La bosse des maths

La jeune fille se présenta à lui sans la moindre hésitation. C'est un signe de plus qui indiquait à Ethan qu'elle pourrait se faire des amis sans la moindre difficulté. Elle lui donna même son surnom. Son nom de famille sonnait familièrement pour le futur deuxième année, ce qui le rendit curieux à ce sujet. Comme Poudlard était la seule école sorcière britannique, il n'était pas rare d'avoir des rassemblements de cousins et cousines. D'ailleurs le lien qui les unissait pouvait même être plus proche. Il ne connaissait pas si bien que ça Jeffrey car ils n'étaient pas de la même année et le groupe soudé de l'année qui le précédait ne se mélangeait que peu avec les garçons plus jeunes.

- Enchanté Meg, sourit-il. Mais dis moi, est-ce que tu fais partie de la même famille que Jeffrey Hunter? C'est un joueur de Quidditch de l'équipe de Poufsouffle! C'est ton frère peut-être?

Meg ne semblait pas venir en terrain totalement inconnu à Poudlard car sa maman lui avait expliqué certaines notions. Elle ne fit pas mention de son père, qui devait donc très certainement être moldu. Quand elle lui demanda quels étaient ses cours préférés, Ethan fut bien ennuyé car il n'y avait pas encore de cours en particulier qu'il appréciait par dessus tout. Et si cela ne changeait, il serait bien ennuyé au moment de devoir choisir sa filière en fin d'année scolaire.

- Bah, tu ne dois pas avoir de crainte d'utiliser ta baguette en cours car les professeurs ont l'habitude des petits sorciers maladroits avec leur baguette magique, dit-il avant de donner ses préférences. Pour moi, du moment qu'on fait de la pratique, ça m'va. Donc je préfère un cours de potion pendant lequel on fait une prépa qu'un cours de vol pendant lequel on ne fait qu'écouter le prof. Et inversement. Il diminua le son de sa voix quand il posa sa question suivante car l'ambiance était délétère depuis que le Conseil des Sorciers avait pris le dessus. Les Manteaux Noirs n'étaient jamais loin. Ton papa est moldu si je comprends bien?

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A la mention de sa baguette, Meg baissa les yeux vers ses poches, comme pour la chercher dans son T-shirt ou son short. Mais elle se rappela que sa mère lui avait prise pour "qu'elle évite de faire des bêtises avec" dans la librairie. Et la jeune fille savait exactement ce que pensait Millicent à ce moment-là : elle ne voulait pas que, avec sa maladresse légendaire, elle ne déclenche un quelconque sort sur un coup de tête et se fasse prendre par des Manteaux Noirs. Au fond, elle avait raison, même si Meg aurait voulu porter fièrement sa jolie baguette toute neuve à sa ceinture - ceinture qu'elle n'avait pas, d'ailleurs.
Revenant à sa conversation, elle entendit Ethan lui demander si elle n'était pas de la même famille qu'un certain "Jeffraie Hunter", un joueur de Quidditch. Il alla même jusqu'à lui demander s'il n'était pas son frère. Meg releva la tête, surprise par une telle question. Elle ne connaissait personne à Poudlard, et encore moins un Jeffraie joueur de Quidditch - sa famille n'étant pas très fan de ce sport, c'était complètement illogique.
Ah non, fit-elle en plissant le nez. Je suis fille unique, et je n'ai pas de cousins ni aucun garçon de mon âge dans ma famille.
Elle réalisa alors l'horreur de la situation. Quelqu'un avait le même nom de famille qu'elle ? Et c'était un joueur de Quidditch, qui plus est, une personne donc connue de tous les élèves de Poudlard ? Si Ethan lui avait posé cette question, beaucoup d'autres encore plus idiots la lui poseraient aussi... elle grimaça à cette pensée.
J'parie qu'on va me le demander souvent. J'espère qu'il est sympa, au moins, grommela la jeune fille.
Ethan lui expliqua qu'il ne fallait pas qu'elle craigne sa baguette, car les professeurs avaient l'habitude des petits sorciers maladroits. Puis il lui dit qu'il aimait la pratique, ce que Meg comprenait totalement. Sa mère lui avait fait la même réflexion lors de l'une de leurs longues discussions sur les cours, Poudlard et la nouvelle vie de Margaret.
Mais le garçon baissa soudain la voix et regarda alentours, comme s'il craignait quelque chose, et posa la seule question que Meg voulait à tout prix éviter :
Ton papa est Moldu si je comprends bien ?
La brunette tressaillit en l'entendant, à la fois surprise et terrifiée. Bien entendu que son papa n'était pas un Moldu, mais Ethan avait cru que, si elle n'en parlait pas, c'était pour cacher ses origines. Or, aux yeux de Meg, la situation de son père était mille fois pire. Mais pouvait-elle le lui dire ? Pas parce que c'était interdit, elle s'en fichait des interdictions à la noix des Manteaux Noirs, mais parce qu'elle avait honte de cet homme que les gens surnommaient "papa" mais qui était pour elle plus qu'un inconnu puisque, même quand elle était née à Paris, il n'était plus là depuis longtemps. Pouvait-elle aborder ce sujet tabou, dont elle ne parlait avec personne - sa mère ayant banni le mot "père" de la maison depuis longtemps - avec un inconnu ? Ne risquait-elle pas de pleurer, de s'énerver, de jeter des livres et de s'enfuir en courant ?
Essayant de retenir les larmes qui arrivaient chaque fois qu'on prononçait le doux nom cruel de "papa", elle baissa les yeux et marmonna :
Non, non, c'est un sorcier... Mais il est français.
Elle espérait que Ethan ne poserait pas plus de questions.

