trouvait les plantes plus belles, plus attirantes, et, surtout, plus attrayantes. Elle voulait toutes les toucher, les sentir, les admirer...
Mais la professeure lui avait dit de rentrer et c'est ce qu'elle s'apprêtait à faire.
Cependant, elle fit un dernier tour dans la serre. Et c'est à ce moment-là qu'elle se remémora tout ce qu'il s'était passé avec cette serre. Elle repensa d'abord à sa naïveté, quand elle avait écouté cette fille de sa maison lui raconter des salades. Puis elle repensa aux nombreuses larmes de honte qui avaient coulées devant la professeure de botanique quand elle lui avait expliqué toute cette mésaventure riducule. Ensuite, elle se souvint de la bonté de Miss Bergsturm, qui avait lancé un sortilège pour faire apparaître un bouquet avec ses fleurs préférées, des dahlias (même si elle ne l'avait très certainement pas fait exprès). Mais la professeure l'avait quand même sanctionnée, et, en y réfléchissant, Alaska s'était dit que c'était normal. Par la suite, Alaska était retournée dans sa salle commune. En y entrant, elle s'était fait discrète et avait entendu parler la fille qui l'avait envoyée dans la gueule du loup, pour ainsi dire. Cette fille prédisait qu'Alaska ne reviendrait jamais et se moquait d'elle. Alors, la petite brune avait fait son apparition et, d'un air victorieux, avait lancé à la fille qui se moquait d'elle, assez fort pour que toute la salle entende :
- Ah bon, t'es sûre ? Pour toi je ne reviendrai jamais ? Pourtant c'est moi, hein, je suis là !
La fille avait rougi de honte. Alors Alaska avait continué son petit discours qui semblait ravir les autres Gryffons :
- Oh mais, j'oubliais ! Tenez, ma chère !
Dit-elle d'un ton moqueur et exagéré.
- Voici votre bouquet tant désiré. Sur ce, je vous le laisse très chère, prenez en soin, il ne faudrait pas qu'il disparaisse. Je vais me coucher. Bonne nuit altesse !
Elle avait conclu sa tirade par une reverence bien appuyée et avait entendu la salle commune se remplir de rire pendant qu'elle rejoignait son dortoir.
Le samedi d'après, comme convenu, elle avait rejoint la professeure.
En quittant la serre et ses souvenirs, Alaska se dit qu'elle avait tiré une bonne leçon de ce qui s'était passé cette semaine.
Elle lanca un au revoir à la professeure qui s'évanouissait dans le vent pendant qu'elle retournait dans les bâtiments principaux.
Aujourd'hui, elle était de bonne humeur et rien ni personne ne l'altèrerait.
FIN
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.