Prise de risque (ou presque) PV Lilly ZARBY

2 Septembre 2044, 20h30.



Athéna avait faim. Très faim. Elle qui ne ratait jamais un repas avant, toujours appelée par ses parents ou par Pomma, leur elfe de maison, elle n'avait pas pris conscience que c'était l'heure du repas alors que tout le monde quittait le dortoir des nouvelles. Il faut dire que son refuge, dans la salle de bains, était très confortable, et son livre sur la Botanique des plus passionnant ! Mais on était venue la déranger, et l'heure du repas était déjà passée... C'est pourquoi elle était maintenant dans le couloirs, errant, voulant se fier à son odorat pour trouver le chemin des cuisines.

La brunette ne savait pas où c'était, mais elle était déterminée, et rien ne résistait à sa faim. Les couloirs étaient interminables, et elle ne savait pas exactement où elle allait, sentant par intermittence des effluves appétissants, mais dès qu'elle se dirigeait vers l'origine, ils disparaissaient. La Bleue et Argent, plutôt têtue, persévéra, montant des escaliers, en descendant d'autres, se perdant peu à peu dans les méandres du château. Enfin, elle se retrouva dans le Hall d'entrée, découragée par ses recherches infructueuses, ne sentant plus la moindre odeur et en concluant presque qu'elle avait du tout imaginer, la jeune fille se décida à remonter les escaliers, à la recherche, à présent, de sa salle commune, en espérant que quelqu'un, là-bas, aurait de quoi la nourrir, même si c'était de Dragées Surprises de Bertie Crochue, elle s'en fichait, il lui FALLAIT quelque chose pour apaiser la faim qui lui tenaillait le ventre.

Alors qu'elle remontait les marches, elle sentit tout à coup une bonne odeur, beaucoup plus proches que les vagues effluves qu'elle avait capté jusque là. Intriguée, reprenant espoir, la brunette se dirigea vers l'origine du fumet qu'elle détectait. Elle entendit alors des bruits de mâchoires qui mastiquaient, dans un coin sombre du couloir, et se révoltant à l'idée que quelqu'un mangeait SA nourriture (oui, elle avait déjà décidé que c'était la sienne), elle sortit sa baguette, prête à s’entraîner au dernier sortilège de DCFM si elle tombait sur un Fléreur ou une autre bestiole du genre. Elle s'approcha sur la point des pieds de l'origine du bruit et du fumet, et quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur une autre élève !

Interdite, Athéna se redressa, et resta bien droite devant la jeune fille, apparemment de Poufsouffle au vu de la couleur de son blason. Elle la détailla un peu, elle devait être en première année aussi, elle n'avait pas l'air beaucoup plus âgée que la petite aiglonne. Mais tout de même, que faisait-elle dans les couloirs à une heure pareille ? Athéna était contrarié, ce qui aurait du remplir son estomac, était dans la bouche d'une autre ! Elle se ressaisit, et essayant de ne pas trop baver sur la succulente pâtisserie que la Noire et Jaune tenait dans la main, elle s'arma de son plus beau sourire et dit :


" - Moi c'est Athéna, je suis de Serdaigle, et toi ?

Elle avait essayé de donner à sa voix un ton amical, et elle espérait que la petite allait l'apprécier, sinon elle ne voudrait jamais lui donner de son gâteau, et des bonnes choses qu'elle devait garder dans son sac, car elle sentait qu'il y avait d'autres choses. Malgré son ventre gargouillant, son cerveau parvint à se demander qu'est-ce qu'elle faisait là, l'autre fille ? Parce qu'elle, elle avait une bonne raison, mais quelle bonne raison avait cette petite Poufsouffle de manger dans ce couloir triste et vide alors qu'elle aurait pu être bien au chaud dans sa salle commune ? Peut-être s'était-elle perdue, elle aussi, c'est vrai qu'Athéna ne savait pas où se trouvait les autres salles communes mais si elles étaient toutes aussi difficile d'accès que la sienne, c'était normal que l'on se perde. Elle lui adressa donc cette question, toujours debout devant la Jaune et Noire.

- Mais au fait, qu'est-ce que tu fais dans ce couloir à cette heure-ci, toi ?"

Prise de risque (ou presque) PV Lilly ZARBY
Pensées - Dialogue

J'étais là, assise au sol de ce couloir désert, et j'étais pleine de miettes. C'était une drôle d'image, un peu affligeante. Après le repas, j'avais décidé de continuer à explorer les couloirs du château ainsi que leurs nombreux tableaux. J'adorai interagir avec leurs occupants, cela m'avait occupé toute la journée. Puis, j'avais pris le chemin des dortoirs. Je m'étais retrouvée devant tous ces tonneaux, et là, c'était le trou noir. Je ne savais absolument plus lequel était la vraie porte et encore moins comment l'ouvrir... Le vide total.
Plutôt que de tenter de me faire asperger de vinaigre en cas d'erreur, j'avais d'abord attendu un peu, en espérant qu'un ou une autre Poufsouffle puisse venir m'ouvrir. Mais rapidement, honteuse, j'avais quitté mon poste.
J'étais parti me réfugier dans un couloir au calme, un peu plus loin. J'étais totalement paniqué. Et dans ces circonstances, je grignotais souvent. J'avais tellement aimé les desserts servis au dîner que j'en avais mis quelques un dans mon sac, pour plus tard. Je ne sais pas trop bien pourquoi j'avais fait ça en y réfléchissant un peu plus.

Et j'étais là , perdue, entre apitoiement et désespoir quand j'entendis des bruits de pas pressés se rapprocher. Je commençais hâtivement à nettoyer les miettes, étalées un peu partout ma robe, et à me relever. Si quelqu'un me vois comme ça j'aurai l'air bien ridicule ...

A peine avais je entrepris de me redresser qu'une élève me tomba dessus. Je levai les yeux vers celle qui venait de surgir devant moi. Elle était arrivée brusquement, l'air déterminé et le regard froncé. Telle une furie, la baguette pointée vers moi. Je restais la, interdite, la bouche maintenant grande ouverte de surprise.

Nous nous regardions fixement toutes les deux.

Ce premier temps de sidération écoulé, j'avais enfin repris le contrôle de mon corps et réussis à me hisser totalement, le dos droit et la bouche refermée. Elle avait l'air contrariée et j'étais trop tétanisée pour lui demander plus d'explications sur cette situation. Au bout de quelques secondes supplémentaires, elle esquissait une tentative de sourire quelque peu crispé:

" - Moi c'est Athéna, je suis de Serdaigle, et toi ?"

Serdaigle, Serdaigle. Des mots de la chanson du Choixpeau me revenaient.... La curiosité, l'esprit l'intelligence. je crois. Ohala mais que doit elle penser de moi alors.. Je fais déjà honte à ma maison c'est incroyable....

Je réfléchissais a quelle réponse je devais lui fournir. Ses sourcils se froncèrent un peu plus.

" - Mais au fait, qu'est-ce que tu fais dans ce couloir à cette heure-ci, toi ?"

Bon calme toi, inspire, expire... inspire expire et répond lui si tu ne veux pas faire encore plus mauvaise impression. "Heu... Coucou..... Moi c'est Lilly. Je suis à Poufsouffle. Je ..." j'étais en même temps en train d'essayer de me débarrasser des quelques miettes restantes. "Je suis nouvelle ici et heu je ...". Je dois vraiment lui dire que j'étais par terre en train de m’empiffrer parce que je ne sais plus comment rentrer dans les dortoirs? C'est ridicule...

Elle continuait à me regarder, attendant légitimement la réponse à sa question. J'avais en même temps l'impression que le peu de patience qu'elle m'avait accordé était en train de s'évaporer. Bon tant pis de toute façon vus comment elle m'a découverte, ça ne peut pas être pire, peu importe ce que je lui raconte.

"J'ai mis du temps à retrouver ma salle commune après le repas et une fois arrivée devant la porte je ne me souvenais plus du tout comment rentrer et j'ai peur de me faire asperger de vinaigre si je me trompe et j'ai attendu que quelqu'un d'autre arrive mais personne n'est venu du coup j'ai paniqué et je me suis réfugié dans ce couloir et comme j'étais stressée je me suis mise à manger." . J'avais lancé ma tirade d'une traite. Je fis une pause pour reprendre ma respiration et réaliser le ridicule de ce que je venais de dire.

De son côté, Elle me regardait de plus en plus étrangement. Ne voulant pas laisser un malaise s'installer plus longtemps je continuais plus calmement sur ma lancée, essayant de sauver le peu de dignité que j'espérai me rester.

"Je heu je suis désolée j'ai tendance à m'emporter quand je suis stressée. Pour résumé je ne sais pas comment rentrer dans ma salle commune et je ne sais pas non plus à qui demander de l'aide. Je sais pas si tu as faim. Je sais que le diner était servi il n'y a pas si longtemps, mais tiens si tu en as envie" . Je lui montrai en lui tendant une de mes pâtisseries rescapées. Mais pourquoi je lui propose ça, on viens de manger, elle va me prendre pour une goinfre. Elle me prends surement déjà pour une goinfre d'ailleurs... Pour la bonne impression on repassera.

Puis d'un coup je réalisais:
"A cette heure -ci tu as dis, mais il est quelle heure exactement?". Rattrapée par la panique, je sentais mon coeur s'emporter dans ma poitrine.

@Athéna Thames

#PouffyFamily
5ième année RP - #408080 - Fiche - PR

Prise de risque (ou presque) PV Lilly ZARBY
La jeune Poufsouffle semblait un peu effrayée, ce qui contraria encore plus la Bleue et Argent. Ce n'était pas son but enfin, ça ne se voyait pas qu'elle respirait l'amicalité ?! Après un coup d’œil autours d'elle, ses yeux habitués à la pénombre distinguèrent des miettes de gâteau qui avaient glissées de la robe de la Jaune et Noire lorsque celle-ci s'était levée. La pauvre avait l'air complètement embarrassée et bégaya :

" - Heu... Coucou..... Moi c'est Lilly. Je suis à Poufsouffle. Je ... Elle s'interrompit quelques secondes le temps d'épousseter sa robe et continue : Je suis nouvelle ici et heu je ...

Elle s'interrompit à nouveau en levant un regard désespéré qui cherchait vraisemblablement de l'aide sur le visage de la brunette. Le malaise qui émanait visiblement de la jeune fille embêta Athéna, qui tenta d'avoir l'air un peu moins menaçante en se détendant, se disant qu'une attitude moins crispée aiderait peut-être la Jaune et Noire. En tout cas, elle avait raison, c'était bien une Poufsouffle, elle n'était pas encore devenue daltonienne, même dans le noir. Et nouvelle information, elle avait un prénom : Lilly. Tiens, comme la waterlily qu'elle avait trouvé dans la salle de bain des nouvelles. C'était rigolo, deux Lily en quelques heures. Devant le haussement de sourcils de l'aiglonne, la petite Poufsouffle baissa la tête avant de débiter d'une traite :

- J'ai mis du temps à retrouver ma salle commune après le repas et une fois arrivée devant la porte je ne me souvenais plus du tout comment rentrer et j'ai peur de me faire asperger de vinaigre si je me trompe et j'ai attendu que quelqu'un d'autre arrive mais personne n'est venu du coup j'ai paniqué et je me suis réfugié dans ce couloir et comme j'étais stressée je me suis mise à manger.

Ouf ! Eh bien, il fallait qu'elle respire le petite Lilly.. D'ailleurs elle sembla reprendre son souffle. Décidément Athéna devait vraiment lui apparaître comme le grand méchant loup-garou. Elle baissa la tête sur sa robe, se regardant, voir si elle avait changé de forme... * Bah non, je suis toujours moi, une petite première année à Serdaigle* Pensa-t-elle après s'être examinée sous toutes les coutures. Il n'y avait pas de quoi avoir peur, quand même. En tout cas, nouvelle information, Les Poufsouffle étaient des vraiment des blagueurs pour faire une entrée pareille à leur salle commune. Elle comprenait qu'elle se soit réfugiée dans la nourriture, c'était toujours réconfortant... D'ailleurs elle avait une de ces faims ! Eh bah voilà, c'est parce qu'elle avait une faim de louve-garou que sa camarade avait prit peur ! Une fois rassasiée, elle serait sans doute bien plus à l'aise. C'était donc dans l'intérêt direct de la Pouffy de partager sa nourriture ! Un argument imparable... Qu'elle n'eut pas besoin d'utiliser car d'elle-même, Lilly proposa :

- Je heu je suis désolée j'ai tendance à m'emporter quand je suis stressée. Pour résumé je ne sais pas comment rentrer dans ma salle commune et je ne sais pas non plus à qui demander de l'aide. Je sais pas si tu as faim. Je sais que le diner était servi il n'y a pas si longtemps, mais tiens si tu en as envie.

Un grand sourire aux lèvres la Serdy accepta le gateau, sans tenir compte de la rougeur et de l'embarras encore plus grand dans lequel sa camarade avait l'air de s'être plongée elle-même en disant cela. Tout en s'empiffrant, elle leva ses yeux clairs vers la jeune fille, et lui adressa un grand sourire plein de miettes de gâteau, mais au moins c'était un vrai sourire très détendu, puis elle dit, la bouche pleine :

- Meurchi beaucoup, *Crounch, munch* Che chuis vite grognnone quand ch'ai pas manché. *Glourps* Fit-elle en déglutissant, toujours le sourire aux lèvres. J'avais raté le repas à cause d'une Lily de Serdaigle, merci de réparer l'erreur de ton homonyme ! C'est pour ça que je suis dehors maintenant, pour chercher à manger. D'ailleurs... Je peux reprendre un autre gâteau ? Finit-elle en lorgnant avec envie vers les autres gâteaux.

La Bleue et Argent allait lui proposer son aide pour sa salle commune, même si elle n'avait pas la moindre idée de comment y entrer, elle se fichait bien de se faire asperger de vinaigre, c'était quand même vachement plus drôle que leur aigle en bronze qui débitait son énigme sans même vous regarder... Mais avait qu'elle puisse le faire, la Poufsouffle prit un air paniqué, comme si elle réalisait quelque chose et s'exclama :


- A cette heure-ci tu as dis, mais il est quelle heure exactement?

- Bah je sais pas... Il était 20h10 quand je suis sortie de ma salle commune... Vu le temps que j'ai passé dans les couloirs, je dirait qu'il doit être 20h40 environ... Pourquoi ? Demanda-t-elle, un œil traînant toujours du côté des gâteaux.

En regardant à nouveau sa camarade, elle eut presque l'impression de la voir hyperventiler... Mais elle était accro aux émotions fortes ou quoi ? Passer de l'embarras le plus total à un début de crise de panique, ce n'était pas bon pour le cœur, ça ! Athéna lui adressa un sourire réconfortant en posant sa main sur son bras, dans un geste pour la rassurer. Elle ne savait pas de quoi elle avait peur mais cette histoire d'horaire avait l'air de l'inquiéter énormément... La pauvre quand même. La Bleue et Argent tenta de la rassurer en quelques mots :


- Je ne sais pas de quoi tu as peur mais je t'assures, il n'y a pas de raison de paniquer, il n'y en a jamais. T'es pas toute seule, on va trouver une solution à ton problème, quel qu'il soit... Surtout si tu veux bien me donner des gâteaux !" Termina malicieusement la Serdy, le sourire montant jusqu'aux yeux.

Prise de risque (ou presque) PV Lilly ZARBY
"Tu n'as pas pu manger?!" J'étais horrifiée qu'on puisse rater un repas comme ça. Chose totalement inimaginable pour mon petit estomac... Parler de nourriture, même avec une inconnue, était pour moi un sujet facile, je n'avais pas trop à me forcer pour une fois. "Je te comprends, je ne peux jamais sauter un repas, sinon mon estomac me le fait rapidement remarquer. Et oui, oui, bien sur tu peux prendre une autre pâtisserie si tu veux, moi j'ai quand eu la chance de profiter du diner." Et puis de toute façon, me faire surprendre ridiculement, assise dans un couloir à déguster mes pâtisseries, m'avait foutu un sacré noeud à l'estomac. Même si la jeune fille avait l'air moins effrayante que ce qu'elle avait donné à voir à son arrivé. Je lui tendis donc le reste de mon butin, ce qui sembla la ravir de joie. J'imaginais comment j'aurai survécu sans avoir dîné. Et j'aurai certainement ressemblé à une limace me traînant difficilement au sol en quête d'un peu d’énergie pour survivre. Certainement pas la même prestance que l'aiglonne enragée qu'elle avait été, cherchant desesperement une proie a se mettre sous la dent ! Tout est question de tempérament j'imagine. Notre rencontre me semblait improbable.

"Bah je sais pas... Il était 20h10 quand je suis sortie de ma salle commune... Vu le temps que j'ai passé dans les couloirs, je dirait qu'il doit être 20h40 environ... Pourquoi ? "

Le choc me ramena brutalement à la réalité. 20h40... Oh non, ce n'est pas possible ... La syncope n'était loin. Sa main se posait gentiment sur mon bras. La tension qui m'envahissait devait être visible. Elle avait maintenant l'air gentille et attentionnée. Je regrettais déjà les circonstances de notre rencontre.

"Je ne sais pas de quoi tu as peur mais je t'assures, il n'y a pas de raison de paniquer, il n'y en a jamais. T'es pas toute seule, on va trouver une solution à ton problème, quel qu'il soit...!"

Certes, certes je n'étais pas toute seule c'est vrai. Et cela était agréable d'avoir de la compagnie. Mais une Serdaigle, aussi sympathique soit elle n'allait pas pouvoir m'aider à rentrer dans ma salle commune. Et jusqu'à preuve du contraire elle ne pouvait pas non plus remonter le temps pour nous permettre d'être à l'heure dans nos dortoirs respectifs. Je n'avais certainement pas le droit de me réfugier dans la salle commune des Serdaigle.
Ce couloir que j'avais trouvé chaleureux et réconfortant quand je m'y étais réfugié semblait maintenant dur et froid, comme la sentence que j’imaginais peser sur nos têtes si on nous découvrait à cette heure ci dans les couloirs... Je ne savais pas quelle était la pire chose que l'on pouvait risquer. Comme à son habitude, mon esprit imaginait les pires scénarios possibles.... Et ce que j'envisageait ne me rassurait pas du tout ...

"Le .... Le couvre feu". Le réconfort des gâteaux me semblait bien loin maintenant. "Il est à 20h30... Il faut absolument qu'on retourne toutes les deux dans nos salles communes respectives. Rapidement... Elle est loin la tienne ?".

J'étais maintenant debout, délesté des pâtisseries qui étaient pour la plupart dans les mains (ou le ventre pour les moins chanceuses) de la jeune Serdaigle, les muscles tendus, et ce n'était qu'une question de secondes avant que je ne me mette à courir en direction de ma salle commune.

@Athéna Thames

#PouffyFamily
5ième année RP - #408080 - Fiche - PR

Prise de risque (ou presque) PV Lilly ZARBY
Tandis qu'Athéna rassasiait sa faim, elle prêtait tout de même attention à sa camarade, qui semblait de plus en plus tendue, comme si le stress et l'adrénaline envahissait ses veines en vue d'un match de Quidditch. Alors que la Bleue et Argent arrivait au bout de son en-cas, Lilly se mit à dire, angoissée par la dernière information temporelle de l'aiglonne :

" - Le .... Le couvre feu. Il est à 20h30... Il faut absolument qu'on retourne toutes les deux dans nos salles communes respectives. Rapidement... Elle est loin la tienne ?

Athéna fronça les sourcils. Elle n'avait jamais entendu parler d'un quelconque couvre-feu... Si cela existait vraiment, leurs préfets et leur directrice de maison n'auraient pas oublié de leurs signaler, quand même... Si ? L'aiglonne ne pouvait pas être distraite au point de rater des consignes aussi vitales ? Elle se dit que même si elle avait été au courant, elle serait sans doute sortie quand même, il était question de son estomac quand même, autant dire, de vie ou de mort. L'affolement de la Jaune et Noire, qu'elle comprenait bien qu'elle ne le ressente que peu, ne semblait pas avoir été calmé par les précédentes paroles de la Serdy, et cela ennuya à nouveau la brunette.

Retourner à sa propre salle commune ne lui semblait pas être un problème, à vrai dire. Certes, elle ne savait pas quel chemin emprunter, mais au pire elle demanderait son chemin aux tableaux ? Enfin, à ceux qui ne dormaient pas... Et à ceux qui ne hurlaient pas dès que l'on s'adressait à eux. Et puis, à Serdaigle, ils étaient sympa, on allait pas la lapider pour si peu, n'est-ce pas ? Si ? Enfin, peu importe, étrangement, elle se disait que ce n'était pas si grave d'outrepasser le couvre-feu, quand on avait une bonne raison. Pour la salle commune de la petite Poufsouffle, ça avait l'air de lui poser bien plus de problèmes, ce qui, par extension, gênait un peu Athéna. Elle ne voulait pas que la sauveuse de son estomac soit embêtée. Alors, elle lui proposa de l'accompagner jusqu'à sa salle commune. Il fallait se serrer les coudes entre première année !


- Bon, je t'accompagne jusqu'à ta salle commune, et après je retournerais dans la mienne, une fois que je serais sûre que tu sois bien au chaud chez les Jaunes et Noirs !"

Elle ponctua son intervention d'un grand sourire, et lui tendit la main, un contact physique étant toujours plus rassurant dans le noir. La grande bâtisse, maintenant que le crépuscule était vraiment passé, prenait des airs inquiétants et froids, les corridors avaient des airs lugubres et la lumière de la lune qui filtrait à travers les fenêtres verticales et étroites faisait courir des frissons sur l'échine de la Bleue et Argent. Elle n'avait jamais tenu la main de quiconque d'autre que Pomma et ses parents, alors ça allait lui faire drôle, une main à sa taille, pour une fois.

Prise de risque (ou presque) PV Lilly ZARBY
Une gamine, c'était ça que j'étais, à me cacher pour manger, à paniquer et à perdre pieds dès qu'il s'agissait de faire face à une situation qui sortait un minimum de l'ordinaire. Quelle ironie pour une apprentie sorcière. J'avais honte de moi...

Mais j'attrapais la main qu'elle me tendait, j'observais le sourire qu'elle me donnait, et décidais de me laisser porter.

"D'accord ça marche allons y. On est pas très loin normalement, c'est à cet étage, juste quelques couloirs à parcourir". Je ressentais un petit choc thermique au contact de sa main. Pas très grand, mais juste ce qu'il fallait pour me rassurer. De la chaleur humaine. Je lui souriais en retour

"Dis... Merci d'être aussi attentionnée avec moi. Je ne sais pas si les pâtisseries y sont pour beaucoup, mais en tout cas... Merci beaucoup Athéna! Je me sens un peu idiote. Je ne sais pas comment te remercier." Embarrassée, je continuais avec des questions pour faire diversion. "Et au fait toi ça va tu sauras retrouver ta salle commune? Elle est ou d'ailleurs? Je ne connais pas encore bien le château"

Nous marchions toutes les deux dans ce couloir, et je m'accrochais à ce léger contact, j'avais honte mais je me sentais rassurée. C'était débile, je n'avais plus à me comporter comme une enfant, mais la chaleur humaine dans cet environnement que je ressentais maintenant comme froid et repoussant, j'en avais besoin.

Je visualisais ma salle commune, "bien au chaud", c'était vrai, c'était comme ça qu'on se sentait chez les Poufsouffle, la salle était chaleureuse. Mais il me manquait encore la chaleur humaine, je n'avais, pour le moment, osé aborder personne jusqu'ici.

J'admirais la lune qui traversait doucement les petites fenêtres dispersés sur les murs et à travers des quelles on pouvait apercevoir quelques étoiles.

Je commençais à me sentir lasse, la fatigue accumulée se relâchait d'un coup, les muscles se décrispèrent. Le poids de mon corps se faisait sentir. Mais je m'accrochais à elle durant le trajet. Il faudrait vraiment que je trouve un moyen de la remercier.

@Athéna Thames

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