CdC Si j'étais un animal ...

@Charlotte Lewis @Damian Temple @Alexei Menkins

Vendredi 3 mai, fin d'après-midi

Le Parc était encore très lumineux malgré un soleil sur le déclin. Le printemps s'était définitivement installé et, même si la brume écossaise se faisait encore tenace au matin, les jours s'allongeaient toujours plus et offraient aux élèves des soirées de plus en plus agréables. Ill n'était pas rare de voir nombre d'entre eux s'attarder jusqu'à la limite du couvre-feu, notamment en fin de semaine, pour profiter de l'air extérieur.

Adrien marchait machinalement, son manuel de métamorphose sous le bras et la tête pleine de pensées. Le professeur Lynch leur avait donné un devoir à rendre en petits groupes de trois et le jeune sorcier avait été réparti dans le groupe de Temple et Lewis, respectivement un Gryffondor et une Serpentard. Adrien ne les connaissait pas tellement malgré le fait qu'ils aient suivi tous les cours ensemble depuis le début de l'année mais le peu d'échange qu'ils avaient eu le confortait dans son idée que travailler avec eux ne serait pas désagréable. Ils avaient convenu d'un rendez-vous le soir même dans le Parc afin de préparer en commun leurs recherches.

La plupart des bancs du parc étaient occupés et le garçon ne trouva pas d'endroit où s'installer pour pouvoir travailler confortablement. Ne voulant pas s'enfoncer plus loin pour éviter que ses camarades aient à le chercher trop longtemps, il choisit de s'arrêter devant les bancs, bien en évidence, afin d'attendre les deux autres. Ensemble, ils chercheraient l'endroit le plus approprié. Nerveusement, comme à chaque fois qu'il attendait quelqu'un, le jeune garçon plongea la main dans sa poche et en sortit un sachet de patacitrouilles qu'il avait récupéré sous son lit après être passé rapidement par la salle commune à la fin des cours. Il jeta un coup d'œil à sa montre : il avait cinq minutes d'avance sur l'horaire convenu, Temple et Lewis ne devraient pas tarder à arriver. Puis, comme si ce geste pouvait avoir la capacité d'accélérer le temps, il croqua dans une patacitrouille et la mâcha lentement.

"L'amitié double les joies, et réduit de moitié les peines" F. Bacon
"Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin" - Poufsouffle, avril 2020.

Adrien de Lanfarge,- 1ère année RP & devoirs

CdC Si j'étais un animal ...
Par Merlin ! Mais c'est que je ne suis pas en retard ! Pour une fois. Je crois que je commence enfin à me faire au rythme de l'école et à ses couloirs interminables, je parviens enfin à me préparer en avance pour arriver pile au bon moment. Dommage que cela ne soit le cas qu'à partir du mois de mai. J'arrive au parc toute heureuse de constater que non seulement il fait encore beau mais en plus de cela il fait bon. L'été se rapproche pour mon plus grand bonheur. Dévalant le début du sentier avec hâte, j'aperçois la tête brune de Adrien, un Poufsouffle, qui se tient de profil. Le brun est dans certains de mes cours, et bien que je n'ai jamais eut l'occasion de lui parler celui-ci semble très gentil.


Prise d'un électrochoc, je me stop un instant avant de réaliser mon incroyable bêtise. Cours. Travailler. Puis soudain ça me reviens, on a rendez-vous au parc pour un devoir de Métamorphose confié par le professeur Lynch. Moi qui croyais que j'allais pouvoir admirer les papillons et poser mes fesses dans l'herbe. Oh misère. Je me tape le front et ma main vient glisser le long de mon visage avec désespoir. Pourquoi ? D'un soupire, je tape dans un cailloux hasardeux et réprime mon envie de me réfugier dans mon dortoir. Qui plus est les deux garçons de mon groupe sont d'autres maisons ils ne pourront alors pas venir me chercher. Argh non je ne peux pas leur faire ça. Je vais donc devoir, comme convenu, préparer les recherches pour ce travail. Mais bon, c'est toujours mieux que d'être en salle d'études ou pire à la bibliothèque. Rien que de le penser ça m'épuise. Au moins on aura la possibilité de discuter plus librement, je n'aurais pas mes oreilles qui siffleront et surtout il n'y aura pas cette veille odeur de bouquins pourris.

Résignée, je m'avance et souris amusée à la vue d'un sachet de patacitrouilles que le garçon tient entre ses mains. Miam. Je tente alors de sortir, non sans quelques difficultés, une baguette magique à la réglisse et fait tomber au passage un paquet vide de vers frétillants. Oups. Si j'ai apprit à gérer l'heure il faut maintenant que devienne plus ordonnée, telle sera ma mission en deuxième année. Je remarque néanmoins que Damian n'est pas encore arrivée. Vais-je devoir l'attendre ? Wouah ça fait donc ça d'être en avance, c'est nul. Bon. D'un élan d'énergie, et surtout parce que je ne veux pas être insupportable avec les deux pauvres garçons qui n'ont rien demandé, je me tapote les joues et clignes vivement des yeux. Mon bâton de réglisse à la bouche j'approche donc Adrien un peu angoissée, bien que je ne l'avouerai jamais.

- Salut Adrien, alors elles sont bonnes tes patacitrouilles ?

@Damian Temple

Moond restera mon vilain bougre.

CdC Si j'étais un animal ...
L'aspect le plus important à assimiler dans la pratique de la Transfiguration concernant des animaux ou tout anima en général est la présence de force vitale. La force vitale est une force primordiale de l'existence qui ne peut jamais être crée ni détruite par la magie humaine, conformément à la loi de Gamp à ce sujet. La transfiguration réussie d'un être vivant ne peut donc être assurée que si le pratiquant comprends les méthodes de contrôle de la force vitale rencontrée dans les créatures vivantes; à moins bien sûr que vous cherchiez à transformer un lapin en paire de pantoufles qui bondissent de peur hors de portée à chaque fois que vous souhaitez les chausser.
- Métamorphose : Transfiguration pour débutants

Tellement ennuyant...

Je piquais du nez sur la table Gryffondor, dans la grande salle. Me redressant avec force, je clignais des yeux, ma vision arrivant difficilement à se focaliser sur la ligne suivante. Mes deux lobes pariétaux se querellaient dans ma tête, l'un argumentant de la nécessité de parfaire ses connaissances, tandis que l'autre exprimait fort opportunément le désintérêt complet de la pratique en une si belle journée. Et ma conscience au milieu essayait désespérément de garder le corps en état de travail...

Pourtant, j'avais des raisons à m'exercer dans cette auto punition. J'avais été selectionné dans un groupe de travail. Et ma fierté m'empêchait d'arriver le cerveau vide. Un Temple se doit d'être force de proposition ! Un Temple est un leader, que les autres regardent avec respect... Me disait ma mère fréquemment.

Les veracrasses, par exemple, ont marginalement plus de force vitale que l'asticot de jardin moyen. En revanche, un crabe de feu aura naturellement deux fois plus de force vitale qu'un crabe bleu. Il est important donc de prendre en compte...
- Métamorphose : Transfiguration pour débutants

Nope !

Ma tête s'enfonça dans le bouquin tel une saucisse dans son hot dog. Alerte ! Alerte ! Le corps ne réponds plus ! Ma conscience ayant claqué la porte, mon esprit sombra dans un rêve étrange remplis d'asticots en costards à Broadway, faisant une chorégraphie acrobatique avec des pantoufles aux pieds.

"Hé..."

Le grand final approchait ! Le héros ver de terre était entré en scène sur son lapin destrier !

"Ho ! Réveille toi, crétin !"

Une baffe dans mon épaule, je me levais en sursaut :

"Je viens vous sauver Dame Lamasticot !"


Je n’eus pour toute réponse que le regard inquisiteur d'une camarade de maison. Le soleil avait baissé.

"Tu bavais sur ton livre !"

Ventre saint-gris ! Il était quelle heure ? Je regardais ma petite montre à ressort. Cornebidouille ! j'étais à la bourre !

Je me levais, claquant mon livre embavé dans le mouvement. Le rangeais dans mon sac et disparu comme le vent. Place, place, populace ! J'ai un rencard, et je ne peux pas être en retard ! Je sautais dans l'escalier, par dessus une partie d'échiquier : "Hé !", passa à travers la discussion de trois flamboyants damoiseaux : "Regarde où tu vas !", et failli rentrer de plein fouet dans la prof d'Histoire de la Magie : "5 points de moins pour Gryff !..". J'étais déjà dehors.

Je courais, courais dans le parc, jusqu'à ce que j'aperçoive une camarade familière à travers un bosquet. Oui, je la reconnaissait ! Charlotte Lewis faisait partie du dit groupe de travail. Je sautais à travers les fourrés, avant d'enjamber d'un bond le banc et de m'asseoir d'un seul tenant, juste à côté d'un garçon en pleine dégustation.

Vlan !

Fiou ! J'étais arrivé à destination. Haletant, je contemplais ma prouesse, puis le silence de mes camarades. Mon assis acolyte tenait dans sa main une gourmandise prête à être dégustée. Oh, c'était si gentiment proposé ! Je l'attrapais, avant de la fourrer dans ma bouche.

"Oh ch'est bon dis donc ! Merci pour la découverte !"

Je tournais la tête de l'un à l'autre.

"Vous êtes prêts pour travailler ?"

Je ne l'étais pas.


CdC Si j'étais un animal ...
Un vendredi de mai, le premier du mois, le premier d'une longue série mais qui ne changeait pas beaucoup des derniers qu'il avait connu. Il faisait beau, il faisait bon. En soit c'était une bonne chose, le paysage resplendissait, il était facile de sortir et de rester longtemps dehors sans avoir à craindre le froid, les fleurs poussaient doucement, les petits animaux se montraient. Il aimait beaucoup se promener dans la nature sous la soleil pour profiter de tout ce qu'il pouvait observer. Mais là c'était différent. Pour la simple et bonne raison que dès qu'il faisait beau, le parc était envahi d'élèves qui venaient profiter de ce beau temps. Le blondinet ne pouvait pas vraiment les en blâmer, après tout il faisait la même chose donc il pouvait difficilement s'en plaindre. Mais toujours était-il que pour quelqu'un comme lui qui aimait le calme et la tranquillité quand il voulait dessiner, la situation pouvait rapidement devenir compliquée. Et cela avait encore été le cas aujourd'hui.

Point positif, il n'avait pas cours l'après-midi donc il avait bien pu profiter, simplement posé au pied d'un arbre, à dessiner les paysages. Du moins jusqu'à la fin des cours pour tous le reste de l'école et il avait alors vu un flot d'élèves débarquer dans le parc, le forçant à s'enfoncer plus loin s'il ne voulait pas complètement perdre sa petite bulle de calme. Du coup il avait rapidement ramassé rapidement ses affaires pour s'éloigner de là où il était, à la recherche d'un endroit un peu plus calme. Il s'éloigna donc des bancs pour trouver un arbre à l'environnement assez calme. Il finit par y arriver. Il n'y avait encore personne autour. Bien sûr, des gens finiraient très certainement par arriver, comme toujours avec cette météo mais au moins il avait encore un peu de calme. Et puis avec un peu de chance, la ou les personnes qui viendraient dans son environnement proche seraient plutôt du genre silencieuses et donc il pourrait continuer son travail tranquillement. Enfin son travail...Il travaillait sur ses fiches sur les créatures magiques alors il était occupé à faire des croquis de toutes les créatures qu'il connaissait assez pour pouvoir faire un dessin ressemblant sans avoir besoin de consulter un modèle avant. Du coup, il se réinstalle rapidement, au pied d'un arbre, le dos soigneusement calé contre le tronc, les genoux repliés devant lui pour servir de support à son carnet de dessin avant qu'il ne repose son crayon sur le papier pour reprendre ses croquis là où il s'était arrêté.

Là seule différence c'était qu'il n'était pas entièrement concentré sur son dessin. D'ordinaire, il était tellement plongé dans ses dessins qu'il ne voyait et n'entendait plus rien autour de lui, ce qui lui donnait souvent de belles frayeurs quand les gens s'approchaient de lui et lui parlaient, ou faisaient un bruit fort près de lui ce qui le sortait de sa transe, lui faisant parfois même rater ses dessins avec des traits de crayons imprévus. Du coup, vu l'affluence des lieux, il préférait garder un minimum d'attention autour de lui, au cas où des gens s'approchaient, histoire de ne pas être surpris. Et puis il ne faisait que des croquis donc au fond ce n'était pas bien grave s'il n'était pas parfaitement concentré.

Recruteur du M.E.R.L.I.N.-Loki
Quatrième année RP

CdC Si j'étais un animal ...
Adrien n'avait pas eu à attendre longtemps avant que Lewis n'arrive au point de rendez-vous : au moins, même si Temple prenait un peu plus de temps, il n'attendrait plus tout seul et cela suffit à lui mettre du baume au cœur.

Bien sûr qu'elles sont bonnes, ce sont mes friandises préférées, dit-il à la jeune fille avec un grand sourire sans se rendre compte que quelques miettes lui étaient restées sur le coin de la bouche et que la succulente pâte de citrouille avait teint ses dents d'un orange léger mais notable. Tu en veux ? demanda-t-il en plongeant sa main dans le paquet afin de proposer une patacitrouille à sa collègue de travail.

Mais le Poufsouffle avait à peine eu le temps de terminer de poser sa question qu'un dératé se présenta devant eux, le visage rouge et le souffle court : il s'agissait de Temple, le Gryffondor et dernier membre de ce trio de travail improvisé. Lors de leur première discussion, Adrien avait trouvé le garçon extrêmement dynamique et un petit peu décalé, ce qui lui avait bien plu et qui venait d'être confirmé par son arrivée en fanfare. D'ailleurs, fidèle à l'impression laissée à Adrien, le garçon à peine arrivé lui retira des mains la fameuse patacitrouille qu'il venait de proposer à Lewis.

Y'a pas de quoi ! répondit-il aux remerciements en rigolant et en jetant un regard qui signifiait "On ne va pas s'ennuyer avec lui, pour sûr !" à la jeune Serpentard. Puis sortant une nouvelle patacitrouille de son paquet qu'il lui tendit cette fois-ci de manière plus visible afin d'éviter qu'elle ne soit de nouveau subtilisée par le garçon, il lui demanda de nouveau : Tu en veux une du coup ?

Une fois son souffle récupéré, Temple amena le sujet qui les avait tous rassemblés : le travail. Mais honnêtement, qui avait envie de travailler sous un ciel aussi beau ? Sans compter les multiples discussions qui avaient lieu sur les bancs et qui produisaient un fond sonore assez toxique pour travailler en bonnes conditions.

De toute façon il va bien falloir qu'on s'y mette à un moment ou à un autre ... Ca vous dit qu'on bouge parce que là c'est un peu bruyant : il y a moins de monde là-bas à côté des arbres, dit-il en désignant un petit bosquet où seule une personne, qui par ailleurs paraissait plutôt calme, était installée.

"L'amitié double les joies, et réduit de moitié les peines" F. Bacon
"Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin" - Poufsouffle, avril 2020.

Adrien de Lanfarge,- 1ère année RP & devoirs

CdC Si j'étais un animal ...
C'étaient la mienne d'abord ! Je le crois pas, Damian m'a volé ma patacitrouille. "Merci pour la découverte" gnagnagna.. t'avais qu'a demandé toi même. Je lance un regard noir au garçon, qui à peine arrivé m'agace déjà. Alors que je fulmine, une autre petite pate orangée vient apparaitre sous mes yeux, plus en évidence que la première. Oh ! Adrien, tout sourire, amusé de la situation m'en propose une nouvelle afin de composer le vol que je viens de subir. A cet instant je suis certaine que des étoiles sont visibles dans mes yeux. Il est vraiment trop gentil ! Calmée et apaisée par la friandise je le remercie et vient la glisser entre mes lèvres avec précipitation de peur de perdre cette autre chance. Le goût sucré de la patacitrouille envahit ma bouche et je fonds de plaisir en fermant les yeux.

La voix de Damian me sort de mon nuage de douceur pour me ramener à la réalité avec fracas. Travailler. Décidément il n'en rate pas une lui. Je marmonne ds mots inaudibles à son intention, en imitant sa voix de manière plus aiguë avec une pointe de débilité. Espèce de bouse de dragon, on ne vole pas la nourriture des gens. Je n'imagine même pas le supplice de manger avec lui, il faudrait se battre pour attraper un bout de poulet.

Adrien, décidé à travailler semble-t'il, désigne un endroit du parc plus isolé du reste, seul un garçon semble être occupé sous un arbre. Je me demande ce qu'il y fait.

- De toute façon il va bien falloir qu'on s'y mette à un moment ou à un autre ... Ca vous dit qu'on bouge parce que là c'est un peu bruyant : il y a moins de monde là-bas à côté des arbres.

Ma baguette de réglisse toujours dans la bouche que je mâchouille, j'avance donc à reculons en direction de ce petit coin avec toute ma motivation laissée au fond de mes chaussures. A mesure que avance, le brouhaha des élèves semble s'éloigner dans le pointant pour ne devenir qu'un simple bourdonnement semblable à celui que je ne connais que trop bien. Mais bon, au moins il est réel celui-ci. Les mains enfoncées dans les poches de ma salopette et la tête en arrière je contemple le ciel et ces nuages discrets aux formes étranges. Nous arrivons au niveau du grand arbre abritant un garçon, Damian devant moi, je m'amuse à m'imaginer lui sauter dessus pour le faire tomber dans l'herbe en guise de vengeance. Je rigole, satisfaite de cette vision libératrice.

@Damian Temple c'est à vous :wise:

Moond restera mon vilain bougre.