Sur les bords du lac
@Eileen Jones
J'ai terminé ma journée, enfin. Absolument hors de question de retourner à ma salle commune. J'ai besoin, de calme, de sérénité, pour me laisser bercer doucement par des pensées légères. Ce qui m'est totalement impossible dans le brouhaha général de la salle commune des Aigles. Je descends donc les escaliers du château, ayant pour projet de m'allonger sur le rivage du lac étant le plus proche du château. J'emmène de quoi écrire, sait-on jamais. Je me faufile avec agilité dans la marée d'élèves présente au rez-de-chaussée du château. *Normal*, pensai-je. Le ciel d'un gris monotone n'incitait pas les élèves à sortir, préférant papoter au chaud. Moi peu importe, la météo n'a plus d'effet depuis bien longtemps dur mon moral fatigué.
Je descends tranquillement en direction du lac noir. Je repense à ma tendre enfance, à l'école, quand ma maîtresse me surnommait "Miss Météo". Je regardais toujours la météo, toute joyeuse lorsque la présentatrice désignait une carte aux couleurs lumineuse, faisant une moue déçue lorsque la carte était toute grise voir noire. Cela amusait beaucoup mes parents. Avant. Il y a longtemps maintenant. D'autant plus longtemps que la lettre que je leur ai envoyée attend, encore et toujours, une réponse. J'en suis affligée, chaque jour je passe à la volière, et chaque jour, toujours rien. C'est affreux. Ont-ils été fâchés d'apprendre ma bipolarité? Ont-ils des problèmes de santé? La lettre n'est-elle pas arrivée à destination? Je suis rongée par cela, et petit à petit mes démons prennent des forces, saisissant à pleines mains la moindre baisse de moral pour me torturer chaque fois davantage, écorcher vif ce qu'il reste de ma conscience positive. Ils finiront par me tuer, un jour. Un jour que je tente de repousser avec une difficulté innommable.
Décidément, pas facile d'avoir des pensées positives quand on est assailli par le quotidien. Je m'installe au bord du lac, seule pour le moment. Je n'ai pas envie d'écrire. Lorsque je le fais, c'est toujours du négatif qui ressort de ma page remplie. Je ne puis m'en empêcher, c'est comme une sorte de réflexe étrange. Alors je m'allonge paisiblement sur l'herbe encore humide en raison de la rosée et du soleil qui a décidé de ne pas se montrer. Je fredonne un petit air de Thomas Dutronc, apaisée tout à coup. Sensation bienfaitrice, prince charmant de mon cœur emprisonné, la musique cool a toujours su éveiller en moi l'optimisme, le calme. J'ai l'impression que cela fait une éternité que je n'ai pas été aussi bien dans ma peau, ne réfléchissant qu'à des images rayonnantes. La noirceur du lac est oubliée, la grisaille du ciel passe à la trappe, je ne vois que des couleurs vives, mon esprit s'enivre dans ces réflexions solaires.
J'ai terminé ma journée, enfin. Absolument hors de question de retourner à ma salle commune. J'ai besoin, de calme, de sérénité, pour me laisser bercer doucement par des pensées légères. Ce qui m'est totalement impossible dans le brouhaha général de la salle commune des Aigles. Je descends donc les escaliers du château, ayant pour projet de m'allonger sur le rivage du lac étant le plus proche du château. J'emmène de quoi écrire, sait-on jamais. Je me faufile avec agilité dans la marée d'élèves présente au rez-de-chaussée du château. *Normal*, pensai-je. Le ciel d'un gris monotone n'incitait pas les élèves à sortir, préférant papoter au chaud. Moi peu importe, la météo n'a plus d'effet depuis bien longtemps dur mon moral fatigué.
Je descends tranquillement en direction du lac noir. Je repense à ma tendre enfance, à l'école, quand ma maîtresse me surnommait "Miss Météo". Je regardais toujours la météo, toute joyeuse lorsque la présentatrice désignait une carte aux couleurs lumineuse, faisant une moue déçue lorsque la carte était toute grise voir noire. Cela amusait beaucoup mes parents. Avant. Il y a longtemps maintenant. D'autant plus longtemps que la lettre que je leur ai envoyée attend, encore et toujours, une réponse. J'en suis affligée, chaque jour je passe à la volière, et chaque jour, toujours rien. C'est affreux. Ont-ils été fâchés d'apprendre ma bipolarité? Ont-ils des problèmes de santé? La lettre n'est-elle pas arrivée à destination? Je suis rongée par cela, et petit à petit mes démons prennent des forces, saisissant à pleines mains la moindre baisse de moral pour me torturer chaque fois davantage, écorcher vif ce qu'il reste de ma conscience positive. Ils finiront par me tuer, un jour. Un jour que je tente de repousser avec une difficulté innommable.
Décidément, pas facile d'avoir des pensées positives quand on est assailli par le quotidien. Je m'installe au bord du lac, seule pour le moment. Je n'ai pas envie d'écrire. Lorsque je le fais, c'est toujours du négatif qui ressort de ma page remplie. Je ne puis m'en empêcher, c'est comme une sorte de réflexe étrange. Alors je m'allonge paisiblement sur l'herbe encore humide en raison de la rosée et du soleil qui a décidé de ne pas se montrer. Je fredonne un petit air de Thomas Dutronc, apaisée tout à coup. Sensation bienfaitrice, prince charmant de mon cœur emprisonné, la musique cool a toujours su éveiller en moi l'optimisme, le calme. J'ai l'impression que cela fait une éternité que je n'ai pas été aussi bien dans ma peau, ne réfléchissant qu'à des images rayonnantes. La noirceur du lac est oubliée, la grisaille du ciel passe à la trappe, je ne vois que des couleurs vives, mon esprit s'enivre dans ces réflexions solaires.
Dernière modification par Hannah Hardhoke le 10 oct. 2020, 16:44, modifié 1 fois.
Résurgence
Sur les bords du lac
Elle courait, comme souvent depuis quelques temps. Elle courait, jusqu'à être à la limite de s'évanouir. Son cœur battait à out rompre, mais elle n'en avait rien à faire. Tant qu'elle le pouvait elle continuait, ignorant sa respiration sifflante et les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle n'avait pas fait de sport depuis bien trop longtemps. Alors elle s'y remettait, s'étirant dans la douche si elle n'était pas à la bourre, courant dans le parc après les cours et les devoirs.
Elle ralentit, arrivant près du lac. Petit à petit, elle se mit à marcher au lieu de courir, pour reprendre son souffle. Son coeur voulait s'échapper, elle le sentait cogner contre sa cage thoracique pour sortir. Elle avait les poumons en feu, la respiration sifflante. Ses cheveux, qui lui arrivaient maintenant presque au milieu du dos, tapaient contre sa peau à chaque pas. Des gouttes de sueur coulaient le long de ses tempes.
*J'en. Ai. Marre.*
Elle s'arrêta un instant, appuyant ses mains au dessus de son genoux. Sa poitrine lui faisait mal, son coeur lui faisait mal, ses poumons lui faisaient mal. Son corps tout entier était douloureux. Pourquoi ça la faisait autant souffrir de courir ? Elle ne comprenait pas, ne comprenait jamais son propre corps.
Elle se remit à marcher en inspirant de grandes bouffées d'air sur son passage.
