Instant figé
Il n'hésite presque pas pour te répondre. Tu l'écoutes sans broncher, et tu ne dis rien pendant un moment, méditant sur ce qu'il t'a dit. Ainsi, il a eu un accident.
C'est ce que tu cherchais. C'est cela, qui lui a fait couper tous les points. Tu trouves cela un peu stupide. Ne plus parler à ses amis à cause d'une blessure...
Tu supposes que c'est à cette occasion qu'il s'est fait mal à la jambe, et tu contemples sa canne. Non, tu n'iras pas lui demander ce qui lui est arrivé. Si il souhaite en parler, ou si le sujet vient sur la table au cours de la discussion, tu écouteras son récit.
Mais ce que tu veux, pour le moment, c'est connaître Maman, et tu ne changeras pas de sujet tant qu'il ne sera pas épuisé.
Lorsqu'il termine sa phrase, tu te demandes si il évoque Papa. Est-ce que, si Elle était encore vivante, ils s'aimeraient toujours autant ?
La réponse, que tu trouves au fond de ton coeur, t'emplit de joie.
Oui. Evidemment. Ils se sont aimés si longtemps.
Séparés par cet être intransigeant qu'est la Mort.
Alors que leur couple était le plus parfait au monde.
Alors que leurs enfants étaient les plus choyés du monde.
Alors qu'ils avaient tout pour plaire. Alors qu'on les aimait.
Le départ d'Alyia, car c'est comme cela que tout le monde l'a nommé, était inattendu.
Il en a fait pleurer beaucoup.
Dont toi. Surtout toi.
Tu ne sais même pas si Papa a pleuré, d'ailleurs. Ou s'il se lamentait simplement sur son sort.
Tu t'en fous, maintenant.
Savoir quel type d'élève était ta mère t'amuse.
Tu aimerais également qu'il te dise de quelle maison elle était.
Tu avais demandé à Papa, mais il ne le savait pas. Le sujet de la magie n'était que peu abordé lorsqu'ils discutaient.
Alors, qu'un ami à elle te parle de sa scolarité t'intéresse plus que tout.
C'est ce que tu cherchais. C'est cela, qui lui a fait couper tous les points. Tu trouves cela un peu stupide. Ne plus parler à ses amis à cause d'une blessure...
Tu supposes que c'est à cette occasion qu'il s'est fait mal à la jambe, et tu contemples sa canne. Non, tu n'iras pas lui demander ce qui lui est arrivé. Si il souhaite en parler, ou si le sujet vient sur la table au cours de la discussion, tu écouteras son récit.
Mais ce que tu veux, pour le moment, c'est connaître Maman, et tu ne changeras pas de sujet tant qu'il ne sera pas épuisé.
Lorsqu'il termine sa phrase, tu te demandes si il évoque Papa. Est-ce que, si Elle était encore vivante, ils s'aimeraient toujours autant ?
La réponse, que tu trouves au fond de ton coeur, t'emplit de joie.
Oui. Evidemment. Ils se sont aimés si longtemps.
Séparés par cet être intransigeant qu'est la Mort.
Alors que leur couple était le plus parfait au monde.
Alors que leurs enfants étaient les plus choyés du monde.
Alors qu'ils avaient tout pour plaire. Alors qu'on les aimait.
Le départ d'Alyia, car c'est comme cela que tout le monde l'a nommé, était inattendu.
Il en a fait pleurer beaucoup.
Dont toi. Surtout toi.
Tu ne sais même pas si Papa a pleuré, d'ailleurs. Ou s'il se lamentait simplement sur son sort.
Tu t'en fous, maintenant.
Tu la connaissais de Poudlard ? Elle était sage ?
Savoir quel type d'élève était ta mère t'amuse.
Tu aimerais également qu'il te dise de quelle maison elle était.
Tu avais demandé à Papa, mais il ne le savait pas. Le sujet de la magie n'était que peu abordé lorsqu'ils discutaient.
