RPG+ Les voix du silence

21 mai 2045
Au bord du lac
@Phoebe Everhart


Ses pieds nus réalisaient dans le lac de légers mouvements circulaires. Le lac était si noir qu'Anna ne percevait pas la couleur de sa peau à travers l'eau.
Enfin un moment de tranquillité, enfin un moment de silence en dehors du bruit permanent du château. Elle essayait d'écouter ce silence apaisant, les oiseaux qui chantaient, mais elle n'y arrivait pas. Une personne normale venant ici à ce moment-là n'aurait rien entendu, juste le clapotis de l'eau sur la rive du lac. Mais la jeune fille entendait autre chose, une chose qui se passait dans sa tête, et qui transformait ce moment, qu'elle aurait habituellement trouvé reposant, en moment de solitude absolu et de douleur.
*Seule*
Sa phrase habituelle, La Voix lui répétait sans arrêt, tellement souvent qu'elle avait fini par y croire.
Seule, je suis seule...

La froideur du lac était agréable, elle lui faisait oublier sa douleur permanente. Elle essayait de faire le vide dans sa tête, mais n'arrivait pas à se sentir vraiment seule avec elle-même. La Voix était toujours là, et ne partirait jamais, c'est ce qu'Alison lui avait dit. Anna avait confiance en elle, c'était une des seules personnes qui ne lui avait pas tourné le dos, elle était restée, et l'avait soutenue dans les moments les plus difficiles. Elle était là au commencement, et continuait de rester malgré les insultes incontrôlables que lui criaient en permanence la jeune gryffone.
Elle n'avait plus aucun contrôle sur ses paroles, ses actions, plus rien.
Elle était devenue aussi froide que l'eau du lac, aussi sombre que lui, aussi impénétrable.
Rare étaient les personnes qui osaient à présent s'approcher d'elle, ou la regarder droit dans les yeux malgré son regard empli de noirceur. La plupart des personnes avait peur, ou pitié d'elle lorsque les larmes coulaient sans prévenir.
Elle ne les comptait plus, elles coulaient chaque nuit sur son visage abîmé. Elles glissaient le long de sa joue, de ses cernes bleutés provoqués par ses insomnies. Anna ne se préoccupait plus de son apparence.
Quelle importance après tout ? Je suis seule, cela ne sert à rien...
*Laide*

Ses yeux se fermèrent doucement, et ses pieds continuèrent leur danse incessante dans l'eau glaciale. Elle essayait de se détendre, de réduire le noir présent dans son regard, sa colère, sa tristesse.
Mais s'en était trop. Toutes ces critiques que La Voix lui répétait était trop dures à supporter pour son petit cœur. Ce cœur qui était anciennement joyeux, plein de sourires et de bonheur.
*Brisé*
Il était brisé en mille morceaux, et personne ne pouvait le réparer.
Un larme. D'autres la suivirent.
Pourquoi tant de pensées négatives ? Pourquoi tant de haine ?
Elle aurait aimé avoir un moment de silence.

Les parties en italique sont les pensées d'Anna.
Les parties en italique, en gras et entre * sont les paroles de La Voix.
Dernière modification par Anna Brown le 11 déc. 2020, 16:58, modifié 1 fois.

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Perdue.
Où?


Ici.

Comment?


Pas pris le bon chemin, ça arrive de temps en temps.

Elle était censée réviser mais se trouvait là, sur les rives du lac. Tout la ramenait toujours vers le lac. Pourquoi? Surement parce que les élèves n'allait que très rarement jusque là.
Elle marchait pied nu sur le sol froid, sans prendre la peine d'éviter les échardes ou les pierres, cela était inévitable. Tout arriverait un jour ou l'autre.
Ses chaussures abandonnées au loin sur la rive. Peut-être n'y serai-t-elle plus une fois le tour du lac achevé. Tout pouvait arriver. Des hirondelles les emporterai peut-être pour s'en faire un nid de fortune. Ou bien les êtres de l'eau s'en servirai pour jouer des claquettes. Tout pouvait arriver.
Les rayons de soleil caressaient la cime des arbres créant une symphonie d'ombre et lumière sur le lac. Le ciel rouge flamboyant sortait d'une aquarelle, d'un dessin d'antan. La notion d'écoulement du temps n’existait plus.
Rajouté à cela les mésanges volant de droite à gauche et chantant de notes mélodieuses.

Elle s'approcha du la surface de l'eau pour y pénétrer. Jamais elle n'avait touché le lac noir. Malgré les longues journée passée à ses cotés il n'avait toujours été rien d'autre qu'un élément de décors.
L'eau était plus chaude qu'elle ne l'aurait pensé. le fond était jonché de pierres et d'algues sur lesquelles Phoebe manqua de tomber.
Des poissons godillais aléatoirement sous la surface sans se soucier de ce qui se passait au dessus d'eux. Elle les suivait du regard espérant qu'ils l’amènerait à leur source d’insouciance.
Tête baissé, elle marchait derrière d'un pas léger, sautant d'une pierre à l'autre, sa robe imprégné d'eau flottant derrière elle. Les poissons continuait de voguer entre les algues à la recherche d'un abris pour la nuit, sans se soucier des ondes de choc que provoquait les pieds de Phoebe en atteignant la surface. C'était comme si elle faisait partie de leur banc et qu'ils voulaient lui présenter le lac. Elle voulait plonger sous l'eau, nager avec eux jusqu'au fond du de cette étendue d'eau, pour aller découvrir le fond du lac ainsi que ses merveilles oubliés.
Tant d'idées fourmillaient dans son esprit pour s'enfuir de ce monde, qu'elle ne considérait pas comme le sien. Tant d'idées qu'elle craignait de mettre à l'oeuvre de peur de regretter quelque chose de ce monde étranger.
Un fin croissant de lune, illuminé par quelques rayons de soleil avait fait son apparition.
Les poissons poursuivait leur route, n'ayant que faire de ces changement aussi banal, qu'est la nuit ou le jour.
Ils nageaient d'une manière si raffinée, si douce rien que les regarder était réconfortant. Aucune personne sur terre n'aurait pu prétendre être plus distingué qu'eux.
Elle releva la tête, pour admirer le paysage.
Une fille.
Une fille se tenait à quelques mètres d'elle, la tête baissé les bras pendant le long de son corps.
De cette distance Phoebe n'arrivait pas à la discerner qui elle était exactement. Elle s'approcha lentement. La fille n'avait pas remarqué sa présence, trop absorbée dans ses propres pensées.
Phoebe était à présent à un être d'elle et pouvait voir nettement les traits de son visage était marqué par la tristesse et les tourments.

-Qu'est ce qui t'arrive?


Ces mots avait été prononcé avec si peu de tact. Elle n'avait pas eu le temps de réfléchir à ce qu'elle allait dire. C'était sorti de sa bouche sans passer par sa tête.
Elle le regrettait déjà.

Navré pour le retard, @Anna Brown :/

♫ do ré do ré do la ♫
Bravo, tu as trouvé le deuxième indice ! Mais ça n’est pas aussi simple…

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Perdue dans ses pensées, en dialogue avec La Voix, Anna n'entendait pas les pas aux alentours. Elle entendait seulement ce qui se passait dans sa tête, avec comme fond, le léger bruit de l'eau froide se glissant sur ses pieds nus.
Une voix l'interpella. Cette voix venait de stopper le silence extérieur que la jeune fille essayait d'apprécier, malgré ses larmes, et le vacarme infernal qui se passait dans sa tête.

-Qu'est ce qui t'arrive?

Question pertinente.
Elle même n'en connaissait pas la réponse. Que lui arrivait-elle ?
Elle se retourna lentement et aperçut une jeune fille, sûrement du même âge qu'elle, qui était elle-aussi chez les Gryffons. Elles ne s'étaient jamais parlé auparavant, mais Anna avait une bonne mémoire visuelle, et se rappelait l'avoir croisé dans la salle commune.
Mais elle avait envie d'être seule, pas de parler avec une simple fille qui ne comprenait sûrement rien à ce qu'elle ressentait.
Qu'est-ce qui m'arrive...
La jeune fille avait dû remarquer la larme. Anna regrettait de s'être relâcher et de l'avoir laisser couler le long de sa joue. En plein jour, elle préférait se faire petite, rester dans son coin pour ne pas avoir à supporter les regards plein de pitié des autres.
*Tu es pitoyable*
Anna essuya rapidement la larme de la manche de son pull, et lança un regard noir à la jeune fille. Elle voulait être seule, comme à son habitude.
Le regard noir marchait de temps en temps, et elle espérait qu'il marcherait cette fois-ci en réussissant à faire partit la gryffone.
Phoebe.
Bien sûr qu'elle connaissait son nom. A force de ne plus parler, elle avait commencé à s'intéresser aux gens, mais seulement de loin. Elle apprenait leurs noms à force de les entendre, et pouvait déceler leurs émotions rien qu'en les regardant dans les yeux.

Mais elle n'avait pas envie de parler. Rien que ce mot l'horrifiait.
Et puis, même si elle aimerait le faire, La Voix l'en empêcherait alors à quoi bon essayer ? A quoi bon se fatiguer à trouver la force de se battre contre elle ?
Ça ne servait à rien.
Elle se contenta alors de fixer Phoebe sans rien dire. Mais n'importe qui aurait pu déceler tout ce que voulait dire Anna à travers son regard.
Un regard empli d'un mélange de tristesse, de colère et de douleur.
Laisses-moi seule.
Si seulement elle pouvait l'entendre... Parler était bien trop dure.
Elle ne pouvait parler que pour vociférer des insultes, des remarques insolentes et méchantes.
La vraie Anna détestait ce qu'elle était devenue, ce qu'elle disait aux gens l'approchant trop. Elle regrettait toutes ces paroles, ce n'était jamais vraiment elle. La Voix la contrôlait telle une marionnette, et elle n'arrivait plus à reprendre le dessus. Alors elle laissait couler, en pleurant intérieurement et en se remémorant ce qu'elle était avant.
Elle rassembla toutes ses forces pour éviter qu'une larme vienne de nouveau habiter son visage.
*Ne jamais montrer ses faiblesses aux autres*
Anna était en accord avec La Voix sur ce point-là. C'était bien le seule.
Pour une fois.

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Silence.
On se regardaient dans les yeux. Yeux verts dans yeux bleus.
Le vent soufflait autour de nous créant comme une bulle coupé du monde. En tout cas j'en avais l’impression. Immobile dans l'eau, mes pieds commençaient à s'engourdir. Mais je ne m'en rendais pas compte concentrée sur elle. Cette fille dégageait une âme torturée enfouie profondément en elle.
C'est étrange, je ne ressens que peu les émotions que dégagent mon entourage mais je sais quand ils vont mal. Pour être franche, les deux n'ont rien avoir ensemble. Le premier relève de la métaphysique chose en quelle je ne crois pas ou du moins ne comprends pas ce qui à mon sens reviens au même.
Le second est basé sur l'observation, du comportement humain, activité que j'ai pratiqué depuis ma plus tendre enfance.
Elle. Je ne connaissais même pas son prénom, je ne retient jamais les prénoms, préférant vivre sans les préjugés qui les entoures. Cela nuis aux relations que l'on peut avoir. Dans ma tête il n'y a qu'une catégorie: Eux.
Cela peut prêter à confusion quand je parle mais moi je m'y retrouve, ce qui est le plus important.
Elle ne clignait pas des yeux et je faisais de même. Je ne savais pas combien de temps nous nous regardions, peut-être une minute, ou bien deux heures. Le soleil, était à l'horizon et ses rayons ricochaient sur le lac

-Tu..Tu..Tu veux de l'aide?

Comment savais-je qu'elle avait besoin d'aide? Pour être franche j'en étais même pas sure, peut-être voulait-elle être toute seule pour admirer le paysage.
Non. C'était stupide de penser cela. Sinon elle lui aurait répondu et n'aurait pas eu cet air grave sur le visage.
Les poissons m'avaient quitté, ou devrais-je dire que je les avais abandonné préférant rejoindre les miens que continuer notre si douce et agréable promenade jusqu'à qu'un rayon de lune nous illumine. Mais non j'avais préféré aller fouiner, dans les affaires d'une fille dont la seule chose que je connaissait était la maison. Et malgré tout je persistais à lui parler. C'était comme si mes pieds voulaient partir mais mon cerveau voulait rester pour engager le conversation.
Un battement d'ailes au dessus de nous. C'est les oiseaux. Les poissons du ciel. Eux ont juste plus d'espace. Est-ce mieux? Je ne pense pas. Tellement d'endroit à explorer, qu'on en reste chez soit à réfléchir où aller et qu'on meurt en ayant rien vu. Alors que les poissons savent qu'ils ont assez de temps pour parcourir leur étang des dizaines de fois. Les humains sont des oiseaux devenus des poissons, par méconnaissance de ce qui les entoure. Moi je suis en oiseau qui vient de faire un autre voyage, voyage vers une nouvelle rencontre.

Navrée pour le retard! Comme tu as pu le remarquer, j'ai changé de point de vu, je pense que celui ci correspond plus à cette situation

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Un combat de regard dans le silence.
Vert mousseux contre bleu azur.
Qui gagnera ?

Malgré le silence, la Fille posa de nouveau une question.
Est-ce que j'ai besoin d'aide ?
La réponse semblait logique, du moins pour toutes les personnes pouvant observer l'était actuel de la jeune Anna.
Mais jamais elle ne l'avouerait. Pour elle, pour La Voix, elle n'avait pas besoin d'aide, et la solitude lui suffisait amplement.
Elle devait malheureusement répondre, sinon Phoebe ne s'en irait jamais. Elle ne la connaissait pas personnellement, mais elle connaissait le caractère têtu de la plupart des personnes, elle connaissait leur envie d'en savoir plus.
L'acharnement de la Fille le lui prouvait.
Ou peut-être qu'elle se trompait, la jeune fille face à elle voulait peut-être seulement l'aider.
Mais pourquoi ?
De plus, elle venait de briser le silence. Ce calme extérieur qu'Anna essayait d'apprécier au mieux.
Alors même si elle avait sûrement besoin d'aide, elle n'en voulait pas sur le moment. Elle était très bien toute seule, les pieds dans l'eau glacial, à essayer de vider sa tête de la douleur.
Si la Fille restait, la douleur allait s'amplifier.
La Voix n'aimait pas la plupart des personnes, et allait donc se mettre à parler sans arrêt, en la critiquant, en critiquant les paroles de son interlocutrice.
En reprenant le Contrôle.

Je n'ai pas besoin d'aide.
Un battement d'ailes.
Des oiseaux volants au-dessus du lac.
Ils étaient libres, Anna les enviait pour ça.
*Enfermée*
J'ai besoin de Liberté.
Mais où pouvait-elle trouver cette fameuse liberté ?
Certainement pas auprès de cette fille, qu'elle devait absolument faire partir.
Peut-être qu'elle se trompait, peut-être que cette fille pouvait lui apporter cette liberté.
Elle n'en savait rien.
Et lorsqu'elle ne savait pas, elle préférait se méfier.
Elle préférait repousser les inconnus.
Mais pour les faire partir, une seule solution, qu'elle n’appréciait pas particulièrement.
Parle.
Alors elle cracha ses paroles. Elle était contrainte de les dire pour faire partir Phoebe, elle voulait tout faire pour pouvoir se retrouver seule de nouveau.

- Je. N'ai. Pas. Besoin. D'aide. Je veux être seule.

Elle avait parlé sèchement.
Au plus profond d'elle-même, la vraie Anna, aurait été ravie de se faire une nouvelle connaissance, une nouvelles amie. Mais pas la nouvelle, pas la Anna qui était contrôlée par La Voix.
Cette fille-là ne cherchait plus le bonheur des gens, elle ne trouvait même plus le sien.

Ses émotions étaient changeantes.
Le Contrôle variait entre La Voix et le vraie cœur d'Anna.
La Liberté apporte le Bonheur.
Je veux le Bonheur.

La jeune fille se questionna intérieurement.
Et si Phoebe pouvait m'apporter le Bonheur ?
Elle avait déjà parlé, alors une phrase de plus ou de moins ne lui coûtait rien.
Elle reposa ses yeux sur le lac et prit une grande inspiration.

- Est-ce que tu peux m'apporter le Bonheur ?

Elle avait parlé d'un ton plus calme, plus apaisé.
La vraie Anna avait légèrement repris le dessus, espérant toujours pouvoir un jour retrouver une lueur de joie, d'espoir malgré son cœur noirci.
*Tu ne trouveras jamais le bonheur*
Un jour, je le retrouverai.

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- Est-ce que tu peux m'apporter le Bonheur ?

B-o-n-h-e-u-r.
État de pleine satisfaction.
Synonyme de félicité.
État convoité par la majorité des personnes.
Famille, Argent et Célébrité.


Je n'ai rien de cela.
Je n'ai que moi et mes pensées.

Est-ce que ça suffit?
Non.


Je ne peux pas suffire.
Rien ne suffit au autres.
Ils convoitent seulement ce qu'ils ne possèdent pas.

Quand ils sont seuls ils veulent êtres accompagnés,
Quand la foule les emporte, ils veulent qu'elle disparaisse.


Quand le soleil se lève ils souhaitent que ce dernier reparte,
Et quand les ténèbres les enveloppent les Hommes s'illuminent pour se rappeler le soleil.


*Stupide*.
Je suis bloqué dans une étrange comédie, où les mœurs se succèdent dans le temps. Je veux pas en faire partie, j'en aurais honte. J'en ai honte.

BonheurBonheurBonheurBonheurBonheurBoneheurBonheurBonheurBonheurBonheurBonheurBonheur.
La petite fille en moi ne comprends pas.
Elle est *Stupide*.
Tout cela fait surement parti de la comédie.


Il y a beaucoup de citations sur le bonheur. Elles sont toutes niaises et sans intérêt. Les gens les écrivent sur des petits carnets en cuir pour montrer leur profondeur d'esprit et leur âme torturée. Leur coquille est aussi vide que ces phrases. C'est tout sauf poétique. Ça me donne envie de vomir.


Elle apparaît.
La Lune.
Je l'ai à portée de main.


Viens!
Je peux pas.

Pourquoi?
Faut que je lui dise ce que c'est, le Bonheur.

Laisse la, elle en vaut pas la peine
Elle en vaut autant que toi elle c'est jute perdue.

Elle me nargue,
Elle sait que j'en ai envie.
M’envoler dans un ballet dansant avec les étoiles.
Faut que je résiste, la fille en a besoin.




La fille devant moi possède une âme brisée par le bonheur.
Son silence a été détruit par les voix qui l'ont entourée pour l'isoler.
Et maintenant elle est à la cherche son bourreau car elle est tombé amoureuse de lui.
Si classique.


Je peux pas la laisser penser qu'il faut chercher le Bonheur. Ça blesse, et ça dévore de l’intérieur . C'est peut-être beau un instant, mais la chute est horrible, elle te fracasse le crâne et te rends nostalgique.
Il n'y a pas pire comme sensation.

-Non, je ne peux pas.


Je ne veux pas.

Mes mots résonnent.
J'aurais pas du dire la vérité, les gens n'aiment pas ça.
Ils ne la voient pas comme moi.
Je ne la vois pas comme eux.


-Tu veux nager?

*Stupide*
Mais j'ai besoin de me noyer, j'étouffe.
Peut-être que elle aussi.

Navrée pour le retard Anna, et la médiocrité de ce post qui fait saigner des yeux je tacherai de faire un peu mieux la prochaine fois mais j'essaye de rattraper mon retard RP

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Elle ne peut pas m'apporter le Bonheur.
Anna était déçue, elle avait trop espéré, il ne fallait pas.
Elle me sert à quoi alors ?
*A rien, il faut qu'elle parte.*
Mais voulait-elle vraiment se retrouver de nouveau seule ?
Seule avec La Voix pour unique compagnie.
Elle aurait voulu avoir la force de lui demander explicitement de rester avec elle, de ne pas la laisser, mais elle en était incapable. Et puis, de toutes façons, sa camarade ne semblait pas décidée à partir, alors même si La Voix voulait lui faire penser le contraire, cela la rassurait.
Elle détourna son regard de celui de Phoebe et le reposa sur les profondeurs du lac. Elle observait attentivement le mouvement que créait ses pieds dans cette eau inanimé. Cela la calmait, l'aidait à réfléchir.
Qu'est-ce que je veux ?
Mais sa réflexion fut interrompue pas sa camarade.

-Tu veux nager ?

Anna ne savait plus ce qu'elle voulait d'elle-même, alors la proposition lui semblait intéressante.
Elle trouvait quand même étrange que Phoebe veuille rester avec elle.
Pourquoi continuer à subir ses paroles désagréables alors qu'elle pouvait partir ?
Mais elle n'allait pas s'en plaindre, elle avait finalement décidé de se passer de sa solitude ce jour-là, malgré les contradictions de La Voix.
Aller nager...
Même si l'idée était déjà passer dans la tête de la jeune fille, elle ne l'avait jamais fait, du moins pas dans le lac.
*N'y va pas.*
J'en envie d'y aller, alors j'irais.
Anna était effrayée à l'idée de perdre le Contrôle dans le lac, mais elle avait envie de le faire. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle ne faisait plus rien malgré ses envies.
Mais cette envie de ne l'empêchait pas d'avoir peur.
Peur de couler, comme quand La Voix reprenait le Contrôle.
Peur de ne pas réussir à remonter à la surface.
*Tu n'y arriveras pas, tu le sais.*
Je. Peux. Le. Faire.

- Je veux bien, allons nager.

Elle avait prononcé sa phrase tel un murmure, ou un encouragement pour elle-même mais prononcé à voix haute. Comme un secret, qui n'en était pas vraiment un.
Anna se souvînt alors d'une phrase que son père lui répétait souvent :
"Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs. C'est la nature même des secrets.”
Elle regretta alors d'avoir pensé à un secret. Les secrets étaient noirs, et il ne fallait pas que son cœur soit noir ce jour-là.
Peut-être que nager m'apportera le Bonheur ?
En réalité, Anna ne voulait pas vraiment le Bonheur, elle cherchait juste à retrouver son sourire, sa joie.
Elle commença alors à enlever son pull, mais garda sa jupe tandis que sa chemise, de peur d'avoir trop froid.
*Tu as trop peur.*
Comme pour prouver à La Voix qu'elle avait tort, qu'elle n'avait pas peur, elle commença à s'avancer dans l'eau du lac. Malgré le fait que le mois de mai était déjà bien entamé, l'eau restait glaciale.
Mais Anna s'en fichait, elle continuait d'avancer dans l'eau, comme un défi personnel qu'elle voulait absolument réussir.
Prouver à La Voix qu'elle avait tort.
Je n'ai pas peur.
Elle s'était arrêtée, l'eau avait atteint la moitié de ses jambes.
Elle attendait que sa camarade la rejoigne, elle ne voulait pas être seule.
Elle avait peur de couler sans que personne ne puisse la faire remonter à la surface, elle avait besoin de Phoebe.
Mais elle ne l'avouerait jamais.
Il fallait qu'elle reste tel un roc, que personne ne connaisse ses secrets et ses faiblesses.

- Tu viens avec moi ? Je ne veux pas être seu....

*Tais-toi.*
Sa phrase était hésitante, elle avait peur d'en avoir trop dit.
J'en ai trop dit.
Elle qui ne voulait pas dévoiler ses faiblesses, c'était loupé. Même si elle avait coupé la fin de son mot, ce n'était pas bien difficile de le deviner.
Elle ne voulait plus regarder Phoebe dans les yeux, elle ne voulait pas y voir de la pitié.
Alors pour oublier sa bêtise, sa maladresse, elle recommença sa lente avancée en direction des belles profondeurs du lac.

Je m'excuse pour le retard....
La phrase soulignée est pour la CdC ^^

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Nous allions nager.
Je déposais mes habits sur le rivage et n'étant plus qu'en sous-vêtement m'enfonçais pas à pas dans l'eau. Sa froideur me coupait le souffle mais je ne fit rien paraître et continuait à avancer. Je me tenais à présent à côté d'Anna, l'eau jusqu'à mi-mollet et le corps tremblotant.

- Tu viens avec moi ? Je ne veux pas être seu....

le.
Seule.
Cette phrase me perturba. Comment pouvait-on être seul à Poudlard? Tout était constamment remplis de monde et même à ce moment, je sentais les fantômes des autres tourner autour de nous dans ce parc vide et je savais qu'ils allaient nous accompagner jusque dans nos lits quand nous rentrerions.

Je lui tendit ma main froidement pâle et dit d'une voix innocente et plus calme que je ne le pensai:

-Donne moi ta main, -t'inquiètes pas n'ai pas peur- ça va te faire du bien et on va pas se noyer. Si t'as peur tu peux la serrer, sinon...
je réfléchit quelque instants tu...tu fais comme tu le sens.

Les enfants ont une capacité étonnante à avoir peur de n'importe quoi et à la fois à résoudre leur problème par des idées étonnantes et folles qui ne viendraient jamais à l'esprit aux adultes. Une sorte de talent caché qu'il ne faut pas dire aux adultes. Et à ce moment là, j'étais l'incarnation parfaite de cette innocence enfantine.

Je reportai mes yeux sur elle, essayant d'établir un contact visuel. Maman m'avait toujours dit que le contact visuel donnait confiance aux autres, quand il n'était pas trop exagéré.
Les gens aiment bien être regardé. Ça leur donne l’impression d'être admiré et c'est la chose que tout le monde veut. Les gens s'en fichent qu'on se souviennent d'eux, ils veulent juste qu'on les apprécie le temps de leur passage sur terre , après de toute façon il le sauront pas. Le monde n'est qu'une bande d’hypocrites.

Je passai ma main libre dans mes cheveux pour les écarter de mes yeux et jetais un coup d’œil sur la surface miroitante du lac noir. A ce moment là, il était d'un orange flamboyant, ombragé par la cime des arbres, ce qui donnait un effet fantomatique au parc. Une légère brise ondulait la surface du lac et effleurait mes mollets.

-Pourquoi tu te sens seule?


La phrase était sortie de ma bouche sans passer par mon cerveau mais je ne regrettais pas de l'avoir dit. Maman dit aussi, que pour se sentir bien, il faut savoir extérioriser ses problèmes. Elle s'y connaît beaucoup, elle est psychologue. Moi je ne le suis pas, alors je lui fait confiance, et je savais que cette fille n'allait pas bien.

@Anna Brown, je...je m'excuse pour ce retard énorme. Je t'avoue que je ne sais pas quoi penser de ce post. Je le considère à la fois bien et à la fois d'une médiocrité extrême. Je l'ai écrit à un moment un peu bizarre alors à toi de trancher
.

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Elle tendit sa main pâle vers elle.
*Qu'est-ce qu'elle te veut ?*
Me... me toucher.
Anna était désemparée.
Un contact. Phoebe voulait la toucher.
La Rouge ne touchait plus personne depuis un moment, pourquoi cette simple idée l'effrayait tant ?
La jeune fille lui proposa oralement de prendre sa main, comme si le geste ne suffisait pas.
Je peux vraiment le faire ?

- Si t'as peur tu peux la serrer...

J'ai pas peur...
*Bien sûr que si, sinon tu serais déjà sous l'eau.*
Alors si j'ai peur, je peux prendre sa main ?
*Non, tu n'avoue pas ta faiblesse.*
Je dois mentir si je prends sa main ?
*Oui.*
Alors tout en écoutant le conseil de La Voix, elle tendit sa main tremblante vers celle de Phoebe et la serra fort.
Ce contact était réconfortant, malgré la froideur respective de leurs deux mains.

- Je... J'ai pas peur d'accord ? C'est juste parce que tu me l'as proposée.

Elle savait que c'était un mensonge. Bien sûr qu'elle avait peur, elle était même terrifiée, mais La Voix répétait sans cesse de ne pas dire ses peurs les plus profondes, alors elle l'écoutait.
Mais elle n'était pas sûre de la raison de sa peur, était-ce cette peur du contact, ou bien la peur d'avancer dans les profondeurs du lac, aussi sombre qu'elle ?
Cela devait sûrement être un mélange des deux.
En essayant de seulement se concentrer sur la sensation de chaleur que procurait leurs mains entremêlées, Anna commença à avancer doucement.
Elle voulait y aller pas à pas, pour éviter de se brusquer, ou encore de perdre le Contrôle à la vue de cette noirceur.
Tu. Peux. Y. Arriver.

Mais alors qu'elle commençait à réussir à avancer, le son de la voix de Phoebe la coupa dans son élan.
En quelques mots, la Rouge venait de recevoir un coup de poignard en plein cœur.
Quoi de pire que de lui rappeler à quel point elle était seule ?
Quoi de pire que de lui de lui demander pourquoi ?
Elle se sentait si mal par rapport à cette solitude, que rien qu'en en parlant les larmes montèrent.
*Pas maintenant.*
Elle ravala alors ses larmes, et essaya de rester calme.
Pourquoi je me sens seule déjà ?
*Tu le sais très bien.*
La jeune fille se le cachait, mais elle savait très bien pourquoi elle se sentait seule.
Ce n'était même pas une impression, c'était la réalité.
Elle était méchante envers les personnes qui lui parlaient, et elle restait loin de la foule et du bruit car cela amplifiait sa douleur.
Alors pourquoi est-ce qu'elle se sentait seule n'était pas vraiment la bonne question à poser, la vraie question était plutôt à cause de qui était-elle seule ?
Et elle connaissait très bien la réponse.
La Voix.
*Toi.*
C'est faux.
*C'est aussi ta faute.*
Alors, pour la première fois de toutes leur discussion, Anna ne bégaya pas. Elle savait la réponse, il fallait juste qu'elle apprenne à l'assimiler et s'y résoudre.

- Je crois que c'est à cause d'Elle... commença la jeune fille en désignant sa tête. Mais aussi à cause de moi. Il y'a trop de bruit quand il y'a du monde, et ça me fait bien trop mal, alors je m'en vais.


En espérant que le Pas t'ait plu :cute:

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Je ne fis aucune remarque sur sa réponse quel que peu cinglante et me contentai d'acquiescer. Elle avait accepté ma main alors ça voulait dire qu'elle voulait que je reste, malgré ses propos. Il ne faut pas trop se fier à ce qu'on dis, parce que la plupart des personnes sont des gros hypocrites et ne disent pas ce qu'ils pensent -ce qui est cela dit pas plus mal vu ce qui leur trotte dans la tête parfois- alors les messages corporels restent souvent la seule chose utile ou bien il faut apprendre à déduire des conclusions. Si on ne dit pas que tu dois partir alors tu reste.

Nous avancions doucement, l'eau nous arrivai petit à petit au bassin et sa surface noir de jais, se dévoilait dans toute sa grandeur devant nous. J'y trempais les bout des doigts de ma main libre, en dessinant une ligne droite, parallèle à notre avancée. Durant quelques instants, le silence, s'installa entre nous. Je me mis à balancer légèrement nos deux mains collées pour faire passer ce silence qui me mettait mal à l'aise. D'ordinaire, jamais bien le silence, je le chérissais même et profitais des rares moments où il apparaissait dans ce château si bruyant, mais là il était plus oppressant qu'autre chose.

Quand elle recommença à parler, ce fut d'une voix légèrement plus calme, et mes traits se détendirent. Mais ce ne fut pas pour longtemps, car dès qu'elle eut fini sa phrase qui fut por moi un peu confuse, je fronçai les sourcils. Je n'étais pas tellement surprise, par le fait que quelque chose la tracassait et que cela soit d'ordre psychique -la plupart de nos problèmes le sont- mais le fait qu'elle se confie à moi si vite. Je m'étais préparé à combattre, essayer de lui prouver que le monde allait plutôt bien dans l'ensemble, et j'étais même prête à sortir quelques remarques drôle pour la faire sourire -j'avais le dont pour faire ça-. Mais elle me l'avais lâché s subitement que j'avais été prise de cour.

-Elle?

La question était mal posée. Ou du moins c'est qu'elle n'impliquait pas de réelle réponse, en tout cas autre qu'un oui en terme de confirmation de l'existence d'elle . Cela ne m'aidait même pas à savoir si elle était fictive ou réelle, bien que j'avais l'impression que la plupart du temps, l'imaginaire et le réel étaient la même chose, cet à dire un vaste chaos incompréhensible.

Et puis il n'y a pas qu'elle, il y a aussi le monde autour. Il n'y a pas grand chose à dire sur lui, car chacun sait ô combien il est cruel. Fatalement, ça ne serai que rajouter du blabla inutile sur les faits qui existent déjà.


-T'sais, on en a cruellement rien à foutre du monde.

Je souris.

Arrgh, le retard est déplorable. Syndrome de la page blanche, c'est passé, mais ça en reste pas moins honteux.

Flash McQueen, Flash McWin - Flashy