Douleur secrète révélée en une valse
10 Octobre 2044
Avec @Alhena Volkoff
D'aussi loin que remontaient ses souvenirs, April avait toujours considéré le piano comme une échappatoire. Les notes mélodieuses sortant de ce dernier l'emmenait en voyage, la où elle ne pourrait jamais se rendre...
April sortit de la bibliothèque épuisée par sa journée bien remplie. Elle s'était prit une heure pour réviser assidument et ne se rendit compte une fois seulement dans le couloir que ce n'était pas forcément une bonne idée... Ses jambes menaçaient de lâcher d'une minute à l'autre et elle sentit qu'elle ne pourrait rester debout encore longtemps. Il fallait à tout pris qu'elle trouve un lieu reposant et où elle se sentirait à l'aise. Elle pensa tout d'abord au parc, mais les 5 étages a parcourir la découragea rapidement. Alors elle avança dans le couloir sans but précis, et descendit un escalier.
Arrivée au 4ème étage, elle remarqua une petite porte au bois foncé, et une inscription en lettres fines indiquant la "Salle de Répétition". Intriguée, April poussa la porte de toutes ses forces et entra dans la salle. Bien que la pièce était petite, cette dernière donnait une vue absolument magnifique sur les montagnes au loin. On pouvait apercevoir le coucher de soleil reflété sur le parquet verni. Les murs de pierre reflétaient également cette douce lumière orangée, mais son regard fut attiré par un élément en particulier: un piano à queue se tenait devant elle, noir et brillant. Elle s'approcha lentement, et s'affala sur le tabouret. Au bout de quelques secondes de contemplation, April se redressa, plaça délicatement ses mains sur le clavier, et ferma les yeux.
Beaucoup de pensées, de souvenirs et de sons résonnaient en elle a présent. Elle se concentra et fit le vide dans son esprit, rouvrit les yeux, et d'une seconde à l'autre, ses mains se mirent à danser sur le clavier. "Valse de Chopin, Opus 34 n_° 2 en A Mineur" pensa-t-elle lorsqu'elle reconnu les notes qu'elle jouait mécaniquement, après toutes ces années. Son esprit dansa au rythme de la musique et ses mains suivirent le mouvement. Des souvenirs lui revinrent, certains d'un bonheur intense, d'autres emplis de tristesse et la plupart furent mélancoliques. Elle revoyait des sourires, des larmes et des rires, mais un visage revenait en boucle. Ne pouvant se retenir plus longtemps, des larmes lui montèrent aux yeux, et sa vue se brouilla. Dans l'incapacité de distinguer les notes, April s'arrêta de jouer, déposa ses coudes sur le piano en un bruit strident, et pris sa tête entre ses mains. Les larmes coulaient à présent le long de ses joues, avant de finir leurs courses sur ses genoux. Bien qu'elle pleurait sans un bruit, le piano ne fut pas aussi discret.
Un bruit retentit vers l'encadrement de la porte, ce qui stoppa net les sanglots d'April. Elle se retourna furtivement et aperçu la jeune sorcière, près de le porte, l'observer.
Dernière modification par April Notwhood le 5 mai 2020, 19:19, modifié 2 fois.
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Douleur secrète révélée en une valse
Quelques minutes avant...
Pour la deuxième fois aujourd'hui, Alhéna arpentait les vastes couloirs de Poudlard complètement perdue. Il fallait croire qu'elle avait un "don" pour ça. Le soir était déjà en train de tomber et elle avait eu le désir d'aller observer le soleil se coucher depuis la Tour d'astronomie. La jeune sorcière avait entendu des élèves plus âgés vanter la vue apparemment magnifique, que l'on pouvait admirer depuis sa hauteur. Naïve et un peu trop sûre d'elle, Alhéna avait pensé pouvoir trouver l'accès à la Tour facilement. C'était sans compter les multiples niveaux et artères du château, que la jeune fille avait grandement sous-estimés.
Après avoir descendu et monté plusieurs escaliers, Alhéna avait fini par arriver épuisée et quelque peu découragée au quatrième étage. Le soleil doit déjà être en train de se coucher. Elle se fustigea mentalement pour sa fierté mal-placée qui l'avait poussé à vouloir se débrouiller seule. Elle déambulait sans grande conviction dans un couloir mal éclairé du château, quand soudain, une musique assourdie parvient jusqu'à ses oreilles. La jeune sorcière se mit à tendre l'oreille afin d'identifier la provenance de cette musique inattendue. Plus elle s'approchait de la source de la mélodie inattendue et plus elle devenait claire. Mais c'est un piano ! Alhéna marchait de plus en plus rapidement vers la musique, tel un papillon attiré vers la lumière. Finalement, elle arriva devant une petite porte en bois. Une inscription indiquait qu'il s'agissait de la "Salle de répétition". Tout à coup, une succession de notes venant de surgir du mystérieux piano, fit bondir le cœur de la jeune fille. Valse de Chopin, Op. 34 n°2. De ce morceau, Alhéna en connaissait chaque note. Elle l'avait écouté mainte et mainte fois naître sous les doigts encore agiles de sa grand-mère. Elle s'était toujours dit qu'elle l'apprendrait. Pour le moment, la jeune fille devait encore faire quelques progrès.
Le temps semblait s'être suspendu. Alhéna buvait chaque note avec délectation. Ses yeux s'étaient fermés d'eux-même et ses sourcils s'étaient froncés sous la nuée de sentiments qui se dégageait de cette valse. Nostalgie, joie, mélancolie puis tristesse. Une profonde tristesse... Des larmes naquirent aux coins de ses yeux. La personne qui jouait cette valse de l'autre côté de cette porte, la jouait à la perfection. Non pas par la technique, mais parce que cette personne l’interprétait de la même façon que la jeune sorcière aurait voulu elle-même l’interpréter. La curiosité prenant le dessus et ayant le désir de mieux entendre le morceau, Alhéna poussa avec discrétion la petite porte en bois. Se faisant la plus discrète possible afin de ne pas perturber le pianiste, elle décida de rester sur le seuil tout en retenant la porte.
Une jeune sorcière aux habits verts de Serpentard était assise devant un piano à queue majestueux, les mains courant sur le clavier. Elle semblait être en transe. Sa tête semblait détachée de son corps et se balançait légèrement, au rythme de la valse.
Le souffle d'Alhéna s'était coupé devant le tableau vivant qui se dessinait devant elle. Elle avait l'impression d'avoir ouvert la porte vers une autre réalité. La lumière orangée du soleil couchant se répandait dans la pièce, donnant à la scène un aspect irréel. Elle se perdit dans la musique et dans la contemplation.
Le son brutal des mains de la pianiste frappant le clavier firent revenir Alhéna à la réalité. Alhéna lâcha de surprise, la porte qu'elle tenait toujours de sa main. Le lourd panneau de chêne alla se refermé violemment contre le chambranle, divulguant ainsi la présence de la jeune sorcière. La jeune pianiste se retourna à son tour et fixa Alhéna qui devient rouge écarlate, consciente de la présence intrusive. Puis, Alhéna aperçue les yeux et le nez rougis de la jeune pianiste. Les mains de celle-ci tremblaient légèrement. Elle pleurait ... Son visage était trop humide pour que de simple larmes de mélancolie en soient responsables. Alhéna y lisait une peine bien plus profonde.
"Excuse-moi, je ne voulais pas t'interrompre ou être indiscrète..." commença Alhéna toujours en bégayant. "Mais c'était très beau, magnifique même..." Sa phrase resta en suspens, attendant que la jeune pianiste se manifeste à son tour. Voyant que la jeune sorcière devant elle ne répondait pas, elle continua :
"Je m'appelle Alhéna ... et toi ?
- ....
- Si tu as besoin de parler... enfin, je peux t'écouter si tu veux ... ?" termina maladroitement Alhéna.
En proposant cela, Alhéna avait peur de se montrer encore plus intrusive envers la jeune sorcière. Mais son caractère empathique avait pris le dessus. Elle se mit à triturer machinalement ses vêtements en attendant que la pianiste réagisse...
Pour la deuxième fois aujourd'hui, Alhéna arpentait les vastes couloirs de Poudlard complètement perdue. Il fallait croire qu'elle avait un "don" pour ça. Le soir était déjà en train de tomber et elle avait eu le désir d'aller observer le soleil se coucher depuis la Tour d'astronomie. La jeune sorcière avait entendu des élèves plus âgés vanter la vue apparemment magnifique, que l'on pouvait admirer depuis sa hauteur. Naïve et un peu trop sûre d'elle, Alhéna avait pensé pouvoir trouver l'accès à la Tour facilement. C'était sans compter les multiples niveaux et artères du château, que la jeune fille avait grandement sous-estimés.
Après avoir descendu et monté plusieurs escaliers, Alhéna avait fini par arriver épuisée et quelque peu découragée au quatrième étage. Le soleil doit déjà être en train de se coucher. Elle se fustigea mentalement pour sa fierté mal-placée qui l'avait poussé à vouloir se débrouiller seule. Elle déambulait sans grande conviction dans un couloir mal éclairé du château, quand soudain, une musique assourdie parvient jusqu'à ses oreilles. La jeune sorcière se mit à tendre l'oreille afin d'identifier la provenance de cette musique inattendue. Plus elle s'approchait de la source de la mélodie inattendue et plus elle devenait claire. Mais c'est un piano ! Alhéna marchait de plus en plus rapidement vers la musique, tel un papillon attiré vers la lumière. Finalement, elle arriva devant une petite porte en bois. Une inscription indiquait qu'il s'agissait de la "Salle de répétition". Tout à coup, une succession de notes venant de surgir du mystérieux piano, fit bondir le cœur de la jeune fille. Valse de Chopin, Op. 34 n°2. De ce morceau, Alhéna en connaissait chaque note. Elle l'avait écouté mainte et mainte fois naître sous les doigts encore agiles de sa grand-mère. Elle s'était toujours dit qu'elle l'apprendrait. Pour le moment, la jeune fille devait encore faire quelques progrès.
Le temps semblait s'être suspendu. Alhéna buvait chaque note avec délectation. Ses yeux s'étaient fermés d'eux-même et ses sourcils s'étaient froncés sous la nuée de sentiments qui se dégageait de cette valse. Nostalgie, joie, mélancolie puis tristesse. Une profonde tristesse... Des larmes naquirent aux coins de ses yeux. La personne qui jouait cette valse de l'autre côté de cette porte, la jouait à la perfection. Non pas par la technique, mais parce que cette personne l’interprétait de la même façon que la jeune sorcière aurait voulu elle-même l’interpréter. La curiosité prenant le dessus et ayant le désir de mieux entendre le morceau, Alhéna poussa avec discrétion la petite porte en bois. Se faisant la plus discrète possible afin de ne pas perturber le pianiste, elle décida de rester sur le seuil tout en retenant la porte.
Une jeune sorcière aux habits verts de Serpentard était assise devant un piano à queue majestueux, les mains courant sur le clavier. Elle semblait être en transe. Sa tête semblait détachée de son corps et se balançait légèrement, au rythme de la valse.
Le souffle d'Alhéna s'était coupé devant le tableau vivant qui se dessinait devant elle. Elle avait l'impression d'avoir ouvert la porte vers une autre réalité. La lumière orangée du soleil couchant se répandait dans la pièce, donnant à la scène un aspect irréel. Elle se perdit dans la musique et dans la contemplation.
Le son brutal des mains de la pianiste frappant le clavier firent revenir Alhéna à la réalité. Alhéna lâcha de surprise, la porte qu'elle tenait toujours de sa main. Le lourd panneau de chêne alla se refermé violemment contre le chambranle, divulguant ainsi la présence de la jeune sorcière. La jeune pianiste se retourna à son tour et fixa Alhéna qui devient rouge écarlate, consciente de la présence intrusive. Puis, Alhéna aperçue les yeux et le nez rougis de la jeune pianiste. Les mains de celle-ci tremblaient légèrement. Elle pleurait ... Son visage était trop humide pour que de simple larmes de mélancolie en soient responsables. Alhéna y lisait une peine bien plus profonde.
"Excuse-moi, je ne voulais pas t'interrompre ou être indiscrète..." commença Alhéna toujours en bégayant. "Mais c'était très beau, magnifique même..." Sa phrase resta en suspens, attendant que la jeune pianiste se manifeste à son tour. Voyant que la jeune sorcière devant elle ne répondait pas, elle continua :
"Je m'appelle Alhéna ... et toi ?
- ....
- Si tu as besoin de parler... enfin, je peux t'écouter si tu veux ... ?" termina maladroitement Alhéna.
En proposant cela, Alhéna avait peur de se montrer encore plus intrusive envers la jeune sorcière. Mais son caractère empathique avait pris le dessus. Elle se mit à triturer machinalement ses vêtements en attendant que la pianiste réagisse...
"Il y a les sachants et les savants: c'est la mémoire qui fait les uns, c'est la philosophie qui fait les autres." Alexandre Dumas
Douleur secrète révélée en une valse
La jeune sorcière qui se tenait dans l’encadrement de la porte sembla d’abord mal à l’aise d’avoir été remarquée. Elle rougit légèrement, et ses yeux fixèrent la jeune sorcière comme pour dire « pardon ». Ses cheveux bruns retombaient en désordre sur ses épaules, et ses grands yeux pétillants semblaient emplis de rêves.
L’espace d’un instant, April plongea son regard dans celui de la jeune sorcière, comme si elles communiquaient sans se parler, avant que cette dernière ne baisse les yeux aux sol. Elle était très belle, et à en juger des couleurs de son uniforme, cette jeune étudiante appartenait à la maison du serpent. Les yeux embués d’April ne lui permettais pas de distinguer les détails physiques de la petite brune, mais son regard restait rivée sur la jeune sorcière.
-Excuse-moi, je ne voulais pas t'interrompre ou être indiscrète... commença la jeune Serpentard, mais c'était très beau, magnifique même...
April fut d’abord touchée par ce compliment qu’elle prenait très à cœur, et voulu la remercier, mais elle sentait que si elle ouvrait sa bouche, ses sanglots auraient repris, et April détestait paraître vulnérable. Elle respira donc longuement en guise de réponse, et la petite brune enchaîna:
-Je m'appelle Alhéna ... et toi ? Si tu as besoin de parler... enfin, je peux t'écouter si tu veux ... ? reprit maladroitement Alhéna.
April ferma les yeux prit une grande inspiration, et sécha ses larmes d’un revers de manche. Elle distinguait à présent beaucoup mieux la jeune fille, et remarqua que ses yeux bruns en forme d’amande étaient humidifiés.« Elle a pleuré. » en déduis April.
Elle réajusta sa robe, et répondit avec une grande maîtrise de soi:
-Je m’appelle April Notwhood, et merci pour les compliments, ça me touche, elle esquissa un sourire, et respira profondément. Elle tourna le dos à la jeune sorcière pour observer le coucher de soleil touchant à sa fin. Il était magnifique.
- Viens voir, dit la jeune Serpentard à Alhena.
Cette dernière se rapprocha, et les deux sorcières n’étaient maintenant qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. April pointa du doigt le ciel qui arborait maintenant des couleurs dans les tons rouges.
-Là haut, il y a quelqu’un qui me manque, quelqu’un qui jouait à la perfection les notes que tu viens d’entendre... mais toi, pourquoi as-tu pleuré ?
L’espace d’un instant, April plongea son regard dans celui de la jeune sorcière, comme si elles communiquaient sans se parler, avant que cette dernière ne baisse les yeux aux sol. Elle était très belle, et à en juger des couleurs de son uniforme, cette jeune étudiante appartenait à la maison du serpent. Les yeux embués d’April ne lui permettais pas de distinguer les détails physiques de la petite brune, mais son regard restait rivée sur la jeune sorcière.
-Excuse-moi, je ne voulais pas t'interrompre ou être indiscrète... commença la jeune Serpentard, mais c'était très beau, magnifique même...
April fut d’abord touchée par ce compliment qu’elle prenait très à cœur, et voulu la remercier, mais elle sentait que si elle ouvrait sa bouche, ses sanglots auraient repris, et April détestait paraître vulnérable. Elle respira donc longuement en guise de réponse, et la petite brune enchaîna:
-Je m'appelle Alhéna ... et toi ? Si tu as besoin de parler... enfin, je peux t'écouter si tu veux ... ? reprit maladroitement Alhéna.
April ferma les yeux prit une grande inspiration, et sécha ses larmes d’un revers de manche. Elle distinguait à présent beaucoup mieux la jeune fille, et remarqua que ses yeux bruns en forme d’amande étaient humidifiés.« Elle a pleuré. » en déduis April.
Elle réajusta sa robe, et répondit avec une grande maîtrise de soi:
-Je m’appelle April Notwhood, et merci pour les compliments, ça me touche, elle esquissa un sourire, et respira profondément. Elle tourna le dos à la jeune sorcière pour observer le coucher de soleil touchant à sa fin. Il était magnifique.
- Viens voir, dit la jeune Serpentard à Alhena.
Cette dernière se rapprocha, et les deux sorcières n’étaient maintenant qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. April pointa du doigt le ciel qui arborait maintenant des couleurs dans les tons rouges.
-Là haut, il y a quelqu’un qui me manque, quelqu’un qui jouait à la perfection les notes que tu viens d’entendre... mais toi, pourquoi as-tu pleuré ?
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Douleur secrète révélée en une valse
"La musique exprime ce qui ne peut être dit et sur quoi il est impossible de rester silencieux." V. Hugo
"Je m’appelle April Notwhood, et merci pour les compliments, ça me touche, répondit la jeune pianiste. Elle adressa un sourire discret à Alhéna, ce qui rassura immédiatement cette dernière. Elle ne m'en veut pas. Alhéna sourit légèrement à son tour.
April s'était retournée vers le piano, sa tête relevée en direction de l'unique fenêtre de la salle.
- Viens voir, l'interpella April.
Alhéna se rapprocha, heureuse de voir la jeune Serpentard s'ouvrir peu à peu à elle. Maintenant qu'elles étaient proches, Alhéna curieuse de nature, pu détaillée son interlocutrice. La jeune sorcière paraissait assez grande, ce qui leur faisait un point commun. Elle avait les cheveux châtains et de beaux yeux que ses larmes avaient rendus encore plus bleus. A vrai dire, elle se ressemblaient quelque peu. April avait la particularité d'avoir de petites tâches de rousseur, donnant à son visage un air espiègle et mignon.
Puis, semblant sortir de sa torpeur, April tendit sa main en direction du soleil rouge qui colorait le ciel au-dehors. Les yeux gris d'Alhéna suivirent la petite main de la jeune fille. April prit une inspiration, puis s'adressant à Alhéna,
-Là haut, il y a quelqu’un qui me manque, quelqu’un qui jouait à la perfection les notes que tu viens d’entendre... Le cœur d'Alhéna se serra en pensant à ce que la jeune sorcière devait ressentir.
- ... mais toi, pourquoi as-tu pleuré ?
Alhéna tressaillit brièvement malgré elle, ne s'attendant pas à ce qu'on lui retourne la question. Elle se sentit coupable d'avoir pleuré, car contrairement à April, il n'y avait pas de véritable raison à ses larmes. Alhéna comprit également qu'April avait dû prendre sur elle pour se livrer et qu'elle n'était pas prête à en dire davantage. Elle lui était déjà reconnaissante pour ses confidences et ne voulu pas en demander plus à la jeune Serpentard. Chacun ses secrets, chacun son bagage. Aussi, elle enchaîna,
- Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai pleuré... c'est juste que j'ai cette "chose" qui fait que je ressens les émotions des autres comme si c'était les miennes. La musique semble décupler cet effet, en particulier les morceaux comme la valse que tu viens de jouer.
Puis, se tournant vers April, de façon à la regarder dans les yeux,
- Tu sais, cette personne doit être fière de voir comme tu joue aujoud'hui.
La jeune Serpentard cru voir les yeux bleus d'April se brouiller légèrement, mais si elle fut troublée, cette dernière n'en laissa rien paraître.
Le silence se fit autour d'elles. Ce calme ne semblait déranger nullement les deux petites sorcières, restées côte à côte. C'était un de ces instants suspendus, où les pensées de chacun sont libres de voler où bon leur semblent.
Mais comme tout silence, il fallu le briser. Cependant, Alhéna voulait laisser à April le temps qui lui était nécessaire pour reprendre la parole.
April s'était retournée vers le piano, sa tête relevée en direction de l'unique fenêtre de la salle.
- Viens voir, l'interpella April.
Alhéna se rapprocha, heureuse de voir la jeune Serpentard s'ouvrir peu à peu à elle. Maintenant qu'elles étaient proches, Alhéna curieuse de nature, pu détaillée son interlocutrice. La jeune sorcière paraissait assez grande, ce qui leur faisait un point commun. Elle avait les cheveux châtains et de beaux yeux que ses larmes avaient rendus encore plus bleus. A vrai dire, elle se ressemblaient quelque peu. April avait la particularité d'avoir de petites tâches de rousseur, donnant à son visage un air espiègle et mignon.
Puis, semblant sortir de sa torpeur, April tendit sa main en direction du soleil rouge qui colorait le ciel au-dehors. Les yeux gris d'Alhéna suivirent la petite main de la jeune fille. April prit une inspiration, puis s'adressant à Alhéna,
-Là haut, il y a quelqu’un qui me manque, quelqu’un qui jouait à la perfection les notes que tu viens d’entendre... Le cœur d'Alhéna se serra en pensant à ce que la jeune sorcière devait ressentir.
- ... mais toi, pourquoi as-tu pleuré ?
Alhéna tressaillit brièvement malgré elle, ne s'attendant pas à ce qu'on lui retourne la question. Elle se sentit coupable d'avoir pleuré, car contrairement à April, il n'y avait pas de véritable raison à ses larmes. Alhéna comprit également qu'April avait dû prendre sur elle pour se livrer et qu'elle n'était pas prête à en dire davantage. Elle lui était déjà reconnaissante pour ses confidences et ne voulu pas en demander plus à la jeune Serpentard. Chacun ses secrets, chacun son bagage. Aussi, elle enchaîna,
- Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai pleuré... c'est juste que j'ai cette "chose" qui fait que je ressens les émotions des autres comme si c'était les miennes. La musique semble décupler cet effet, en particulier les morceaux comme la valse que tu viens de jouer.
Puis, se tournant vers April, de façon à la regarder dans les yeux,
- Tu sais, cette personne doit être fière de voir comme tu joue aujoud'hui.
La jeune Serpentard cru voir les yeux bleus d'April se brouiller légèrement, mais si elle fut troublée, cette dernière n'en laissa rien paraître.
Le silence se fit autour d'elles. Ce calme ne semblait déranger nullement les deux petites sorcières, restées côte à côte. C'était un de ces instants suspendus, où les pensées de chacun sont libres de voler où bon leur semblent.
Mais comme tout silence, il fallu le briser. Cependant, Alhéna voulait laisser à April le temps qui lui était nécessaire pour reprendre la parole.
"Il y a les sachants et les savants: c'est la mémoire qui fait les uns, c'est la philosophie qui fait les autres." Alexandre Dumas
Douleur secrète révélée en une valse
A l’entente de sa demande, la jeune sorcière tressaillit. Elle semblait perturbée la question de la jeune Serpentard. « J’ai peut être rouvert des blessures qu’elle voulait oublier » pensa April. Elle s’en voulu d’abord d’avoir mit sa camarade dans une position délicate, et remarqua que cette dernière s’apprêtait à parler. Elle ouvrit la bouche puis la referma plusieurs fois, comme si elle préparait sa réponse, puis finalement, elle déclara:
-Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai pleuré... c'est juste que j'ai cette "chose" qui fait que je ressens les émotions des autres comme si c'était les miennes. La musique semble décupler cet effet, en particulier les morceaux comme la valse que tu viens de jouer.
April n’avait pas l’habitude d’accorder sa confiance aussi rapidement, et révéler une partie de son passé la déstabilisa. Elle se promis de ne pas en dire plus, pour son bien à elle, mais surtout pour ne pas faire fuir la jeune fille se trouvant à ses côtés.
Mais malgré cette discretion qu’April s’efforçait de conserver au fil des années, elle fut touchée par la petite brune et sa sensibilité face aux émotions d’autrui. Alhena se retourna vers elle et plongea son regard dans le sien.
-Tu sais, cette personne doit être fière de voir comme tu joue aujourd'hui.
Ces paroles eurent l’effet d’un choc. April sentait peu à peu ses yeux s’humidifier, bien qu’elle eut tout fait pour se contenir. La jeune fille touchait là le point sensible d’April. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, cette dernière ignorait même de qui elle parlait, mais la jeune Serpentard ressentit un pincement au cœur.
De n’importe quel point de vue extérieur, April avait menti. Le pianiste qu’elle avait mentionné plus tôt ne débutait qu’au piano, et il avait commencé ce morceau sans grande conviction ... Mais pour elle, le jeune pianiste exécutait l’enchaînement de notes à la perfection.
Un silence s’installa entre les deux sorcières. Ce fut même apaisant. Il n’avait rien de gênant mais était, bien au contraire, plutôt chaleureux.
April se perdit dans ses pensées, et Alhena en fit visiblement de même. Elle se tournèrent face aux montagnes lointaines. Le soleil avait pratiquement disparu, et la lueur rosée du ciel fut remplacée par un bleu nuit parsemé d’étoiles. Les deux sorcières cote à cote savaient pertinemment qu’une d’elles devrait briser ce silence profond.
-Elle l’était. Cette personne était fière de moi, elle se ventait même de me connaître... et j’étais aussi fière de lui.
Réalisant encore une fois qu’elle en avait trop dis, April préféra mettre fin à cette conversation.
-Bon je crois qu’il serait préférable que chacune de nous retourne à son dortoir...
April se leva et se tourna face à Alhena, qui la fixait de ses grands yeux noisette. Elle déposa une baiser sur sa joue en guise d’au revoir, comme elle le faisait avec ses rares amies moldues. Puis elle se dirigea d’un pas hésitant vers la porte, et s’arrêta sur son pallier. La jeune sorcière se retourna et sourit à Alhena
-Amies ?
-Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai pleuré... c'est juste que j'ai cette "chose" qui fait que je ressens les émotions des autres comme si c'était les miennes. La musique semble décupler cet effet, en particulier les morceaux comme la valse que tu viens de jouer.
April n’avait pas l’habitude d’accorder sa confiance aussi rapidement, et révéler une partie de son passé la déstabilisa. Elle se promis de ne pas en dire plus, pour son bien à elle, mais surtout pour ne pas faire fuir la jeune fille se trouvant à ses côtés.
Mais malgré cette discretion qu’April s’efforçait de conserver au fil des années, elle fut touchée par la petite brune et sa sensibilité face aux émotions d’autrui. Alhena se retourna vers elle et plongea son regard dans le sien.
-Tu sais, cette personne doit être fière de voir comme tu joue aujourd'hui.
Ces paroles eurent l’effet d’un choc. April sentait peu à peu ses yeux s’humidifier, bien qu’elle eut tout fait pour se contenir. La jeune fille touchait là le point sensible d’April. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, cette dernière ignorait même de qui elle parlait, mais la jeune Serpentard ressentit un pincement au cœur.
De n’importe quel point de vue extérieur, April avait menti. Le pianiste qu’elle avait mentionné plus tôt ne débutait qu’au piano, et il avait commencé ce morceau sans grande conviction ... Mais pour elle, le jeune pianiste exécutait l’enchaînement de notes à la perfection.
Un silence s’installa entre les deux sorcières. Ce fut même apaisant. Il n’avait rien de gênant mais était, bien au contraire, plutôt chaleureux.
April se perdit dans ses pensées, et Alhena en fit visiblement de même. Elle se tournèrent face aux montagnes lointaines. Le soleil avait pratiquement disparu, et la lueur rosée du ciel fut remplacée par un bleu nuit parsemé d’étoiles. Les deux sorcières cote à cote savaient pertinemment qu’une d’elles devrait briser ce silence profond.
-Elle l’était. Cette personne était fière de moi, elle se ventait même de me connaître... et j’étais aussi fière de lui.
Réalisant encore une fois qu’elle en avait trop dis, April préféra mettre fin à cette conversation.
-Bon je crois qu’il serait préférable que chacune de nous retourne à son dortoir...
April se leva et se tourna face à Alhena, qui la fixait de ses grands yeux noisette. Elle déposa une baiser sur sa joue en guise d’au revoir, comme elle le faisait avec ses rares amies moldues. Puis elle se dirigea d’un pas hésitant vers la porte, et s’arrêta sur son pallier. La jeune sorcière se retourna et sourit à Alhena
-Amies ?
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Douleur secrète révélée en une valse
Le soleil avait maintenant disparu à l'horizon et la voûte céleste commençait à prendre place dans le ciel nocturne. Le firmament était d'autant plus beau à observer dans ce monde magique, de par sa nature justement dépourvue de magie, qui n'enlevait rien à sa beauté.
"Elle l’était. Cette personne était fière de moi, elle se ventait même de me connaître... et j’étais aussi fière de lui."
Surprise de cette nouvelle révélation, Alhena préféra ne rien dire et laisser la jeune pianiste continuer si elle le désirait. Pour le moment, Alhena gardait ses questions pour elle. Elle observa April du coin de l'oeil, essayant d'évaluer son état émotionnel. Cette dernière abordait un air plus résolu que précédemment, comme décidée à ne pas en divulguer plus. Cependant, la jeune Serpentard semblait légèrement plus détendue, bien que pas totalement apaisée. Parler lui a fait du bien, mais elle ne doit pas en avoir l'habitude. On devrait tous avoir quelqu'un à qui vider son sac de temps à autre. Heureuse d'avoir pu aider la jeune sorcière, un petit sourire de victoire naquit au coin des lèvres d'Alhena.
- Bon je crois qu’il serait préférable que chacune de nous retourne à son dortoir... proposa April.
A ses mots, Alhena leva son regard vers la jeune fille. April se retourna vers elle et vint lui embrasser la joue, comme le ferait une amie pour dire "au revoir". Ce geste pourtant simple toucha Alhena, car elle avait compris qu'April s'ouvrait difficilement. Ce signe était pour elle un gage de confiance et la jeune sorcière lui en était reconnaissante.
Puis, April se leva et se dirigea en direction de la porte. Arrivée devant le panneau de chêne, elle s'arrêta et se retourna vers Alhena, l'enveloppant soudain d'un regard chaleureux,
-Amies ?
Une bouffée de joie monta chez Alhena, qui lui répondit sans une once d'hésitation, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants,
- Amie !
Visiblement rassurée par la réponse de la jeune Serpentard, April, pour la première fois depuis leur rencontre sourit. Puis dans un regard qui ne nécessitait pas de paroles, les deux sorcières décidèrent de se quitter. April tira la porte et sortit sans un bruit.
La porte se referma en un bruit sourd et le silence se fit de nouveau.
J'ai une amie. Le sourire toujours au lèvres, Alhena se tourna vers le piano à queue, habillant à lui seul la petite salle. Merci à toi. Et elle sortit à son tour.
"Elle l’était. Cette personne était fière de moi, elle se ventait même de me connaître... et j’étais aussi fière de lui."
Surprise de cette nouvelle révélation, Alhena préféra ne rien dire et laisser la jeune pianiste continuer si elle le désirait. Pour le moment, Alhena gardait ses questions pour elle. Elle observa April du coin de l'oeil, essayant d'évaluer son état émotionnel. Cette dernière abordait un air plus résolu que précédemment, comme décidée à ne pas en divulguer plus. Cependant, la jeune Serpentard semblait légèrement plus détendue, bien que pas totalement apaisée. Parler lui a fait du bien, mais elle ne doit pas en avoir l'habitude. On devrait tous avoir quelqu'un à qui vider son sac de temps à autre. Heureuse d'avoir pu aider la jeune sorcière, un petit sourire de victoire naquit au coin des lèvres d'Alhena.
- Bon je crois qu’il serait préférable que chacune de nous retourne à son dortoir... proposa April.
A ses mots, Alhena leva son regard vers la jeune fille. April se retourna vers elle et vint lui embrasser la joue, comme le ferait une amie pour dire "au revoir". Ce geste pourtant simple toucha Alhena, car elle avait compris qu'April s'ouvrait difficilement. Ce signe était pour elle un gage de confiance et la jeune sorcière lui en était reconnaissante.
Puis, April se leva et se dirigea en direction de la porte. Arrivée devant le panneau de chêne, elle s'arrêta et se retourna vers Alhena, l'enveloppant soudain d'un regard chaleureux,
-Amies ?
Une bouffée de joie monta chez Alhena, qui lui répondit sans une once d'hésitation, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants,
- Amie !
Visiblement rassurée par la réponse de la jeune Serpentard, April, pour la première fois depuis leur rencontre sourit. Puis dans un regard qui ne nécessitait pas de paroles, les deux sorcières décidèrent de se quitter. April tira la porte et sortit sans un bruit.
La porte se referma en un bruit sourd et le silence se fit de nouveau.
J'ai une amie. Le sourire toujours au lèvres, Alhena se tourna vers le piano à queue, habillant à lui seul la petite salle. Merci à toi. Et elle sortit à son tour.
FIN
"Il y a les sachants et les savants: c'est la mémoire qui fait les uns, c'est la philosophie qui fait les autres." Alexandre Dumas