Déchirure
Lester Threepipes s'en rappellera toute sa vie, cette journée du 2 mai 2044. La météo avait été au beau fixe et la température agréable. Une de ces belles journées de printemps comme on les appréciait tant après les rigueurs de l'hiver. Une fois de plus, il était sur le terrain, à cette occasion dans le centre de Londres à deux pas de Westminster dans le cadre de son travail comme Enchanteur du bureau de régulation des protections magiques.
Toute la procédure habituelle de Vérification et Renforcement niveau 4 avait été suivie à la lettre afin que les moldus ne s’aperçoivent de rien de ce qu ise tramais sous leur nez. La bâtisse appartenant à un haut fonctionnaire du Ministère était de nouveau dans les normes. Sa façade classée comme monument historique magique saluait poliment les passants d'un anglais british impeccable. Il était donc indispensable que les moldus qui passaient par là ne s'aperçoivent de rien. Lester était satisfait de leur labeur. Ils s'y étaient attelés à trois. Chaque membre de l'équipe possédait de nombreuses années d'ancienneté au compteur dans la fonction. Il était important que ce genre de protection dans un quartier aussi fréquenté par les moldus soit optimale car les conséquences d'un raté pourraient être catastrophique au niveau du secret magique.
Leur supérieur arriva en transplanant au moment où les trois collègues allaient rentrer au Ministère. Il était complètement paniqué. Le ministère était tombé il y a à peine quelques minutes, leur clamait-il. Il leur sommait de rentrer chez eux au plus vite. Surtout de ne pas passer par le bureau, insistait-il, car la situation était pour le moins confuse. Lui-même n'était pas présent au moment des faits mais on lui avait certifié que les assaillants avaient demandé que l'on débarrasse le plancher. Qui, pourquoi, comment, ces questions restèrent en suspens.
Le monde de Lester était occupé de s'écrouler sous ses pieds, ni plus, ni moins. Il avait consacré sa vie entière à son travail. Sa loyauté et son dévouement envers le Ministère étaient sans limite. Il lui avait toujours donné la priorité, même avant sa famille. Il savait qu'Ethan lui en voulait un peu à ce sujet. Sa merveilleuse épouse Clare ne le lui avait jamais reproché, mais il était conscient qu'elle eut préféré qu'il soit moins assidu à son travail. Et maintenant le Ministère était tombé. Mais ce n'était peut-être que temporaire? Peut-être que les forces loyales au ministère riposteraient très vite et retourneraient la situation à leur avantage? C'est empli de crainte et d'espoir qu'il rentra aussi vite que possible chez lui par le réseau de cheminée, étant incapable de transplaner.
Clare était totalement ignorante du drame qui venait de se dérouler. Son épouse moldue ne se souciait pas du monde magique tant que cela n'avait aucun impact direct envers sa famille. En l'occurence, leur enfant n'était théoriquement pas directement impacté, du moins à très court terme. Son épouse vit tout de suite que quelque chose clochait quand il rentra chez lui. Premièrement, il était inhabituellement tôt chez lui. Deuxièmement son teint livide était bien assez loquace à lui tout seul. Quand il essaya d'expliquer la situation, celle-ci compris tout de suite qu'Ethan courait un danger potentiel. Lester la rassura autant qu'il put. Il lui certifia que c'était l'un des endroits les plus sûrs au monde et que sa directrice était une des sorcières les plus puissantes de tous les temps.
Le lendemain, il apprit que Poudlard avait également subi une attaque. Il en informa son épouse, pas souci d'honnêteté. Il le regretta aussitôt. Clare fut prise d'une rage qu'il ne lui connaissait pas, maudissant le monde des sorciers dans son ensemble. La maman, inquiète pour son petit, était inconsolable. Fort heureusement, un hibou arriva au soir, leur apportant du courrier de leur fils. Ethan les rassurait qu'il allait et que tout le monde allait bien. L'école avait été sécurisée par les plus grands magiciens du monde. Il n'y avait plus rien à craindre pour lui.
Lester ne perdit pas son temps. Il sécurisa la maison en la rendant invisible aux personnes ayant de mauvaises intentions. Son épouse cessa immédiatement de servir les clients sorciers. Par sécurité, mais aussi parce qu'elle ne voulait plus en entendre parler. Il avait perdu son job, mais sa famille était saine et sauve. Et c'était finalement ce qui comptait le plus, non? La journée du 3 mai fut tellement chargée qu'il n'eut pas l'occasion d'envoyer une lettre à son fils avant le 4. Il espérait que le plus difficile soit passé et que tout reviendrait dans les plus brefs délais à la normale...
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Toute la procédure habituelle de Vérification et Renforcement niveau 4 avait été suivie à la lettre afin que les moldus ne s’aperçoivent de rien de ce qu ise tramais sous leur nez. La bâtisse appartenant à un haut fonctionnaire du Ministère était de nouveau dans les normes. Sa façade classée comme monument historique magique saluait poliment les passants d'un anglais british impeccable. Il était donc indispensable que les moldus qui passaient par là ne s'aperçoivent de rien. Lester était satisfait de leur labeur. Ils s'y étaient attelés à trois. Chaque membre de l'équipe possédait de nombreuses années d'ancienneté au compteur dans la fonction. Il était important que ce genre de protection dans un quartier aussi fréquenté par les moldus soit optimale car les conséquences d'un raté pourraient être catastrophique au niveau du secret magique.
Leur supérieur arriva en transplanant au moment où les trois collègues allaient rentrer au Ministère. Il était complètement paniqué. Le ministère était tombé il y a à peine quelques minutes, leur clamait-il. Il leur sommait de rentrer chez eux au plus vite. Surtout de ne pas passer par le bureau, insistait-il, car la situation était pour le moins confuse. Lui-même n'était pas présent au moment des faits mais on lui avait certifié que les assaillants avaient demandé que l'on débarrasse le plancher. Qui, pourquoi, comment, ces questions restèrent en suspens.
Le monde de Lester était occupé de s'écrouler sous ses pieds, ni plus, ni moins. Il avait consacré sa vie entière à son travail. Sa loyauté et son dévouement envers le Ministère étaient sans limite. Il lui avait toujours donné la priorité, même avant sa famille. Il savait qu'Ethan lui en voulait un peu à ce sujet. Sa merveilleuse épouse Clare ne le lui avait jamais reproché, mais il était conscient qu'elle eut préféré qu'il soit moins assidu à son travail. Et maintenant le Ministère était tombé. Mais ce n'était peut-être que temporaire? Peut-être que les forces loyales au ministère riposteraient très vite et retourneraient la situation à leur avantage? C'est empli de crainte et d'espoir qu'il rentra aussi vite que possible chez lui par le réseau de cheminée, étant incapable de transplaner.
Clare était totalement ignorante du drame qui venait de se dérouler. Son épouse moldue ne se souciait pas du monde magique tant que cela n'avait aucun impact direct envers sa famille. En l'occurence, leur enfant n'était théoriquement pas directement impacté, du moins à très court terme. Son épouse vit tout de suite que quelque chose clochait quand il rentra chez lui. Premièrement, il était inhabituellement tôt chez lui. Deuxièmement son teint livide était bien assez loquace à lui tout seul. Quand il essaya d'expliquer la situation, celle-ci compris tout de suite qu'Ethan courait un danger potentiel. Lester la rassura autant qu'il put. Il lui certifia que c'était l'un des endroits les plus sûrs au monde et que sa directrice était une des sorcières les plus puissantes de tous les temps.
Le lendemain, il apprit que Poudlard avait également subi une attaque. Il en informa son épouse, pas souci d'honnêteté. Il le regretta aussitôt. Clare fut prise d'une rage qu'il ne lui connaissait pas, maudissant le monde des sorciers dans son ensemble. La maman, inquiète pour son petit, était inconsolable. Fort heureusement, un hibou arriva au soir, leur apportant du courrier de leur fils. Ethan les rassurait qu'il allait et que tout le monde allait bien. L'école avait été sécurisée par les plus grands magiciens du monde. Il n'y avait plus rien à craindre pour lui.
Lester ne perdit pas son temps. Il sécurisa la maison en la rendant invisible aux personnes ayant de mauvaises intentions. Son épouse cessa immédiatement de servir les clients sorciers. Par sécurité, mais aussi parce qu'elle ne voulait plus en entendre parler. Il avait perdu son job, mais sa famille était saine et sauve. Et c'était finalement ce qui comptait le plus, non? La journée du 3 mai fut tellement chargée qu'il n'eut pas l'occasion d'envoyer une lettre à son fils avant le 4. Il espérait que le plus difficile soit passé et que tout reviendrait dans les plus brefs délais à la normale...
Dernière modification par Ethan Threepipes le 17 mars 2020, 14:35, modifié 1 fois.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Déchirure
Quelle joie de retrouver son père le 20 juin à la la gare de King's Cross! Ethan avait tellement hâte de retrouver sa famille qu'il en oubliait d'être triste de quitter tous ses amis et son quotidien en général à Poudlard pour un peu plus de deux mois. Il avait adoré sa première année et se sentait comme à la maison chez Poufsouffle. La seule véritable ombre au tableau était les événements du deux mai qui lui resterait toujours gravé dans sa mémoire. Depuis, malgré les lettres rassurantes de son papa, il n'y avait pas une journée qui passait sans que ses pensées soient dirigées vers sa famille. Il en était arrivé à décompter les jours pour leurs retrouvailles.
Le retour vers la maison se fit par magicobus, que le père trouva préférable au réseau de cheminées. Ethan bombarda son père de question pendant le trajet.
- Maman va bien?
- Oui, bien sûr. Maman se porte bien.
- Et comment va Mathilda?
- Ta petite sœur va très bien aussi, rassure-toi.
- Est-ce qu'elles comprennent toutes les deux la situation?
- Ta maman a compris que ce n'est plus comme avant dans le monde des sorciers, répondit prudemment son père. On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber dans le bus. J'ai expliqué certaines choses à Mathilda avec des mots simples mais elle ne saisit bien évidemment pas les enjeux. Tout ce qu'elle veut savoir, c'est si tu vas bien.
- Et toi papa, tu fais quoi de tes journées?
- Je m'occupe de choses de grands. Tu ne comprendrais pas encore, mentit-il. En réalité, il ruminait la perte de son job et noyait son chagrin de la disparition du Ministère de la Magie en s’entraînant à perfectionner ses connaissances en sorts de dissimulation.
- On a été embêté par chez nous?
- Non, ne t'inquiète pas. Tout est calme. Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement.
