Beauté subliminale & Nocturne

Image postée par le membre


"Un Homme se résume en une nuit"


3 Mars 2045, minuit et quart, sur les rives du lac.





C'est merveilleux ce que je vis en cette instant. J'a rejoint les bras indolents de la mère Nature, son étreinte est un pansement, j'en oublie toutes les cicatrices dont est criblé mon cœur. Je me sens libre, juste libre. J'ai comme l'impression d'être reparti un an en arrière. A l'époque où je courais, tout simplement, dans les herbes folles des champs de blé ou de colza. A l'époque où je vivais en la compagnie de mes parents. A l'époque où j'étais encore insouciante et heureuse.




En cette nuit, marquée par une lune légèrement obstruée par les nuages, ma peine est enlevée par celle-ci, et je l'en remercie du fond du cœur. Mes maux apaisés, ma conscience est tranquille, et je vais pouvoir partager ce beau moment avec deux filles de la Maison des Rouges, dans le Royaume de l'Interdit. Royaume qu m'intéresse depuis bien longtemps et que je n'ai désormais plus peur de braver. J'y ai pris goût, et il faut avouer que c'est plutôt appétissant. Derrières les murets des interdictions se cachent de beaux rêves éveillés. On nous les arrache, ces moments, c'est bien triste. Car cet instant, passé avec Ella et Swann devant ce lac brumeux qui semble sorti d'un conte de fée, restera dans les plus profondes abysses de ma mémoire et ce, pour l'éternité, j'en suis certaine.
Dernière modification par Hannah Hardhoke le 18 déc. 2020, 20:47, modifié 2 fois.

Résurgence

Beauté subliminale & Nocturne
La Liberté nous tend la main lorsqu’on vient la chercher. Notre but était défini, et aussitôt trouvé. Nos pas menant vers le lac brumeux, reflétant sans peine la couleur pure de la Lune qui nous surveille, je profite de l’instant magique, ma tête tournée vers le paysage nocturne. Un Lac, un Ciel et Nous. Nous. Nous trois, accourant vers la réelle sensation de vie, bravant et rayant les interdits en ces espaces prohibés. Et nous y prenons goût, nous y prenons un plaisir fin.

Je m’enferme dans une bulle, le temps d’un battement de paupières. Je fais alors abstraction de ce qui m’entoure, restant ainsi seule dans mes réflexions passagères.

C’est beau !
C’est frais !
Je peux profiter de l’instant.
Ô Nuit ! Si clémente et si belle, tu m’as enfin offert l’instant rêvé !

Mais… je rêve ? Je dors ?
Non !
Je suis debout. Je suis consciente.


Ô Nuit ! Tu m’offres bien mieux !
Dans ta bonté sacrée, tu me tends le Bonheur.
Le Plaisir ardent de se savoir en vie.
Le Plaisir chaud de se savoir accompagné.
Et le Plaisir absolu de se savoir Libre.


Le vieux château de pierre, le monstre qui nous emprisonne, est sitôt oublié face à la noblesse harmonieuse et nocturne. Il nous est bien lointain. Il nous est bien trop impertinent. Les risques et les conséquences de nos actes sont nombreux, mais petits. Ils ne font poids. Il ne sont pas puissants. Leur ampleur est bien vaine, comparée à celle de l’évasion. La Cage a alors retiré ses démons oppressants, battus et soumis à la Liberté Reine.

Le silence, revêtant son habit d’or, trône au milieu de l’instant. Il m’apaise la conscience et guérit mes tourments. Il est primaire. Il est essentiel. Il n’est pas vide. Il est beau. Et j’ai besoin de ça. Je nécessite de cette coupure.
Le Vent se joint à la danse, prenant la main du Silence pour valser autour de nos corps. Il caresse alors, de son souffle allègre et puissant, mes muscles en union avec Gaïa la Terre. Il m’emplit de doux frissons de froid, me parcourt le dos légèrement courbé. Mes yeux s’illuminent, attirés comme des aimants par mes voisines les Etoiles, scintillantes dans leur splendeur, malgré les nuages capricieux et ternes. Dans leur multitude, elles me bercent.
J’aperçois ensuite l’Astre Lunaire à moitié caché, ainsi posé dans le noir de la Nuit. Sa clarté est perçante. Sa clarté m’illumine. Elle est pure. Elle est simple.
Enfin, j’abaisse mon visage vers le bandeau de brume blanche, se dégageant de l’eau noire. Il est unique au-dessus des ténèbres. Il est l’immaculé par-delà les abysses. Il m’intrigue.

Là-haut, l’Infini du voile étoilé, au combien espéré, mais jamais atteint.
Ici-bas, le Néant du Lac sombre, qui unit les mystères et les dangers du sous-marin.
Et je suis au milieu. Entre. Entre les deux extrêmes. Entre les deux contraires. Fidèle partisante du Royaume de l’Interdit.

Je passe ma main dans mes cheveux ivres de voler, tirés en arrière par l’air courant et fuyant le Jour. La saveur sucrée de vivre m’est en bouche, et je délecte chaque moindre bout le plus longtemps possible. En symbiose avec la flore, je souffle. Je laisse tomber mes paupières lourdes. Je relâche mes bras et mes mains par la suite. Je sens mon poids redescendre vers mes pieds. Je suis légère. Je flotte. Je suis détendue et apaisée.

La présence humaine ne m’était guère oubliée. Celle-ci faisait pleinement partie de l’instant, et je voulais partager. Je viens alors tourner la tête en direction de mes voisines, sans briser le Silence si simplement installé. Je les regarde. Pas besoin de parler. Les Mots sont beaux, mais trop bruyants. Je me contente alors d’un geste et d’un regard, qui à eux deux transcrivent la multitude d’émotions me submergeant.
Un sourire. Un sourire calme et vrai. Et un regard heureux. Un regard d’excitation. Un visage présentant ainsi, la simple idée du Bonheur.

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch

Beauté subliminale & Nocturne
"I look up at the stars, hoping you’re doing the same."


La nuit, tout est semblable et différent. Nul ne peut briser le silence parfait qui se faufile dans chaque recoin, recouvre chaque chemin sinueux. Seul le vent en est capable, mais il n’en est pas moins silencieux. La nuit, la nature reprend ses droits. Un instant qu’aucun humain ne peut détruire, comme il le fait si souvent.

Les humains ont tort d’avoir peur de la nuit. Ils refusent de voir la vraie beauté du monde. Elle est là, juste sous leurs yeux. Seulement, des fois, ceux-ci sont aveugles. La nuit, tout devient parfait, calme et silencieux. Est-ce ce que l’on appelle le paradis ? Si je pouvais figer cet instant, je le ferais. Il n’existe pas de mots pour décrire ce qui nous fait face ; pourtant nous nous le ressentons, au plus profond de nos cœurs.

Et soudain, je n’ai plus mal. A la vue de la beauté apaisante du lac, je comprends. Je veux vivre. Pas souffrir. Et il n’est pas trop tard pour profiter de la vie. Il n’est pas trop tard pour que les blessures cicatrisent. Je pensais les humains mauvais. Mais si la nature nous juge dignes d’admirer ce spectacle, alors, peut-être me trompais-je ?

Je tourne lentement la tête vers Hannah et Swann. Peuvent-elles comprendre ce que je ressens en cet instant précis ? En croisant leur regard, j’en ai la certitude. Alors, pour la première fois depuis deux longues années, je souris. Ce sourire qui a tant illuminé mon visage dans le passé. Ce sourire qui m’a été volé. J’ai le droit de sourire. J’ai le droit de rire. Et personne ne pourra m’enlever cela.

Demain, ça sera mon anniversaire. Demain, j’aurai douze ans. Et cette nuit, j’ai enfin trouvé un sens à ma vie.

Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !"

Beauté subliminale & Nocturne
Image postée par le membre

Hier encore je décrochais la Lune, et demain j'irai vivre un printemps sur Mars...



_________________________________________________



Bah voilà, c'est pas compliqué...
Finalement, c'est si simple, d'être heureux.
Il suffit d'y croire.
Tout simplement.
Y croire pour échapper aux vautours qui essaieront en vain d'écorcher ta peau encore immaculée. Y croire pour être le dernier rayon de lumière restant de ta mère. Y croire pour ne pas être une page blanche comme neige pour un avenir qu'on annonce sombre comme le pétrole. Y croire parce qu'il faut vivre. Y croire pour que tes démons rentrent au placard, soigneusement accrochés au porte-manteau. Tu les nargueras, et tu les regarderas d'un air supérieur, avant de refermer à clef la porte grinçante pour ne plus jamais l'ouvrir.



Et si ils toquent?
On verra bien
Et si ça fait mal?
On verra bien
Et si tu en crèves?
Je ne verrai rien.



La nuit nous protège, encore et toujours. Loin du couvre-feu idiot. Loin d'une directrice distante que tu n'as même pas envie de croiser. Loin du danger, et si proche de lui à la fois... Mais tu ne veux pas y penser. Pas ce soir. Ton cœur est enfin sous contrôle, tu ne vas quand même pas tout gâcher, c'est déjà bien assez de souffrir la moitié du temps! Le lac te jette son éclair lumineux, reflétant lui même son amie la Lune, et ils dansent. C'est une Valse formidable. La musique les guide vers l'Infini, l'Insaisisable, l'Inimaginable. Les étoiles sont invitées et, n'ayant pas encore l'autorisation de participer à cette Danse éternelle, elles se contentent d'observer, admiratives, les prouesses de leur demi-sœur.

Résurgence

Beauté subliminale & Nocturne
Image postée par le membre




Doux. C’est si Doux. Je me sens libre. Je suis allègre. Le paysage guérit la fatigue qui se peint sur mes paupières. Elles sont lourdes, mais brûlantes d’ardeur. Elles veulent rester.
Rester à contempler la douceur de la Nuit, qui de ses bras indolents me propose une Danse. Je l’accompagne alors. Et je me prends à la Valse. Le Vent souffle. D’un souffle Doux, lui aussi. Enivrée par la Beauté Nocturne, je ne peux fermer les yeux.
Le contraste est beau. Le Blanc. Le Noir. Le Lac sombre surplombé par la clarté immaculée de la Lune.
Le contraste est fort. Les Eaux profondes, caressant le Néant, et le Ciel scintillant, qui de ses membres ailés, vole vers l’Infini.
Mais ce contraste n’est parfait. Puisque l’Astre Lunaire se reflète dans l’Obscur. Il apporte sa lumière dans l’ombre. Et ce lien est doux. Il est intriguant. Et laisse flotter mes pensées. Nos pensées.



Couvre-feu ?
Oublié…

Prison de pierre ?
Oubliée…

Liberté ?
Je la touche.
Elle me berce.
Je la goûte.
La savoure.




Je laisse mes muscles meurtris se relâcher. Je m’effondre. Je m’étale sur l’herbe doucement humide. Je m’allonge, laissant mon coeur essoufflé s’apaiser.

Je le sens battre. Je le sens dans mon pouls.
J’aime le ressentir.

Je l’entend tambouriner contre mes tempes brûlantes.
J’aime l’écouter.

Il bat à un rythme continu, qui s’ancre dans mon esprit.

Boum - boum.
Boum - boum.


J’aime sa mélodie.

Je me sens en vie.




J’emplie mes poumons d’air, ici présent pour nous, et non pour la multitude d’Autres qui dorment. La Nuit nous offre le privilège d’être seules à goûter cet air. Privilège que je prends. Privilège que j’aime.
J’expire. Mon souffle est calme. Par un murmure presque inaudible, qui ne compte que pour moi-même, j’exprime cette sensation de vie. Celle-là. Longtemps enfouie.

Liberté

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch

Beauté subliminale & Nocturne
Image postée par le membre


A présent, je me rends compte à quel point cette nuit restera gravée dans nos esprits. Comme au fer rouge. Des mots taillés dans la pierre. Non. Pas des mots. Mais des sensations, celles qui me prennent aux tripes et qui accélèrent les battements de mon cœur.

Petite, je me couchais tard, quand tout était devenu silencieux dans la ville, pour avoir le privilège d’être la dernière à pouvoir admirer la beauté paisible de la nuit.

Le lendemain, je me levai aux aurores, pour avoir le privilège d’être la première à voir le soleil se lever sur l’horizon, et de pouvoir observer le jardin à son insu, quand il ne s’attend plus à être admiré des hommes.

La vérité est que j’aime la vie. Même si elle a été trop dure avec moi. Et je veux vivre ce qui me reste de la mienne à deux-cent pour cent, sans avoir à me préoccuper des conséquences. Je veux me coucher avec la sensation d’avoir fait quelque chose d’utile de ma journée. Je veux me réveiller avec la sensation d’avoir encore un jour devant moi. Je veux entendre mon cœur cogner si fort dans ma poitrine à en faire mal.

Je veux me sentir vibrante, tout simplement. Alive.

Car je sais que rien n’est éternel. Un jour, je fanerai, comme toutes les fleurs de mon jardin que je détestais voir dépérir, les larmes aux yeux. Un jour, je ne pourrai plus profiter de ce qui m’est offert.
Et je ne sais pas ce qu’il y a après la mort.

Et c’est pourquoi, si je ne peux être certaine qu’il y a autre chose qui m’attend par la suite, je veux vivre chaque instant comme s’il était le dernier. A fond.

Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !"

Beauté subliminale & Nocturne
Image postée par le membre


_________________________________

"La Lune est le rêve du Soleil"

_________________________________



Est-ce que la Lune me voit?
Qui sait?

Est-ce que la Lune me regarde?
Plausible...

Et est-ce qu'elle m'aime?
Autant que tu aimes tes Démons, effrontée.



Il faut que j'arrête de penser, de m'interroger. Cela ne m'amènera nulle part. Que la Lune m'aime ou pas, qu'est-ce que cela change, au final? Rien. Cela ne fera pas de moi une personne plus agréable, plus gentille, plus respectable. Je serai éternellement l'Autre, la Sang-de-Bourbe, la Bipolaire, la Suicidaire. Je n'y peux rien. Que je profite des quelques gouttes de bonheur toutes droit venues du lac, qui semblent remonter vers mes lèvres de façon imaginaire, et qui viennent m'embrasser, avant de rejoindre mon Lambeau de Cœur pour le réconforter. Elle ne peut l'épouser, elle ne peut lui promettre qu'elle reviendra à nouveau le couvrir de ses baisers tendres et acidulés, qui le régénèrent quelque peu, avant qu'il ne continue de prendre l'Ascenceur, dans le sens des Enfers.



Ce soir, j'ai compris.
J'ai compris pourquoi je vis encore.
J'ai compris de nouvelles valeurs abstraites de Terre, de Lac, de Tout.
J'ai compris pourquoi j'étais là, assise dans les brins d'une herbe folle et immense
Mais je n'ai pas encore compris tout ce que j'ai à comprendre dans ce vaste monde effrayant.
Je n'ai pas compris par exemple, pourquoi un jour je suis arrivée, ici.
Je ne comprends pas grand chose.
Je ne comprends rien.

*Merde*
Tout s'embrouille.
J'ai toujours mon Inconscience, qui me brise ce qu'il reste d'une possible intelligence.
J'ai tendance à l'oublier.
Mais cette nuit tout est tellement différent, que je me laisse un peu vagabonder dans les songes les plus farfelues sans même y penser.

C'est beau la folie

Résurgence

Beauté subliminale & Nocturne
Image postée par le membre


Allongée sur l’herbe, je pense. Jamais je n’aurais imaginé cette tournure qu’a pris la Nuit. Notre Nuit. Nous Trois. Ella. Hannah. Moi. Les liens infinis de nos destins s’étaient reliés, balayant les Autres, balayant les interdits, balayant le Jour. Jamais je n’aurais pensé être là. Ici. Près du Lac aux mille mystères, près de la source noire, de la Lune immaculée et des quelques nuages lui faisant défaut. Jamais.



Personne ne peut se figurer ce paysage sublime, s’il ne l’a jamais vu. Mes yeux reflètent la beauté de celui-ci. Des taches scintillantes, posées sur ma pupille humide, un drap noir, voilant le ciel de sa grandeur, le décor où se tient le bel Astre Lunaire, et ses soldats les Etoiles. Ce paysage me happe. Il m’enivre. Il me fait doucement tomber dans l’ivresse du soir. Il est tard. Mes paupières sont lourdes. Mais jamais je ne laisserais mes rêves effacer ces instants illuminés, où, coupée du monde, je nage entre le réel et la poussière des songes. Poussière irréelle. Poussière des rêves. Poussière éphémère. Qui tôt ou tard, sera oubliée, sera bien trop infime, bien trop minuscule, pour y faire attention. C’est par cela que je me sais allongée sur du vrai. Non. Je ne flotte pas par-delà les Nuages. Non. Je suis à terre, et ce moment, je le vis. Pourtant, il me paraît peu réel. Suis-je consciente ? Mes muscles meurtris ont sommeil. Eux. Ils se sont endormis. Eux, n’ont pas tenu, et se sont écroulés, laissant ma Raison, siégeant dans ce corps fatigué, observer le Ciel, observer la Nuit.



Entre le Jour et la Nuit,
Entre la Terre et le Ciel,

Je suis là,
Nous sommes là,
Entre.

Entre le Réel et le Rêve,
Entre les Eaux et les Étoiles,

Je suis là,
Nous sommes là,
Entre.




Un Entre-deux bien trop proche de l’Insomnie, mère des démons. Mais cette fois-ci, elle ne m’a pas enfermée dans son Royaume Infernal. Cette fois-là, elle m’a laissée sur les berges du Lac, avec Elles. La différence, c’est que le Royaume de la Liberté est bien opposé au tien, Insomnie. Il est beau. Il n’est pas oppressant. Il est calme. Il n’est pas plongé dans le vacarme de toutes ces pensées viles. Il est si apaisant. La différence, c’est que les Démons sont partis, la Cage évaporée, et les Tourments envolés.

- Envolés -

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch

Beauté subliminale & Nocturne
“If this was a dream, then at least I’ve got memories for when morning comes.” Wonderland, Anson Seabra.


Image postée par le membre


Je ne réfléchis plus vraiment. C’est comme si tout cela n’était qu’un rêve. Je me rends compte à présent que ce moment est trop irréel pour que je puisse y croire. Un voile semble me séparer de la réalité. Soudain, j’ai peur de me réveiller. Je pose la main sur mon cœur, et il me parait faux. Me mens-tu ?

Je dois savoir. Alors, sans plus attendre, je fonce vers cette magnifique étendue d’eau, je vole au-dessus du sol, les yeux pleins d’étoiles. Si je rêve, je ne sentirai pas la froideur de ce lac glacé. Si je rêve, si je rêve, mais je ne veux pas rêver, je me sens si bien. Je ne suis pas parfaite. Je suis moi.
C’est froid. J’ai froid, je claque des dents, chaque cellule de mon corps crie au secours. Et moi je souris comme une idiote, le corps en étoile de mer,

La tête
Dans les étoiles.


Je savoure la sensation de l’eau contre mes oreilles. Pas un bruit. Clapoti, clapota. Je lève les yeux vers le ciel, ce ciel parsemé de petites taches lumineuses qui me sourient. Soudain, je me rends compte de l’absurdité de la situation : je suis allongée dans un lac, au beau milieu de la nuit, en compagnie deux filles qui je le sais, pensent comme moi. Alors j’éclate de rire. ça ne casse pas la magie du moment, bien au contraire, ça la renforce ; mon rire retentit dans le silence profond de la nuit. C’est magique, irréel, putain, je ne peux plus exprimer avec des mots l’explosion de couleurs dans mon cœur. C'est trop.

Les couleurs
Revivent.


Et j’existe. Les autres, je m’en fous. Je vois le monde tel qu’il est.

Désolée pour cet énorme retard, les filles :sweatingbullets:

Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !"

Beauté subliminale & Nocturne
Image postée par le membre





___________________________

"Les rêves sont la littérature du Sommeil"

____________________________




C'est fou, comme c'est con, le bonheur.
On croit qu'il est irrattrapable, on désespère, et c'est là qu'il débarque sans prévenir, sous nos yeux.
Quel chenapan!
Il pourrait prévenir, cet effronté, avant d'arriver sans y être convié!
Mais dès qu'il remplit la pièce d'une vague bienfaitrice, la Haine est oubliée. Les Remords sont apaisés. Comme un Lac. Tout s'arrête. Tout se tait.



Je me sens tel le phénix.
La Peine est oubliée, avec ces deux Inconnues bien sympathiques. J'avais déjà croisé Ella, mais je n'étais pas dans une forme optimale et je suis contente de montrer une facette agréable de mon putain de double-visage. Swann en revanche, je ne la connaissais pas vraiment. Bien sûr, j'avais dû la croiser à plusieurs reprises, mais cela s'était arrêté là. Elle m'intrigue et m'émerveille, avec cette fougue qui la caractérise.



Je me rends ensuite compte de la Chance qui a décidé de nous faire une faveur cette nuit.
Pour une fois.
Nous aurions très bien pu nous faire attraper par un de ces professeurs qui vous feraient presque passer l'envie de recommencer durant quelques heures, avec leur regard sévère.
Je me rappelle de la fois ou c'était miss Taylor qui m'avait attrapée, ce n'était pas une partie de plaisir.
J'ai encore en tête la lueur bleue de ses yeux me brûler la conscience durant quelques minutes.
C'était effrayant.
Mais aujourd'hui, tout est si différent.
La Porte n'était pas surveillée.
Et j'ai saisi cette belle occasion.
Enfin.



___________________________


Résurgence