Danse de mots.

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Septembre 2044
Rp avec @Théophile Aldermaston [/font]


Mine de rien, le chateau et la vie qu'on y mène m'ont manqué, pendant ces vacances. Je suis donc rentrée, assez contente de rentrer, même si l'ambiance a fini par m'avoir, a la longue. Aussi lugubre et méfiante que depuis mai.
Cette atmosphère s'est donc empressée de me rappeler mes anviennes inquiétudes et peurs, et me voilà sur le chemin de la bibliothèque, encore vêtue de mon uniforme (je sors d'un cours de vol), pressée de trouver les livres que je cherche.
Je me glisse discrètement dans la grande salle et sors le livre sur les ingrédients que j'avais emprunté de mon sac bleu et me dirige vers la comptoir du bibliothécaire avant de me figer. J'ai déjà vu ce visage. Quelque part.
Je me concentre pour essayer de trouver, plantée a mi chemin entre la porte et l'homme. Théophile Aldermaston. LE Théophile Aldermaston des vidéos des cours de danse de Miss se tient juste là bas !
Ce constat me fige encore plus tandis que je me remémore les vidéos vues et revues des centaines de fois, et surtout, surtout, le talent de l'homme. Je savais qu'il était sorcier, et je l'admirais encore plus pour cela, mais de là à le fois devant moi...
Je finis par bouger, mais mes mouvements sont mécaniques, sur les deux premiers mètres, agant de retrouver leur grâce.
Je m'avance vers l'homme, puis avec mon plus beau sourire (non, en vrai je suis trop excitée et surprise pour contenir ma joie, mon sourire est lumineux, certes, mais j'ai les yeux trop remplis d'étoiles pour qu'il soit bien ordonné), je lui adresse la parole, la voix légèrement tremblante
«Vous êtes bien Théophile Aldermaston, n'est ce pas ?»
Dernière modification par Celia-Awena Fournier le 31 août 2020, 01:29, modifié 1 fois.

pour éviter que les livres ne prennent feu... Si tu veux lire la suite, vas chez Joy Wakberg

Fehu




Petite rune perdue au milieux d'Enfants Resistants et Libres.

Danse de mots.
Septembre avançait lentement et sans encombre et le soleil qui se coucherait sûrement dans plusieurs heures mettrait un point à ses deux première semaines au château. S'il avait au début cru qu'il devrait se ré-habituer au château et que cela prendrait un certain temps, il n'en avait rien été. Les sept années qu'il avait passé dans le château étaient encore marquées sous sa peau et chaque petit coin de l'imposante bâtisse lui faisait exploser bon nombre de souvenirs à la tronche. Il ne s'en déplaisait pas et appréciait avec une attention toute particulière les moments où il se posait en silence pour se rappeler les bons moments qu'il avait passé ici étant jeune. Les souvenirs étaient la pire des armes, pour lui, mais en ce moment ils ne faisaient que mettre du baume sur ces cicatrices. Il devait presque avouer que revenir à Poudlard était la chose la plus importante pour lui qu'il n'ait fait depuis son accident, bien plus encore que le premier pas qu'il avait posé hors de sa petite maison. L'école était un sanctuaire de souvenirs, aucun n'était perdu ou effacé. Les pierres avaient gardé mémoire de toute sa vie d'enfant et d'adolescent, de la première fois qu'il avait vu le château à la dernière. Un panorama géant de souvenirs, comme tant de photos animées accrochées aux murs. Même le parc qui avait pourtant bien changé et les différentes choses qu'il ne se souvenait pas avoir vu à l'époque ne perdaient rien à cette impression. 

Il tournait et retournait sa plume au dessus du registre papier des livres empruntés, tranquillement assit à son bureau, en appréciant la tranquillité qui régnait comme habituellement dans son antre. Il n'en sortait pas beaucoup, même pour manger, finalement. Soit il mangeait en vitesse quelque chose, soit il attendait la fermeture pour manger quelque chose de plus consistant en tant que repas du soir alors il était toujours facile de le trouver. Il suffisait de pousser le bâtant de bois et de s'aventurer sur son territoire. Il n'était pas rare que des élèves viennent directement à lui sans passer par les rayons, pour demander une information ou de l'aide. En revanche, il était plus rare qu'ils le fassent avec les yeux qui brillaient. En observant l'enfant qui s'était arrêtée devant lui, il grimaça presque en se demandant si elle allait pleurer. Pas qu'il soit cruel au point de la jeter dehors si elle le faisait, simplement qu'il ne savait pas vraiment gérer les effusions de sentiments, autant des autres que les siennes. 