Alors, qu'un ami à elle te parle de sa scolarité t'intéresse plus que tout.
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
Instant figé
-Pas... vraiment. Elle a toujours aimé jouer avec les règles, savoir où elles s'arrêtaient. En grandissant elle a beaucoup changé sur ça. Quand elle a commencé à faire des plans d'avenir, elle est devenue plus stricte avec les autres autant qu'envers elle-même, en restant tout de même toujours juste.
Elle avait souvent pour habitude de potasser des heures sur une partie du règlement pas réellement claire qu'elle pouvait utiliser pour sortir la nuit ou se retrouver dans des passages qu'elle n'avait pas le droit d'emprunter. De ce qu'il se rappelait, elle n'avait pour autant jamais vraiment mit en oeuvre toutes les choses sur lesquelles elle s'était penchée. Jouer avec les règles l'amusait bien plus que de tester ses théories. Il s'était même demandé quelques temps si elle n'avait pas payé des premières années naïfs pour tester tout ça à sa place, mais elle était trop honnête et droite pour ça.
-Elle était plus âgée, je ne sais pas vraiment si elle était sage en dehors des heures qu'elle partageait avec moi. Elle était assez réfléchie pour comprendre les choses à ne pas faire, à n'en pas douter, autant qu'elle l'était pour éviter les punitions si elle avait fait quelque chose de mal.
Il se rappelait du petit garçon qu'elle avait accosté un jour, pour pas grand chose, juste parce qu'elle avait envie. Et puis de fil en aiguille, ils s'étaient recroisés et avaient parlé de plus en plus longtemps. Il se souvenait des parties d'échecs qu'ils partageaient et, de mémoire, elle n'en avait jamais gagné beaucoup chaque année. Une dizaine, peut-être. Elle n'était pas la plus patiente des personnes du monde, même si elle avait largement les capacités de réflexion pour le battre si elle l'avait voulu.
Il observa la fillette devant lui avec attention. Sa mère se retrouvait sur son visage, mais ce n'était pas flagrant si on ne connaissait pas le visage de sa mère à l'adolescence. Les deux se ressemblaient légèrement physiquement mais il ne trouvait pas beaucoup de points commun caractériels. Alyia n'avait jamais été aussi silencieuse ou renfermée et pourtant c'était ce que l'enfant dégageait. Il se demandait si c'était parce qu'elle n'avait pas connu sa mère très longtemps. Combien de temps l'avait-elle fait, d'ailleurs ? Et en quelles circonstances Alyia avait disparu de la vie de ses enfants ? Et, plus encore, pourquoi une seule de ses filles se trouvaient devant lui et non pas les deux ? Il ne posa aucune de ces questions. Même lui pouvait voir à quel points elles auraient été insistantes et malvenues.
Elle avait souvent pour habitude de potasser des heures sur une partie du règlement pas réellement claire qu'elle pouvait utiliser pour sortir la nuit ou se retrouver dans des passages qu'elle n'avait pas le droit d'emprunter. De ce qu'il se rappelait, elle n'avait pour autant jamais vraiment mit en oeuvre toutes les choses sur lesquelles elle s'était penchée. Jouer avec les règles l'amusait bien plus que de tester ses théories. Il s'était même demandé quelques temps si elle n'avait pas payé des premières années naïfs pour tester tout ça à sa place, mais elle était trop honnête et droite pour ça.
-Elle était plus âgée, je ne sais pas vraiment si elle était sage en dehors des heures qu'elle partageait avec moi. Elle était assez réfléchie pour comprendre les choses à ne pas faire, à n'en pas douter, autant qu'elle l'était pour éviter les punitions si elle avait fait quelque chose de mal.
Il se rappelait du petit garçon qu'elle avait accosté un jour, pour pas grand chose, juste parce qu'elle avait envie. Et puis de fil en aiguille, ils s'étaient recroisés et avaient parlé de plus en plus longtemps. Il se souvenait des parties d'échecs qu'ils partageaient et, de mémoire, elle n'en avait jamais gagné beaucoup chaque année. Une dizaine, peut-être. Elle n'était pas la plus patiente des personnes du monde, même si elle avait largement les capacités de réflexion pour le battre si elle l'avait voulu.
Il observa la fillette devant lui avec attention. Sa mère se retrouvait sur son visage, mais ce n'était pas flagrant si on ne connaissait pas le visage de sa mère à l'adolescence. Les deux se ressemblaient légèrement physiquement mais il ne trouvait pas beaucoup de points commun caractériels. Alyia n'avait jamais été aussi silencieuse ou renfermée et pourtant c'était ce que l'enfant dégageait. Il se demandait si c'était parce qu'elle n'avait pas connu sa mère très longtemps. Combien de temps l'avait-elle fait, d'ailleurs ? Et en quelles circonstances Alyia avait disparu de la vie de ses enfants ? Et, plus encore, pourquoi une seule de ses filles se trouvaient devant lui et non pas les deux ? Il ne posa aucune de ces questions. Même lui pouvait voir à quel points elles auraient été insistantes et malvenues.
On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day you gave it away
Instant figé
Lorsqu'il Raconte, tu te retrouves dans chacun des mots du Bibliothécaire.
La description de Maman est la tienne.
Même si jamais tu n'as enfreint les règles, souvent tu y as pensé. Tu as revu les Règlements dans leur intégralité. Tu t'es souvent amusée à corriger les erreurs qu'avaient commises les rédacteurs de ceux-ci.
Tu te serais entendue à merveille avec Maman si tu l'avais connue alors qu'elle était adolescente.
Ou bien, parce que vous vous seriez trop ressemblé, vous vous seriez haïes. Peut-être. Tu ne sais pas, et tu ne sauras jamais.
Le sentiment qui t'étreint, en ce moment, c'est la vénération. Tu admires Maman.
Tu ne pensais pas pouvoir la trouver plus incroyable que ce que tu pensais avant.
Mais en fait, à chaque mot prononcé par Théophile tu l'aimes davantage. Tu comprends, et toute trace d'une quelconque colère potentiellement présente dans ton coeur disparaît. Définitivement.
Jamais Maman ne t'aurait abandonnée. Ce n'était pas de sa faute.
Une supposition, qui devient certitude, s'impose dans ton esprit. Tu retrouveras, un jour, ce qui ont tué Maman. Tu leur fera subir ce qu'ils lui ont fait subir.
La reconnaissance se fraie également un place. Tu as envie d'étreindre Théophile, brusquement.
Tout ce que tu apprends sur Elle restera, à jamais, gravé dans ta mémoire. Tout ce que tu as vu dans les yeux du Bibliothécaire, aussi.
Tu es si heureuse de l'avoir trouvé. Si heureuse de pouvoir partager ces souvenirs.
Sans attendre la réponse de l'homme, tu ajoutes avec une pointe de tristesse :
Tu t'interromps. Mettre des mots sur cette relation que vous liait est impossible. Elle était bien trop complexe. Bien trop profonde. Bien trop... inexplicable.
Tu cesses de parler, fixes l'Ami dans les yeux. Et tu souris.
A Lui, aux Étoiles, au Monde. A tous.
La description de Maman est la tienne.
Même si jamais tu n'as enfreint les règles, souvent tu y as pensé. Tu as revu les Règlements dans leur intégralité. Tu t'es souvent amusée à corriger les erreurs qu'avaient commises les rédacteurs de ceux-ci.
Tu te serais entendue à merveille avec Maman si tu l'avais connue alors qu'elle était adolescente.
Ou bien, parce que vous vous seriez trop ressemblé, vous vous seriez haïes. Peut-être. Tu ne sais pas, et tu ne sauras jamais.
Le sentiment qui t'étreint, en ce moment, c'est la vénération. Tu admires Maman.
Tu ne pensais pas pouvoir la trouver plus incroyable que ce que tu pensais avant.
Mais en fait, à chaque mot prononcé par Théophile tu l'aimes davantage. Tu comprends, et toute trace d'une quelconque colère potentiellement présente dans ton coeur disparaît. Définitivement.
Jamais Maman ne t'aurait abandonnée. Ce n'était pas de sa faute.
Une supposition, qui devient certitude, s'impose dans ton esprit. Tu retrouveras, un jour, ce qui ont tué Maman. Tu leur fera subir ce qu'ils lui ont fait subir.
La reconnaissance se fraie également un place. Tu as envie d'étreindre Théophile, brusquement.
Tu l'aimais beaucoup, Maman, pas vrai ?
Tout ce que tu apprends sur Elle restera, à jamais, gravé dans ta mémoire. Tout ce que tu as vu dans les yeux du Bibliothécaire, aussi.
Tu es si heureuse de l'avoir trouvé. Si heureuse de pouvoir partager ces souvenirs.
Sans attendre la réponse de l'homme, tu ajoutes avec une pointe de tristesse :
Je l'aimais, ma Maman. C'était la meilleure Maman du monde. Elle était gentille, et drôle, et elle nous faisait des câlins, et...
Tu t'interromps. Mettre des mots sur cette relation que vous liait est impossible. Elle était bien trop complexe. Bien trop profonde. Bien trop... inexplicable.
Tu cesses de parler, fixes l'Ami dans les yeux. Et tu souris.
A Lui, aux Étoiles, au Monde. A tous.
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
Instant figé
On lui demandait bien rarement s'il aimait bien les gens. Il avait tout du petit premier de la classe solitaire et, au fil du temps, s'était rajoutée à cette impression une petite carapace d'aigreur dont il n'arrivait pas encore très bien à se débarrasser. Elle emportait toutes les mauvaises choses pour les coller à elle et gagner du volume petit à petit. La douleur, les regrets et les remords et, plus encore, toutes les petites choses du quotidien qui, une fois misent toutes ensembles, devenaient ingérable. C'était son truc, à cette carapace, de ne jamais laisser partir même le plus petit des soucis et qui le gardait en mémoire pour le ressortir avec tant d'autres une fois qu'il serait légèrement vulnérable à ce flot d'émotions négatives. On lui avait souvent répété qu'il était trop pessimiste et anxieux, mais les choses ne changeaient pas comme ça, ça prenait du temps. Peut-être trop. Il regrettait encore d'avoir tout abandonné suite à son accident et il en voulait toujours à celui qui avait trop bu, à la vie pour lui avoir fait ce coup là en plus d'angoisser quand il se disait qu'un jour cela pourrait se refaire et qu'il pourrait perdre l'usage complet de ses jambes. Cela avait développé une légère peur des voitures ou de tout autre véhicule et il détestait avoir peur.
-Elle était une très bonne amie.
Il n'avait jamais eu beaucoup d'amis et même s'il était quelqu'un de très solitaire, il avait apprécié avoir quatre ou cinq personnes autour de lui parfois. Pas tout le temps, bien sûr et ils avaient tous été habitués à ce qu'il fuit sans donner de nouvelles sur plusieurs jours, juste parce qu'il avait envie d'être réellement tout seul. Même à Poudlard cela avait été comme ça. Il se rendait compte maintenant qu'à 35 ans, il était seul, bien plus qu'il ne l'avait jamais été. Pas d'amis, pas d'attaches. Juste son travail, et c'était comme ça depuis qu'il avait reprit ses études. La solitude ne l'avait jamais dérangé, mais c'était étrange de se rappeler qu'on avait personne dans la vie. Les seuls qu'il aurait pu avoir n'étaient plus en contact avec lui depuis longtemps et il n'avait juste pas vu l'intérêt de chercher l'amitié des autres quand ils ne semblaient pas sur la même longueur d'ondes. Il se demandait même comment il s'était fait des amis à Poudlard. Ça lui était tombé dessus sans préavis. Il ne cherchait pas la compagnie des autres.
Pourtant, quand il aurait normalement dû sortir la petite fille de sa bibliothèque, il ne s'était pas sentit le cœur à lui enlever une chose qui la rapprochait de sa mère, que cela ait été lui ou quelqu'un d'autre. Et en voyant le sourire de l'enfant, il se dit que, peut-être, pour une fois il avait fait le bon choix. Il ne ressentait rien de spécial pour elle et il espérait que pour elle c'était pareil. Il n'avait jamais été quelqu'un de simple avec le contact des autres, plus à le fuir qu'à le chercher. En lui souriant elle ressemblait à sa mère qui l'avait toujours sourit même quand il lui demandait de dégager. Elle avait été une étrange femme. Mais le passé est une chose dangereuse, il faut le laisser où il est.
-Je n'en doute pas.
-Elle était une très bonne amie.
Il n'avait jamais eu beaucoup d'amis et même s'il était quelqu'un de très solitaire, il avait apprécié avoir quatre ou cinq personnes autour de lui parfois. Pas tout le temps, bien sûr et ils avaient tous été habitués à ce qu'il fuit sans donner de nouvelles sur plusieurs jours, juste parce qu'il avait envie d'être réellement tout seul. Même à Poudlard cela avait été comme ça. Il se rendait compte maintenant qu'à 35 ans, il était seul, bien plus qu'il ne l'avait jamais été. Pas d'amis, pas d'attaches. Juste son travail, et c'était comme ça depuis qu'il avait reprit ses études. La solitude ne l'avait jamais dérangé, mais c'était étrange de se rappeler qu'on avait personne dans la vie. Les seuls qu'il aurait pu avoir n'étaient plus en contact avec lui depuis longtemps et il n'avait juste pas vu l'intérêt de chercher l'amitié des autres quand ils ne semblaient pas sur la même longueur d'ondes. Il se demandait même comment il s'était fait des amis à Poudlard. Ça lui était tombé dessus sans préavis. Il ne cherchait pas la compagnie des autres.
Pourtant, quand il aurait normalement dû sortir la petite fille de sa bibliothèque, il ne s'était pas sentit le cœur à lui enlever une chose qui la rapprochait de sa mère, que cela ait été lui ou quelqu'un d'autre. Et en voyant le sourire de l'enfant, il se dit que, peut-être, pour une fois il avait fait le bon choix. Il ne ressentait rien de spécial pour elle et il espérait que pour elle c'était pareil. Il n'avait jamais été quelqu'un de simple avec le contact des autres, plus à le fuir qu'à le chercher. En lui souriant elle ressemblait à sa mère qui l'avait toujours sourit même quand il lui demandait de dégager. Elle avait été une étrange femme. Mais le passé est une chose dangereuse, il faut le laisser où il est.
-Je n'en doute pas.
On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day you gave it away
Instant figé
Il aimait beaucoup Maman.
Ca te rassure. Ainsi, dans sa jeunesse elle était aussi incroyable qu'elle l'a été en tant que mère.
Mais, en même temps que le soulagement t'envahit, une pointe de jalousie, épieu construit par la force seule de tes sentiments, se fiche au creux de ton cœur.
Il la connaissait avant toi. Il l’a appréciée, aimée, avant toi. Il l’a admirée, a travaillé avec elle.
Il savait qui elle était bien avant ta naissance.
Alors que tu n’étais même pas encore une idée, lui existait déjà dans la vie de Maman.
Te rendre compte de cela te donne presque envie de pleurer.
Mais tu retiens tes larmes, car tu sais qu’à présent vous êtes liés. Maman est morte, et vous êtes les seuls, avec Papa et Maë, à porter sa mémoire.
Tu dois rester de son coté, pour ne pas la déshonorer. Tu la respectes bien trop pour oser dire quoi que ce soit de fâcheux.
Et puis Théophile doit en savoir encore beaucoup sur sa Vie-d’Avant. Il pourrait certainement encore te dire un certain nombre de choses la concernant, et tu l’écouterais avec plaisir.
Alors, après avoir un instant baissé les yeux pour cacher ta moue contrariée, tu les relèves et les fixes à nouveau dans ceux du Bibliothécaire.
Tu ne sais pas si l’idée de parler avec l’homme qui a le plus aimé Maman l’inspire, mais à ton avis Papa serait heureux de partager des souvenirs avec lui.
Ils se connaissaient en plus. Ils sont ensemble sur la photo.
Tu espères qu’ils s’appréciaient.
Parce que les faire se revoir après tant d’année te paraît la meilleure idée au monde. Ainsi, tu en apprendrais encore davantage sur Maman.
Tu as tout de même noté la légère réticence à continuer à discuter, mais ne t’en formalises pas. Son apparence solitaire t’est familière, puisque tu possèdes la même, et tu comprends que parler ainsi avec une enfant qui ne pourrait s’appeler Tristesse tant elle doit lui rappeler des souvenirs teintés de mélancolie est difficile.
Sans attendre sa réponse, tu ajoutes :
Il pourrait venir chez vous. Discuter. Bavarder, ressasser les bons souvenirs. Rire. Peut-être pleurer, qui sait ?
Ca te rassure. Ainsi, dans sa jeunesse elle était aussi incroyable qu'elle l'a été en tant que mère.
Mais, en même temps que le soulagement t'envahit, une pointe de jalousie, épieu construit par la force seule de tes sentiments, se fiche au creux de ton cœur.
Il la connaissait avant toi. Il l’a appréciée, aimée, avant toi. Il l’a admirée, a travaillé avec elle.
Il savait qui elle était bien avant ta naissance.
Alors que tu n’étais même pas encore une idée, lui existait déjà dans la vie de Maman.
Te rendre compte de cela te donne presque envie de pleurer.
Mais tu retiens tes larmes, car tu sais qu’à présent vous êtes liés. Maman est morte, et vous êtes les seuls, avec Papa et Maë, à porter sa mémoire.
Tu dois rester de son coté, pour ne pas la déshonorer. Tu la respectes bien trop pour oser dire quoi que ce soit de fâcheux.
Et puis Théophile doit en savoir encore beaucoup sur sa Vie-d’Avant. Il pourrait certainement encore te dire un certain nombre de choses la concernant, et tu l’écouterais avec plaisir.
Alors, après avoir un instant baissé les yeux pour cacher ta moue contrariée, tu les relèves et les fixes à nouveau dans ceux du Bibliothécaire.
« Mon papa il aimerait beaucoup te rencontrer je pense. Tu crois que ce s’rait possible ? »
Tu ne sais pas si l’idée de parler avec l’homme qui a le plus aimé Maman l’inspire, mais à ton avis Papa serait heureux de partager des souvenirs avec lui.
Ils se connaissaient en plus. Ils sont ensemble sur la photo.
Tu espères qu’ils s’appréciaient.
Parce que les faire se revoir après tant d’année te paraît la meilleure idée au monde. Ainsi, tu en apprendrais encore davantage sur Maman.
Tu as tout de même noté la légère réticence à continuer à discuter, mais ne t’en formalises pas. Son apparence solitaire t’est familière, puisque tu possèdes la même, et tu comprends que parler ainsi avec une enfant qui ne pourrait s’appeler Tristesse tant elle doit lui rappeler des souvenirs teintés de mélancolie est difficile.
Sans attendre sa réponse, tu ajoutes :
« Et pis en plus j’pense que ça lui ferait plaisir de te revoir. Même si Maë sait pas qui t’es… »
Il pourrait venir chez vous. Discuter. Bavarder, ressasser les bons souvenirs. Rire. Peut-être pleurer, qui sait ?
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
Instant figé
Il baisse à nouveau les yeux sur le médaillon que tient l'enfant. Son père. Ils ne se connaissaient pas beaucoup. Il était venu déjeuner chez eux une bonne paire de fois mais ils n'avaient jamais cherchés à se rapprocher plus que ça. Les deux hommes profitaient de ces soirées avec sa femme, pour l'un, et sa meilleure amie pour l'autre. Un moment, il avait même cru que le danseur était tombé amoureux de sa femme mais il l'en avait dissuadé facilement en lui expliquant qu'il aimait déjà une autre femme, même si elle ne l'aurait jamais vu autrement que comme un ami ou un partenaire de danse. Après le mariage, ils s'étaient revus quelque fois mais son accident avait gâché tout cela. Ils n'avaient jamais repris contact l'un avec l'autre. L'un parce qu'il ne désirait plus vivre comme avant et rester enfermer dans sa petite maison où rien n'aurait jamais pu lui faire autant de mal que sa chute, l'autre parce qu'il avait perdu sa femme. Deux hommes brisés par la vie. Il n'était pas sûr que cela fasse un joyeux mélange mais il aurait aimé ravoir une encre qui l’accrocherait à son ancienne vie. Il l'avait fuit avec tant de force qu'il n'avait jamais remarqué avant de revenir à Poudlard où les souvenirs le suivaient partout qu'il en avait cruellement besoin, justement, de ces souvenirs.
Il n'avait pas envie de s'y perdre, juste de s'y plonger au moins quelques heures. Retrouver la joie qu'il avait perdu, se souvenir de son cœur qui explosait sa poitrine quand il dansait. Cet homme était sûrement la chose la plus rapprochée de son passé qu'il pouvait trouvé. Ils avaient été amis, fut un temps, mais peut-être que des années d'éloignement et de souffrance des deux parties auraient brisé tout ça, l'auraient fait fondre comme neige au soleil.
-Je connaissais ton père, avant. Je passais souvent dîner ou alors c'était moi qui invitait à des spectacles. Tes deux parents se complétaient parfaitement, c'était un homme sincère et gentil, mais il n'apprécierait peut-être pas de me revoir après tant d'années de silence. Les souvenirs peuvent faire souffrir comme une lame de couteau nichée en plein cœur. Il faut d'abord savoir s'il a envie de se souvenir.
Maë. Sa sœur jumelle, il en est certain. Les deux petits bébés rosés sont encore figés dans son esprit. Il n'a croisé aucune élève portant le nom de Maë Lewis. Il le saurait si jamais cela avait eu lieu. En conclusion, il lui était facile de comprendre qu'elle n'avait pas développé de pouvoirs comme sa sœur. Il n'avança rien dessus, laissant la petite fille lui en parler si elle en ressentait le besoin, tout désir de la voir partir envolé. Elle avait besoin de cette discussion, qui était-il pour la priver de ces souvenirs si précieux de la mère qu'elle n'avait sûrement pas connu longtemps ?
Il n'avait pas envie de s'y perdre, juste de s'y plonger au moins quelques heures. Retrouver la joie qu'il avait perdu, se souvenir de son cœur qui explosait sa poitrine quand il dansait. Cet homme était sûrement la chose la plus rapprochée de son passé qu'il pouvait trouvé. Ils avaient été amis, fut un temps, mais peut-être que des années d'éloignement et de souffrance des deux parties auraient brisé tout ça, l'auraient fait fondre comme neige au soleil.
-Je connaissais ton père, avant. Je passais souvent dîner ou alors c'était moi qui invitait à des spectacles. Tes deux parents se complétaient parfaitement, c'était un homme sincère et gentil, mais il n'apprécierait peut-être pas de me revoir après tant d'années de silence. Les souvenirs peuvent faire souffrir comme une lame de couteau nichée en plein cœur. Il faut d'abord savoir s'il a envie de se souvenir.
Maë. Sa sœur jumelle, il en est certain. Les deux petits bébés rosés sont encore figés dans son esprit. Il n'a croisé aucune élève portant le nom de Maë Lewis. Il le saurait si jamais cela avait eu lieu. En conclusion, il lui était facile de comprendre qu'elle n'avait pas développé de pouvoirs comme sa sœur. Il n'avança rien dessus, laissant la petite fille lui en parler si elle en ressentait le besoin, tout désir de la voir partir envolé. Elle avait besoin de cette discussion, qui était-il pour la priver de ces souvenirs si précieux de la mère qu'elle n'avait sûrement pas connu longtemps ?
On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day you gave it away
Instant figé
Tu serres fort dans ta main l'objet de métal, puisant ta force dans le froid qui s'en dégage.
Il se souvient de tout, tu le vois bien. Il se Rappelle. Alors tu laisses ses souvenirs affluer, tu ne dis rien. Parce que tu comprends à quel point c'est important, de penser au passé pendant un moment.
Pour mieux reprendre sa vie après, pour ne plus se retourner avant longtemps.
Une fois que c'est fait, tu le vois se ressaisir. Il a certainement encore envie de Parler, et toi aussi. Sa tirade ne t'étonne donc pas.
Ainsi, Papa a toujours été comme ça, même dans sa jeunesse.
La fin de sa tirade te fait froncer les sourcils et baisser le regard. Tu ne dis rien pendant un instant, pensive, puis soupires.
Il a parfaitement raison. Peut-être qu'en fait Papa refuserait. Peut-être que, comme Il le dit, se Souvenir lui fera mal. Peut-être qu'il aura peur.
Mais en réalité, tu n'en sais rien. Tu ne te permettrais jamais d'essayer de deviner les pensées de Papa, parce qu'elles sont toujours différentes et imprévisibles. Alors tu énonces d'une voix enjouée :
Puis tu t'arrêtes brusquement. Une pensée affreuse te traverse l'esprit.
Et si Maë, elle, refusait ? Et si elle ne les acceptait pas, ces Souvenirs ? Et si elle refusait tout contact avec un sorcier ?
Et si.
Tant de suppositions, pour si peu de réponses. Tu clignes des yeux, une fois, deux fois, tout espoir envolé.
Ta soeur serait certainement capable, juste pour te déplaire, de refuser une telle chose. Elle le ferait avec joie même. Pour que tu sois triste.
Il se souvient de tout, tu le vois bien. Il se Rappelle. Alors tu laisses ses souvenirs affluer, tu ne dis rien. Parce que tu comprends à quel point c'est important, de penser au passé pendant un moment.
Pour mieux reprendre sa vie après, pour ne plus se retourner avant longtemps.
Une fois que c'est fait, tu le vois se ressaisir. Il a certainement encore envie de Parler, et toi aussi. Sa tirade ne t'étonne donc pas.
Ainsi, Papa a toujours été comme ça, même dans sa jeunesse.
La fin de sa tirade te fait froncer les sourcils et baisser le regard. Tu ne dis rien pendant un instant, pensive, puis soupires.
Il a parfaitement raison. Peut-être qu'en fait Papa refuserait. Peut-être que, comme Il le dit, se Souvenir lui fera mal. Peut-être qu'il aura peur.
Mais en réalité, tu n'en sais rien. Tu ne te permettrais jamais d'essayer de deviner les pensées de Papa, parce qu'elles sont toujours différentes et imprévisibles. Alors tu énonces d'une voix enjouée :
« J’sais pas. Mais tu sais, ça vaut l’coup de lui d’mander. Ca s’trouve, il voudra bien. »
Puis tu t'arrêtes brusquement. Une pensée affreuse te traverse l'esprit.
Et si Maë, elle, refusait ? Et si elle ne les acceptait pas, ces Souvenirs ? Et si elle refusait tout contact avec un sorcier ?
Et si.
Tant de suppositions, pour si peu de réponses. Tu clignes des yeux, une fois, deux fois, tout espoir envolé.
Ta soeur serait certainement capable, juste pour te déplaire, de refuser une telle chose. Elle le ferait avec joie même. Pour que tu sois triste.
« Mais Maë... Elle voudra pas. »
• ‘til it seemed
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