Le froid de l'été PV

18 avril 2045, seize heures cinquante

Geneva n'avait jamais vu Poudlard aussi habité en vacances que pendant celles-ci, et jamais vu les élèves aussi agités. Ils voulaient rentrer, revoir leurs familles, se coucher tard et faire des activités plus ou moins Moldues. La rouquine, elle, tentait de rester le plus calme possible et de ne pas penser au fait qu'elle n'était pas en vacances, qu'elle ne devrait pas être chez elle. Elle ne voulait pas le savoir.

Elle lisait, la plupart du temps. Elle faisait aussi son travail, apprenait les sorts qu'elle allait travailler durant l'année, en avance. La Serdaigle ne pensait à sa famille que le reste du temps, ce qui était déjà trop long pour elle. Mais, elle survivait. Elle n'avait pas le choix.

Ce jour-là, elle décida de se rendre à la bibliothèque, lieu déserté par une majorité des élèves, qui préfèrent faire des jeux dans leurs Salles Communes respectives, manger un bout dans le parc, et certains commencent même à se baigner dans le lac, malgré les températures encore un peu froides.
En résumé : la bibliothèque était un lieu parfait pour lire, au calme.

Geneva avait trouvé un polar Moldu, sorti en 2043, qu'elle n'avait pas encore lu. Il s'appelait "Le froid de l'été". Ce roman se passait alors sur une plage bondée, et quelqu'un avait été tué, sans témoins. Un inspecteur devait résoudre le crime, mais il y avait beaucoup de suspects... Plongée dans sa lecture, la jeune fille n'avait pas vu le temps passer (une heure), ni la fin du roman approcher : il ne lui restait qu'une dizaine de chapitres.

Quand elle lisait des romans qui lui plaisaient, elle oubliait sa mère et sa soeur, qu'elle aurait dû voir pendant les vacances. Elle avait oublié le monde autour d'elle, et était plongé dans l'univers. Elle se voyait sur la plage, au côté de l'inspecteur, à mener l'enquête, à observer les suspects, à trouver le coupable.
Elle n'avait pas remarqué Mike Table, un des préfets de sa maison, qui s'était assis à ses côtés.


@Mike Table

Deuxième année RP
“Je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient”, Lomepal

Le froid de l'été PV
Mike n'était pas du genre à aller courir dans le parc dès que les premiers rayons de Soleil de printemps faisaient bourgeonner les fleurs des arbres. Loin de chez lui, il avait pris l'habitude d'aller lire à la Bibliothèque, et ne s'aventurait que très peu à l'extérieur du château. Il y allait parfois, pour prendre l'air, car il le fallait bien.

Il fallait aussi dire que l'ambiance au château était plutôt terne en ce moment : les élèves étaient contraints de rester dans l'enceinte du collège, ne pouvant rentrer chez leur parents. Mike aurait bien voulu pouvoir revoir ses parents, ils savaient leur situation plus que compliquée à Glasgow, mais cela était peut-être mieux pour lui, il était en lieu sûr à Poudlard. Il l'espérait du moins!

Le jeune rouquin s'était donc installé à l'une des tables, pour réviser quelques cours en prévision des examens qui arrivaient bientôt. Bientôt... c'est vrai qu'il était bien tôt pour commencer à réviser pour les examens de fin d'année d'ailleurs, ce n'était pas dans ses habitudes! L'ennui fait faire bien des choses...

Installé et ne sachant trouvé concentration pour ses révision, ses yeux se portèrent sur la couverture du livre que tenait la fille à côté de lui. Une Serdaigle, il l'avait déjà vue, mais ne se souvenait plus de son nom. il connaissait très bien le livre par contre. Le Froid de l'Eté. Un roman policier de James Stuart qu'il avait lu dès sa sortie. Mike aimait beaucoup cet auteur et avait lu plusieurs de ses ouvrages. Il contemplait alors la couverture, sans grande discrétion. Puis il demanda :

"Le Froid de l'Eté! Il est trop bien ce bouquin! Tu en es arrivé où?"

Compte-élève de monsieur le sous-directeur.
8è Année RP (je sais, ça n'existe pas). Ex-Préfet de Serdaigle (entre janvier et août 2045).

Le froid de l'été PV
Plongée dans sa lecture, Geneva n'avait pas remarqué que Mike s'était installé à côté d'elle pour réviser. Quand il remarqua qu'elle lisait Le froid de l'été, il l'acosta, en lui confirmant que c'était un bon roman. La rouquine tourna son regard, lasse, vers le garçon à la même couleur de cheveux qu'elle, et lança un rapide regard à la table, devant lui. Des parchemins y étaient entassés, sûrement des révisions.

En effet, Geneva reconnaissait en le garçon qui lui parlait le préfet de Serdaigle, un quatrième année. L'année suivante, il aurait les BUSE, des examens compliqués et décisifs dans la vie des sorciers. La rouquine stoppa ses réflexions et répondit :


« Tu l'as lu ? C'est vrai que c'est un livre vraiment cool ! J'en suis à dix chapitres de la fin, je n'ai pas réussi à me détacher de ma lecture de l'après-midi... », raconta la jeune fille.

Elle avait reconnu, dans la voix du garçon, l'accent typique des écossais, qu'elle-même arborait. Malgré leur différence d'âge, Geneva se sentit plus proche du garçon, à cet instant précis, qu'elle ne l'était de la plupart de ses camarades de classe. Ils lisaient le même genre d'ouvrages, le même auteur, se retrouvaient à la même table de la bibliothèque (ça, c'était sûrement un hasard, mais la Serdaigle le rajoutait tout de même dans sa liste mentale)... Elle décida de relancer la conversation :


« Il écrit bien, hein ? On a envie de rester jusqu'à la fin pour savoir qui est le tueur... Je n'ai jamais lu d'auteurs qui arrivait à faire ressentir ça dans chacun de ses livres. »

Geneva ne mentait pas, elle disait vrai : c'était le premier auteur de romans policiers qui ne l'avait déçu sur aucun de ses ouvrages. Pendant que Mike lui répondait, la jeune fille posa le livre sur la table, montrant qu'elle était à l'écoute et ouverte à la discussion.

@Mike Table

Deuxième année RP
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Le froid de l'été PV
La jeune fille releva les yeux de son livre lorsqu'il lui parla. Sur le moment, il eut l'impression qu'il la dérangeait. Mais elle lui répondit, comme surprise qu'il eût lu le même ouvrage. Il fallait dire que peu étaient les enfants de leur âge à lire des romans policiers aussi richement écrit. Lorsqu'elle lui demanda si il l'avait lu, il acquiesça d'un mouvement de tête enjoué. Bien sûr qu'il l'avait lu! Il continua d'acquiescer à chacun des ses mots qui suivirent. L'écriture de roman était si captivante qu'il en était difficile d'en écarter les yeux.

Il écouta alors la rousse parler, puis lui répondit :

"Dans chacun de ses livres?... Tu en as lu d'autres de lui?... Ils sont tous géniaux! S'exclama Mike."

Le garçon avait alors parlé un peu fort et les quelques têtes qui se trouvaient non loin se relevèrent en leur direction. Mike s'en aperçut, et continua de parler un peu moins fort.

"J'ai lu une interview dans la gazette dans laquelle James Stuart disait que le Froid de l'Ete était le roman qu'il avait préféré écrire. Et ça se voit! Les personnages sont si complexes! J'aime beaucoup le personnage de Mary, elle a une vie si compliquée, mais malgré la mort de son mari, elle ne baisse jamais les bras! C'est bien dommage que l'inspecteur Dybbings ne veut pas qu'elle l'aide dans son enquête, car elle pourrait y apporter beaucoup!"

Mike était lancé dans la discussion, rien d'autre ne pouvait retenir son attention.

Compte-élève de monsieur le sous-directeur.
8è Année RP (je sais, ça n'existe pas). Ex-Préfet de Serdaigle (entre janvier et août 2045).

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Geneva était contente de découvrir un autre élève à Poudlard qui lisait les mêmes ouvrages qu'elle. Ce n'était pas le genre de livres que tous les enfants se plairaient à lire : des romans policiers épais, avec beaucoup de détails, du suspens et des personnages à double facette. Le premier chapitre (quarante pages de description des personnages et du lieu de l'action) aurait découragé plus de trois quart des élèves de son âge.

« J'ai lu quasiment tous ses livres ! Il y a juste la série "Le baiser de la faucheuse" que je n'ai pas lu, ma mère dit que c'est trop violent... », se plaignit la jeune fille.

Elle était contente de rencontrer quelqu'un avec les mêmes goûts littéraires qu'elle. Peut-être pourrait-il lui conseiller d'autres ouvrages dans le même style ? Peut-être même découvrirait-elle un nouvel auteur qu'elle apprécierait tout autant que James Stuart... Elle répondit donc à son camarade :


« C'est vrai que c'est un très bon livre, mais, pour l'instant, ce n'est pas celui que j'ai préféré... J'aime beaucoup Mary aussi, mais je préfère Anastasia. »

En effet, la jeune fille arrivait mieux à s'identifier à Anastasia, une adolescente discrète mais qui est bien plus efficace que l'inspecteur, plutôt qu'à Marie, une femme énergique, mais également très intelligente. Elle se demandait qui pouvait bien être le coupable... Dans ce genre de livre, c'était souvent inattendu et un personnage qu'on connaissait peu et qui n'avait pas de lien visible avec la victime... Mais cet auteur avait toujours le don de surprendre, avec des meurtres toujours plus farfelus.
Après que Mike lui est répondu, Geneva demanda :


« Tu aurais d'autres auteurs de romans policiers à me recommander ? Je t'avoue que je ne sais pas trop quoi lire, en ce moment... »

@Mike Table

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“Je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient”, Lomepal

Le froid de l'été PV
Mike écouta alors la jeune Serdaigle, il ne la savait pas aussi bonne lectrice et regrettait presque de ne jamais avoir été lui parler avant. Elle lui parla du baiser de la faucheuse. Mike l'avait lu, malgré les quelques avertissements qu'il avait pu entendre. C'était de très bons livres, mais effectivement peu destinés à l'âge de la jeune fille, fussent-ils limites pour lui!

"C'est vrai que c'est assez sombre et glauque. Mais je te les conseille à l'avenir!"

Puis Geneva parla de son personnage favori, Anastasia. Mike n'était pas du même avis : la jeune fille était discrète, mais Mike la trouvait parfois arrogante, reprenant l'inspecteur dans son enquête. Mais il fallait dire que le personnage de l'enquêteur était plutôt incompétent, et c'est ce qui faisait l'humour de l'ouvrage. De plus, les personnages secondaires comme Mary ou Anastasia se montraient être de très bons investigateurs. Au-delà de l'intrigue du meurtre, le lecteur était aussi pris par savoir lequel de ces personnages finiraient par résoudre l'énigme le plus rapidement. Mike fit tout de même part de ses pensées :

"Ah non, j'aime moins Anastasia. Elle est discrète et mène bien l'enquête, mais j'ai toujours l'impression qu'elle prend les autres de haut, comme si elle était plus intelligente que les autres. Peut-être que je me trompe. Mais en tout cas, elle me rappelle un peu trop les filles de Serdaigle!"

Puis il se rappela qu'il parlait à l'une d'elle, alors il se rectifia :

"Enfin... Certaines. Pas toutes!"

La jeune fille lui demanda s'il avait d'autres livre à lui conseiller. D'autres romans policier. Mike répondit donc :

"Je lis principalement du James Stuart pour les romans policiers. Je trouve que c'est l'un, si ce n'est, le meilleur dans cette catégorie. Sinon, j'ai quelques livres fantastiques que je peux te prêter, si tu aimes ce genre! J'ai même quelques livres moldus!"

Compte-élève de monsieur le sous-directeur.
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Abandon du RP.

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