RPG+ Privé avec Alaska H. L'histoire de la vie !

@Alaska Hooks
Jeudi 13 Avril 2045
Début de l'après-midi

Couloirs

Mort.
C'est le seul mot qui tourne dans la tête de Julie depuis la lettre de sa mère.
Son grand-père ayant quitté la vie à la fin du mois de mars, son enterrement était prévu pour aujourd'hui. La Poufsouffle aurait dû y être présente mais la vie en a décidé ainsi. Les conflits entre les moldus et les sorciers y étaient la raison. Pour cause, les élèves avaient été obligé de rester au château pour les vacances de Pâques. Elle aurait apprécié dans un autre contexte. Elle avait réussi à s'occuper durant le début de la semaine. Avancement des devoirs, lecture, profiter du parc en ce début de printemps... Bref, beaucoup de chose pour essayer d'enfouir sa tristesse au plus profond d'elle-même. Pourtant, ça avait plutôt bien fonctionné jusqu'à... aujourd'hui. Elle avait beau essayer toutes activités depuis son réveil, rien. Rien qu'une tristesse indélébile sur son visage. Au bout d'un moment, il ne lui était plus possible de faire comme si de rien était toute la matinée. Julie avait craqué au repas. Temps de bonne humeur réunit. Ce n'était plus possible. Elle était partie très rapidement pour se retrouver seul.

La Poufsouffle courait maintenant dans le château. Elle n'en pouvait plus. Pourquoi son grand-père était mort ? Pourquoi n'avait-elle pas pu être là ? Pourquoi y avait-il tant de conflit entre sorciers et moldus ? Tant de question qui ne faisait que tourbillonner dans sa tête. Elle aurait aimé s'en débarrasser. Elle courait donc pour ça. En espérant que ses pensées ne suivraient pas le rythme effréné de sa course. Malheureusement c'était impossible. Julie commençait à s'essouffler. Elle n'avait aucune idée du temps qu'elle avait couru. Le mieux était de se reposer et de faire face à toutes ces questions. Courir lui avait tout de même fait du bien. Elle ralentit son pas et bifurqua sur la droite.


Salle des trophées

Julie entra dans la pièce. Cette dernière était assez sombre. La Poufsouffle n'y avait jamais mis les pieds depuis son arrivée à Poudlard à la rentrée 2044. Elle s'approcha d'une des rangées de la salle. Passant la main sur une matière lisse, assez froide elle remarqua que c'était un trophée rangé sous verre. Elle constata alors que la pièce entière regroupait toutes sortes de trophées. C'était donc la salle où ils y étaient entreposés. C'était le regard vide que Julie continua à errer dans ses pensées toute en traversant la salle dans tous les sens. San but précis, elle marchait. C'était un bon endroit pour se retrouver seul. Vivre en collectivité avait des avantages et des inconvénients. Alors, il était bien que le château est autant de mystère et de salle pour pouvoir s'isoler. Le visage de son grand-père, homme respirant la joie de vivre avec un léger accent français, ne faisait que surgir et resurgir dans ses pensées. Elle avait tellement passé de si bons moment avec lui...

Désolé pour le retard :sweatingbullets:
J'ai eu quelques jours où j'avais un peu de mal à écrire...

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Tu marches.
Sûrement
Doucement
Posément

Ta démarche est telle, que tu réussis avec aisance à enfouir tes pensées. Parce que tes pensées sont profondes. Tellement profondes, qu'il arrive que, parfois, elles te terrifient. C'est comme ça, avec les pensées. C'est comme ça, et tu n'y peux rien. Ou pas grand chose.

Alors tu te promène. Tu erres sans but pourtant ta démarche est assurée. Tu penses à eux. Tu penses à elles. Tu penses à Elle.

Tu penses à Siam. Tes pensées vont vers Elle. Tes rêves vont vers Elle. Et même tes cauchemards les plus profonds, les plus terrifiants, les plus inquiétants, les plus inavouables. Oui. Même eux, vont vers Elle.

Et quand tu essaie de les refouler. Ils reviennent.
Quand tu tentes de les noyer, ils remontent à la surface.
Alors tu fait avec. Et tu avances.


Tu zigzagues dans les couloirs. Tu ne sais plus à quel étage tu te trouves. Tu tombe sur une porte. Tu n'as nulle part où aller. Alors tu l'ouvres. Et, à ta grande surprise, tu te rends compte que tu es arrivée devant la salle des trophées.

Tu n'y avait jamais mis le pied, avant. Mais là, on est maintenant. Et toi, tu veux avancer. Aller de l'avant. Alors, tu mets les deux pieds dans le plat.

Tu entres.
Tu observes.
Tu admires.

Et tu senrt quelque chose, près de toi. Tu n'as pas peur. Mais tu sais qu'il y a quelqu'un d'autre dans cette pièce. Tu regardes la Silhouette. Elle est de dos. Tu regardes ses cheveux, ses vêtements.

Et tu te souviens. Tu la connais. C'est Julie. Vous avez joué ensemble au football, il y a quelques jours seulement.

Julie, tu la connaît pas trop. Et pourtant, tu l'aime bien. Il y a des gens comme ça, on les connaît pas beaucoup, mais, d'emblée, on les aime bien. C'était un peu la même chose.

Tu hésites.
Partir ?
Rester ?

Tu ne veux pas effrayer la jeune Poufsouffle. Alors, tu as une idée. Ce n'est certainement pas la meilleure. Mais tu la réalise quand même.

À pas de loups, tu retourne à la porte, puis tu sort dans le couloir. Tu pose fermement ta main sur la poignée, et ouvre la porte en faisant du bruit. Tu n'oublies pas de marcher d'un pas lourd pour te faire remarquer.

Puis, comme si tu venais de la remarquer, tu interpelle Julie. Tu arrives à vokr son visage, dans la semi-obscurité qui règne. Elle te paraît... Triste ? Pas vraiment
En colère ? Pas du tout
Malheureuse ? Non, ce n'est pas ça

Elle te paraît chamboulée.

- Salut Julie ! Tu vas bien ?

Ne t'en fais pas, je m'excuse aussi pour mon léger retard :sweatingbullets:

1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.

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Étoiles.
Forêt.
Bonheur.
Joie.
Temps de mots qui ressurgissent dans ta tête.
Tous ont un lien étroit avec une personne qui compte tant pour toi. Qui comptait...

Tu continues de cheminer dans les allées. Tu as le regard dans le vide. Perdu. Vidé de tout sens. C'est le premier décès que tu vis. Vivre. Un grand mot. Tu ne le vis pas, tu l'es. Tu y pense depuis le matin pourtant. Depuis le début de la semaine. Depuis la lettre de ta mère. Pourtant, tu n'es même pas présente à son enterrement.

Sans le minimum de joie qui t’habite pourtant d’habitude tu attends. Alors, tu sens une présence derrière toi. Ou plus précisément tu entends quelqu'un. Celle-ci ne sait pas faite très discrète. Tu pourrais te retourner mais, tu n'en as pas la force. Ça t'importe peu de savoir qui c'est.
Fille ou garçon ?
Élèves ou profs ?
Personne que tu connais ou pas ?
Ami ou ennemi ?

Alors, tu entends sa voix. Elle te salue. Et te demande comment tu vas. La question. Rien ne va. Mais, tu ne peux pas lui répondre ainsi. Elle elle ne le sait pas. De toute façon, même si tu l'aurais voulu tu n'en aurais pas eu la force. L'énergie.

Tu essayes plutôt de savoir qui c'est. Cette vois. Tu l'as connée. Tu l'as déjà entendue. Pourtant, tu n'arrives pas à savoir à qui elle appartient.
Alors, tu hésites.
Te retourner ?
Ou pas ?
La première te semble la mieux.

Tu effectues un demi-tour sur toi-même.
Et là, tu la voies. Cette personne qui à prononcée cette phrase insignifiante. Pourtant, chargé de sens.

Alaska. Une gryffondor. Une première année. Tu l'as connée que peu. Tu penses à ce jour où tu avais joué au foot avec elle. A ce moment-là, tu avais été libre. Libre avant de tout gâcher. Mais, tu t'étais reprise. Au mieux.

Répondre.
Mais quoi ?
Nier ?
Ou avouer ?
Tu penses d'abord à la première solution. Pourtant, ça se voit sur ton visage.
Dans le mieux elle se contenterait de cette réponse. Mais dans le pire ?
Tu ne peux pas mentir. Ça n'a jamais été dans tes habitudes. La mort ne peut pas te voler ton honnête. Elle a déjà pris trop de choses précieuses.

Alors, tu te résignes. Tu dois avouer. Mais comment ?
Tu as la gorge sèche. Tu as beau ravaler ta salive rien y fais. Il te faut le dire d'une autre manière.
Tu te tournes un peux plus vers elle.

Et là, tu t’apprêtes à le dire. Mais, rien ne sort de ta bouche.
Alors, tu te contentes de secouer ta tête de droite à gauche. Puis tu t’effondres par terre. Tu replis les jambes contre toi. Les serres. Enfouis ta tête à l'intérieur.


J'ai changé de style d'écriture, en espérant que ça ne te dérange pas :wise:

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Tu ne comprends pas ce qui arrive. Ce qui se déroule sous tes yeux. Tu as l'impression que tout cela n'a duré qu'une fraction de secondes. Tu as juste eu le temps de cligner des yeux, que tu vois Julie par terre, en position foetale. Elle semble toute crispée, et tu ne vois plus sa tête, enfouie fans ses bras.

Hésitation

Tu hésites. La rejoindre ? Rester debout ? En même temps, debout, tu n'as pas l'air très maline. Alors, doucement, tu t'asseoit à ses côtés. Tu replies des genoux en tailleur, et tu te place de façon à ce que vous ne vous voyez pas. Vous êtes juste côtes à côtes, toi le regard perdu dans le vide, et Julie, la tête enfouie, cachée, comle cherchant à se préserver.

Hésitation

Lui parler ? Se taire ? Tu ne sais pas. Parfois, tu as du mal à interagir avec les gens, tu es en difficulté. Alors tu prends la seconde option. Tu ne dis rien. Tu te contentes de regarder dans le vide. À vrai dire, si tu ne lui adresse pas la parole tout de suite, c'est parce que tu essaies de te mettre à sa place. Et tu sais pertinemment que quand tu es comme ça, triste, bouleversée, tu ne veux pas parler. Alors, tu restes assise, et tu attends. Si Julie veux te parler, elle le fera. Sinon... sinon tu ne sais pas. Tu t'en iras, peut-être. Non sûrement. Oui, tu t'en iras.

Incompréhension

Mais malgré tout cela, tu as envie de faire quelque chose. Tu n'aime pas voir les gens triste. Ça semble plutôt logique d'ailleurs. Mais, Julie a l'air plus que triste. En la regardant, en observant la façon dont sont tendus ses muscles, et même, en se remémorant son visage quand tu l'as aperçu, elle te semble vidée. Mais de quoi ? Tu ne sais pas.

Hésitation

La prendre dans tes bras ? La laisser tranquille ? Encore une fois, tu ne sais pas. Alors tu approche doucement ta main de son bras. Et tu trouve sa main, posée sur son genoux. Alors, tu serres cette main. Et, dans ce simple geste, qui peut paraître insignifiant, tu y ajoute de l'espoir. Tu essaye de lui transmettre des ondes positives. Tu ne sais pourtant pas ce qui la chagrine.
Tu relâche légèrement la pression, mais tu garde ta main dans la sienne. Peut-être que ça lui fait du bien après tout ? Parce qu'avec ce geste, peut-être que Julie comprendra que, quoiqu'il arrive, elle n'est pas toute seule.

Hésitation

Lui lâcher la main ? La garder ? Tu choisis de ne pas bouger. Après tout, tu n'es pas si mal assise. Alors tu perds ton regard dans le vide, laisse tes pensées vagabonder.

Et tu attends.

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Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.

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Tu pleures.
Toujours.
Les larmes sortent du coin de tes yeux puis coulent sur tes bras puis tes jambes jusqu'à toucher le sol.

Alaska, qui il y a quelques instants était debout, est maintenant assise à côté de toi.
Tu ne l'as pas vue se déplacer. Tu ne la voies toujours pas. Mais, tu la sens.
Elle a ses jambes contre toi. Pas repliés mais contre le sol. En tailleur probablement.

Tu pleures.
Oui, tu pleures toujours.
Alaska ne t'a pas réadressé la parole. Peut-être sent-elle que tu as besoin de calme ? Tu ne sais pas mais tu en profites.
Tu profites de ce calme.
De ce temps.
De ce temps pour pleurer.
Pour faire le point peut-être aussi dans ta tête.

Tu refais le chemin qu'a pris ta vie depuis ce simple hibou de ta mère pourtant tant chargé de sens.
D'abord ce premier avril où tu es montée à la volière pour profiter de la matinée. Journée qui était censée être heureuse, tu l'avais passée dans la tristesse et le désespoir. A ce moment même où tu avais appris la triste nouvelle tu en avais faits la connaissance de Maxine, une serpentard. Puis, tu avais eu besoin de courir et alors que blagues sur blagues se préparaient dans le château tu essayais de te vider l'esprit.
La fin des cours avait été compliquée pour toi. Et encore plus quand on avait annoncé à toi et à tous les élèves de Poudlard qu'il vous serait impossible de rentrer chez vous pour les vacances.
Tu avais malgré tout essayé de t'amuser pour Pâques avec les chocogrenouilles que ta mère t'avais envoyées mais la réalité avait vite repris le dessus.
Toutes les vacances tu avais essayé de penser à autre chose. Jusqu'à aujourd'hui.

Alors, tu te rends compte que tu n'as jamais vraiment pris le temps de te l'avouer.
D'accepter la vérité.
Peut-être devrais-tu le faire un jour ? Peut-être.
Mais tu ne te sens pas prête. Pas encore.

Tu te souviens alors qu'Alaska est toujours à côté de toi.
Elle te tient maintenant la main. Tu ne t'en étais pas rendus compte jusqu'alors, perdu ailleurs.
Par la pression de sa main sur tes doigts, tu ressens comme une énergie qu'elle te transmet. Tu ne sais pas si c'est voulu mais ça te fait du bien.
Tu ressens une présence à côté de toi et ça t'apaise.
Pourtant de caractère plutôt solitaire, ça te fais du bien.

Avec cette petite énergie, tu relèves la tête de tes genoux.
Tu oses la tourner vers la Gryffondor qui a un peu relâché son emprise sur ta main mais qui te la tiens toujours.
Tu ne veux pas qu'elle la lâche. Tu ne saurais dire pourquoi mais ça te sors un peu te te tristesse. Et, tu essayes de t'accrocher à tous ce qui pourrait t'aider. Même si c'est compliqué.

Tu te repenses alors à ce que tu t'es dit un peu plus tôt.
Malheureusement, tu ne sais pas comment t'y prendre.
C'est plus compliqué que ça ne paraît.
Pourtant, Alaska t'apporte une micro-once de bonheur. Enfin, si on peut appeler ça comme ça...
Tu décides donc de lui expliquer.
C'est compliqué mais tu dois en être capable.

Tu as encore les yeux humides de larmes mais ces dernières ne dévalent plus tes joues.

- Ce que... heu... j-je...

Ton début de phrase est saccadé. Il n'a pas vraiment de sens. Mais au moins, tu as commencé à parler.
Pourtant, ta gorge est sèche.
Tu te mords les lèvres nerveusement.
Et, tu te décides à continuer ta phrase.

- Mon... mon g-grand-père... est...

Tu n'arrives pas à aller plus loin.
Les mots restent coincés au fond de ta gorge.
Elle est encore plus sèche. Nouée.
Les larmes se remettent à dévaler tes joues.
Tu essayes de t'essuyer l’œil mais ça ne fait rien.
Tu veux dire ce mot.
Tu ouvres la bouche.

- ...

Rien ne sort.
Seul le silence.
Ça t’affole.
Ta respiration s'accélère. De plus en plus vite.
Tu as l'impression de manquer d'air.
Pourtant tu sais que tu en as partout autour de toi.
Il faut que tu te calmes.
Tu n'y arrives pas.
C'est trop compliqué.
Alors, s'en être toi-même prévenu tu lâches un mot.

- Mort.

Toi qui pensais que ça te ferait du bien, tu t'es trompée.
Pour l'instant tout du moins.
Ta respiration ne s'est pas calmé.
Elle semble même s'être affolée.
Tu as le regard dans le vide. Dénudé de vie.

Désolé pour ce long post :sweatingbullets:

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Julie semble profondément touchée par quelque chose. Quelque chose de puissant. Mais tu ne sais pas quoi, et t'aimerais bien savoir, pour l'aider. Parce que voir quelqu'un dans cet état là, faudrait être sadique pour ne pas vouloir l'aider. Julie semblait morte à l'intérieur. Ravagée par un mal profond.

Elle pleure toujours. Cependant, tu sens qu'elle a compris ta présence. Et qu'elle semble l'accepter. Comment peux tu le savoir ? Tu le sais, c'est tout. Une sorte de connexion semble s'être créée avec elle. Tu est toujours assise en tailleur, le regard toujours dans le vide. Tu as hésité, l'espace de quelques secondes, à la prendre dans tes bras. Mais tu sais que t'aime pas ça, quand on te serre alors que tu vas mal. Donc tu la laisse respirer. Elle parlera si elle veut parler, elle bougera si elle veut bouger. C'est de cette façon que tu le conçois.

Tu essaie de réfléchir à ce qui la met dans cet état. Par quoi semblait elle aussi affectée ? Les larmes que tu as entraperçues sur son visage, et sa façon de pleurer t'emmènent à penser que ses larmes ne sont pas des larmes de colères, ni des larmes de rages ou encore des larmes de honte. Cependant, tu n'en es pas sûre. Alors, tu continues à te poser mille et unes questions sur l'origine des larmes de Julie. Peut être qu'elle te donnera la réponse d'elle même, quand elle sera prête.

Peut être...

Tu sens soudainement un mouvement à tes côtés. Tu tournes doucement ta tête vers Julie, et constate qu'elle a fait de même. Voir son visage te fait encore plus de peine. Elle semble tellement triste, comme Orphée perdant Eurydice. Peut être que c'est ça. Peut être que Julie a elle aussi perdu son Eurydice. Enfin, encore une fois, t'en sais rien.

Tant de "peut être"...

Puis Julie semble vouloir parler. On dirait qu'elle n'y arrive pas, ce que tu trouves plutôt étrange. Peut être a t-elle vécu un traumatisme ?

Tant de "peut être" ...

Puis elle parle. Les mots sortent de sa bouche, ont dévalés, en saccadés. Et ils sont durs. Très durs. Alors tu comprends Julie. Plus de "peut être", tu sais ce qu'elle a. Et les mots sont aussi durs que la vue de son regard. Tu n'oses plus la regarder dans les yeux, tellement ils sont dénués de toute expression. Ses yeux te font presque peur, mais tu ne le montre pas.

- Julie.. Je.. je sais pas ce que tu ressens, mais je te comprends. Et je veux que tu saches que si tu as besoin de quelque chose je suis là. Si tu as besoin de parler, je suis là. Mais tu dois continuer à vivre. Je sais que c'est dur, que c'est horrible, mais tu vas y arriver. Je sais que même si ça prendra du temps, tu y arrivera. Parce que je crois en toi.

Tu prends alors le visage de Julie entre tes mains, et tu oses la regarder dans les yeux.

- Ça sera long, ça sera dur, ça sera éprouvant, mais tu y arrivera. Parce que tu es forte. Je t'aiderais si tu veux. Je crois en toi Julie.

Puis, doucement, tu enlèves tes mains du visge de Julie, et tu lui prends les deux mains. Tu te tournes, et t'assoit en tailleur, face à elle. Et tu serre doucement ses mains, pour appuyer tes mots.

Peut être que ces mots lui feront du bien.

Peut être...

Toutes mes excuses pour ce retard... :sad:

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Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.

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Tu te sens vide.
Vide.
Comme un trou noir.

Et Alaska parle.
Continuer à vivre ? Jamais tu ne t'en sentirais capable.
Plus maintenant.
Jamais tu n'aurais cru que vivre c'étaitt si compliqué.
Surtout quand l'on perd un être qui nous est cher.

Et elle te prends la tête entre les mains.
Tu ne t'y attendais pas.
Mais tu te laisses faire.
Elle te regarde dans les yeux.
En face.
Tu voudrais avoir son courage.
Mais il t'a abandonné.
Il est parti.
Loin.
Comme ta raison de vivre.

Alaska dit être la.
Pour te soutenir.
Elle croit en toi.
Tu ne vois plus comment c'est possible.

Alaska enlève alors ses mains doucement de ton visage.
Elle te prends à la place tes deux mains.
Elle se met face à toi.
Appui sur tes mains.
La pression t’apaises.
Te rassures.
Tu ne sais pas si c'est vraiment les bons mots mais ça te fais du bien.

Tu voudrais dire quelque chose.
Mais quoi ?
Tu ne sais pas.
C'est si compliqué.

- M-merci...

Tu as lâché ce mot en un souffle.
C'est un mot si simple.
Si basique.
Mais pourtant tu n'as trouvé que ça à répondre
Juste ce mot.

- Merci de me soutenir...

Toujours dans un souffle.
Mais la phrase est plus profonde.
Continuer de parler ?
C'est compliquer.
Mais peut-être n'es-tu pas allé assez loin ?
Peut-être as-tu besoin de plus parler.
De te confier.
Alors pourquoi pas à Alaska ?
Tu hésites.
Quelques secondes qui te paraissent une éternité.
Mais tu te décides.

- J-je... commences-tu. J'ai du mal à le vivre et... Et puis, c'était... ce... c'est son

Ta voix se brise.
Il n'y a même pas de suite.
Pas de phrase en attente.
Juste le vide.
Le vide que créer cette mort dans ton cœur.

Tes larmes se remettent à couler.
A dévaler tes joues.
Pourtant peut-être faut-il dire.
Tu inspires.
Tu expires.
Tu essayes de te ressaisir.

- Au-aujourd'hui c'est... c'est son enterrement...

Cette endroit où tu devrait être.
Avec lui.
Avec elle.
Ta famille.
Pour les soutenir.
Les accompagner.
C'est de ton devoir.
Mais pourtant tu n'y es pas.
A la place tu es là.
A Poudlard.
Dans cette pièce où tu ne connaissait pas son existence jusqu'alors.
Avec Alaska.

- Je-je devrais être avec eux... Mais pourtant je suis ici...

Tu n'ajoutes pas plus.
Alaska sait très bien la raison pour laquelle tu es ici.
La même qu'elle probablement.
Et la même que tous les sorciers et les sorcières de Poudlard.
Peut-être qu'en d'autres circonstance tu y aurais moins fait attention.
Mais pas là.
Pas en ce moment alors qu'à plusieurs kilomètres de là, ta famille est réunit.
Réunit pour souhaiter une dernière fois un au revoir à ton grand-père.

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Tu ne veux plus entendre de bruit. De mots.
Juste laisser le Silence t'emplir l'Esprit.
Peut-être Alaska te répond-elle.
Peut-être. Même il y a de grandes chances.
Mais tu n'as plus la force. Plus cette force intérieur d'accepter la réalité.
Tu veux juste oublier à ce moment là.
Abandonner tout courage, toute force.
Et attendre dans ta plus grande tristesse.

Déchirure de ton cœur.
Morceaux qui partent, doucement, un peu plus à chaque instants que tu penses à lui.
Mais j'peux pas m'en empêcher. J'veux pas qui parte.
Pourtant la rélaité est telle que si.
Il n'est plus de ce monde.
Mais y a-t-il seulement un autre Monde après la Mort ?
Un endroit où il continueras sa Vie ?
Et pensera-t-il à vous ? A toi ? Ou oubliera-t-il ?
Tu ne sais pas.
Et tu n'as pas la force de répondre à ces questions. D'y réfléchir.
C'est bien trop dure pour ton petit corps d'enfant.

Alors tu attends juste.
Mais attendre est-il toujours une solution ?
Ne faut-il pas agir aussi ?
Oui. Mais dans c'est circonstance ?
Peut-être.

Trop de peut-être.
Trop de questions.
Tu en as marre.
Toujours un Cerveau qui avance vite alors que ton Âme est ralenti par l'imposante Tristesse.

Tu ne peux plus tenir assise. Là.
Une envie soudaine de bouger.
De courir.
D'aller de perdre. Loin.

Aussi te lèves-tu précipitamment, sans prévenir.
Au mouvement de recules de la Rouge, tu comprends qu'elle est étonnée.
Tu le serais aussi surement à sa place mais là, tu t'en fiches un peu.
Pas le temps de réfléchir, tu veux une chose.
Sortir.
Aussi, tu marches rapidement jusqu'à l'entrée de la salle des trophées.
Tes jambes effectuent les pas automatiquement, tel un robot.

Tes Pensées sont bien trop occupées.
Des flashs parcourent ton Esprit.
Tristesse.
Déchirure.
L’Étoile.
Infirmerie.
Volière.
Étoiles.
Amour.
Lui.
Confiance.
Alaska.
Stop ! Alaska...

Tes jambes s'arrêtent. D'un coup.
Tu ne peux pas partir ainsi. Abandonner Alaska.
Ce n'est pas possible après tout le soutien qu'elle t'a offert.
Tu n'as pas le droit.
C'est juste injuste.

Aussi te retournes-tu.
Tu reviens sur tes pas.
Il ne te restes plus que quelques mètres avant d'arriver jusqu'à la jeune fille.
Pourtant, après être partie si lâchement, tu n'as plus la force de l'affronter en face.
Aussi, à quelques rayons de là où elle est toujours assise, tu décide de lui dire.

- Merci. Encore...

Tu espères de tout cœur qu'elle ait entendue ces paroles.
Mais au fond de toi, tu regrettes d'avoir était lâches.
Promis, j'irais la r'voir quand Courage s'ra revenu.
Une promesse est une promesse.
Même si tu es seule témoins, tu l'as tiendras.

Ces mots prononcés, tu fais demi-tour pour regagner la sortie.
Tristesse est toujours dans ton cœur mais, peut-être qu'aller au bord du lac t'apaiseras un peu.
Peut-être.

Plume.
Si un jour tu repasses par ici, merci infiniment pour ce moment partagée et que ta Protégée est soutenu Julie dans cette étape de la Vie si difficile soit-elle.

C'est donc la fin de cette Danse, un peu particulière c'est vraie...
Action d’Alaska autorisé par sa Plume.

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