Une fois arrivé au pas de la porte du manoir, Ethan sprinta à l'intérieur et cria qu'il était de retour. Le câlin que lui fit sa maman l'avait pratiquement étouffé. Elle pleura de joie et de soulagement de revoir son fils en pleine forme. Sa petite sœur adorée arriva ensuite à l'aide de sa chaise roulante. Ce fut au tour d'Ethan de fondre en larmes d'émotion. Elle n'avait pas changé d'un iota depuis les vacances de Pâques. Son instinct de grand frère protecteur avait été mis à mal en étant éloigné d'elle alors que le monde des sorciers basculait. Il était rassuré de savoir papa à la maison. Lui, il saurait quoi faire si cela devait dégénérer. Il était sûr qu'il n'abandonnerait jamais sa famille. Surtout maintenant qu'il avait perdu son job, lui souffla une petite voix intérieure un peu amère.
Les premiers jours passés à la maison terminèrent de rassurer Ethan. Tout était effectivement calme. Il put retrouver l'amour de sa vie, son surf, et glisser sur les vagues avec ses amis moldus. Comment avait-t-il pu se passer de ces sensations enivrantes pendant dix mois? Seul le comportement de son père l'inquiétait. Celui-ci ne quittait pour ainsi dire jamais le domicile familial. Il passait le plus clair de ses journées enfermé dans son bureau. Ethan essuya un refus net quand il lui demanda de se rendre aux Pays-Bas pour la Coupe du Monde de Quidditch. Ce fut pareil quand il voulut revoir des personnes de Poudlard. La raison invoquée était invariablement la même: trop dangereux, trop risqué. Vivrait-il le reste de ses jours reclus pratiquement comme un ermite? La seule exception qu'il consentit, ce fut la célébration des douze ans d'Ethan dans un restaurent moldu. Il fallait réunir la famille sorcière du père et la famille moldue de la mère dans un lieu neutre. Lester n'avait eu d'autre choix que d'accepter.
L'été continua de dérouler ses journées et septembre finit par pointer le bout de son nez. La rentrée des classes sonna comme une délivrance pour Ethan. Il adorait sa mère, sa petite sœur, le surf et ses amis moldus, il adorait aussi son père, mais il n'en pouvait plus de l'ambiance lourde que ce dernier imposait à sa famille dans cette sorte d'état second. Comme s'il était présent physiquement mais pas tout à fait mentalement. La perte de son travail et la disparition du Ministère avaient de toute évidence retiré sa joie de vivre au papa d'Ethan. On ne savait pas très bien s'il vivait dans le passé ou s'il espérait un avenir meilleur, mais il était évident que le présent avait peu d'importance pour lui.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Le retour vers la maison se fit par magicobus, que le père trouva préférable au réseau de cheminées. Ethan bombarda son père de question pendant le trajet.
- Maman va bien?
- Oui, bien sûr. Maman se porte bien.
- Et comment va Mathilda?
- Ta petite sœur va très bien aussi, rassure-toi.
- Est-ce qu'elles comprennent toutes les deux la situation?
- Ta maman a compris que ce n'est plus comme avant dans le monde des sorciers, répondit prudemment son père. On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber dans le bus. J'ai expliqué certaines choses à Mathilda avec des mots simples mais elle ne saisit bien évidemment pas les enjeux. Tout ce qu'elle veut savoir, c'est si tu vas bien.
- Et toi papa, tu fais quoi de tes journées?
- Je m'occupe de choses de grands. Tu ne comprendrais pas encore, mentit-il. En réalité, il ruminait la perte de son job et noyait son chagrin de la disparition du Ministère de la Magie en s’entraînant à perfectionner ses connaissances en sorts de dissimulation.
- On a été embêté par chez nous?
- Non, ne t'inquiète pas. Tout est calme. Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement.
Une fois arrivé au pas de la porte du manoir, Ethan sprinta à l'intérieur et cria qu'il était de retour. Le câlin que lui fit sa maman l'avait pratiquement étouffé. Elle pleura de joie et de soulagement de revoir son fils en pleine forme. Sa petite sœur adorée arriva ensuite à l'aide de sa chaise roulante. Ce fut au tour d'Ethan de fondre en larmes d'émotion. Elle n'avait pas changé d'un iota depuis les vacances de Pâques. Son instinct de grand frère protecteur avait été mis à mal en étant éloigné d'elle alors que le monde des sorciers basculait. Il était rassuré de savoir papa à la maison. Lui, il saurait quoi faire si cela devait dégénérer. Il était sûr qu'il n'abandonnerait jamais sa famille. Surtout maintenant qu'il avait perdu son job, lui souffla une petite voix intérieure un peu amère.
Les premiers jours passés à la maison terminèrent de rassurer Ethan. Tout était effectivement calme. Il put retrouver l'amour de sa vie, son surf, et glisser sur les vagues avec ses amis moldus. Comment avait-t-il pu se passer de ces sensations enivrantes pendant dix mois? Seul le comportement de son père l'inquiétait. Celui-ci ne quittait pour ainsi dire jamais le domicile familial. Il passait le plus clair de ses journées enfermé dans son bureau. Ethan essuya un refus net quand il lui demanda de se rendre aux Pays-Bas pour la Coupe du Monde de Quidditch. Ce fut pareil quand il voulut revoir des personnes de Poudlard. La raison invoquée était invariablement la même: trop dangereux, trop risqué. Vivrait-il le reste de ses jours reclus pratiquement comme un ermite? La seule exception qu'il consentit, ce fut la célébration des douze ans d'Ethan dans un restaurent moldu. Il fallait réunir la famille sorcière du père et la famille moldue de la mère dans un lieu neutre. Lester n'avait eu d'autre choix que d'accepter.
L'été continua de dérouler ses journées et septembre finit par pointer le bout de son nez. La rentrée des classes sonna comme une délivrance pour Ethan. Il adorait sa mère, sa petite sœur, le surf et ses amis moldus, il adorait aussi son père, mais il n'en pouvait plus de l'ambiance lourde que ce dernier imposait à sa famille dans cette sorte d'état second. Comme s'il était présent physiquement mais pas tout à fait mentalement. La perte de son travail et la disparition du Ministère avaient de toute évidence retiré sa joie de vivre au papa d'Ethan. On ne savait pas très bien s'il vivait dans le passé ou s'il espérait un avenir meilleur, mais il était évident que le présent avait peu d'importance pour lui.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Déchirure
Alors que les vacances avaient été l'occasion d'une trêve bienvenue, le mois de septembre rappela à tout le monde que le monde sorcier était en ébullition. Les attentats de Londres avaient sonné comme un coup de semonce. Le poste de télévision crachait les nouvelles, les caméras étant braquées sur le 10 Downing Street. Clare, la maman d'Ethan, était inquiète. Qui avait bien pu provoquer un acte aussi violent? Pourquoi?
La réponse vint le lendemain avec la Gazette des Sorciers. Lester était abasourdi, Clare découragée. La situation semblait déraper entre leurs deux univers. Lester se sentait désolé et coupable de son impuissance. Qu'aurait-il pu faire, de toute façon?
Un peu moins de deux mois plus tard, alors qu'il venait à espérer que le bon sens reprenait ses droits, il eut vent des événement qui survinrent lors du bal d'Halloween à Poudlard. Il n'en toucha pas un mot à son épouse, de peur qu'elle panique à nouveau. Un échange de hibou avec Ethan le rassura pleinement. Celui-ci n'avait pas participé à la fête car il avait regardé un film avec des amis. Il était étonné que l'école dispose de ce genre de commodités moldues mais ce n'était qu'un détail. Le principal était que son fils n'ait pas eu à subir l'assaut de ces enfants endoctrinés. Clare ne sut jamais rien, et c'était mieux ainsi.
Dans le même temps, le flux de mauvaises nouvelles s'accentua avec le démolissement meurtrier de Sainte-Mangouste, la vidéo de l’affrontement entre les deux Obscurus dans les rues de Londres dont le premier ministre moldu accusa le monde sorcier, l'emprisonnement d'une sorcière par les moldus et l'exclusion de la Grande-Bretagne de la Confédération internationale des sorciers.
Lester était particulièrement préoccupé par l'allocution du premier ministre et l'emprisonnement de la sorcière par les moldus. Pourquoi le Conseil des Sorciers n'essayait-il pas de garder intact le Secret Magique? Encore plus dans ces conditions? Il était évident que le monde magique apparaissait sous son plus mauvais jour. Tout le travail d'une vie était semblait être réduit à néant. Clare aussi semblait de plus en plus chiffonée. On lui avait fait des remarques désobligeante en ville. Il savait pertinemment qu'il n'avait pas toujours réalisé les efforts vestimentaires nécessaires pour se confondre dans la foule moldue. Cela n'avait jamais eu de répercussion jusqu'à aujourd'hui. Certaines clientes de son épouse s'étaient souvenues des habits étranges supprimés des étalages depuis le 2 mai. Le lien avait été fait avec les sorciers apparaissant dans les médias.
Au début, cela n'avait été limité qu'à quelques chuchotements sur son passage, qui se voulaient discrets sans vraiment l'être. Mais au bout de quelques temps, certains personnes devinrent désagréables avec sa femme. Début décembre, ce fut la caissière de la supérette au coin de leur rue qu'elle côtoyait depuis toujours qui fit déborder le vase. L'employée n'avait certes jamais brillé par son tact, mais elle disait tout haut ce que d'autres partageaient également.
- On ne voit plus beaucoup Lester ces derniers temps, dit la caissière relativement froidement à Clare.
- Oh, vraiment? C'est bien possible, il est fort occupé, vous savez.
- A préparer un mauvais coup avec ses amis qui détruisent nos rues et qui s'en prennent à notre Premier Ministre? demanda la caissière. Le sarcasme n'était aucunement dissimulé dans le ton de sa voix.
Lester était bien ennuyé que l'on s'en prenne à son épouse. Elle était de plus en plus malheureuse, se sentait de plus en plus oppressée par une situation sur laquelle elle n'avait absolument aucune influence. Il décidèrent ensemble que le mieux serait encore le déménagement avant que cela ne dégénère totalement. Lui, il s'habillerait dorénavant comme un moldu afin de passer inaperçu. Ils avaient dégoté un cottage tout à fait charmant, à louer, dans un village à proximité de Hastings. Le déménagement était prévu début du mois de janvier. En attendant, il fallait annoncer la nouvelle à Ethan. De plus Clare refusait que son fils vienne à Brigthon pendant les vacances. Elle avait peur qu'il ne soit plus en sécurité ici et elle craignait que ses amis moldus ne le rejettent. Pour l'instant il était impossible de dire qui ne tolérait plus tout à fait, voire plus du tout, leur présence. Lester prit son courage à deux mains et contacta son fils par hibou.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
La réponse vint le lendemain avec la Gazette des Sorciers. Lester était abasourdi, Clare découragée. La situation semblait déraper entre leurs deux univers. Lester se sentait désolé et coupable de son impuissance. Qu'aurait-il pu faire, de toute façon?
Un peu moins de deux mois plus tard, alors qu'il venait à espérer que le bon sens reprenait ses droits, il eut vent des événement qui survinrent lors du bal d'Halloween à Poudlard. Il n'en toucha pas un mot à son épouse, de peur qu'elle panique à nouveau. Un échange de hibou avec Ethan le rassura pleinement. Celui-ci n'avait pas participé à la fête car il avait regardé un film avec des amis. Il était étonné que l'école dispose de ce genre de commodités moldues mais ce n'était qu'un détail. Le principal était que son fils n'ait pas eu à subir l'assaut de ces enfants endoctrinés. Clare ne sut jamais rien, et c'était mieux ainsi.
Dans le même temps, le flux de mauvaises nouvelles s'accentua avec le démolissement meurtrier de Sainte-Mangouste, la vidéo de l’affrontement entre les deux Obscurus dans les rues de Londres dont le premier ministre moldu accusa le monde sorcier, l'emprisonnement d'une sorcière par les moldus et l'exclusion de la Grande-Bretagne de la Confédération internationale des sorciers.
Lester était particulièrement préoccupé par l'allocution du premier ministre et l'emprisonnement de la sorcière par les moldus. Pourquoi le Conseil des Sorciers n'essayait-il pas de garder intact le Secret Magique? Encore plus dans ces conditions? Il était évident que le monde magique apparaissait sous son plus mauvais jour. Tout le travail d'une vie était semblait être réduit à néant. Clare aussi semblait de plus en plus chiffonée. On lui avait fait des remarques désobligeante en ville. Il savait pertinemment qu'il n'avait pas toujours réalisé les efforts vestimentaires nécessaires pour se confondre dans la foule moldue. Cela n'avait jamais eu de répercussion jusqu'à aujourd'hui. Certaines clientes de son épouse s'étaient souvenues des habits étranges supprimés des étalages depuis le 2 mai. Le lien avait été fait avec les sorciers apparaissant dans les médias.
Au début, cela n'avait été limité qu'à quelques chuchotements sur son passage, qui se voulaient discrets sans vraiment l'être. Mais au bout de quelques temps, certains personnes devinrent désagréables avec sa femme. Début décembre, ce fut la caissière de la supérette au coin de leur rue qu'elle côtoyait depuis toujours qui fit déborder le vase. L'employée n'avait certes jamais brillé par son tact, mais elle disait tout haut ce que d'autres partageaient également.
- On ne voit plus beaucoup Lester ces derniers temps, dit la caissière relativement froidement à Clare.
- Oh, vraiment? C'est bien possible, il est fort occupé, vous savez.
- A préparer un mauvais coup avec ses amis qui détruisent nos rues et qui s'en prennent à notre Premier Ministre? demanda la caissière. Le sarcasme n'était aucunement dissimulé dans le ton de sa voix.
Lester était bien ennuyé que l'on s'en prenne à son épouse. Elle était de plus en plus malheureuse, se sentait de plus en plus oppressée par une situation sur laquelle elle n'avait absolument aucune influence. Il décidèrent ensemble que le mieux serait encore le déménagement avant que cela ne dégénère totalement. Lui, il s'habillerait dorénavant comme un moldu afin de passer inaperçu. Ils avaient dégoté un cottage tout à fait charmant, à louer, dans un village à proximité de Hastings. Le déménagement était prévu début du mois de janvier. En attendant, il fallait annoncer la nouvelle à Ethan. De plus Clare refusait que son fils vienne à Brigthon pendant les vacances. Elle avait peur qu'il ne soit plus en sécurité ici et elle craignait que ses amis moldus ne le rejettent. Pour l'instant il était impossible de dire qui ne tolérait plus tout à fait, voire plus du tout, leur présence. Lester prit son courage à deux mains et contacta son fils par hibou.
Quand Ethan lut le parchemin, ce fut l'incompréhension qui dominait ses sentiments, avec tout de même une belle pointe de déception. Il aurait bien voulu dire au revoir à sa chambre même si, selon toute vraisemblance, ce n'était pas un adieu. Maigre consolation. Il aurait aussi souhaité revoir sa sœur, et bien sûr papa, maman et les potes. Il était tellement convaincu qu'il reverrait tout le monde dans les jours qui suivaient qu'il sentit un grand vide l'enhahir. Il ne put éviter de commencer à s'inquiéter pour sa famille, même si le problème allait apparemment être rapidement réglé. Il se remémora l'ambiance pesante à la maison pendant les vacances d'été et tenta de s'autoperuader qu'il n'y avait pas que des désavantages à rester au château, loin des siens...Brighton, le 17 décembre 2044
Mon cher Titi,
Tout se passe bien pour toi à l'école? Au manoir tout le monde se porte bien. Cependant, ta maman est quelque peu troublée par les récents événements. Certains moldus commencent à être nerveux. A Brighton malheureusement aussi. Nous avons décidé de temporairement changer d'air pour le bien de toute le monde, le temps que la situation se calme. Nous avons trouvé une charmante demeure dans les environs de Hastings comme ça nous serons toujours proche de la mer. Nous allons profiter des deux semaines qui vont suivre pour préparer le déménagement. Maman et moi pensons qu'il est préférable que tu restes à Poudlard. Ce ne sera pas amusant pour toi ici, tu comprends?
Je sais que tu dois être surpris de mon hibou. Peut-être seras-tu même fâché. Je t'assure que nous faisons cela pour toi et pour que tout se passe au mieux. Ta maman et ta sœur t'embrassent très fort! Nous t'envoyons plein de bisous d'amour! Je te promets de t'écrire pendant les vacances!
Ton Papa qui t'adore
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Déchirure
Le déménagement s'était déroulé sans accroc. Le nouveau foyer familial était situé à l'écart du centre du village, ce qui était parfait pour la discrétion. Lester avait lancé les sorts de protection sur la maison aussi furtivement que possible. Il avait profité d'une nuit sans lune et avait gardé sa baguette cachée en la recouvrant d'un sac en plastique. Mais il savait maintenant que ce n'était qu'une piètre défense quand on était obligé de sortir de chez soi.
L'escalade tant redoutée entre les sorciers et les moldus survint alors qu'ils finissaient de ranger le contenu du dernier carton. Les cadavres de sorciers retrouvés disséminés au travers du pays, les représailles sorcières contre les forces de l'ordre moldue et surtout l'incitation du premier ministre moldu à la dénonciation des voisins sorciers, c'était autant de coups portés au moral de Lester et de Clare. Lester ne sortait déjà plus beaucoup avant, désormais il refusait encore tout contact avec le monde extérieur. Il se sentait piégé.
A la maison, la tension était palpable. Clare n'en pouvait plus. Elle avait besoin de prendre l'air et même si son mari était capable de faire apparaître de la nourriture en profusion, elle avait le besoin vital d'aller faire ses courses elle-même. Elle refusait catégoriquement de rester enfermée toute la journée, toute la semaine. Quel crime avait-elle commis pour qu'elle soit consignée à résidence? Cette situation lui pesait de plus en plus. Elle aimait son mari, à priori elle n'avait rien contre la communauté sorcière, mais c'était devenu invivable pour elle. Le plus frutrant, c'était sa fille, déficiente mentalement, incapable de maitriser sa magie. Mathilda ne saisissait tout simplement pas la gravité de la situation. Donc quand l'envie lui prenait de faire flotter entre ses mains légèrement écartées l'objet qui retenait son attention du moment, elle le faisait sans se soucier du monde qui l'entourait. C'était le seul sort qu'elle maitrisait réellement. Malheureusement il était impossible de l'empêcher de le lancer car elle ne disposait pas de baguette magique et le lançait donc à mains nues. La promener en présence de moldus relevait du pur suicide par les temps qui courraient. Même pour Clare ce n'était pas évident de se promener en dehors de chez elle. Elle était suspecte par défaut car c'était une nouvelle venue dans le coin. Le climat de paranoïa général était détestable et gagnait de plus en plus de monde. Les médias remplissaient à merveille leur rôle de désinformation à la solde de leur gouvernement.
La découverte du ministère de la Magie par l'armée britannique fut la goute de trop pour Lester. Il voulait se rendre utile. Rester cloitré ne servirait à personne et son mariage en pâtissait. Son humeur continuellement taciturne et maussade se frottant aux frustrations de Clare provoquait de plus en plus souvent des étincelles, et il ne faudrait plus grand chose pour que leur relation ne s'embrase définitivement. Ce n'est pas de qu'il désirait. Son épouse non plus. Ils s'aimaient toujours, ils le savait, mais leurs deux mondes devenaient inconciliables. Même leur fille semblait malheureuse, probablement sensible aux tensions qui régnait sous leur toit. Ils finirent par se rendre à l'évidence: tant que cette situation perdurerait, il était préférable pour le bien de tous de prendre ses distances.
L'heure des adieux vint bien trop vite mais sonnait également comme une délivrance.
- Maman va faire un long voyage, expliqua Lester à sa fille.
- Mais pourquoi ça? demanda une Mathilda désorientée, sentant que quelque chose ne tournait pas rond.
- Parce qu'il le faut ma puce, lui répondit sa maman la gorge nouée, luttant pour retenir ses larmes.
- On ne peut pas venir avec toi?
- Ce n'est pas possible, ma chérie. Là où je vais, ton papa et toi ne vous amuseriez pas du tout, tu comprends?
- Je comprends, répondit bravement la petite fille en ne comprenant rien du tout, les larmes ruisselant sur ses joues. Je t'aime maman! dit-elle en lançant ses bras autour de sa maman pour lui faire un dernier câlin.
Clare se rendit chez sa sœur, Chloe Seasony, également la marraine d'Ethan, dans un petit village de Cornouailles. De son côté, Lester conduisit sa fille chez sa mère dans un petit village sorcier situé dans le fin fond du Hampshire. Elle y serait en sécurité et serait choyée par sa grand-mère. Il expliqua à sa fille qu'il avait un travail très important à faire et qu'il était aussi obligé de s'en aller. Il viendrait la visiter aussi souvent qu'il le pourrait. Au fond de lui-même, il savait qu'il n'en aurait pas l'occasion avant longtemps. Mathilda pleurait à chaudes larmes quand il la laissa derrière lui.
Il ne pouvait désormais plus postposer l'écriture du parchemin à son fils qui était resté à Poudlard. Ce serait certainement la lettre la plus difficile qu'il ait à écrire de sa vie. Il savait à quel point Ethan était attaché à sa famille. Il ne s'attendait pas à ce que son fils le comprenne. Ce qui lui permettait d'avancer, c'était la conviction que tout ce qu'il ferait à partir de maintenant, c'était pour assurer un avenir aussi beau que possible à sa famille. Une fois la lettre envoyée, il rejoignit son contact, un copain d'enfance, avec qui il avait échangé dans le courant du mois de décembre. Dès ce 24 janvier 2045, il serait membre du Réveil. Ils n'avaient apparemment pas besoin d'un profil comme le sien, donc il s'engagea personnel du refuge. Il ne changerait pas le cours de l'Histoire, mais sans l'aide des "petites mains", les personnes influentes ne seraient rien non plus.
A Poudlard, alors qu'il mangeait le repas du soir à la table des Poufsouffle, Ethan avait été très excité de recevoir un courrier. Il avait tout de suite reconnu l'écriture de son père. Il prit immédiatement connaissance des nouvelles que la chouette de son patenel lui apportait.
Le Poufsouffle se leva du banc, le regard toujours perdu dans le vide. Il se rendit jusqu'au dortoir comme un automate connaissant le chemin par cœur. En cours de route, il fit l'inventaire de ses nouvelles priorités après la déchirure de sa famille. Orphéa s'afficha tout de suite à l'avant plan de ses pensées. Megan aussi prenait une place à part. D'autres amis, comme Adulith, faisaient partie de ses proches. Poufsouffle était-elle sa nouvelle maison "pour de vrai"? Le MERLIN gravit les échelons de ses priorités. Il ferait ce qui est en son pouvoir afin d'endiguer cette haine qui semblait prendre le monde en otage et ce groupe d'élève était le mieux placé l'aider à mener ce combat.
Une fois arrivé dans sa chambre, il fouilla frénétiquement sa malle jusqu'à ce qu'il trouve le jeu de carte moldu que Mathilda lui avait offert à Noël par hibou interposé. Elle avait trouvé amusant le tour de magie qu'elle avait vu à la télévision. De ce fait, elle en offrit un à son frère comme cadeau de Noël, sachant qu'il était à l'école de magie. Ethan alla se réfugier sous la couverture de son lit, laissant libre court à ses pleurs, le jeu de carte serré contre lui.
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
L'escalade tant redoutée entre les sorciers et les moldus survint alors qu'ils finissaient de ranger le contenu du dernier carton. Les cadavres de sorciers retrouvés disséminés au travers du pays, les représailles sorcières contre les forces de l'ordre moldue et surtout l'incitation du premier ministre moldu à la dénonciation des voisins sorciers, c'était autant de coups portés au moral de Lester et de Clare. Lester ne sortait déjà plus beaucoup avant, désormais il refusait encore tout contact avec le monde extérieur. Il se sentait piégé.
A la maison, la tension était palpable. Clare n'en pouvait plus. Elle avait besoin de prendre l'air et même si son mari était capable de faire apparaître de la nourriture en profusion, elle avait le besoin vital d'aller faire ses courses elle-même. Elle refusait catégoriquement de rester enfermée toute la journée, toute la semaine. Quel crime avait-elle commis pour qu'elle soit consignée à résidence? Cette situation lui pesait de plus en plus. Elle aimait son mari, à priori elle n'avait rien contre la communauté sorcière, mais c'était devenu invivable pour elle. Le plus frutrant, c'était sa fille, déficiente mentalement, incapable de maitriser sa magie. Mathilda ne saisissait tout simplement pas la gravité de la situation. Donc quand l'envie lui prenait de faire flotter entre ses mains légèrement écartées l'objet qui retenait son attention du moment, elle le faisait sans se soucier du monde qui l'entourait. C'était le seul sort qu'elle maitrisait réellement. Malheureusement il était impossible de l'empêcher de le lancer car elle ne disposait pas de baguette magique et le lançait donc à mains nues. La promener en présence de moldus relevait du pur suicide par les temps qui courraient. Même pour Clare ce n'était pas évident de se promener en dehors de chez elle. Elle était suspecte par défaut car c'était une nouvelle venue dans le coin. Le climat de paranoïa général était détestable et gagnait de plus en plus de monde. Les médias remplissaient à merveille leur rôle de désinformation à la solde de leur gouvernement.
La découverte du ministère de la Magie par l'armée britannique fut la goute de trop pour Lester. Il voulait se rendre utile. Rester cloitré ne servirait à personne et son mariage en pâtissait. Son humeur continuellement taciturne et maussade se frottant aux frustrations de Clare provoquait de plus en plus souvent des étincelles, et il ne faudrait plus grand chose pour que leur relation ne s'embrase définitivement. Ce n'est pas de qu'il désirait. Son épouse non plus. Ils s'aimaient toujours, ils le savait, mais leurs deux mondes devenaient inconciliables. Même leur fille semblait malheureuse, probablement sensible aux tensions qui régnait sous leur toit. Ils finirent par se rendre à l'évidence: tant que cette situation perdurerait, il était préférable pour le bien de tous de prendre ses distances.
L'heure des adieux vint bien trop vite mais sonnait également comme une délivrance.
- Maman va faire un long voyage, expliqua Lester à sa fille.
- Mais pourquoi ça? demanda une Mathilda désorientée, sentant que quelque chose ne tournait pas rond.
- Parce qu'il le faut ma puce, lui répondit sa maman la gorge nouée, luttant pour retenir ses larmes.
- On ne peut pas venir avec toi?
- Ce n'est pas possible, ma chérie. Là où je vais, ton papa et toi ne vous amuseriez pas du tout, tu comprends?
- Je comprends, répondit bravement la petite fille en ne comprenant rien du tout, les larmes ruisselant sur ses joues. Je t'aime maman! dit-elle en lançant ses bras autour de sa maman pour lui faire un dernier câlin.
Clare se rendit chez sa sœur, Chloe Seasony, également la marraine d'Ethan, dans un petit village de Cornouailles. De son côté, Lester conduisit sa fille chez sa mère dans un petit village sorcier situé dans le fin fond du Hampshire. Elle y serait en sécurité et serait choyée par sa grand-mère. Il expliqua à sa fille qu'il avait un travail très important à faire et qu'il était aussi obligé de s'en aller. Il viendrait la visiter aussi souvent qu'il le pourrait. Au fond de lui-même, il savait qu'il n'en aurait pas l'occasion avant longtemps. Mathilda pleurait à chaudes larmes quand il la laissa derrière lui.
Il ne pouvait désormais plus postposer l'écriture du parchemin à son fils qui était resté à Poudlard. Ce serait certainement la lettre la plus difficile qu'il ait à écrire de sa vie. Il savait à quel point Ethan était attaché à sa famille. Il ne s'attendait pas à ce que son fils le comprenne. Ce qui lui permettait d'avancer, c'était la conviction que tout ce qu'il ferait à partir de maintenant, c'était pour assurer un avenir aussi beau que possible à sa famille. Une fois la lettre envoyée, il rejoignit son contact, un copain d'enfance, avec qui il avait échangé dans le courant du mois de décembre. Dès ce 24 janvier 2045, il serait membre du Réveil. Ils n'avaient apparemment pas besoin d'un profil comme le sien, donc il s'engagea personnel du refuge. Il ne changerait pas le cours de l'Histoire, mais sans l'aide des "petites mains", les personnes influentes ne seraient rien non plus.
A Poudlard, alors qu'il mangeait le repas du soir à la table des Poufsouffle, Ethan avait été très excité de recevoir un courrier. Il avait tout de suite reconnu l'écriture de son père. Il prit immédiatement connaissance des nouvelles que la chouette de son patenel lui apportait.
Le regard d'Ethan devint vitreux et partit dans le vague. Le brouhaha du repas s'éloigna de sa conscience. Son père n'avait pas mentionné où il était parti vivre. Il ne savait même pas comment le joindre. Quand il réalisa que les quatre membres de sa familles vivaient dans des lieux différents, quelque chose se brisa en lui. Sa mère et son père avaient abandonné sa sœur qu'il adorait par dessus tout. Plus personne ne viendrait le chercher à la voie 9 ³/4.Mon Titi,
Je suis contraint de t'apporter une nouvelle fois des nouvelles qui ne vont pas te faire plaisir. La situation devenait intenable pour nous 3 ici. La pression qu'exerce sur notre famille mixte la guerre entre les moldus et les sorciers était devenue insoutenable. C'est pour quoi ta maman et moi-même avons décidé de prendre des distances temporairement. Tu dois savoir que nous nous aimons toujours comme au premier jour et que nous nous retrouverons dès que le monde ne sera plus à feu et à sang.
Ta maman est allé vivre chez ta marraine et ta sœur chez mamy Judith. Ne t'inquiète pas pour elle car tu sais qu'elle y sera bien. Il est préférable que tu restes à Poudlard aussi longtemps qu'il le faudra.
Ta maman et ta soeur te transmettent leur amour. Moi aussi tu sais que je t'aime, mon fils.Oh, et ta maman te rappelle de ne pas oublier de te brosser les dents deux fois par jour.
A bientôt mon fils,
Ton papa qui t'aime
Le Poufsouffle se leva du banc, le regard toujours perdu dans le vide. Il se rendit jusqu'au dortoir comme un automate connaissant le chemin par cœur. En cours de route, il fit l'inventaire de ses nouvelles priorités après la déchirure de sa famille. Orphéa s'afficha tout de suite à l'avant plan de ses pensées. Megan aussi prenait une place à part. D'autres amis, comme Adulith, faisaient partie de ses proches. Poufsouffle était-elle sa nouvelle maison "pour de vrai"? Le MERLIN gravit les échelons de ses priorités. Il ferait ce qui est en son pouvoir afin d'endiguer cette haine qui semblait prendre le monde en otage et ce groupe d'élève était le mieux placé l'aider à mener ce combat.
Une fois arrivé dans sa chambre, il fouilla frénétiquement sa malle jusqu'à ce qu'il trouve le jeu de carte moldu que Mathilda lui avait offert à Noël par hibou interposé. Elle avait trouvé amusant le tour de magie qu'elle avait vu à la télévision. De ce fait, elle en offrit un à son frère comme cadeau de Noël, sachant qu'il était à l'école de magie. Ethan alla se réfugier sous la couverture de son lit, laissant libre court à ses pleurs, le jeu de carte serré contre lui.
Fin du RP
Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily