Le murmure des livres
Bibliothèque,
29 Mars
La Bibliothèque.
Certainement l'endroit où elle avait voulu être le premier jour.
Tant de vieux volumes.
De silence.
De Paix.
Elle se promène entre les rayons, appréciant la lueur chaude coulant des fenêtres, venant du soleil liquide resplendissant du Dehors.
Elle veut même pas faire attention à ces têtes ébouriffées penchées sur des livres anciens, tournant les pages avec dépit, pestant contre les devoirs repoussés à la dernière minute, contre le soleil dehors, contre les auteurs et leurs Mots.
Les livres lui chuchotaient leurs secrets. Le rayonnage dans lequel elle était semblait vide de tout bruit. Pas d'Âme réelle, tangible. Mais des milliers d'Âmes de livres, aux pages bruissantes et aux couvertures rugueuses. Elle en avait déjà lu certain. Tellement de fois qu'elle en connaissait chaque ligne, chaque virgule, chaque pages cornées. Elle connaissait leurs Âmes. Pas entières. Personne ne pouvait prétendre connaître un livre en entier. Pas même et surtout pas leurs auteurs.
Ses doigts étaient encore tâchés de l'encre du dernier qu'elle avait lu. Elle l'avait adoré. Ses mots étaient incrustés à présent dans les pouces de ses mains de porcelaine. Ça lui faisait comme des brisures sur ses mains. Des brisures de Mots.
Elle en voulait d'autres de Brisures.
Prétendre qu'elle dévorait les livres était faux.
Les livres la dévoraient. Ils l'emmenaient au plus noirs de leurs pages et de leurs histoires, là où seul les plus sensibles et amoureux pouvaient se rendre. Elle se noyait dans eux. Elle mourrait avec eux. Elle était *Eux*.
Toujours est il qu'une bibliothèque est un sanctuaire. C'est la place la plus secrète d'une maison, aussi mystérieuse que les étoiles, aussi belle que les fleurs de lavande du champ de sa grand-mère.
Dans les rayons.
Dans un rayon.
Dans un univers.
Univers de Mots.
Dans un Livre immense, le Livre qui parlait de ce château.
Un Mot.
Sa main se tendit alors que les livres frémissaient sous ses doigts.
Une couverture verte. D'un vert Nénuphar. D'un vert-de-gris. D'Elle.
Les trois phrases habituelles s'inscrivirent devant ses yeux, floutant sa vue. Elle ne voyait plus danser que ces phrases. Cette poésie que tu connaissais par cœur, sans pour autant la dompter ou la maîtriser.
Effleurement des Mots
Connaissance infinie
...
Une main surgit sur son champ de vision et brise *les Mots*.
@Ivy King
29 Mars
La Bibliothèque.
Certainement l'endroit où elle avait voulu être le premier jour.
Tant de vieux volumes.
De silence.
De Paix.
Elle se promène entre les rayons, appréciant la lueur chaude coulant des fenêtres, venant du soleil liquide resplendissant du Dehors.
Elle veut même pas faire attention à ces têtes ébouriffées penchées sur des livres anciens, tournant les pages avec dépit, pestant contre les devoirs repoussés à la dernière minute, contre le soleil dehors, contre les auteurs et leurs Mots.
Les livres lui chuchotaient leurs secrets. Le rayonnage dans lequel elle était semblait vide de tout bruit. Pas d'Âme réelle, tangible. Mais des milliers d'Âmes de livres, aux pages bruissantes et aux couvertures rugueuses. Elle en avait déjà lu certain. Tellement de fois qu'elle en connaissait chaque ligne, chaque virgule, chaque pages cornées. Elle connaissait leurs Âmes. Pas entières. Personne ne pouvait prétendre connaître un livre en entier. Pas même et surtout pas leurs auteurs.
Ses doigts étaient encore tâchés de l'encre du dernier qu'elle avait lu. Elle l'avait adoré. Ses mots étaient incrustés à présent dans les pouces de ses mains de porcelaine. Ça lui faisait comme des brisures sur ses mains. Des brisures de Mots.
Elle en voulait d'autres de Brisures.
Prétendre qu'elle dévorait les livres était faux.
Les livres la dévoraient. Ils l'emmenaient au plus noirs de leurs pages et de leurs histoires, là où seul les plus sensibles et amoureux pouvaient se rendre. Elle se noyait dans eux. Elle mourrait avec eux. Elle était *Eux*.
Toujours est il qu'une bibliothèque est un sanctuaire. C'est la place la plus secrète d'une maison, aussi mystérieuse que les étoiles, aussi belle que les fleurs de lavande du champ de sa grand-mère.
Où était elle?
Dans les rayons.
Où était elle?
Dans un rayon.
Où était elle?
Dans un univers.
Où était elle?
Univers de Mots.
Où était elle?
Dans un Livre immense, le Livre qui parlait de ce château.
Qui était elle?
Un Mot.
Sa main se tendit alors que les livres frémissaient sous ses doigts.
Une couverture verte. D'un vert Nénuphar. D'un vert-de-gris. D'Elle.
Les trois phrases habituelles s'inscrivirent devant ses yeux, floutant sa vue. Elle ne voyait plus danser que ces phrases. Cette poésie que tu connaissais par cœur, sans pour autant la dompter ou la maîtriser.
Effleurement des Mots
Connaissance infinie
...
Une main surgit sur son champ de vision et brise *les Mots*.
@Ivy King
Dernière modification par Alison Morrow le 7 mai 2020, 09:09, modifié 3 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Le murmure des livres
J'étais de retour dans l'endroit le plus cool de la Terre. Non mais vous avez vu cette bibliothèque ? Tant d'histoires dans lesquelles se plonger. Tant de personnages à découvrir. Tant de secrets à mettre au jour. Tant d'histoire rassemblée au même. J'étais déjà venu plusieurs fois et pourtant j'avais à peine eu le temps de parcourir les titres d'une étagère tant elles étaient immenses. Et toutes regorgeant de magie, en plus !
Le silence était si reposant, je ne comprenais pas qu'on puisse ne pas aimer ce lieu. Il s'en dégageait tant de paix malgré la violence de certains livres.
Je faisais glisser mes doigts sur les tranches des livres pour les sentir, m'approprier leur titre et les découvrir. J'imaginais déjà les possibilités d'histoire de chaque titre.
Une rencontre amoureuse
Une guerre héroïque
Une épopée qui finit en drame
Des contes pour enfant
Chaque fois je fermais les yeux pour me représenter les scènes du livre.
J’entrouvrais à peine les yeux pour me déplacer tant j'étais plongée dans ma rêverie. J'avais à peine le temps de voir la couleur des couvertures avant d'imaginer des scénario délirants.
Cette fois il était rouge sang et pourtant le titre semblait si doux.
Un amour effréné pendant une guerre où leurs can s'opposent.
Le suivant était vert gris. D'une couleur très mélancolique.
Un recueil de poésie sur la nature.
Je laissais ma main posée là, sans bouger, imaginant tant de descriptions poétiques possibles.
@Alison Morrow
Le silence était si reposant, je ne comprenais pas qu'on puisse ne pas aimer ce lieu. Il s'en dégageait tant de paix malgré la violence de certains livres.
Je faisais glisser mes doigts sur les tranches des livres pour les sentir, m'approprier leur titre et les découvrir. J'imaginais déjà les possibilités d'histoire de chaque titre.
Une rencontre amoureuse
Une guerre héroïque
Une épopée qui finit en drame
Des contes pour enfant
Chaque fois je fermais les yeux pour me représenter les scènes du livre.
J’entrouvrais à peine les yeux pour me déplacer tant j'étais plongée dans ma rêverie. J'avais à peine le temps de voir la couleur des couvertures avant d'imaginer des scénario délirants.
Cette fois il était rouge sang et pourtant le titre semblait si doux.
Un amour effréné pendant une guerre où leurs can s'opposent.
Le suivant était vert gris. D'une couleur très mélancolique.
Un recueil de poésie sur la nature.
Je laissais ma main posée là, sans bouger, imaginant tant de descriptions poétiques possibles.
@Alison Morrow
Écrire des étoiles ou peindre l'univers ? Telle est la question...
Le murmure des livres
Cette main.
A qui appartient-elle?
Cette main qui a étouffé tous les murmures des livres d'un coup.
Mais elle ne leur a pas fait peur longtemps.
Les livres sont téméraires.
Ou alors elle est comme toi. Elle les connaît.
Un rayon de lumière éclaire cette main.
Le regard d'Alison la remonte. La fille ne semble pas l'avoir aperçue.
Elle a un visage plutôt sympathique, encadré par de longs cheveux châtains ondulés.
Ce. N'était. Pas. Une. Excuse.
Oui.
Vous êtes seules dans le rayon.
Mais Mme Pince ne doit pas être là.
Alison ne l'a encore jamais croisée et elle n'a pas spécialement envie que ça change. Pourtant un murmure énervé gronde sous sa poitrine.
Elle ne s'emportait jamais facilement mais cette main et cette nonchalance la mettait hors d'elle sans qu'elle puisse savoir pourquoi.
Comme toujours lorsqu'elle commence à sentir monter la Colère, son nez se fronce et un de ses sourcils s'arquent comme pour prévenir de la Tempête menaçant d'exploser sous cette apparence calme.
Pourtant, la fille voulait certainement et tout simplement lire le livre. Pourtant elle avait l'air tellement plongée dans les étagères qu'Alison hésitait entre la laisser continuer son chemin ou lui adresser la parole. Avec la promesse de voir le dragon qu'était Mme Pince surgir à l'autre bout du couloir.
C'était un choix cornélien. Autre détail, la fille était à Gryffondor. Certainement une première année comme elle.
Alison n'aimait pas parler avec les nouveaux.
Non. Elle n'aimait pas parler tout court.
Elle aimait le calme des bibliothèques.
Elle aimait le Silence.
Voilà pourquoi elle aimait les Livres.
Mais la main ne bougeait toujours pas malgré ses yeux verts qui la foudroyaient.
Alison se fit la réflexion que si ses yeux avaient été une baguette magique, la main se serait évaporée en deux secondes.
Mais elle devait prendre sur elle. Que faire?
Arracher le livre des mains de la fille?
Ne rien tenter?
Passer son chemin?
"Tu comptes lire ce livre?" Chuchota-t-elle agressivement.
Bon sang, elle n'était pas à Serpentard!
Elle souffla avec agacement contre sa conscience.
Ça dissuaderai peut-être la fille de répondre.
Si ce n'est pas déjà fait tu peux t'abonner au rp pour recevoir les notifications quand j'écris!
A qui appartient-elle?
Cette main qui a étouffé tous les murmures des livres d'un coup.
Mais elle ne leur a pas fait peur longtemps.
Les livres sont téméraires.
Ou alors elle est comme toi. Elle les connaît.
Un rayon de lumière éclaire cette main.
Le regard d'Alison la remonte. La fille ne semble pas l'avoir aperçue.
Elle a un visage plutôt sympathique, encadré par de longs cheveux châtains ondulés.
Ce. N'était. Pas. Une. Excuse.
Oui.
Vous êtes seules dans le rayon.
Mais Mme Pince ne doit pas être là.
Alison ne l'a encore jamais croisée et elle n'a pas spécialement envie que ça change. Pourtant un murmure énervé gronde sous sa poitrine.
Elle ne s'emportait jamais facilement mais cette main et cette nonchalance la mettait hors d'elle sans qu'elle puisse savoir pourquoi.
Comme toujours lorsqu'elle commence à sentir monter la Colère, son nez se fronce et un de ses sourcils s'arquent comme pour prévenir de la Tempête menaçant d'exploser sous cette apparence calme.
Pourtant, la fille voulait certainement et tout simplement lire le livre. Pourtant elle avait l'air tellement plongée dans les étagères qu'Alison hésitait entre la laisser continuer son chemin ou lui adresser la parole. Avec la promesse de voir le dragon qu'était Mme Pince surgir à l'autre bout du couloir.
C'était un choix cornélien. Autre détail, la fille était à Gryffondor. Certainement une première année comme elle.
Alison n'aimait pas parler avec les nouveaux.
Non. Elle n'aimait pas parler tout court.
Elle aimait le calme des bibliothèques.
Elle aimait le Silence.
Voilà pourquoi elle aimait les Livres.
Mais la main ne bougeait toujours pas malgré ses yeux verts qui la foudroyaient.
Alison se fit la réflexion que si ses yeux avaient été une baguette magique, la main se serait évaporée en deux secondes.
Mais elle devait prendre sur elle. Que faire?
Arracher le livre des mains de la fille?
Ne rien tenter?
Passer son chemin?
"Tu comptes lire ce livre?" Chuchota-t-elle agressivement.
Bon sang, elle n'était pas à Serpentard!
Elle souffla avec agacement contre sa conscience.
Ça dissuaderai peut-être la fille de répondre.
Si ce n'est pas déjà fait tu peux t'abonner au rp pour recevoir les notifications quand j'écris!
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Le murmure des livres
J'étais si plongée dans ma rêverie que je ne remarquais pas la jeune fille qui était derrière moi.
Je ne faisais qu'imaginer le livre. Les recueils de poésie étaient toujours les plus beaux avec toutes leurs images si profondes mais en même temps très naïves, avec leurs visions si enfantine du monde.
Je voyais beaucoup de choses
Une forêt verdoyante au clair de lune
Un lac en été abritant toutes sortes de rencontres
Une rivière habitée par tant de vie
Une cascade cristalline
Lorsque j'eu fini d'épuiser toutes les possibilités que dont ce livre regorgeait, je commençais à bouger ma main mais je fus arrêtée par une voix pour le moins... mécontente.
- Tu comptes lire ce livre ?
Elle avait chuchoté mais j'aurais pu l'entendre de n'importe où dans la bibliothèque, heureusement, le bibliothécaire n'était pas dans le coin.
- Non, je suis désolée, tu peux l'avoir.
Je ne savais pas si elle attendait une explication à mon comportement bizarre alors je lui en fournit une:
- C'est juste que j'aime bien me balader et explorer les mots des livres. Je sais pas si c'est très compréhensible mais bon...
Je laissais retomber mon bras. Je ne savais pas si je devais partir ou si elle allait engager la conversation alors je restais plantée là, à attendre qu'elle dise quelque chose.
Je sais t'inquiète pas !
Je ne faisais qu'imaginer le livre. Les recueils de poésie étaient toujours les plus beaux avec toutes leurs images si profondes mais en même temps très naïves, avec leurs visions si enfantine du monde.
Je voyais beaucoup de choses
Une forêt verdoyante au clair de lune
Un lac en été abritant toutes sortes de rencontres
Une rivière habitée par tant de vie
Une cascade cristalline
Lorsque j'eu fini d'épuiser toutes les possibilités que dont ce livre regorgeait, je commençais à bouger ma main mais je fus arrêtée par une voix pour le moins... mécontente.
- Tu comptes lire ce livre ?
Elle avait chuchoté mais j'aurais pu l'entendre de n'importe où dans la bibliothèque, heureusement, le bibliothécaire n'était pas dans le coin.
- Non, je suis désolée, tu peux l'avoir.
Je ne savais pas si elle attendait une explication à mon comportement bizarre alors je lui en fournit une:
- C'est juste que j'aime bien me balader et explorer les mots des livres. Je sais pas si c'est très compréhensible mais bon...
Je laissais retomber mon bras. Je ne savais pas si je devais partir ou si elle allait engager la conversation alors je restais plantée là, à attendre qu'elle dise quelque chose.
Je sais t'inquiète pas !
Écrire des étoiles ou peindre l'univers ? Telle est la question...
Le murmure des livres
Non, je suis désolée, tu peux l'avoir.
Alison releva la tête. La fille semblait vraiment désolée.
Peut-être qu'elle avait été un peu sèche après tout...
- C'est juste que j'aime bien me balader et explorer les mots des livres. Je sais pas si c'est très compréhensible mais bon...
Son bras retomba. C'était comme une justification à ce qu'elle venait de faire.
Alison sourit intérieurement. Elle comprenait parfaitement la jeune gryffondor. Des Livres, c'était merveilleux.
Elle prit le livre dans ses bras et caressa la tranche comme s'il s'agissait d'un gros chat vert particulièrement affectueux.
Les livres semblaient continuer à murmurer entre eux, leurs mots caressant ses oreilles en une mélodie si douce.
Si juste.
Si trompeuse, aussi.
Combien avaient décidé de rester plongés dans des livres magnifiques, beaux à en avoir le souffle coupé, qui vous dépeçait l'âme et vous arrachait des sanglots?
Combien étaient partis dans ces livres, les avaient tellement lus jusqu'à devenir une part d'eux, un bout de leurs histoires?
Combien s'étaient enfuis dans les livres pour y retrouver du réconfort et de la compagnie de personnes fictives mais aimantes?
Combien avaient décidé de se rendre dans les livres pour y mourir, enterrer leurs sanglots, trouver des souvenirs impérissables, des émotions qu'ils ne pourraient pas ressentir, vivre des aventures impossibles, vivre plus longtemps que ce qu'ils vivraient.
Elle secoua la tête. Ne pas y penser.
Les livres lui semblèrent agressifs tout ) coup. Les murmures la piquaient comme d'horribles petites aiguilles pernicieuses prêtes à vous arracher la peau à chaque mouvement trop brusque.
Ce rayon n'était plus accueillant.
C'était à cause qui? La fille? Toi?
Non. Les livres avaient décidé de reprendre leurs droits sur cette allée. Ils ne voulaient plus d'elle.
Elle se mordilla la lèvre, et effleura la cicatrice sur sa joue, dissimulée sous une légère couche de fond de teint.
Elle ne voulait toujours pas la laisser à l'air libre.
Elle ne voulait pas de questions.
Elle ne voulait pas de regards.
Elle ne voulait pas de compassion.
"T'inquiète. Je comprends. Ça m'fait la même chose."
Les mots s'étaient échappés tous seuls de sa bouche avant même qu'elle n'ait pu les retenir. Et elle n'avait même pas pris la peine d'articuler entièrement sa phrase.
"J'm'appelle Alison. Et toi?"
Puis elle fixa son regard sur le livre qu'elle n'avait cessé de caressé, laissant ses cheveux noirs recouvrir son visage de porcelaine jusqu'à le noyer entièrement sous ces filaments noirs, atténuant le vert trop vif de ses yeux.
Coucou, une petite requête d'Alison : je n'ai pas trouvé de description physique d'Ivy et Alison est très observatrice... Pourrais-tu en créer une rapide? Juste pour connaître la couleur de tes cheveux et de tes yeux! Merci!
Alison releva la tête. La fille semblait vraiment désolée.
Peut-être qu'elle avait été un peu sèche après tout...
- C'est juste que j'aime bien me balader et explorer les mots des livres. Je sais pas si c'est très compréhensible mais bon...
Son bras retomba. C'était comme une justification à ce qu'elle venait de faire.
Alison sourit intérieurement. Elle comprenait parfaitement la jeune gryffondor. Des Livres, c'était merveilleux.
Elle prit le livre dans ses bras et caressa la tranche comme s'il s'agissait d'un gros chat vert particulièrement affectueux.
Les livres semblaient continuer à murmurer entre eux, leurs mots caressant ses oreilles en une mélodie si douce.
Si juste.
Si trompeuse, aussi.
Combien avaient décidé de rester plongés dans des livres magnifiques, beaux à en avoir le souffle coupé, qui vous dépeçait l'âme et vous arrachait des sanglots?
Combien étaient partis dans ces livres, les avaient tellement lus jusqu'à devenir une part d'eux, un bout de leurs histoires?
Combien s'étaient enfuis dans les livres pour y retrouver du réconfort et de la compagnie de personnes fictives mais aimantes?
Combien avaient décidé de se rendre dans les livres pour y mourir, enterrer leurs sanglots, trouver des souvenirs impérissables, des émotions qu'ils ne pourraient pas ressentir, vivre des aventures impossibles, vivre plus longtemps que ce qu'ils vivraient.
Elle secoua la tête. Ne pas y penser.
Les livres lui semblèrent agressifs tout ) coup. Les murmures la piquaient comme d'horribles petites aiguilles pernicieuses prêtes à vous arracher la peau à chaque mouvement trop brusque.
Ce rayon n'était plus accueillant.
C'était à cause qui? La fille? Toi?
Non. Les livres avaient décidé de reprendre leurs droits sur cette allée. Ils ne voulaient plus d'elle.
Elle se mordilla la lèvre, et effleura la cicatrice sur sa joue, dissimulée sous une légère couche de fond de teint.
Elle ne voulait toujours pas la laisser à l'air libre.
Elle ne voulait pas de questions.
Elle ne voulait pas de regards.
Elle ne voulait pas de compassion.
"T'inquiète. Je comprends. Ça m'fait la même chose."
Les mots s'étaient échappés tous seuls de sa bouche avant même qu'elle n'ait pu les retenir. Et elle n'avait même pas pris la peine d'articuler entièrement sa phrase.
"J'm'appelle Alison. Et toi?"
Puis elle fixa son regard sur le livre qu'elle n'avait cessé de caressé, laissant ses cheveux noirs recouvrir son visage de porcelaine jusqu'à le noyer entièrement sous ces filaments noirs, atténuant le vert trop vif de ses yeux.
Coucou, une petite requête d'Alison : je n'ai pas trouvé de description physique d'Ivy et Alison est très observatrice... Pourrais-tu en créer une rapide? Juste pour connaître la couleur de tes cheveux et de tes yeux! Merci!
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Le murmure des livres
En attendant qu'elle dise quelque chose, je la détaillais du regard. Elle était un peu plus petite que moi avec des longs cheveux noirs et bouclés comme j'en avais toujours eu envie. Malheureusement pour moi, mes cheveux ne poussaient plus depuis un moment. La jeune fille avec des yeux verts très brillants qui faisaient presque penser à une pierre précieuse. Je remarquai qu'elle avait des cernes, malgré cela, elle était quand même très jolie. Elle me faisait un peu penser à une de mes "amies". Cela étant, j'espérais qu'elle était plus gentille qu'elle car Iphy, elle, m'avait abandonnée dès que j'avais commencé à manifester ma magie.
La jeune fille à coté de moi pris le livre et commença à lui caresser la tranche. Je comprenais cet instinct de vouloir absolument être au plus proche des livres, moi-même j'avais du me réfugier parmi eux depuis que tous mes proches s'étaient éloignés. Je fus donc très rassurée lorsqu'elle me dit que ça lui faisait la même chose.
Je m'aprêtais à lui répondre mais elle ne m'en laissa pas le temps et se présenta comme Alison.
- Moi, c'est Ivy.
Aucune de nous deux n'avait besoin de préciser sa maison puisque nous avions nos écussons. Elle était à Poufsouffle. Contrairement à des sorciers ayant entendu parler des quatre maisons et de leurs caractéristiques stéréotypées depuis qu'ils sont petits, je ne mettais pas les gens dans des cases simplement parce qu'ils appartenaient à telle ou telle maison. J'espérais d'ailleur qu'elle ne faisait pas ça parce que j'avais sincèrement envie de voir si on pouvait devenir amies. A ce sujet là, je supposais que si je voulais que ça avance entre nous, j'allais devoir y mettre un peu du mien même si je ne savais pas trop quoi dire.
- Tu vas lire le livre du coup ?
La jeune fille à coté de moi pris le livre et commença à lui caresser la tranche. Je comprenais cet instinct de vouloir absolument être au plus proche des livres, moi-même j'avais du me réfugier parmi eux depuis que tous mes proches s'étaient éloignés. Je fus donc très rassurée lorsqu'elle me dit que ça lui faisait la même chose.
Je m'aprêtais à lui répondre mais elle ne m'en laissa pas le temps et se présenta comme Alison.
- Moi, c'est Ivy.
Aucune de nous deux n'avait besoin de préciser sa maison puisque nous avions nos écussons. Elle était à Poufsouffle. Contrairement à des sorciers ayant entendu parler des quatre maisons et de leurs caractéristiques stéréotypées depuis qu'ils sont petits, je ne mettais pas les gens dans des cases simplement parce qu'ils appartenaient à telle ou telle maison. J'espérais d'ailleur qu'elle ne faisait pas ça parce que j'avais sincèrement envie de voir si on pouvait devenir amies. A ce sujet là, je supposais que si je voulais que ça avance entre nous, j'allais devoir y mettre un peu du mien même si je ne savais pas trop quoi dire.
- Tu vas lire le livre du coup ?
Dernière modification par Ivy King le 20 avr. 2020, 04:37, modifié 1 fois.
Écrire des étoiles ou peindre l'univers ? Telle est la question...
Le murmure des livres
Son uniforme était propre et avait l’air neuf. Contrairement au sien.
Malgré le beau temps, Alison avait gardé son écharpe autour du cou et ses bottines noires à lacets.
Elle baissa les yeux pour se soustraire au regard d’Ivy et joua en enfonçant la pointe de sa chaussure dans un défaut du parquet à le creuser pendant quelques instants .
Et ses yeux. Ses yeux étaient magnifiques. Ça devrait être interdit d’avoir des yeux comme ça. Verts, comme les siens. Mais plus profonds, plus doux. Plus discrets, aussi.
Plus... *Joyeux*.
Un sanglot s’étrangla dans sa poitrine. Elle aimait se sentir petite face à la fille de Gryffondor. Elle aimait devoir lever la tête pour la regarder droit dans les yeux. Elle aimait observer ses cheveux châtains qui jouaient avec le soleil, changeant de couleurs comme emprisonnés dans un kaléidoscope.
Ivy. Elle s’appelait Ivy. Elle était... Qu’est-ce que tu racontes Alison ? Oublie-la.
Les traits de son visage étaient assez réguliers.
« Tu vas lire le livre du coup? »
Sa tête s’enfonça instinctivement dans son écharpe, comme pour interdire à sa bouche de répondre.
Elle voulait pas lui répondre.
Elle voulait pas parler.
Elle voulait juste être avec les livres.
C’était pas possible hein. Le château était immense mais il voulait pas que ses habitants trouvent le repos.
« Chais pas. »
Ses lèvres avaient marmonnés malgré le bâillon de son écharpe qu’elle s’était imposée.
Un éclair passa dans ses yeux. Elle venait de voir une forme sombre de dessiner à l’autre bout du couloir.
C’est qui ?
Elle sait pas.
Tu veux pas savoir ?
Surtout pas.
Elle empoigna la main de la fille avec un « viens » qui ressemblait plus à un grognement animal qu’à une invitation.
Elle se dit que Ivy allait la prendre pour un vieux blaireau mal léché et que c’était la raison de son uniforme de Poufsouffle.
Ou alors elle allait la trouver trop timide.
Comme les rumeurs courant sur sa maison.
Elle voulait pas avoir l’avis de la gryffondor.
Elle voulait pas lui parler.
Elle voulait pas
...
Elle voulait lui parler.
Elle voulait entendre son avis sur elle.
Elle voulait se perdre dans ses yeux verts si calmes. Symbole silencieux de...*Paix*.
Non !!!
La fille avait brisé...*les Mots.*
C’était... *sa faute*.
Elle la hait.
*sa faute*.
Elle est incapable de lui dire de partir.
*Ta faute*.
Elle veut pas rester dans cette bibliothèque.
*Leurs fautes*.
Elle s’installa à une table, sortir un parchemin et une plume et griffonna furieusement des phrases sans débuts ni fins.
Elle avait lâché la main de la fille dès qu’elle avait senti sa paume chaude dans la sienne.
Elle l’avait peut être suivie.
Elle espérait que non.
Sa Plume courait sur le parchemin.
Des Mots pour rassurer.
Des traits noirs sans aucun sens.
Sans aucun sens ?
Les traits et les Mots formaient un visage.
*Traitres*.
Le mot Livre était une mèche tombant sur des yeux contenant les mots Histoire et Rêve.
C’était stupide.
Elle regarda le portrait.
Il avait la tête d’Ivy.
Elle le laissa sur la table puis mit la tête entre ses bras.
Elle. Affalée sur cette table, prenant le maximum de place, comme si elle était les vestiges d’un navire naufragés.
Elle était normale.
La fille l’avait *surprise*.
Elle aurait du plus dormir.
Elle devrait s’excuser.
Les Mots restent bloqués dans sa gorge.
Elle ferme les yeux.
Ses battements de cœur se calment.
Elle aurait pas du s’énerver.
Si la fille veut parler...
Non.
Elle parlera si elle le souhaite.
Elle s’enfuira si elle voit que c’est pas un jour pour parler avec toi.
« T’façon c’est jamais le bon jour. »
Malgré le beau temps, Alison avait gardé son écharpe autour du cou et ses bottines noires à lacets.
Elle baissa les yeux pour se soustraire au regard d’Ivy et joua en enfonçant la pointe de sa chaussure dans un défaut du parquet à le creuser pendant quelques instants .
Et ses yeux. Ses yeux étaient magnifiques. Ça devrait être interdit d’avoir des yeux comme ça. Verts, comme les siens. Mais plus profonds, plus doux. Plus discrets, aussi.
Plus... *Joyeux*.
Un sanglot s’étrangla dans sa poitrine. Elle aimait se sentir petite face à la fille de Gryffondor. Elle aimait devoir lever la tête pour la regarder droit dans les yeux. Elle aimait observer ses cheveux châtains qui jouaient avec le soleil, changeant de couleurs comme emprisonnés dans un kaléidoscope.
Ivy. Elle s’appelait Ivy. Elle était... Qu’est-ce que tu racontes Alison ? Oublie-la.
Les traits de son visage étaient assez réguliers.
« Tu vas lire le livre du coup? »
Sa tête s’enfonça instinctivement dans son écharpe, comme pour interdire à sa bouche de répondre.
Elle voulait pas lui répondre.
Elle voulait pas parler.
Elle voulait juste être avec les livres.
C’était pas possible hein. Le château était immense mais il voulait pas que ses habitants trouvent le repos.
« Chais pas. »
Ses lèvres avaient marmonnés malgré le bâillon de son écharpe qu’elle s’était imposée.
Un éclair passa dans ses yeux. Elle venait de voir une forme sombre de dessiner à l’autre bout du couloir.
C’est qui ?
Elle sait pas.
Tu veux pas savoir ?
Surtout pas.
Elle empoigna la main de la fille avec un « viens » qui ressemblait plus à un grognement animal qu’à une invitation.
Elle se dit que Ivy allait la prendre pour un vieux blaireau mal léché et que c’était la raison de son uniforme de Poufsouffle.
Ou alors elle allait la trouver trop timide.
Comme les rumeurs courant sur sa maison.
Elle voulait pas avoir l’avis de la gryffondor.
Elle voulait pas lui parler.
Elle voulait pas
...
Elle voulait lui parler.
Elle voulait entendre son avis sur elle.
Elle voulait se perdre dans ses yeux verts si calmes. Symbole silencieux de...*Paix*.
Non !!!
La fille avait brisé...*les Mots.*
C’était... *sa faute*.
Elle la hait.
*sa faute*.
Elle est incapable de lui dire de partir.
*Ta faute*.
Elle veut pas rester dans cette bibliothèque.
*Leurs fautes*.
Elle s’installa à une table, sortir un parchemin et une plume et griffonna furieusement des phrases sans débuts ni fins.
Elle avait lâché la main de la fille dès qu’elle avait senti sa paume chaude dans la sienne.
Elle l’avait peut être suivie.
Elle espérait que non.
Sa Plume courait sur le parchemin.
Des Mots pour rassurer.
Des traits noirs sans aucun sens.
Sans aucun sens ?
Les traits et les Mots formaient un visage.
*Traitres*.
Le mot Livre était une mèche tombant sur des yeux contenant les mots Histoire et Rêve.
C’était stupide.
Elle regarda le portrait.
Il avait la tête d’Ivy.
Elle le laissa sur la table puis mit la tête entre ses bras.
Elle. Affalée sur cette table, prenant le maximum de place, comme si elle était les vestiges d’un navire naufragés.
Elle était normale.
La fille l’avait *surprise*.
Elle aurait du plus dormir.
Elle devrait s’excuser.
Les Mots restent bloqués dans sa gorge.
Elle ferme les yeux.
Ses battements de cœur se calment.
Elle aurait pas du s’énerver.
Si la fille veut parler...
Non.
Elle parlera si elle le souhaite.
Elle s’enfuira si elle voit que c’est pas un jour pour parler avec toi.
« T’façon c’est jamais le bon jour. »
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Le murmure des livres
Elle leva sa tête pour me regarder et nos regards se croisèrent. Je savais déjà qu'elle avait les yeux verts mais là, la lumière se reflétait dans ses pupilles les rendant brillantes comme des émeraudes. Elle ne semblait pas vouloir parler car elle ne faisait que maugréer pour me répondre. Je pouvais comprendre, des fois on a pas envie de parler et on repousse tout le monde autour de soi. Je refusais de la laisser m'éloigner.
Comme un échos à ce que je pensais, elle pris ma main et me dit de la suivre. Le moment de surprise passé, je raffermis ma prise sur sa main mais elle s'échappa. J'étais très intriguée par Alison. Elle semblait ne pas savoir ce qu'elle voulait mais c'était mignon d'une certaine façon. A la voir on avait envie de la rassurer et de lui prouver que c'est pas parce que elle ne voulait pas parler qu'on allait partir.
Je la suivis jusqu'à une table où elle commença à griffonner sur un parchemin. Elle était penchée dessus et ses cheveux me cachaient ce qu'elle écrivait. Ce n'est qu'au moment où elle releva la tête que je vis son oeuvre. Elle avait fait un portrait de moi. Il était si bien réussi que je ne pus dire que:
- Ouah !
Qu'elle ait réussi un portrait avec tant de précision en ce si peu de temps prouvait qu'elle était vraiment très douée. Comme j'avais remarqué qu'elle n'était pas très bavarde, je ne parlais pas plus et posait ma main sur la sienne tout en espérant qu'elle ne me rejette pas comme lorsqu'elle m'avait entraîné à travers la bibliothèque.
Comme un échos à ce que je pensais, elle pris ma main et me dit de la suivre. Le moment de surprise passé, je raffermis ma prise sur sa main mais elle s'échappa. J'étais très intriguée par Alison. Elle semblait ne pas savoir ce qu'elle voulait mais c'était mignon d'une certaine façon. A la voir on avait envie de la rassurer et de lui prouver que c'est pas parce que elle ne voulait pas parler qu'on allait partir.
Je la suivis jusqu'à une table où elle commença à griffonner sur un parchemin. Elle était penchée dessus et ses cheveux me cachaient ce qu'elle écrivait. Ce n'est qu'au moment où elle releva la tête que je vis son oeuvre. Elle avait fait un portrait de moi. Il était si bien réussi que je ne pus dire que:
- Ouah !
Qu'elle ait réussi un portrait avec tant de précision en ce si peu de temps prouvait qu'elle était vraiment très douée. Comme j'avais remarqué qu'elle n'était pas très bavarde, je ne parlais pas plus et posait ma main sur la sienne tout en espérant qu'elle ne me rejette pas comme lorsqu'elle m'avait entraîné à travers la bibliothèque.
Écrire des étoiles ou peindre l'univers ? Telle est la question...
Le murmure des livres
- Ouah !
Elle releva la tête.
Ouah?
C'était pas très discret.
En jetant des coups d’œils à la ronde pour s'assurer que personne n'avait entendu, elle se remit à fixer la jeune gryffondor, la tête appuyée contre la table, légèrement de travers
Elle aurait pas dû ête aussi antipathique.
Et puis la fille fit un mouvement.
Elle posa sa main sur la sienne.
Elle est douce et chaude sa main. C'est agréable.
Mais qu'est-ce que tu racontes Alison? Enlève cette main TOUT DE SUITE!
Elle peut pas. Elle peut juste pas.
Elle voudrait de tout son cœur, de toute son âme.
Les battements de son cœur se sont accélérés. Ils résonnent dans la bibliothèque, faisant pulser les grains de poussière dansant dans la lumière.
Ou alors c'est elle qui divague.
La fille l'a bouffée avec sa main. Elle a bouffé ce qu'il y avait dans l'Alison d'il y a deux minutes.
Elle... Elle avait pas...* Le droit.*
Dis rien Alison. Fais comme si t'avais l'habitude. C'est une situation normale.
Ses pensées tournaient dans une danse aveuglante dans sa tête.
Elle pouvait plus respirer.
Pourquoi...La fille...Sa main...
Elle était...*Chaleureuse*
Gentille. Sympa. Ouverte.
*Elle est Normale... J'suis pas comme ça!*
Pourquoi elle est avec toi alors? Pourquoi elle s'enfuit pas? Pourquoi ses yeux se son imprimés sur sa rétine? Pourquoi ils rient devant tes yeux? Pourquoi elle est là? Pourquoi elle arrive à te surprendre?
Elle veut être...*Seule*.
Comme d'habitude.
Elle veut retrouver l'Autre.
Elle veut retrouver le Lac. Le dortoir. Sa couette protectrice qui la cache au regard des autres.
Au regard de la fille.
Pourquoi cette fille veut te parler ? Hurlent ses poumons.
Pourquoi Ivy veut te parler? Hurle son cœur.
Qu'est ce que ça peut bien lui faire à son cœur, un prénom? C'est parce qu'elle est gentille et que c'est une des premières?
Elle peut plus respirer. Des points noirs. Ils ont bouffé la lumière. Y a plus de lumière.
Y en aura plus jamais. Elle a disparu.
Dans les yeux de la fille.
Qui veut pas enlever sa main.
Elle veut la Lumière.
Elle veut plus de ces yeux confiants.
Elle veut plus la voir.
Elle sait plus ce qu'elle veut.
"Tu m'veux quoi?"
Un chuchotis. Un cri de désespoir.
Pourquoi elle lui a parlée?
Pourquoi elle s'intéresse à elle, elle, Alison?
Pourquoi elle veut garder sa main couverte de griffures dans la sienne?
Pourquoi elle part pas comme tous les autres?
Elle veut te parler?
Elle a pas peur?
Elle sait ce que tu ressens?
"T'aimes quoi dans les livres?"
Pourquoi tu la retiens?
"T'aimes quoi dans moi pour rester?"
Arrête de parler.
"T'aimes quoi dans rencontrer les autres qui veulent pas parler?"
T'es méchante.
Tant mieux.
Tu vas la faire partir
Vraiment?
Brûlure dans tes poumons.
Respire idiote.
On meurt déjà assez facilement comme ça.
Elle retire sa main et la glisse sous sa tête. Puis avec son pied, elle repousse la chaise en face d'elle. Il semblerait qu'elles doivent discuter maintenant.
Elle releva la tête.
Ouah?
C'était pas très discret.
En jetant des coups d’œils à la ronde pour s'assurer que personne n'avait entendu, elle se remit à fixer la jeune gryffondor, la tête appuyée contre la table, légèrement de travers
Elle aurait pas dû ête aussi antipathique.
Et puis la fille fit un mouvement.
Elle posa sa main sur la sienne.
Elle est douce et chaude sa main. C'est agréable.
Mais qu'est-ce que tu racontes Alison? Enlève cette main TOUT DE SUITE!
Elle peut pas. Elle peut juste pas.
Elle voudrait de tout son cœur, de toute son âme.
Les battements de son cœur se sont accélérés. Ils résonnent dans la bibliothèque, faisant pulser les grains de poussière dansant dans la lumière.
Ou alors c'est elle qui divague.
La fille l'a bouffée avec sa main. Elle a bouffé ce qu'il y avait dans l'Alison d'il y a deux minutes.
Elle... Elle avait pas...* Le droit.*
Dis rien Alison. Fais comme si t'avais l'habitude. C'est une situation normale.
Ses pensées tournaient dans une danse aveuglante dans sa tête.
Elle pouvait plus respirer.
Pourquoi...La fille...Sa main...
Elle était...*Chaleureuse*
Gentille. Sympa. Ouverte.
*Elle est Normale... J'suis pas comme ça!*
Pourquoi elle est avec toi alors? Pourquoi elle s'enfuit pas? Pourquoi ses yeux se son imprimés sur sa rétine? Pourquoi ils rient devant tes yeux? Pourquoi elle est là? Pourquoi elle arrive à te surprendre?
Elle veut être...*Seule*.
Comme d'habitude.
Elle veut retrouver l'Autre.
Elle veut retrouver le Lac. Le dortoir. Sa couette protectrice qui la cache au regard des autres.
Au regard de la fille.
Pourquoi cette fille veut te parler ? Hurlent ses poumons.
Pourquoi Ivy veut te parler? Hurle son cœur.
Qu'est ce que ça peut bien lui faire à son cœur, un prénom? C'est parce qu'elle est gentille et que c'est une des premières?
Elle peut plus respirer. Des points noirs. Ils ont bouffé la lumière. Y a plus de lumière.
Y en aura plus jamais. Elle a disparu.
Dans les yeux de la fille.
Qui veut pas enlever sa main.
Elle veut la Lumière.
Elle veut plus de ces yeux confiants.
Elle veut plus la voir.
Elle sait plus ce qu'elle veut.
"Tu m'veux quoi?"
Un chuchotis. Un cri de désespoir.
Enlève cette main.
Pourquoi elle lui a parlée?
Enlève cette main.
Pourquoi elle s'intéresse à elle, elle, Alison?
Enlève cette main.
Pourquoi elle veut garder sa main couverte de griffures dans la sienne?
Enlève...
Pourquoi elle part pas comme tous les autres?
Reste...
Elle veut te parler?
Bouge pas.
Elle a pas peur?
Bouge plus jamais.
Elle sait ce que tu ressens?
...Certainement pas. Dégage!
"T'aimes quoi dans les livres?"
Pourquoi tu la retiens?
"T'aimes quoi dans moi pour rester?"
Arrête de parler.
"T'aimes quoi dans rencontrer les autres qui veulent pas parler?"
T'es méchante.
Tant mieux.
Tu vas la faire partir
Vraiment?
Brûlure dans tes poumons.
Respire idiote.
On meurt déjà assez facilement comme ça.
Elle retire sa main et la glisse sous sa tête. Puis avec son pied, elle repousse la chaise en face d'elle. Il semblerait qu'elles doivent discuter maintenant.
Dernière modification par Alison Morrow le 12 mars 2021, 14:47, modifié 2 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Le murmure des livres
On est restées en silence pendant un long moment. Je ne pouvais détacher mon regard de son visage et de ses beaux yeux. Je voulais qu'elle dise quelque chose et qu'elle arrête d'être méchante parce que ça me blessait. Malgré tout, elle ne retira pas sa main. Je me disais que c'était bon signe mais elle ne parlait toujours pas. Puis soudain elle prononça quatre mots:
- Tu m'veux quoi ?
Sa question me laissa sans voix.
Je...
Pourquoi elle faisait ça ? Pourquoi elle agissait comme si elle ne savait pas avoir une conversation normale sans être désagréable. Pourtant, étrangement, même si ma tête me disait que je devrais partir, mon coeur me demandait de rester pour explorer les mystères cachés derrière ses beaux yeux verts.
Alors elle ouvrit la bouche une deuxième fois:
T'aimes quoi dans les livres ?
Et une troisième fois:
T'aimes quoi dans moi pour rester ?
Et une quatrième fois:
T'aimes quoi dans rencontrer les autres qui veulent pas parler ?
J'étais encore choquée par ses questions quand elle retira sa main pour la mettre sous sa tête et me tirer une chaise avec son pied. Je reste bouche bée encore quelque secondes devant ses questions. Puis, je réalisais que c'était ma chance de m'ouvrir à elle pour qu'elle s'ouvre moi alors je m'assis, pris une grande inspiration et me lançai:
J'aime les livres car ils permettent de m'évader de ma vie et de vivre des aventures que je ne connaîtrai jamais. Je suis restée parce que tu m'intrigues et que... Et que tu sembles autant aimer les livres que moi. Si tu voulais vraiment pas parler, tu m'aurais pas fait asseoir et dessiner un portrait de moi très réussi.
A la deuxième question, je me rattrapai à la dernière seconde car j'allais admettre que ses yeux me fascinent. Je tentai de me contenir et je ne pus me retenir de rougir légèrement à la dernière phrase.
Et toi, pourquoi t'es méchante ?
Désolée pour la couleur, je trouvais pas la bonne...
- Tu m'veux quoi ?
Sa question me laissa sans voix.
Je...
Pourquoi elle faisait ça ? Pourquoi elle agissait comme si elle ne savait pas avoir une conversation normale sans être désagréable. Pourtant, étrangement, même si ma tête me disait que je devrais partir, mon coeur me demandait de rester pour explorer les mystères cachés derrière ses beaux yeux verts.
Alors elle ouvrit la bouche une deuxième fois:
T'aimes quoi dans les livres ?
Et une troisième fois:
T'aimes quoi dans moi pour rester ?
Et une quatrième fois:
T'aimes quoi dans rencontrer les autres qui veulent pas parler ?
J'étais encore choquée par ses questions quand elle retira sa main pour la mettre sous sa tête et me tirer une chaise avec son pied. Je reste bouche bée encore quelque secondes devant ses questions. Puis, je réalisais que c'était ma chance de m'ouvrir à elle pour qu'elle s'ouvre moi alors je m'assis, pris une grande inspiration et me lançai:
J'aime les livres car ils permettent de m'évader de ma vie et de vivre des aventures que je ne connaîtrai jamais. Je suis restée parce que tu m'intrigues et que... Et que tu sembles autant aimer les livres que moi. Si tu voulais vraiment pas parler, tu m'aurais pas fait asseoir et dessiner un portrait de moi très réussi.
A la deuxième question, je me rattrapai à la dernière seconde car j'allais admettre que ses yeux me fascinent. Je tentai de me contenir et je ne pus me retenir de rougir légèrement à la dernière phrase.
Et toi, pourquoi t'es méchante ?
Désolée pour la couleur, je trouvais pas la bonne...
Écrire des étoiles ou peindre l'univers ? Telle est la question...