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Les sorciers continuaient de défiler dans la boutique. Ethan aperçut son père à l'autre bout de la boutique, très intéressé par des ouvrages dont il ne pouvait définir la catégorie, mais il lui sembla qu'il se trouvait du côté des livres de sortilège. Il y avait clairement plus de monde de ce côté là que du leur. La divination n'avait pas l'air d'attirer les foules, nota Ethan.

Quand Meg lui dit qu'elle était fille unique, le Poufsouffle se demanda s'il n'était pas parfois enfant unique aussi, à sa façon. Bien sûr qu'il avait une sœur, et il l'adorait, mais il n'a jamais pu avoir de contact normal avec elle du fait de sa déficience mentale. Impossible davoir des jeux normaux, des discussions entre frère et sœur, des confidences qu'ils auraient pu se faire entre eux en se cachant sous un abri improvisé quand ils étaient plus petits, ou même de réelle dispute. Mais d'une autre façon, elle remplissait tellement sa vie du fait de l'attention qu'elle demande qu'il ne pouvait pas affirmer non plus qu'il était enfant unique. Il avait dû veiller sur elle comme un grand frère, même si les situations n'étaient pas celles que l'on retrouve habituellement.

Ethan s'amusa de la réponse un peu grognon de Meg par rapport à son lien familial éventuel avec Jeff. Il fallait reconnaître que la question lui serait posée quelques fois, surtout si elle le joignait chez Poufsouffle.

- Hé hé, en effet, cette question risque de revenir souvent les premiers jours. Mais oui, Jeff est super sympa, tu es bien tombée! dit-il souriant.

A sa réponse tout à fait renfrognée concernant l'origine de son père, Ethan sentit qu'il avait touché une corde sensible. Elle était au minimum né-sorcière. Peut-être était-elle même de Sang Pur? Ethan réalisa soudainement qu'il devait rester prudent de ce qu'il lui dirait tant qu'il ne la connaissait pas mieux.

Il ne comprit pas où elle voulait en venir en disant que son père était français avec le ton qui était le sien. Personne n'est parfait et être français n'était plus une si grande tare de nos jours vu depuis ce côté-ci de la Manche? Certes, les anglais et les français n'avaient jamais été deux peuples qui s'adoraient et même en 2045 certains indécrottables se lançaient encore des piques de part et d'autre, mais tout de même? Non, cela devait être autre chose. Mais il avait beau chercher, il ne voyait pas. Sa curiosité prit le dessus.

- Est-ce si grave d'être français? demanda-t-il d'une voix aussi douce que possible. Il n'avait pas envie de la brusquer.

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Meg baissa les yeux vers sa montre, dans un geste nerveux, pour voir l'heure. Il s'était passé déjà vingt minutes depuis qu'elle était entrée dans la librairie, mais sa mère ne dirait rien. Elle savait à quel point elle aimait les livres et l'ambiance de ces boutiques dans lesquelles Meg pourrait passer sa vie, et ne dirait probablement rien pour le moment. D'autant plus, qu'après, elles auraient terminé les courses et devraient rentrer à la maison... ou, songea la jeune fille, elle pourrait supplier sa mère d'aller chez Florian Fortarôme pour y déguster une glace toutes les deux, et passer ainsi plus de temps sur le Chemin de Traverse qu'elle adorait.
Mais pour l'instant, elle discutait avec Ethan, pensa-t-elle en sortant de sa rêverie.
Le garçon lui confirma qu'elle entendrait souvent la question qu'il venait de poser, à sa grande consternation. Ça promettait des minutes perdues avec des crétins qui la lui poseraient, et peut-être même l'empêcherait d'avoir des amis. Cette idée était stupide, mais pas totalement inenvisageable, malheureusement.
Pff... heureusement, murmura Margaret.
Quand elle repensa à son père, sa gorge se serra bizarrement. Ça faisait si longtemps qu'elle n'en avait parlé à personne, qu'elle avait gardé ses questions et sa rancœur pour elle - même Tobby ignorait qu'elle y repensait plus souvent qu'elle ne le prétendait - que ce sujet avait été classé dans ceux "à ne pas aborder, à laisser dans un coin de sa tête". La dernière discussion avec Millicent à propos de ce père inconnu remontait à ses six ans environ, quand elle avait déclaré ses premiers pouvoirs magiques. Et sa grand-mère avait fait l'erreur de décréter que son papa avait été idiot de partir et qu'il aurait été fier d'avoir une fille aussi géniale. Meg, insouciante et naïve à cette époque, avait alors demandé à sa maman où était son papa dont on ne parlait jamais, et qui pourtant avait dut existé parce que, comme soulignaient les Moldus imbéciles qu'elle connaissait "tout le monde a un papa". Et Meg se demandait où celui-ci était passé. Millicent avait donc tout raconter : leur rencontre, alors qu'elle avait à peine 22 ans, leur histoire d'amour, son départ pour la France, ces six mois merveilleux passés ensemble, puis la grossesse, les disputes à répétition, et enfin leur rupture alors que Meg était encore dans son ventre. Elle avait ensuite parlé de ces moments horribles, dans l'appartement de son amie, en France, puis l'accouchement à Paris et le départ pour l'Angleterre.
Et l'histoire s'arrêtait là. Albert Deleau avait disparu de la vie de Millicent depuis, et elle n'avait aucunes nouvelles - tant mieux. Depuis que la petite Margaret avait appris tout cela, elle avait détesté cet homme qui avait fait tant de mal à sa mère, cet homme qui n'avait même pas pris le temps de voir sa fille et qui la laissait grandir en l'ignorant. Cette colère, elle avait été de la souffrance, autrefois : pourquoi devait-elle différente ? Elle voulait un papa avec qui jouer, rire, elle qui n'en avait jamais eu. Et puis, ça s'était mué en indifférence - même si, au fond, la rancœur restait. Elle s'était dit qu'elle n'avait pas besoin de papa, qu'elle était heureuse avec Millicent, Pelote, Tobby et sa grand-mère et que personne ne voulait d'un hypocrite égoïste chez eux.
La question d'Ethan avait remué tous ces souvenirs, tous ces sentiments qu'elle avait essayé d'ensevelir au fil des ans, et ça lui faisait bizarre.
Est-ce si grave d'être français? demanda-t-il doucement.
Oh oui, c'était grave. Mais il ne le savait pas, il ne fallait pas lui en vouloir. Baissant ses yeux sur ses chaussures - qu'il faudrait laver, d'ailleurs - elle murmura :
Mon papa est en France, moi je suis ici et je l'ai jamais vu.

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Ethan était amusé de voir comment réagissait Meg à l'idée de devoir répondre à la même question plusieurs fois en début d'année. Elle n'avait de toute évidence pas l'habitude de sociabiliser, ou alors était-ce un caractère de petits oursonne qui se cachait derrière ses traits pourtant pourtant doux?

- Tu sais, ce genre de petite anecdote te permettra plus facilement de lier connaissance, dit-il en souriant pour la rassurer.

Ensuite sa camarade lui annonça que son père vivait en France. La tuile! Elle ne devait pas le voir souvent. Encore moins maintenant que les déplacements à l'étranger sont encore plus réglementés qu'avant et que quitter le territoire doit être motivé. Pas sûr que ce soit bien vu au Conseil des sorciers que de visiter un père français, eux qui sont tellement reclus sur eux-mêmes, de ce que son père lui avait expliqué. Père à qui Ethan reprochait déjà d'être trop souvent parti. Mais en comparaison avec un père habitant un autre pays, sa situation n'était finalement pas si inconfortable que cela. Plus petit, il était parfois obligé de se coucher avant qu'il ne soit rentré du travail et il se rappelle qu'il était triste comme la pierre ces soirs là. Mais en grandissant il a pu se rendre au lit plus tard et ainsi le voir tous les jours. Il n'ose pas imaginer la tristesse qui aurait été sienne s'il avait dû accepter qu'il aille vivre à l'étranger. Peut-être aurait-il été fâché, comme c'était devenu le cas quand il avait grandi.

- Oh, je suis désolé pour toi... Tu ne dois pas avoir souvent l'occasion de le visiter... Il ne te manque pas trop? se permit-il de demander sur un ton prudent.

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Ethan déclara que ce genre de petites anecdotes l'aideraient à se lier d'amitié. La jeune fille ne sachant pas ce qui pourrait l'aider à se faire des amis, elle le croyait sur paroles. Mais elle aurait préféré qu'il y est une autre "anecdote" mieux pour faire connaissance, que d'avoir un nom de famille similaire à celui d'un joueur de Quidditch. Elle n'aimait pas l'idée qu'on puisse la croire soeur d'un inconnu, alors qu'elle n'avait ni frère, ni cousin, ni aucun garçon de son âge dans sa famille - si, peut-être dans la famille de son père, mais elle n'en savait rien.
En parlant de son père, Ethan demanda :
Oh, je suis désolé pour toi... Tu ne dois pas avoir souvent l'occasion de le visiter... Il ne te manque pas trop?
*Il ne comprend donc pas ?* s'interrogea Meg avec une consternation grandissante. Il ne pouvait pas comprendre ce qu'elle ressentait en cet instant ? Cette gêne mêlée à la colère et la rancœur qu'elle ressentait chaque fois que le nom de son papa sortait d'une conversation, il ne pouvait pas la sentir ? La brune aurait voulu que le garçon ait un coup de génie, qu'une pensée subite le traverse et lui souffle qu'il fallait arrêter les questions sur ce sujet sous peine de mettre réellement Meg en colère. Elle aurait voulu lui dire que l'homme dont il parlait, ce "père" qui ne valait pas ce nom élogieux, n'était qu'un monstre, un égoïste et un lâche. Elle aurait voulu lui dire à quel point elle le détestait, malgré tous ses efforts pour essayer de le comprendre. Mais on ne pouvait pas comprendre un être sans coeur, sans raison et sans excuses. Elle aurait voulu expliquer à Ethan qu'elle n'avait jamais vu cet ignoble papa, et qu'elle s'en portait le mieux du monde. Elle n'avait pas besoin de ce fameux Albert Deleau à qui elle vouait une haine particulière pour vivre, et il ne lui manquait pas le moins du monde. Même, elle était mieux sans lui dans sa vie.
Et pourtant... ces mots restaient coincés dans sa gorge, comme retenu par une partie inconsciente d'elle-même. Non, il fallait pas qu'elle parle aussi violemment, il n'y avait aucune raison. Ethan n'était pas fautif, il ne faisait que poser des questions à sa future camarade qu'elle était. Il n'était pas obligé d'entendre toutes les insultes qu'elle retenait en son for intérieur en attendant de voir enfin l'homme qu'elle avait tant détesté. Alors Meg répondit calmement, quoique le regard fixement baissé sur ses chaussures :
Je ne l'ai jamais vu, et j'ai pas besoin de lui. Il me manque pas, j'veux pas le voir.
Au moins, c'était dit. Elle espérait que son futur camarade comprendrait, cette fois-ci, que c'était un sujet douloureux pour elle. Pour détourner la conversation, Margaret releva les yeux, toute colère ravalée en ce jour si beau, et demanda d'une voix pleine de légèreté :
Et toi ? Tu as un Moldu dans ta famille ?

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L'annonce de la petite fille expliquant qu'elle n'a jamais vu son père rendit Ethan triste pour elle. C'était encore pire que ce qu'il avait imaginé. Est-ce qu'il lui manquait? Ou du moins sa présence, car elle n'avait jamais connu l'homme. Peut-être qu'elle le détestait si sa mère l'avait monté contre lui. La curiosité d'Ethan était mise à rude épreuve car il sentait que la fillette n'aimait pas ce sujet. Son regard fuyait constamment. Il dû faire un effort sur lui-même pour laisser tomber, ne voulant pas la mettre mal à l'aise ou la blesser en continuant sur cette voie.

D'ailleurs elle lui donna l'opportunité de changer de sujet en le questionnant sur le sujet brûlant depuis quelques mois. Il ne la connaissait pas, pour ainsi dire, et n'avait aucune idée de ses orientations politiques, ou si elle n'en possédait pas elle-même, ce qui était tout à fait compréhensible à son âge si elle n'a pas été directement confrontée aux chamboulements, quelle était l'orientation politique familiale. Il était donc bien ennuyé d'aborder ce sujet avec elle. Même si être Sang-Mêlé n'était pas un crime en soi. Il opta donc pour la franchise. Au pire il irait rejoindre son père si elle devenait désagréable.

- Ma maman est moldue, répondit-il simplement et sans donner plus de détails, mais en baissant à nouveau d'un cran la voix par réflexe. Du coin de l'oeil, il vit son père regarder aux alentours. Il savait par expérience qu'il était temps pour lui de partir. Je vais devoir te laisser car je vois que mon papa me cherche. Heureux d'avoir fait ta connaissance Meg! Je te souhaite une bonne répartition, et on se recroisera certainement à Poudlard. A bientôt!

Ethan rejoignit son père pour passer à la boutique suivante. La torture était encore loin d'être terminée. Mais il était content d'avoir fait la connaissance de Meg. Au moins n'avait-il pas totalement perdu son temps dans la librairie!

Fin du RP pour moi, merci! ^^

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Meg, en attendant qu'Ethan réponde, attrapa le livre sur la Divination qui ne lui servirait probablement à rien, et que sa mère ne voudrait pas acheter, et empoigna fermement un barreau de l'échelle. Cette fois-ci, elle n'allait rien faire tomber et redescendrait normalement. Elle ne voulait pas assommer une nouvelle fois son futur camarade, ni s'écraser par-terre comme une débile. Elle grimpa doucement, en s'assurant de tenir fermement le livre et l'échelle en même temps. Quand elle fut enfin arrivée à la hauteur du rayon qu'elle cherchait, elle tendit le bras et, précautionneusement, y déposa le livre. Elle vérifia qu'il n'y avait rien qui allait une nouvelle fois tomber, puis redescendit avec la même prudence jusqu'au bas de l'échelle.
Elle y était arrivée ! Voilà qui lui prouvait qu'elle pouvait bien faire les choses, quand elle y mettait un peu du sien - et que sa maladresse ne faisait pas des siennes.
Ethan lui chuchota qu'il avait une mère Moldue, et la jeune fille se mordit la lèvre. Elle n'avait rien contre les Moldus ; sa mère l'avait toujours élevée parmi eux et elle leur trouvait plusieurs points positifs par rapport aux sorciers. Mais elle connaissait la situation actuelle de ces pauvres Moldus, et Nés-Moldus, avec Ursula Parkinson. Ce ne devait pas être facile d'avoir une maman qui était rejetée par son "monde", et qui ne pouvait par conséquent pas venir avec lui faire ses courses. Et puis il devait avoir peur pour elle...
Je vais devoir te laisser car je vois que mon papa me cherche. Heureux d'avoir fait ta connaissance Meg! Je te souhaite une bonne répartition, et on se recroisera certainement à Poudlard. A bientôt! enchaîna-t-il tout de suite.
Margaret sourit en se baissant pour ramasser ses trois livres laissés à l'abandon par-terre.
Salut Ethan ! Je pense que ma maman me cherche aussi. J'espère qu'on se recroisera à Poudlard !
Ethan était l'unique personne qu'elle connaîtrait à Poudlard, et ça la rassurerait de savoir qu'elle pourrait s'adresser à lui si elle avait besoin d'aide.
Elle s'éloigna pour rejoindre Millicent qui l'attendait, plongée dans un roman à l'eau de rose. Meg lui tapota l'épaule et lui rappela qu'il fallait partir. Sa mère lui acheta les trois livres qu'elle voulait, puis elles quittèrent la librairie en discutant du repas qu'elles pourraient manger, ou même du restaurant où elles pourraient aller.

Fin du RP, merci à toi aussi ! :cute:

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