Couverture jaune Soleil
Fin novembre
Ses pas avaient toujours été petits, sûrement dû à sa taille. Mais aujourd'hui, elle marchait le plus vite possible en direction de la Bibliothèque. Elle s'était autorisée en cette fin de journée de prendre du temps pour elle. Tous ses devoirs étaient presques réalisés, et de toute façon la rousse n'avait pas la motivation de faire plus aujourd'hui. Elle avait déjà travaillé ce midi dans la Grande Salle. La Serpentard n'avait d'ailleurs marché aussi vite pour aller travailler. Qu'est-ce que c'était agréable de savoir qu'on n'avait pas à travailler de l'horrible Potion ou de l'incompréhensible Métamorphose.
Elle remarqua tout en passant l'encadrement de l'immense salle que sa chaussure droite échauffait son talon. Elle se dirigea sans vraiment réfléchir vers les ouvrages fictifs. Elle n'avait pas du tout envie de lire un autre manuel sur des sujets qui se chamaillaient la palme du plus ennuyant. Marchant légèrement sur la pointe, elle laissait son regard parcourir les dos des livres. Au bout de quelques secondes une couleur jaune soleil attira son attention. Elle ne connaissait pas son thème, ni son histoire mais avait envie de le lire, de le découvrir. Malheureusement, son mètre soixante était trop léger pour atteindre le livre convoité. Elle soupira bruyamment. *Bon... Super...* Tournant la tête de droite à gauche, elle ne vit pas d'échelles à disposition mais remarqua la présence d'une autre personne, bien plus grande qu'elle. Sans vraiment s'attarder sur qui elle était, elle toussota et s'approcha lentement jusqu'à être à côté, essayant au maximum d'être aperçue :
-Excuse-moi, tu pourrais m'aider à prendre un livre ?
Solenn n'était pas du genre à trop parler, et s'arrêta. Heureusement, elle n'était plus réellement timide, et cela été une délivrance dans sa vie. Même si elle n'était pas du genre à aller parler facilement aux inconnus, elle ne devenait plus toute rouge et n'avait plus besoin de faire vingts tentatives de phrases qui pourraient convenir à son problème.
@Charlie Rengan
Ses pas avaient toujours été petits, sûrement dû à sa taille. Mais aujourd'hui, elle marchait le plus vite possible en direction de la Bibliothèque. Elle s'était autorisée en cette fin de journée de prendre du temps pour elle. Tous ses devoirs étaient presques réalisés, et de toute façon la rousse n'avait pas la motivation de faire plus aujourd'hui. Elle avait déjà travaillé ce midi dans la Grande Salle. La Serpentard n'avait d'ailleurs marché aussi vite pour aller travailler. Qu'est-ce que c'était agréable de savoir qu'on n'avait pas à travailler de l'horrible Potion ou de l'incompréhensible Métamorphose.
Elle remarqua tout en passant l'encadrement de l'immense salle que sa chaussure droite échauffait son talon. Elle se dirigea sans vraiment réfléchir vers les ouvrages fictifs. Elle n'avait pas du tout envie de lire un autre manuel sur des sujets qui se chamaillaient la palme du plus ennuyant. Marchant légèrement sur la pointe, elle laissait son regard parcourir les dos des livres. Au bout de quelques secondes une couleur jaune soleil attira son attention. Elle ne connaissait pas son thème, ni son histoire mais avait envie de le lire, de le découvrir. Malheureusement, son mètre soixante était trop léger pour atteindre le livre convoité. Elle soupira bruyamment. *Bon... Super...* Tournant la tête de droite à gauche, elle ne vit pas d'échelles à disposition mais remarqua la présence d'une autre personne, bien plus grande qu'elle. Sans vraiment s'attarder sur qui elle était, elle toussota et s'approcha lentement jusqu'à être à côté, essayant au maximum d'être aperçue :
-Excuse-moi, tu pourrais m'aider à prendre un livre ?
Solenn n'était pas du genre à trop parler, et s'arrêta. Heureusement, elle n'était plus réellement timide, et cela été une délivrance dans sa vie. Même si elle n'était pas du genre à aller parler facilement aux inconnus, elle ne devenait plus toute rouge et n'avait plus besoin de faire vingts tentatives de phrases qui pourraient convenir à son problème.
@Charlie Rengan
Isaac, parcourant les montagnes, avec un pagne dans son sac
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
Couverture jaune Soleil
[ FIN NOVEMBRE 2044 ]
Bibliothèque, Poudlard
Charlie, 15 ans.
3ème Année Double

∞
Bibliothèque, Poudlard
Charlie, 15 ans.
3ème Année Double

∞
Son regard était intense.
Charlie transcendait les quelques lignes du manuel qu’elle tenait entre ses doigts fermes. Debout, ses yeux labouraient les lettres, les arrachant de leur papier pour les broyer dans son esprit affamé. Cinq petits mots trônaient entre ses phalanges brunes, sur la couverture abimée : « Les Potions de grands pouvoirs ».
Cinq petits mots qui portaient en leur estomac des centaines d’autres mots — des milliers même — qui ne faisaient qu’étaler ces cinq premiers mots, les allongeant comme s’ils étaient élastiques, les portant aux confins de leurs limites ; parfois, cela fonctionnait, mais d’autres fois, cela provoquait une grimace furtive dans le regard de la gryffonne. Les limites étaient vite atteintes, mais son regard continuait à grimacer.
Ses doigts étaient moins cléments quant à leur attention, ils dévalaient les pages sans pitié, l’une après l’autre, avides de cette chose qui raillait l’esprit de Charlie.
Dans cet ouvrage se trouvait beaucoup de notions, mais une seule intéressait réellement la Rouge et Or. *Veiller à être précautio… Ajouter deux quartiers d’armoises… Deux quartiers…*. Son regard ne survolait aucunement les mots, au contraire, il décortiquait intensément chacun d’eux pour essayer d’en extirper cette notion qui lui échappait. Et elle devait faire vite, quelqu’un l’attendait à l’autre bout de la Bibliothèque.
— Excuse-moi, tu pourrais m'aider à prendre un livre ?
Les mots se mélangeaient entre eux en un brouillon effilé, sans réel lien entre toutes les notions qui s’empilaient.
Charlie avait entendu d’une oreille distraite ces mots qui ont résonnés à l’extérieur, qui ne venaient pas des mots-en-cascade du Manuel. Ces mots-d’extérieurs étaient déjà tous prêts : habillés d’un timbre, maquillés d’une intonation, coiffés d’une intensité et chaussés d’un débit ; alors la gryffonne n’y accorda pas une grande importance.
*L’élixir n’est pas infaillible. Il ne peut être utilisé si l’âge naturel...*. Et son esprit toujours aussi concentré continuait à broyer les mots incomplets du Manuel.
Ainsi, pour seule réponse, elle dirigea sa main gauche en direction des mots-d’extérieurs, l’index levé vers le plafond de la grande Bibliothèque — sa main formait un signe qui était clair, qui ne pouvait signifier qu’une seule chose muette : « Attends ».
Dernière modification par Charlie Rengan le 25 mars 2020, 13:00, modifié 1 fois.
« Bienvenue chez Toi »
Couverture jaune Soleil
Le silence se fit long, et en même temps habituel. Comme si Solenn avait déjà vécu la même attente de réponse avec une personne. Elle s'intéressa alors réellement à cette inconnue qu'elle n'avait pas regardé. Ses cheveux d'un noir magnifique était attachés dans une longue, interminable queue de cheval qui fit regretter à Solenn d'avoir coupé ses cheveux. Mais alors elle regarda mieux son visage, et fut frappé par sa beauté. Solenn était une jeune fille très touchée par le physique des autres jeunes filles. Elle qui trouvait son visage inintéressant et légèrement difforme supportait difficilement les beaux visages, les visages harmonieux.
Et aujourd'hui, ce visage lui disait quelque chose. Elle l'avait déjà vu, c'était sûr. *mais oui !* Elle n'avait eu besoin que d'une ou deux secondes pour la reconnaître. La folle des cernes. Charlie Rengan. Elle avait bien grandi depuis la première fois. Mais semblait toujours aussi peu ouverte aux autres. Et lorsqu'une main vint se planter devant son visage, la faisant légèrement reculer, elle se rappela leur conversation. Cela faisait un an à peu près qu'elles s'étaient réellement rencontrées. Et cela ne s'était pas bien passé. Depuis, Solenn avait appris beaucoup à propos de cette fille si mystérieuse grâce au bouche-à-oreille. Beaucoup la disaient folle. Et même si Solenn l'avait pensé pendant plusieurs mois... Elle n'en était plus sûr. Cela faisait plusieurs mois que les deux filles se croisaient entre certains cours. Elles ne se parlaient pas, mais Solenn la voyait. Charlie était un des visages les plus agréables à dessiner. Mais Solenn ne réussissait jamais à capter son regard. Sur le papier elle semblait toujours trop ordinaire. Normale. Lorsque Solenn sortait d'une salle de classe, et que des 3èmes années attendaient leur tour elle pouvait la voir. Car Charlie avait redoublé. Solenn ignorait pourquoi. Enfin, elle ignorait les vraies raisons. Parce que chacun avait son mot à dire sur cette affaire-là.
Souvent, en Potions, Solenn abandonnait quelques minutes avant la fin du cours, se rendant compte qu'elle avait encore une fois raté sa préparation. Et quelquefois, elle se rappelait le visage de personnes qu'elle avait rencontré ce jour même, des personnes intéressantes et elle les dessinait. Souvent, le visage de Charlie atterrissait dans son esprit. Car elle était belle, mais avait en même temps cette aura qui la rendait indiscernable. Les gens l'énervaient-ils autant qu'elle le montrait ? Ou plutôt, qu'elle ne le montrait pas ? Il y avait beaucoup d'adolescents qui aimaient montrer leur colère au reste du monde de différentes façons.
Solenn se rendit alors compte qu'elle se posait beaucoup trop de questions à propos d'une seule fille. Qui d'ailleurs n'était pas vraiment polie. *elle se rappelle sûr'ment pas de moi d'tout'façon*
Alors, elle répondit :
-Ok.
Qu'est-ce que cela pouvait être frustrant de s'intéresser aux autres mais de n'avoir aucune réponse à ses questions. Et cela lui arrivait souvent. Par exemple, est-ce que Cassiopée pensait à elle, en ce moment-même ? *chut. pas ça.*
Et aujourd'hui, ce visage lui disait quelque chose. Elle l'avait déjà vu, c'était sûr. *mais oui !* Elle n'avait eu besoin que d'une ou deux secondes pour la reconnaître. La folle des cernes. Charlie Rengan. Elle avait bien grandi depuis la première fois. Mais semblait toujours aussi peu ouverte aux autres. Et lorsqu'une main vint se planter devant son visage, la faisant légèrement reculer, elle se rappela leur conversation. Cela faisait un an à peu près qu'elles s'étaient réellement rencontrées. Et cela ne s'était pas bien passé. Depuis, Solenn avait appris beaucoup à propos de cette fille si mystérieuse grâce au bouche-à-oreille. Beaucoup la disaient folle. Et même si Solenn l'avait pensé pendant plusieurs mois... Elle n'en était plus sûr. Cela faisait plusieurs mois que les deux filles se croisaient entre certains cours. Elles ne se parlaient pas, mais Solenn la voyait. Charlie était un des visages les plus agréables à dessiner. Mais Solenn ne réussissait jamais à capter son regard. Sur le papier elle semblait toujours trop ordinaire. Normale. Lorsque Solenn sortait d'une salle de classe, et que des 3èmes années attendaient leur tour elle pouvait la voir. Car Charlie avait redoublé. Solenn ignorait pourquoi. Enfin, elle ignorait les vraies raisons. Parce que chacun avait son mot à dire sur cette affaire-là.
Souvent, en Potions, Solenn abandonnait quelques minutes avant la fin du cours, se rendant compte qu'elle avait encore une fois raté sa préparation. Et quelquefois, elle se rappelait le visage de personnes qu'elle avait rencontré ce jour même, des personnes intéressantes et elle les dessinait. Souvent, le visage de Charlie atterrissait dans son esprit. Car elle était belle, mais avait en même temps cette aura qui la rendait indiscernable. Les gens l'énervaient-ils autant qu'elle le montrait ? Ou plutôt, qu'elle ne le montrait pas ? Il y avait beaucoup d'adolescents qui aimaient montrer leur colère au reste du monde de différentes façons.
Solenn se rendit alors compte qu'elle se posait beaucoup trop de questions à propos d'une seule fille. Qui d'ailleurs n'était pas vraiment polie. *elle se rappelle sûr'ment pas de moi d'tout'façon*
Alors, elle répondit :
-Ok.
Qu'est-ce que cela pouvait être frustrant de s'intéresser aux autres mais de n'avoir aucune réponse à ses questions. Et cela lui arrivait souvent. Par exemple, est-ce que Cassiopée pensait à elle, en ce moment-même ? *chut. pas ça.*
Dernière modification par Solenn Cooper le 26 mars 2020, 14:40, modifié 1 fois.
Isaac, parcourant les montagnes, avec un pagne dans son sac
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
Couverture jaune Soleil
*En…*. Tellement de mots pour ne rien dire ! Bordel ! *La pierre philosophale a été détruite par… Détruite ?!*. Pour ne rien, foutrement, rien dire ! Je ne voulais pas lire des mots qui mentaient, il n’y avait rien de compliqué dans ce que je voulais ! *Menteurs*. Une pierre avec autant de pouvoir ne pouvait pas être pétée, et encore moins par des Sorciers. *’s’foutent de ma gueule*. À part un ignorant qui ne connaissait rien à l’incroyable pouvoir de la pierre, je ne voyais pas qui aurait pu la… détruire ? *Détruire juste mon crâne, c’est tout*. Je voulais la vérité, pas de ce conte complètement faux. C’était la pire des choses de mentir aussi mal, et à l’écrit en plus. Les réponses n’étaient pas ici. Ce manuel était vide, comme un trou.
*Tss…*. Je n’étais qu’en Troisième Année… La Réserve était encore si loin pour moi. Je n’en pouvais plus d’attendre.
Elle m’appelait de son regard unique, cyclope d’une beauté insolente. Happée, je pivotais ma tête dans sa direction.
Là-bas, elle était visible à travers les trous des rangées ; des livres partout, à en vomir, et cette foutue Réserve qui expliquait enfin le sens de ces entre-les-lignes de mes manuels. La Réserve brillait de compréhension, et elle m’était interdite. *Bientôt*. On n’allait pas attendre d’être dans les années supérieures pour savoir. Impossible. Le temps était trop lent.
En serrant ma mâchoire, j’arrachais mon regard de cette Réserve si précieuse, pour vérifier vers le fond de la bibliothèque si Nej…
— Ok.
*Hein ?*. L’Autre !
Je l’avais presque oublié !
D’un claquement, je refermais le livre que je tenais dans ma main droite, pour regarder la *fille* qui attendait. *’m’a d’mandé un truc ou ‘juste parlé ?*. Je ne me rappelais plus, les mensonges avaient tout avalé dans leur crevasse putride. C’était dégueulasse de nous mentir comme ça. « Tss… ». Je ne devais pas y penser.
La fille.
Je clignais des yeux une seule fois. Ma concentration était trop volatile aujourd’hui. Je dérivais si vite.
Je sentis mes yeux glisser un peu plus bas, chutant sur une masse. *’dieu…*. Je me raclais la gorge. Cette poitrine était vraiment voyante comparée aux Autres lampadaires. Même les années supérieures étaient ridicules à côté.
Sans m’attarder, j’écartais mon regard pour aller vers ses yeux ; et son visage alentour. *Blanche*. Je la connaissais. Je l'avais déjà vue plusieurs fois dans les couloirs. *Bien*. Mais je n’avais aucun souvenir de sa voix.
— Salut, d’une main distraite, je reposais le manuel-menteur à sa place, à l’aveugle, au milieu des étagères illusoires, tu disais ?
*Tss…*. Je n’étais qu’en Troisième Année… La Réserve était encore si loin pour moi. Je n’en pouvais plus d’attendre.
Elle m’appelait de son regard unique, cyclope d’une beauté insolente. Happée, je pivotais ma tête dans sa direction.
Là-bas, elle était visible à travers les trous des rangées ; des livres partout, à en vomir, et cette foutue Réserve qui expliquait enfin le sens de ces entre-les-lignes de mes manuels. La Réserve brillait de compréhension, et elle m’était interdite. *Bientôt*. On n’allait pas attendre d’être dans les années supérieures pour savoir. Impossible. Le temps était trop lent.
En serrant ma mâchoire, j’arrachais mon regard de cette Réserve si précieuse, pour vérifier vers le fond de la bibliothèque si Nej…
— Ok.
*Hein ?*. L’Autre !
Je l’avais presque oublié !
D’un claquement, je refermais le livre que je tenais dans ma main droite, pour regarder la *fille* qui attendait. *’m’a d’mandé un truc ou ‘juste parlé ?*. Je ne me rappelais plus, les mensonges avaient tout avalé dans leur crevasse putride. C’était dégueulasse de nous mentir comme ça. « Tss… ». Je ne devais pas y penser.
La fille.
Je clignais des yeux une seule fois. Ma concentration était trop volatile aujourd’hui. Je dérivais si vite.
Je sentis mes yeux glisser un peu plus bas, chutant sur une masse. *’dieu…*. Je me raclais la gorge. Cette poitrine était vraiment voyante comparée aux Autres lampadaires. Même les années supérieures étaient ridicules à côté.
Sans m’attarder, j’écartais mon regard pour aller vers ses yeux ; et son visage alentour. *Blanche*. Je la connaissais. Je l'avais déjà vue plusieurs fois dans les couloirs. *Bien*. Mais je n’avais aucun souvenir de sa voix.
— Salut, d’une main distraite, je reposais le manuel-menteur à sa place, à l’aveugle, au milieu des étagères illusoires, tu disais ?
« Bienvenue chez Toi »
Couverture jaune Soleil
Charlie claqua son livre, faisant légèrement sursauter Solenn. Cette dernière se demanda alors si elle avait bien choisi de demander à Charlie de prendre une minute de sa précieuse vie pour s'intéresser à quelqu'un d'autre. Elle regretta alors de ne pas avoir mieux regardé à qui elle allait s'adresser. Mais maintenant qu'elle était là, ça pouvait être l'occasion de voir si Charlie s'était améliorée. D'ailleurs, elle venait de produire une sinistre onomatopée, et Solenn se demanda si cela était dirigée contre elle ou autre chose. Elle préféra ne pas y penser, et attendit sagement en observant la brune. Mais haussa vivement les sourcils lorsqu'elle vit son regard descendre trop bas. Solenn avait une habitude, peut-être déplacée, mais elle n'avait jamais réussi à l'arrêter. Elle regardait les gens dans les yeux. Elle aimait avoir un semblant de contrôle sur la situation. Car les yeux étaient une porte sur l'autre, et elle pouvait découvrir beaucoup de choses.
Tandis que Charlie rangeait son livre, elle parla enfin. Solenn dut s'empêcher de ne pas lever les yeux au ciel. Bien sûr qu'elle n'avait rien écouté. Elle se souvenait très bien de leur première rencontre et pourtant elle avait cru que la Gryffondor serait différente. Alors, sans faire plus d'efforts que Charlie, elle désigna l'endroit où se trouvait le livre recherché, levant le bras et pointant l'index.
-J'arrive pas à attraper un livre.
Se rendant compte qu'elle n'était pas polie, elle ajouta :
-Tu pourrais m'aider, s'il te plaît ?
Elle avait malgré elle forcé sur ces derniers mots, comme pour appuyer sa demande. Elle ne savait pas comment allait réagir la brune en face d'elle, et n'avait pas envie de se voir refuser la possibilité de lire ce livre en particulier.
Tandis que Charlie rangeait son livre, elle parla enfin. Solenn dut s'empêcher de ne pas lever les yeux au ciel. Bien sûr qu'elle n'avait rien écouté. Elle se souvenait très bien de leur première rencontre et pourtant elle avait cru que la Gryffondor serait différente. Alors, sans faire plus d'efforts que Charlie, elle désigna l'endroit où se trouvait le livre recherché, levant le bras et pointant l'index.
-J'arrive pas à attraper un livre.
Se rendant compte qu'elle n'était pas polie, elle ajouta :
-Tu pourrais m'aider, s'il te plaît ?
Elle avait malgré elle forcé sur ces derniers mots, comme pour appuyer sa demande. Elle ne savait pas comment allait réagir la brune en face d'elle, et n'avait pas envie de se voir refuser la possibilité de lire ce livre en particulier.
Isaac, parcourant les montagnes, avec un pagne dans son sac
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
Couverture jaune Soleil
Son index-tout-en-longueur est tendu, là, juste à côté de ma tronche, désignant un truc que je n’ai pas envie de regarder pour l’instant. Il n’y a que ses yeux qui m’intéressent *bleu foncé* et ce qu’ils contiennent.
Cette fille est portée d’une couleur rare, ça me faisait bizarre de voir du bleu foncé dans un regard. *’s’en fous*. J’arrête de détailler les stries de ses iris pour me concentrer sur les notes qui y passent, traversant ses chemins ouverts.
Quelques petites croches isolées, rien de construit, pas de portée. *Tss…*. « J'arrive pas à attraper un livre ». Il n’y a rien d’intéressant pour moi là-dedans.
Je détourne les yeux vers ce doigt tendu, et ce qu’il me pointe en hauteur.
*Tranche marron-moche*. Le titre ne m’intéresse même pas. « Tu pourrais m'aider, s'il te plaît ? ». Son dernier mot arrive tordu dans mes oreilles, comme un reproche. *Que…*. Ma tête vrille si fort qu’un craquement déchire ma nuque ; la douleur me fait froncer les sourcils encore plus fort. Mon regard est planté dans le bleu foncé, qui se mets à gonfler. Pas de colère en moi, que de la concentration. *Attention*. Cette *Serpentard* fille a quelque-chose contre moi. Je l’ai très bien entendu. *’tension à toi*. Elle devrait commencer à se cacher, ça pourrait devenir dangereux— je fais sauter mes yeux une fraction de seconde sur son corps — pour elle.
Ma bouche s’ouvre sur le même ton qu’elle, je mâche mes mots, je les bouffe tout entiers avant de les cracher : « J’peux-carrément-t’aider-ouais ».
D’une main rapide et aveugle, j’attrape un manuel au hasard sur l’étagère la plus haute. Mes yeux ne quittent pas le bleu-tendu. *’te connais ?*. Non. Impossible. Pour qu’elle torde sa bouche comme ça et que je l’accepte, j’aurais dû la connaître bien plus ; je ne l’aurais pas oubliée. *J’te connais pas du tout*. Me casser autant la tête pour elle n’en valait pas la peine.
Mon bras se rétracte pour se tendre vers la Serpentard. « Tiens », simple mot mâché en crachat. Je ne savais pas si c’était le bon livre, et je n’en avais rien à foutre.
Personne n'avait le droit de me parler en mâchant ses mots pour me les cracher.
Je laisse mes yeux plantés dans son bleu-trop-foncé, avant de me rappeler que Nejma m’attendait de l’autre côté.
Cette fille est portée d’une couleur rare, ça me faisait bizarre de voir du bleu foncé dans un regard. *’s’en fous*. J’arrête de détailler les stries de ses iris pour me concentrer sur les notes qui y passent, traversant ses chemins ouverts.
Quelques petites croches isolées, rien de construit, pas de portée. *Tss…*. « J'arrive pas à attraper un livre ». Il n’y a rien d’intéressant pour moi là-dedans.
Je détourne les yeux vers ce doigt tendu, et ce qu’il me pointe en hauteur.
*Tranche marron-moche*. Le titre ne m’intéresse même pas. « Tu pourrais m'aider, s'il te plaît ? ». Son dernier mot arrive tordu dans mes oreilles, comme un reproche. *Que…*. Ma tête vrille si fort qu’un craquement déchire ma nuque ; la douleur me fait froncer les sourcils encore plus fort. Mon regard est planté dans le bleu foncé, qui se mets à gonfler. Pas de colère en moi, que de la concentration. *Attention*. Cette *Serpentard* fille a quelque-chose contre moi. Je l’ai très bien entendu. *’tension à toi*. Elle devrait commencer à se cacher, ça pourrait devenir dangereux— je fais sauter mes yeux une fraction de seconde sur son corps — pour elle.
Ma bouche s’ouvre sur le même ton qu’elle, je mâche mes mots, je les bouffe tout entiers avant de les cracher : « J’peux-carrément-t’aider-ouais ».
D’une main rapide et aveugle, j’attrape un manuel au hasard sur l’étagère la plus haute. Mes yeux ne quittent pas le bleu-tendu. *’te connais ?*. Non. Impossible. Pour qu’elle torde sa bouche comme ça et que je l’accepte, j’aurais dû la connaître bien plus ; je ne l’aurais pas oubliée. *J’te connais pas du tout*. Me casser autant la tête pour elle n’en valait pas la peine.
Mon bras se rétracte pour se tendre vers la Serpentard. « Tiens », simple mot mâché en crachat. Je ne savais pas si c’était le bon livre, et je n’en avais rien à foutre.
Personne n'avait le droit de me parler en mâchant ses mots pour me les cracher.
Je laisse mes yeux plantés dans son bleu-trop-foncé, avant de me rappeler que Nejma m’attendait de l’autre côté.
« Bienvenue chez Toi »
Couverture jaune Soleil
Pourquoi certaines des plus jolies filles devaient être si... énervantes ? Était-ce leur visage parfait qui leur donnait le droit de traiter les autres de cette façon ? Heureusement qu'elles n'étaient pas toutes comme ça. Lili Cooper, Nora Starks, Cassiopée Mal... *chut* elles, elles n'étaient pas comme... Elle.
Le regard de Charlie devint alors troublant à la fin de sa phrase, comme si quelque chose l'avait assez titillé pour qu'elle s'y intéresse. Solenn se força à garder le contact, voulant prouver qu'elle en était capable, qu'elle n'allait pas courber le dos pour Miss Rengan. Les mots qu'elle prononça juste après surprirent la rousse mais elle ne le montra pas, enfin elle n'eut pas le temps. Son regard s'éleva jusqu'au ciel alors que la brune lui donnait un livre qui n'avait rien à voir. Si seulement il y avait une échelle à disposition dans le coin, où n'importe qui autre que cette fille !
Solenn fronçait les sourcils, remarquant au passage que Charlie ne quittait pas son regard. *toujours folles des cernes celle-là ?* Elle ne prit pas le livre qui traînait dans sa main et croisa les bras en silence pour voir si Charlie comprendrait d'elle-même. Elle parla enfin, avec une voix sèche :
-Pas le bon.
Peut-être que Charlie n'avait-elle vraiment pas compris ? Peut-être passait-elle une mauvaise journée ? *mouais* Alors, Solenn précisa :
-Je voulais celui avec la couverture jaune.
Soudainement, une question fusa dans son esprit. Elle faillit sourire en y pensant, mais n'osa pas tout de suite la poser. Elle attendit une dizaine de seconde, n'étant pas sûre que Charlie trouverait ça très drôle, puis, dans un élan de curiosité, demanda :
-T'es toujours obnubilée par les cernes toi ?
Elle n'avait pas souri, pour ne pas sembler moqueuse, mais sa question n'était sûrement pas très bien tournée pour être bien prise.
Désolée du retard...
Le regard de Charlie devint alors troublant à la fin de sa phrase, comme si quelque chose l'avait assez titillé pour qu'elle s'y intéresse. Solenn se força à garder le contact, voulant prouver qu'elle en était capable, qu'elle n'allait pas courber le dos pour Miss Rengan. Les mots qu'elle prononça juste après surprirent la rousse mais elle ne le montra pas, enfin elle n'eut pas le temps. Son regard s'éleva jusqu'au ciel alors que la brune lui donnait un livre qui n'avait rien à voir. Si seulement il y avait une échelle à disposition dans le coin, où n'importe qui autre que cette fille !
Solenn fronçait les sourcils, remarquant au passage que Charlie ne quittait pas son regard. *toujours folles des cernes celle-là ?* Elle ne prit pas le livre qui traînait dans sa main et croisa les bras en silence pour voir si Charlie comprendrait d'elle-même. Elle parla enfin, avec une voix sèche :
-Pas le bon.
Peut-être que Charlie n'avait-elle vraiment pas compris ? Peut-être passait-elle une mauvaise journée ? *mouais* Alors, Solenn précisa :
-Je voulais celui avec la couverture jaune.
Soudainement, une question fusa dans son esprit. Elle faillit sourire en y pensant, mais n'osa pas tout de suite la poser. Elle attendit une dizaine de seconde, n'étant pas sûre que Charlie trouverait ça très drôle, puis, dans un élan de curiosité, demanda :
-T'es toujours obnubilée par les cernes toi ?
Elle n'avait pas souri, pour ne pas sembler moqueuse, mais sa question n'était sûrement pas très bien tournée pour être bien prise.
Désolée du retard...
Isaac, parcourant les montagnes, avec un pagne dans son sac
septième année rp • filière tronc commun • #9A4002
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Couverture jaune Soleil
Alors que les bras au regard-beaucoup-trop-bleu se croisent devant ma gueule, et que ses sourcils se rapprochent d’agacement. *Bien…*.
Comme ça, elle arrêtera de mâcher ses mots comme une abrutie.
— Pas le bon.
— Dommage.
— Je voulais celui avec la couverture jaune.
Et ma tête se penche. Légèrement. *’sait rien ?*. Tout ce qu’elle exprime ou dégage confirme l’idée que cette Serpentarde n’a vraiment aucune idée de qui je suis.
Elle n’a vraiment pas remarqué que personne ne m’approchait jamais dans la bibliothèque ? *’doit jamais y être*. Je retiens une grosse envie de lui éclater de rire à la gueule, par respect pour son bleu-tout-sombre.
*Bordel*. C’est juste que je ne la connais pas, et qu’elle ne me connaît pas ; c’est classique entre ces murs, on est beaucoup trop. *Bien…*.
J’ai d’autres choses à foutre, je lui donne son bouquin et je bouge.
Alors je me retourne complètement, reposant le livre-d’hasard sur son étagère ; et je repère directement celui à la couverture jaune. Il fait vraiment intrus entre tous les autres aux allures si sombres *’comme tes yeux*.
J’attrape le jaune, et je me retourne pour le tendre à celle-aux-yeux-de-manuel. *C’dommage qu’elle ait pas d’yeux jaunes*. Elle aurait pu être intéressante.
— T'es toujours obnubilée par les cernes toi ?
*Hein ?*. Mes doigts se serrent autour du bloc-jaune. *Qu’est-c’qu’elle raconte ?*. Je sens mon visage se froisser une seconde, avant de se détendre complètement.
Tout s’explique.
Elle me confond avec quelqu’un d’autre, voilà pourquoi elle est venue me parler. *Tss…*. Pourtant, je ne vois pas qui d’autre me ressemble dans l’école, même si je suis très loin d’y faire attention. *’m’en fous*. Je vais juste faire semblant d’être cette... Autre.
Un frisson me déchire le dos.
*Non*. Je n’ai vraiment pas envie de faire semblant.
Lentement, je touche le bras de la Serpendard avec la tranche du livre, et je rapproche mon visage du sien pour lui murmurer : « J’préfère les regards, ça gueule un peu plus quand c’est plein ».
Je commence à relâcher la pression sur le livre, avec sa couleur jaune intruse, presque dégoûtante ; c’est vraiment la pire des couleurs.
Alors que je continue à fixer son bleu-sombre, et son éclat-d’inconnu, je fais un pas vers l’extérieur de ce rayonnage.
Nejma va me faire une crise, bordel.
Comme ça, elle arrêtera de mâcher ses mots comme une abrutie.
— Pas le bon.
— Dommage.
— Je voulais celui avec la couverture jaune.
Et ma tête se penche. Légèrement. *’sait rien ?*. Tout ce qu’elle exprime ou dégage confirme l’idée que cette Serpentarde n’a vraiment aucune idée de qui je suis.
Elle n’a vraiment pas remarqué que personne ne m’approchait jamais dans la bibliothèque ? *’doit jamais y être*. Je retiens une grosse envie de lui éclater de rire à la gueule, par respect pour son bleu-tout-sombre.
*Bordel*. C’est juste que je ne la connais pas, et qu’elle ne me connaît pas ; c’est classique entre ces murs, on est beaucoup trop. *Bien…*.
J’ai d’autres choses à foutre, je lui donne son bouquin et je bouge.
Alors je me retourne complètement, reposant le livre-d’hasard sur son étagère ; et je repère directement celui à la couverture jaune. Il fait vraiment intrus entre tous les autres aux allures si sombres *’comme tes yeux*.
J’attrape le jaune, et je me retourne pour le tendre à celle-aux-yeux-de-manuel. *C’dommage qu’elle ait pas d’yeux jaunes*. Elle aurait pu être intéressante.
— T'es toujours obnubilée par les cernes toi ?
*Hein ?*. Mes doigts se serrent autour du bloc-jaune. *Qu’est-c’qu’elle raconte ?*. Je sens mon visage se froisser une seconde, avant de se détendre complètement.
Tout s’explique.
Elle me confond avec quelqu’un d’autre, voilà pourquoi elle est venue me parler. *Tss…*. Pourtant, je ne vois pas qui d’autre me ressemble dans l’école, même si je suis très loin d’y faire attention. *’m’en fous*. Je vais juste faire semblant d’être cette... Autre.
Un frisson me déchire le dos.
*Non*. Je n’ai vraiment pas envie de faire semblant.
Lentement, je touche le bras de la Serpendard avec la tranche du livre, et je rapproche mon visage du sien pour lui murmurer : « J’préfère les regards, ça gueule un peu plus quand c’est plein ».
Je commence à relâcher la pression sur le livre, avec sa couleur jaune intruse, presque dégoûtante ; c’est vraiment la pire des couleurs.
Alors que je continue à fixer son bleu-sombre, et son éclat-d’inconnu, je fais un pas vers l’extérieur de ce rayonnage.
Nejma va me faire une crise, bordel.
« Bienvenue chez Toi »