Jamais Tranquille !
@Emelyne O'Brien
29 Janvier 2045
Xénos sortit de son cours de Sortilèges avec empressement. Il n’avait plus trop la tête à étudier en ce moment et les cours lui semblaient plus rébarbatifs qu’au début de l’année mais c’était peut-être à cause de la montagne d’ennui qui lui tombait dessus depuis quelques jours qu’il avait cette impression… En passant dans le couloir il se faufila coléreusement entre les groupes d’élèves attroupés, n’hésitant pas à bousculer les gens qui restaient dans son passage pour fuir le plus vite possible cette cohue insupportablement bruyante et cette bonne humeur de fin de journée irritante. Arrivé dans le Hall le Serpentard hésita, il avait aperçu le parc enneigé à travers les fenêtres, il devait faire très froid… Un Serdaigle le bouscula et partit sans s’excuser. Xénos se frotta l’épaule avec agacement et franchit la grande porte d'un pas vif, plongeant dans l’air glacial de l’hiver.
Il avait besoin d’être seul sinon il était sûr de finir par utiliser le livre qu’il avait eu à Noël pour alléger la terre de quelques abrutis… L’idée le fit repenser à sa mère et il grimaça. Il s’élança dans la poudreuse en marmonnant d’agacement, son souffle formant un nuage dans l’air glacial.
Le Serpentard marcha quelques instants au hasard puis il décida d’aller voir si le lac était gelé, en plus personne n’aurait l’idée d’aller jusque là par ce temps donc il était certain de ne pas être dérangé. Tout en avançant au son de la neige crissante, enfin seul, les pensées de Xénos dérivèrent jusqu’à Lewis. Il avait d’abord cru que c’était passé, qu’il avait digéré la trahison mais il ne parvenait toujours pas à se débarrasser de cette haine et de cette colère qui tourbillonnaient dans son ventre comme un océan de lave frémissante… Et son oncle qui ne répondait pas ! Merlin devait avoir une dent contre lui, depuis quelques temps tout allait… Il cessa brutalement de ronchonner dans sa barbe et d’avancer avec la discrétion d’un hippogriffe au pas de charge en apercevant une cape noire devant lui à côté du lac.
Xénos plissa les yeux. Qui avait eu l’idée stupide de venir voir le lac par ce temps ?
Il resta quelques instants figé sur place, observant la silhouette, puis elle se releva de sur la pierre où elle s’était assise et sa capuche glissa, révélant de long cheveux bruns bouclés... Et une écharpe rouge et or.
Xénos s’approcha sans soucis de discrétion et attendit qu’elle se tourne vers lui d’un air surpris pour l’observer en haussant un sourcil dédaigneux.
- Qu’est-ce que tu fais là toi ? Demanda t-il d’un ton curieux et légèrement agressif.
Son plan à la base c’était d’être tranquille mais visiblement même au milieu du parc où il gelait à pierre fendre, c’était impossible...
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Jamais Tranquille !
Le 29 Janvier 2045
Emelyne, emmitouflée dans sa cape et son écharpe aux couleurs de sa maison, capuche recouvrant sa tête, s'était rendu au bord du Lac. Elle avait penser que personne ne viendrais la chercher ici, alors que la neige avait envahie le parc, le couvrant d'un magnifique manteau blanc. Le froid et le contexte de l'hiver devraient tenir les autres à l’intérieur sans doute, près du feu et de leurs amis.
Amis... Emelyne n'était plus du tout certaine d'en avoir... Entre ce qu'elle avait découvert sur la mort de sa meilleure amie Kelly, l'accusation sans fondement dans la grande salle, ce qu'il s'était passer avec son ami Rey qu'elle ne pouvait pas aider et le fait qu'elle se sentait de moins en moins à sa place ici... Sans oublier les lettres de son oncle qui lui semblait sincère, la trahison de son père et l'éloignement de tous ses autres amis : Arya, Klaus, Nicolas, sa Noona Taylor, Alaska, Kevin, etc... Ils l'avaient tous laissée tomber. A moins que ce ne soit elle qui les ai abandonnés ? Elle ne savait plus trop... Elle était seule. Ou presque : il ne lui restait que Gabryel, son meilleur ami ici, en qui elle avait une confiance aveugle. Bien que son oncle ne cessa de lui dire de ce méfier du garçon, qui avait de la famille moldue. Mais de ce que Gabryel lui avait dit, il avait toujours vécu dans le château de sa famille, dans une bulle d’amour et de tendresse. Il y était visiblement choyé et avait été élevé dans le respect des autres. Pour Emelyne, il était évident qu'il était son ami le plus sincère et précieux.
Mais le fait que les lettres de son oncle se soient avérées vraies depuis le début la faisait tout de même douter un peu... Disait-il encore vrai à propos de Gabryel ? Pouvait-elle réellement faire confiance au jeune Gryffondor ? Il ne l'avait jamais trahis jusqu'à maintenant... Pouvait-elle se livrée à lui, lui parler de ses craintes et de ses doutes, et ainsi prendre le risque qu'il l'utilise à son propre avantage ? Gabryel n'était pas du genre à faire ça, n'est-ce pas ? Il ne le ferait sans doute pas... Mais s'il le faisait quand même ? Parfois, elle se disait que revenir en arrière, au temps où tout était plus simple pour elle, où elle ne doutait pas du tout, avant qu'elle n'arrive à Poudlard et que les choses se gâtes, ce serait bien...
Le bruit non camouflés des pas d'une personne dans son dos la sortie de ses sombres pensées. La neige crisait sous ses pas et elle gromelait... Soudainement, la personne dans son dos semblait ne plus bouger et se taire. Emelyne se releva donc de la pierre glaciale où elle s'était assise quelques minutes plus tôt, pour se perdre dans la contemplation de son reflet sur la surface gelée du Lac. Un reflet aussi brouillé et chaotique que l'étaient ses pensées en ce moment... Sa capuche retomba dans son dos, libérant les boucles de sa chevelure, tandis qu'elle se retournait pour lui faire face, un peu surprise. Pourquoi était-il là ? C'était un garçon de Serpentard, avec des cheveux brun mi-long encadrant son visage et des yeux sombres. Sa peau pâle ne le rendait pas pour autant effrayant... Bien au contraire. Il s'approcha à nouveau tout en l'observant, un sourcil relevé. Quand il parla, Emelyne n'aima ni le ton, ni la manière dont il posa sa question. Elle fronça les sourcils mais se retient de lui répondre sur le même ton agressif et désobligeant que lui.
- Je suis venu ici car je pensais que c'était le seul endroit où je ne gênerais pas.
Elle ne mentait pas... Elle ne se sentait pas à sa place à Poudlard ces temps-ci, presque comme une nuisance pour les autres. Peut-être que c'était cette raison qui poussait les autres à s'éloigner d'elle d'ailleurs. En tout cas, ça la poussait elle à s'isoler... Le arc n'avait visiblement pas été le bon endroit pour le faire. Par politesse, et un peu par curiosité, elle ajouta un peu hésitante :
- Et toi ? "Team gênant" comme moi, ou bien... "Team gêné" ?
S'il répondait le premier cas de situation, peut être accepterait-il qu'elle reste dans les parages ? Si non, elle irait chercher un autre lieu pour s'isolée... S'il répondait le deuxième cas, elle s'excuserait de le déranger et s'éloignerait sans ajouter un mot.
Dernière modification par Emelyne O'Brien le 9 mai 2020, 15:10, modifié 1 fois.
6ème Année RP - Vive Gryffondor ! - JFF
Ma volière est ouverte 
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !
Jamais Tranquille !
Où elle ne gênerait pas ? Ouais il comprenait un peu cette impression. Il l’avait ressenti parfois ces derniers temps lorsqu’il avait essayé, à mots couverts bien sûr, de se décharger un peu de son angoisse en en parlant à des gens qu’il appréciait… Mais à vrai dire il ressentait aussi le besoin de s’isoler, et aucun mot d’encouragement ne parvenait vraiment à faire mouche.
- Et toi ? "Team gênant" comme moi, ou bien... "Team gêné" ? Ajouta t’elle après un instant.
Il reposa les yeux sur elle, il avait tendance à s’égarer souvent dans ses pensées ces derniers temps. Il pesa le pour et le contre de lui répondre. Il était venu là pour être seul et réfléchir, pour essayer de trouver un moyen de calmer cette rage angoissée qui tournait dans son ventre nuit et jour. Pas pour discuter. D’habitude il écrivait sur un parchemin des plans pour se venger de Lewis mais l’exercice, aussi amusant et cathartique qu’il ait pu être au début, commençait à devenir inefficace. La Gryffondor avait l’air aussi déprimée que lui, il le voyait à sa tête. Elle avait aussi cette mine soucieuse et comme lui, elle avait de gros cernes noirs et quelque chose de sombre et d’éteint dans les yeux. Quelque chose qu’il avait l’habitude de voir dans son regard quand il osait jeter un coup d’œil à son reflet. En ce moment ça devenait rare. Xénos soupira.
- Un peu des deux je suppose répondit-il d’un ton las. Je supporte pas qu’on me dise que « ça va s’arranger » quand on sait pas de quoi on parle donc j’ai tendance à envoyer les gens voir à Azkhaban si j’y suis… Je crois que je les ennuis autant que moi ils m’ennuient donc y a pas de jaloux comme ça. De toute façon j’ai besoin de réfléchir pas d’essayer de me « changer les idées ».
Il observa la lionne de son regard perçant, il ne l’avait jamais rencontré avant. Faut dire qu’il avait pas vraiment fait l’effort d’aller discuter avec les élèves d’autres maisons à part Améline... La plupart de ses connaissances étaient des Serpents et il avait de toute façon tendance à trouver que les Serpentards étaient plus intéressant que les autres. Mais c’était bizarre quand même, il connaissait la plupart des premières années au moins de vu, sans forcément savoir leur nom. Pourtant il était sûr de ne jamais avoir vu cette fille... Soit, peut-être que sa mémoire lui jouait des tours.
- Xénos Sperande, première année Serpentard se présenta t-il aussi aimablement que son humeur le lui permettait, en lui tendant la main.
Le silence autours d’eux été absolu comme si la neige avait jeté un sort de mutisme sur le parc et il se fit la réflexion que c’était étrange qu’ils aient eu la même idée absurde de sortir voir le lac par ce temps...
- Et toi ? "Team gênant" comme moi, ou bien... "Team gêné" ? Ajouta t’elle après un instant.
Il reposa les yeux sur elle, il avait tendance à s’égarer souvent dans ses pensées ces derniers temps. Il pesa le pour et le contre de lui répondre. Il était venu là pour être seul et réfléchir, pour essayer de trouver un moyen de calmer cette rage angoissée qui tournait dans son ventre nuit et jour. Pas pour discuter. D’habitude il écrivait sur un parchemin des plans pour se venger de Lewis mais l’exercice, aussi amusant et cathartique qu’il ait pu être au début, commençait à devenir inefficace. La Gryffondor avait l’air aussi déprimée que lui, il le voyait à sa tête. Elle avait aussi cette mine soucieuse et comme lui, elle avait de gros cernes noirs et quelque chose de sombre et d’éteint dans les yeux. Quelque chose qu’il avait l’habitude de voir dans son regard quand il osait jeter un coup d’œil à son reflet. En ce moment ça devenait rare. Xénos soupira.
- Un peu des deux je suppose répondit-il d’un ton las. Je supporte pas qu’on me dise que « ça va s’arranger » quand on sait pas de quoi on parle donc j’ai tendance à envoyer les gens voir à Azkhaban si j’y suis… Je crois que je les ennuis autant que moi ils m’ennuient donc y a pas de jaloux comme ça. De toute façon j’ai besoin de réfléchir pas d’essayer de me « changer les idées ».
Il observa la lionne de son regard perçant, il ne l’avait jamais rencontré avant. Faut dire qu’il avait pas vraiment fait l’effort d’aller discuter avec les élèves d’autres maisons à part Améline... La plupart de ses connaissances étaient des Serpents et il avait de toute façon tendance à trouver que les Serpentards étaient plus intéressant que les autres. Mais c’était bizarre quand même, il connaissait la plupart des premières années au moins de vu, sans forcément savoir leur nom. Pourtant il était sûr de ne jamais avoir vu cette fille... Soit, peut-être que sa mémoire lui jouait des tours.
- Xénos Sperande, première année Serpentard se présenta t-il aussi aimablement que son humeur le lui permettait, en lui tendant la main.
Le silence autours d’eux été absolu comme si la neige avait jeté un sort de mutisme sur le parc et il se fit la réflexion que c’était étrange qu’ils aient eu la même idée absurde de sortir voir le lac par ce temps...
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Il semblait perdu dans ses pensées un instant avant de reposer son regard sur elle. Ses yeux sombres n'abritaient aucune lueur de joie à cet instant. Elle aurait même dit qu'il était en colère, triste et... dégoûter peut-être ? Emelyne se dit aussi qu'elle ne devait pas avoir l'air d'aller mieux que lui... Elle avait très mal dormi pour pas changer mais depuis le retour des vacances de noël, c'était encore pire. Elle se revoyait encore, dans son rêve, choisir de tourner le dos à son père parce qu'il lui avait menti puis celui-ci lever sa baguette vers elle et lui lancer un sort de mort pour la punir d'avoir trahi sa famille en se détournant d'eux... Atroce. Elle savait que son père ne ferait jamais une chose pareille. Elle avait aussi été certaine qu'il n'était pas un meurtrier et pourtant... Il était bien responsable de la mort de Kelly. Le Serpentard soupira, comme s'il avait finalement prit sa décision. La réponse qu'il lui fournit ne correspondait en rien à ce à quoi elle s'attendait. Et pourtant, elle la comprenait parfaitement.
- Hum... C'est sûr. Comme si le fait de le dire allait faire en sortes que ce soit le cas... Alors qu'on ne sait même pas ce qu'il en sera de demain.
Elle décida de se rasseoir sur la pierre glaciale. Sentir le froid de la pierre à travers le tissus pourtant épais de sa cape d'hiver et de ses vêtements lui rappelait la réalité de l'instant. Le froid faisait naître un petit nuage de buée éphémère devant elle à chaque respirations et paroles. Elle avait oublié ses gants en sortant de son dortoirs, aussi ses mains étaient gelées. Elle s'efforçait de les garder sous sa cape, où il faisait un peine plus chaud. Le Serpentard se présenta alors en lui tendant la main. Emelyne lui adressa son grand sourire habituel, bien que cette fois il était clair qu'il n'avait rien d'heureux, et lui répondit en saisissant cette main tendue :
- Enchantée. Moi, c'est Emelyne O'Brien, deuxième année à Gryffondor.
Elle lâcha la main du première année. Pas étonnant qu'elle ne l'ai jamais vu... Il était plus jeune qu'elle. Elle devrait sans doute lui montrer l'exemple, pourtant elle n'avait pas la force de faire semblant d'aller bien. De toute manière, il l'avait déjà remarquer et puis... Elle n'en avait juste pas envie. Son reflet sur le bord du lac, juste sous ses pieds, lui donnait la sensation étrange de ne pas être réelle... Seul le fait que le Serpentard l'ait remarqué et lui parlait, ainsi que le froid, lui prouvaient le contraire. Ce n'était pas un simple cauchemars comme ceux qu'elle faisait chaque nuit, dont il suffirait de se réveiller pour y échapper. Non... C'était le réalité. Le regard d'Emelyne parcourut la surface du lac, remonta sans réellement le voir le long du parc, puis se perdit dans la contemplation des montagnes et de la forêt qui entouraient le château, telles des barrières naturelles. Ils étaient dans le lieux le plus sécurisé... Et pourtant, elle ne s'y sentait pas plus en sécurité qu'ailleurs, s'attendant à voir arriver une armée d'ennemi dans l'instant...
- Je suppose que ça ne ferait rien à personne si je disparaissais... Murmura-t-elle pour elle-même.
Le silence autours d’eux été absolu. Elle se sentait si seule et si perdue... Que devait-elle faire ?
- Hum... C'est sûr. Comme si le fait de le dire allait faire en sortes que ce soit le cas... Alors qu'on ne sait même pas ce qu'il en sera de demain.
Elle décida de se rasseoir sur la pierre glaciale. Sentir le froid de la pierre à travers le tissus pourtant épais de sa cape d'hiver et de ses vêtements lui rappelait la réalité de l'instant. Le froid faisait naître un petit nuage de buée éphémère devant elle à chaque respirations et paroles. Elle avait oublié ses gants en sortant de son dortoirs, aussi ses mains étaient gelées. Elle s'efforçait de les garder sous sa cape, où il faisait un peine plus chaud. Le Serpentard se présenta alors en lui tendant la main. Emelyne lui adressa son grand sourire habituel, bien que cette fois il était clair qu'il n'avait rien d'heureux, et lui répondit en saisissant cette main tendue :
- Enchantée. Moi, c'est Emelyne O'Brien, deuxième année à Gryffondor.
Elle lâcha la main du première année. Pas étonnant qu'elle ne l'ai jamais vu... Il était plus jeune qu'elle. Elle devrait sans doute lui montrer l'exemple, pourtant elle n'avait pas la force de faire semblant d'aller bien. De toute manière, il l'avait déjà remarquer et puis... Elle n'en avait juste pas envie. Son reflet sur le bord du lac, juste sous ses pieds, lui donnait la sensation étrange de ne pas être réelle... Seul le fait que le Serpentard l'ait remarqué et lui parlait, ainsi que le froid, lui prouvaient le contraire. Ce n'était pas un simple cauchemars comme ceux qu'elle faisait chaque nuit, dont il suffirait de se réveiller pour y échapper. Non... C'était le réalité. Le regard d'Emelyne parcourut la surface du lac, remonta sans réellement le voir le long du parc, puis se perdit dans la contemplation des montagnes et de la forêt qui entouraient le château, telles des barrières naturelles. Ils étaient dans le lieux le plus sécurisé... Et pourtant, elle ne s'y sentait pas plus en sécurité qu'ailleurs, s'attendant à voir arriver une armée d'ennemi dans l'instant...
- Je suppose que ça ne ferait rien à personne si je disparaissais... Murmura-t-elle pour elle-même.
Le silence autours d’eux été absolu. Elle se sentait si seule et si perdue... Que devait-elle faire ?
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Elle se présenta en souriant mais son sourire n’atteignait pas ses yeux. Une deuxième année. Décidément il avait le chic pour tomber sur des deuxièmes années, cela dit c’était rassurant sa mémoire n’était pas en cause... Xénos la regarda se rasseoir sur la pierre qui devait être glaciale en grimaçant légèrement et en resserrant sa cape autours de lui par réflexe, la lionne elle, ne semblait pas gênée par le froid glacial. Alors qu’un petit silence tombait entre eux, il se sentit gêné et hésita à s’éclipser. Bien il avait vu le lac, il s’était un peu gorgé d’air frais, les autres devaient avoir déserté les couloirs maintenant donc il pourrait rentrer tranquillement sans risquer de croiser des gens… Mais il avait l’impression même s’il ne connaissait pas du tout cette Emelyne qu’ils pouvaient se comprendre. Même déprime semblait-il. Et il devait bien admettre qu’il se demandait ce qu’elle faisait là.
Il l’entendit murmurer tristement mais ne comprit que « si je disparaissais ». Le Serpentard haussa un sourcil, piqué de curiosité. Lui aussi il avait plus d’une raison pour déprimer mais il n’en était pas encore à déprimer à ce point-là… Et elle qu’est-ce qui la rendait si triste ? Ça le distrairait peut-être de ses propres problèmes de parler avec elle... Xénos n’était pas vraiment doué pour la délicatesse ou la diplomatie, il essayait... Vraiment. Et il s’améliorait d’ailleurs, grâce à son rôle de Sang-Pur mais il avait encore tendance à être un peu brusque… Il tourna quelques phrases dans sa tête, quelques stratagèmes pour satisfaire sa curiosité sans demander de façon indiscrète ce qui n’allait pas. Mais il était trop fatigué et ses malheureux neurones pédalaient dans la semoule aujourd’hui… Tant pis.
Il avança près d’elle et l’observa en coin sans daigner s’asseoir.
- Qu’est-ce qui t’arrives quelqu’un t’as fait une crasse à toi aussi ? C’est pour ça que t’évites ta salle commune ?
Il étouffa dans l’œuf toute trace de culpabilité pour ces questions frontales et brusques, prendre des gants c’était pas son truc. Pas sa faute, il avait toujours été comme ça. La trahison de Lewis vint flotter dans son esprit et il se dit que c’était peut-être la même chose pour elle, peut-être qu’un ami lui avait fait une crasse à elle aussi, l’avait trahi ou abandonné ? Et comme il était sorti pour éviter de croiser des gens il supposait que c’était pareil pour elle, de toute façon par ce temps personne n’allait dans le parc pour se promener... En plus elle avait semblé d’accord quand il avait dis que les gens compatissants étaient agaçant ...
- Si ça peut te rassurer t’es pas la seule ajouta t-il amèrement en observant le lac glacé.
Il l’entendit murmurer tristement mais ne comprit que « si je disparaissais ». Le Serpentard haussa un sourcil, piqué de curiosité. Lui aussi il avait plus d’une raison pour déprimer mais il n’en était pas encore à déprimer à ce point-là… Et elle qu’est-ce qui la rendait si triste ? Ça le distrairait peut-être de ses propres problèmes de parler avec elle... Xénos n’était pas vraiment doué pour la délicatesse ou la diplomatie, il essayait... Vraiment. Et il s’améliorait d’ailleurs, grâce à son rôle de Sang-Pur mais il avait encore tendance à être un peu brusque… Il tourna quelques phrases dans sa tête, quelques stratagèmes pour satisfaire sa curiosité sans demander de façon indiscrète ce qui n’allait pas. Mais il était trop fatigué et ses malheureux neurones pédalaient dans la semoule aujourd’hui… Tant pis.
Il avança près d’elle et l’observa en coin sans daigner s’asseoir.
- Qu’est-ce qui t’arrives quelqu’un t’as fait une crasse à toi aussi ? C’est pour ça que t’évites ta salle commune ?
Il étouffa dans l’œuf toute trace de culpabilité pour ces questions frontales et brusques, prendre des gants c’était pas son truc. Pas sa faute, il avait toujours été comme ça. La trahison de Lewis vint flotter dans son esprit et il se dit que c’était peut-être la même chose pour elle, peut-être qu’un ami lui avait fait une crasse à elle aussi, l’avait trahi ou abandonné ? Et comme il était sorti pour éviter de croiser des gens il supposait que c’était pareil pour elle, de toute façon par ce temps personne n’allait dans le parc pour se promener... En plus elle avait semblé d’accord quand il avait dis que les gens compatissants étaient agaçant ...
- Si ça peut te rassurer t’es pas la seule ajouta t-il amèrement en observant le lac glacé.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
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Elle ne savait pas s'il allait rester ou partir. Dans les deux cas, ça ne la dérangerait pas. Elle était venue s'isolée mais la présence du premier année qui semblait aussi triste qu'elle lui semblait presque réconfortante... Presque. Elle se sentie un peu méchante et égoïste mais elle pensa que c'était plutôt bien de pas être la seule à se sentir mal actuellement. Il finit par se rapprocher d'elle et lui poser une question. Elle eut un petit sourire triste quand il usa du mot "crasse". Pouvait-on appeler ceci une "crasse" ? N'était-ce que cela ? Les yeux toujours perdu dans la contemplation de son reflet brouillé, elle se sentait obligé d'expliquer un peu la situation à son cadet :
- Je n'en suis pas certaine... Une "crasse" ce n'est pas si grave que ça. Si ce n'est que ça, alors je devrais vite m'en remettre, n'est-ce pas ? Mais là... Mensonges, trahisons, meurtre... c'est bien plus compliqué, n'est-ce pas ?
Elle soupira... puis reprit, toujours sans le regarder :
- Ma meilleure amie est morte dans un accident qui n'en était pas un, mes amis m'ont abandonnés les uns après les autres, mon père m'a menti alors que je lui faisait confiance et une camarade de Gryffondor m'a humiliée devant toutes l'école dans la Grande Salle... Sans compter un déménagement imprévu à Noël qui m'a fait rencontrer une famille dont j'ignorait l’existence et qui me demande une attitude irréprochable... A ma place, comment réagirais-tu ? Saurais-tu quoi faire ? Comment agir pour ne blesser personne, surtout pas ceux à qui tu tiens, et ne pas être blesser toi-même ?
Cette fois elle tourna la tête dans sa direction et plongea ses yeux ampli de doute dans les ceux du serpentard :
- Peut-on appeler cette situation une "crasse" ?
Elle laissa échapper un rire nerveux avant de poursuivre :
- C'est pour ça que j'évite les autres et que je suis venue ici. Je me suis dit qu'avec ce froid, personne n'aurait l'idée de venir près du lac. Je me suis visiblement trompée... Mais ce n'est peut-être pas si mal.
- Je n'en suis pas certaine... Une "crasse" ce n'est pas si grave que ça. Si ce n'est que ça, alors je devrais vite m'en remettre, n'est-ce pas ? Mais là... Mensonges, trahisons, meurtre... c'est bien plus compliqué, n'est-ce pas ?
Elle soupira... puis reprit, toujours sans le regarder :
- Ma meilleure amie est morte dans un accident qui n'en était pas un, mes amis m'ont abandonnés les uns après les autres, mon père m'a menti alors que je lui faisait confiance et une camarade de Gryffondor m'a humiliée devant toutes l'école dans la Grande Salle... Sans compter un déménagement imprévu à Noël qui m'a fait rencontrer une famille dont j'ignorait l’existence et qui me demande une attitude irréprochable... A ma place, comment réagirais-tu ? Saurais-tu quoi faire ? Comment agir pour ne blesser personne, surtout pas ceux à qui tu tiens, et ne pas être blesser toi-même ?
Cette fois elle tourna la tête dans sa direction et plongea ses yeux ampli de doute dans les ceux du serpentard :
- Peut-on appeler cette situation une "crasse" ?
Elle laissa échapper un rire nerveux avant de poursuivre :
- C'est pour ça que j'évite les autres et que je suis venue ici. Je me suis dit qu'avec ce froid, personne n'aurait l'idée de venir près du lac. Je me suis visiblement trompée... Mais ce n'est peut-être pas si mal.
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Emelyne garda les yeux rivés sur la glace et eut une ombre de sourire. Il cru un instant qu’elle n’allait pas répondre à la question, après tout lui il n’aimait pas particulièrement parler de ce qui lui plombait le moral en ce moment lui alors ça lui semblait compréhensible, mais contre toute attente la lionne parla…
Il écarquilla les yeux en entendant le mot "meurtre". Un peu que c’était plus compliqué qu’une crasse ! Il était resté à son échelle lui, il n’avait pas pensé à des choses aussi graves… Sa curiosité redoubla mais il fit attention à garder un visage neutre et blasé. Sa précaution était plutôt inutile, Emelyne gardait les yeux sur la glace, elle parlait d’une voix monotone si bien que le Serpentard eut l’impression qu’elle lui parlait mais sans vraiment s’adresser à lui, c’était comme si elle pensait à voix haute sans s’en rendre compte. C’était comme un long constat, un résumé de toutes ses peines à elle-même. Et il y en avait d’ailleurs ! Xénos relativisa un peu sa situation en constatant la montagne de problèmes sous laquelle la lionne semblait crouler. Son attention redoubla encore lorsqu’elle prononça le mot « trahison » et lorsqu’elle évoqua des retrouvailles familiales la question habituelle trotta dans l’esprit du Serpentard : Quel était son statut de sang ? « Une attitude irréprochable » ? Ça ressemblait à un truc de Sang-pur ça. Bien.
Elle interrompit ses pensées en lui demandant comment il réagirait à sa place. Bonne question. Il n’avait pas vraiment l’habitude de se préoccuper de s’il blessait les autres ou non à vrai dire, il avait essayé mais il n’avait jamais réussi à comprendre comment faire donc ce point-là était réglé d’avance. Pour ne pas être blessé lui-même il avait sa petite idée, mais il n’eut pas le temps de répondre, la lionne enchaîna. Elle tourna son regard morose vers lui. Et lui demanda si on pouvait appeler ça une crasse. Il fronça les sourcils, il n’était pas sûr de la façon dont il devait le prendre, la question lui parue d’abord agressive et moqueuse mais quand elle ajouta que ce n’était peut-être pas si mal qu’ils se soient croisés, Xénos ravala l’idée d’une contre attaque.
Il prit quelques secondes pour digérer ce discours.
- C’est vrai que c’est pire que ça… La trahison je connais bien par contre, je sais exactement ce que tu ressens là-dessus, j’ai été triste moi aussi au début mais j’ai trouvé comment faire pour plus l’être : faut que tu te focalises sur la colère et sur la vengeance. Essaie d’imaginer comment tu te vengeras de tous ces pourris qui t'ont blessé tu verras ça soulage.
Il évita scrupuleusement de parler d’humiliation, il lui semblait que rien que d’en parler plomberait encore davantage le moral de la lionne. Quand au meurtre qu’elle avait mentionné ? Il ne voulait pas savoir. Il s’accrocha à ce qui lui paraissait positif et digne d’intérêt.
- Après il me semble que c’est bien de rencontrer sa famille non ? Même s'ils sont exigeant...
Il écarquilla les yeux en entendant le mot "meurtre". Un peu que c’était plus compliqué qu’une crasse ! Il était resté à son échelle lui, il n’avait pas pensé à des choses aussi graves… Sa curiosité redoubla mais il fit attention à garder un visage neutre et blasé. Sa précaution était plutôt inutile, Emelyne gardait les yeux sur la glace, elle parlait d’une voix monotone si bien que le Serpentard eut l’impression qu’elle lui parlait mais sans vraiment s’adresser à lui, c’était comme si elle pensait à voix haute sans s’en rendre compte. C’était comme un long constat, un résumé de toutes ses peines à elle-même. Et il y en avait d’ailleurs ! Xénos relativisa un peu sa situation en constatant la montagne de problèmes sous laquelle la lionne semblait crouler. Son attention redoubla encore lorsqu’elle prononça le mot « trahison » et lorsqu’elle évoqua des retrouvailles familiales la question habituelle trotta dans l’esprit du Serpentard : Quel était son statut de sang ? « Une attitude irréprochable » ? Ça ressemblait à un truc de Sang-pur ça. Bien.
Elle interrompit ses pensées en lui demandant comment il réagirait à sa place. Bonne question. Il n’avait pas vraiment l’habitude de se préoccuper de s’il blessait les autres ou non à vrai dire, il avait essayé mais il n’avait jamais réussi à comprendre comment faire donc ce point-là était réglé d’avance. Pour ne pas être blessé lui-même il avait sa petite idée, mais il n’eut pas le temps de répondre, la lionne enchaîna. Elle tourna son regard morose vers lui. Et lui demanda si on pouvait appeler ça une crasse. Il fronça les sourcils, il n’était pas sûr de la façon dont il devait le prendre, la question lui parue d’abord agressive et moqueuse mais quand elle ajouta que ce n’était peut-être pas si mal qu’ils se soient croisés, Xénos ravala l’idée d’une contre attaque.
Il prit quelques secondes pour digérer ce discours.
- C’est vrai que c’est pire que ça… La trahison je connais bien par contre, je sais exactement ce que tu ressens là-dessus, j’ai été triste moi aussi au début mais j’ai trouvé comment faire pour plus l’être : faut que tu te focalises sur la colère et sur la vengeance. Essaie d’imaginer comment tu te vengeras de tous ces pourris qui t'ont blessé tu verras ça soulage.
Il évita scrupuleusement de parler d’humiliation, il lui semblait que rien que d’en parler plomberait encore davantage le moral de la lionne. Quand au meurtre qu’elle avait mentionné ? Il ne voulait pas savoir. Il s’accrocha à ce qui lui paraissait positif et digne d’intérêt.
- Après il me semble que c’est bien de rencontrer sa famille non ? Même s'ils sont exigeant...
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Jamais Tranquille !
Elle crut un instant l'avoir effrayé et qu'il allait partir sans lui répondre... Mais non, finalement, il semblait juste réfléchir à sa question. Emelyne avait toujours garder pour elle se qu'elle avait sur le cœur. Par crainte de blesser ses proches et de se retrouver à nouveau isolée. Mais Xénos semblait la comprendre, comme si elle pouvait absolument tout lui dire. Ils n'étaient pas assez proches pour qu'elle craigne de perdre son amitié, mais semblaient partagé une peine similaire qui les reliaient. Pour la première fois depuis très longtemps, elle avait se sentiment agréable de pouvoir tout dire sans en subir de conséquences.
Ce qu'il finit par lui répondre la conforta dans son idée. Ce n'était pas qu'une petite crasse... C'était bien plus compliqué. Et ils partageaient le fait d'avoir été trahi. Quand il affirma avoir trouvé le moyen de ne plus être triste à cause de ça, Emelyne l'observa et l'écouta avec attention. "La Colère et la vengeance ? ...il n'a pourtant pas l'air d'être plus heureux actuellement, ni soulagé. Mais... Peut-être qu'il a raison ?" pensa-t-elle. Imaginer Ambre subir la même chose qu'elle lui avait fait serait certainement jouissif dans un sens... Il existerait alors réellement une certaine justice dans ce monde. Mais qu'en était-il de son père ? Comment pouvait-elle même envisager un instant de se venger de son père qui lui avait menti et était responsable de la mort de sa meilleure amie ? Son père avait toujours eu son admiration, son affection et sa confiance... Elle n'avait jamais douter de lui. Elle rêvait même de devenir Auror tout comme lui. Mais maintenant, elle n'était plus certaine du tout. Serait-elle réellement heureuse de se venger de tout ceux qui lui avaient menti et s'étaient jouer d'elle ?
Elle ne put pas plus y réfléchir car il parlait déjà de ce qu'il pensait être positif dans tout ce qu'elle avait dit. Et elle ne pu que se résoudre à être d'accord avec lui...
- Oui, tu as sans doute raison... Ils ne sont pas tous comme ça. Juste mes grands-parents. Ma famille est une famille de sorciers depuis des générations. On pourrait sans doute presque dire que nous sommes "Sang-pur" s'il n'y avait pas eu cette modification à la suite de la chute du Seigneur des Ténèbres à l'époque de la bataille de Poudlard. Mais une famille de Sang-pur fière d'être Gryffondor sur des générations et de protéger les moldus, si on peut dire... De plus, tu as du le remarquer à mon accent, mais nous sommes une famille irlandaise. Mais pas n'importe laquelle de ce que j'ai pu découvrir... Selon mes Grands-parents, nous sommes les descendants de la famille du Roi Irlandais Brien Boru... Rien que ça.
Emelyne soupira. Elle avait encore du mal avec cette histoire d'être la "digne héritière" d'un roi tellement ancien que sa famille n'avait en théorie plus aucun "réel droit" de le revendiqué...
- Ils veulent que je me comporte comme une parfaite petite princesse de château, que je sois la plus intelligente et la plus forte en magie... La plus sage aussi. Mais je ne comprends pas pourquoi... Nous ne sommes que des citoyens lambda actuellement. Ce titre de "Noblesse", n'a plus aucun impacte de nos jours. Il n'a aucune valeur. Surtout que jusqu'à maintenant, ils avaient ignoré totalement ma famille, qui vivait au milieu d'un village de moldus...
Elle eu un instant d'hésitation, réfléchissant à ce qu'il s'était passer pendant les vacances de noël.
- Je ne suis qu'une sorcière comme les autres... Je ne veux pas de leur titre débile, ni d'un statut de sang particulier. Je suis juste Emelyne O'Brien et ça me suffit...
Elle ne voulait pas que les gens la voit comme "l'héritière" ou comme "la sang-pur qui n'en a pas le titre"... Elle voulait restée l'amicale Emelyne, que l'on appréciait pour ce qu'elle était. Mais... était-elle réellement apprécier au final ?
Ce qu'il finit par lui répondre la conforta dans son idée. Ce n'était pas qu'une petite crasse... C'était bien plus compliqué. Et ils partageaient le fait d'avoir été trahi. Quand il affirma avoir trouvé le moyen de ne plus être triste à cause de ça, Emelyne l'observa et l'écouta avec attention. "La Colère et la vengeance ? ...il n'a pourtant pas l'air d'être plus heureux actuellement, ni soulagé. Mais... Peut-être qu'il a raison ?" pensa-t-elle. Imaginer Ambre subir la même chose qu'elle lui avait fait serait certainement jouissif dans un sens... Il existerait alors réellement une certaine justice dans ce monde. Mais qu'en était-il de son père ? Comment pouvait-elle même envisager un instant de se venger de son père qui lui avait menti et était responsable de la mort de sa meilleure amie ? Son père avait toujours eu son admiration, son affection et sa confiance... Elle n'avait jamais douter de lui. Elle rêvait même de devenir Auror tout comme lui. Mais maintenant, elle n'était plus certaine du tout. Serait-elle réellement heureuse de se venger de tout ceux qui lui avaient menti et s'étaient jouer d'elle ?
Elle ne put pas plus y réfléchir car il parlait déjà de ce qu'il pensait être positif dans tout ce qu'elle avait dit. Et elle ne pu que se résoudre à être d'accord avec lui...
- Oui, tu as sans doute raison... Ils ne sont pas tous comme ça. Juste mes grands-parents. Ma famille est une famille de sorciers depuis des générations. On pourrait sans doute presque dire que nous sommes "Sang-pur" s'il n'y avait pas eu cette modification à la suite de la chute du Seigneur des Ténèbres à l'époque de la bataille de Poudlard. Mais une famille de Sang-pur fière d'être Gryffondor sur des générations et de protéger les moldus, si on peut dire... De plus, tu as du le remarquer à mon accent, mais nous sommes une famille irlandaise. Mais pas n'importe laquelle de ce que j'ai pu découvrir... Selon mes Grands-parents, nous sommes les descendants de la famille du Roi Irlandais Brien Boru... Rien que ça.
Emelyne soupira. Elle avait encore du mal avec cette histoire d'être la "digne héritière" d'un roi tellement ancien que sa famille n'avait en théorie plus aucun "réel droit" de le revendiqué...
- Ils veulent que je me comporte comme une parfaite petite princesse de château, que je sois la plus intelligente et la plus forte en magie... La plus sage aussi. Mais je ne comprends pas pourquoi... Nous ne sommes que des citoyens lambda actuellement. Ce titre de "Noblesse", n'a plus aucun impacte de nos jours. Il n'a aucune valeur. Surtout que jusqu'à maintenant, ils avaient ignoré totalement ma famille, qui vivait au milieu d'un village de moldus...
Elle eu un instant d'hésitation, réfléchissant à ce qu'il s'était passer pendant les vacances de noël.
- Je ne suis qu'une sorcière comme les autres... Je ne veux pas de leur titre débile, ni d'un statut de sang particulier. Je suis juste Emelyne O'Brien et ça me suffit...
Elle ne voulait pas que les gens la voit comme "l'héritière" ou comme "la sang-pur qui n'en a pas le titre"... Elle voulait restée l'amicale Emelyne, que l'on appréciait pour ce qu'elle était. Mais... était-elle réellement apprécier au final ?
6ème Année RP - Vive Gryffondor ! - JFF
Ma volière est ouverte 
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !
Jamais Tranquille !
Il écouta Emelyne lui parler de sa famille avec intérêt, une famille de Gryffondor depuis des générations, des Sang-purs… Très intéressant. Ça le troublait toutefois qu’Emelyne ait l’air de se sentir si écrasé par les exigences de sa noble famille. Il n’avait jamais pensé à cette dimension-là du fait d’être un Sang-Pur : l’exigence. Cela dit ça lui semblait plutôt positif à lui, une façon d’obtenir le meilleur de soi-même en étant poussé par sa famille. Xénos quant à lui n’avait jamais vécu ça de la part de personne, en général c’était son perfectionnisme à lui qui lui mettait la pression…
Alors que la lionne détaillait davantage sa situation et les exigences qui pesaient sur elle, Xénos l’observait avec intérêt, c’était vraiment étrange ce qu’elle disait là pour lui qui désirait de plus en plus ardemment que sa mère soit resté fidèle à son sang, depuis des semaines cette idée s’était insinué en lui, progressivement. D’abord seulement un jeu mental de « et si ? », et si Maman s’était marié avec un Sang-pur ? Et si j’étais né et j’avais vécu dans le monde magique toute ma vie ? D’abord et c’était ce qui l’avait le plus marqué il n’aurait jamais subit ce rejet de la part des moldus, cette douleur et cette solitude... Puis il aurait sans doute était meilleur en magie en étant immergé continuellement dans cet univers… Il n’aurait pas toutes ces lacunes, ces manques de références qui le faisait se sentir si bête parfois au détour d’une conversation banale avec un sorcier… Pour lui l’idée d’être un Sang-pur s’était doucement coloré d’un éclat rêvé et il peinait à comprendre qu’Emelyne se sente à l’étroit dans les exigences de sa famille.
Mais quand elle conclut en lui disant qu’elle n’était qu’une sorcière comme les autres, Xénos comprit.
Doutait elle au final d’être digne d’un tel titre ? Avait elle l’impression qu’elle était plus que simplement une héritière ? En tout cas l’idée semblait tout à fait logique au Serpent. Lui non plus il n’aurait pas aimé être réduit à son Sang. Mais son sang à lui était impur aussi. Il tiqua sur un détail intéressant…
- Dans ces conditions je comprend que ça doit pas être facile ces histoires de famille assura t-il en repensant vaguement à son oncle. Il se concentra toutefois pour rester focaliser sur la conversation et ne pas se perdre dans ses pensées moroses.
- Tu as vécu au milieu des moldus alors ? Demanda doucement Xénos en rabattant sa cape sur lui et en s’asseyant à côté d’elle sur la pierre glacée.
Il se sentait étrangement apaisée alors qu’il discutait avec la lionne, c’était bizarre. Mais sa propre question lui fit repenser à Lewis et une amertume grisâtre retomba brutalement sur lui comme un voile poisseux et lourd, son regard noir se perdit dans les reflets glacés du lac alors que le brasier de sa haine se ravivait à cette simple pensée. Sale traître. Lâche & Sournois. Tous pareils cette sale engeance moldue...
Alors que la lionne détaillait davantage sa situation et les exigences qui pesaient sur elle, Xénos l’observait avec intérêt, c’était vraiment étrange ce qu’elle disait là pour lui qui désirait de plus en plus ardemment que sa mère soit resté fidèle à son sang, depuis des semaines cette idée s’était insinué en lui, progressivement. D’abord seulement un jeu mental de « et si ? », et si Maman s’était marié avec un Sang-pur ? Et si j’étais né et j’avais vécu dans le monde magique toute ma vie ? D’abord et c’était ce qui l’avait le plus marqué il n’aurait jamais subit ce rejet de la part des moldus, cette douleur et cette solitude... Puis il aurait sans doute était meilleur en magie en étant immergé continuellement dans cet univers… Il n’aurait pas toutes ces lacunes, ces manques de références qui le faisait se sentir si bête parfois au détour d’une conversation banale avec un sorcier… Pour lui l’idée d’être un Sang-pur s’était doucement coloré d’un éclat rêvé et il peinait à comprendre qu’Emelyne se sente à l’étroit dans les exigences de sa famille.
Mais quand elle conclut en lui disant qu’elle n’était qu’une sorcière comme les autres, Xénos comprit.
Doutait elle au final d’être digne d’un tel titre ? Avait elle l’impression qu’elle était plus que simplement une héritière ? En tout cas l’idée semblait tout à fait logique au Serpent. Lui non plus il n’aurait pas aimé être réduit à son Sang. Mais son sang à lui était impur aussi. Il tiqua sur un détail intéressant…
- Dans ces conditions je comprend que ça doit pas être facile ces histoires de famille assura t-il en repensant vaguement à son oncle. Il se concentra toutefois pour rester focaliser sur la conversation et ne pas se perdre dans ses pensées moroses.
- Tu as vécu au milieu des moldus alors ? Demanda doucement Xénos en rabattant sa cape sur lui et en s’asseyant à côté d’elle sur la pierre glacée.
Il se sentait étrangement apaisée alors qu’il discutait avec la lionne, c’était bizarre. Mais sa propre question lui fit repenser à Lewis et une amertume grisâtre retomba brutalement sur lui comme un voile poisseux et lourd, son regard noir se perdit dans les reflets glacés du lac alors que le brasier de sa haine se ravivait à cette simple pensée. Sale traître. Lâche & Sournois. Tous pareils cette sale engeance moldue...
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Jamais Tranquille !
Xénos semblait l'écouter attentivement, bien qu'Emelyne ne pourrait en jurer étant donner qu'elle ne le regardait pas. Son regard bleu gris se perdait toujours sur la surface gelée du lac. Elle se demanda si le garçon comprendrait ce qu'elle ressentait, ce qu'elle pensait... Quand il prit la parole, elle fut d'abord rassurer, car il semblait effectivement l'avoir comprise. Puis surprise de sa question. Pourquoi voulait-il savoir cela ? Emelyne le scruta un instant, comme pour lire à travers ses intentions. Mais le garçon semblait plutôt serein actuellement, mis à part le regard noir qu'il lança en regardant le lac à son tour. Il s'était même installé à côté d'elle, signe d’intérêt pour ce qu'elle disait. Elle se détourna à nouveau du garçon et lui répondit donc :
- Oui. Je vivais à Kilmurry, un village irlandais dans le comté de Clare. Un village à 98% moldus, je dirais... La ville la plus proche est Shannon, là où je suis née étant donné que c'est là que ce trouve l'hôpital le plus proche de chez moi. Mes pouvoir se sont révélé quand j'avais trois ans mais personne n'as pu les détecter jusqu'à ce que j’atteigne ma sixième année. A l'époque, mes parents ne voulaient pas que je sois triste si jamais je ne développais pas de pouvoir, alors ils m'ont élevée comme si nous étions moldus aussi. Je sentais que je n'étais pas comme les autres enfants, et eux aussi le sentaient, mais j'étais incapable de dire pourquoi...
Elle eu un instant de nostalgie : à l'époque, elle était encore le seul enfant de ses parents et ils faisait très attention à elle.
- Quand j'ai su que j'étais une sorcière en vérité, que je possédais des pouvoirs et que j'irais à Poudlard pour apprendre à les maîtriser, j'ai été soulager et inquiète. D'un côté je pouvais enfin expliquer ma différence avec les autres enfants, de l'autre je savais que j'allais être rejeter définitivement si ils l’apprenaient. Je devais donc faire semblant d'être comme eux. Cette même année, mes parents ont eu mes frères et j'ai été un peu mise de côté... S'occuper de jumeaux n'a rien de facile, si tu veux savoir. Evidemment, les autres enfants et les adultes du village qui ne m'appréciaient déjà pas, sont devenus encore plus méchants... J'étais toute seule contre eux.
L'image de sa meilleure amie lui revint à ce moment là. Elle rectifia donc :
- Enfin presque... Heureusement, il y avait Kelly. C'est la seule qui ne m'a pas abandonné, même quand je lui ai révéler mon secret. Elle savait que j'étais une sorcière mais elle s'en moquait. J'étais son amie avant tout d'après elle.
Parler de cette période était un peu douloureux pour elle, mais lui faisait étrangement du bien. Elle n'avait jamais réellement parler de son enfance avec les autres. De comment elle avait été harcelée par les moldus, de comment les adultes la traitaient de démon, des regards méfiants et mauvais dont ont la couvrait dans les rues... Elle n'avait pas l'habitude de parler d'elle ainsi, aussi longtemps et d'en révéler autant... Avait-elle raison de le faire ? Elle ne savait pas, mais elle avait vraiment l'impression que Xénos l'écouterait et la comprendrait, qu'il ne la jugerait pas "faible", "idiote", "inutile", "monstrueuse" ou autres. Et surtout, elle ne risquait rien à lui en parler : ils ne se connaissaient pas vraiment, ils n'étaient pas vraiment amis, donc elle n'allait pas perdre une amitié en révélant tout ceci. Peut-être que s'il comprenait ce qu'elle disait et ressentait, ils deviendraient proche et se lierait d'amitié ? Alors elle aurait trouver un ami avec qui elle pourrait réellement parler de tout, sans avoir crainte de faire un faux pas... Et si non... Ce n'était pas bien grave : ils repartiraient chacun de leur côté et peut-être ne se reverraient-ils plus. Elle décida de lui renvoyer sa question :
- Et toi ? Tu vivais aussi au milieu des moldus ?
Qu'elle puisse parler était bien, certes. Mais elle pouvait aussi écouter si le garçon avait lui aussi le besoin de parler de ce qui n'allait pas.
- Oui. Je vivais à Kilmurry, un village irlandais dans le comté de Clare. Un village à 98% moldus, je dirais... La ville la plus proche est Shannon, là où je suis née étant donné que c'est là que ce trouve l'hôpital le plus proche de chez moi. Mes pouvoir se sont révélé quand j'avais trois ans mais personne n'as pu les détecter jusqu'à ce que j’atteigne ma sixième année. A l'époque, mes parents ne voulaient pas que je sois triste si jamais je ne développais pas de pouvoir, alors ils m'ont élevée comme si nous étions moldus aussi. Je sentais que je n'étais pas comme les autres enfants, et eux aussi le sentaient, mais j'étais incapable de dire pourquoi...
Elle eu un instant de nostalgie : à l'époque, elle était encore le seul enfant de ses parents et ils faisait très attention à elle.
- Quand j'ai su que j'étais une sorcière en vérité, que je possédais des pouvoirs et que j'irais à Poudlard pour apprendre à les maîtriser, j'ai été soulager et inquiète. D'un côté je pouvais enfin expliquer ma différence avec les autres enfants, de l'autre je savais que j'allais être rejeter définitivement si ils l’apprenaient. Je devais donc faire semblant d'être comme eux. Cette même année, mes parents ont eu mes frères et j'ai été un peu mise de côté... S'occuper de jumeaux n'a rien de facile, si tu veux savoir. Evidemment, les autres enfants et les adultes du village qui ne m'appréciaient déjà pas, sont devenus encore plus méchants... J'étais toute seule contre eux.
L'image de sa meilleure amie lui revint à ce moment là. Elle rectifia donc :
- Enfin presque... Heureusement, il y avait Kelly. C'est la seule qui ne m'a pas abandonné, même quand je lui ai révéler mon secret. Elle savait que j'étais une sorcière mais elle s'en moquait. J'étais son amie avant tout d'après elle.
Parler de cette période était un peu douloureux pour elle, mais lui faisait étrangement du bien. Elle n'avait jamais réellement parler de son enfance avec les autres. De comment elle avait été harcelée par les moldus, de comment les adultes la traitaient de démon, des regards méfiants et mauvais dont ont la couvrait dans les rues... Elle n'avait pas l'habitude de parler d'elle ainsi, aussi longtemps et d'en révéler autant... Avait-elle raison de le faire ? Elle ne savait pas, mais elle avait vraiment l'impression que Xénos l'écouterait et la comprendrait, qu'il ne la jugerait pas "faible", "idiote", "inutile", "monstrueuse" ou autres. Et surtout, elle ne risquait rien à lui en parler : ils ne se connaissaient pas vraiment, ils n'étaient pas vraiment amis, donc elle n'allait pas perdre une amitié en révélant tout ceci. Peut-être que s'il comprenait ce qu'elle disait et ressentait, ils deviendraient proche et se lierait d'amitié ? Alors elle aurait trouver un ami avec qui elle pourrait réellement parler de tout, sans avoir crainte de faire un faux pas... Et si non... Ce n'était pas bien grave : ils repartiraient chacun de leur côté et peut-être ne se reverraient-ils plus. Elle décida de lui renvoyer sa question :
- Et toi ? Tu vivais aussi au milieu des moldus ?
Qu'elle puisse parler était bien, certes. Mais elle pouvait aussi écouter si le garçon avait lui aussi le besoin de parler de ce qui n'allait pas.
6ème Année RP - Vive Gryffondor ! - JFF
Ma volière est ouverte 
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !