Tu m'cherches ?
@Yesenia Cooper
Lumah traînait les pieds, ses pas résonnant dans le couloir. Elle n'avait pas de but précis, et s'était perdue en plus de cela ; alors, elle ne cherchait même pas à se retrouver, elle maudissait juste son sens non-né de l'orientation, elle maudissait ces foutus couloirs qui se ressemblaient tous. Elle maudissait le temps, ce temps gris maussade, qui rendait tout le monde exécrable ou semblables à des morts sur le point de s'écraser au sol de malheur.
Pour finir, elle se maudissait encore, elle et sa maladresse, elle et sa mémoire de moineau.
De un, où était sa cape ? Il faisait moche et elle l'oubliait, elle éternuait à chaque pas.
De deux, où était sa cravate ? Elle se souvenait l'avoir nouée.
De trois, qu'avait-elle fait de ses manuels ?
De quatre, où avait-elle mis sa baguette ? Sa baguette. Comment diable était-il possible d'oublier sa baguette ? Était-il simplement possible d'oublier sa baguette alors que c'est L'objet des sorciers ?
Que peut-on faire sans, surtout quand on a cours après ? Lumah n'avait plus qu'à espérer faire un cours théorique. Ou avoir d'assez bonnes jambes pour courir jusqu'à sa chambre.
Un choc. Lumah n'avait pas vu la statue qui se dressait devant elle et se l'était prise. C'était ridicule, mais c'était tout le temps pareil.
La fillette souffla. Elle remonta sa jupe qui descendait, trop grande pour la taille toujours maigre de Lumah. Ça aussi, ça la perturbait.
Elle mangeait pourtant. Elle avait recommencé à manger après ce séjour à l'infirmerie, après son malaise.
La petiote sortit une épingle à nourrice, pinça le bord se sa jupe pour le replier, plus serré, et planta l'aiguille. Elle referma l'épingle à nourrice et regarda sa montre.
Ah, non. Elle avait aussi perdu sa montre. Bougonnant, elle remit sa manche et accéléra le pas. Il n'y avait personne dans ce couloir, à son plus grand bonheur.
Lumah s'arrêta, essoufflée, en plein milieu de son chemin. Elle n'avait pas d'endurance, c'était bien quelque chose qui l'embêtait. Surtout dans ce genre de situation. Elle prit une grande inspiration et repartit de plus belle. Elle posa sa main sur l'angle d'un mur, guidant ses pas et se permettant d'accélérer.
Mais elle ne l'avait pas vue. Elle rentra en collision avec une élève, collision amplifiée par la vitesse. « Aille ! » Sonnée, la petite recula de quelques pas, titubant, plaquant sa main à son nez. Merde, elle saignait.
Pour finir, elle se maudissait encore, elle et sa maladresse, elle et sa mémoire de moineau.
De un, où était sa cape ? Il faisait moche et elle l'oubliait, elle éternuait à chaque pas.
De deux, où était sa cravate ? Elle se souvenait l'avoir nouée.
De trois, qu'avait-elle fait de ses manuels ?
De quatre, où avait-elle mis sa baguette ? Sa baguette. Comment diable était-il possible d'oublier sa baguette ? Était-il simplement possible d'oublier sa baguette alors que c'est L'objet des sorciers ?
Que peut-on faire sans, surtout quand on a cours après ? Lumah n'avait plus qu'à espérer faire un cours théorique. Ou avoir d'assez bonnes jambes pour courir jusqu'à sa chambre.
Un choc. Lumah n'avait pas vu la statue qui se dressait devant elle et se l'était prise. C'était ridicule, mais c'était tout le temps pareil.
La fillette souffla. Elle remonta sa jupe qui descendait, trop grande pour la taille toujours maigre de Lumah. Ça aussi, ça la perturbait.
Elle mangeait pourtant. Elle avait recommencé à manger après ce séjour à l'infirmerie, après son malaise.
La petiote sortit une épingle à nourrice, pinça le bord se sa jupe pour le replier, plus serré, et planta l'aiguille. Elle referma l'épingle à nourrice et regarda sa montre.
Ah, non. Elle avait aussi perdu sa montre. Bougonnant, elle remit sa manche et accéléra le pas. Il n'y avait personne dans ce couloir, à son plus grand bonheur.
Lumah s'arrêta, essoufflée, en plein milieu de son chemin. Elle n'avait pas d'endurance, c'était bien quelque chose qui l'embêtait. Surtout dans ce genre de situation. Elle prit une grande inspiration et repartit de plus belle. Elle posa sa main sur l'angle d'un mur, guidant ses pas et se permettant d'accélérer.
Mais elle ne l'avait pas vue. Elle rentra en collision avec une élève, collision amplifiée par la vitesse. « Aille ! » Sonnée, la petite recula de quelques pas, titubant, plaquant sa main à son nez. Merde, elle saignait.
Amé, 19 ans, diplômée (PS, promo 43) #4B004F
Tu m'cherches ?
A l’extérieur du château, le temps était maussade, gris. Pluvieux. Mais Yesenia s’en fichait. Depuis la veille, elle dévorait un livre Moldu, envoyé par sa famille, dont l’histoire en aurait fait frémir plus d’un. Elle n’avait pas réussi à décrocher du livre et avait par conséquent très peu dormi. De grandes cernes marquaient ses yeux olive, et quelques bâillements par-ci par-là faisaient office de signe de vie.
Comme à son habitude, Yesenia se rendait à son cours, chargée de sa pile de livres qui menaçaient de tomber qu’elle tenait avec son bras gauche, son sac à bandoulière pleins à craquer sur l’épaule droite, et ce jour-là, son roman Moldu dans la main droite. Marchant doucement, parfois s’arrêtant complètement, elle ne regardait pas vraiment où elle allait, mais avait appris à connaître ses itinéraires par coeur pour ne pas être gênée pendant ses « marches-lectures ».
Elle était si concentrée par ce moment angoissant où le Docteur retrouvait sa créature ... qu’elle ne vit pas la personne qui lui fonça dedans de manière si brute qu’elle tituba en arrière avant de s’effondrer, ses affaires s’éparpillant dans tout le couloir.
« Éééhh regarde où tu marches, toi ! » marmonna-t-elle en se frottant le front, les yeux fermés par la douleur.
Elle regarda autour d’elle. Toutes ses affaires gisaient là, sur le sol froid. Elle fronça les sourcils. Puis regarda la jeune fille qui lui avait foncé dedans. Une Poufsouffle. Elle était toute maigrichonne mais pas plus grande qu’Yesenia. Qu’est-ce qu’elle fichait à se plaquer la main sur le nez, comme ça ? Elle était vraiment bizarre. Yesenia se releva, en époussetant sa robe de sorcière.
« T’as intérêt à m’aider à rassembler mes affaires. C’est ta faute si tout s’est éparpillé ! »
Comme à son habitude, Yesenia se rendait à son cours, chargée de sa pile de livres qui menaçaient de tomber qu’elle tenait avec son bras gauche, son sac à bandoulière pleins à craquer sur l’épaule droite, et ce jour-là, son roman Moldu dans la main droite. Marchant doucement, parfois s’arrêtant complètement, elle ne regardait pas vraiment où elle allait, mais avait appris à connaître ses itinéraires par coeur pour ne pas être gênée pendant ses « marches-lectures ».
Elle était si concentrée par ce moment angoissant où le Docteur retrouvait sa créature ... qu’elle ne vit pas la personne qui lui fonça dedans de manière si brute qu’elle tituba en arrière avant de s’effondrer, ses affaires s’éparpillant dans tout le couloir.
« Éééhh regarde où tu marches, toi ! » marmonna-t-elle en se frottant le front, les yeux fermés par la douleur.
Elle regarda autour d’elle. Toutes ses affaires gisaient là, sur le sol froid. Elle fronça les sourcils. Puis regarda la jeune fille qui lui avait foncé dedans. Une Poufsouffle. Elle était toute maigrichonne mais pas plus grande qu’Yesenia. Qu’est-ce qu’elle fichait à se plaquer la main sur le nez, comme ça ? Elle était vraiment bizarre. Yesenia se releva, en époussetant sa robe de sorcière.
« T’as intérêt à m’aider à rassembler mes affaires. C’est ta faute si tout s’est éparpillé ! »
Tu m'cherches ?
Lumah se serait en général excusée ; c'est vrai, en général, c'était très impoli de foncer sur quelqu'un comme ça, inadvertance ou pas ; et quand bien même, si on la bousculait, etc., ou commettait une erreur, s'excuser était le must.
Cependant... était-ce parce que Lumah était en colère ? Ou parce que la fille, de serpentard d'après son uniforme, cracha un « Eééhh regarde où tu marches, toi ! » ?
Toujours est-il que cette fois-ci, Lumah omit de présenter ses excuses.
Elle se releva juste, la main plaquée sur son nez, un peu tremblotante, et son regard, ni rien ne disait ce qu'elle pensait réellement.
Parce qu'elle aussi était perdue. Sa colère menaçait d'éclater, alors elle ne savait que faire. Elle était au seuil.
La limite.
La limite du vase.
« T’as intérêt à m’aider à rassembler mes affaires. C’est ta faute si tout s’est éparpillé ! »
Boum !
C'était la goutte d'eau, celle qui fait déborder le vase.
Lumah ôta sa main, révélant du sang qui perlait de son nez, coulant vers ses lèvres. La fillette passa le dos de sa main pour l'enlever, étalant le rouge sur sa joue, rouge plus clair désormais.
Elle haussa les sourcils, étonnée - mais étonnée de sa réaction aussi -, et répliqua juste, sur un ton neutre, mais avec une pointe d'agacement.
« Que ce soit ma faute ou non, je ne suis pas un chien, alors ne compte pas sur moi pour ramasser tes affaires. »
Lumah, sur le coup, se laissa quelque peu emporter et continua :
« D'ailleurs qu'est-ce qui te fait croire que j'allais le ramasser ? T'as cru qu'avec un ton aussi désagréable, j'allais me mettre à ton service et t'aider, hein ? »
Cependant... était-ce parce que Lumah était en colère ? Ou parce que la fille, de serpentard d'après son uniforme, cracha un « Eééhh regarde où tu marches, toi ! » ?
Toujours est-il que cette fois-ci, Lumah omit de présenter ses excuses.
Elle se releva juste, la main plaquée sur son nez, un peu tremblotante, et son regard, ni rien ne disait ce qu'elle pensait réellement.
Parce qu'elle aussi était perdue. Sa colère menaçait d'éclater, alors elle ne savait que faire. Elle était au seuil.
La limite.
La limite du vase.
« T’as intérêt à m’aider à rassembler mes affaires. C’est ta faute si tout s’est éparpillé ! »
Boum !
C'était la goutte d'eau, celle qui fait déborder le vase.
Lumah ôta sa main, révélant du sang qui perlait de son nez, coulant vers ses lèvres. La fillette passa le dos de sa main pour l'enlever, étalant le rouge sur sa joue, rouge plus clair désormais.
Elle haussa les sourcils, étonnée - mais étonnée de sa réaction aussi -, et répliqua juste, sur un ton neutre, mais avec une pointe d'agacement.
« Que ce soit ma faute ou non, je ne suis pas un chien, alors ne compte pas sur moi pour ramasser tes affaires. »
Lumah, sur le coup, se laissa quelque peu emporter et continua :
« D'ailleurs qu'est-ce qui te fait croire que j'allais le ramasser ? T'as cru qu'avec un ton aussi désagréable, j'allais me mettre à ton service et t'aider, hein ? »
Amé, 19 ans, diplômée (PS, promo 43) #4B004F
Tu m'cherches ?
Yesenia regardait encore le bazar étalé par terre lorsque l’autre jeune fille se releva. Elle aurait pu l’aider à se relever, c’est vrai, mais Yesenia était tellement en colère par la douleur lancinante qui émanait de son crâne, douleur qui lui donnait presque le vertige, qu’elle laissa la jeune Poufsouffle se lever seule.
Elle prit le temps de l’examiner un peu plus. La jeune fille retira sa main de son visage, et Yesenia eut un mouvement de recul, suivi d’un air dégouté. La fille saignait. Et pas qu’un peu. Elle avait tout étalé sur sa joue. C’était pas très joli à regarder.
Sans vraiment réagir à ce que la Jaune disait, Yesenia répondit simplement, en levant un sourcil :
- Vous faites toujours exprès d’être aussi maladroits, vous, les Poufsouffles ?
Elle croisa les bras en soufflant. Oh, évidemment, elle n’avait rien contre les Poufsouffles. Quelques mois auparavant, elle était persuadée d’y être répartie. Aujourd’hui, ce n’était plus la même chose. Elle portait fièrement les couleurs du Serpent.
Elle enchaina ensuite, d’un ton froid et glacial :
- TU m’a foncée dedans, donc TU m’aides.
Yesenia n’allait pas se laisser démolir comme ça par une fille qui avait presque la même taille qu’elle. Son ton condescendant était tout à fait inapproprié à la situation. Quand on fonce dans quelqu’un, on s’excuse. C’est la moindre des choses.
- Au fait. T’as pleins de sang autour du visage, tu devrais nettoyer ça.
Elle prit le temps de l’examiner un peu plus. La jeune fille retira sa main de son visage, et Yesenia eut un mouvement de recul, suivi d’un air dégouté. La fille saignait. Et pas qu’un peu. Elle avait tout étalé sur sa joue. C’était pas très joli à regarder.
Sans vraiment réagir à ce que la Jaune disait, Yesenia répondit simplement, en levant un sourcil :
- Vous faites toujours exprès d’être aussi maladroits, vous, les Poufsouffles ?
Elle croisa les bras en soufflant. Oh, évidemment, elle n’avait rien contre les Poufsouffles. Quelques mois auparavant, elle était persuadée d’y être répartie. Aujourd’hui, ce n’était plus la même chose. Elle portait fièrement les couleurs du Serpent.
Elle enchaina ensuite, d’un ton froid et glacial :
- TU m’a foncée dedans, donc TU m’aides.
Yesenia n’allait pas se laisser démolir comme ça par une fille qui avait presque la même taille qu’elle. Son ton condescendant était tout à fait inapproprié à la situation. Quand on fonce dans quelqu’un, on s’excuse. C’est la moindre des choses.
- Au fait. T’as pleins de sang autour du visage, tu devrais nettoyer ça.
Tu m'cherches ?
Étrangement, Lumah n'avait plus l'impression de contrôler son propre corps. Elle avait l'étrange et perturbante sensation que les muscles de sa bouche étaient activés non pas sur ses ordres à elle, mais sur ceux de quelqu'un d'autre. Ou de personne, au contraire. Oui, aujourd'hui, sa conscience était absente, autant que son sang-froid.
A vrai dire, lors de son arrivée au château, Lumah n'avait pas réellement entendu parler des maisons ; Katniss lui avait légèrement donné son avis, et la petite savait qu'elle aurait aimé aller à Serdaigle ou Poufsouffle pour la rejoindre. Elle ne comprenait pas le principe des valeurs et aptitudes, et cela l'importait pour tout dire vraiment peu. Comme à l'école où il y avait différentes classes, Lumah pensait que le principe des maisons serait le même, que tous seraient aussi indifférents ; mais elle s'était lourdement trompée.
Elle avait déjà oublié combien même les classe d'écoles se mettaient une pression entre elles, combien de fois elle avait entendu qu'une classe était meilleure qu'une autre. Au château, c'était bien pire ; le système de concurrence était intensifié avec la coupe des quatre maisons, et l'on classait les maisons selon leurs vertus, en s'imaginant chaque élève façonné avec les aptitudes de la maison, ainsi qu'avec des idées. De fausse idées, injustes. Des rumeurs. Lumah, elle , avait surtout retenu que l'on était réparti dans la maison où l'on se sentirai le mieux, c'était donc d'après elle le plus important. Alors, certes, elle travaillait pour sa maison, elle s'y était attachée, sans pour autant dénigrer les autres.
De ce dont elle se souvenait, Lumah avait été extrêmement bien accueillie à Poufsouffle. Et il était vrai que, malgré sa peur du château, elle s'était immédiatement sentie comme chez elle dans sa maison. C'était amusant de voir que celle-ci regorgeait de personnes intelligentes, mais aussi de brutes, de sensées, d'aventureuses. L'entraide y était de mise, et les installations ne rendaient la salle commune que plus confortable.
Pourquoi est-ce que Poufsouffle était considérée par la majorité des élèves comme étant la plus inutile, piètre des maisons ? Pourquoi est ce que l'on considérait que seuls les sans-valeurs atterrissaient à Poufsouffle ? Les sans-dons ?
Lorsqu'elle avait entendu ce genre d'horreurs, la petite n'avait pas compris pourquoi est-ce que certains pensait cela ; ce n'était absolument pas le cas, et elle le savait, parfaitement. Ce n'était donc pas ASSEZ de juger un individu sur le sang, le famille ? Il fallait donc aussi qu'on le juge sur des aptitudes que l'on imaginait ?
Elle savait qu'elle était partie trop loin. Si elle avait eu de quoi rembobiner la scène, elle l'aurait fait sans hésitation.
« Dés— », commença-t-elle, confuse.
Lumah savait combien elle était maladroite, ça l'embêtait bien sûre, bien qu'elle s'y soit habituée. Même si cette fois c'était bien différent ; elle n'avait jamais réellement haussé le ton, ça lui faisait mal et elle avait cette terrible tendance à pleurer. Mais elle fut prise de court par la provocation de la fille , à laquelle elle ne s'attendait pas.
« Pardon ? Je veux bien avouer l'être, mais c'est abject de penser que c'est le cas de tous ! », s'indigna la petite.
Lumah, partagée entre révolte et remords, ne savait réellement qui était en faute. Elle avait commencé, mais quand bien même c'était sa faute, son humeur actuelle ne lui laissait pas grand choix. Elle ne se sentait que plus touchée par chacune des phrases de la première année - qui n'en paraissait pas réellement une -, et avait une irrésistible envie de lui répondre, tant elle la menait à bout. Chaque chose ne l'agaçait que plus. Et même si elle avait voulu garder son sang-froid, elle perdit toute cette motivation en entendant à nouveau la voix de la Serpentard.
La Poufsouffle, surprise par la remarque de la vert et argent, toucha son visage, puis frotta à nouveau, sans réelle conviction, sa joue pour ôter le sang.
Pas un regard pour Yesenia.
Elle ne voulait ni regrets, ni colère.
Non. Non, je suis désolée, tu as insulté ma maison, et injustement, alors n'attend rien de moi, pensa la petite, tant de se diriger vers la direction opposée à celle de Yesenia aurait pris si la maladroite Lumah ne l'avait pas arrêtée en si bon chemin.
—
A vrai dire, lors de son arrivée au château, Lumah n'avait pas réellement entendu parler des maisons ; Katniss lui avait légèrement donné son avis, et la petite savait qu'elle aurait aimé aller à Serdaigle ou Poufsouffle pour la rejoindre. Elle ne comprenait pas le principe des valeurs et aptitudes, et cela l'importait pour tout dire vraiment peu. Comme à l'école où il y avait différentes classes, Lumah pensait que le principe des maisons serait le même, que tous seraient aussi indifférents ; mais elle s'était lourdement trompée.
Elle avait déjà oublié combien même les classe d'écoles se mettaient une pression entre elles, combien de fois elle avait entendu qu'une classe était meilleure qu'une autre. Au château, c'était bien pire ; le système de concurrence était intensifié avec la coupe des quatre maisons, et l'on classait les maisons selon leurs vertus, en s'imaginant chaque élève façonné avec les aptitudes de la maison, ainsi qu'avec des idées. De fausse idées, injustes. Des rumeurs. Lumah, elle , avait surtout retenu que l'on était réparti dans la maison où l'on se sentirai le mieux, c'était donc d'après elle le plus important. Alors, certes, elle travaillait pour sa maison, elle s'y était attachée, sans pour autant dénigrer les autres.
De ce dont elle se souvenait, Lumah avait été extrêmement bien accueillie à Poufsouffle. Et il était vrai que, malgré sa peur du château, elle s'était immédiatement sentie comme chez elle dans sa maison. C'était amusant de voir que celle-ci regorgeait de personnes intelligentes, mais aussi de brutes, de sensées, d'aventureuses. L'entraide y était de mise, et les installations ne rendaient la salle commune que plus confortable.
Alors pourquoi ?
Pourquoi est-ce que Poufsouffle était considérée par la majorité des élèves comme étant la plus inutile, piètre des maisons ? Pourquoi est ce que l'on considérait que seuls les sans-valeurs atterrissaient à Poufsouffle ? Les sans-dons ?
Lorsqu'elle avait entendu ce genre d'horreurs, la petite n'avait pas compris pourquoi est-ce que certains pensait cela ; ce n'était absolument pas le cas, et elle le savait, parfaitement. Ce n'était donc pas ASSEZ de juger un individu sur le sang, le famille ? Il fallait donc aussi qu'on le juge sur des aptitudes que l'on imaginait ?
—
Elle savait qu'elle était partie trop loin. Si elle avait eu de quoi rembobiner la scène, elle l'aurait fait sans hésitation.
« Dés— », commença-t-elle, confuse.
Lumah savait combien elle était maladroite, ça l'embêtait bien sûre, bien qu'elle s'y soit habituée. Même si cette fois c'était bien différent ; elle n'avait jamais réellement haussé le ton, ça lui faisait mal et elle avait cette terrible tendance à pleurer. Mais elle fut prise de court par la provocation de la fille , à laquelle elle ne s'attendait pas.
Alors elle aussi ?
« Pardon ? Je veux bien avouer l'être, mais c'est abject de penser que c'est le cas de tous ! », s'indigna la petite.
Lumah, partagée entre révolte et remords, ne savait réellement qui était en faute. Elle avait commencé, mais quand bien même c'était sa faute, son humeur actuelle ne lui laissait pas grand choix. Elle ne se sentait que plus touchée par chacune des phrases de la première année - qui n'en paraissait pas réellement une -, et avait une irrésistible envie de lui répondre, tant elle la menait à bout. Chaque chose ne l'agaçait que plus. Et même si elle avait voulu garder son sang-froid, elle perdit toute cette motivation en entendant à nouveau la voix de la Serpentard.
Ne répond rien.
Surtout, calme-toi.
Surtout, calme-toi.
La Poufsouffle, surprise par la remarque de la vert et argent, toucha son visage, puis frotta à nouveau, sans réelle conviction, sa joue pour ôter le sang.
Pas un regard pour Yesenia.
Elle ne voulait ni regrets, ni colère.
Non. Non, je suis désolée, tu as insulté ma maison, et injustement, alors n'attend rien de moi, pensa la petite, tant de se diriger vers la direction opposée à celle de Yesenia aurait pris si la maladroite Lumah ne l'avait pas arrêtée en si bon chemin.
Amé, 19 ans, diplômée (PS, promo 43) #4B004F
Tu m'cherches ?
Yesenia était empreinte de colère désormais. Non seulement, elle sentait son cœur battre dans ses tempes, mais la douleur lancinante qui s’en échappait était de plus en plus forte. Cela n’aidait en rien la petite à garder son sang-froid. La mâchoire crispée, les poings serrés, toujours bras croisés dans une posture très peu avenante, Yesenia attendait des excuses en bonne et due forme.
La jeune Poufsouffle sembla confuse un instant, avant de se braquer une nouvelle fois sur Yesenia. C’était trop pour la Serpentard qui sentait l’adrénaline grimper sans jamais redescendre. Elle sentait une boule se former dans la gorge qu’elle tentait tant bien de retenir. Un sanglot. Était-ce la douleur, la colère ? Un peu des deux ? Elle ne savait pas. Elle avait du mal à se concentrer tant ses émotions avaient dépassé le stade de simples émotions. Elle vivait les émotions. Elle les ressentait. Et cette colère ne faisait que s’accentuer petit à petit, comme un volcan prêt à se déchirer, à couler lentement, ravageant tout sur son passage.
La jaune détourna son regard de la Verte, ce qui eut le don de plonger Yesenia dans une colère noire. Celle-ci n’était décidément pas prête à l’aider à ramasser ses affaires. Son souffle en était coupé, le rouge lui montait aux joues. Elle voulait que la douleur cesse.
Elle avança de quelques pas. Des pas bien trop forts pour une si petite demoiselle. De l’assurance ? De l’hystérie ? La douleur. La douleur était trop forte. Elle avait toujours mal. Elle attrapa la Poufsouffle par l’épaule, de sa toute petite main. Trop violemment, sans doute. C’était Colère qui s’exprimait. Elle voulait que la Jaune la regarde. Elle voulait des explications.
- Eh, tu pourrais t’excuser, au moins. Dit-elle sèchement, les yeux humides.
Le regard froid, dur, sans aucune pitié. Ses émotions l’avaient ravagée en quelques secondes seulement. Elle, qui était si douce, si innocente, se retrouvait confrontée à un panel d’émotions qu’elle ne connaissait pas.
Elle prit peur. Mais c’était trop tard.
La jeune Poufsouffle sembla confuse un instant, avant de se braquer une nouvelle fois sur Yesenia. C’était trop pour la Serpentard qui sentait l’adrénaline grimper sans jamais redescendre. Elle sentait une boule se former dans la gorge qu’elle tentait tant bien de retenir. Un sanglot. Était-ce la douleur, la colère ? Un peu des deux ? Elle ne savait pas. Elle avait du mal à se concentrer tant ses émotions avaient dépassé le stade de simples émotions. Elle vivait les émotions. Elle les ressentait. Et cette colère ne faisait que s’accentuer petit à petit, comme un volcan prêt à se déchirer, à couler lentement, ravageant tout sur son passage.
La jaune détourna son regard de la Verte, ce qui eut le don de plonger Yesenia dans une colère noire. Celle-ci n’était décidément pas prête à l’aider à ramasser ses affaires. Son souffle en était coupé, le rouge lui montait aux joues. Elle voulait que la douleur cesse.
Elle avança de quelques pas. Des pas bien trop forts pour une si petite demoiselle. De l’assurance ? De l’hystérie ? La douleur. La douleur était trop forte. Elle avait toujours mal. Elle attrapa la Poufsouffle par l’épaule, de sa toute petite main. Trop violemment, sans doute. C’était Colère qui s’exprimait. Elle voulait que la Jaune la regarde. Elle voulait des explications.
- Eh, tu pourrais t’excuser, au moins. Dit-elle sèchement, les yeux humides.
Le regard froid, dur, sans aucune pitié. Ses émotions l’avaient ravagée en quelques secondes seulement. Elle, qui était si douce, si innocente, se retrouvait confrontée à un panel d’émotions qu’elle ne connaissait pas.
Elle prit peur. Mais c’était trop tard.
Tu m'cherches ?
Lumah se mordait presque la lèvre inférieure jusqu'au sang - de rage, de tristesse, de dépit, elle n'en savait rien - lorsque son regard quitta celui le la vert et argent. Le dos de sa main frottait sans relâche sa joue, où du rouge, sang - son sang - persistait ; or, Lumah tenait à être un minimum acceptable avant de retourner là où elle devait aller. Quand bien même elle avait oublié sa destination.
Etait-ce par dégoût envers elle-même que la petite avait une horrible envie de frapper un mur, elle n'en savait encore rien. La rage bouillonnait en elle, elle la sentait réchauffer chacun de ses muscles. La tristesse avait sûrement fait la malle à la vue de la présence imposante de celle-ci. Ou alors c'était elle, cette rage, qui avait ma tourné. La petite tremblait, les larmes lui montaient au visage, mais ce ,'était plus par tristesse. Elle s'en voulait, elle lui en voulait, elle en avez assez, d'elle et de tout.
Elle pensait au moins en avoir fini avec cela. Mais elle s'était lourdement trompée.
L'Autre lui toucha l'épaule. Toucher, c'était peu dire. Eberluée, Lumah se sentit repoussée en arrière. Trop. Trop fort pour elle, pour son sang froid. Les paroles de la fille n'étaient que poussière, elle s'en foutait royalement. La fille avait osé la toucher, c'en était trop. Elle avait osé lui reparler, en rajouter. Assez.
La petite n'avait pas réfléchi ; de fait, elle n'avait même pas laissé une seconde après que la paume de l'Autre l'ait touchée, elle n'avait pas laissé le temps pour la Serpentard d'observer le regard profond, noir, assassin, qu'elle lui avait lancé.
« ASSEZ ! », beugla la petite, en même temps qu'elle s'élançait vers l'autre idiote.
Son karaté ne lui avait donc pas servi pour se défendre. Et encore, son karaté n'était plus conforme à la propreté de celui que l'on lui avait enseigné. Sa paume de main sur la joue de la fille. Un horrible SLAP résonna contre les murs du couloir ; Lumah venait de donner, par réflexe ou que-sais-je, un baffe des plus violentes qu'elle pouvait. Et elle ne le regrettait pas, absolument pas. Sa rage, du moins. Qu'en était-il pour sa tristesse et sa joie ? Elles étaient sûrement effondrées, les pauvres, mais on ne pouvait plus les entendre dans la tulmute présente dans le cerveau de Lumah.
Etait-ce par dégoût envers elle-même que la petite avait une horrible envie de frapper un mur, elle n'en savait encore rien. La rage bouillonnait en elle, elle la sentait réchauffer chacun de ses muscles. La tristesse avait sûrement fait la malle à la vue de la présence imposante de celle-ci. Ou alors c'était elle, cette rage, qui avait ma tourné. La petite tremblait, les larmes lui montaient au visage, mais ce ,'était plus par tristesse. Elle s'en voulait, elle lui en voulait, elle en avez assez, d'elle et de tout.
Elle pensait au moins en avoir fini avec cela. Mais elle s'était lourdement trompée.
L'Autre lui toucha l'épaule. Toucher, c'était peu dire. Eberluée, Lumah se sentit repoussée en arrière. Trop. Trop fort pour elle, pour son sang froid. Les paroles de la fille n'étaient que poussière, elle s'en foutait royalement. La fille avait osé la toucher, c'en était trop. Elle avait osé lui reparler, en rajouter. Assez.
ASSEZ !
La petite n'avait pas réfléchi ; de fait, elle n'avait même pas laissé une seconde après que la paume de l'Autre l'ait touchée, elle n'avait pas laissé le temps pour la Serpentard d'observer le regard profond, noir, assassin, qu'elle lui avait lancé.
« ASSEZ ! », beugla la petite, en même temps qu'elle s'élançait vers l'autre idiote.
Son karaté ne lui avait donc pas servi pour se défendre. Et encore, son karaté n'était plus conforme à la propreté de celui que l'on lui avait enseigné. Sa paume de main sur la joue de la fille. Un horrible SLAP résonna contre les murs du couloir ; Lumah venait de donner, par réflexe ou que-sais-je, un baffe des plus violentes qu'elle pouvait. Et elle ne le regrettait pas, absolument pas. Sa rage, du moins. Qu'en était-il pour sa tristesse et sa joie ? Elles étaient sûrement effondrées, les pauvres, mais on ne pouvait plus les entendre dans la tulmute présente dans le cerveau de Lumah.
Amé, 19 ans, diplômée (PS, promo 43) #4B004F
Tu m'cherches ?
« ASSEZ ! »
La voix de la jeune Poufsouffle avait claqué dans le couloir telle une gifle. Un raz-de-marée puissant qui emportait tous les sons autour d’elle. Yesenia fut saisie, de tout son être, par la voix, la puissance vocale, le souffle, de la sorcière qui se tenait face à elle. Elle aurait voulu s’excuser, et lui dire qu’elle avait été trop loin en la touchant de sa petite main. Or, il était trop tard. Elle eut à peine le temps de réagir que la Jaune lui transperça la joue de sa frêle paume de main.
SLAP !
L'écho raisonnait à l'infini dans les pierres du château.
Sa tête était douloureuse, sa joue était douloureuse, et la colère qui menaçait d’éclater l’était encore plus que tout le reste. Elle garda un instant la tête baissée, le visage de profil, les yeux clos. Les cinq doigts étaient profondément marqués au fer rouge sur sa joue.
Elle porta une main sur la trace. Ça brûlait. Ça piquait. La chaleur qui s’en émanait était violente. C’était infernal. Son sang battait contre ses tempes. Son pouls s’accélérait à une vitesse folle. Les larmes salées coulèrent le long de sa joue. Ça brûlait encore plus. Elle hoqueta de douleur, de colère, et leva la tête vers la fille qui venait de la frapper au visage.
Le regard de la Jaune était plein de rage.
- T’es complètement folle, en fait. Cracha-t-elle, complètement abasourdie par ce qu’il venait de se passer.
Mais la douleur, et surtout la colère, étaient bien pires. Bien plus sournoises. Elle repoussa la fille violemment, espérant que celle-ci tombe par terre. Ses mains tremblaient, ses joues étaient en feu.
- Sérieux, c'est quoi ton problème ? Tu cherches la bagarre, c'est ça ? avait-elle dit d'une voix petite voix aiguë, les sanglots se percutant dans sa gorge.
Tu m'cherches ?
Lumah enrageait ; elle sentait chacun des ses membre comme parcourus par une énergie subite, puissante. Pareils à s'ils étaient sillonnés par de l'électricité, avec sa vitesse, son agressivité. Elle ne se sentait plus prête à frapper désormais, car cette impression s'était transformée en une évidence. Le seul Autre qui daignerait lui porter un coup se verrait en avoir une bien plus puissant que lui rendrait Lumah, sa haine.
Si elle ne savait pas pourquoi tant de colère l'avait envahie d'un coup, presque noyée dans ce sentiment tant elle perdait la raison, elle savait cependant qu'elle n'avait aucune envie de l'arrêter. Cela serait trop brutal, selon son intuition. Non, elle avait besoin de respirer, un peu. D'être libre, beaucoup.
Elle se remettrait sûrement en question plus tard, elle en était certaine d'ailleurs ; mais son océan d'expression toutes autant dangereuses la noyait, étouffait cela ; nulle question n'irait briser cet excès. Elle en avait besoin. Après tout, on le lui avait bien fait, non ? S'étaient-ils retenus, ces Autres ? S'étaient-ils posés une seule question avant de la prendre par le cou et la frapper contre le miroir ? Aucune. Et bien, comme ces Autres, Lumah avait décidé, inconsciemment, de laisser de côté ses incompréhensions nombreuses, entremêlées, hors de cette scène. Hors de son combat.
L'électricité lui était parvenue jusqu'à la main, elle la sentait crépiter sur ses doigts, elle percevait très nettement ce sentiment de chatouillis qui la démangeait presque. La baffe ne leur avait pas suffit. Ils en réclamaient encore, demandaient à frapper le visage de la fille.
Celle-ci paraissait sonnée, abasourdie ; elle ne s'y était sûrement pas attendu. C'était pour le mieux, disait la colère de Lumah, excitée. Le recul, lui, préférait se taire. Il n'avait plus le monopole sur la pensée de Lumah, désormais. Son regard de haine s'estompa cependant un peu lorsque la serpentard lui affecta le nom de folle. Non, elle ne l'était pas. Elle ne l'était pas, cette fille avait faux. Si elle avait seulement su, elle, ce que c'était de se faire taper pour des raisons véritablement futiles, et à plusieurs reprises, elle aurait pu traiter ces Autres de fous. Pas elle. Pas Lumah. Pas celle qui l'avait vécu.
« Je—suis—pas—folle », articula la petite comme si la Serpentard avait des problèmes de compréhension. Elle ne daigna pas répondre à son autre provocation. Tout cela était idiot, parfaitement.
Fulminante d'abord, puis étonné, alors qu'elle se sentit poussée en arrière - trop fort, ou était-ce elle qui était trop faible ? - et tomber comme au ralenti ; elle n'avait vu la fille s'approcher. Pourquoi s'obstinait-elle à la toucher ? Sentant le sol se rapprocher dangeureusement de sa tête déjà meurtrie de l'intérieur, Lumah ne réfléchit pas et agrippa la Serpentard ; pour l'amener dans sa chute ? Elle n'en savait rien.
Si elle ne savait pas pourquoi tant de colère l'avait envahie d'un coup, presque noyée dans ce sentiment tant elle perdait la raison, elle savait cependant qu'elle n'avait aucune envie de l'arrêter. Cela serait trop brutal, selon son intuition. Non, elle avait besoin de respirer, un peu. D'être libre, beaucoup.
Elle se remettrait sûrement en question plus tard, elle en était certaine d'ailleurs ; mais son océan d'expression toutes autant dangereuses la noyait, étouffait cela ; nulle question n'irait briser cet excès. Elle en avait besoin. Après tout, on le lui avait bien fait, non ? S'étaient-ils retenus, ces Autres ? S'étaient-ils posés une seule question avant de la prendre par le cou et la frapper contre le miroir ? Aucune. Et bien, comme ces Autres, Lumah avait décidé, inconsciemment, de laisser de côté ses incompréhensions nombreuses, entremêlées, hors de cette scène. Hors de son combat.
L'électricité lui était parvenue jusqu'à la main, elle la sentait crépiter sur ses doigts, elle percevait très nettement ce sentiment de chatouillis qui la démangeait presque. La baffe ne leur avait pas suffit. Ils en réclamaient encore, demandaient à frapper le visage de la fille.
Celle-ci paraissait sonnée, abasourdie ; elle ne s'y était sûrement pas attendu. C'était pour le mieux, disait la colère de Lumah, excitée. Le recul, lui, préférait se taire. Il n'avait plus le monopole sur la pensée de Lumah, désormais. Son regard de haine s'estompa cependant un peu lorsque la serpentard lui affecta le nom de folle. Non, elle ne l'était pas. Elle ne l'était pas, cette fille avait faux. Si elle avait seulement su, elle, ce que c'était de se faire taper pour des raisons véritablement futiles, et à plusieurs reprises, elle aurait pu traiter ces Autres de fous. Pas elle. Pas Lumah. Pas celle qui l'avait vécu.
Elle ne sait rien.
Absolument rien.
Absolument rien.
« Je—suis—pas—folle », articula la petite comme si la Serpentard avait des problèmes de compréhension. Elle ne daigna pas répondre à son autre provocation. Tout cela était idiot, parfaitement.
Fulminante d'abord, puis étonné, alors qu'elle se sentit poussée en arrière - trop fort, ou était-ce elle qui était trop faible ? - et tomber comme au ralenti ; elle n'avait vu la fille s'approcher. Pourquoi s'obstinait-elle à la toucher ? Sentant le sol se rapprocher dangeureusement de sa tête déjà meurtrie de l'intérieur, Lumah ne réfléchit pas et agrippa la Serpentard ; pour l'amener dans sa chute ? Elle n'en savait rien.
Je vais pas être la seule à chuter, tu vas voir.
Amé, 19 ans, diplômée (PS, promo 43) #4B004F
Tu m'cherches ?
Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant. Mais la situation actuelle s’était tellement dégradée, et d’une vitesse affolante, qu’il était impossible de trouver une issue moins violente.
Peut-être auraient-elles pu devenir amies, dans d’autres circonstances, peut-être auraient-elles pu rire de cette situation. Chaque action aurait pu déboucher sur un nouveau futur. Mais à ce moment bien précis, Yesenia ne pensait pas à tout cela. Elle était submergée par une colère noire qui emplissait sa poitrine et lui brûlait la gorge, prête à exploser tel un volcan endormi depuis bien trop longtemps.
Entrainée par la Poufsouffle, Yesenia chuta à son tour contre le sol froid du château. C’était la goutte de trop pour la Serpentard qui n’avait pas vu son ennemie l’agripper. Un coup traitre, se dit-elle. Lorsqu’elle percuta le sol, Yesenia sentit qu’elle avait mal quelque part, mais n’arrivait plus à définir la source de la douleur. La douleur qu’elle avait à la tête, et sur la joue, étaient bien moins supportables que le reste.
Yesenia ne voulait qu’une chose : s’éloigner au plus vite de tout ceci. Mettre de la distance entre la violence et elle. Les larmes roulèrent à nouveau sur ses joues sans qu’elle ne puisse en retenir une seule. Cependant, la colère qu’elle avait accumulée depuis sa rencontre avec la Poufsouffle ne faisait que s’intensifier. Elle n’allait pas s’en tirer comme ça.
- Mais si, insista-t-elle hystérique, t’es complètement folle !
La voix, habituellement basse et douce d’Yesenia, avait complètement disparue. Son timbre de voix était aigu et désespéré. Elle ne se reconnaissait pas elle-même. Elle agrippa la chevelure de la blonde en face d’elle, dans l’espoir de lui faire mal pour que celle-ci relâche sa prise.
- Lâche-moi ! Lâche-moi ! Répéta-t-elle, les joues en feu, les mains tremblantes.
@Lumah Greenleaf Désolée pour le retard, jolie partenaire.
Peut-être auraient-elles pu devenir amies, dans d’autres circonstances, peut-être auraient-elles pu rire de cette situation. Chaque action aurait pu déboucher sur un nouveau futur. Mais à ce moment bien précis, Yesenia ne pensait pas à tout cela. Elle était submergée par une colère noire qui emplissait sa poitrine et lui brûlait la gorge, prête à exploser tel un volcan endormi depuis bien trop longtemps.
Entrainée par la Poufsouffle, Yesenia chuta à son tour contre le sol froid du château. C’était la goutte de trop pour la Serpentard qui n’avait pas vu son ennemie l’agripper. Un coup traitre, se dit-elle. Lorsqu’elle percuta le sol, Yesenia sentit qu’elle avait mal quelque part, mais n’arrivait plus à définir la source de la douleur. La douleur qu’elle avait à la tête, et sur la joue, étaient bien moins supportables que le reste.
Yesenia ne voulait qu’une chose : s’éloigner au plus vite de tout ceci. Mettre de la distance entre la violence et elle. Les larmes roulèrent à nouveau sur ses joues sans qu’elle ne puisse en retenir une seule. Cependant, la colère qu’elle avait accumulée depuis sa rencontre avec la Poufsouffle ne faisait que s’intensifier. Elle n’allait pas s’en tirer comme ça.
- Mais si, insista-t-elle hystérique, t’es complètement folle !
La voix, habituellement basse et douce d’Yesenia, avait complètement disparue. Son timbre de voix était aigu et désespéré. Elle ne se reconnaissait pas elle-même. Elle agrippa la chevelure de la blonde en face d’elle, dans l’espoir de lui faire mal pour que celle-ci relâche sa prise.
- Lâche-moi ! Lâche-moi ! Répéta-t-elle, les joues en feu, les mains tremblantes.
@Lumah Greenleaf Désolée pour le retard, jolie partenaire.