Blanche de tristesse
♛
Avril 2043
- Domaine des Rym -
Oxford
. . . . . . . . . . . . . . ✍︎
Avril 2043
- Domaine des Rym -
Oxford
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Joy Rym, née Wolf
[font=times new roman]Wolf.[/font] Un nom perdu, disparu. Un nom de peine, de haine, de larmes et de rancoeur. Ce nom que Swann méprise, du haut de ses 11 ans, mais que celle de 9 ans ne connaît même pas. C’était aujourd’hui. Aujourd’hui que tout allait être avoué.
Approchant de la dizaine, la jeune Rym était assise dans le canapé du salon de sa petite maison non loin d’Oxford. Sa mère, Joy, les cheveux attachés par un crayon en vieux chignon, lisait à côté d’elle, silencieuse et concentrée. Les deux Rym étaient à côté, et pourtant, tout les séparait. Enfin, une seule chose : la vérité. Ça n’était pas au sujet d’une trahison, ou encore d’un mensonge, mais plutôt d’une vérité enfouie, cachée et secrète, connue par deux personnes, Tom et Joy Rym. Joy Wolf, de son propre nom. Qui avait longtemps songé à éclaircir les mystères de sa famille natale, pour sa fille, mais n’en avait jamais eu la force. Parfois, le destin en décide autrement, et c’est d’un souffle qu’il fit lever la petite vers sa maternelle, obligeant parfois une discussion, pourtant toujours défendue.
- Maman ?
La dénommée leva les yeux d’un regard aimant vers son enfant, signe d’attention.
- Euh...
La jeune enfant, toucha d’un regard interrogé la mèche pâle de sa mère, puis l’enleva du chignon, et l’amena devant les yeux de sa propriétaire.
- C’est quoi ça ?
Intérieurement, le choc, le bouleversement, pour la jeune mère. Une nouvelle fois, elle devait faire face à son passé. Les émotions lui reviennent, mais elle devait de les cacher.
- Non Swann, non. C’est... rien.
D’un geste rapide et froid, elle reprit les cheveux et les enroula à nouveau autour du crayon. Les sourcils froncés et le coeur battant, elle essaya de se replonger dans sa lecture, bien qu’elle comprit que ce serait impossible. Ça y’est. Tout lui revenait d’un coup, comme de multiples et infimes flashback, des images défilant allant à la vitesse de son coeur, elle, lui, heureux... elle, sans lui... détruite. Quelques instants plus tard, la mèche blanche, mal accrochée, retomba du crayon. Joy n’y prêta attention, à l’inverse de Swann, qui caressa les cheveux, doucement, mais de façon assez évidente pour que sa mère s’en aperçoive.
- Swann... Pas maintenant...
Sans comprendre l’importance significative de la couleur rude et unique aux milieux des autres cheveux de sa mère, l’enfant répondit, une pointe d’insolence dans la voix :
- Quand ?
Joy soupira, se voyant obligée de répondre aux attentes de sa fille. Et cette fois-ci, plus besoin de cacher ses émotions, qui remontaient peu à peu dans ses yeux humides. Swann se rassit, pour écouter, non pas une histoire enfantine et amusante comme elle le pensait, mais l’origine d’un véritable traumatisme.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
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Blanche de tristesse
L’histoire n’avait pas débutée, que la jeune mère frissonnait de tristesse. Des frissons glacés, multiples, douloureux, humides.
~ Humides ~
Ses yeux, posés sur son enfant, contaient eux-mêmes l’histoire, le traumatisme, le choc.
~ Larme ~
Face à son passé, Joy se rendait bien compte qu’elle devait lui faire part de la vérité, ou du moins… elle ne pouvait plus lui cacher.
~ Clignement ~
*Boomerang* Tel était l’effet que produisait l’eau salée qui courait sur les joues de la mère, touchant celle-ci après avoir percuté sa descendance. Swann, les yeux embués de larmes, ne connaissait rien… rien… et suivant les impulsions de son coeur, ce rythme rapide et vif, elle pleurait déjà.
- Je ne suis pas née seule. Toute seule.
~ Inspire ~
- Adam.
~ Expire ~
- Son nom. Il est… mon frère.
Frère… Quoi ? Pourquoi… non… non…
Le mot, juteux, aspergea de larmes ses joues déjà humides.
~ Souffle ~
Maman ! Non… Quoi ? Non ! Pleure pas ! Maman !
Gorge nouée, les mots, les lettres, le son… Plus rien ne sortait de la fillette. Rien… mis à part, les émotions communes à sa maternelle. L’horreur… La douleur… La peine… Rancoeur, vengeance, tristesse, tristesse, tristesse… Cette douleur était grande, la plaie ouverte, le couteau prêt à remuer, la souffrance immense, les mots durs, les sons froids et la tension aiguë.
~ Tousse ~
- Nous étions deux. Deux enfants. Complices, liés, protecteurs. Mon unique confident. Mon unique famille. Mon aîné. Ma raison. Mon pilier. Tout. Il était tout pour moi.
~ Renifle ~
- Quatorze ans. J’avais quatorze ans quand j’ai appris sa faute. Je n’étais même pas adulte, même pas prête, même pas apte à subir un tel choc. Il a déconné… C’était grave… Très grave…
~ Ferme les yeux ~
- J’étais… insouciante.
~ Larmes ~
- J’étais… une gosse qui n’avait aucune idée de la situation. Seulement…
~ Ouvre les yeux ~
- Je ne pouvais pas le laisser seul, Swann… Il était tout !
L’enfant, crispée, écoutait, ne disait mot. Elle comprenait. C’était tout. C’était beaucoup.
- On l’a traqué, on l’a recherché, je ne savais rien de l’histoire, mais je me démenais. Je l’aidais, je le préservais, il en avait conscience, jamais me remerciait ! Jamais… jamais… jamais…
~ Relève le menton ~
- Et mes efforts resteront vains… pour toujours.
~ Pause ~
- L’affaire terminée, je suis pleinement redevenue étudiante à Poudlard. Je n’ai jamais connu l’enfer. Mais ça doit ressembler à ça, à ce que j’ai vécu.
~ Clignement ~
- Ils étaient au courant, jamais m’en ont parlé. Ils m’ont huée. Jamais n’ont essayé de comprendre. Ils m’ont laissé seule, sans conscience de ce que c’était. Être seule. Seule. Tu en deviens folle. Tu n’as plus de lien, tu ne sais plus parler. Confiance en quiconque, dialogue dans le vide, paroles oubliées, souvenirs disparus, joie enterrée.
Voilà comment débuta le récit d’une histoire au goût amer, mêlant souffrance, rancune, tristesse et peine, une histoire réelle, véritable et authentique, du point de vue de la principale victime de celle-ci, mais également l’héroïne.
~ Humides ~
Ses yeux, posés sur son enfant, contaient eux-mêmes l’histoire, le traumatisme, le choc.
~ Larme ~
Face à son passé, Joy se rendait bien compte qu’elle devait lui faire part de la vérité, ou du moins… elle ne pouvait plus lui cacher.
~ Clignement ~
*Boomerang* Tel était l’effet que produisait l’eau salée qui courait sur les joues de la mère, touchant celle-ci après avoir percuté sa descendance. Swann, les yeux embués de larmes, ne connaissait rien… rien… et suivant les impulsions de son coeur, ce rythme rapide et vif, elle pleurait déjà.
- Je ne suis pas née seule. Toute seule.
~ Inspire ~
- Adam.
~ Expire ~
- Son nom. Il est… mon frère.
Frère… Quoi ? Pourquoi… non… non…
Le mot, juteux, aspergea de larmes ses joues déjà humides.
~ Souffle ~
Maman ! Non… Quoi ? Non ! Pleure pas ! Maman !
Gorge nouée, les mots, les lettres, le son… Plus rien ne sortait de la fillette. Rien… mis à part, les émotions communes à sa maternelle. L’horreur… La douleur… La peine… Rancoeur, vengeance, tristesse, tristesse, tristesse… Cette douleur était grande, la plaie ouverte, le couteau prêt à remuer, la souffrance immense, les mots durs, les sons froids et la tension aiguë.
~ Tousse ~
- Nous étions deux. Deux enfants. Complices, liés, protecteurs. Mon unique confident. Mon unique famille. Mon aîné. Ma raison. Mon pilier. Tout. Il était tout pour moi.
~ Renifle ~
- Quatorze ans. J’avais quatorze ans quand j’ai appris sa faute. Je n’étais même pas adulte, même pas prête, même pas apte à subir un tel choc. Il a déconné… C’était grave… Très grave…
~ Ferme les yeux ~
- J’étais… insouciante.
~ Larmes ~
- J’étais… une gosse qui n’avait aucune idée de la situation. Seulement…
~ Ouvre les yeux ~
- Je ne pouvais pas le laisser seul, Swann… Il était tout !
L’enfant, crispée, écoutait, ne disait mot. Elle comprenait. C’était tout. C’était beaucoup.
- On l’a traqué, on l’a recherché, je ne savais rien de l’histoire, mais je me démenais. Je l’aidais, je le préservais, il en avait conscience, jamais me remerciait ! Jamais… jamais… jamais…
~ Relève le menton ~
- Et mes efforts resteront vains… pour toujours.
~ Pause ~
- L’affaire terminée, je suis pleinement redevenue étudiante à Poudlard. Je n’ai jamais connu l’enfer. Mais ça doit ressembler à ça, à ce que j’ai vécu.
~ Clignement ~
- Ils étaient au courant, jamais m’en ont parlé. Ils m’ont huée. Jamais n’ont essayé de comprendre. Ils m’ont laissé seule, sans conscience de ce que c’était. Être seule. Seule. Tu en deviens folle. Tu n’as plus de lien, tu ne sais plus parler. Confiance en quiconque, dialogue dans le vide, paroles oubliées, souvenirs disparus, joie enterrée.
٭٭٭
Voilà comment débuta le récit d’une histoire au goût amer, mêlant souffrance, rancune, tristesse et peine, une histoire réelle, véritable et authentique, du point de vue de la principale victime de celle-ci, mais également l’héroïne.
Dernière modification par Swann Rym le 21 mai 2020, 10:43, modifié 1 fois.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
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Blanche de tristesse
Le récit était long. Mais il était essentiel. Il était dur. Dur à raconter, dur à admettre, et dur à écouter. Mais il était primaire. Joy devait faire face. Swann devait savoir. Comprendrait-elle ? Là n’était pas la question première. Elle devait savoir. Simplement savoir.
- Ça ne s’arrête pas là. Et pourtant j’aurais bien aimé. J’ai rencontré ton père. Il était le Soleil au milieu du Néant. On s’est mariés. Je n’avais jamais été aussi heureuse. Jamais. Et… il fallait que ça arrive.
Joy s’était petit à petit remise de ses émotions, se laissant submerger par ce sentiment bien plus douloureux : la Trahison. Ce sentiment, cette sensation qu’elle avait appris à goûter durant ces dernières années, et qui te restera le restant de ta vie, en travers de ta gorge. Cette horreur qui te détruit au plus profond de toi, et tu ne peux pas faire face, tu ne peux pas riposter.
- Je restais souvent en contact avec mon frère. Aveuglée par l’amour que je lui portais, je n’avais pas compris qu’il s’était servi de moi. À ses yeux, je n’étais pas sa sœur. J’étais un pion de plus de sa vie. Un pion naïf. Un pion idiot.
Je suis allée à sa rencontre. Normal. Normal pour une sœur qui aime son frère. Normal pour quelqu’un un minimum humain.
La jeune mère se mordit la lèvre, comme pour s’abstenir et pour mesurer du mieux qu’elle pouvait ses mots.
- Ce… petit…
Serrant le poing, elle souffla, en expirant sa colère à travers l’air sortant de ses poumons. Elle avait besoin de tout sortir, d’extérioriser sa Colère, sa Haine.
- Il m’a lâchement abandonné. Il est parti. Pas d’au revoir. Pas de moindre Adieu. Pas de Reconnaissance pour mon acte... Pas de Merci... Pas de Merci... Rien. Volatilisé.
Énumérant sur ses doigts, en les crispant un à un avec plus de force que le précédent, Joy continua :
- Je l’ai soutenu. Je l’ai aidé. J’ai tenu tête à nos parents pour lui. J’ai perdu mes parents pour lui ! J’ai tout sacrifié ! Tout !
Amis ! Parents ! Études ! Tout ! Et pour…
Sa gorge se noua peu à peu. Elle reprit son souffle, avala sa salive, et continua, plus doucement. Sa voix était calme, basse, impassible. Elle murmurait pour sa propre conscience, les mots qu’elle aurait dû comprendre bien plus tôt.
- Si seulement j’avais su… Si seulement je m’en étais rendu compte ! Je lui ai Tout donné… et je n’ai Rien reçu en retour… Rien… du vent… des pleurs… une Trahison qui m’a détruite… C’est tout… Rien de plus.
- Ça ne s’arrête pas là. Et pourtant j’aurais bien aimé. J’ai rencontré ton père. Il était le Soleil au milieu du Néant. On s’est mariés. Je n’avais jamais été aussi heureuse. Jamais. Et… il fallait que ça arrive.
Joy s’était petit à petit remise de ses émotions, se laissant submerger par ce sentiment bien plus douloureux : la Trahison. Ce sentiment, cette sensation qu’elle avait appris à goûter durant ces dernières années, et qui te restera le restant de ta vie, en travers de ta gorge. Cette horreur qui te détruit au plus profond de toi, et tu ne peux pas faire face, tu ne peux pas riposter.
- Je restais souvent en contact avec mon frère. Aveuglée par l’amour que je lui portais, je n’avais pas compris qu’il s’était servi de moi. À ses yeux, je n’étais pas sa sœur. J’étais un pion de plus de sa vie. Un pion naïf. Un pion idiot.
Je suis allée à sa rencontre. Normal. Normal pour une sœur qui aime son frère. Normal pour quelqu’un un minimum humain.
La jeune mère se mordit la lèvre, comme pour s’abstenir et pour mesurer du mieux qu’elle pouvait ses mots.
- Ce… petit…
Serrant le poing, elle souffla, en expirant sa colère à travers l’air sortant de ses poumons. Elle avait besoin de tout sortir, d’extérioriser sa Colère, sa Haine.
- Il m’a lâchement abandonné. Il est parti. Pas d’au revoir. Pas de moindre Adieu. Pas de Reconnaissance pour mon acte... Pas de Merci... Pas de Merci... Rien. Volatilisé.
Énumérant sur ses doigts, en les crispant un à un avec plus de force que le précédent, Joy continua :
- Je l’ai soutenu. Je l’ai aidé. J’ai tenu tête à nos parents pour lui. J’ai perdu mes parents pour lui ! J’ai tout sacrifié ! Tout !
Amis ! Parents ! Études ! Tout ! Et pour…
Sa gorge se noua peu à peu. Elle reprit son souffle, avala sa salive, et continua, plus doucement. Sa voix était calme, basse, impassible. Elle murmurait pour sa propre conscience, les mots qu’elle aurait dû comprendre bien plus tôt.
- Si seulement j’avais su… Si seulement je m’en étais rendu compte ! Je lui ai Tout donné… et je n’ai Rien reçu en retour… Rien… du vent… des pleurs… une Trahison qui m’a détruite… C’est tout… Rien de plus.
[font=courier new]- Rien -[/font]
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Blanche de tristesse
- Mon seul réconfort était ton père. Tom. Il était devenu mon pilier. Mon tout. Et mon mari. Mais je pensais qu’il me restait quelqu’un. Plutôt... deux quelqu'un... Deux personnes. Mes parents.
À ce moment-là, je ne pensais pas à la cruauté que pouvait avoir le destin. J'ai été bien trop naïve. J’étais persuadée que je pourrais les revoir. Maman… Papa…
Les mots résonnaient dans la pièce.
Parents.
D’un côté, celui de la petite enfant, le mot était la Joie, la Protection, l’Affection. De l’autre, le Sacrifice, le Regret, la Peine. Deux opposés, pour la même relation. Deux contraires. Deux histoires.
- J’étais si bouleversée que j’aspirais à retrouver un peu de… protection… de réconfort… J'aurais tant aimé connaître cette sensation de parenté... Je n’avais pas eu de nouvelles d’eux depuis… des années et des années.
Et j’ai renoncé à la protection parentale pour Lui. Ce traître. Adam. Mais j’ai appris son acte. Sa fuite. Et depuis lors, il n’était plus rien pour moi.
Adam était la barrière entre moi et mes parents… tes grands-parents. Et cette barrière s’était envolée.
N’ayant pas eu de nouvelles, je me suis rendue, seule, à leur rencontre. Dans mon ancienne maison.
Swann écoutait le récit. Elle savait que ses grands-parents étaient morts. Mais elle ne savait pas comment sa mère l’avait appris. Elle sentait doucement venir l’odeur tragique qui se dégageait de cette vérité. Saurait-elle se l’avouer ?
- Le Chaos. Dans ma tête. Dans mon cœur. La peine était immense. J’ai été trop naïve. Et le Bonheur est éphémère. Il m’a filé entre les doigts. La peine, suivi de sa horde de regrets, le tout baigné dans une tristesse infinie, m’a rapidement happée de la magie d’être heureuse.
Morts.
Swann le savait. La suite était écrite. Le destin déjà tracé. Il ne lui manquait que cette partie de l’histoire, mais le récit était facilement prévisible.
- Morts.
La jeune mère confirma les pensées de sa fille.
- Morts. Et je l’ai appris par des inconnus. Morts. Envolés. Adam. Papa. Maman. Partis. J’étais bouleversée. J’étais détruite. Ma mort me semblait la suite logique de cette famille d’horreur et de drame. J’y ai pensé. Mais Papa était là. Ton Papa. Tom. Il représentait à lui seul, mon unique raison de vivre. Je ne sais comment il a réussi... mais il m’a sortie des ténèbres, à la seule force de son amour.
Elle mit simplement son visage dans ses mains. Et ferma les yeux.
Puis elle emplit ses poumons d’air, faisant ainsi abstractions de ses tourments fugitifs, et expira d’un souffle lent cet amas d’émotions.
- Et tu es née. Swann. Et tu connais la suite...
Et je vous aime.
Fort.
À ce moment-là, je ne pensais pas à la cruauté que pouvait avoir le destin. J'ai été bien trop naïve. J’étais persuadée que je pourrais les revoir. Maman… Papa…
Les mots résonnaient dans la pièce.
Parents.
D’un côté, celui de la petite enfant, le mot était la Joie, la Protection, l’Affection. De l’autre, le Sacrifice, le Regret, la Peine. Deux opposés, pour la même relation. Deux contraires. Deux histoires.
- J’étais si bouleversée que j’aspirais à retrouver un peu de… protection… de réconfort… J'aurais tant aimé connaître cette sensation de parenté... Je n’avais pas eu de nouvelles d’eux depuis… des années et des années.
Et j’ai renoncé à la protection parentale pour Lui. Ce traître. Adam. Mais j’ai appris son acte. Sa fuite. Et depuis lors, il n’était plus rien pour moi.
Adam était la barrière entre moi et mes parents… tes grands-parents. Et cette barrière s’était envolée.
N’ayant pas eu de nouvelles, je me suis rendue, seule, à leur rencontre. Dans mon ancienne maison.
Swann écoutait le récit. Elle savait que ses grands-parents étaient morts. Mais elle ne savait pas comment sa mère l’avait appris. Elle sentait doucement venir l’odeur tragique qui se dégageait de cette vérité. Saurait-elle se l’avouer ?
- Le Chaos. Dans ma tête. Dans mon cœur. La peine était immense. J’ai été trop naïve. Et le Bonheur est éphémère. Il m’a filé entre les doigts. La peine, suivi de sa horde de regrets, le tout baigné dans une tristesse infinie, m’a rapidement happée de la magie d’être heureuse.
Morts.
Swann le savait. La suite était écrite. Le destin déjà tracé. Il ne lui manquait que cette partie de l’histoire, mais le récit était facilement prévisible.
- Morts.
La jeune mère confirma les pensées de sa fille.
- Morts. Et je l’ai appris par des inconnus. Morts. Envolés. Adam. Papa. Maman. Partis. J’étais bouleversée. J’étais détruite. Ma mort me semblait la suite logique de cette famille d’horreur et de drame. J’y ai pensé. Mais Papa était là. Ton Papa. Tom. Il représentait à lui seul, mon unique raison de vivre. Je ne sais comment il a réussi... mais il m’a sortie des ténèbres, à la seule force de son amour.
Elle mit simplement son visage dans ses mains. Et ferma les yeux.
[font=courier new]- Réflexions -[/font]
Puis elle emplit ses poumons d’air, faisant ainsi abstractions de ses tourments fugitifs, et expira d’un souffle lent cet amas d’émotions.
- Et tu es née. Swann. Et tu connais la suite...
Et je vous aime.
Fort.
En l’honneur de Flashy
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Joueuse de Quidditch
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Blanche de tristesse
Swann avait écouté. Attentivement. Et elle en avait déjà trop entendu. Trop pour son état actuel. Les mots étaient allés jusqu’à ses oreilles frémissantes. Il fallait maintenant qu’elle les incorpore. Ces mots. Ils étaient durs. Ils étaient forts. Ils étaient vrais et authentiques.
Imaginez la sensation d’un petit enfant partageant ainsi les sanglots salés de sa mère. Une mère est abattue... L’enfant est abattu. Joy était détruite. Swann l'était aussi.
Aucun mot. Aucun geste. Rien. La petite Rym était incapable de bouger. Paralysée par la scène, le loup ardent, prêt à crier, n’était plus… elle n’en avait pas la force. Elle était accablée.
Plus la force.
Bouche ouverte, yeux écarquillés, les larmes ne coulaient plus. Elles étaient figées sur ses joues déjà humides. L’expression de la petite parlait toute seule. Nul besoin de s’efforcer à sortir des mots. Ici, ils étaient vains et bien trop faibles face à cette douleur intense qui pesait dans son ventre. Cette douleur si vive. Celle… de la souffrance, de la peine immense.
C’est ainsi que le Silence prit place sur son trône d’or. L’avantage, c’était que ce Silence n’était pas vide, loin de là. Il était le résultat de tout ce qui émanait des deux femmes. Colère, Tristesse, Rancune, Peine… la saveur si amère de se sentir trahie.
Devant l'état de sa maternelle, les pensées de la petite fusaient.
Je le hais. Adam. Ce... Je le hais.
La petite ne savait guère ce qu’était la haine.
Je le méprise. Adam... Je le méprise du plus profond de mon âme...
Elle ne savait pas non plus ce qu’était le mépris.
Maman ! Maman ? Tu pleures ?
En revanche, elle connaissait les Larmes. Des Larmes de Colère. Et des Larmes de Tristesse. Mais au-dessus de tout : de la Déception. Du Dégoût de l'autre.
Tom arriva. Le père.
Papa ?
Muni d’une tasse de café violette. Joy se retourna pour croiser les yeux de son mari. Elle lui adressa un regard ferme, un regard franc, de ces yeux noirs scintillants, le tout suivi d’un hochement de tête, allant de haut en bas. Pas besoin de Mots. Les yeux parlent à eux-seuls. Et ils parlent mieux.
Le jeune homme compris et s’assit aux côtés de sa femme, lui tendant ainsi la boisson chaude. Elle remua à l’aide d’une cuillère à soupe, égoutta l’ustensile, d'impregna de l'odeur sucrée qui s'en dégageait, puis prit le temps de boire quelques gorgées du mélange.
La famille était unie au milieu du Silence. Ils étaient, à eux trois, liés par la Vérité.
Un amas de lumière s’engouffra dans la pièce. Le Soleil était revenu. Et le Souvenir d’Adam envolé.
Imaginez la sensation d’un petit enfant partageant ainsi les sanglots salés de sa mère. Une mère est abattue... L’enfant est abattu. Joy était détruite. Swann l'était aussi.
∞
Aucun mot. Aucun geste. Rien. La petite Rym était incapable de bouger. Paralysée par la scène, le loup ardent, prêt à crier, n’était plus… elle n’en avait pas la force. Elle était accablée.
Plus la force.
Bouche ouverte, yeux écarquillés, les larmes ne coulaient plus. Elles étaient figées sur ses joues déjà humides. L’expression de la petite parlait toute seule. Nul besoin de s’efforcer à sortir des mots. Ici, ils étaient vains et bien trop faibles face à cette douleur intense qui pesait dans son ventre. Cette douleur si vive. Celle… de la souffrance, de la peine immense.
C’est ainsi que le Silence prit place sur son trône d’or. L’avantage, c’était que ce Silence n’était pas vide, loin de là. Il était le résultat de tout ce qui émanait des deux femmes. Colère, Tristesse, Rancune, Peine… la saveur si amère de se sentir trahie.
Devant l'état de sa maternelle, les pensées de la petite fusaient.
Je le hais. Adam. Ce... Je le hais.
La petite ne savait guère ce qu’était la haine.
Je le méprise. Adam... Je le méprise du plus profond de mon âme...
Elle ne savait pas non plus ce qu’était le mépris.
Maman ! Maman ? Tu pleures ?
En revanche, elle connaissait les Larmes. Des Larmes de Colère. Et des Larmes de Tristesse. Mais au-dessus de tout : de la Déception. Du Dégoût de l'autre.
∞
Tom arriva. Le père.
Papa ?
Muni d’une tasse de café violette. Joy se retourna pour croiser les yeux de son mari. Elle lui adressa un regard ferme, un regard franc, de ces yeux noirs scintillants, le tout suivi d’un hochement de tête, allant de haut en bas. Pas besoin de Mots. Les yeux parlent à eux-seuls. Et ils parlent mieux.
Le jeune homme compris et s’assit aux côtés de sa femme, lui tendant ainsi la boisson chaude. Elle remua à l’aide d’une cuillère à soupe, égoutta l’ustensile, d'impregna de l'odeur sucrée qui s'en dégageait, puis prit le temps de boire quelques gorgées du mélange.
La famille était unie au milieu du Silence. Ils étaient, à eux trois, liés par la Vérité.
∞
Un amas de lumière s’engouffra dans la pièce. Le Soleil était revenu. Et le Souvenir d’Adam envolé.
- Envolé -
- FIN -
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