Pourquoi suis-je là ? PV

Geneva était à l'infirmerie depuis trois jour maintenant, et elle était réveillée depuis seulement deux jours. Elle n'avait pas reçu beaucoup de visites, seulement un élève ou deux qui étaient venus lui donner les cours et le travail qu'ils avaient à faire (dont Celia). Mais jamais Hestia. Pas qu'elle ne veuille particulièrement la revoir, mais elle aurait apprécié, au minimum, des excuses ou une lettre remplissant ce rôle.

La rouquine regarda la porte ouverte de la salle de soin, lasse. Des élèves passaient, à heures fixe, par petits groupes, discutant et riant. Elle se sentait horriblement seule, et, malgré le travail qui occupait une partie de ses journée, elle s'ennuyait tout de même. Elle tourna ensuite la tête de l'autre côté, vers sa table de chevet. Là, étaient posées ses affaires scolaires, entassées, manquant d'espace. Rien qu'à penser au devoir qui l'attendait, en botanique, un mal de tête lui prit, et elle détourna les yeux du tas de parchemins et manuels. 

Elle se reposa quelque peu, et, une heure après son observation de la salle, elle prit du parchemin, une plume et de l'encre. Elle commença à écrire l'énoncé de la première question. La jeune fille réfléchit à la formulation de sa réponse, et leva la tête vers le haut plafond blanc, et son crâne frôla le tissu de l'oreiller. Une douleur lancinante lui traversa la tête, sa blessure n'étant pas encore totalement cicatrisée. La douleur était assez forte pour lui arracher un gémissement de douleur, et elle ferma les yeux, car ils se remplissaient de larmes. 

Geneva voyait flou. Elle attrapa le vers d'eau sur la table de chevet, à côté de sa pile d'affaires. Ses mains tremblaient légèrement. La Serdaigle prit une gorgée d'eau, se mit sur le côté et s'allongea sur son lit. La jeune fille souffla. Elle détestait Hestia, d'une haine qu'elle ne pensait même pas pouvoir exister.  Elle lui en voulait vraiment. Quand elle pensait à la Gryffondor, une rage bouillante s'insinuait en elle. Et, enfermée dans cette infirmerie vide (ou presque), elle avait plus que l'occasion de brouiller du noir. 

Une larme roula sur sa joue, une larme unique. Elle représentait sa douleur, sa haine, son désespoir, son agacement, sa lassitude, son amour pour sa famille, sa peur de la perdre, son incompréhension face au Conseil des Sorciers, et, plus récemment, face aux Moldus. Une simple larme, qui veut tout et rien dire à la fois. 

@Hestia Andrew
Ce post RP ne contient pas le verbe "aller" sous toutes ces formes. Mission de la CdC.

Deuxième année RP
“Je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient”, Lomepal