Marquée
@Talya Duval
Lumah marchait et passa le seuil de la porte. Lumah. Lumah ? Mais qui était Lumah ?
Cette Lumah qui entrait était vide, comme si rien ne l'affectait. Ou trop, peut être.
La vraie Lumah était souriante, comme un soleil, comme ses cheveux or virant au blanc. La vraie Lumah avait des yeux bleus trompeurs pétillants, qui faisaient comme les étoiles la nuit, qui guidaient ceux qui le voulaient.
Lumah était quelqu'un d'énergique bien que timide en première année, une personne qui paraissait fragile mais qui ne l'était pas, avec ces années de karaté dans la peau. Mais celle-ci, faible, elle l'était.
Lumah était fine, mais pas maigre. Lumah mangeait comme quatre, elle ne sautait pas ses repas par dégout.
Lumah se blessait, tombait. Mais jamais elle ne s'était faite d'aussi profondes blessures et des bleus aussi bleus d'elle-même. Lumah s'aimait. Elle ne s'aimait plus.
L'ancienne Lumah laissait place à une autre. Cette blondinette qui marchait vers un lavabo, elle était pâle, très. Mais par dessus cette blancheur, du bleu, du violet et du rouge venait faire comme de la peinture, comme de l'aquarelle, parsemer son corps. Ses yeux bleus, des fois violets pour ceux qui la regardaient vite, aussi violets que ses bleus, était cernés, la fatigue marquait ses beaux yeux par sa noirceur, ils avaient presque envie de se refermer pour ne pas se voir dans le miroir que l'autre Lumah approchait.
La petite poufsouffle était marquée. Marquée de bleus, de bleus coups, mais aussi de rouge, de rouge coupure. Marquée de rose, de rose cicatrices.
Lumah n'avait beau pas savoir ce que c'était que la beauté, elle se trouvait moche.
Et puis il y avait ce sourire. Lumah pleurait des fois, mais n'abandonnait pour autant pas se sourire qui, la crise passée, venait se coller sur son visage, pour mimer la joie.
L'autre enleva sa cape, trop chaude pour elle, retroussa se manches, et jeta tout par terre.
Et elle se contempla.
La fillette posa ses mains sur le rebord du lavabo. Elle se pencha pour regarder sa tête, ses cheveux or glissant pour cacher son visage. Amé, agacée, fit couler de l'eau du robinet, et s'en mit sur le visage. Mais rien à faire, ses yeux étaient toujours soulignés par des cernes, le rouge ne devenait pas moins rouge, et le bleu pas moins bleu.
Cette Lumah qui entrait était vide, comme si rien ne l'affectait. Ou trop, peut être.
La vraie Lumah était souriante, comme un soleil, comme ses cheveux or virant au blanc. La vraie Lumah avait des yeux bleus trompeurs pétillants, qui faisaient comme les étoiles la nuit, qui guidaient ceux qui le voulaient.
Lumah était quelqu'un d'énergique bien que timide en première année, une personne qui paraissait fragile mais qui ne l'était pas, avec ces années de karaté dans la peau. Mais celle-ci, faible, elle l'était.
Lumah était fine, mais pas maigre. Lumah mangeait comme quatre, elle ne sautait pas ses repas par dégout.
Lumah se blessait, tombait. Mais jamais elle ne s'était faite d'aussi profondes blessures et des bleus aussi bleus d'elle-même. Lumah s'aimait. Elle ne s'aimait plus.
L'ancienne Lumah laissait place à une autre. Cette blondinette qui marchait vers un lavabo, elle était pâle, très. Mais par dessus cette blancheur, du bleu, du violet et du rouge venait faire comme de la peinture, comme de l'aquarelle, parsemer son corps. Ses yeux bleus, des fois violets pour ceux qui la regardaient vite, aussi violets que ses bleus, était cernés, la fatigue marquait ses beaux yeux par sa noirceur, ils avaient presque envie de se refermer pour ne pas se voir dans le miroir que l'autre Lumah approchait.
La petite poufsouffle était marquée. Marquée de bleus, de bleus coups, mais aussi de rouge, de rouge coupure. Marquée de rose, de rose cicatrices.
Lumah n'avait beau pas savoir ce que c'était que la beauté, elle se trouvait moche.
Et puis il y avait ce sourire. Lumah pleurait des fois, mais n'abandonnait pour autant pas se sourire qui, la crise passée, venait se coller sur son visage, pour mimer la joie.
L'autre enleva sa cape, trop chaude pour elle, retroussa se manches, et jeta tout par terre.
Et elle se contempla.
La fillette posa ses mains sur le rebord du lavabo. Elle se pencha pour regarder sa tête, ses cheveux or glissant pour cacher son visage. Amé, agacée, fit couler de l'eau du robinet, et s'en mit sur le visage. Mais rien à faire, ses yeux étaient toujours soulignés par des cernes, le rouge ne devenait pas moins rouge, et le bleu pas moins bleu.
Désolée pour cet affreux retard. Dis-moi si quelque chose ne te va pas
Amé 19 ans promo 43, poufsouffle #4B004F
Marquée
Talya avait passé une journée plutôt fatigante, elle avait beaucoup travailler et était désormais fatiguée. Elle voulait simplement s’écroulait sur un lit et ne plus jamais en sortir. D’autant plus que son insomnie était de sortie depuis quelque temps maintenant. Elle avait de grands cernes sous les yeux, mais heureusement la journée était bientôt finie.
La jeune Serpentard était à proximité des toilettes des filles et décida de s’y rendre pour se mouiller le visage et la nuque et tenter de se réveiller un petit peu.
Plus que quelques pas et elle serait arrivé à destination. Debout devant la porte, elle la glissa légèrement et entra dans les toilettes. Elle regardait le sol. Elle s’approcha d’un lavabo et mit des mains sur le rebord. À l'aide de sa main droite, elle alluma l’eau et en fit couler sur ses mains. Elle en mit ensuite une bonne quantité dedans et mot le tout sur son visage.
L’eau était froide. Très froide. Elle rafraîchissait à merveille. Talya se sentait un peu mieux et décida de sortir prendre l’air, elle commençait à avoir très chaud. Une crise, une crise d’angoisse reprenait, il lui fallait de l’air.
Avant de s’en aller, elle décida de boire un peu d’eau. Remplissant ses mains d’eau, elle porta le tout à sa bouche et bu le tout.
Elle entendit un petit bruit et décida de lever la tête. C’est à ce moment-là qu’elle découvrit une jeune fille, sa cape de sorcière au sol, les manches retroussées, pleine de bleus sur le corps, et de cicatrices, de cicatrices vraiment très rouges. Le visage caché par ses cheveux.
Talya la regarda et commença à s’inquiéter pour sa camarade. Elle avança ses pieds. Et se retrouva à côté de la jeune fille.
- tu...tu vas bien ? Quelle question stupide, il était évident qu’elle n’allait pas bien... comment se rattraper... Comment tu t’es fait...ça ? Demanda-t-elle en montrant son corps.
Désolé pour le retard
La jeune Serpentard était à proximité des toilettes des filles et décida de s’y rendre pour se mouiller le visage et la nuque et tenter de se réveiller un petit peu.
Plus que quelques pas et elle serait arrivé à destination. Debout devant la porte, elle la glissa légèrement et entra dans les toilettes. Elle regardait le sol. Elle s’approcha d’un lavabo et mit des mains sur le rebord. À l'aide de sa main droite, elle alluma l’eau et en fit couler sur ses mains. Elle en mit ensuite une bonne quantité dedans et mot le tout sur son visage.
L’eau était froide. Très froide. Elle rafraîchissait à merveille. Talya se sentait un peu mieux et décida de sortir prendre l’air, elle commençait à avoir très chaud. Une crise, une crise d’angoisse reprenait, il lui fallait de l’air.
Avant de s’en aller, elle décida de boire un peu d’eau. Remplissant ses mains d’eau, elle porta le tout à sa bouche et bu le tout.
Elle entendit un petit bruit et décida de lever la tête. C’est à ce moment-là qu’elle découvrit une jeune fille, sa cape de sorcière au sol, les manches retroussées, pleine de bleus sur le corps, et de cicatrices, de cicatrices vraiment très rouges. Le visage caché par ses cheveux.
Talya la regarda et commença à s’inquiéter pour sa camarade. Elle avança ses pieds. Et se retrouva à côté de la jeune fille.
- tu...tu vas bien ? Quelle question stupide, il était évident qu’elle n’allait pas bien... comment se rattraper... Comment tu t’es fait...ça ? Demanda-t-elle en montrant son corps.
Désolé pour le retard
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Donneuse de surnom en chef |
Marquée
Perdue.
Je suis perdue.
Je t'ai perdue.
Hé, Lumah...
Lumah, dis, t'es où ?
Je suis perdue.
Je t'ai perdue.
Hé, Lumah...
Lumah, dis, t'es où ?
Encore un regard pour ce miroir, encore un regard pour la fille qui s'y reflétait. Lumah ? Non. Elle ne voyait pas de Lumah, elle ne se voyait pas. Celle dans le miroir était une étrangère, qui, elle n'en savait rien - et ne voulait rien savoir -, mais sûrement, certainement et indéniablement pas elle. Pourtant, la fille du miroir faisait les mêmes choses qu'elle.
L'affronter ? Jamais.
Tu rêves si tu penses qu'un jour j'affirmerai que cette chose...
Que cette chose, c'est moi.
Tu rêves si tu penses qu'un jour j'affirmerai que cette chose...
Que cette chose, c'est moi.
Cela faisait bien longtemps que le petite ne s'était - ne l'avait pas vue. Longtemps qu'elle n'avait pas osé ne serait-ce que voir à quoi elle ressemblait dans le miroir, même le matin, pour se brosser les dents. Maintenant, elle savait. Elle ne se voyait même plus dans le miroir. A force, elle s'était perdue. Mais par qui cette fille avait-elle était blessée, hein, dis ? Par qui, et pourquoi ? Si tenté qu'il y ait une raison. Or Lumah ne voyait pas de raison. Jamais il n'y aurait une raison assez forte pour frapper quelqu'un. c'était odieux. Cela ne montrait qu'à quel point l'on n'avait pas le monopole sur soi-même. A quel point on avait perdu le contrôle, déraillé. Ouais.
Elle avait envie de faire un câlin à cette fille, de la réconforter, de toute son âme. De lui passer un peu de son coeur vivant, pour aider le sien, meurtri.
Mais ça ne se faisait pas. Rien n'existait pour cela ; hormis le temps, si seulement le temps avait lui aussi assez de pouvoir. Lumah avait envie de guérir cette inconnue, parce que ça lui faisait fichtrement mal de la voir ainsi. Et si jamais... Si jamais ça lui arrivait, à elle ? Elle ne voulait pas l'imaginer.
Mais.. C'est toi.
Lumah, cette fille, c'est toi.
Lumah, cette fille, c'est toi.
Un bruit de porte la fait sursauter. Etonnée, Lumah se retourne ; quelle idiote ! Elle ne s'était pas attendue à voir quelqu'un. Pourtant, c'était logique ; les toilettes des filles étaient un lieu public, enfin public pour les filles, bien sûr. Et donc, n'importe quelle fille passant par là, avec une simple envie d'aller faire ses besoins, de remettre sa robe, de se recoiffer... Ou pire, se maquiller - non, Lumah n'aimait guère le maquillage, et encore moins la sensation -, pouvait la voir, elle. Elle et l'autre fille dans le miroir, celle qui avait prit la place de son reflet.
Pourtant, la nouvelle venue semble étonné non pas de ton reflet, que son regard semble nier, mais par elle, Lumah.
Comment tu t'es fait ça ?
C'était moi, donc.
Lumah ne savait pas si, en cet instant précis, elle était gênée. Elle ne savait pas si ses larmes voulaient, oui ou non, couler. Elle ne savait pas non plus si elle faisait pitié à ce point. Un simple regard sur son corps suffit pour que tout explose, le vas en mille morceau, son esprit, révélations, tout.
Elle se mord la lèvre, embêtée. Pour retenir ses larmes, aussi, mais ça ne marche plus. Comme la rosée calme et tranquille du matin, des gouttes perlent sur ses joues, des larmes.
« Non. »
Lumah l'avait juste murmurée, cette phrase. Comme embarrassée, elle précise :
« Non, c'est pas moi qui me suis fait ça. »
Honteuse, la blondinette tente de reprendre sa cape ; un acte tout à fait stupide ; qu'essayait-le de cacher ? Ses blessures étaient si nombreuses que certaines s'étalaient même sur le visage. Elle prend sa cape mais reste figée là, sans savoir qui elle attendait, ni ce qu'elle faisait. Mais elle n'arrivait pas à partir.
Amé 19 ans promo 43, poufsouffle #4B004F
Marquée
Ce n'était pas elle. Si elle savait mentir, je n'aurais rien dit. Mais elle ne savait pas visiblement. Ses larmes la trahissaient bien. La voilà essayant de prendre sa cape.
Bizarrement, mon visage se raidit, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que je n'aime pas les mensonges. On pourrait penser que dans cette situation, c'est normal de mentir, mais non. Je ne sais pas vraiment si je dois lui dire quelque chose. Je la regarde en silence, tandis qu'elle prend sa cape au sol.
-Ça ne sert à rien de cacher tes.. blessures. Pas devant moi.
Mon ton est dur, trop dur. J'essaye de faire un sourire mais je n'y arrive pas vraiment alors je m'approche d'elle. Je prends son bras dans mes mains. C'est le seul moyen de lui montrer qu'elle n'est pas seule. Parler dans ses moments serait encore pire, pour elle comme pour moi.
Je ne peux la laisser comme ça, pas après que j'ai vu sa peau. Je me sentirai tellement mal. Je regarde son bras. Peut-être devrait-elle aller à l'infirmerie, l'infirmier pourrait faire quelque chose pour elle. Mais voudrait-elle y aller.
-Tu devrais aller à l'infirmerie..
Allait-elle accepter ou refuser ? Fallait-il que je lui dise la raison ?
-Tu ne peux pas rester comme ça, l'infirmier devrait pouvoir t'aider, tu pourrais lui parler. Bien sûr tu peux aussi me parler à moi mais comme on ne se connaît pas vraiment, je comprendrais que tu ne veuilles pas, après tout c'est ta décision.
Je parlais encore et encore, ne lui laissant aucune chance de parler.
-Je peux venir avec toi si tu veux bien entendu.
Voilà, elle pouvait me répondre, ou non. Mais elle ira à l'infirmerie quoiqu'il puisse se passer.
Bizarrement, mon visage se raidit, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que je n'aime pas les mensonges. On pourrait penser que dans cette situation, c'est normal de mentir, mais non. Je ne sais pas vraiment si je dois lui dire quelque chose. Je la regarde en silence, tandis qu'elle prend sa cape au sol.
-Ça ne sert à rien de cacher tes.. blessures. Pas devant moi.
Mon ton est dur, trop dur. J'essaye de faire un sourire mais je n'y arrive pas vraiment alors je m'approche d'elle. Je prends son bras dans mes mains. C'est le seul moyen de lui montrer qu'elle n'est pas seule. Parler dans ses moments serait encore pire, pour elle comme pour moi.
Je ne peux la laisser comme ça, pas après que j'ai vu sa peau. Je me sentirai tellement mal. Je regarde son bras. Peut-être devrait-elle aller à l'infirmerie, l'infirmier pourrait faire quelque chose pour elle. Mais voudrait-elle y aller.
-Tu devrais aller à l'infirmerie..
Allait-elle accepter ou refuser ? Fallait-il que je lui dise la raison ?
-Tu ne peux pas rester comme ça, l'infirmier devrait pouvoir t'aider, tu pourrais lui parler. Bien sûr tu peux aussi me parler à moi mais comme on ne se connaît pas vraiment, je comprendrais que tu ne veuilles pas, après tout c'est ta décision.
Je parlais encore et encore, ne lui laissant aucune chance de parler.
-Je peux venir avec toi si tu veux bien entendu.
Voilà, elle pouvait me répondre, ou non. Mais elle ira à l'infirmerie quoiqu'il puisse se passer.
| 2ème Année Rp (45-46)
Donneuse de surnom en chef |
Marquée
Non. Non, laisse-moi.
Cette fille en face d'elle la dévisageait. Les yeux rivés sur ça, Lumah le savait pertinemment, et cela avait le don de la déranger, par ailleurs. Elle n'assumait pas son corps, ce corps qui n'était pas sien, alors savoir qu'elle était observée, jugée par d'autres n'en était que plus perturbant. Malaise, ce corps mutilé par d'autres affiché comme une oeuvre d'art qui ne peut pas se voir. Mais ce qui la dérangeait plus encore, c'était la couleur de l'uniforme de la fille. Vert. Vert comme Carry. Vert lugubre, qui lui inspirait peur, horreur, lui donnait nausées et relents. Jamais elle n'avait porté d'avis sur les maisons - jusque là -, mais il fallait croire que l'heure était à en perdre la raison (quoique cette heure était passée bien plus tôt dans son cas).
Pourtant la fille de vert n'a pas l'air de vouloir agir en mal, elle était même avenante, et l'aurait été plus encore si ses paroles n'avaient pas claqué aux oreilles de la blonde comme un fouet. Lumah, par peur, effectua un pas à reculons, n'arrivant pas à déterminer le but de celle-ci. Dégoût, voulait-elle la voir exposer les marques de sa honte encore ? Haine, la trouvait-elle faible ? Compassion, ressentait-elle son mal ?
Elle aurait voulu revêtir sa cape pour partir, simplement : mais elle n'en fit rien. Comme toutes ces fois-ci, fin septembre, devant le miroir, face à sa gaffe, début octobre, cloitrée, début novembre, elle resta, las, mais le visage déformé par l'angoisse, à attendre que cela cesse. Elle avait cessé de se défendre depuis bien trop longtemps et aujourd'hui n'y était pas une exception.
Mais la fille ne lui fit rien. Sa bouche s'entrouvrit simplement pour en laisser sortir une recommandation qui laissa la blondinette stupéfaite un instant : elle devait avouer ne pas s'y être attendue. Non. Non, elle ne voulait pas. Muette, elle fit un hochement de tête vigoureux, une supplique.
Mais la vert et argent ne lâchait pas son affaire, puisqu'elle lui proposait de se confier à l'infirmier en plus de cela. Or Lumah ne le voulait pas exposer sa honte face à un inconnu. Elle, elle voulait juste ses parents (son visage se rembrunit à ces pensées), les serrer fort contre elle, retrouver l'instant où elle pensait encore que ce genre de personne n'existaient pas, être l'innocente fille qu'elle avait été, encore loin des coups. Quand elle pensait ciel et terre, fleurs et nuages. Ce temps était révolu et cela à son plus grand désespoir.
« Y'a rien à faire pour ça », répliqua-t-elle de son habituelle voix faible et perdue, perdant son regard dans la salle pour le poser sur le mur froid.
Lumah serra sa cape contre elle, tout en se mordant les lèvres pour retrouver son sourire fait d'argile sur le visage.
« Et puis parler ne soigne pas les blessures, alors à quoi bon ?»
Cette fille en face d'elle la dévisageait. Les yeux rivés sur ça, Lumah le savait pertinemment, et cela avait le don de la déranger, par ailleurs. Elle n'assumait pas son corps, ce corps qui n'était pas sien, alors savoir qu'elle était observée, jugée par d'autres n'en était que plus perturbant. Malaise, ce corps mutilé par d'autres affiché comme une oeuvre d'art qui ne peut pas se voir. Mais ce qui la dérangeait plus encore, c'était la couleur de l'uniforme de la fille. Vert. Vert comme Carry. Vert lugubre, qui lui inspirait peur, horreur, lui donnait nausées et relents. Jamais elle n'avait porté d'avis sur les maisons - jusque là -, mais il fallait croire que l'heure était à en perdre la raison (quoique cette heure était passée bien plus tôt dans son cas).
Pourtant la fille de vert n'a pas l'air de vouloir agir en mal, elle était même avenante, et l'aurait été plus encore si ses paroles n'avaient pas claqué aux oreilles de la blonde comme un fouet. Lumah, par peur, effectua un pas à reculons, n'arrivant pas à déterminer le but de celle-ci. Dégoût, voulait-elle la voir exposer les marques de sa honte encore ? Haine, la trouvait-elle faible ? Compassion, ressentait-elle son mal ?
Elle aurait voulu revêtir sa cape pour partir, simplement : mais elle n'en fit rien. Comme toutes ces fois-ci, fin septembre, devant le miroir, face à sa gaffe, début octobre, cloitrée, début novembre, elle resta, las, mais le visage déformé par l'angoisse, à attendre que cela cesse. Elle avait cessé de se défendre depuis bien trop longtemps et aujourd'hui n'y était pas une exception.
Mais la fille ne lui fit rien. Sa bouche s'entrouvrit simplement pour en laisser sortir une recommandation qui laissa la blondinette stupéfaite un instant : elle devait avouer ne pas s'y être attendue. Non. Non, elle ne voulait pas. Muette, elle fit un hochement de tête vigoureux, une supplique.
Non.
Mais la vert et argent ne lâchait pas son affaire, puisqu'elle lui proposait de se confier à l'infirmier en plus de cela. Or Lumah ne le voulait pas exposer sa honte face à un inconnu. Elle, elle voulait juste ses parents (son visage se rembrunit à ces pensées), les serrer fort contre elle, retrouver l'instant où elle pensait encore que ce genre de personne n'existaient pas, être l'innocente fille qu'elle avait été, encore loin des coups. Quand elle pensait ciel et terre, fleurs et nuages. Ce temps était révolu et cela à son plus grand désespoir.
« Y'a rien à faire pour ça », répliqua-t-elle de son habituelle voix faible et perdue, perdant son regard dans la salle pour le poser sur le mur froid.
Lumah serra sa cape contre elle, tout en se mordant les lèvres pour retrouver son sourire fait d'argile sur le visage.
« Et puis parler ne soigne pas les blessures, alors à quoi bon ?»
Amé 19 ans promo 43, poufsouffle #4B004F
Marquée
La Poufsouffle recule, oui recule pour s'éloigner de moi. Elle n'a pas confiance. Non, pas du tout même. Tout ce qu'elle voit c'est une fillette qui veut aider les autres sans savoir vraiment quoi faire. Une fillette qui ne fait que de se mêler des affaires des autres. Jamais des siennes. Une fillette qui ne sait pas quoi faire mais qui ne veut pas lâcher l'affaire.
Elle essaye de.. de faire quoi au juste ? Elle veut dire quelque chose, mais je ne sais pas quoi, je ne peux pas le deviner en réalité, et je ne peux pas non plus lire sans ses pensées. Non pas que je ne le veuille pas, simplement, je n'en suis pas capable.
Elle décida finalement de prendre la parole pour une simple phrase. Une phrase qui résonne dans ma tête. Plusieurs fois. La jeune fille serre sa cape et lance une autre phrase. Phrase qui résonne tout autant que la précédente. Elle ne veut pas de l'infirmier, ça je l'ai compris. Elle ne veut pas d'aide.
-Si tu commençais par me dire la vérité ? Je veux juste t'aider mais si tu ne me parle pas, je ne peux rien faire. C'est toi ? C'est toi qui t'es fait ça ?
Je me tourne ensuite, me dirigeant vers la porte. Je pose mon dos dessus. Je me laisse glisser jusqu'à atterrir sur le sol. Et j'attends. J'attends qu'elle parle, qu'elle bouge, qu'elle fasse quelque chose.
Mes excuses pour le.. retard
Elle essaye de.. de faire quoi au juste ? Elle veut dire quelque chose, mais je ne sais pas quoi, je ne peux pas le deviner en réalité, et je ne peux pas non plus lire sans ses pensées. Non pas que je ne le veuille pas, simplement, je n'en suis pas capable.
Elle décida finalement de prendre la parole pour une simple phrase. Une phrase qui résonne dans ma tête. Plusieurs fois. La jeune fille serre sa cape et lance une autre phrase. Phrase qui résonne tout autant que la précédente. Elle ne veut pas de l'infirmier, ça je l'ai compris. Elle ne veut pas d'aide.
-Si tu commençais par me dire la vérité ? Je veux juste t'aider mais si tu ne me parle pas, je ne peux rien faire. C'est toi ? C'est toi qui t'es fait ça ?
Je me tourne ensuite, me dirigeant vers la porte. Je pose mon dos dessus. Je me laisse glisser jusqu'à atterrir sur le sol. Et j'attends. J'attends qu'elle parle, qu'elle bouge, qu'elle fasse quelque chose.
Mes excuses pour le.. retard
| 2ème Année Rp (45-46)
Donneuse de surnom en chef |
Marquée
De là où elle est, le regard baissé, Lumah ne voit que l'uniforme vert et argent de la jeune fille. Il lui rappelle aussitôt quelqu'un d'autre, même si elle sait pertinamment qu'elle n'y a pas affaire, même si sa voix est différente ; peu à peu, elle oublie la gentille fille qui tentait seulement de l'aider, elle se rappelle Carry. Elle se rappelle William. Elle se rappelle leurs mots, aussi aiguisés que des lames, de ses coups, la grande main de son ainée lui saisissant le col comme un serpent ouvrant sa grande gueule pour l'engloutir, planter ses crocs affamés dans son corps frêle. L'atmosphère des toilettes change, elle devient plus pesante, puis lourde. Plus sombre, aussi. Les miroirs se fendent en un battement de cils, suivis pas les lavabos, puis les sol, qui se couvre de poussière. Les portes sont sales. Lumah revit la scène de sa première rencontre avec Carry, peu à peu.
Ce sont des mots qui la réveillent. Les mots de cette fille qu'elle ne connaît que de vue.
« C'est toi ? C'est toi qui t'es fait ça ? »
Lumah déglutit. Elle ne l'avait pas entendue ? Elle jurerait lui avoir déjà précisé que ce n'était pas elle qui s'était blessée. Pourquoi dans ce genre d'instants, les personnes en face peinaient toujours plus à l'entendre que d'ordinaire ? Elle n'en avait pas besoin. Elle n'avait pas besoin de se répéter, de répéter qu'on l'avait tabassée, qu'elle s'était faite rouer de coups et que ça ne cette violence ne partait pas. Elle ne voulait pas reprendre la peine de devoir cracher des mots comme si c'était un ultime effort. C'était si douloureux, mais la fille en face n'avait pas l'air de s'en rendre compte.
« Je me ferai jamais de mal », articula difficilement la blondinette, avant de sangloter. Honteuse, elle saisit les affaires qu'elle avait laissé traîner et courut vers la sortie en panique.
Ce sont des mots qui la réveillent. Les mots de cette fille qu'elle ne connaît que de vue.
« C'est toi ? C'est toi qui t'es fait ça ? »
Lumah déglutit. Elle ne l'avait pas entendue ? Elle jurerait lui avoir déjà précisé que ce n'était pas elle qui s'était blessée. Pourquoi dans ce genre d'instants, les personnes en face peinaient toujours plus à l'entendre que d'ordinaire ? Elle n'en avait pas besoin. Elle n'avait pas besoin de se répéter, de répéter qu'on l'avait tabassée, qu'elle s'était faite rouer de coups et que ça ne cette violence ne partait pas. Elle ne voulait pas reprendre la peine de devoir cracher des mots comme si c'était un ultime effort. C'était si douloureux, mais la fille en face n'avait pas l'air de s'en rendre compte.
« Je me ferai jamais de mal », articula difficilement la blondinette, avant de sangloter. Honteuse, elle saisit les affaires qu'elle avait laissé traîner et courut vers la sortie en panique.
Elle était si désolée.
FIN DU RP.
Merci à toi, plume ! Je suis navrée que tu ne puisse pas voir ce rp ce conclure.
Amé 19 ans promo 43, poufsouffle #4B004F