Nouvelle rencontre Privé

"J'y arrive pas à la ressentir ta chaleur. La chaleur des Autres. J'suis trop différente.

Cette phrase lui faisait mal au cœur et se demandait pourquoi la jeune fille pensait ça mais elle décida de laisser évaporer sa tristesse pour pouvoir regarder la feuille qu'elle avait entre les mains. Elle était subjuguée par tant de beauté. Elle se demandait qui était les personnes sur le dessin, mais la question qu'elle se posait : Pourquoi autant de noirceur ? Pourquoi sur elle ? Elle voulait exprimer ce qu'elle ressentait sur ces photos mais elle avait peur de blesser ou de mettre en colère la jeune fille.

- C'est magnifique mais pourquoi autant de noir ? Est-tu si enfouis dans les ténèbres ? Dans cette noirceur ? , demanda-t-elle avec curiosité.

Elle ne savait pas pourquoi mais elle voulut savoir elle était peut-être un peu trop curieuse. Oui c'était ça elle était beaucoup trop curieuse.

J'espère que je ne l'ai pas fâchée que je n'ai pas été trop indiscrète.

Aisling ne voulait pas paraître impolie loin de là elle voulait aider mais aussi apporter un tout petit peu de chaleur pour cette petite fille. Elle tenta une petite blague.

- j'aimerais bien savoir comment tu t'appelles ça m'éviterais de toujours t'appeller la petite pouffy,disait-elle dans un petit rire. Elle espérait que sa camarade était comme elle. Elle voulait la faire rire.

You better lose yourself in the music, the moment, You own it, you better never let it go, You only get one shot, do not miss your chance to blow, This opportunity comes once in a lifetime. -Lose Yourself- Eminem

Nouvelle rencontre Privé
"C'est magnifique mais pourquoi autant de noir ? Est-tu si enfouis dans les ténèbres ? Dans cette noirceur?

Elle savait pas.
Elle savait pas ce qu'on pouvait qualifier de ténèbres.
Ces étendues noires, si profondes qu'elles en sont éclatantes d'une obscure blancheur? Probablement. Mais alors, tout était remis en question. Toutes les couleurs. Un bleu pouvait devenir un rouge sang, tandis qu'une émeraude devenait un mimosa dans une prairie.
Personne ne contrôle les couleurs. Le premier à déclarer un ciel bleu à tort. Aurait-il oublié la nuance subtile de blanc s'élargissant au passage des nuages, le halo jaune qui rayonne grâce au soleil?
*Qu’est-ce que ça peut lui foutre mes couleurs ? C’est moi. C’est tout.*

Tu dois pas être méchante !

Elle est pas méchante !
Si, tu t’en rends pas compte. Aide-la au lieu de parler de toi.
Oui. C’était de sa faute.

- j'aimerais bien savoir comment tu t'appelles ça m'éviterais de toujours t'appeller la petite pouffy !
Y avait un air plaisantin sur son visage. Mais ses Mots la frappent, aussi sûrement que des couteaux. Parce qu'elle a pas de réponse.

Elle doit s’taire, la verte.
Plus poser de questions…
Plus de questions…
S'te plaît...
Plus...

Qui est-t-elle?

Le nom donné par ses parents?
Qui est-t-elle?

Une âme dévorée par les secrets?
Qui est-t-elle?

Une poufsouffle? Une gryffondor ratée?
Qui est-t-elle?

Un lambeau de tristesse?
Qui est-t-elle?

Une fille brisée par la Vie?
Qui est-t-elle?

Rien, d'après ses parents?
Qui est-t-elle?

Elle sait pas.

"J'crois... J'crois que j'm'appelle Alison."

Elle veut pas s'éterniser sur la question.
Elle s'étire cette horrible question. Lourde, chargée de menaces et de non dits qui l'encerclent depuis son enfance.
*Pas y penser*

Elle tendit le bras pour reprendre le dessin d'elles deux.

"Tu veux qu'on commence?"

Désolée pour cette tardive et médiocre réponse ...

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.

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- J'crois... J'crois que j'm'appelle Alison."

Dès qu'elle entendit ces mots, elle ne savait pas quoi dire, ni faire. En réalité elle était choquée et se demandait bien pourquoi Alison avait dit une telle chose. Elle était curieuse mais elle ne voulait pas que sa camarade se braque, alors elle décida de ne rien dire.

Elle se ré installa dos contre l'arbre, pris un parchemin pour commencer à écrire à ses parents. Elle ne savait pas quoi écrire. Elle n'en avait aucune idée, que dire à une personne qui a perdu un compagnon de route ? Que dire de ça ? Dans quelle état était sa mère ? Elle n'en savait rien et elle voulait partir d'ici pour la rejoindre.

Elle aimait ses parents même s'ils l'ont trop protégés à cause de sa santé. Elle en avait pas une fragile enfin si mais pas une maladie chronique ou quoique se soit c'est juste son système immunitaire qui l'était. Elle avait peu d'anticorps mais elle se taisait. Elle ne voulait que personne le sache et la prenne par pitié.

Elle voulait s'amuser même si la ce n'était pas le moment. Il fallait se concentrer sur cette stupide lettre. Il fallait qu'elle elle le fasse, pour sa mère, son père. Ils ont besoin d'une réponse de sa part. Elle le savait. Elle le sentait au plus profond d'elle-même. Elle se mit à regarder la petite fille qui était en face d'elle et lui souriait.

Elle écrivit un petit début, pas grand chose mais c'est déjà ça. Il fallait d'abord qu'elle parle de la perte mais aussi de ce qu'elle vit à Poudlard. Elle souffla et commença à l'écrire.

Maman, Papa,
Je ne vais pas vous demander si vous allez bien car je connais la réponse. Je la sens jusqu'ici. Vous n'allez pas bien. J'ai mis quelques heures pour me calmer même si à l'heure ou je vous l'écris je suis en larmes.
Que dire d'Asmodée ? Que dire de notre hippogriffe ? Celle sur laquelle j'ai montée la toute première fois. Je me souviendrais toujours de mon premier vol, les cheveux aux vents, un magnifique paysage vue d'en haut. Je me suis sentie si libre sur son dos comme si tout était possible, j'oubliais le tout. Je me suis aussi à quel point vous aviez eu du mal à me faire descendre de son dos. J'étais si heureuse et je pensais que je volais et dansais. C'était merveilleux.
Maintenant, elle est partie en silence et avec dignité. Elle est partie mais je suis sûre que son esprit restera ici avec nous. J'ai envie de croire qu'elle sera toujours la avec nous...


Elle s'arrêta là pour regarder Alison et lui tendre sa feuille. Pouvait-elle comprendre son silence ? Pouvait-elle comprendre qu'elle demandait son aide pour écrire la suite ?

Je m'excuse pour ma réponse tardive....

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Y avait plus de bruit.
Y avait que le vent, rapide et clair, glissant silencieusement comme un gros chat entre les herbes, les courbant, les faisant ployer sous la caresse de ses longs poils d'invisible.
Elle se baissa juste pour caresser ce chat passager, qui s'évapora, emporté par une brise plus forte.
Elle eut une ombre de sourire en entendant la course hésitante d'une plume.

La serpentard écrivait.
Elle aimait bien écrire.
Mais elle trouvait ça trop dur pour l'instant.
Son sourire disparut.
Se rendre dans la volière, au milieu de hiboux aux plumes bruissantes de liberté.

Liberté était une chose affreuse.
A double tranchants.
Y avait la belle partie. Les Anges faisaient sonner leurs carillons à son arrivée, une belle lumière blanche pointait, se déroulait aux pieds de tous, murmurant des Mots magnifiques, qui gonflent les cœurs et remplissent les têtes, donnent le courage et la fierté, font naître la vertu.
Puis, y avait l'autre.
L'autre qui pousse aux révolutions sanglantes, aux milliers de cadavres sur les rues, au sang noir coulant entre les pavés, celle qui cachait sous sa robe éclatante les cris des opprimés.

Mais la plume continuait à Danser, sans que la serpentard ne pense à ce qu'elle imaginait dans sa tête.
Tant mieux.
Ses pensées restaient enfermées.
C'était comme ça. Depuis toujours.
Et ça le resterait.

Puis une feuille arriva net dans son champ de vision, écartant brusquement ses pensées, la faisant presque sursauter.
Les Mots voguaient sous ses yeux, ils tournoyaient en une spirale de lettres et d'émotions. Elle arrivait plus à les lire, tout tanguait sous ses pieds.
Pourtant, peu à peu, sa vision devint plus nette.

*S'est passé quoi?*

Elle sait pas. Elle s'en fout.
Elle prit d'un geste la lettre, puisque ça s'appelait comme ça.

Maman, Papa,
Je ne vais pas vous demander si vous allez bien car je connais la réponse. Je la sens jusqu'ici. Vous n'allez pas bien. J'ai mis quelques heures pour me calmer même si à l'heure ou je vous l'écris je suis en larmes.
Que dire d'Asmodée ? Que dire de notre hippogriffe ? Celle sur laquelle j'ai montée la toute première fois. Je me souviendrais toujours de mon premier vol, les cheveux aux vents, un magnifique paysage vue d'en haut. Je me suis sentie si libre sur son dos comme si tout était possible, j'oubliais le tout. Je me souvient aussi d'à quel point vous aviez eu du mal à me faire descendre de son dos. J'étais si heureuse et je pensais que je volais et dansais. C'était merveilleux.
Maintenant, elle est partie en silence et avec dignité. Elle est partie mais je suis sûre que son esprit restera ici avec nous. J'ai envie de croire qu'elle sera toujours la avec nous...


Elle a compris ce qu'il s'est passé.
Y a des Mots qui la coupent, d'entre ce flot de phrases.
Y a Heureuse. Y a Libre. Y a merveilleux.

Tout ce qu'elle a pas eu, c'est résumé dans cette lettre.
La jalousie lui mord le ventre. Elle a envie de déchirer la lettre, qui menace de se froisser dans ses poings.
Au lieu de ça, elle souffle par le nez pour se calmer.

"C'pas mal."

Elle se mordit la lèvre en se rendant compte de ce qu'elle venait de dire.
C'est pas mal.
Qu'est ce qui avait été pas mal? La vie de Aisling? Les émotions ressenties? La perte de l'hyppogriffe? Comment pouvait-elle oser penser ça?
*T'es affreuse, la ferme.*

Elle lui rendit la feuille. Les Mots dansaient encore devant ses yeux, la brûlant dès qu'elle voulait les saisir, se mêlant aux vagues du Lac.
Comment poursuivre cette lettre?

"Tu peux dire qu't'as découvert des gens sympas. Tu peux dire qu't'es heureuse ici aussi. Que les cours sont biens. Qu'ton Asmodée ira apprendre à parler aux étoiles."

Elle avait pas mieux à proposer.
Elle s'assit dans l'herbe et commença a arracher rageusement des brins d'herbe pour pas laisser les larmes couler.

Désolée pour cette longue réponse, et aucun soucis pour le retard!
J'espère que ça te plaira!
Au passage, très joli ton nouveau vava!

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.

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Elle regarda Alison, elle était comment dire ? Comment la décrire à cet instant ? Elle n'en savait rien mais elle était attirée par elle. Pourquoi ? La encore elle ne savait pas. Sans doute à cause de cette profonde noirceur. Elle ne savait pas pourquoi elle pensait ça mais c'était ainsi.

Elle continue doucement la lettre et sous ses conseils écrivit la suite. Sa main tremblait un peu mais c'était normale ? Elle souffla un bon coup et comment ça à écrire :
Vous savez malgré cette tristesse qui est en moi. J'ai rencontrée beaucoup de personnes. J'ai une marraine elle est adorable. J'ai de formidables amis et j'ai gardé quelque chose de secret en moi mais je voulais juste en profiter encore un peu tellement j'ai des émotions. J'ai découvert que nous avions un membre de notre famille qui était ici. Il s'agit de ma cousine. Je vous expliquerais tout quand je rentrerais pour les vacances. Peut-être pourrais-je l'inviter avec sa famille à la maison ? J'aimerais tellement que vous la rencontriez. Elle est drôle et charmante. J'ai aussi fait une rencontre à l'heure actuelle qui m'aide à écrire cette lettre. Elle s'appelle Alison. Elle a eut la gentillesse d'être la avec moi. Elle est très gentille, j'espère qu'on sera amie. Je vous aime. Vous me manquez terribblement
Elle avait écrit ça à la fin. C'est vrai qu'elle voulait rentrer mais en même temps le domaine ne lui manquait pas trop. Comment ? Pourquoi ? Y rester tout le temps sans pratiquement connaître le monde extérieure avec pour compagnie ses parents, les créatures magiques et les elfes de maisons. Elle a une amie d'enfance qui est Anya mais c'était tout.

Elle regarda son parchemin et Alison. Elle lui passa tendrement son parchemin.

- Qu'est-ce que tu en penses ?, disait-elle dans un petit sourire gênée.

Elle ne voulait pas la brusquer. Elle espérait que ce ne soit pas le cas. Elle la regarda avec un petit sourire.

Encore pardon pour le retard !
Playlist : Rising, Rinsing by Crywolf <3

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- Qu'est-ce que tu en penses ?

Elle eut un petit sursaut.
Son attention avait été captivée par la Plume de la verte, dansant sur le parchemin.
Une feuille de parchemin s'agitait sous ses yeux encore embrumés par la Danse envoutante de l'écriture.
Elle s'en saisit et lut les Mots, uns par uns, les tournant et les retournant.
Quelque chose clochait.
Mais quoi?
Elle prit le parchemin et le retourna, le secouant comme pour faire changer les lettres de place.

Ça aurait pu être extrêmement drôle si elle n'avait pas eu l'air si sérieuse.
Tout était comme ça, chez elle.
Amusant.
Mais d'un sérieux mortel, qui bouffait tout, jusqu'à la naissance d'un sourire.

Mais y avait les Mots qui dansaient encore, tremblants de l'encre fraîche.
Y avait les Mots qui continuaient à chuchoter sur le parchemin.
Y avait les Mots qui se moquaient.
Elle s'appelle Alison. Elle a eut la gentillesse d'être la avec moi. Elle est très gentille, j'espère qu'on sera amie.
Depuis quand t'es gentille?
La ferme!

T'es faible.

C'est pas vrai!
T'es qu'une incapable!

Tais-toi!


Mais les Mots ils s'en foutaient.
Les Mots ils sont libres et indépendants, ils se souviennent de tout, ils murmurent entre eux, discutent de leurs significations, se jouent de la Plume les ayant écrit dans un but honorable pour blesser et pour faire mal, si mal qu'elle avait envie de hurler sa peine au monde.

Mais elle pouvait pas parce qu'il y avait Aisling.
Et elle pouvait pas pleurer parce que ça donnerait raison aux *Mots*.
Et elle pouvait rien faire car tout lui donnerait tort.

Alors elle eut un petit sourire tremblant et hocha la tête.
Elle espéra juste que ce sourire, si faux, cacherait ses larmes, si douloureuses de vérité.
Parce que la Vie est une pièce qu'on se doit de jouer, elle devait tenir son rôle, jusqu'au bout, faire rire et sourire, convaincre qu'on va bien quand on veut en finir, se montrer joyeuse quand les larmes immatérielles coulent.
Ses yeux pétillaient d'une joie forcée, mais c'était indécelable.
Tout comme sa tristesse et sa douleur.

Mais certains autres comprenaient.
Certains autres voyaient.
Alors elle espéra juste qu'Aisling faisait pas partie d'eux.
Sa voix ne tremblait même pas.

"Pas mal. Oublie pas d'signer."
Dernière modification par Alison Morrow le 1 juin 2020, 10:52, modifié 1 fois.

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.

Nouvelle rencontre Privé
Aisling regarda la jeune fille avec un petit air bizarre. Alison semblait si calme, si sombre quelle en avait mal à la poitrine. Elle ne dit rien pour éviter de blesser la jeune Poufsouffle.

Elle regarda sa lettre et décida de signer et de regarder la jeune fille qui était en face d’elle.

- Tu veux venir avec moi à la volière ? Je te force à rien mais j’aimerais bien continuer à marcher avec toi ! , disait-elle dans un petit sourire tout en se levant et regardant la jeune fille qui était en face d’elle. Elle lui tendit la main.

Elle voulait qu’une personne vienne avec elle et ne voulait pas être toute seule. Elle avait peur et elle était toujours triste. On ne se remet jamais d’une perte enfin si mais il faudras du temps. Beaucoup de temps. Le temps cicatrisera nos blessures mais pas tout de suite.

Prononcer le nom de l’hippogriffe de sa mère pouvait la faire fondre en larme. Elle avait mal dans sa poitrine tree mal mais voulait rester forte. Elle ne pouvait pas se laisser aller pas maintenant...

Elle allait peut-être se faire une amie. Elle espérait que se soit réciproque mais Alison doit être une personne solitaire et lunaire.

Elle avait quand même quelque chose de magnétique mais elle espérait que tout ira bien avec elle.

pardon pour le retard ...

You better lose yourself in the music, the moment, You own it, you better never let it go, You only get one shot, do not miss your chance to blow, This opportunity comes once in a lifetime. -Lose Yourself- Eminem

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- Tu veux venir avec moi à la volière ? Je te force à rien mais j’aimerais bien continuer à marcher avec toi !

Les propositions, après les questions.
Elle regarda le Lac, l'eau dansant lentement, sensuelle, intouchable, increvable.
Elle regarda le ciel, chargé des premiers nuages de la soirée, légers comme des plumes, voguant dans le vent.
Elle regarda le Soleil s'étirer longuement, étouffant un bâillement dans ses rayons d'or.
Elle regarda le vent se lever, s'enrouler dans les herbes folles, vif et frais, lui glaçant presque les chevilles.
Elle regarda l'arbre frémir avec la brise, déposant à ses pieds une légère couche de feuilles mortes sentant l'humus.

Puis elle songea à la Volière.
Elle n'y était encore jamais allée. Pas d'après ses souvenirs du moins.
La lettre de sa grand-mère était arrivée avec le courrier du matin.
Non, jamais elle n'avait mis les pieds là-bas.
Alors, elle *Imagina.*

Elle imagina les plumes froufroutant sur le bois avant même qu'elle n'y arrive.
Elle imagina l'odeur affreuse la prenant à la gorge, serrant jusqu'à l’étouffer.
Elle imagina les milliards de paires d'yeux oranges fixées sur ses mains.
Elle imagina les milliards de paires de serres acérées tendues vers son visage.
Elle imagina les ailes énormes giflant son visage.
Elle imagina les becs crochus cognant son crâne sans répit.
Elle imagina les hurlements sortant de milles poitrines duveteuses et écrasant son être.
Elle imagina les pupilles dilatées...*STOP!*

Reculant, loin, jusqu'à ce que son dos percute celui de l'arbre, elle enfonça ses ongles dans l'écorce tendre dans un ultime essai pour se raccrocher à la simplicité du Lac.
Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de voir des serres tournoyer autour d'elle, les yeux oranges cligner sans fin, s'allumant et s'éteignant en un bal d'horreur, les cris des oiseaux assourdissant ses oreilles.

"J'p...J'peux pas..."

Elle n'osa pas relever les yeux.
Tout d'abord, le sol continuait à tanguer des visions des chouettes et des hiboux.
Ensuite, elle ne voulait pas voir le regard certainement triste de la verte.

"J'vais... J'vais y aller j'crois..."

Elle n'avait que trop conscience de sa tête qui tournait, de ses membres qui tremblaient si fort qu'elle pensait qu'il allaient se décrocher, de la Peur obscurcissant ses sens, du soleil sur sa peau, aussi froid qu'une lame.

"Désolée."

Ses jambes trouvèrent un point d'appui, et elle arrêta d'écorcher l'arbre de ses mains fines.
Se relevant lentement, elle se dirigea vers le château d'un pas lourd, ne voulant pas courir pour ne pas donner l'impression de fuir même si son cœur battant à tout rompre le lui ordonnait.

Je pense arrêter ici pour ma part.
A voir si Aisling veut rattraper Alison!

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.