Pencaitland, Écosse Rencontre Familiale solo

Cela faisait déjà plusieurs mois que Matthew avait admiré le château pour la première fois. Les vacances de Noël étaient arrivées sans qu'il ne s'en rende compte, mais ce n'était pas pour lui déplaire. Il avait hâte de raconter tout ce qui lui était arrivé. Ce qui en soi était peu, mais un peu qui représentait toute sa fierté. Assis près de la fenêtre de son compartiment, Matthew observait sans vraiment voir le paysage citadin qui annonçait l'arrivée en gare du Poudlard Express, trop plongé dans ses souvenirs familiaux.  Alfred, Sierra, Samuel. Ses papas et leur frères. Son cousin. Il les verrait tous, son papa le lui avait promis avant même qu'il parte à Poudlard quatre mois plus tôt. Des batailles de boules de neiges s'animaient dans sa tête et des soirées cinéma se rejouaient encore et encore. Matthew en vivrait d'autres de ces moments pendant le congé. L'arrêt un peu brusque du train le ramena au présent sans attendre.  Un coup d'oeil hors du compartiment fit éclater un sourire sur son visage.

Après avoir précipitamment rassembler ses maigres bagages pour les vacances,  il sortit sur le quai prêt à revoir sa famille pour vrai. Pas à travers des souvenirs. Sur la pointe des pieds et avec une main en guise de visière, il essaya d'apercevoir les cheveux blonds fraise de son papa Alistor. Bien que Matthew ne soit pas bien grand face à la masse qui se formait pour accueillir les élèves, il essaya tant bien que mal de voir une mope de cheveux reconnaissable.  Quelques secondes plus tard,  une voix résonna au dessus de toutes les autres.

-J'le vois pas. Tu crois qui a manqué le train. Il a trop dormi p't-être?

Le petit Matthew reconnut la voix aussitôt.  Celle de son frère, son grand frère. Celui qu'il n'avait pas vu depuis presque six mois. Il sourit plus large qu'il ne l'ai jamais fait. Il se faufila entre les pattes des autres parents. Donnant parfois des coups de coudes, s'excusant à tort et à travers et resortant souvent devant des inconnus. Il se retrouva finalement devant son frère, puis dans ses bras sans qu'aucun mot ne soit prononcé.

Son embrace était chaleureuse et protective. Elle était parfaite malgré les quatres couches de manteaux qu'utilisait Alfred contre l'hiver londonien.  Celui-ci le prétendait trop froid et il le faisait savoir à toute l'assemblée de sa voix tonitruante. Matthew ne put que laisser échapper un petit rire à cette complainte. Si Londres était trop froid, qu'est-ce que l'américain penserait de l'hiver écossais? À son rire, Alfred le relâcha. Un sourire au lèvres lui aussi, il le poussa vers ses papas. Tous deux s'acroupirent pour laisser Matthew sauter dans leur bras.  Il se relevèrent en gardant le jeune garçon dans leurs bras. Son papa Marius lui posa mille et une questions voulant tout savoir et s'inquièta comme un papa poule.  Son papa Alistor lui ébouriffa les cheveux avant de prendre Samuel qui lui aussi voulait voir son frère. Le petit garçon de cinq ans s'accrocha à son père avant de donner un bec tout gluant à Matthew qui s'empressa de l'essuyer. 

Après les retrouvailles, toute la petite famille  quitta finalement la gare ignorant les quelques regards que certains sorcier et modus leur jetait.  

Pencaitland, Écosse Rencontre Familiale solo
Dans la voiture, le chaos règne. Alfred et Samuel parlent l'un par-dessus l'autre, chacun essayant de s'attirer le plus d'attention. Quelques tapes sont échangées entre l’aîné et le benjamin avec Matthew comme seul arrêt à une bataille en bonne et due forme. Papa Marius chantonne à tue-tête la chanson de la radio et son papa Allistor sifflote pour l'accompagner. Matthew occupe le milieux de cette tornade, un large sourire aux lèvres malgré les quelques tapettes qu'il se prends, cadeaux de ces frères. Il éclate de rire, coupant immédiatement tout bruit émanant de sa famille.

 -Vous m'avez manqué, s'écris-t-il entre deux hoquets.

-Matt, Matt! C'était comment Poudlard dit. Dis-moi! Dis-moi, cria aussitôt Samuel, s'accrochant à Matthew.

-Aweille p'tite crotte, on t'écoute, ajouta son grand frère rouquin avec un sourire en coin.

- Alf...

- oh p'pa, je suis sûr que ça l'...

- C'tait magique Poudlard, coupa Matthew, En plus, la nourriture était super. Je pouvais manger des crêpes chaque matin, avec autant de sirop que je voulais. Pis, les portrait m'ont beaucoup aidé en plus...

Le petit garçon continua de raconter ses aventures dans la grande école de magie jusqu'à ce qu'il arrive à l'aéroport. À leur petite famille, il ne manquait qu'un seul membre.  Tous sortirent de la voiture en vitesse afin d'être le premier à ouvrir les portes d'un coup sur le bouton des handicapés. Prêt à attendre patiemment Sierra, Samu tira sur la manche de Matthew afin qu'il joue avec lui à chat.  Ni une, ni deux, les deux jeunes garçons s’élançait entre les jambes des hommes et femmes d'affaires pressé et des couples revenant de vacances sous le regard protecteur et amusé de leur parents. Certains dévisageaient les deux hommes, les deux pères, qui ne se privaient pas de s'envoyer quelques coup d’œil amoureux ou de laisser balader une main un peu trop bas pour de simple amis. 

Alors que Matthew et Samuel revenait à l'assaut de leurs pères avec mille et une questions agaçantes, des insultes parvinrent aux oreilles de Matthew. Quelques une encore trop familière pour le jeune de onze ans. Plusieurs autres viennent s'ajouter et finir de complètement briser la bonne humeur de la famille. Maintenant silencieux, toutes la petite famille s'était rapprochée et Matthew enserrait de toutes ses forces le bras de son papa Allistor. Le petit groupes semblait s'être refermé sur lui-même, espérant peut-être ainsi se protéger du monde. C'est lorsque Sierra apparue au bout du terminal, qu'un commentaire vint achever la patience des patriarches et qu'Alfred craqua finalement. Toute la tension que le jeune homme de 22 ans essayait tant bien que mal de cacher s'était redirigée vers la dame qui venait de passer le commentaire.  Réfugiées dans les bras l'un de l'autre, ses pères affrontaient du regard le couple opposé. leurs yeux  tirant des flammes tant leur colère était palpable. Samu et Alfie se dressaient fiers devant devant leurs parents. Sierra avaient finalement capté le regard que lui envoyait Matthew.

- Mes papas à moi, ils ne sont pas dégueux ou ce que vous avez dit. C'est les meilleurs papas du monde. Vous, vous êtes méchantes. Il termina le tout par un tirage de langue.

-Co...Comment osez-vous! on vous a rien fait nous autres. Vous venez foutre le bordel chez les autres pour votre petit plaisirs pervers ou juste pour vous sentir mieux de votre existence! On vous dérange pas dans votre mariage nous autres! 

-Ouais

- Oh pensez pas qu'on a pas vu votre mari tripoter la serveuse au bar! Avant de mettre votre nez dans le business des autres, watcher. Le. Vô... Oh merde, Sierra. Non!              
   

Pencaitland, Écosse Rencontre Familiale solo
Si ils avaient été dans un dessin animé, de la fumée sortirait des oreilles de Sierra. C'est le silence totale dans la voiture. L’ambiance est à vingt mille lieux de ce qu'elle était avant l'incident de l'aéroport. Matthew se retrouve encore une fois coincé entre ses deux frères. Devant lui, la vue de la route raboteuse lui est caché par la tête blonde de sa sœur. Des gouttes carmins s'égoutte l'une après l'autre de la joue de celle-ci. Elle s'écrase contre sa peu bronzée, chacune éclaboussant un peu plus le reste de son épaule. Matthew en est presque hypnotisé. Le rythme régulier de l'apparition des gouttelettes ainsi que le ploc qui accompagne leur chute le remplissent d'une bizarre sensation de calme et de colère.

-Sierra, pourquoi t'as fais ça? On peut très bien se débrouiller ton père et moi tu sais...

La voix de son papa le tire de sa rêverie. Sierra se renfrogne de plus belle. Le silence pesant se réinstalle sur les habitant de la voiture. Matthew prends sa chance et tapote l'épaule de sa sœur. Celle-ci se retourne, un air meurtrier graciant toujours son visage. Matthew est presque tenté d'abandonner et de se laisser se rendre fou face à la chute continue de la joue de sa sœur. D'une toute petite voix, il lui annonce qu'elle a quelque chose sur l'épaule. Elle l'essuie rageusement d'une main, faisant voler quelques gouttelettes dans la vitre à deux centimètres du nez de son voisin.

- Sierra...

-Marius...

Ce sont les derniers mots prononcés du long voyage de près de sept heures pour retourner chez eux. Lorsqu'ils y arrivent, plusieurs voitures de location se partage l'entrée, trop pour que seule celle de son frère y soit. Il se précipite à la course dans les bras de ses oncles qui viennent tout juste de sortir pour les accueillir malgré l'heure plutôt tardive.

Moins d'une demi-heure plus tard, Sierra est finalement calme et toute sa famille discute attablée aux tables. Les adultes discutent du climat politique et Matthew se retrouve à discuter de l'année scolaire de son plus jeune frère. Pourtant, il laisse tout de même traîner une oreille du côté des adultes étant lui-même au courant de quelques événements s'étant déroulés pendant le semestre. Il s'intéresse tout particulièrement à l'état des pays ou résident sa sœur et son frère. Malgré le sujet moins que joyeux en ce début de vacances, il ne peut s’empêcher d'être soulagé que la conversation ne semble pas vouloir tourner à l'orage. Il se concentre rapidement sur Samuel qui a à peine remarqué qu'il parler seul depuis un bon trois minutes.

Un rire de toute la tablé et quelques mauvaises blagues plus tard, les assiettes sont vidés, et les yeux des jeunes et des moins jeunes se ferment. Avec raison, après tout, il est bientôt près de minuit. Cependant, tous essai presque en vain de se diriger vers le salon ou tous se serre sur les divans. Certains racontent à grand gestes leur mauvaise chance, Alfred, d'autres racontent des histoires tellement fausses que même Samuel se rend compte qu'elle ne sont pas vrai, son oncle et finalement, d'autres se rapprochaient peu à peu, Matthew détourna le regard en rigolant à ce moment. C'était parfait à ses yeux.

Au bout d'une vingtaine de minute, Sierra et Samuel s'étaient endormis sur leur sofas respectifs. Matthew est à quelques secondes de les rejoindre. Sans attendre un instant de plus, il se dirige à sa chambre et tombe dans son lit, ou en un clin d’œil il entre au pays des rêves.