Elle n'avait même pas remarqué la direction qu'elle prenait, laissant ses foulées la guider. Elle leva les yeux, fixant le ciel grisâtre d'un air morose. Elle avait presque envie qu'il pleuve, mais à chaque fois c'était la même chose, elle en avait marre du mauvais temps.
Elle aperçut une fille de Serdaigle allongée sur l'herbe. Elle fredonnait une chansons qu'Eileen ne connaissait pas, mais la rousse resta silencieuse, bien qu'elle se doutait que ce soit réussi. *Hannah.* Elle avait encore du mal à bien respirer, à être normale. Alors cela devait être facile de comprendre qu'il y avait quelqu'un pas loin.
Elle se laissa tomber à côté de l'autre, dans un hoquet de surprise lorsque son bras flancha au contact dur du sol. Elle ne parla pas. Parfois, mieux fallait ne rien dire que de dire des bêtises. Elle restait juste assise, les jambes tendues devant elle, à fixait le lac noir sans penser à rien. Elle se concentrait juste sur sa respiration qui ralentissait enfin, les yeux rivés sur l'étendue noir qui s'offrait à elle.
- Tu chantes quoi ?
Juste trois mots. Eileen ne pouvait pas en faire plus, sa voix c'était brisée sur le dernier, suivit ensuite d'une quinte de toux pas très agréable. Elle n'aimait pas, personne n'aimait ça. Tousser, ça faisait mal, ça lui faisait mal. Les larmes lui montaient aux yeux, mais elle se ressaisit, même si c'était dur, cet effort insurmontable.
Une main sur la gorge, elle déglutit difficilement, avant de murmurer quelques paroles d'excuses à la fille.
Elle ralentit, arrivant près du lac. Petit à petit, elle se mit à marcher au lieu de courir, pour reprendre son souffle. Son coeur voulait s'échapper, elle le sentait cogner contre sa cage thoracique pour sortir. Elle avait les poumons en feu, la respiration sifflante. Ses cheveux, qui lui arrivaient maintenant presque au milieu du dos, tapaient contre sa peau à chaque pas. Des gouttes de sueur coulaient le long de ses tempes.
*J'en. Ai. Marre.*
Elle s'arrêta un instant, appuyant ses mains au dessus de son genoux. Sa poitrine lui faisait mal, son coeur lui faisait mal, ses poumons lui faisaient mal. Son corps tout entier était douloureux. Pourquoi ça la faisait autant souffrir de courir ? Elle ne comprenait pas, ne comprenait jamais son propre corps.
Elle se remit à marcher en inspirant de grandes bouffées d'air sur son passage.
Elle n'avait même pas remarqué la direction qu'elle prenait, laissant ses foulées la guider. Elle leva les yeux, fixant le ciel grisâtre d'un air morose. Elle avait presque envie qu'il pleuve, mais à chaque fois c'était la même chose, elle en avait marre du mauvais temps.
Elle aperçut une fille de Serdaigle allongée sur l'herbe. Elle fredonnait une chansons qu'Eileen ne connaissait pas, mais la rousse resta silencieuse, bien qu'elle se doutait que ce soit réussi. *Hannah.* Elle avait encore du mal à bien respirer, à être normale. Alors cela devait être facile de comprendre qu'il y avait quelqu'un pas loin.
Elle se laissa tomber à côté de l'autre, dans un hoquet de surprise lorsque son bras flancha au contact dur du sol. Elle ne parla pas. Parfois, mieux fallait ne rien dire que de dire des bêtises. Elle restait juste assise, les jambes tendues devant elle, à fixait le lac noir sans penser à rien. Elle se concentrait juste sur sa respiration qui ralentissait enfin, les yeux rivés sur l'étendue noir qui s'offrait à elle.
- Tu chantes quoi ?
Juste trois mots. Eileen ne pouvait pas en faire plus, sa voix c'était brisée sur le dernier, suivit ensuite d'une quinte de toux pas très agréable. Elle n'aimait pas, personne n'aimait ça. Tousser, ça faisait mal, ça lui faisait mal. Les larmes lui montaient aux yeux, mais elle se ressaisit, même si c'était dur, cet effort insurmontable.
Une main sur la gorge, elle déglutit difficilement, avant de murmurer quelques paroles d'excuses à la fille.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
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Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
Sur les bords du lac
- Tu chantes quoi ?
*Quoi!* Je sursaute, et dans un élan de surprise, je me retourne brusquement, les yeux écarquillés. Quelqu'un d'autre que moi aimait donc le ciel empli de grisaille? Pourquoi venait-on à mon encontre? Avais-je fait quelque chose de mal? J'étais tellement tétanisée que je n'ai même pas pris le temps de dévisager mon interlocutrice, grave erreur. Il s'agit d'Eileen, une première année. Et cela m'étonnerais beaucoup de sa part qu'elle me veuille du mal. Mon expression se radoucit à cette pensée et je souris. Concernant l'air, en effet, il y a peu de chance qu'elle le connaisse vu que ce chanteur moldu date sacrément!
- Je pense que tu ne connais pas, c'est Thomas Dutronc, un chanteur moldu que j'apprécie.
Je ne sais point quand ni comment engager une véritable discussion, trouver les bons mots. Car Eileen, malgré tous ces efforts pour masquer cela, a les joues encore rouges d'un effort physique, et la sueur perle telle la rosée du matin sur l'ensemble de son visage. Elle n'a pas l'air au mieux. Je voudrais la rassurer, partager l'émotion que je ressens face à la beauté maléfique de ce lac pourtant noir, entendre une fois son rire, preuve de gaieté lorsqu'il n'est pas forcé. Mais je ne sais comment faire. Mes mots se veulent, la plupart du temps, bienveillants mais je blesse des cœurs, sans le faire exprès.
"Oups je l'ai touchée dans le cœur"
Et soudain, je me surprends à lui dire:
-N'est-ce pas sublime que ce lac calme, sans la moindre ondulation néfaste? Son air reposant, qui pourrait apaiser Lucifer? Sa noirceur bienfaitrice, à la différence de celle, ombragée, de Poudlard? L'herbe fraîche constellée par la rosée comme les étoiles dans la nuit? Qu'y a-t-il de plus beau que la nature, qu'y a-t-il de plus submergeant, de plus somptueux?
Oups, je me suis légèrement emportée. Mais bon, en soi, ce n'est pas si mal, et peut-être qu'Eileen, comble du bonheur, était elle aussi subjugué par ce bercement de la nature encore endormie...
Pour ma part, seule la nature et la musique sont capables de panser mes blessures les plus profondes, et vaincre ces maudits démons qui n'en finissent plus de m’agresser. C'est comme une douce pommade, qui baume mon petit cœur et le reconstitue mieux qu'un Reparo.
J'espère vraiment que mes paroles ont apporté un brin de sérénité dans le mental, visiblement touché critiquement -il faut être vraiment angoissé par quelque chose pour courir jusqu'au lac par un temps de grisaille- d'Eileen, que je ne connais hélas que très peu, mais qui a l'air d'être une personne solaire, pleine d'énergie en tant normal. Mais je sens qu'elle n'est pas au mieux aujourd'hui. Quelque chose a l'air de l'avoir subitement bouleversée. Je peux l'aider. Je dois l'aider.
