Une année qui commence bien

@Xénos Sperande

La question fit sourire Améline. Pourquoi avait-elle choisi la salle des trophées? Très bonne question. Par expérience, elle savait qu'il n'y avait jamais personne ici. C'était un endroit totalement désert où elle aurait eu tout le loisir de déclarer se flamme à Xénos. Mais évidemment elle n'allait pas lui dire cela.

- Et bien... C'est une pièce agréable, je trouve, et l'une des seules qui n'étaient pas occupées, si on exclu nos salles communes respectives..

Améline sentit que c'était le moment. Il fallait qu'elle lui dise. Maintenant. Pas demain. Pas tout à l'heure. Là. A ce moment. Elle prit une immense inspiration, gonflant ses poumons d'air frais comme pour sortir la tête de l'eau, pour enfin dire ce qu'elle pensait. Enfin assumer. Elle avança d'un pas assuré jusqu'à se trouver en face de Xénos.
Améline planta son regard émeraude dans les yeux du Serpentard. Pour une énième fois.

- Xénos...

Il était trop tard pour reculer.
Les mots, ces mots qu'elle retenait depuis si longtemps, depuis leur première rencontre, qu'elle avait retenu pendant leurs cours particuliers de Sortilèges, pendant toutes les fois où ils s'étaient retrouvés ensemble, ces mots-là jaillirent sans qu'elle ne puisse les retenir.

- La première fois où je t'ai vu, à la volière. Tu te souviens sûrement de mon regard, il ne passe pas inaperçu. Un vert prenant, made in Pearce. Ce que tu n'as pas remarqué, je pense, c'est que mes yeux ne brillent pas toujours autant. Ils brillent quand... (elle ne pouvait pas dire cela, quand même!) Quand tu es là.

Elle sentit ses joues s'enflammer. Aller. Elle y était presque.

- Je... Je t'aime, Xénos.

C'était dit, il ne restait plus qu'à s'évanouir. Elle attendit, ne dit plus rien. Car il le fallait bien, il fallait qu'il lui réponde. Alors Améline attendit, impassible. Au fond d'elle, c'était l'ouragan.

*Nulla dies sine linea*
Pas un jour sans une ligne ¤ Devise des Pearce

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@Améline Pearce

- La première fois où je t'ai vu, à la volière. Tu te souviens sûrement de mon regard, il ne passe pas inaperçu. Un vert prenant, made in Pearce…

Mais qu’est-ce qu’elle racontait d’un seul coup ? Ils parlaient de livre et du choix de la salle des trophées pour ce rendez-vous super bizarre qu’elle lui avait donné et… Pourquoi lui parlait elle de ses yeux d’un seul coup ? L’impression agaçante de ne rien comprendre à ce qui se passait revint irriter le Serpentard. Il n’aimait pas ne pas comprendre, mais Améline avait un don pour faire ou dire des trucs qui lui donnaient cette impression.

-... mes yeux ne brillent pas toujours autant. Ils brillent quand... Quand tu es là.

Elle rougissait mais ce n’était rien à côté de lui ça c’était sûr ! Ses joues le brûlaient furieusement et il se sentait mal. Il ne savait pas du tout pourquoi elle lui parlait de ses yeux mais la dernière partie de la phrase le perturbait beaucoup et son cœur avait un problème... Il battait trop fort et à un rythme étrangement anarchique, et son cerveau était de nouveau vide. Enfin pas entièrement vide. Une espèce de terreur appréhensive envahissait progressivement tout là-dedans comme une ouate noire. Son mauvais pressentiment du début était revenu plus fort que jamais… Il ouvrit la bouche pour parler mais...

- Je... Je t'aime, Xénos lâcha t-elle.

Xénos bugua et dévisagea Améline avec stupéfaction. Elle quoi ?? Que… Qu’est-ce que ? Mais…
Il l’observa avec horreur. C’était une blague… Hein ? La Serdaigle était rouge comme une pivoine et elle le regardait d’un air inquiet, honteux et maintenant qu’il regardait c'était vrai que ses yeux brillaient bizarrement.

- Non lâcha t-il en s’éloignant d’elle. Tu dois te tromper…

Elle l’aimait ? Non mais n’importe quoi… C’était quoi cette histoire ? Elle ne pouvait pas l’aimer. Lui il ne l’aimait pas… Enfin… Il y avait bien ce truc bizarre qui le poussait à la regarder et à vouloir être avec elle et… Mais ça ne pouvait pas être ça. Et il devait faire quoi lui, maintenant qu'elle lui avait dis un truc pareil ?

Il eût un sourire nerveux et crispé.
- Tu… On est juste ami c’est pour ça que tu m’aimes bien… C’est tout.

Une petite voix lui fit remarquer qu’il n’était pas pareil avec Améline qu’avec ses autres amis mais… Non. Elle se trompait. Elle ne pouvait pas l'aimer. Point.

Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.

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@Xénos Sperande

Améline manqua tomber dans les pommes en attendant la réaction de Xénos. Celle-ci ne se fit pas attendre. Il se détourna d'elle, fit nerveusement quelques pas avant de lâcher son verdict. Améline s'y attendait. Xénos était un garçon peu habile avec les sentiments, il préférait lorsque les discussions restaient dans les chemins tracés à l'avance, comme un peu un parcourt. La jeune fille lui donnait du fil à retordre, sans aucun doute. Elle avait beau s'attendre à cette réaction, elle sentit un pieu s'enfoncer dans son cœur. Bon. Que dire maintenant? Améline avait l'horrible impression qu'il lui aurait été favorable de se taire. Oui, mais elle ne pouvait plus lui mentir. Et pas plus retourner en arrière. Elle se sentit oblidée de répondre quelque chose avant qu'un silence gênant ne s'installe. Mais que lui dire d'autre? Elle ne chercha pas à se rapprocher de lui, elle ne voulait pas le faire fuir à nouveau. Sa gorge se noua un peu. Elle releva la tête.

- Non, Xénos. Ce n'est pas une invention. Je ne me trompe pas.

Aurait-elle le courage de lui dire encore? Non, cela ressemblerait un peu trop à du forcing. Oui, elle l'aimait. Et il le savait. Il essayait juste de se persuader. Qu'elle ne ressentait rien pour lui. Rien d'autre que de l'amitié. Problème: elle était amoureuse de lui et il le savait.

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@Améline Pearce

- Non, Xénos. Ce n'est pas une invention dit-elle d’un air vexé et un peu fâché. Je ne me trompe pas.

Le Serpentard la regarda froidement, il n’y connaissait rien au sujet des sentiments et de toutes ces mièvreries stupides. Tout ce qu’il savait c’est que c’était des trucs de Poufsouffles et que ça rendait stupide et faible… Enfin s’il avait bien compris. En tout cas il n’aimait pas du tout cette idée et il sentait que maintenant qu’elle lui avait dis ce truc stupide sur ce qu’elle croyait ressentir, eh bien… ça n’allait plus être pareil entre eux.

C’était très bien avant ! C’était très bien : ils parlaient ensemble, ils riaient et maintenant quoi ? S’il lui disait que lui il n’était pas amoureux (Jamais il ne serait amoureux de personne. Jamais.) elle allait être vexé et lui faire la tête. Et il ne voulait pas ça non plus. Il l’aimait bien et il avait besoin de passer du temps avec elle. Là tout de suite il aurait bien aimé savoir jeter le sortilège oubliettes… Il lui aurait lancé le sort et pouf ! Tout serait redevenu normal ! Malheureusement il ne connaissait pas ce maudit sort… Le stress que les lettres de sa mère avaient instillé en lui tout au long du mois dernier se combina à cette constatation énervante : il ne serait plus ami avec Améline maintenant. Et ça le mit en colère. Très en colère.

- C’est complètement stupide ! Explosa t-il en serrant les poings et en donnant un coup de pied à la table dans un bruit de couverts renversés, tout ça c’est des idioties de filles et de Poufsouffles et…

Sa voix s’éteint et il se retourna vers la Serdaigle.

- Et pourquoi tu m’as dit ça d’ailleurs ? Tu veux quoi ? Qu’on se promène main dans la main dans le château comme deux Poufsouffles ?! On était ami ! Pourquoi tu gâches tout avec… ça ! conclut il en grimaçant d’un air dégoûté.

Il détestait les mièvreries. Il détestait ça. Surtout qu’il avait cru qu’il avait une amie et qu’il était sûr qu’il venait de la perdre maintenant, parce qu’elle s’était faite des idées stupides. Il n’aimait pas perdre ce qu’il pensait avoir. Et il ne savait pas pourquoi mais tout ça le mettait plus en colère qua ça aurait du.

Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.

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@Xénos Sperande

Améline retenait ses larmes difficilement. Il ne fallait pas qu'elle pleure. Surtout pas. Xénos n'aimait pas quand la situation devenait trop... sentimentale. Et c'était précisément ce qui était en train de se passer. Elle retint donc ses larmes, qui pourtant, auraient eu grand besoin de se déverser. Elle s'éclaircit la voix, mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, le Serpentard s'approcha de la table et donna un violent coup de pied dedans, faisant sursauter Améline. Elle se redressa de toute sa hauteur, prête à affronter ce qu'il avait à lui dire. Cela ne tarda pas. Un flot continu de paroles exprimant une colère profonde s'abattit sur elle, la faisant vaciller. Retenir les larmes. Encore un peu. Elle pouvait y arriver. Ne pas pleurer. Ah. C'était donc stupide. Des idioties. De poufsouffle et de filles. Pas très gentil, ça. Oh. Elle avait donc réellement tout gâché? Toute leur amitié? Leur belle entente fichue à cause d'elle?
Améline suffoquait. Il lui fallait de l'air. Elle n'en pouvait plus. Vite. Une sortie. Un échappatoire. S'il vous plait. Mais il fallait qu'elle lui réponde quelque chose. N'importe quoi. Tant que ça restait crédible...

- Je comprends... Il fallait juste que je te le dise...

Un instant d'hésitation. Il lui avait demandé quoi déjà? Ah oui:

- Si je te le dis, c'est pour arrêter de te mentir.

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@Améline Pearce

- Je comprends... Il fallait juste que je te le dise...

Qu’elle lui dise quoi ? Décidément il n’avait pas assez de soucis avec sa mère qui le faisait stresser à cause de ses maudites lettres sur ce que ces fichus moldus faisaient ! Il fallait qu’Améline décide de se faire des films maintenant… Quelle plaie ! Rien n’allait en ce moment.

- Si je te le dis, c'est pour arrêter de te mentir.

Le Serpentard se retourna vers elle à cette phrase. Lui mentir ? Alors lui aussi il s’était fait des films elle n’était pas son amie en fait… Elle avait été sympa avec lui parce qu’elle croyait que… En fait elle ne l’appréciait pas parce qu’il était comme elle ou pour leur discussions... Elle espérait juste... Il ne savait pas ce qu'elle avait cru ou pensé ! Il ne comprenait vraiment rien à cette fille !

Xénos était sur le point de s’emporter une nouvelle fois, il y avait quelque chose de sombre qui remuait en lui. Le stress et la peur qu’il ressentait pour ses parents, l’ambiance tendue qui planait si souvent sur le château ces derniers temps alors que les tensions entre les moldus, les sorciers et les Sang-pur s'agravaient… La déclaration de la Serdaigle avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le chaudron.

Son regard croisa le regard émeraude et il vit que ses yeux brillaient, mais pas comme d’habitude... Elle avait l’air très triste et sur le point d’exploser en larmes. Elle était rouge de honte aussi, elle se mordillait les lèvres et se tortillait les doigts nerveusement. Son cœur se serra en la voyant comme ça.

Mais il était en colère. Trop de choses en ce moment. Trop de peur. Et le réconfort que lui avait apporté l’amitié de la Serdaigle qui s’envolait en plus… C’était trop.

- Me mentir ? Feula t-il tout en se suppliant mentalement de se calmer. Il déglutit. Il avait de nouveau envie de partir très loin de cette pièce. J’aurais préféré que tu ne dises rien lâcha t-il sèchement.

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@Xénos Sperande

C'était trop. Elle avait eu le courage de le lui dire. Et lui, il le lui reprochait. Elle voulait fuir. Partir dans un monde où les gens se montreraient compréhensifs et ne la jugerait pas. Mais un monde comme celui-ci n'existe pas, elle devait se contenter de celui dans lequel elle vivait. Combien de fois les livres l'avaient-elle sauvée? Des milliers sûrement. A chaque fois qu'elle était triste, ou en colère, ou même sans véritable raison, elle aimait se plonger dans un roman qui la happait et la protégeait des horreurs du monde réel. Mais il fallait qu'elle arrête de se cacher. Il fallait qu'elle se montre. Qu'elle s'impose. Devant elle, Xénos semblait irradier de colère. Oui, elle lui avait, un peu, mentit. Mais rien de vraiment grave, si? Elle lui avait juste caché ses véritables sentiments à son égard, ce qui était loin d'être dramatique. Alors la question était: Pourquoi se mettait-il dans un état pareil? Non, c'était trop. N'importe quel garçon aurait trouvé cela flatteur d'être aimé par une fille. Mais lui, non. Ok. Améline, au fur et à mesure que le silence s'éternisait, prenait compte de tout cela. Oui, elle lui avait dit ce qu'elle pensait. Non, il n'avait vraiment aucune raison de lui crier ainsi dessus. Elle se tourna vers la porte. Sa décision était prise. Xénos passerait le nouvel an tout seul.

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@Améline Pearce

Le Serpentard allait en rajouter une couche, continuer à lui balancer des critiques parce que c’était sa faute à elle si cette journée s’était si mal passé ! Et c’était comme un soulagement en plus de faire enfin sortir tout ce qu’il ressentait, cette colère qui tourbillonnait comme un ouragan dans son cœur depuis quelques temps mais… Améline qui venait de pâlir et qui le fusillait maintenant de son regard vert crépitant de colère, tourna les talons.

Il écarquilla les yeux. Hein ? Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ?! Elle n’allait pas partir comme ça quand même ! Xénos sentit sa colère s’envoler brusquement et l’impression de force qu’elle lui avait donné s’envoler avec elle. La peur le happa aussitôt, si elle partait maintenant elle ne lui parlerait plus jamais, pas après ce qu’il venait de lui dire...

- Attends ! Lança t-il d’une voix inquiète.

Il bondit jusqu’à elle et lui attrapa le bras d’un geste nerveux pour l’empêcher de sortir. Non ! Il ne voulait pas qu’elle parte. Elle se retourna vers lui avec une expression qui lui lamina le cœur.

- Je… Je suis désolé bégaya t-il, c’est… C’est juste que…

Sa voix s’éteint et il déglutit nerveusement.
Il n’avait pas dis à Améline que ses parents… Il ne lui avait pas dis qu’il était un Sang-Mêlés. Il n’avait rien dis de précis mais il avait fais des allusions pour qu’elle croit qu’il était un Sang-pur. Elle non plus elle ne devait pas savoir. C’était les ordres de sa mère : personne ne devait savoir qu'il était un Sang-Mêlés. Du coup il ne pouvait pas lui dire que ses parents habitaient au milieu de ces foutus moldus… Il ne pouvait pas lui expliquer pourquoi il était à cran en ce moment.

Xénos fixa Améline, il avait toujours la main serré autours de son bras pour qu’elle ne parte pas. Il fallait qu’elle reste et qu’il continue de la voir. C’était essentiel. Il fronça les sourcils en se posant la question pour la première fois… C’était quoi les symptômes quand on était amoureux déjà ?

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@Xénos Sperande

La jeune Serdaigle ne savait plus que penser. Il l'aimait comme amie. Pas comme... pas pour autre chose. Elle n'en pouvait plus. Améline tourna les talons sur un dernier regard furibond en direction de Xénos et se dirigea vers la pote, avec la ferme intention de le planter là. Mais il n'en fut rien. Le garçon -celui qu'elle aimait- bondit pour la retenir. Améline ouvrit ses yeux verts en grand de surprise en le voyant l'attraper par le bras. Aussitôt, elle compris qu'elle avait gagné. Du moins cette partie. La jeune fille se laissa faire. Il lui tenait toujours le bras lorsqu'il s'excusa. Améline sentit ses propres joues s'enflammer. Elle bégaya lamentablement:

- Non, c'est pas grave... Je comprends tout à fait ta réaction...

Elle baissa les yeux. La main de Xénos contre sa peau la faisait frissonner imperceptiblement. Elle sentait l'aura de bienveillance qui l'entourait. Il ne semblait plus en colère. Et elle ne l'était pas non plus. Elle s'en voulait également d'avoir songé à le laisser seul, alors qu'il avait décidé de rester pour le nouvel an à Poudlard uniquement pour elle, et pour elle seule. Elle n'osait pas le regardait. Elle était déjà assez cramoisie comme cela. Des souvenirs joyeux lui remontèrent alors en mémoire. Le couloir vide, sa main dans la sienne. En y repensant, Améline n'était pas si timide que ça... La bibliothèque, où il l'avait portée... Autant de souvenirs qui emplissaient son cœur d'une douce chaleur.

- Je suis désolée aussi. chuchota-elle.

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@Améline Pearce

- Non, c'est pas grave... Je comprends tout à fait ta réaction…

Il aurait sans doute été soulagé par sa compassion s’il n’était pas en train de prendre conscience de quelque chose de vraiment, vraiment dérangeant... Il avait souvent entendu des bribes de conversation sur… Ce sentiment absurde. Et… Il réexamina les réactions qu’il avait eu face à Améline depuis leur rencontre… Ce besoin qu’il avait de la voir, les difficultés en sortilège qu’il s’était inventé pour qu’elle lui donne des cours particuliers… Le comble pour lui ! Il avait toujours préféré étaler ses points forts et dissimulé ses points faibles ! Mais pour la voir… Il se rappela de leur rencontre inopinée dans le couloir, et de comment il avait fais l’imbécile pour la faire rire ce jour-là… Oh non… ça ne pouvait pas être ça… Et son cœur qui réagissait au moindre geste de la Serdaigle, son regard duquel il avait toujours tant de mal à détacher ses yeux… Les symptômes s’accumulaient horriblement.

- Je suis désolée aussi chuchota Améline, le détournant de ses funestes constatations.

Il reporta son regard sur la Serdaigle et prit brusquement conscience de leur proximité. Elle était là, à s’excuser elle, parce que lui venait de lui crier dessus… Ses joues étaient redevenues rouges et lui donnaient un air absolument adorable… Elle baissa les yeux et frémit. Et soudain une pensée étrange vint au Serpentard. Une pensée idiote qui fit accélérer son cœur. Mais pourquoi ne le regardait elle pas ? Il glissa un doigt sous son menton pour lui relever la tête. Il n’aurait jamais du lui crier dessus. Jamais. Mais il avait eu peur et…

Améline le dévisageait avec hésitation et appréhension et… Elle était belle et…

Xénos se pencha et posa délicatement ses lèvres sur celles de la Serdaigle.

Puis il recula et l’observa à son tour avec appréhension. Il n’aimait pas les mots sentimentaux et les mièvreries mais ça valait une réponse ça, non ?

Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.