Matin d'Automne monotone ┊Privé
Reducio
☞ Note post-écriture : Aucune date n'a encore été posée sur cet événement pour le moment.
....................› Personnes présentes : Swann Rym et Aelys Van-Brosberg.
....................› Période : Début Octobre.
....................› Personnes présentes : Swann Rym et Aelys Van-Brosberg.
....................› Période : Début Octobre.
Aujourd'hui n'était pas un jour des plus froids, au contraire : un fin vent frisquet faisait frémir les quelques feuilles encore résistantes des arbres. Le ciel semblait être orageux en vue des épais nuages gris qui parcouraient sciemment le ciel, empêchant alors les quelques rayons lumineux d'éblouir les tapis feuillus qui recouvraient le parc. Du haut de la tour étaient visibles la danse des herbes qui frissonnaient ainsi que le ballet des oiseaux qui allaient partir en pleine migration d'ici peu. Ce vol si majestueux méritait d'être contemplé : il est bien dommage que la cohue des élèves était obstinée à faire toute autre chose.
Aelys était là, assise sur le rebord d'un encadrement de fenêtre à contempler l'extérieur. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'elle passait un petit moment dans cet endroit si peu familier dans le monde moldu à attendre un courrier de ses parents. Dans sa ville, à Bristol, il n'y avait rien de tout cela si ce n'est les éventuels pigeonniers qui ornaient certaines devantures de vieux bâtiments recouverts de lichen. Ah ces pigeons qu'ils pouvaient s'avérer être énervants à venir quémander de la nourriture à tout va dans les rues ! La jeune fille en gardait un mauvais souvenir depuis le jour où elle s'était amusée à en nourrir un jusqu'à ce qu'il se montre affectif en lui déposant sa fiente sur le coin l'épaule gauche... Heureusement ici rien de tout cela : des pigeons il n'y en avait pas tant que cela puisque les chouettes et hiboux dominaient principalement les lieux. 'Ça doit être vachement cool de pouvoir voler d'un battement d'ailes n'empêche' pensa-t-elle, admirative.
C'est alors que d'un mouvement de bras elle dégaina son tambour à broder qui était déjà préparé dans sa sacoche : elle devait reprendre la personnalisation de son mouchoir en tissu. Il fallait le rendre plus attrayant, bien que ce ne soit qu'un vulgaire morceau de soie. Ainsi, des petites fleurs de couleurs pastelles ornaient déjà l'objet, mais ce n'était pas suffisant à ses yeux : il fallait d'avantage de girly ! En parallèle, les paroles d'une célèbre vieille chanson moldue sortaient de sa bouche d'une voix fluette : ''I've come to feel about you what you felt about me. Why only now when I see that you've drifted away. What a surprise, what a cliché''[Paroles issues de Send In The Clowns de Barbra Streisand] chantonna-t-elle faussement. Cette chanson, sa mère la chantait tout le temps depuis qu'elle était petite. Aelys la considérait comme une berceuse visant à l'apaiser bien que le sens direct de celle-ci était bien plus triste et foudroyant.
L'aiguille et le fil étaient fin prêts, elle pouvait enfin s'y atteler. Un pic, puis deux et trois : ''Aïe'' s'écria-t-elle sous le coup de la douleur. Elle s'était piquée avec le bout de l'aiguille, tâche qui lui arrivait la plupart du temps lorsqu'elle reprenait la broderie. Ce petit cri, plus de surprise qu'autre chose, avait fait sursauté l'un des trois hiboux présents à proximité d'elle. Cette pièce d'un habituel calme avait été chamboulée par une fillette pas plus haute que trois abricots. Cependant durant le mouvement d'ailes du hibou, un bruit de frottement s'était fait entendre, qui avait alors eut le don d'effrayer la jeune fille. 'Qu'est-ce que s'était ? Le hibou ? Moi ? Ou bien... quelqu'un d'autre ?' se demanda-t-elle alors, craintive que quelqu'un la surprenne dans son dos pour l'effrayer. ''Il... il y a quel-quelqu'un ?'' demanda-t-elle enfin en bégayant avant de reprendre : ''S'il y a quelqu'un, qu'il se montre car ce n'est vraiment pas drôle !''.
Elle se retourna alors, afin de constater par elle-même si quelqu'un allait se présenter. Son tambour à broder lui glissa des mains puis alla heurter le sol poussiéreux. Aelys le ramassa, souffla dessus et le frotta pour enfin admirer la jolie tâche de terre qui avait rejoint la broderie. Certes, cela accentuait le côté nature, floral et verdoyant du tissu, mais cela n'était absolument pas souhaité et propre ! 'Mais qu'est-ce que je suis... bête !' hurla-t-elle intérieurement avant d'être interrompue : une personne semblait lui faire face, elle leva alors les yeux pour mieux la contempler.
Si je dis 'Bouh', personne n'a peur c'est génial.
Code couleur : #CA3060
Matin d'Automne monotone ┊Privé
Mille pensées en poème
Un matin d’automne,
Un matin random,
Un des plus monotones.
Pas d’éclats de rire,
Pas de lèvres qui tirent,
Pas l’ombre d’un sourire.
Et je marche.
Je ne sais où.
Je tangue, je fais la moue,
J’arrive auprès d’une arche.
Une fenêtre à l’air frais,
Une encadrure de pierre,
Vent, qui d’un souffle naît,
Les pieds, posés à terre.
Je gonfle mes poumons,
De cet oxygène pur,
Aucun bruit, aucun son,
Seul moi et la nature.
Puis je monte.
Je ne sais où.
Je gravie,
Plus haut que tout,
À demi dans le ciel,
À demi dans un conte.
Arrivée ici-haut,
Dans l’entre des Oiseaux,
Je contemple leur multitude,
J’écoute leur prélude.
Que faire en cette journée ?
Aujourd’hui je soupire,
Pas de but, je suis lassée.
Je me tais et je mire.
Les ailés voltigent,
Le sol tremble sous mes pas,
Puis d’un élan je la vois,
J’ai peur et je me fige.
Elle, un ouvrage en main.
Elle, qui ne songe à demain.
Elle, bercée par l’attente.
Elle, qui doucement chante.
Une belle mélodie,
Un sifflement gracieux,
Do, si, la, sol, fa, mi,
Un souvenir précieux.
Elle chante, je n’ose aller,
Ne pas briser sa bulle,
Celle-ci semble l’apaiser,
Elle qui brode des tulles.
Un autre signe de vie,
Plus franc et douloureux,
Craquement dans les cris,
Battements d’ailes douteux.
Elle lâche son aiguille,
Mire son doigt meurtri,
L’envie d’aider titille,
Je dois y aller, si ?
M’a-t-elle entendue ?
M’a-t-elle remarquée ?
Mirage tordu ?
Ou la réalité ?
Paralysée, j’attends.
Je ne dis mots, j’entends.
Peur, chaos, surprise,
Un mélange d’émotions valse avec la brise.
Venir ? Courir ?
Parler ? Chanter ?
De multiples idées !
L’ouvrir ou déguerpir ?
La fille est persuadée,
Quelqu’un est arrivé.
C’est moi. Une Enfant ennuyée.
C’est moi. Une jeune fille bien cachée.
Confiance aveugle en toi,
Esprit qui sait que faire,
Je m’avance, deux-trois pas,
Et repousse le contraire.
Poussée par ma raison,
Le bois craquelle et tremble,
Un bruit produisant son,
Regards croisés ensemble.
De mes yeux étonnés,
Je contemple ce qu’elle créé,
Arrête de penser,
Il est temps de parler.
- Hum… Tu… Ça va ?
Une phrase de trop ?
Etait-elle nécessaire ?
Ai-je brisé l’instant beau ?
Que dire ? Que faire ?
Je ne connais cela,
Ce qu’elle fait, ce qu’elle a.
Une aiguille et du fil ?
Beaucoup de points… Mille ?
Forme qui semble paraître,
Tu m’intrigues, tu me plais.
Curiosité de mon être…
Saurais-tu ce que sais ?
Curiosité hautaine,
Prenant dessus sur tout,
Irritant ma gorge saine,
Vais-je sortir ces mots doux ?
- Tu… tu fais quoi ?
Te voilà satisfaite ?
Immense curiosité ?
Et me voilà bien bête,
Si Elle ne sais parler.
Un matin d’automne,
Un matin random,
Un des plus monotones.
Pas d’éclats de rire,
Pas de lèvres qui tirent,
Pas l’ombre d’un sourire.
Et je marche.
Je ne sais où.
Je tangue, je fais la moue,
J’arrive auprès d’une arche.
Une fenêtre à l’air frais,
Une encadrure de pierre,
Vent, qui d’un souffle naît,
Les pieds, posés à terre.
Je gonfle mes poumons,
De cet oxygène pur,
Aucun bruit, aucun son,
Seul moi et la nature.
Puis je monte.
Je ne sais où.
Je gravie,
Plus haut que tout,
À demi dans le ciel,
À demi dans un conte.
Arrivée ici-haut,
Dans l’entre des Oiseaux,
Je contemple leur multitude,
J’écoute leur prélude.
Que faire en cette journée ?
Aujourd’hui je soupire,
Pas de but, je suis lassée.
Je me tais et je mire.
Les ailés voltigent,
Le sol tremble sous mes pas,
Puis d’un élan je la vois,
J’ai peur et je me fige.
Elle, un ouvrage en main.
Elle, qui ne songe à demain.
Elle, bercée par l’attente.
Elle, qui doucement chante.
Une belle mélodie,
Un sifflement gracieux,
Do, si, la, sol, fa, mi,
Un souvenir précieux.
Elle chante, je n’ose aller,
Ne pas briser sa bulle,
Celle-ci semble l’apaiser,
Elle qui brode des tulles.
Un autre signe de vie,
Plus franc et douloureux,
Craquement dans les cris,
Battements d’ailes douteux.
Elle lâche son aiguille,
Mire son doigt meurtri,
L’envie d’aider titille,
Je dois y aller, si ?
M’a-t-elle entendue ?
M’a-t-elle remarquée ?
Mirage tordu ?
Ou la réalité ?
Paralysée, j’attends.
Je ne dis mots, j’entends.
Peur, chaos, surprise,
Un mélange d’émotions valse avec la brise.
Venir ? Courir ?
Parler ? Chanter ?
De multiples idées !
L’ouvrir ou déguerpir ?
La fille est persuadée,
Quelqu’un est arrivé.
C’est moi. Une Enfant ennuyée.
C’est moi. Une jeune fille bien cachée.
Confiance aveugle en toi,
Esprit qui sait que faire,
Je m’avance, deux-trois pas,
Et repousse le contraire.
Poussée par ma raison,
Le bois craquelle et tremble,
Un bruit produisant son,
Regards croisés ensemble.
De mes yeux étonnés,
Je contemple ce qu’elle créé,
Arrête de penser,
Il est temps de parler.
- Hum… Tu… Ça va ?
Une phrase de trop ?
Etait-elle nécessaire ?
Ai-je brisé l’instant beau ?
Que dire ? Que faire ?
Je ne connais cela,
Ce qu’elle fait, ce qu’elle a.
Une aiguille et du fil ?
Beaucoup de points… Mille ?
Forme qui semble paraître,
Tu m’intrigues, tu me plais.
Curiosité de mon être…
Saurais-tu ce que sais ?
Curiosité hautaine,
Prenant dessus sur tout,
Irritant ma gorge saine,
Vais-je sortir ces mots doux ?
- Tu… tu fais quoi ?
Te voilà satisfaite ?
Immense curiosité ?
Et me voilà bien bête,
Si Elle ne sais parler.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
Matin d'Automne monotone ┊Privé
Le petit vent qui tordait les feuilles des arbres s’engouffrait dans la haute pièce de la structure. Les cheveux de la jeune fille en venaient à se caractériser tels les cheveux-serpents de Médusa, sa coiffure était identique à celle qu'elle avait la plupart du temps lorsqu'elle montait aux arbres à la campagne. Avoir cette sensation de hauteur lui permettait de prendre du recul sur son quotidien tout en s'amusant, en se prenant pour la reine du Monde. Avoir ce sentiment d'accomplissement la rendait fière, c'est pour cela qu'elle n'hésitait point à se lancer des défis pour, de jour en jour, être davantage satisfaite de ses actes. Or ici elle n'avait rien gravit du tout, si ce n'est les dizaines de marches de l'escalier en colimaçon.
Comme lui répétait si bien sa mère : ''Réussir dans la vie, c'est bien mais réussir dans la vie en s'étant acharnée, c'est mieux''. Certes, elle n'avait pas tout à fait tord mais Aelys ne pouvait s'empêcher de remettre sa réplique en question, sûrement par peur de se dire qu'il fallait vraiment qu'elle se donne les moyens pour réussir. Travailler ne la dérangeait pas, elle aimait cela à vrai dire, mais le fait de penser à la dose de travail qui l'attendait ne la rassurait pas, bien au contraire. Elle pouvait être sans cesse prise dans de longues réflexions sans but sur son avenir et son potentiel échec. 'Suis-je vraiment faîte pour la Magie ?' la question ne devait pas se poser, bien entendu qu'elle l'était. Cependant comme tout étudiant, elle devait se poser les bonnes questions or ici ce n'en était pas une.
Pour le moment, elle se trouvait dans cette fameuse tour, du côté Ouest pour être précis, et elle attendit impatiemment une réponse de sa famille. Quand est-ce que le fameux hibou allait arriver ? 'Ça commence à faire long, c'est pas normal ! Et si la lettre s'était perdue en route ?' pensa alors Aelys. Le courrier qu'elle attendait n'était pas de nature très importante mais lorsqu'il s'agit de sa famille, la jeune fille ne sait patienter. Bien qu'elle adorait les animaux, elle fut assez déçue lorsqu'elle se rendit compte qu'elle n'allait pas pouvoir avoir de discussions instantanées avec ses parents, qu'il allait falloir attendre une poignée de jours entre l'envoi du hibou et la réception d'une réponse. Ces petites bestioles voyageuses mettaient malheureusement trop de temps entre Poudlard et Bristol, et inversement; mais on ne pouvait leur en vouloir.
Elle n'était plus seule à présent, elle l'avait même tout à fait compris. Mais qui aurait bien pu lui tenir compagnie, qui même savait qu'elle se trouvait ici ? Personne, la personne qui semblait lui faire face n'était donc pas une de ses connaissances. Elle leva les yeux, clignement, elle vit. Une jolie jeune fille la regardait, Aelys fut gênée. ''Oh euh... bonjour, s'exclama-t-elle avant de reprendre, désolée j'attendais un courrier de ma famille mais bon, elle perdit ses mots, ce n'est pas intéressant''. Elle était visiblement très gênée alors qu'en fin de compte elle n'avait rien fait d'illégal, à moins que piquer une aiguille dans du tissu était à présent considéré comme un crime. Ses yeux fixaient son interlocutrice jusqu'à ce qu'elle prit la parole en lui demandant timidement si elle allait bien. ''Si respirer normalement, ne pas avoir très faim ni mal nulle part fait que je vais bien, alors la réponse est positive. Et toi, tu te portes bien ?'' répondit Aelys avant de se prendre de remords suite à la tournure perchée de sa phrase.