*Quoi!* Je sursaute, et dans un élan de surprise, je me retourne brusquement, les yeux écarquillés. Quelqu'un d'autre que moi aimait donc le ciel empli de grisaille? Pourquoi venait-on à mon encontre? Avais-je fait quelque chose de mal? J'étais tellement tétanisée que je n'ai même pas pris le temps de dévisager mon interlocutrice, grave erreur. Il s'agit d'Eileen, une première année. Et cela m'étonnerais beaucoup de sa part qu'elle me veuille du mal. Mon expression se radoucit à cette pensée et je souris. Concernant l'air, en effet, il y a peu de chance qu'elle le connaisse vu que ce chanteur moldu date sacrément!
- Je pense que tu ne connais pas, c'est Thomas Dutronc, un chanteur moldu que j'apprécie.
Je ne sais point quand ni comment engager une véritable discussion, trouver les bons mots. Car Eileen, malgré tous ces efforts pour masquer cela, a les joues encore rouges d'un effort physique, et la sueur perle telle la rosée du matin sur l'ensemble de son visage. Elle n'a pas l'air au mieux. Je voudrais la rassurer, partager l'émotion que je ressens face à la beauté maléfique de ce lac pourtant noir, entendre une fois son rire, preuve de gaieté lorsqu'il n'est pas forcé. Mais je ne sais comment faire. Mes mots se veulent, la plupart du temps, bienveillants mais je blesse des cœurs, sans le faire exprès.
"Oups je l'ai touchée dans le cœur"
Et soudain, je me surprends à lui dire:
-N'est-ce pas sublime que ce lac calme, sans la moindre ondulation néfaste? Son air reposant, qui pourrait apaiser Lucifer? Sa noirceur bienfaitrice, à la différence de celle, ombragée, de Poudlard? L'herbe fraîche constellée par la rosée comme les étoiles dans la nuit? Qu'y a-t-il de plus beau que la nature, qu'y a-t-il de plus submergeant, de plus somptueux?
Oups, je me suis légèrement emportée. Mais bon, en soi, ce n'est pas si mal, et peut-être qu'Eileen, comble du bonheur, était elle aussi subjugué par ce bercement de la nature encore endormie...
Pour ma part, seule la nature et la musique sont capables de panser mes blessures les plus profondes, et vaincre ces maudits démons qui n'en finissent plus de m’agresser. C'est comme une douce pommade, qui baume mon petit cœur et le reconstitue mieux qu'un Reparo.
J'espère vraiment que mes paroles ont apporté un brin de sérénité dans le mental, visiblement touché critiquement -il faut être vraiment angoissé par quelque chose pour courir jusqu'au lac par un temps de grisaille- d'Eileen, que je ne connais hélas que très peu, mais qui a l'air d'être une personne solaire, pleine d'énergie en tant normal. Mais je sens qu'elle n'est pas au mieux aujourd'hui. Quelque chose a l'air de l'avoir subitement bouleversée. Je peux l'aider. Je dois l'aider.
Résurgence
Sur les bords du lac
Non, évidemment elle ne connaissait pas, elle ne pouvait pas connaitre. Il avait l'air d'un chanteur français, rien qu'à entendre son nom, et Eileen n'écoutait jamais de chansons françaises, encore moins des anciennes. Elle secoua la tête, la main toujours posée contre sa gorge et les yeux rivés sur l'eau sombre. Elle ferma les yeux, laissant échapper de ses lèvres un filet d'air chaud et l'obscurité l'engloutir. Sa gorge était toujours aussi sèche, et déglutir ne changeait rien à cela, mais il fallait faire avec, elle ne voulait pas repartir en étant à peine arrivée.
Elle rouvrit les yeux, aveuglée par la lumière vive des rayons de soleil passant au travers des nuages. Elle écouta Hannah parler, raconter des choses que son cerveau ne captait pas. Elle était épuisée, et n'avait pas la force de réfléchir. Elle n'avait qu'une envie : s'allonger dans son lit et fermer les yeux, comme ça, sans penser à rien.
*Rien.*
Rien. Juste le Vide. L'obscurité. La lumière oppressante. Le silence. Le Trou Noir de son coeur.
Juste ça. Ça et elle-même.
Elle voulait être seule, seule avec ses pensées qui se bousculaient constamment dans sa tête, ses souvenirs beaux et douloureux, ses images de Thalia, de sa mère ou de son père. Elle voulait être seule pour réfléchir à tout ça, faire le tri dans ses esprits.
Mais rester avec Hannah était tout aussi bien. Elle était calme, silencieuse elle aussi. Elle voulait peut-être comme Eileen : être seule pour penser, réfléchir, s'enfermer dans une bulle où personne ne pourrais entrer.
Elle se laissa tomber en arrière, sans rien dire. Pas un mot, pas un bruit. La tête posée sur ses mains, elle fixa les nuages aux nuances de gris. Elle inspira longuement, au fur et à mesure que les mots d'Hannah prenaient enfin un sens dans sa tête.
Qu'y avait-il de plus beau que la nature ?
*Rien.*
Le ciel étoilé, les plages de Bretagne, les montagnes enneigées, les cascades d'eau étourdissantes, assourdissantes. Oui, tout ça c'était la nature, et tout ça... C'était beau. *Magnifique*
- Rien.
Elle tourna son regard vers Hannah, à côté d'elle, puis se replacer automatiquement, fixant le ciel d'un air triste et épuisé. Elle ferma les paupières. Elle voulait rester là, au calme, allongée dans l'herbe. L'image de Thalia, petite et innocente, jeune et souriante lui revint en mémoire. Elle ne la chassa pas, cette fois, la laissa l'envahir, jusqu'à craquer. Mais elle ne pleurait pas, elle ne pleurerait plus. *J'la déteste. J'pleure pas pour elle. Plus jamais. C'est fini tout ça, terminé.*
- Terminé.
Ce dernier mot avait franchi ses lèvres sans qu'elle s'en rende compte. Elle l'avait murmuré dans un souffle, mais l'autre devait sûrement l'avoir entendu. Eileen avait toujours les paupières closes, dans l'obscurité totale. Oui, toute cette histoire était terminée, plus jamais elle ne pleurerait à cause de Thalia. Elle ne le voulait pas. ne le pouvait pas...
Elle rouvrit les yeux, aveuglée par la lumière vive des rayons de soleil passant au travers des nuages. Elle écouta Hannah parler, raconter des choses que son cerveau ne captait pas. Elle était épuisée, et n'avait pas la force de réfléchir. Elle n'avait qu'une envie : s'allonger dans son lit et fermer les yeux, comme ça, sans penser à rien.
*Rien.*
Rien. Juste le Vide. L'obscurité. La lumière oppressante. Le silence. Le Trou Noir de son coeur.
Juste ça. Ça et elle-même.
Elle voulait être seule, seule avec ses pensées qui se bousculaient constamment dans sa tête, ses souvenirs beaux et douloureux, ses images de Thalia, de sa mère ou de son père. Elle voulait être seule pour réfléchir à tout ça, faire le tri dans ses esprits.
Mais rester avec Hannah était tout aussi bien. Elle était calme, silencieuse elle aussi. Elle voulait peut-être comme Eileen : être seule pour penser, réfléchir, s'enfermer dans une bulle où personne ne pourrais entrer.
Elle se laissa tomber en arrière, sans rien dire. Pas un mot, pas un bruit. La tête posée sur ses mains, elle fixa les nuages aux nuances de gris. Elle inspira longuement, au fur et à mesure que les mots d'Hannah prenaient enfin un sens dans sa tête.
Qu'y avait-il de plus beau que la nature ?
*Rien.*
Le ciel étoilé, les plages de Bretagne, les montagnes enneigées, les cascades d'eau étourdissantes, assourdissantes. Oui, tout ça c'était la nature, et tout ça... C'était beau. *Magnifique*
- Rien.
Elle tourna son regard vers Hannah, à côté d'elle, puis se replacer automatiquement, fixant le ciel d'un air triste et épuisé. Elle ferma les paupières. Elle voulait rester là, au calme, allongée dans l'herbe. L'image de Thalia, petite et innocente, jeune et souriante lui revint en mémoire. Elle ne la chassa pas, cette fois, la laissa l'envahir, jusqu'à craquer. Mais elle ne pleurait pas, elle ne pleurerait plus. *J'la déteste. J'pleure pas pour elle. Plus jamais. C'est fini tout ça, terminé.*
- Terminé.
Ce dernier mot avait franchi ses lèvres sans qu'elle s'en rende compte. Elle l'avait murmuré dans un souffle, mais l'autre devait sûrement l'avoir entendu. Eileen avait toujours les paupières closes, dans l'obscurité totale. Oui, toute cette histoire était terminée, plus jamais elle ne pleurerait à cause de Thalia. Elle ne le voulait pas. ne le pouvait pas...
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
Sur les bords du lac
Tu as remarqué que quelque chose cloche chez ta camarade.
Tu as envie de l'aider, de lui montrer des choses positives
Tu as connaissance de ces moments de douleur.
Tu as même l'impression de voir en cette rouquine ton portrait, ton miroir de tes heures sombres
Est-ce un signe du Destin, qui tient les fils épais et visqueux de hasard? Impossible de le savoir.
Quels sont ses souffrances, ses peines? Impossible de le savoir.
Toi tu es juste là, à fredonner bêtement un air pendant que les autres souffrent égoïste que tu es. Tu ne penses pas aux autres, ta seule préoccupation, c'est toi, tes problèmes, ta routine... Les autres, tu t'en fous. Au fond, tu n'est qu'un énième grain de sable dans l'océan, un grain de sable qui se croit triste, torturé, mais qui n'est rien de plus que du vide, qu'un atome, une molécule identique à des milliards d'autres avant toi. Tu n'es pas capable de consoler une âme peinée, de stopper le chagrin d'une personne qui a besoin d'une lumière pour l'éclairer dans la pénombre. Toi, ton ampoule est grillée, depuis bien trop longtemps, par un égocentrisme évident. Tu peux en être sûre désormais. Tu n'est pas un grain de sable en fait, c'est une merde que tu es. Pour l'éternité.
Bien sûr, qu'au fond, tu veux l'aider. Bien sûr que là, tu vas lui parler. Mais tu ne trouveras pas les mots justes, idiote que tu es, pour apaiser la douleur, au contraire, ils ne feront qu'attiser un plus grand feu encore, les braises seront dix fois plus puissantes et la douleur infernale, par ta seule faute. TA faute. Alors, que va tu pouvoir dire? Deux trois mots, dénués de sens, comme à l'accoutumée? Sottises, tu en diras quatre. Tu as progressé, quand même. Quoique vu que chaque mot est plus déchirant encore pour le cœur blessé qui t'écoute, mieux vaut que tu ne parles que peu. Tu ne maîtrises pas les Mots, tu ne sais pas les modeler pour former des phrases qui pansent. Alors il vaudrait mieux que tu te taises, pour le plus grand bien de tous.
Au lieu de ça tu cherches, tu te creuses les méninges -en espérant que tu en as au vu du nombre de calomnies que tu es capable de produire- pour comprendre la douleur. C'est déjà ça. Tu t'engages et tu tentes de rafler la mise dans une partie de poker bien mal engagée, mais de toute façon, que peut-il arriver? Rien, absolument rien. Alors tu fonces.
- Qu'est-ce qui ne va pas, Eileen?
Ton regard se veut chaleureux mais tes paroles sont indiscrètes. Une nouvelle fois, tu prendras une nouvelle gifle intérieure, qui viendra parachever le travail du Temps.
Tu as envie de l'aider, de lui montrer des choses positives
Tu as connaissance de ces moments de douleur.
Tu as même l'impression de voir en cette rouquine ton portrait, ton miroir de tes heures sombres
Est-ce un signe du Destin, qui tient les fils épais et visqueux de hasard? Impossible de le savoir.
Quels sont ses souffrances, ses peines? Impossible de le savoir.
Toi tu es juste là, à fredonner bêtement un air pendant que les autres souffrent égoïste que tu es. Tu ne penses pas aux autres, ta seule préoccupation, c'est toi, tes problèmes, ta routine... Les autres, tu t'en fous. Au fond, tu n'est qu'un énième grain de sable dans l'océan, un grain de sable qui se croit triste, torturé, mais qui n'est rien de plus que du vide, qu'un atome, une molécule identique à des milliards d'autres avant toi. Tu n'es pas capable de consoler une âme peinée, de stopper le chagrin d'une personne qui a besoin d'une lumière pour l'éclairer dans la pénombre. Toi, ton ampoule est grillée, depuis bien trop longtemps, par un égocentrisme évident. Tu peux en être sûre désormais. Tu n'est pas un grain de sable en fait, c'est une merde que tu es. Pour l'éternité.
Bien sûr, qu'au fond, tu veux l'aider. Bien sûr que là, tu vas lui parler. Mais tu ne trouveras pas les mots justes, idiote que tu es, pour apaiser la douleur, au contraire, ils ne feront qu'attiser un plus grand feu encore, les braises seront dix fois plus puissantes et la douleur infernale, par ta seule faute. TA faute. Alors, que va tu pouvoir dire? Deux trois mots, dénués de sens, comme à l'accoutumée? Sottises, tu en diras quatre. Tu as progressé, quand même. Quoique vu que chaque mot est plus déchirant encore pour le cœur blessé qui t'écoute, mieux vaut que tu ne parles que peu. Tu ne maîtrises pas les Mots, tu ne sais pas les modeler pour former des phrases qui pansent. Alors il vaudrait mieux que tu te taises, pour le plus grand bien de tous.
Au lieu de ça tu cherches, tu te creuses les méninges -en espérant que tu en as au vu du nombre de calomnies que tu es capable de produire- pour comprendre la douleur. C'est déjà ça. Tu t'engages et tu tentes de rafler la mise dans une partie de poker bien mal engagée, mais de toute façon, que peut-il arriver? Rien, absolument rien. Alors tu fonces.
- Qu'est-ce qui ne va pas, Eileen?
Ton regard se veut chaleureux mais tes paroles sont indiscrètes. Une nouvelle fois, tu prendras une nouvelle gifle intérieure, qui viendra parachever le travail du Temps.
Résurgence
Sur les bords du lac
*Rien*
Il n'y a rien. Rien du tout.
Je ne regarde pas Hannah. Pourquoi ai-je dit ça ? Pourquoi ? Pourquoi ai-je laissé ce putain de mot franchir mes lèvres ? Pourquoi l'ai-je laissé s'enfuir ?
Il est parti, loin, s'écraser contre une Abîme. Il s'est enfui comme un lâche. Un Lâche. Voilà, ce qu'il est : un Lâche.
Tous les Mots sont des lâches. Ils sortent de mes cordes vocales sans que je puisse les en empêcher. Ils s'enfuient loin de mon cœur, juste pour détruire des gens.
Je déteste les Mots.
Je déteste les Gestes.
Je serre les poings.
Elle va me prendre pour une folle, ou avoir de la pitié pour moi. Et je ne veux pas. Jamais.
J'aime pas la pitié. Ça devrait même pas exister, la pitié. C'est idiot, inutile et débile. Détruisant.
- Rien. Y a rien. Rien du tout.
J'ai dis ça d'une voix sèche. Une voix sèche, froide, dénudée d'émotion. Qu'elle me laisse seule. C'est ce que je veux être après tout.
Seule.
Abandonnée.
Une pierre dans la terre.
Un grain de poussière sur l'étagère.
Une goutte d'eau dans désert.
Une lueur dans l'obscurité.
Un point dans l'infini.
Je veux être seule, bordel.
Comme Thalia m'a laissée.
Comme Thalia m'a jeté, abandonnée.
*Laisse moi*
Je sens une larme couler. Une larme de fureur. Une larme de haine. Une larme qui contient tout. Toute la rage que j'ai contre elle. Contre cette ignoble fille qui a le même sang que moi.
Pourquoi est-ce que je m'énerve, au juste ? Hannah n'a rien fait. Elle essaie de comprendre. C'est moi qui ai tout gâché. C'est moi qui ai tout foutu en l'air. Comme d'habitude.
Tout est de ma faute. Encore.
Tout est toujours ma faute. C'est comme ça.
C'est ma faute si Thalia me hait, et si je la hais en retour.
Ma faute si Maman ne m'aime plus.
Ma faute si Papa est loin de moi.
J'en ai marre de tout foutre en l'air. C'est quoi mon problème ? Qu'est-ce qui cloche chez moi, pour que tout tourne ainsi ? Pour que tout ce que je fais parte en sucette...
Je ferme les yeux, honteuse.
- Désolée, Hannah...
Je suis qu'une idiote. Une idiote qui ne sait pas se contrôler.
Je pleure tout le temps. Je m'énerve souvent.
Je m'étais promis de plus pleurer pour elle, à cause d'elle. Mais c'est foutu. Je chiale sans arrêt, je pense à elle. Pourquoi, bordel ?
Elle m'a détruite, tuée, rongée de l'intérieur. Alors pourquoi je pense à elle ?
J'ai pas le droit d'y penser, jamais eu le droit.
Elle n'existe plus, Thalia. Elle s'est volatilisée, envolée de mon coeur.
Il n'y a rien. Rien du tout.
Je ne regarde pas Hannah. Pourquoi ai-je dit ça ? Pourquoi ? Pourquoi ai-je laissé ce putain de mot franchir mes lèvres ? Pourquoi l'ai-je laissé s'enfuir ?
Il est parti, loin, s'écraser contre une Abîme. Il s'est enfui comme un lâche. Un Lâche. Voilà, ce qu'il est : un Lâche.
Tous les Mots sont des lâches. Ils sortent de mes cordes vocales sans que je puisse les en empêcher. Ils s'enfuient loin de mon cœur, juste pour détruire des gens.
Je déteste les Mots.
Je déteste les Gestes.
Je serre les poings.
Elle va me prendre pour une folle, ou avoir de la pitié pour moi. Et je ne veux pas. Jamais.
J'aime pas la pitié. Ça devrait même pas exister, la pitié. C'est idiot, inutile et débile. Détruisant.
- Rien. Y a rien. Rien du tout.
J'ai dis ça d'une voix sèche. Une voix sèche, froide, dénudée d'émotion. Qu'elle me laisse seule. C'est ce que je veux être après tout.
Seule.
Abandonnée.
Une pierre dans la terre.
Un grain de poussière sur l'étagère.
Une goutte d'eau dans désert.
Une lueur dans l'obscurité.
Un point dans l'infini.
Je veux être seule, bordel.
Comme Thalia m'a laissée.
Comme Thalia m'a jeté, abandonnée.
*Laisse moi*
Je sens une larme couler. Une larme de fureur. Une larme de haine. Une larme qui contient tout. Toute la rage que j'ai contre elle. Contre cette ignoble fille qui a le même sang que moi.
Pourquoi est-ce que je m'énerve, au juste ? Hannah n'a rien fait. Elle essaie de comprendre. C'est moi qui ai tout gâché. C'est moi qui ai tout foutu en l'air. Comme d'habitude.
Tout est de ma faute. Encore.
Tout est toujours ma faute. C'est comme ça.
C'est ma faute si Thalia me hait, et si je la hais en retour.
Ma faute si Maman ne m'aime plus.
Ma faute si Papa est loin de moi.
J'en ai marre de tout foutre en l'air. C'est quoi mon problème ? Qu'est-ce qui cloche chez moi, pour que tout tourne ainsi ? Pour que tout ce que je fais parte en sucette...
Je ferme les yeux, honteuse.
- Désolée, Hannah...
Je suis qu'une idiote. Une idiote qui ne sait pas se contrôler.
Je pleure tout le temps. Je m'énerve souvent.
Je m'étais promis de plus pleurer pour elle, à cause d'elle. Mais c'est foutu. Je chiale sans arrêt, je pense à elle. Pourquoi, bordel ?
Elle m'a détruite, tuée, rongée de l'intérieur. Alors pourquoi je pense à elle ?
J'ai pas le droit d'y penser, jamais eu le droit.
Elle n'existe plus, Thalia. Elle s'est volatilisée, envolée de mon coeur.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
Sur les bords du lac
La réponse d'Eileen, aussi évidente que cinglante, vint parachever ta curiosité excessive, ton péché de toujours vouloir en savoir plus. Tu avais pris les Mots comme des boomerangs qui revenaient avec force te détruire le cerveau. Tu as dit des choses qu'il ne fallait pas, comme si tu cherchais sa colère en quelque sorte. Ta gentillesse n'est peut être qu'illusion et calomnies? Oui, ça doit être cela. Tu n'as pas su trouver les bons mots parmi les derniers arrivants, tu as pris les premiers qui te sont venus, sans réfléchir, et tu les as casé sans rigueur, avec violence, dans une phrase qui a sans doute fait mal à Eileen.
Tu te rends compte désormais à quel point ton idiotie est béante, ton manque d'expérience dans le réconfort, tu n'as d'ailleurs à ce jour réconforté personne, tu ne veux pas l'admettre, mais c'est, encore et toujours, dans un élan de violence, la pure et dure réalité.
Réalité qui te blesse.
Réalité qui te souille de sang.
Réalité qui boit ton sang, moustique avide de ton sérum.
Réalité qui te tueras.
Un jour.
Un jour où elle aura une fois de plus esquinté ton for intérieur, et que ton cœur ne supportera plus de telles attaques qui pousseront ton inconscient à s'installer à la place du roi, du dictateur, il aura enfin retrouvé sa place, se mariant avec la Faucheuse, qui terminera sa mission par un coup tranchant, qui viendra découper tel un rôti ta gorge, laissant ton corps ensanglanté.
Tu n'est qu'un miroir, non même pas un miroir, ce serait déjà te haut placer, tu es un Reflet, un Reflet flouté et embrumé que seuls des petits yeux en éveil et dynamiques sont capables de discerner.
Reflet de la Lune, Reflet du Soleil
Reflet des Ombres, Reflet de la Lumière
Reflet de la tragédie, Reflet de la comédie
Reflet de la Faucheuse, Reflet de la Vie
Tu as cette polyvalence qui te permet de refléter n'importe qui et n'importe quoi, un sourire qu'une moitié de visage libère, l'autre laissant des larmes couler sur tes joues. Tu es ça toi. Toi.
Mais voilà que, comme dans un mélange d'idéal et de miracle, ta camarade lâche d'autre Mots, bien plus étonnants, eux. Voilà qu'Elle s'excuse. Elle n'a pas besoin de le faire. C'est toi qui a tout foiré.
Comme d'habitude...
Tu en est presque choquée, tu t'attendais à tout sauf à ces mots qui te donnent presque les larmes aux yeux, mais tu te retiens, par fierté. Mais tu ne sais plus comment réagir. Tu avais préparé rigoureusement une bataille avec une ligne infranchissable pour les Mots Durs. Mais ligne Maginot de ton coeur ne s'était pas du tout préparée à cela. Déstabilisée, tu es.
- T-Tu n'-n'a pas b-besoin de t'excuser... (tu te ressaisis) Dans la Vie, nous avons tous nos zones d'ombres, des moments peu glorieux que l'on aimerait bien, de temps en temps, pouvoir surmonter. Mais souvent, ça nous est impossible. Et je ne t'en voudrais pas pour cela. Moi aussi, j'ai fait de erreurs. Bien pires que ce que tu as fait là, si on peut considérer cela comme une erreur. Mais l'important, dans ces moments difficiles, c'est de trouver quelque chose d'accessible qui t'apporte de la joie. C'est ma façon de penser en tout cas. Et si tu veux rester seule, dis-le moi, je comprends.
☁
Tu te rends compte désormais à quel point ton idiotie est béante, ton manque d'expérience dans le réconfort, tu n'as d'ailleurs à ce jour réconforté personne, tu ne veux pas l'admettre, mais c'est, encore et toujours, dans un élan de violence, la pure et dure réalité.
Réalité qui te blesse.
Réalité qui te souille de sang.
Réalité qui boit ton sang, moustique avide de ton sérum.
Réalité qui te tueras.
Un jour.
Un jour où elle aura une fois de plus esquinté ton for intérieur, et que ton cœur ne supportera plus de telles attaques qui pousseront ton inconscient à s'installer à la place du roi, du dictateur, il aura enfin retrouvé sa place, se mariant avec la Faucheuse, qui terminera sa mission par un coup tranchant, qui viendra découper tel un rôti ta gorge, laissant ton corps ensanglanté.
☁
Tu n'est qu'un miroir, non même pas un miroir, ce serait déjà te haut placer, tu es un Reflet, un Reflet flouté et embrumé que seuls des petits yeux en éveil et dynamiques sont capables de discerner.
Reflet de la Lune, Reflet du Soleil
Reflet des Ombres, Reflet de la Lumière
Reflet de la tragédie, Reflet de la comédie
Reflet de la Faucheuse, Reflet de la Vie
Tu as cette polyvalence qui te permet de refléter n'importe qui et n'importe quoi, un sourire qu'une moitié de visage libère, l'autre laissant des larmes couler sur tes joues. Tu es ça toi. Toi.
☁
Mais voilà que, comme dans un mélange d'idéal et de miracle, ta camarade lâche d'autre Mots, bien plus étonnants, eux. Voilà qu'Elle s'excuse. Elle n'a pas besoin de le faire. C'est toi qui a tout foiré.
Comme d'habitude...
Tu en est presque choquée, tu t'attendais à tout sauf à ces mots qui te donnent presque les larmes aux yeux, mais tu te retiens, par fierté. Mais tu ne sais plus comment réagir. Tu avais préparé rigoureusement une bataille avec une ligne infranchissable pour les Mots Durs. Mais ligne Maginot de ton coeur ne s'était pas du tout préparée à cela. Déstabilisée, tu es.
- T-Tu n'-n'a pas b-besoin de t'excuser... (tu te ressaisis) Dans la Vie, nous avons tous nos zones d'ombres, des moments peu glorieux que l'on aimerait bien, de temps en temps, pouvoir surmonter. Mais souvent, ça nous est impossible. Et je ne t'en voudrais pas pour cela. Moi aussi, j'ai fait de erreurs. Bien pires que ce que tu as fait là, si on peut considérer cela comme une erreur. Mais l'important, dans ces moments difficiles, c'est de trouver quelque chose d'accessible qui t'apporte de la joie. C'est ma façon de penser en tout cas. Et si tu veux rester seule, dis-le moi, je comprends.
Résurgence
Sur les bords du lac
Les Mots se mélangent dans mon esprit, rien ne s'assemble. Ce n'est que Vent, Mistral, Brise. Les Mots ne sont rien du tout, que de l'air, des sons, qui rentre dans mes oreilles mais que ne prennent pas la forme attendue dans ma tête. Elle bafouille. Lui ai-je fait du mal ? Je ne sais pas, je m'en veux presque. Elle n'a pas à subir ça, Hannah...
Elle ne bafouille plus là, mais elle va mal, je le sais. Et je ne veux pas. Je ne veux pas qu'elle ai mal à cause de moi. Je me suis énervée pour rien, sans aucune raison valable. Elle n'avait rien fait, juste essayé de m'aider.
- ...Et si tu veux rester seule, dis-le moi, je comprends.
Est-ce que je veux être seule ?
*Oui.*
Oui je veux être seule.
*Non*
Je veux pas qu'elle me laisse.
Je veux pas qu'elle m'abandonne.
Je veux pas être seule en fait.
Ne pars pas, ne me laisse pas...
- Hannah...
Un Mot. Un prénom. Juste un, qui résonne dans mon esprit jusqu'à en être étourdie. Qui sonne creux dans ma tête, et qui ne veut pas partir.
Il a franchi mes lèvres, dans un souffle avec ma voix qui se casse, se brise en milles morceaux de verres par terre. Ma voix roque, de ne pas avoir parlé, et d'avoir pleuré. D'avoir laissé ces goutes argentés s'écouler sur mes joues sans les retenir, sans les en empêcher. De les avoir laissé inonder ma peau, comme elles le font encore maintenant.
Elles coulent, mais je veux pas.
J'essuie mes joues, mes yeux, mon visage avec ma manche.
Qu'est-ce qu'elle pense de moi ?
Je suis nulle. Juste une petite qui fait que pleurer.
Juste une fille qui se promet des choses, et qui ne tient rien de ses propres promesses.
Je tiens celles des Autres, je garde les secrets enfouis qu'on me confie, rares sont-ils.
Mais les miens...
Je tiens les promesses, d'habitude.
Mais pas les miennes.
Je m'étais promis de ne plus penser à Thalia. Plus jamais.
Mais je n'ai rien fait.
Rien.
Je sais qu'ils existent, ces Mots, ces Pensées...
Je sais que j'y ai cru, dur comme fer.
Je sais que j'ai imaginé, pendant quelques jours que c'était vrai, que je pouvais l'oublier, l'effacer de mon coeur, l'effacer définitivement de ma vie.
Mais non.
J'y ai repensé presque aussitôt. A Elle... Son visage...
J'y ai repensé aussitôt, à celle qui a fait vivre l'enfant que j'étais avant, l'enfant innocente, et pleine de vie. L'enfant timide, qui se cachait derrière Elle. L'enfant passionnée, qui voulait tout faire pour réussir son rêve.
L'enfant que j'étais, et que je ne suis plus.
Elle ne bafouille plus là, mais elle va mal, je le sais. Et je ne veux pas. Je ne veux pas qu'elle ai mal à cause de moi. Je me suis énervée pour rien, sans aucune raison valable. Elle n'avait rien fait, juste essayé de m'aider.
- ...Et si tu veux rester seule, dis-le moi, je comprends.
Seule...
Est-ce que je veux être seule ?
*Oui.*
Oui je veux être seule.
*Non*
Je veux pas qu'elle me laisse.
Je veux pas qu'elle m'abandonne.
Je veux pas être seule en fait.
Ne pars pas, ne me laisse pas...
- Hannah...
Un Mot. Un prénom. Juste un, qui résonne dans mon esprit jusqu'à en être étourdie. Qui sonne creux dans ma tête, et qui ne veut pas partir.
Il a franchi mes lèvres, dans un souffle avec ma voix qui se casse, se brise en milles morceaux de verres par terre. Ma voix roque, de ne pas avoir parlé, et d'avoir pleuré. D'avoir laissé ces goutes argentés s'écouler sur mes joues sans les retenir, sans les en empêcher. De les avoir laissé inonder ma peau, comme elles le font encore maintenant.
Elles coulent, mais je veux pas.
J'essuie mes joues, mes yeux, mon visage avec ma manche.
Qu'est-ce qu'elle pense de moi ?
Je suis nulle. Juste une petite qui fait que pleurer.
Juste une fille qui se promet des choses, et qui ne tient rien de ses propres promesses.
Je tiens celles des Autres, je garde les secrets enfouis qu'on me confie, rares sont-ils.
Mais les miens...
Je tiens les promesses, d'habitude.
Mais pas les miennes.
Je m'étais promis de ne plus penser à Thalia. Plus jamais.
Mais je n'ai rien fait.
Rien.
Je sais qu'ils existent, ces Mots, ces Pensées...
Je sais que j'y ai cru, dur comme fer.
Je sais que j'ai imaginé, pendant quelques jours que c'était vrai, que je pouvais l'oublier, l'effacer de mon coeur, l'effacer définitivement de ma vie.
Mais non.
J'y ai repensé presque aussitôt. A Elle... Son visage...
J'y ai repensé aussitôt, à celle qui a fait vivre l'enfant que j'étais avant, l'enfant innocente, et pleine de vie. L'enfant timide, qui se cachait derrière Elle. L'enfant passionnée, qui voulait tout faire pour réussir son rêve.
L'enfant que j'étais, et que je ne suis plus.
Et que je ne serais probablement jamais.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
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Sur les bords du lac
Attention aux secousses, chère Leen, j'espère que tu as le cœur bien accroché...
Mais que se passe-t-il?
Ton prénom résonne longuement, avec fracas dans ton cerveau esquinté.
Une nouvelle fois dans cette conversation, tu ne t'attendais pas à cela.
Une nouvelle fois dans la conversation, un simple mot va toucher ton cœur pour le transpercer complètement. Sans le déchirer pour autant. Le trou formé par cette flèche est précis, net. Tu entends ce mot, encore et encore, il semble te supplier, te suggérer de faire quelque chose...
Mais toi tu ne sais pas quoi faire.
Tu es impuissante.
Ou faaaiiibllle
Ce mot obstrue ton esprit, tu as une soudaine envie de l'attraper par le col de l'étrangler de tes petites mains, de voir ses veines rompues, voir le sang jaillir, couler à lots, avant de plonger son corps inerte dans les abysses du Lac.
Hannah...
Tu deviens folle. Ton pacifisme a disparu un instant, il a laissé place à une rage intérieure qui a failli ressurgir. La pulsion est repartie, mais tu as peur. Peur de ce que tu as pu penser il y a quelques instants, en pensant à un simple Mot. Tu es idiote. Tu penses à ce qui n'est qu'un détail, un petit tas de lettres parmi tant d'autres. Tu es pathétique. Tu devrais plutôt t'occuper d'Eileen. Elle à besoin de toi.
Ton cerveau commence enfin à analyser la situation.
La petite voix de ta camarade est toujours dans un coin de ta tête, murmurant faiblement ton prénom.
Tes Yeux voient des Larmes sur son Visage.
Des Larmes de détresse.
Il lui est arrivé quelque chose de bouleversant, tu en es sûre.
Tu dois prendre les choses en main, tu le sais.
Mais tu ne t'écoutes pas, tu écoutes ton cœur. Sauf que ton cœur est entre la Vie et la Mort, il ne saura te conseiller. Tu es plus débile que jamais. Plus hésitante que jamais. Mais tu Parles.
- E-Ei-leeen, t-tu a-as b-besoin que je fasses quelque chose?
Sotte.
Ignare.
Imbécile.
Vile.
Faquine.
C'est ce que tu es.
Tu connais les Maux, mais pas les Mots pour les panser.
Pourquoi joues-tu le médecin si tu ne sais pas réparer les failles.
Comment veux-tu t'occuper des autres si tu ne sais pas t'occuper de toi?
Et comme tu es une Autre, tu t'occupes de tout le monde à la fois. Tu es pathétiques.
Tu sais quoi?
Crève.
Que t'arrive-tu, petite Hannah? Tu joues la comédie, comme d'habitude. Ne pleure pas, maudite fillette, ce seront des Larmes de crocodile... Tu étais toute joyeuse, tout à l'heure, hein? Eh bien souris alors... Quoi? Comment ça tu ne peux pas? Eh bien je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit, et je te le répète, plus fort, pour que l'écho de ma voix résonne en toi.
CRÈVE
Ton prénom résonne longuement, avec fracas dans ton cerveau esquinté.
Une nouvelle fois dans cette conversation, tu ne t'attendais pas à cela.
Une nouvelle fois dans la conversation, un simple mot va toucher ton cœur pour le transpercer complètement. Sans le déchirer pour autant. Le trou formé par cette flèche est précis, net. Tu entends ce mot, encore et encore, il semble te supplier, te suggérer de faire quelque chose...
Mais toi tu ne sais pas quoi faire.
Tu es impuissante.
Ou faaaiiibllle
Ce mot obstrue ton esprit, tu as une soudaine envie de l'attraper par le col de l'étrangler de tes petites mains, de voir ses veines rompues, voir le sang jaillir, couler à lots, avant de plonger son corps inerte dans les abysses du Lac.
Hannah...
