Le moment d'avouer
6 novembre 2044
Amy avait été plutôt amochée suite aux événements de Sainte Mangouste. Elle arborait depuis quelques jours et pour encore trois jours supplémentaires un magnifique bandage qui entourait le haut de son crâne. Sa tête avait heurté la dernière marche de l’escalier lorsque le sortilège Incarcerem l’avait touché, et sous le choc, son crâne s’était ouvert. L’infirmier de Poudlard l’avait très bien soignée, mais le bandage devait rester par sécurité. Si ça n’avait tenu qu’à elle, elle se serait ruée dans un hôpital moldu pour recevoir des points de suture. Simple, classique, efficace. Pour cette fois, elle se contenterait des soins sorciers.
La rousse était sortie de l’infirmerie dès le lendemain de ce qu’elle appelait « l’épisode Sainte-Mangouste », et avait pris le temps d’aller voir ses élèves de Serdaigle, certains étant pas mal traumatisés des événements du bal. Amy avait pu ainsi apprendre le déroulé quasi complet du bal, tout en rassurant ses élèves au mieux, que ce soit sur la situation du monde sorcier ou son bandage qui ne passait pas inaperçu. La responsable de toute cette situation n’était autre qu’Ursula Parkinson et ses idées arriérées. La professeure de Défense contre les Forces du Mal avait également entendu la rumeur qui disait que Joanne Taylor, sa collègue, était en réalité affiliée à la cheffe du Conseil des Sorciers. Généralement, Amy ne se focalisait pas sur les rumeurs de couloir, mais celle-ci semblait trop précise pour ne pas être vraie. Pendant ces quelques jours, elle s’était donc persuadée que la Directrice de Serpentard était une traîtresse, ou un agent double. Elle en était certaine, même si elle n’avait pas de preuve concrète. Ainsi, lorsqu’elle vit Joanne Taylor au détour d’un couloir, son sang ne fit qu’un tour.
« La rumeur est-elle vraie, Joanne ? »
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
Le moment d'avouer
Joanne était fatiguée. Elle avait passé les nuits après le bal à veiller, sans trop savoir si cela était utile ou non. Sans doute que cela lui permettait de réfléchir un peu aux récents évènements, à la tournure qu’avait pris sa vie. La veille, elle avait été transmettre à Kristen les informations dont elle disposait sur Carry Harrison, sur ce qu’elle avait fait à la jeune Alice Sangblanc. Cela la rendait malade que l’une des élèves de sa maison soit capable de pareilles atrocités, et elle espérait que Kristen marque le coup de manière très sévère. Joanne avait aussi réfléchi à sa vie, aux choix qu’elle avait fait jusque-là. S’il n’était pas possible qu’elle revienne en arrière, elle avait joué carte sur table avec Kristen, même pour cette histoire de rouleau dont elle n’avait pas franchement saisi l’intérêt jusqu’ici.
Errant dans les couloirs, histoire de vérifier qu’il ne reste pas quelques élèves égarés, en pleurs ou … pire encore. Elle finit par entendre une voix derrière elle. Une voix qui ne laissait que peu de place au doute sur l’amertume que ressentait sa collègue à sa simple vision. S’adossant au mur à proximité, la trentenaire posa son regard céruléen sur sa collègue, Directrice de Serdaigle, Amy Holloway. Elle ne put guère retenir un soupir de s’échapper. Elle n’avait pas envie d’argumenter, elle n’avait pas envie de se défendre, après tout, chacun croyait ce qu’il voulait bien croire.
« Tu sais Amy, il y a des choses dont Kristen est informée, qui ne regarde qu’elle et moi. Si tu ne fais pas confiance à la Directrice de Poudlard, alors dis-lui ». La voix n’était pas accusatrice, elle était juste fatiguée. Fatiguée de devoir toujours s’expliquer alors qu’elle avait été, comme les autres, prête à se défendre pour l’école ou ses élèves. Les temps s’annonçaient difficiles pour tout le monde, il convenait de ne pas s’éparpiller en combat futile.
Errant dans les couloirs, histoire de vérifier qu’il ne reste pas quelques élèves égarés, en pleurs ou … pire encore. Elle finit par entendre une voix derrière elle. Une voix qui ne laissait que peu de place au doute sur l’amertume que ressentait sa collègue à sa simple vision. S’adossant au mur à proximité, la trentenaire posa son regard céruléen sur sa collègue, Directrice de Serdaigle, Amy Holloway. Elle ne put guère retenir un soupir de s’échapper. Elle n’avait pas envie d’argumenter, elle n’avait pas envie de se défendre, après tout, chacun croyait ce qu’il voulait bien croire.