-Effectivement, c'est moi. Avez-vous besoin de quelque chose mademoiselle ?

On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day you gave it away

Danse de mots.
Je n'ai pas remarqué la grimace de l'homme. Ou alors, mon cerveau ne l'a pas pris en compte, trop occupé qu'il est à essayer de contenir mon excitation, a faire qu'elle ne transparaît pas trop. Spoiler, c'est une échec cuisant.
Il me confirme son identité, et mon sourire s'agrandit. Je n'en avais pas besoin, de sa confirmation, mais bon. Je suis absolument surprise et heureuse. Il s'agit d'un de mes modèles devant moi. Je ne pensais pas pouvoir le rencontrer un jour, du moins, pas dans cette circonstance là.
Je reste plantée là, quelques instants, la gorge serrée, les étoiles dans les yeux menaçant de devenir des larmes, et mes genoux se plient dans une révérence mécanique.
Mon cerveau essaie deseperément de reprendre le contrôle de mon corps, ma...
Attendez. Attendez. Qu'ai-je dit plus haut ? Je ne vais pas pleurer, moi ! Et ma réputation, alors ? Et mon honneur ? Celui de mon corps ?
Ces pensées suffisent a mon corps pour se reprendre. Je finis par murmurer quelques mots, maus je doute que je sois entendue. Je reprend les même mots un peu plus haut, alors :
«Je rêve de pouvoir danser aussi bien que vous, monsieur. »
Ce sont les premiers mots qui me sont venus à l'esprit, et une demi minute passe avant que je ne reprenne, d'une voix plus assurée, pour expliquer :
«Mon professeur de danse a pour habutude d'illustrer son vours avec les extraits de diverses performances. Elle aime beaucoup les vôtres, et elle nous l'a transmis. » Je finis ma phrase avec un grand sourire, presque un éclat de rire. J'en ai oublié mes préoccupations sur le sang sorcier

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Fehu




Petite rune perdue au milieux d'Enfants Resistants et Libres.

Danse de mots.
- Je ne danse plus. Dit-il sans pouvoir s'en empêcher.

C'est sortit tout seul, comme s'il avait arraché un pansement rapidement pour moins de douleur. Il n'était jamais vraiment d'humeur à parler de ça et, même s'il était flatté par les paroles de l'enfants, elles avaient visé le petit point en lui qui lâchait la douleur. Quand elle fait presque une révérence, il est d'ailleurs totalement perdu. Il n'a pas envie qu'elle se comporte différemment avec lui juste pour ça, surtout si c'est pour lui faire des courbettes. C'est assez gênant. Il connait peut-être sûrement son professeur si elle est à Londres ou à Cork, ou même si elle lui a déjà parlé durant ou après une performance. Ce n'est pas tout le monde qui montrerait des vidéos de ses danses à ses élèves. Il savait bien qu'il avait été talentueux mais pas forcément assez social pour se faire un vrai réseau. 

- Quel est le nom de votre professeur ?

Finalement, la petite fille arrive à lui arracher un sourire. On dirait un petit enfant qui aurait vu le père Noël dans un centre commercial ou qui aurait reçu une console pour son anniversaire. Pourtant, elle est comme ça juste parce qu'il est là, même s'il ne comprend pas vraiment pourquoi. Il quitte sa chaise et boitille jusqu'à arriver devant elle et lui tend la main pour qu'elle la saisisse.

- Je ne verrais pas pourquoi vous ne pourriez pas arriver à danser aussi bien que qui vous plaira. Depuis combien de temps prenez-vous des cours ?

Quand il était jeune il n'avait pas eu tant de chance que ça. Ses parents avaient accepté la danse mais, très vite, ils avaient essayé de le détourner de ça pour qu'il se trouve de vraies occupations, et c'était pareil pour les autres élèves à Poudlard qui ne comprenaient pas qu'un garçon puisse autant vouloir danser au lieu de courir après une balle, monté sur un balais.

On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day you gave it away