Tu deviens folle. Ton pacifisme a disparu un instant, il a laissé place à une rage intérieure qui a failli ressurgir. La pulsion est repartie, mais tu as peur. Peur de ce que tu as pu penser il y a quelques instants, en pensant à un simple Mot. Tu es idiote. Tu penses à ce qui n'est qu'un détail, un petit tas de lettres parmi tant d'autres. Tu es pathétique. Tu devrais plutôt t'occuper d'Eileen. Elle à besoin de toi.
Ton cerveau commence enfin à analyser la situation.
La petite voix de ta camarade est toujours dans un coin de ta tête, murmurant faiblement ton prénom.
Tes Yeux voient des Larmes sur son Visage.
Des Larmes de détresse.
Il lui est arrivé quelque chose de bouleversant, tu en es sûre.
Tu dois prendre les choses en main, tu le sais.
Mais tu ne t'écoutes pas, tu écoutes ton cœur. Sauf que ton cœur est entre la Vie et la Mort, il ne saura te conseiller. Tu es plus débile que jamais. Plus hésitante que jamais. Mais tu Parles.
- E-Ei-leeen, t-tu a-as b-besoin que je fasses quelque chose?
Sotte.
Ignare.
Imbécile.
Vile.
Faquine.
C'est ce que tu es.
Tu connais les Maux, mais pas les Mots pour les panser.
Pourquoi joues-tu le médecin si tu ne sais pas réparer les failles.
Comment veux-tu t'occuper des autres si tu ne sais pas t'occuper de toi?
Et comme tu es une Autre, tu t'occupes de tout le monde à la fois. Tu es pathétiques.
Tu sais quoi?
Crève.
Que t'arrive-tu, petite Hannah? Tu joues la comédie, comme d'habitude. Ne pleure pas, maudite fillette, ce seront des Larmes de crocodile... Tu étais toute joyeuse, tout à l'heure, hein? Eh bien souris alors... Quoi? Comment ça tu ne peux pas? Eh bien je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit, et je te le répète, plus fort, pour que l'écho de ma voix résonne en toi.
CRÈVE
Résurgence
Sur les bords du lac
Elle bafouille. Encore. Pourquoi ? Qu'ai-je fais encore ? Je l'ai juste appelé, contre mon gré d'ailleurs. Alors pourquoi... ?
Je me tourne vers Hannah, planta mes pupilles dans son regard. Qu'est-ce qui ne va pas ? Je sens encore une larme couler le long de ma joue, pour stopper sa route au creux de mon cou. Elle a l'air loin. Très loin. Et en train de souffrir.
Elle souffre.
A cause de moi.
- Je... Non, mais...
Ma voix se brise. J'ai tenté de parler, de dire quelque chose, en vain. Les Mots sont restés bloqués, cachés au fond de mon être. Non, elle ne peut rien faire de toutes façons. Je vais mal, personne ne peut rien y faire. La haine envers Thalia me ronge à l'intérieur, et je ne peux rien faire pour l'arrêter. Je ne veux rien faire pour la stopper.
Je me redresse, assise en tailleurs à présent. Je fixe l'eau, rien ne bouge. Tout est calme dehors, mais à l'intérieur non. Sous le lac il y a le calmar géant, des sirènes, et tout un tas de créatures aquatiques. Alors qu'à la surface... Juste une étendue. Une étendue d'eau noire qui nous emprisonne, qui nous empêche de sortir, qui nous coupe du Monde.
Une île. Poudlard est une île. Une île où je suis coincée, où je suis loin de tout.
Et il n'y a rien à faire. Strictement rien à faire.
Je relève les yeux vers Hannah, fixant ses pupilles noisette tristement. Mes dents enfoncées dans mes lèvres qui me font souffrir, je scrute son regard posant ma main sur la sienne. Je ne parle pas, le silence, mon silence dit tout. Je ne vais pas bien, ça se voit, je le sais. J'ai des cernes, peu voyantes mais des cernes tout de même. Je suis fatiguée, j'ai les yeux bouffis à force de chialer. Je le sais tout ça. Je le sais car je le vois, chaque matin, chaque soir. Tout le temps.
Je baisse les yeux vers ma main, posée sur la sienne, avant de la retirer et me lever, d'un coup, brusquement. Je me tourne une nouvelle fois vers le lac.
Tout est calme. Trop calme, même. Je soupire, mes épaules s'affaissent, doucement. Je baisse les yeux vers mes pieds, posés fermement sur le sol. J'ouvre la bouche un instant, avant de me décider à parler, restant debout, bien perchée sur ses pieds, à les fixer sans ciller.
- En fait y a rien. Je suis juste conne, à pleurer tout le temps pour elle, à tout foutre en l'air à cause d'elle. Je sais que t'y comprends rien vu que tu sais pas de qui je parle mais bref. Ca m'saoule c'est tout...
Je me tourne vers Hannah, planta mes pupilles dans son regard. Qu'est-ce qui ne va pas ? Je sens encore une larme couler le long de ma joue, pour stopper sa route au creux de mon cou. Elle a l'air loin. Très loin. Et en train de souffrir.
Elle souffre.
A cause de moi.
- Je... Non, mais...
Ma voix se brise. J'ai tenté de parler, de dire quelque chose, en vain. Les Mots sont restés bloqués, cachés au fond de mon être. Non, elle ne peut rien faire de toutes façons. Je vais mal, personne ne peut rien y faire. La haine envers Thalia me ronge à l'intérieur, et je ne peux rien faire pour l'arrêter. Je ne veux rien faire pour la stopper.
Je me redresse, assise en tailleurs à présent. Je fixe l'eau, rien ne bouge. Tout est calme dehors, mais à l'intérieur non. Sous le lac il y a le calmar géant, des sirènes, et tout un tas de créatures aquatiques. Alors qu'à la surface... Juste une étendue. Une étendue d'eau noire qui nous emprisonne, qui nous empêche de sortir, qui nous coupe du Monde.
Une île. Poudlard est une île. Une île où je suis coincée, où je suis loin de tout.
Et il n'y a rien à faire. Strictement rien à faire.
Je relève les yeux vers Hannah, fixant ses pupilles noisette tristement. Mes dents enfoncées dans mes lèvres qui me font souffrir, je scrute son regard posant ma main sur la sienne. Je ne parle pas, le silence, mon silence dit tout. Je ne vais pas bien, ça se voit, je le sais. J'ai des cernes, peu voyantes mais des cernes tout de même. Je suis fatiguée, j'ai les yeux bouffis à force de chialer. Je le sais tout ça. Je le sais car je le vois, chaque matin, chaque soir. Tout le temps.
Je baisse les yeux vers ma main, posée sur la sienne, avant de la retirer et me lever, d'un coup, brusquement. Je me tourne une nouvelle fois vers le lac.
Tout est calme. Trop calme, même. Je soupire, mes épaules s'affaissent, doucement. Je baisse les yeux vers mes pieds, posés fermement sur le sol. J'ouvre la bouche un instant, avant de me décider à parler, restant debout, bien perchée sur ses pieds, à les fixer sans ciller.
- En fait y a rien. Je suis juste conne, à pleurer tout le temps pour elle, à tout foutre en l'air à cause d'elle. Je sais que t'y comprends rien vu que tu sais pas de qui je parle mais bref. Ca m'saoule c'est tout...
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra