Je n'fais rien que des bêtises...

Mi-Mars 2045

Depuis quelques temps, Noah se promenait partout dans le château, sourire aux lèvres. On le reconnaissait très souvent et de nombreux camarades, de classe ou non, le saluait. Il répondait toujours : par de grands signes de main ou par de grand sourire. A l’occasion, il distribuait des chocogrenouilles quand il croisait quelqu’un qui semblait triste ou en colère. Il connaissait le pouvoir du chocolat et voulait exprimer aux autres sa joie de vivre. Il espérait « déteindre » sur eux. Il voulait les aider et leur dire qu’ils les aimaient, tous autant qu’ils étaient, malgré leurs défauts ou leurs difficultés. Ils estimaient que tous méritaient d’être heureux et aimés.

Il déambulait le matin, le midi et même le soir, avant et après les repas, après les cours, entre les cours, souvent en sifflotant, parfois même en dansant. Même lorsqu’il réfléchissait à ses devoirs, il le faisait en se promenant, dans le parc ou dans les couloirs les jours de mauvais temps notamment.

D’ailleurs, la journée s’annonçait particulièrement maussade. D’abord il n’avait pas cours, avait terminé ses devoirs, le temps, froid pour la saison, était à la pluie et à l’orage. Aujourd’hui il n’était pas question de mettre le nez dehors, et pour la première fois depuis longtemps, il s’ennuyait.

La télévision lui manquait ! Alors qu’il ne la regardait plus depuis des années, il eut soudainement envie de s’abrutir un peu. Pas de regarder un documentaire non, mais plutôt quelque chose ramollissant le cerveau… Il imagina alors ce que ses anciens voisins et camarades y regardait en ce moment.
Pris sans ses pensées, il manqua de renverser une jeune fille, vêtue de la tenue rouge et or…

@Pénélope Siam
Dernière modification par Noah Jonhson le 18 mars 2020, 16:25, modifié 1 fois.

La parole est d'argent mais le silence est d'or...

Je n'fais rien que des bêtises...
Pénélope s'ennuyait à mourir, pas envie d'aller en cours, elle avait séché comme dans ses habitudes quand elle n'est pas dans ses "baskets"... Elle se baladait dans les couloirs en espérant passer inaperçue. Et elle y arrivait parfaitement. Les gens ne se posaient pas de questions en la voyant, ils devaient être trop occupé pas leurs cours, ou journée, pleins de choses quoi ! Parfois Pénélope se disait qu'elle aimerait bien pouvoir lire dans les pensées des gens ... Pas les plus intimes bien sûre ni les négatives ! Mais quand elle les croises de pouvoir savoir où ils vont , pour voir qui, dans quelle but ?  Pénélope était plongée dans ses pensées quand soudain elle se fit renverser par un aiglon. Pénélope se redressa rapidement et le regarda. C'était un rouquin aux beaux yeux bleus presque turquoises dissimulées par ses lunettes. Pénélope secoua sa robe de classe et fit un sourire gêné au rouquin et lui dit :

- Olalaaa je suis vraiment hyper désolée... J'étais encore plongée dans mes pensées, et je ne regardais pas devant moi et voilà le résultat hehee ! Je suis beaucoup trop maladroite, et parfois je peux tomber toute seule t'imagine la loose ??! Bon je sais même pas pourquoi je te raconte tout ça... Je vais y aller, hein, salut et encore désolée !

La fillette regarda en l'air gênée et se retourna, et commença à partir sans apercevoir qu'elle avait laissée un de ses bouquins de cours par terre.

Si tu me fais sourire, je me souviendrai de toi

Je n'fais rien que des bêtises...
Noah n’avait pas fait que frôler la jeune fille puisque celle-ci tomba sur le sol. Il était persuadé de ne l’avoir pourtant que frôlé. Avant même qu’il ne puisse « dire » ou penser quoi que ce soit, la rouge et or s’était déjà relevé, avait frotter sa robe et s’était déjà enfui en bredouillant des excuses. Elle avait expliqué qu’il pouvait même lui arriver de tomber toute seule, ce qui expliquait la chute sans un contact violent la justifiant. Noah s’interrogea sur les inconvénients d’être maladroit au point de se faire tomber tout seul, et il trouva rapidement une dizaine. S’il la revoyait, il se promit de lui offrir une chocogrenouille.

Alors que le jeune garçon regardait s’éloigner la demoiselle, perturbé par un échange si bref, il avisa sur le sol qu’elle avait perdu un livre. Il le ramassa, et en constatant que celui-ci ne contenait aucun nom, il entreprit de lui courir après pour le lui rendre. Ne pouvant l’interpeller, il se plaça devant elle ce qui l’obligerait surement à s’arrêter (ou à lui rentrer dedans, œil pour œil, chute pour chute). Il lui tendit néanmoins son livre, sans prononcer le moindre mot, incapable de cette prouesse. Encore une qui le prendrait pour un fou, mais il essayerait de lui expliquer par écrit si cette dernière lui en laissait le temps et l’opportunité. Il s’apprêtait à se pousser sur le côté au cas où elle déciderait de ne pas s’arrêter, ou si elle ne le voyait pas, la jeunette semblait tout autant perdue dans ses pensées qu’il y a quelques minutes.

La parole est d'argent mais le silence est d'or...