Un vrai trésor!

La jeune fille se dirigea vers la boutique pour effectuer son dernier achat, complétant sa liste. Elle était accompagnée de son père ainsi que de ses deux petits frères, sa mère était restée à la maison afin de tenir la boutique et de garder sa petite sœur qui était encore jeune pour tout ce remue-ménage. Le chemin de traverse était vraiment un lieux fascinant pour les moldues et né-molue, tout comme ses frères, elle n'avait pas pus s'empêcher de passer de boutique en boutique, en s'extasiant de joie devant chaque petite chose au grand malheur de Conan, leur père, qui ne savait plus où donner de la tête.
Finalement, la plupart des achats avaient été faits tant bien que mal et toute la petite troupe se dirigeait maintenant vers la boutique d'Ollivander. Cian et Jack, les deux petits jumeaux, redoublait d'énergie et malgré les demandes de se calmer de leur père, ils continuaient à courir de partout en tirant la main de leur grande sœur afin de lui montrer telle ou telle chose. Au vu de la boutique, Conan jugea bon de ne pas y emmener les petits monstres et se tourna donc vers sa fille les mains fortement pris au piège dans celles de ses petits frères.
-"Tu penses pouvoir y aller seule ?" Lui demanda son père en désignant la boutique non loin. Willorya jeta un regard confus à son père puis un cri de joie de la part de Jack lui fit comprendre le problème, la jeune fille hocha la tête avant de répondre :
-"Oui bien sûr, ça ne devrait pas poser de problèmes".
Ses frères, qui commençaient à comprendre qu'ils allaient de voir s'éloigner de leur sœur pendant un temps, se mirent à protester bruyamment.
-"Mais pourquoi?! Je veux rester avec Willo ! Après tout, je dois la protéger de tous ces méchants sorciers !" C'est jack qui avait parlé avant de se placer devant sa sœur les mains sur les hanches d'un air très convaincu.
Cian avait hoché la tête aux paroles de son frère en serrant la main de sa sœur, puis se tourna vers elle.
-"Tu veux plus qu'on vienne avec toi ?" Avait-il demandé d'une petite voix en faisant la moue.
-"Mais non ce n'est pas..." Tenta de répondre la jeune fille avant de jeter un regard de détresse vers son père, ne sachant pas comment gérer la situation.
Son père prit donc un air pensif, quasi déçu avant de parler, presque pour lui-même.
-"Mince alors, et moi qui comptait vous offrir une glace, ça sera pour une autre fois alors" Dit-il, puis en se frottant les main, répliqua "bon alors on y va dans cette boutique?!"
Cian et Jack se regardèrent un moment, un accord silencieux semblait se faire entre eux, puis d'un bond se mire à crier "OUI DES GLACES!!" En se dirigent vers le marchand, qu'ils avaient bien évidemment repéré, en pressant leur père. Leur grande sœur totalement oubliée par de la crème glacée.
Willorya les regarda partir en rigolant, "Alors comme ça, on préfère les glaces à leur pauvre grande sœur ! Qui est censé me protéger maintenant ?" Pensa-t-elle avec un sourire. Pour l'heure, il était temps d'acheter sa baguette, une vraie ! La jeune Irlandaise en sautait presque d'impatience. L'argent nécessaire en main, elle poussa la porte.
La chaleur de la boutique réchauffa les joues de la jeune fille, des particules dépoussières semblait flotter, tels des feux follets dans l'air, donnant une atmosphère mystérieuse. De grandes étagères garnies de ce qui devait être des baguettes, semblaient prendre tout l'espace de la boutique et la poussière accumulée ne pouvait que témoigner de l'ancienneté de celle-çi.
Dans sa contemplation, Willorya ne vit pas le petit homme sortir de nul part et s'adresser à elle.
"-Ha je vous attendais, après tout un sorcier sans baguette n'est pas grand chose"
La jeune fille eue un sursaut a l'entente de sa voix avant de remarquer le sorcier qui devait être monsieur Ollivandeur, entre deux étagères. Elle eu un petit moment de confusion "Comment savait-il que..." Puis finalement haussa les épaules, après tout le monde des sorciers lui réservait bien d'autres surprises.
Ollivander se dirigea vers elle avant de lui demander de quelle main elle écrivait, cette dernière lui montra la gauche, puis prit mesura son bras, marmonnant des choses pour lui-même avant de disparaître dans ses multiples étagères.
Il revint avec une boîte où reposer une jolie baguette d'un bois clair, simple, elle n'en était pas moins raffinée doté d'un joli manche sculpté. Cela allait donc être sa baguette ? Willorya ne tenait plus en place.
_"26 cm en bois de bouleau et crin de licorne" A ces mots, le sorcier lui tendis la baguette. Willorya la prit délicatement dans ses mains. Elle tendit la main vers sa poche afin de payer sa baguette quand Ollivander l'arrêta.
-"Non essayez-la d'abord, il faut vérifier que vous correspondait bien à la baguette."
La jeune fille lui lança un regard confu "heu.. Comment ça l'essayer ? Je ne connais pas un sort, et je dois correspondre à la baguette ?" Dans ses pensées, elle resta sans bouger, Ollivander la relança avec un grand sourire "Aller-y !".
"Bon, ok ça ne devait pas être si compliqué" pensa-t-elle avant de faire un mouvement avec la baguette en lançant un "ABRACADABRA!" Et contrairement à toute les fois où elle avait joué chez elle, il se passa quelque chose, mais pas ce dont elle avait espéré, en effet une pile de livres venait de tomber dans un grand fracas.
Willorya resta un moment abasourdit regardant la pile de livre avec horreur, mais qu'avait-elle fait ?
Le rire d'Ollivander la ramena à elle,"Il n'est pas faché ?".
-"Tu peux oublier cette formule ridicule, le geste suffira." Les joues de l'Irlandaise virèrent au rouge de honte.
Le sorcier prit la baguette de ses mains avant de repartir dans l'arrière-boutique. Willorya regardait ses mains, avait-elle fait quelque chose de mal ? Et si au final, ils s'étaient trompé et qu'elle n'était pas une sorcière ?
Au moment où Ollivander réapparu, une autre boîte à la main, elle ne put s'empêcher de demander.
-"Quelque chose ne va pas avec moi ?"
-"Non-bien sûr que non, on ne trouve pas la baguette qui correspond au sorcier au premier essaie, vous savez, jeune fille, c'est la baguette qui choisit et non l'inverse !"
Rassurée par ses mots, Willorya regarda la nouvelle baguette que lui tendant le sorcier avec émerveillement. "Alors comme ça les baguettes ont des âmes?! C'est incroyable !".
Elle prit la baguette dans ses mains et fit un geste avec et cette fois-ci sans prononcer abracadabra, malheureusement une fois encore une catastrophe se produisit.
-"Et bien ça ne sera pas celle-là non plus " dit-elle avec un sourire penaud en redonnant la baguette du bout des doigts.
Cette expérience se produisit avec deux autres baguettes avant qu'Ollivander revienne avec une baguette qui tapa directement dans l'œil de la jeune fille. Elle était sculptée dans un bois sombre. Le manche ressemblait à un basique morceau de bois, comme ceux avec lesquels elle avait tant joué au chevalier dans la forêt où au bout de se dernier était sculpté une tête de dragon. Ses deux petites cornes ressortaient du manche. La bouche ouverte, il semblait cracher du feu qui se matérialisait par le bout de la baguette, plus clair, qui tournait dans un mouvement fluide ressemblant aux flammes. Willorya prit la baguette entres ses doigts et à son grand étonnement, le bois était doux, comme polis. Elle passa le doigt sur la tête du dragon avant de redescendre vers le manche. Cette baguette était vraiment magnifique, et pour elle qui aimait tant les dragons, c'était un chef d'œuvre !
Finalement, elle fit un mouvement avec la baguette et une chaleur réconfortante vient l'englober, un vent chaud tourna autour d'elle faisant voler ses cheveux.
-"On a finalement trouvé votre baguette jeune fille, 27.1 cm en bois de noyer noir avec et ventricule de dragon. Flexible, c'est une baguette qui apprécie la nouveauté et l'inventivité et qui aime les sorcier indépendant et curieux. J'espère que vous en prendrait bien soin" Informa Ollivander.
"Décidément, elles allaient bien s'entendre" Pensa la jeune fille. Elle paya donc son petit trésor, promis a Ollivandeur d'en prendre soin avant de lancer un petit au revoir et de sortir de la boutique le sourire aux lèvres. Willorya était vraiment heureuse, voir presque trop : son visage lui faisait mal à force de sourire. Elle s'empressa de rejoindre sa famille afin de leur faire découvrir sa nouvelle et merveilleuse baguette.
Nous nous fabriquons souvent nous-mêmes nos propres prisons. Mais on peut aussi créer sa propre liberté.
L'Assassin royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de Robin Hobb