La discussion semblait s'être entamée mais la jeune fille n'avait toujours pas la moindre idée de ce que pouvez lui vouloir la personne qui l'avait rejoint. 'Elle m'a sûrement entendu chanter, oh non la honte !' tilta-t-elle, sachant pertinemment qu'elle chantait faux. Seulement, cela ne semblait pas avoir choqué la nouvelle venue puisque, bien qu'elle bégayait, ne paraissait pas avoir mal à la tête. ''Tu… tu fais quoi ?'' enchaîna-t-elle avant qu'Aelys ne s'empresse d'apporter sa réponse : ''Ce que je fais ? Eh bien euh... comment dire sans que cela amène à la moquerie ? Je m'amuse à broder, c'est-à-dire décorer des morceaux de divers tissus à l'aide de fils colorés. Tu veux que je te montre ?''.
Dans quoi s'embarquait-elle ? Comment allait réagir sa nouvelle connaissance, qu'elle s'était déjà empressée de surnommer 'Ninja' dans sa tête en raison de sa venue subite dans la Volière ? Ne souhaitant pas que la jeune fille l'ait entendu marmonner les paroles de Send In The Clowns, Aelys préféra se rassurer : ''Dis, cela fait longtemps que tu es arrivée ici ? Qu'est-ce que tu es venue y faire ?''. Et si au final une agréable rencontre allait prendre place dans cette Volière ?
Comme lui répétait si bien sa mère : ''Réussir dans la vie, c'est bien mais réussir dans la vie en s'étant acharnée, c'est mieux''. Certes, elle n'avait pas tout à fait tord mais Aelys ne pouvait s'empêcher de remettre sa réplique en question, sûrement par peur de se dire qu'il fallait vraiment qu'elle se donne les moyens pour réussir. Travailler ne la dérangeait pas, elle aimait cela à vrai dire, mais le fait de penser à la dose de travail qui l'attendait ne la rassurait pas, bien au contraire. Elle pouvait être sans cesse prise dans de longues réflexions sans but sur son avenir et son potentiel échec. 'Suis-je vraiment faîte pour la Magie ?' la question ne devait pas se poser, bien entendu qu'elle l'était. Cependant comme tout étudiant, elle devait se poser les bonnes questions or ici ce n'en était pas une.
Pour le moment, elle se trouvait dans cette fameuse tour, du côté Ouest pour être précis, et elle attendit impatiemment une réponse de sa famille. Quand est-ce que le fameux hibou allait arriver ? 'Ça commence à faire long, c'est pas normal ! Et si la lettre s'était perdue en route ?' pensa alors Aelys. Le courrier qu'elle attendait n'était pas de nature très importante mais lorsqu'il s'agit de sa famille, la jeune fille ne sait patienter. Bien qu'elle adorait les animaux, elle fut assez déçue lorsqu'elle se rendit compte qu'elle n'allait pas pouvoir avoir de discussions instantanées avec ses parents, qu'il allait falloir attendre une poignée de jours entre l'envoi du hibou et la réception d'une réponse. Ces petites bestioles voyageuses mettaient malheureusement trop de temps entre Poudlard et Bristol, et inversement; mais on ne pouvait leur en vouloir.
Elle n'était plus seule à présent, elle l'avait même tout à fait compris. Mais qui aurait bien pu lui tenir compagnie, qui même savait qu'elle se trouvait ici ? Personne, la personne qui semblait lui faire face n'était donc pas une de ses connaissances. Elle leva les yeux, clignement, elle vit. Une jolie jeune fille la regardait, Aelys fut gênée. ''Oh euh... bonjour, s'exclama-t-elle avant de reprendre, désolée j'attendais un courrier de ma famille mais bon, elle perdit ses mots, ce n'est pas intéressant''. Elle était visiblement très gênée alors qu'en fin de compte elle n'avait rien fait d'illégal, à moins que piquer une aiguille dans du tissu était à présent considéré comme un crime. Ses yeux fixaient son interlocutrice jusqu'à ce qu'elle prit la parole en lui demandant timidement si elle allait bien. ''Si respirer normalement, ne pas avoir très faim ni mal nulle part fait que je vais bien, alors la réponse est positive. Et toi, tu te portes bien ?'' répondit Aelys avant de se prendre de remords suite à la tournure perchée de sa phrase.
La discussion semblait s'être entamée mais la jeune fille n'avait toujours pas la moindre idée de ce que pouvez lui vouloir la personne qui l'avait rejoint. 'Elle m'a sûrement entendu chanter, oh non la honte !' tilta-t-elle, sachant pertinemment qu'elle chantait faux. Seulement, cela ne semblait pas avoir choqué la nouvelle venue puisque, bien qu'elle bégayait, ne paraissait pas avoir mal à la tête. ''Tu… tu fais quoi ?'' enchaîna-t-elle avant qu'Aelys ne s'empresse d'apporter sa réponse : ''Ce que je fais ? Eh bien euh... comment dire sans que cela amène à la moquerie ? Je m'amuse à broder, c'est-à-dire décorer des morceaux de divers tissus à l'aide de fils colorés. Tu veux que je te montre ?''.
Dans quoi s'embarquait-elle ? Comment allait réagir sa nouvelle connaissance, qu'elle s'était déjà empressée de surnommer 'Ninja' dans sa tête en raison de sa venue subite dans la Volière ? Ne souhaitant pas que la jeune fille l'ait entendu marmonner les paroles de Send In The Clowns, Aelys préféra se rassurer : ''Dis, cela fait longtemps que tu es arrivée ici ? Qu'est-ce que tu es venue y faire ?''. Et si au final une agréable rencontre allait prendre place dans cette Volière ?
Si je dis 'Bouh', personne n'a peur c'est génial.
Code couleur : #CA3060
Matin d'Automne monotone ┊Privé
De ses yeux timides, sur un visage gêné, la jeune fille me mire. Saura-t-elle parler ? Je l’imagine discrète, n’osant feutrer conversations et instants. Stricte opposé à mon caractère franc. Complémentarité, ou opposé, finalement ? Pour le moment, la question ne me chatouille guère.
Elle interrompt son geste, pour expliquer sa présence. Les ondes qu’elle me transmet sont légèrement tendues. Tendues ou intimidées ? Je ne saurais dire, mais elle semble se… justifier —devoir— se justifier d’être assise sur le sol froid. Je la regarde de haut, debout sur mes deux pieds. Cette posture ne m’enchante, et me presse à terre. Son esprit m’intrigue tout comme ses paroles. J’aimerais lui crier :
Es-tu élève ?
À Poudlard ?
Tu attends du courrier ?
Et tu es dans la Volière ?
Alors ?
- Pourquoi ?
Mon murmure est presque inaudible. Les pensées ont mis pied en terre prohibée : le Royaume des Mots.
Je… Dois… Par-ler.
Lui dire.
La secouer.
Mais je ne le ferais point.
Je n’aime pas jouer ce rôle.
Un rôle lourd à porter, et parfois guère nécessaire.
Il faudra m’y faire. On ne m’a pas donné le pouvoir de changer les Hommes. Alors je resterai sans ce don, et le confierai à d’Autres.
Puis Elle répond à ma question. Ses Mots sont plus ouverts. Et Elle me retourne la question. Je reste assise à ne rien dire. Mes pensées m’ont submergées. Je pense. À Elle, à ses mots, à sa curieuse façon de se voir.
Et moi ? Hein ?
Pourquoi t’es là, moi ?
Mon être est ennuyé, alors j’ai gravis les quelques marches, pour découvrir quelque chose. Chose impossible à nommer. Je ne connais même pas cette chose.
Et c’est intéressant ?
Et es-tu désolée ?
Alors pourquoi Elle l’est ?
Elle parle. Elle reparle. Son aura est plus pure. Plus belle. Plus chaude. Elle parle bien, ses Mots bien choisis. Mais Il, Lui, ternit la Phrase prononcée.
Arrête.
- Ce…
Swann.
Ferme là.
- Tu veux que je te montre ?
Oui.
Oui !
C’est assez intriguant, je ne connais pas. Et je vais bien ? Je vais… bien… Malgré le fait d’être happée par une journée assez monotone. Mais cet imprévu l’a perturbée, et si elle s’envolait ?
Mes Mots sont brouillés par la tournure métaphorique que je m’amuse à prendre. Elle semble investie dans son ouvrage, et c’est d’une douceur inconnue qu’elle pique dans le tissu pour y dessiner, au fil, des formes transmises de ses pensées.
Sa voix flotte jusqu’à mes tympans.
Longtemps ?
Lassée par ce temps et ses minutes longues, je ne saurais exprimer les secondes lentes à s’écouler comme un Tout précis. Mes pas m’ont menée là. Combien de grains de sable as-tu déposé sur ton socle, Sablier, lorsque j’ai arpenté les marches de pierre ? Combien ? Tu ne sais pas, et je ne saurais te dire non plus. La question n’aura pas de réponse. Alors, je me contente de plonger dans des petits mots vains et inutiles, mais mon esprit ne peut les évincer.
- Hum… Je ne sais plus bien…
Trop de questions sans réponses, mon être ne tient plus. Pauses dans mes phrases, ne sont guère Intimidation mais Démons du doute.
Pourquoi es-tu là ?
Elle te demande !
- Je… j’arpente les couloirs en quête de neuf. Je ne sais pas bien pourquoi je suis là, mais poussée par l’ennui… on m’a menée ici.
Il me manque son prénom. Dur de la nommer sans avoir un indice en mémoire. Certaine qu’Elle ne sait me connaître, je lui fais cette faveur, en lui offrant le mot le plus connu à ma conscience.
- Swann Je m’appelle Swann. Et toi ?
Et… que souhaites-tu représenter sur le tissu ? La forme s’esquisse légèrement, mais j’avoue que ma curiosité me pique.
Laissant ces deux paroles se percher sur la tension limpide, je lui souris, histoire de détendre l’ambiance du lieu, sous les piaillements d’oiseaux envolés par le Vent.
Elle interrompt son geste, pour expliquer sa présence. Les ondes qu’elle me transmet sont légèrement tendues. Tendues ou intimidées ? Je ne saurais dire, mais elle semble se… justifier —devoir— se justifier d’être assise sur le sol froid. Je la regarde de haut, debout sur mes deux pieds. Cette posture ne m’enchante, et me presse à terre. Son esprit m’intrigue tout comme ses paroles. J’aimerais lui crier :
Désolée ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Es-tu élève ?
Oui.
À Poudlard ?
Oui.
Tu attends du courrier ?
Oui.
Et tu es dans la Volière ?
Oui.
Alors ?
Désolée ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
- Pourquoi ?
Mon murmure est presque inaudible. Les pensées ont mis pied en terre prohibée : le Royaume des Mots.
Ce n’est pas intéressant…
…
Ce n’est pas intéressant ?
…
Ce n’est pas intéressant ?
Je… Dois… Par-ler.
Lui dire.
La secouer.
Mais je ne le ferais point.
Je n’aime pas jouer ce rôle.
Un rôle lourd à porter, et parfois guère nécessaire.
Il faudra m’y faire. On ne m’a pas donné le pouvoir de changer les Hommes. Alors je resterai sans ce don, et le confierai à d’Autres.
Puis Elle répond à ma question. Ses Mots sont plus ouverts. Et Elle me retourne la question. Je reste assise à ne rien dire. Mes pensées m’ont submergées. Je pense. À Elle, à ses mots, à sa curieuse façon de se voir.
Et moi ? Hein ?
Pourquoi t’es là, moi ?
Je ne sais même pas.
Mon être est ennuyé, alors j’ai gravis les quelques marches, pour découvrir quelque chose. Chose impossible à nommer. Je ne connais même pas cette chose.
Et c’est intéressant ?
Non.
Pas le moindre.
Pas le moindre.
Et es-tu désolée ?
Non.
Non plus.
Non plus.
Alors pourquoi Elle l’est ?
Ces tourments passagers,
Combattent ma raison.
Ne pourrais-je pas penser,
À ce Silence de plomb ?
Combattent ma raison.
Ne pourrais-je pas penser,
À ce Silence de plomb ?
∞
Elle parle. Elle reparle. Son aura est plus pure. Plus belle. Plus chaude. Elle parle bien, ses Mots bien choisis. Mais Il, Lui, ternit la Phrase prononcée.
Moqueries…
…
Moqueries ?
…
Moqueries ?
Arrête.
- Ce…
Swann.
Ferme là.
- Tu veux que je te montre ?
Oui.
Oui.
- Oui…
Oui !
C’est assez intriguant, je ne connais pas. Et je vais bien ? Je vais… bien… Malgré le fait d’être happée par une journée assez monotone. Mais cet imprévu l’a perturbée, et si elle s’envolait ?
Mes Mots sont brouillés par la tournure métaphorique que je m’amuse à prendre. Elle semble investie dans son ouvrage, et c’est d’une douceur inconnue qu’elle pique dans le tissu pour y dessiner, au fil, des formes transmises de ses pensées.
Sa voix flotte jusqu’à mes tympans.
Longtemps ?
Lassée par ce temps et ses minutes longues, je ne saurais exprimer les secondes lentes à s’écouler comme un Tout précis. Mes pas m’ont menée là. Combien de grains de sable as-tu déposé sur ton socle, Sablier, lorsque j’ai arpenté les marches de pierre ? Combien ? Tu ne sais pas, et je ne saurais te dire non plus. La question n’aura pas de réponse. Alors, je me contente de plonger dans des petits mots vains et inutiles, mais mon esprit ne peut les évincer.
- Hum… Je ne sais plus bien…
Trop de questions sans réponses, mon être ne tient plus. Pauses dans mes phrases, ne sont guère Intimidation mais Démons du doute.
Pourquoi es-tu là ?
Elle te demande !
Mais… je… ne… sais… pas…
- Je… j’arpente les couloirs en quête de neuf. Je ne sais pas bien pourquoi je suis là, mais poussée par l’ennui… on m’a menée ici.
Il me manque son prénom. Dur de la nommer sans avoir un indice en mémoire. Certaine qu’Elle ne sait me connaître, je lui fais cette faveur, en lui offrant le mot le plus connu à ma conscience.
- Swann Je m’appelle Swann. Et toi ?
Et… que souhaites-tu représenter sur le tissu ? La forme s’esquisse légèrement, mais j’avoue que ma curiosité me pique.
Laissant ces deux paroles se percher sur la tension limpide, je lui souris, histoire de détendre l’ambiance du lieu, sous les piaillements d’oiseaux envolés par le Vent.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
- seconde année RP-devoirs -
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Matin d'Automne monotone ┊Privé
La gêne cohabitait avec l'envie de faire de nouvelles rencontres dans la tête de la petite fille. Ses pensées étaient toutes bouleversées, elle qui croyait qu'elle allait pouvoir être seule dans la Volière. Malheureusement pour elle -ou heureusement ?- cela n'était pas le cas puisqu'une autre jeune fille était présente. A vrai dire l'endroit ne lui était pas réservé alors il est tout à fait normal qu'elle allait avoir de la compagnie, il restait maintenant à espérer que ce soit une bonne compagnie et non une toxique. Aelys se voyait comme un tronc d'arbre dont ses amis étaient le lierre gravissant autour d'elle : une relation de symbiose avait lieu mais à tout moment cette concordance pouvait dégénérer jusqu'à ce que le lierre devienne trop oppressant pour le tronc. 'Ça fait un peu peur dit comme ça n'empêche' réalisa-t-elle.
Pourquoi la nouvelle arrivée dans la Volière s'était-elle approchée d'Aelys ? Uniquement par moquerie, curiosité ou volonté de se faire une nouvelle amie ? ''Pourquoi ?'' rétorqua-t-elle suite aux excuses gênée de l'apprentie brodeuse. La petite aux cheveux taillés au carré avait pour mauvaise habitude de sans cesse s'excuser, peut-être par peur que l'un de ses actes ne soient mal pris ? A l'école, ses copines lui répétaient et c'était quelque chose sur quoi elle travaillait à longueur de temps mais ce n'était vraiment pas tâche facile. Hors ici, il fallait bien qu'elle trouve quelque chose à lui répondre sans trop paraître ridicule : ''Eh bien euuh... je suis désolée... enfin euh... j'avais peur de déranger alors...''. Encore et toujours des excuses et des bégaiements... Aelys était en bonne voie pour se faire mal voir de son interlocutrice, c'est pourquoi elle reprit : ''Je suis désolée de m'excuser ainsi, ça me désole rien qu'à y penser''.
Bon, plus de remords à avoir puisque le sujet a vrillé pour se centrer sur ce rendez-vous imprévu. Elle ne semblait pas vouloir répondre sur son état, allait-elle mal au point de s'être renfermée sur elle-même ? Aelys eut donc changé de sujet et aborda son activité, Ninja semblait être intriguée par cela au point d'accepter une démonstration. ''Si tu es partante, alors c'est avec plaisir que je peux t'expliquer, avant de continuer elle rassembla ses affaires, tiens assieds toi ici, ce n'est pas ce qu'il y a de plus confortable mais c'est toujours mieux que de rester debout'' expliqua-t-elle en pointant du doigt la place libre à sa droite. Est-ce qu'elle allait être en mesure de ne pas rendre cette discussion barbante au point d'ennuyer sa camarade ? Et si elle ratait ce qu'elle était en train de faire, mais après tout Ninja semblait s'ennuyait alors tenir compagnie à Aelys lui permettrait de le combler, non ?
L'ennui menait à bien des choses, poussait sa victime à accomplir des activités dont elle n'en avait pas forcément l'habitude. Aelys, elle, ne s'ennuyait que très rarement au château, et encore moins chez elle à Brighton. Son petit frère Eliott était toujours présent pour s'amuser avec, alors lorsqu'il était malade, rien n'allait plus pour la jeune anglaise qui en faisait tout un mélodrame. Maman ne voulait pas qu'elle s'en approche afin qu'il se repose, mais surtout pour ne pas qu'elle attrape ce qu'il avait, que cela soit un petit rhume ou une angine. C'est ainsi qu'elle mit en place un système de boîtes de conserve reliées par un fil de cuisine, ainsi les deux pouvaient communiquer à distance [Référence à The Promised Neverland, scène entre Emma et Norman] sans pour autant se voir. ''Swann Je m’appelle Swann. Et toi ?'' demanda la fille avant qu'Aelys ne s'empresse de lui répondre : ''Moi c'est Aelys Van-Brosberg, enfin c'est mon nom complet alors appelle moi juste Aelys !''.
La nouvelle connaissance semblait de plus en plus intriguée par la broderie. Si bien que sa curiosité la poussait à poser une question de plus avant même qu'Aelys ait commencé à expliquer : elle souhaitait savoir la forme que devait prendre l'alliage des différents fils. ''Ce que cela doit représenter ? A vrai dire je ne sais pas trop, je laisse mon imagination allait mais cela tourne toujours autour du girly et des fleurs. Tu aimes les fleurs ?'' demanda alors l'anglaise. Les fleurs, Aelys aimait ça mais jamais elle n'eut pu fixer un sentiment dessus, contrairement à son doudou. Depuis sa naissance elle le chouchoutait, l'embrassait et le considérait comme un ami à part entière, alors gare à celui ou celle qui s'amusait à le critiquer devant elle !
C'était le moment : la jeune fille devait recracher tout ce que lui avait appris sa grand-mère, Mamie Oma, en commençant par le plus évident. ''Alors tu vois pour broder on a besoin d'un tambour, c'est le truc rond en bois qui permet de tendre le tissu. Mais on a aussi et surtout besoin de différents fils de couleurs et d'une aiguille. Après il n'y a rien de plus facile, tu as juste à piquer l'aiguille dans le tissu à répétition jusqu'à former l'image que tu avais en tête. Tu as des questions pour le moment ?'' expliqua Aelys avant de lui transmettre ses ustensiles afin qu'elle puisse avoir un premier contact avec.
Pourquoi la nouvelle arrivée dans la Volière s'était-elle approchée d'Aelys ? Uniquement par moquerie, curiosité ou volonté de se faire une nouvelle amie ? ''Pourquoi ?'' rétorqua-t-elle suite aux excuses gênée de l'apprentie brodeuse. La petite aux cheveux taillés au carré avait pour mauvaise habitude de sans cesse s'excuser, peut-être par peur que l'un de ses actes ne soient mal pris ? A l'école, ses copines lui répétaient et c'était quelque chose sur quoi elle travaillait à longueur de temps mais ce n'était vraiment pas tâche facile. Hors ici, il fallait bien qu'elle trouve quelque chose à lui répondre sans trop paraître ridicule : ''Eh bien euuh... je suis désolée... enfin euh... j'avais peur de déranger alors...''. Encore et toujours des excuses et des bégaiements... Aelys était en bonne voie pour se faire mal voir de son interlocutrice, c'est pourquoi elle reprit : ''Je suis désolée de m'excuser ainsi, ça me désole rien qu'à y penser''.
Bon, plus de remords à avoir puisque le sujet a vrillé pour se centrer sur ce rendez-vous imprévu. Elle ne semblait pas vouloir répondre sur son état, allait-elle mal au point de s'être renfermée sur elle-même ? Aelys eut donc changé de sujet et aborda son activité, Ninja semblait être intriguée par cela au point d'accepter une démonstration. ''Si tu es partante, alors c'est avec plaisir que je peux t'expliquer, avant de continuer elle rassembla ses affaires, tiens assieds toi ici, ce n'est pas ce qu'il y a de plus confortable mais c'est toujours mieux que de rester debout'' expliqua-t-elle en pointant du doigt la place libre à sa droite. Est-ce qu'elle allait être en mesure de ne pas rendre cette discussion barbante au point d'ennuyer sa camarade ? Et si elle ratait ce qu'elle était en train de faire, mais après tout Ninja semblait s'ennuyait alors tenir compagnie à Aelys lui permettrait de le combler, non ?
L'ennui menait à bien des choses, poussait sa victime à accomplir des activités dont elle n'en avait pas forcément l'habitude. Aelys, elle, ne s'ennuyait que très rarement au château, et encore moins chez elle à Brighton. Son petit frère Eliott était toujours présent pour s'amuser avec, alors lorsqu'il était malade, rien n'allait plus pour la jeune anglaise qui en faisait tout un mélodrame. Maman ne voulait pas qu'elle s'en approche afin qu'il se repose, mais surtout pour ne pas qu'elle attrape ce qu'il avait, que cela soit un petit rhume ou une angine. C'est ainsi qu'elle mit en place un système de boîtes de conserve reliées par un fil de cuisine, ainsi les deux pouvaient communiquer à distance [Référence à The Promised Neverland, scène entre Emma et Norman] sans pour autant se voir. ''Swann Je m’appelle Swann. Et toi ?'' demanda la fille avant qu'Aelys ne s'empresse de lui répondre : ''Moi c'est Aelys Van-Brosberg, enfin c'est mon nom complet alors appelle moi juste Aelys !''.
La nouvelle connaissance semblait de plus en plus intriguée par la broderie. Si bien que sa curiosité la poussait à poser une question de plus avant même qu'Aelys ait commencé à expliquer : elle souhaitait savoir la forme que devait prendre l'alliage des différents fils. ''Ce que cela doit représenter ? A vrai dire je ne sais pas trop, je laisse mon imagination allait mais cela tourne toujours autour du girly et des fleurs. Tu aimes les fleurs ?'' demanda alors l'anglaise. Les fleurs, Aelys aimait ça mais jamais elle n'eut pu fixer un sentiment dessus, contrairement à son doudou. Depuis sa naissance elle le chouchoutait, l'embrassait et le considérait comme un ami à part entière, alors gare à celui ou celle qui s'amusait à le critiquer devant elle !
C'était le moment : la jeune fille devait recracher tout ce que lui avait appris sa grand-mère, Mamie Oma, en commençant par le plus évident. ''Alors tu vois pour broder on a besoin d'un tambour, c'est le truc rond en bois qui permet de tendre le tissu. Mais on a aussi et surtout besoin de différents fils de couleurs et d'une aiguille. Après il n'y a rien de plus facile, tu as juste à piquer l'aiguille dans le tissu à répétition jusqu'à former l'image que tu avais en tête. Tu as des questions pour le moment ?'' expliqua Aelys avant de lui transmettre ses ustensiles afin qu'elle puisse avoir un premier contact avec.
Si je dis 'Bouh', personne n'a peur c'est génial.
Code couleur : #CA3060
Matin d'Automne monotone ┊Privé
Excuses une nouvelle fois.
Bafouillages dans les airs.
Je veux lui crier, moi.
Mais il vaut mieux se taire.
Oh ! Esprit tu t’agites !
Elle conçoit, elle se cite,
Elle laisse un peu ses mains,
Rougeur vogue à son teint.
J’acquiesce puis je prends place,
Non loin de ses affaires,
Tambour, fils en masse,
Aiguille et tissus clairs.
Puis un nom inconnu.
Van-Brosberg ? Que nenni ?
Jamais vu, entendu.
Origines ensev’lies ?
Imagination seule,
Guide et esquisse l’ouvrage,
Des fleurs, de… tilleul ?
Un dessin sur l’alliage.
Une question que je pose,
À Elle. À Toi. À Moi.
Que dis-tu de la rose ?
Son beau rouge me noie.
Facile, car Elle le dit,
Et je lui fais confiance,
Elle intrigue mon Esprit.
Agite ma Conscience.
Eux. Les Autres et leurs peines.
Eux. Grouillant en fourmis.
Eux. Groupement d’allergènes.
Eux. Qui tourmentent Vie.
Des Questions ? Du flou sombre ?
Je ne crois pas, c’est clair.
Je comprends, sans encombre,
Accroupie, sur la pierre.
Essayer à mon tour.
M’exercer sous ses guides.
Piquer dans le tambour,
De la fine-rigide.
Des formes, des fleurs, des points,
J’aimerais y prendre goût.
Et broder, penser moins,
Gommer Tourments c’est tout.
Aurais-je dû la garder,
Cette envie persistante ?
Ou bien la partager ?
Tel souhait d’Raison ardente ?
Bafouillages dans les airs.
Je veux lui crier, moi.
Mais il vaut mieux se taire.
Se taire, pour écouter.
Se taire, pour comprendre.
Et pour ne pas laisser,
Les paroles devenir cendres.
Se taire, pour comprendre.
Et pour ne pas laisser,
Les paroles devenir cendres.
Oh ! Esprit tu t’agites !
Elle conçoit, elle se cite,
Elle laisse un peu ses mains,
Rougeur vogue à son teint.
Demande formulée.
Proposition, plutôt.
M’asseoir pour m’expliquer ?
Geste altruiste, tu es beau.
Proposition, plutôt.
M’asseoir pour m’expliquer ?
Geste altruiste, tu es beau.
J’acquiesce puis je prends place,
Non loin de ses affaires,
Tambour, fils en masse,
Aiguille et tissus clairs.
De ses lèvres s’envole,
Réponse à ma question.
Autour des bribes frivoles,
Aelys. Un doux son.
Réponse à ma question.
Autour des bribes frivoles,
Aelys. Un doux son.
Puis un nom inconnu.
Van-Brosberg ? Que nenni ?
Jamais vu, entendu.
Origines ensev’lies ?
« De… Van-Brosberg ? D’où ça vient ? »
Sûrement pas d’Ecosse.
M’étonnerais d’Irlande.
Joli nom du cosmos ?
Dénouement d’ma demande ?
M’étonnerais d’Irlande.
Joli nom du cosmos ?
Dénouement d’ma demande ?
Imagination seule,
Guide et esquisse l’ouvrage,
Des fleurs, de… tilleul ?
Un dessin sur l’alliage.
Est-ce que j’aime les fleurs ?
Ces êtres si jolis,
Leur beauté, leur splendeur,
Je ne peux que dire « Oui »
Ces êtres si jolis,
Leur beauté, leur splendeur,
Je ne peux que dire « Oui »
« D’ailleurs, as-tu une fleur préférée ? »
Une question que je pose,
À Elle. À Toi. À Moi.
Que dis-tu de la rose ?
Son beau rouge me noie.
∞
La brune est pleine d’entrain,
Tambour, aiguille et fils,
Elle me montre, de sa main,
Le tout me semble facile.
Tambour, aiguille et fils,
Elle me montre, de sa main,
Le tout me semble facile.
Facile, car Elle le dit,
Et je lui fais confiance,
Elle intrigue mon Esprit.
Agite ma Conscience.
Moment qui nous lie,
Tu es plaisant à mes yeux,
Autour de la broderie,
Je les oublie, Eux.
Tu es plaisant à mes yeux,
Autour de la broderie,
Je les oublie, Eux.
Eux. Les Autres et leurs peines.
Eux. Grouillant en fourmis.
Eux. Groupement d’allergènes.
Eux. Qui tourmentent Vie.
∞
Aelys m’interroge.
Ai-je retenu ses dires ?
Et démons se délogent,
Sous la vue de Sourire.
Ai-je retenu ses dires ?
Et démons se délogent,
Sous la vue de Sourire.
Des Questions ? Du flou sombre ?
Je ne crois pas, c’est clair.
Je comprends, sans encombre,
Accroupie, sur la pierre.
J’en fais part à la Fille.
« Je pense avoir compris »
Une action me titille.
Essayer la broderie.
« Je pense avoir compris »
Une action me titille.
Essayer la broderie.
Essayer à mon tour.
M’exercer sous ses guides.
Piquer dans le tambour,
De la fine-rigide.
Demander un essai,
Une tentative, un pique,
Tenter d’aller plus près,
Du mystère organique.
Une tentative, un pique,
Tenter d’aller plus près,
Du mystère organique.
Des formes, des fleurs, des points,
J’aimerais y prendre goût.
Et broder, penser moins,
Gommer Tourments c’est tout.
« Je… je peux essayer ? »
Peur d’en dire un peu trop,
De briser la douceur,
Peur d’oublier des mots,
De bousculer un cœur.
De briser la douceur,
Peur d’oublier des mots,
De bousculer un cœur.
Aurais-je dû la garder,
Cette envie persistante ?
Ou bien la partager ?
Tel souhait d’Raison ardente ?
Optée selon Instinct,
Qui m’a dit grand : Partages !
Je laisse main à Destin,
De guider mon dessein.
Qui m’a dit grand : Partages !
Je laisse main à Destin,
De guider mon dessein.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
Matin d'Automne monotone ┊Privé
Les deux filles étaient maintenant installées l'une à côté de l'autre, quelqu'un d'inconnu aux deux élèves passant par là aurait pu croire qu'il s'agissait là de deux amies discutant. Or, elles ne s'étaient apprivoisées que depuis une poignée de minutes : qu'est-ce qui pouvait bien passer par la tête d'Aelys pour enseigner son peu de savoir à une inconnue ? Et si finalement cela se résumer à un échec cuisant menant à un saccagement de morceau de tissu de la jeune fille ? 'Elle n'est pas comme ça, Ninja, du moins n'en a pas l'air' se rassura alors l'apprentie brodeuse. Mais au final, elle ne pouvait nullement en être certaine. Mentalement, elle froissa alors sa crainte pour partager un joli moment de partage.
Une fois les brèves présentations passées centrées autour des appellations, une question d'origine refit surface, celle concernant son nom de famille. A vrai dire ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait, bien au contraire. Mamie Oma avait l'habitude également qu'on lui demande, cela devenait assez redondant de devoir expliquer son histoire mais la plupart du temps elle le prenait à la rigolade. Aelys se rappela du jour lorsqu'elle était en primaire où la petite nouvelle de la classe tenta de deviner ses origines jusqu'à ce que la jeune hollandaise stipula alors que son nom était d'origine nippone. Error 404, informations révélées fausses. L'ignorance des enfants, qu'est-ce qu'elle en rigolait : ils sont si naïfs qu'il est très simple de berner, bien qu'elle même s'était très régulièrement faite avoir, il est certain. ''Mon nom, d'où il vient ? Je serais tentée de te répondre quelque chose de bidon mais je n'en ai guère envie avec toi, qui s'avère être très gentille avec ma personne. Je me dois d'être sincère. Mes grands-parents maternels sont d'origine hollandaise mais avant d'avoir ma Maman, ils ont déménagé en Angleterre et plus précisément à Brighton, là où j'habite également. Et toi, tu viens d'où ?'' rétorqua-t-elle.
Un pic, puis deux, puis trois. Sous le pression de ses doigts, le tissu s'éclaira jusqu'à révéler ribambelles de fleurs, chevauchement de feuilles, corne d’abondance et de plaisir. Ninja aime les fleurs, bon point, et elle semble même s'intéresser davantage à mon opinion. 'Ma fleur préférée ? Qu'est-ce que je vais pouvoir lui répondre ? Tournesol, tournesol et encore tournesol' pensa-t-elle alors avant de lui répondre : ''J'apprécie énormément les... euuuh... petite hésitation, les tournesols ! Ils sont si jolis, puissants et attrayants à mes yeux. Toi, laisse moi deviner : cela doit être euuuh, la fleur de cerisier !''. Est-ce qu'elle avait dit ça au hasard ? Bien sûr que oui : elle n'est pas mentaliste quand même !
Les fleurs, qu'est-ce qu'elles étaient poétiques à ses yeux. De toutes les couleurs, les formes, les tailles, les origines, les caractères : une vraie leçon de vie à elles-mêmes. Certaines étaient plus appréciées que d'autres, notamment les roses qui sont sans cesse mises sur un piédestal. Mais au fond, est-ce qu'un pissenlit est inférieur à une rose ? Est-ce que le muguet est plus important que des œillets d'Inde ? Démonstration d'amour avec le lierre se liant à l'arbre, vivacité assumée avec les cactus non hydratés ou encore puissance incontrôlée avec le jasmin parfumé. Tout le monde y trouve son bonheur et a ses préférences. Il fut même un temps où Aelys avait une passion pour les chardons et autres mauvaises herbes : elle en faisait des bouquets qu'elle rapportait à Mamie Oma, qui se sentait alors obligée de les exposer sur le buffet du salon. Un geste un peu surprenant mais bourré d'amour et de tendresse.
Trêve de remémorations, place aux actes. Ninja a-t-elle retenu les explications au point de pouvoir pratiquer en toute aisance ? Réponse. 'Elle a comprit, ouf ! On dirait bien que je vais pouvoir faire payer mes services' ironisa Aelys intérieurement avant de songer 'Et si elle pratiquait, ça serait le top !'. Mais alors qu'elle allait lui demander, sa camarade lui demanda si elle pouvait essayer. C'est alors que la fillette lui répondit : ''Comment dire... tu m'ôtes les mots de la bouche ! J'allais te le proposer, bien sûr que tu peux, fais-en ce que tu veux !''. Et si les deux pouvaient être amenées à se côtoyer davantage autour de cette activité peu banale au château ? C'est ainsi qu'Aelys déposa sur les cuisses de la fillette le tambour à broder et glissa dans ses mains l'aiguille accompagnée du fil puis contempla sa façon de faire : ''Je suis certaine que tu vas pouvoir accomplir des miracles''.
Une fois les brèves présentations passées centrées autour des appellations, une question d'origine refit surface, celle concernant son nom de famille. A vrai dire ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait, bien au contraire. Mamie Oma avait l'habitude également qu'on lui demande, cela devenait assez redondant de devoir expliquer son histoire mais la plupart du temps elle le prenait à la rigolade. Aelys se rappela du jour lorsqu'elle était en primaire où la petite nouvelle de la classe tenta de deviner ses origines jusqu'à ce que la jeune hollandaise stipula alors que son nom était d'origine nippone. Error 404, informations révélées fausses. L'ignorance des enfants, qu'est-ce qu'elle en rigolait : ils sont si naïfs qu'il est très simple de berner, bien qu'elle même s'était très régulièrement faite avoir, il est certain. ''Mon nom, d'où il vient ? Je serais tentée de te répondre quelque chose de bidon mais je n'en ai guère envie avec toi, qui s'avère être très gentille avec ma personne. Je me dois d'être sincère. Mes grands-parents maternels sont d'origine hollandaise mais avant d'avoir ma Maman, ils ont déménagé en Angleterre et plus précisément à Brighton, là où j'habite également. Et toi, tu viens d'où ?'' rétorqua-t-elle.
Un pic, puis deux, puis trois. Sous le pression de ses doigts, le tissu s'éclaira jusqu'à révéler ribambelles de fleurs, chevauchement de feuilles, corne d’abondance et de plaisir. Ninja aime les fleurs, bon point, et elle semble même s'intéresser davantage à mon opinion. 'Ma fleur préférée ? Qu'est-ce que je vais pouvoir lui répondre ? Tournesol, tournesol et encore tournesol' pensa-t-elle alors avant de lui répondre : ''J'apprécie énormément les... euuuh... petite hésitation, les tournesols ! Ils sont si jolis, puissants et attrayants à mes yeux. Toi, laisse moi deviner : cela doit être euuuh, la fleur de cerisier !''. Est-ce qu'elle avait dit ça au hasard ? Bien sûr que oui : elle n'est pas mentaliste quand même !
Les fleurs, qu'est-ce qu'elles étaient poétiques à ses yeux. De toutes les couleurs, les formes, les tailles, les origines, les caractères : une vraie leçon de vie à elles-mêmes. Certaines étaient plus appréciées que d'autres, notamment les roses qui sont sans cesse mises sur un piédestal. Mais au fond, est-ce qu'un pissenlit est inférieur à une rose ? Est-ce que le muguet est plus important que des œillets d'Inde ? Démonstration d'amour avec le lierre se liant à l'arbre, vivacité assumée avec les cactus non hydratés ou encore puissance incontrôlée avec le jasmin parfumé. Tout le monde y trouve son bonheur et a ses préférences. Il fut même un temps où Aelys avait une passion pour les chardons et autres mauvaises herbes : elle en faisait des bouquets qu'elle rapportait à Mamie Oma, qui se sentait alors obligée de les exposer sur le buffet du salon. Un geste un peu surprenant mais bourré d'amour et de tendresse.
Trêve de remémorations, place aux actes. Ninja a-t-elle retenu les explications au point de pouvoir pratiquer en toute aisance ? Réponse. 'Elle a comprit, ouf ! On dirait bien que je vais pouvoir faire payer mes services' ironisa Aelys intérieurement avant de songer 'Et si elle pratiquait, ça serait le top !'. Mais alors qu'elle allait lui demander, sa camarade lui demanda si elle pouvait essayer. C'est alors que la fillette lui répondit : ''Comment dire... tu m'ôtes les mots de la bouche ! J'allais te le proposer, bien sûr que tu peux, fais-en ce que tu veux !''. Et si les deux pouvaient être amenées à se côtoyer davantage autour de cette activité peu banale au château ? C'est ainsi qu'Aelys déposa sur les cuisses de la fillette le tambour à broder et glissa dans ses mains l'aiguille accompagnée du fil puis contempla sa façon de faire : ''Je suis certaine que tu vas pouvoir accomplir des miracles''.
Si je dis 'Bouh', personne n'a peur c'est génial.
Code couleur : #CA3060
Matin d'Automne monotone ┊Privé
Un éclat de douceur. Une parcelle de Temps qui assouplie enfin la dureté des murs du château. Je ne saurais déposer des mots assez justes pour décrire la sensation que me procure cet instant de calme. Le Silence berce ses gestes gracieux autour du tambour coloré. Et puis, lorsque nos voix crédules viennent froisser ce silence, une harmonie nouvelle s’imprègne de l’espace, accompagnée par le Vent et son souffle éphémère.
Gentille.
Un siècle –ou tout comme– m’est filé entre les doigts avant qu’un mot si pur soit sorti de la bouche d’une inconnue en ma faveur.
Aelys.
Désormais, les cinq lettres formant cette caresse sonore feront référence au visage qui me fait face. Je voudrais demander aux Mots de venir, à leur tour. Mais ils sont bloqués dans les tréfonds de ma gorge séchée par un vent trop frais. Sans voix. Un nouveau courant d’air s’engouffre dans la volière, chassant quelques plumes de chouette sur son passage pour effleurer mes membres immobiles. Je reconnais le froid d’hiver qui, trop impatient, n’a pas su attendre encore un peu pour faire frémir les passants et palpiter les feux de cheminée. Je reste de marbre. Figée. Une statue au milieu du Musée du silence.
Son ton interrogateur perce la bulle dans laquelle je m’étais immergée. Je retiens le soupir au fond de ma gorge, puis je me prépare à répéter mécaniquement, le même monologue à mon sujet, comme lors de toute nouvelle rencontre. Mais –oh– mon Cœur ne s’attend pas à ce que je me lève subitement, poussée par un élan nouveau.
Non.
J’peux pas.
Pourquoi suis-je prise de pensées si confuses ? Et pourtant, les quelques mots qui répondrait à sa question me paraissent si simple.
J’veux pas.
J’veux pas jeter Aelys dans la corbeille-des-connaissances-inutiles. Désormais, ces multiples visages qui ne me procurent rien d’autre qu’un brin d’ennui, eux, c’est les Autres. Les fantômes de mes souvenirs. J’veux plus bourrer les tiroirs de ma mémoire de ces rencontres ordinaires. Soyons originales.
Puis je me rassois, presque ravie.
Je cherche jusque dans les abysses de ma Mémoire pour espérer me souvenir de l’aspect qu’à cette fleur. Je ne sais pas. Mon esprit n’a jamais su.
Je plante mes yeux dans l’océan de son regard, intriguée par les bribes qui sortiront de sa bouche. Enfin, encouragée par ses Mots, j’emprunte le tambour avec une délicatesse que mes propres pupilles ne reconnaissent pas, puis me munis de l’aiguille à broder. Je me laisse guider par une inspiration abstraite, mais ma maladresse met fin à l’instant lorsqu’une tache carmin coule le long de mon index.
Gentille.
Que ?
Un siècle –ou tout comme– m’est filé entre les doigts avant qu’un mot si pur soit sorti de la bouche d’une inconnue en ma faveur.
Aelys.
Ouais.
Désormais, les cinq lettres formant cette caresse sonore feront référence au visage qui me fait face. Je voudrais demander aux Mots de venir, à leur tour. Mais ils sont bloqués dans les tréfonds de ma gorge séchée par un vent trop frais. Sans voix. Un nouveau courant d’air s’engouffre dans la volière, chassant quelques plumes de chouette sur son passage pour effleurer mes membres immobiles. Je reconnais le froid d’hiver qui, trop impatient, n’a pas su attendre encore un peu pour faire frémir les passants et palpiter les feux de cheminée. Je reste de marbre. Figée. Une statue au milieu du Musée du silence.
Son ton interrogateur perce la bulle dans laquelle je m’étais immergée. Je retiens le soupir au fond de ma gorge, puis je me prépare à répéter mécaniquement, le même monologue à mon sujet, comme lors de toute nouvelle rencontre. Mais –oh– mon Cœur ne s’attend pas à ce que je me lève subitement, poussée par un élan nouveau.
Non.
J’peux pas.
Pourquoi suis-je prise de pensées si confuses ? Et pourtant, les quelques mots qui répondrait à sa question me paraissent si simple.
J’veux pas.
J’veux pas jeter Aelys dans la corbeille-des-connaissances-inutiles. Désormais, ces multiples visages qui ne me procurent rien d’autre qu’un brin d’ennui, eux, c’est les Autres. Les fantômes de mes souvenirs. J’veux plus bourrer les tiroirs de ma mémoire de ces rencontres ordinaires. Soyons originales.
« J’viens… de quelque part. »
Puis je me rassois, presque ravie.
« Ma fleur préférée ? Heum… Va pour la fleur de cerisier alors ! »
Je cherche jusque dans les abysses de ma Mémoire pour espérer me souvenir de l’aspect qu’à cette fleur. Je ne sais pas. Mon esprit n’a jamais su.
« Et ça ressemble à quoi la fleur de cerisier ? »
Je plante mes yeux dans l’océan de son regard, intriguée par les bribes qui sortiront de sa bouche. Enfin, encouragée par ses Mots, j’emprunte le tambour avec une délicatesse que mes propres pupilles ne reconnaissent pas, puis me munis de l’aiguille à broder. Je me laisse guider par une inspiration abstraite, mais ma maladresse met fin à l’instant lorsqu’une tache carmin coule le long de mon index.
« Aïe ! On dirait que l’aiguille s’est trompée de support. »
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch