Samedi matinal, entrevue illégale
Premier post réservé @Jules Barnes ; vous êtes les bienvenus pour vos réactions par la suite.
Samedi 12 octobre 2044, matin
Cela faisait deux jours qu'Adrien ne pensait qu'à ça : ce crétin avait essayé de lui foutre la honte devant ses potes mais on verra bien s'il fera encore le fanfaron quand il n'y aura plus qu'eux deux. Ses deux dernières soirées avaient été passées dans le dortoir, le nez plongé dans un bouquin emprunté à la bibliothèque : Maléfices de base pour sorciers pressés et contrariés. Il avait également essayé de demander des conseils à ses camarades de dortoirs, notamment les plus anciens, tout en restant vague sur la nature de sa demande pour éviter d'éveiller les soupçons - car oui, à cette période de l'année, ce n'était pas le moment de se faire choper à livrer des duels clandestins - mais il n'avait quasiment pas eu le temps de s'exercer à la pratique. Il avait retenu une liste impressionnante de formules magiques mais se rappelait à peine des effets exacts qu'ils engendraient, ni même de la gestuelle à appliquer avec sa baguette pour chacun d'eux.
Le garçon était stressé. C'était sa première confrontation magique et il savait très bien que l'antipathie qu'il éprouvait pour Barnes lui était réciproquement rendue.
Et s'il maitrisait mieux les sortilèges ?
Et s'il avait l'habitude des duels ?
Et s'il avait pu s'entrainer ?
Et s'il ne venait pas seul ?
Cette dernière question était peu probable car le Serpentard avait paru extrêmement fier à Adrien, et ce dernier doutait qu'il puisse trahir le défi qui lui avait été lancé personnellement. Mais sait-on jamais … *Je devrais peut-être demander à quelqu'un de m'accompagner...* Alors qu'il descendit dans la Grande Salle pour profiter de son petit-déjeuner - bien qu'il ne puisse rien avaler, si ce n'est un verre de jus de citrouille - ses pensées n'étaient tournées que vers le duel qui s'annonçait dans un peu plus d'une heure. Il balaya du regard la table des Serpentard mais ne parvint pas à distinguer l'autre garçon parmi la foule : peut-être qu'il s'est fait porter pâle pour éviter de venir au rendez-vous ? Ou alors peut-être qu'il y est déjà ? Sur cette dernière idée, Adrien décida de se rendre à l'endroit précis du rendez-vous immédiatement, quitte à attendre sur place : le brouhaha de la Grande Salle l'énervait et il sentait le besoin de se retrouver au calme, seul avec ses pensées.
Il arriva devant les deux énormes troncs enlacés l'un contre l'autre une bonne demi-heure avant l'heure fixée. Il semblait être le premier arrivé, et la perspective de l'abandon prématuré de son adversaire commençait à prendre de plus en plus de place dans sa tête. Enfin à vrai dire, c'était surtout de l'espoir : il n'avait plus vraiment envie de mener ce duel car les enjeux lui semblaient à présent démesurément grands. S'il était blessé ? S'il blessait son adversaire ? S'ils étaient surpris et qu'ils se prenaient une retenue ? Aucune de ces issues ne le ravissait.
Il restait donc là, debout à faire les cent pas - il lui était impossible de s'asseoir - et à ressasser toutes les formules qu'il avait pu découvrir dans ses lectures des derniers jours, en attendant l'heure fatidique.
Suite de ce RP
Samedi 12 octobre 2044, matin
Cela faisait deux jours qu'Adrien ne pensait qu'à ça : ce crétin avait essayé de lui foutre la honte devant ses potes mais on verra bien s'il fera encore le fanfaron quand il n'y aura plus qu'eux deux. Ses deux dernières soirées avaient été passées dans le dortoir, le nez plongé dans un bouquin emprunté à la bibliothèque : Maléfices de base pour sorciers pressés et contrariés. Il avait également essayé de demander des conseils à ses camarades de dortoirs, notamment les plus anciens, tout en restant vague sur la nature de sa demande pour éviter d'éveiller les soupçons - car oui, à cette période de l'année, ce n'était pas le moment de se faire choper à livrer des duels clandestins - mais il n'avait quasiment pas eu le temps de s'exercer à la pratique. Il avait retenu une liste impressionnante de formules magiques mais se rappelait à peine des effets exacts qu'ils engendraient, ni même de la gestuelle à appliquer avec sa baguette pour chacun d'eux.
Le garçon était stressé. C'était sa première confrontation magique et il savait très bien que l'antipathie qu'il éprouvait pour Barnes lui était réciproquement rendue.
Et s'il maitrisait mieux les sortilèges ?
Et s'il avait l'habitude des duels ?
Et s'il avait pu s'entrainer ?
Et s'il ne venait pas seul ?
Cette dernière question était peu probable car le Serpentard avait paru extrêmement fier à Adrien, et ce dernier doutait qu'il puisse trahir le défi qui lui avait été lancé personnellement. Mais sait-on jamais … *Je devrais peut-être demander à quelqu'un de m'accompagner...* Alors qu'il descendit dans la Grande Salle pour profiter de son petit-déjeuner - bien qu'il ne puisse rien avaler, si ce n'est un verre de jus de citrouille - ses pensées n'étaient tournées que vers le duel qui s'annonçait dans un peu plus d'une heure. Il balaya du regard la table des Serpentard mais ne parvint pas à distinguer l'autre garçon parmi la foule : peut-être qu'il s'est fait porter pâle pour éviter de venir au rendez-vous ? Ou alors peut-être qu'il y est déjà ? Sur cette dernière idée, Adrien décida de se rendre à l'endroit précis du rendez-vous immédiatement, quitte à attendre sur place : le brouhaha de la Grande Salle l'énervait et il sentait le besoin de se retrouver au calme, seul avec ses pensées.
Il arriva devant les deux énormes troncs enlacés l'un contre l'autre une bonne demi-heure avant l'heure fixée. Il semblait être le premier arrivé, et la perspective de l'abandon prématuré de son adversaire commençait à prendre de plus en plus de place dans sa tête. Enfin à vrai dire, c'était surtout de l'espoir : il n'avait plus vraiment envie de mener ce duel car les enjeux lui semblaient à présent démesurément grands. S'il était blessé ? S'il blessait son adversaire ? S'ils étaient surpris et qu'ils se prenaient une retenue ? Aucune de ces issues ne le ravissait.
Il restait donc là, debout à faire les cent pas - il lui était impossible de s'asseoir - et à ressasser toutes les formules qu'il avait pu découvrir dans ses lectures des derniers jours, en attendant l'heure fatidique.
"L'amitié double les joies, et réduit de moitié les peines" F. Bacon
"Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin" - Poufsouffle, avril 2020.
Adrien de Lanfarge,- 1ère année RP & devoirs