« Tu sais Amy, il y a des choses dont Kristen est informée, qui ne regarde qu’elle et moi. Si tu ne fais pas confiance à la Directrice de Poudlard, alors dis-lui ». La voix n’était pas accusatrice, elle était juste fatiguée. Fatiguée de devoir toujours s’expliquer alors qu’elle avait été, comme les autres, prête à se défendre pour l’école ou ses élèves. Les temps s’annonçaient difficiles pour tout le monde, il convenait de ne pas s’éparpiller en combat futile.
Le moment d'avouer
Le soupir qui sortit de la bouche de sa collègue lorsque cette dernière se retourna agaça encore plus Amy. A quel moment pouvait-elle se permettre de soupirer alors qu’une grave accusation lui était portée ? Comme si elle s’en fichait totalement, en fait. Lorsque Joanne se décida à lui répondre, d’une voix molle, l’agacement d’Amy était à son apogée. Bien sûr qu’elle faisait confiance à la directrice de Poudlard. Quand bien même elle avait du mal à la supporter, elle restait très confiante vis-à-vis de ses actions.
« Je fais entièrement confiance à la Directrice de Poudlard, sinon ça ferait un sacré bout de temps que j’aurais quitté cette école où il n'y a que des problèmes. Le problème maintenant, c’est toi. Il y a beaucoup de rumeurs qui courent à ton sujet, et pour travailler dans de bonnes conditions, ne vaut-il mieux pas savoir la vérité ? »
Au fur et à mesure de ses paroles, Amy se rapprochait de sa collègue de Runes nonchalamment adossée contre le mur du couloir, jusqu'à se trouver à un peu plus de deux mètres d'elle. Sa baguette n’était pas sortie pour le moment, puisque la professeure de Défense contre les Forces du Mal n’avait aucune envie d’affronter Joanne. Néanmoins, il allait falloir qu’elle réponde vite car le mal de tête de la rousse commençait à s’intensifier, ce qui ne l’aiderait pas à avoir les idées claires. La voix d’Amy était plutôt basse, ce qui trahissait sans aucun doute le début de colère qui l’habitait.
« Donc pour le bien de tous et histoire qu’on continue à travailler dans de bonnes conditions : est-ce que ce que j’ai entendu à ton propos est vrai ou pas ? »
Mes plus sincères excuses pour ce retard !
« Je fais entièrement confiance à la Directrice de Poudlard, sinon ça ferait un sacré bout de temps que j’aurais quitté cette école où il n'y a que des problèmes. Le problème maintenant, c’est toi. Il y a beaucoup de rumeurs qui courent à ton sujet, et pour travailler dans de bonnes conditions, ne vaut-il mieux pas savoir la vérité ? »
Au fur et à mesure de ses paroles, Amy se rapprochait de sa collègue de Runes nonchalamment adossée contre le mur du couloir, jusqu'à se trouver à un peu plus de deux mètres d'elle. Sa baguette n’était pas sortie pour le moment, puisque la professeure de Défense contre les Forces du Mal n’avait aucune envie d’affronter Joanne. Néanmoins, il allait falloir qu’elle réponde vite car le mal de tête de la rousse commençait à s’intensifier, ce qui ne l’aiderait pas à avoir les idées claires. La voix d’Amy était plutôt basse, ce qui trahissait sans aucun doute le début de colère qui l’habitait.
« Donc pour le bien de tous et histoire qu’on continue à travailler dans de bonnes conditions : est-ce que ce que j’ai entendu à ton propos est vrai ou pas ? »
Mes plus sincères excuses pour ce retard !
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
Le moment d'avouer
Elle faisait entièrement confiance à la directrice de Poudlard mais se permettait tout de même des commentaires sur sa présence au sein du château. Le manque de confiance transpirait dans toute la conversation et Joanne le sentait bien. Après tout, est-ce qu’elle pouvait le reprocher à sa collègue de défense contre les forces du mal ? Bien sûr que non. Mais elle ne tenait pas non plus à s’exposer davantage. Elle ne devait rien à personne ici.
De mauvaise grâce, pourtant, elle consentit à répondre à sa collègue. « Tout dépend ce que tu as entendu ». Son regard ne quitte pas l’enseignante. Il était hors de question de baisser sa garde de toute façon. « Les rumeurs au château ont tendance à être amplifiée par des adolescents en mal de sensation. J’ai travaillé à la Citadelle oui, ce n’est désormais plus un secret pour personne ». Elle se redressa, mais resta à sa place, inutile d’adopter un comportement agressif : la situation semblait suffisamment tendue comme cela pour ne pas en rajouter.
« Est-ce que pour autant j’en partageai les convictions ? Non. Il y a des choses dans la vie que nous sommes obligés de faire pour ne pas mourir. Ne pas se poser de question et faire ce que l’on demande en fait partie ». Elle en avait beaucoup trop dit et c’est presque qu’elle aurait ressenti la démangeaison de ses cicatrices qui la brûlaient. Comme pour lui rappeler toutes les fois où elle n’avait pas été dans le bon sens.
De mauvaise grâce, pourtant, elle consentit à répondre à sa collègue. « Tout dépend ce que tu as entendu ». Son regard ne quitte pas l’enseignante. Il était hors de question de baisser sa garde de toute façon. « Les rumeurs au château ont tendance à être amplifiée par des adolescents en mal de sensation. J’ai travaillé à la Citadelle oui, ce n’est désormais plus un secret pour personne ». Elle se redressa, mais resta à sa place, inutile d’adopter un comportement agressif : la situation semblait suffisamment tendue comme cela pour ne pas en rajouter.
« Est-ce que pour autant j’en partageai les convictions ? Non. Il y a des choses dans la vie que nous sommes obligés de faire pour ne pas mourir. Ne pas se poser de question et faire ce que l’on demande en fait partie ». Elle en avait beaucoup trop dit et c’est presque qu’elle aurait ressenti la démangeaison de ses cicatrices qui la brûlaient. Comme pour lui rappeler toutes les fois où elle n’avait pas été dans le bon sens.
Le moment d'avouer
La professeure de Défense contre les Forces du Mal avait vu défiler des collègues. Entre ceux qui ne voulaient parler à personne, ceux qui étaient partis au bout d’à peine un an, à Poudlard ça défilait. Amy se demandait même comment la Direction trouvait de nouveaux professeurs pour peupler Poudlard. Avec tous les événements qui avaient eu lieu dans ce château de malheur, il n’était pas étonnant que tout le monde en soit parti. Trouver des professeurs qui acceptaient d’enseigner ok, mais ceux qui se proposaient en ayant déjà travaillé pour le camp ennemi avant ? Il ne fallait peut-être pas exagérer. Joanne ne tarda pas à confirmer ce qu’Amy avait entendu, à savoir qu’elle avait travaillé pour la Citadelle.
La Directrice de Serdaigle souffla. Pourquoi n’y travaillait-elle plus, puisqu’elle avait l’air d’en partager les convictions ? Ah, non. Néanmoins, la professeure de Défense contre les Forces du Mal ne crut pas une seule seconde à la justification que sa collègue venait de formuler.
« Par « faire ce que l’on demande », tu dois sûrement sous-entendre que Parkinson t’a fait venir à Poudlard pour garder un œil sur le château qui lui est inaccessible. Tu pensais peut-être que ça resterait secret, mais malheureusement à Poudlard tout se sait ».
Amy fit une pause de quelques longues secondes. Son mal de tête ne faisait que s’intensifier encore plus et sa vision devenait un peu floue. Etait-ce la migraine ou l’agacement qui la rendait ainsi ? Sa voix se fit encore plus basse. Elle se demandait même si Joanne pourrait l’entendre.
« Dans la vie, on a toujours le choix. Si tu y es restée et que tu y es encore, c’est bien parce que tu le veux et pas parce que t’avais pas le choix ».
La Directrice de Serdaigle souffla. Pourquoi n’y travaillait-elle plus, puisqu’elle avait l’air d’en partager les convictions ? Ah, non. Néanmoins, la professeure de Défense contre les Forces du Mal ne crut pas une seule seconde à la justification que sa collègue venait de formuler.
« Par « faire ce que l’on demande », tu dois sûrement sous-entendre que Parkinson t’a fait venir à Poudlard pour garder un œil sur le château qui lui est inaccessible. Tu pensais peut-être que ça resterait secret, mais malheureusement à Poudlard tout se sait ».
Amy fit une pause de quelques longues secondes. Son mal de tête ne faisait que s’intensifier encore plus et sa vision devenait un peu floue. Etait-ce la migraine ou l’agacement qui la rendait ainsi ? Sa voix se fit encore plus basse. Elle se demandait même si Joanne pourrait l’entendre.
« Dans la vie, on a toujours le choix. Si tu y es restée et que tu y es encore, c’est bien parce que tu le veux et pas parce que t’avais pas le choix ».
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
Le moment d'avouer
Et voilà, malgré tout ce qu’elle pouvait dire, l’ignorance remportait tout de même la mise : sa collègue de DCFM ne voulait pas la croire. Pire encore, elle prêtait à Joanne des intentions qu’elle n’avait jamais eu, ce qui eut tôt fait de faire bouillir son sang de colère. Pourquoi venir lui chercher des explications si, finalement, elle n’avait que faire de ce que sa collègue pouvait lui dire ? C’était aberrant et elle n’hésiterait pas à lui faire remarquer. Pour l’instant – politesse oblige – elle la laissait terminé son laïus insupportable.
Quand Amy eut enfin fini, Joanne ricana. Un genre de rire à mi-chemin entre la moquerie et l’énervement. Le rire qui indiquait clairement que la situation échappait au contrôle de Joanne – de même que ses nerfs – qui avaient été mis à rude épreuve jusqu’à présent. « Tu es donc encore plus idiote que les étudiants que nous avons dans nos classes si tu penses réellement que certaines personnes ont le choix de leurs actes ou de leurs actions ». La colère persiflait au travers chacun des mots de la trentenaire.
« Mon travail à la Citadelle n’avait aucun rapport avec Loewy, pas plus qu’il n’avait de rapport avec une quelconque surveillance de Poudlard. Tu crois quoi ? ». Cette fois-ci, elle riait à gorge déployée. « Tu penses vraiment que je suis une espionne en mission pour la Citadelle ? Laisse-moi te dire que je serais une bien piètre informatrice ». Se rapprochant de la directrice de Serdaigle, la jeune femme ne laissa aucun temps mort dans la conversation et ajouta derechef, les yeux luisant d’une étincelle singulière « Je n’avais pas le choix, que tu le comprennes ou non, c’est exactement comme cela que ça s’est passé ».
Puis, s’éloignant de quelques pas, elle finit par dire « Si cela ne te convient pas, vas en toucher deux mots à notre directrice. Il me semble avoir prouvé ma loyauté pour cette école lors de ce fichu bal. Je ne tiens pas à devoir, une seule fois encore, rendre des comptes. Et d’ailleurs, il me semble que je ne te dois absolument rien ». La hargne qu’elle ressentait à l’égard d’Amy n’avait d’égal qu’à la haine qu’elle ressentait pour ses parents, responsables de chacun des choix qu’elle avait dû faire, forcée et contrainte. Et aujourd’hui encore, ce spectre la poursuivait, de manière plus ou moins forte et indicible.
Quand Amy eut enfin fini, Joanne ricana. Un genre de rire à mi-chemin entre la moquerie et l’énervement. Le rire qui indiquait clairement que la situation échappait au contrôle de Joanne – de même que ses nerfs – qui avaient été mis à rude épreuve jusqu’à présent. « Tu es donc encore plus idiote que les étudiants que nous avons dans nos classes si tu penses réellement que certaines personnes ont le choix de leurs actes ou de leurs actions ». La colère persiflait au travers chacun des mots de la trentenaire.
« Mon travail à la Citadelle n’avait aucun rapport avec Loewy, pas plus qu’il n’avait de rapport avec une quelconque surveillance de Poudlard. Tu crois quoi ? ». Cette fois-ci, elle riait à gorge déployée. « Tu penses vraiment que je suis une espionne en mission pour la Citadelle ? Laisse-moi te dire que je serais une bien piètre informatrice ». Se rapprochant de la directrice de Serdaigle, la jeune femme ne laissa aucun temps mort dans la conversation et ajouta derechef, les yeux luisant d’une étincelle singulière « Je n’avais pas le choix, que tu le comprennes ou non, c’est exactement comme cela que ça s’est passé ».
Puis, s’éloignant de quelques pas, elle finit par dire « Si cela ne te convient pas, vas en toucher deux mots à notre directrice. Il me semble avoir prouvé ma loyauté pour cette école lors de ce fichu bal. Je ne tiens pas à devoir, une seule fois encore, rendre des comptes. Et d’ailleurs, il me semble que je ne te dois absolument rien ». La hargne qu’elle ressentait à l’égard d’Amy n’avait d’égal qu’à la haine qu’elle ressentait pour ses parents, responsables de chacun des choix qu’elle avait dû faire, forcée et contrainte. Et aujourd’hui encore, ce spectre la poursuivait, de manière plus ou moins forte et indicible.
Le moment d'avouer
Lorsqu’Amy entendit le mot « idiote » sortir de la bouche de sa collègue, son sang ne fit qu’un tour. De quel droit se permettait-elle de l’insulter alors que la professeure de Défense contre les Forces du Mal n’attendait qu’une chose de sa part : la vérité. La voir ricaner et par la suite rire fortement la rendait tout bonnement ridicule. Amy n’avait qu’une envie, lui rabattre son caquet par un Silencio qui l’aurait laissée muette pendant un bon moment, mais sa collègue n’en avait apparemment pas terminé avec elle.
Joanne se rapprochait de plus en plus alors qu’Amy ne bougeait pas, soutenant son regard qu’elle estimait même mauvais. Si elle ne sortait pas sa baguette maintenant, c’était elle qui allait se faire bouffer. Sa main se glissa dans sa poche intérieure, prête à dégainer si Joanne osait l’insulter de nouveau. A la place, elle préféra affirmer qu’elle ne lui devait rien. En fait si, et à tous les collègues en réalité. Il est impossible de travailler avec quelqu’un qui cache la vérité sur son ancien travail, encore plus si cet ancien travail concerne le gouvernement pourri dans lequel tout le monde sorcier du Royaume-Uni était plongé. La professeure de Défense contre les Forces du Mal n’attendit pas longtemps avant de répondre sèchement, sa main toujours placée dans sa poche intérieure.
« Pourquoi t’es venue là alors ? Pourquoi t’as pas été honnête avec nous dès le début, plutôt que d’apprendre ça pendant le chaos du bal ? Comment est-ce que je peux travailler sereinement avec toi quand j’apprends par des élèves que t’as été dans le camp ennemi ? »
Joanne se rapprochait de plus en plus alors qu’Amy ne bougeait pas, soutenant son regard qu’elle estimait même mauvais. Si elle ne sortait pas sa baguette maintenant, c’était elle qui allait se faire bouffer. Sa main se glissa dans sa poche intérieure, prête à dégainer si Joanne osait l’insulter de nouveau. A la place, elle préféra affirmer qu’elle ne lui devait rien. En fait si, et à tous les collègues en réalité. Il est impossible de travailler avec quelqu’un qui cache la vérité sur son ancien travail, encore plus si cet ancien travail concerne le gouvernement pourri dans lequel tout le monde sorcier du Royaume-Uni était plongé. La professeure de Défense contre les Forces du Mal n’attendit pas longtemps avant de répondre sèchement, sa main toujours placée dans sa poche intérieure.
« Pourquoi t’es venue là alors ? Pourquoi t’as pas été honnête avec nous dès le début, plutôt que d’apprendre ça pendant le chaos du bal ? Comment est-ce que je peux travailler sereinement avec toi quand j’apprends par des élèves que t’as été dans le camp ennemi ? »
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
Le moment d'avouer
Il y eut un mouvement dans la silhouette de sa collègue. Mouvement que Joanne ne releva pas. Après tout, si elle voulait l’attaquer, libre à elle de le faire, elle prouverait simplement ce que Joanne avait toujours su. Personne n’était capable de comprendre ce qu’elle avait vécu. Rien ne pourrait jamais changer cette perspective et elle en était bien consciente. La réaction de la professeure de DCFM ne faisait que confirmer ce sentiment. Et les mots qui suivirent ne firent qu’agrandir la hargne que ressentait Joanne.
« Ah parce que cela aurait changé ton regard sur moi à la rentrée si tu avais su ? Ou tu m’aurais regardé comme tu me regardes actuellement là ? En étant pleine de jugement et de mépris ? Je n’ai fait que retarder l’échéance en ne vous disant rien, de là à remettre mon travail en doute, il y a un monde ». Elle était fatiguée de devoir encore se justifier. Elle ne devait rien à Amy Holloway, sa loyauté était seulement acquise à la Directrice Loewy, le reste lui importait peu. « De plus, si notre Directrice a fait le choix de passer mon passé sous silence, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû vous en parler. Il n’y avait, de toute façon, rien à en dire ».
Est-ce qu’Amy le comprendrait ou chercherait-elle à en découdre davantage avec l’enseignante de rune ? Cette dernière était fatiguée. Les nuits sans sommeil s’enchaînaient et elle n’avait pas le cœur à se battre, pas ici, pas pour ça en tout cas. Il y avait des choses beaucoup plus importantes à ses yeux.
« Ah parce que cela aurait changé ton regard sur moi à la rentrée si tu avais su ? Ou tu m’aurais regardé comme tu me regardes actuellement là ? En étant pleine de jugement et de mépris ? Je n’ai fait que retarder l’échéance en ne vous disant rien, de là à remettre mon travail en doute, il y a un monde ». Elle était fatiguée de devoir encore se justifier. Elle ne devait rien à Amy Holloway, sa loyauté était seulement acquise à la Directrice Loewy, le reste lui importait peu. « De plus, si notre Directrice a fait le choix de passer mon passé sous silence, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû vous en parler. Il n’y avait, de toute façon, rien à en dire ».
Est-ce qu’Amy le comprendrait ou chercherait-elle à en découdre davantage avec l’enseignante de rune ? Cette dernière était fatiguée. Les nuits sans sommeil s’enchaînaient et elle n’avait pas le cœur à se battre, pas ici, pas pour ça en tout cas. Il y avait des choses beaucoup plus importantes à ses yeux.
Le moment d'avouer
Sa baguette n'était toujours pas sortie, ce qui en venait même à l'étonner intérieurement. Avant le fiasco de Sainte-Mangouste, Amy lui aurait fait fermer son clapet, elle qui insinuait que même en sachant le passé de Joanne, elle aurait continué à la juger. Bien évidemment, c'était totalement faux, elle aurait même pu compatir, qui sait ? Là, elle n'en avait strictement aucune envie. Devant elle se trouvait une personne en qui on ne pouvait pas faire confiance et avec qui il serait très compliqué de travailler. Son ton était toujours aussi sec lorsqu'elle répondit à la professeure d'Etude des Runes.
"Justement oui, mon regard aurait été différent. Si t'avais été honnête dès le début, non seulement on ne l'aurait pas appris lors du bal mais en plus on aurait pu te soutenir. Tu dois avoir une bien basse estime de tes collègues si tu penses qu'ils t'auraient tous jugé à la seconde où tu aurais avoué que tu bossais pour Parkinson. Si tes motivations avaient été expliquées, nul doute que tu aurais reçu du soutien de tout le monde, moi la première. Je sais parfaitement ce qu'il en est de fuir une situation compliquée".
Elle fit une pause de quelques secondes avant de reprendre, son ton bien moins sec qu'avant.
"Tu sais quoi, laisse tomber. J'ai eu la réponse que je voulais, de ta propre bouche. Dommage qu'elle ne soit arrivée que maintenant".
Sa main retomba mollement contre son corps. Son mal de tête était désormais trop intense pour continuer à argumenter avec la Directrice de Serpentard, ainsi, elle décida de dépasser Joanne et de se rendre à l'infirmerie sans même la saluer. Amy avait eu la réponse à la question qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs jours, et ça lui suffisait. Elle n'était même plus en colère en fait, juste peinée de la situation. Pas du fait que Joanne ait du changer de camp, mais plutôt du fait qu'elle n'ait rien dit à ses collègues avec qui elle travaille tous les jours. Comme si aucun professeur de Poudlard n'était assez digne de confiance pour elle.
Fin du RP pour moi
"Justement oui, mon regard aurait été différent. Si t'avais été honnête dès le début, non seulement on ne l'aurait pas appris lors du bal mais en plus on aurait pu te soutenir. Tu dois avoir une bien basse estime de tes collègues si tu penses qu'ils t'auraient tous jugé à la seconde où tu aurais avoué que tu bossais pour Parkinson. Si tes motivations avaient été expliquées, nul doute que tu aurais reçu du soutien de tout le monde, moi la première. Je sais parfaitement ce qu'il en est de fuir une situation compliquée".
Elle fit une pause de quelques secondes avant de reprendre, son ton bien moins sec qu'avant.
"Tu sais quoi, laisse tomber. J'ai eu la réponse que je voulais, de ta propre bouche. Dommage qu'elle ne soit arrivée que maintenant".
Sa main retomba mollement contre son corps. Son mal de tête était désormais trop intense pour continuer à argumenter avec la Directrice de Serpentard, ainsi, elle décida de dépasser Joanne et de se rendre à l'infirmerie sans même la saluer. Amy avait eu la réponse à la question qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs jours, et ça lui suffisait. Elle n'était même plus en colère en fait, juste peinée de la situation. Pas du fait que Joanne ait du changer de camp, mais plutôt du fait qu'elle n'ait rien dit à ses collègues avec qui elle travaille tous les jours. Comme si aucun professeur de Poudlard n'était assez digne de confiance pour elle.
Fin du RP pour moi
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway