Solo Bien plus que des livres RPG++

Si vous voulez rejoindre, libre à vous, j'en serai ravie ! Je suis partie un peu loin sur la fin, je me suis laissée emportée haha :)
Comme à chaque fois qu'elle entrait dans la Bibliothèque, Lucy sentit son souffle se couper, l'espace d'une seconde. Dans aucun de ses rêves les plus fous, la représentation de cet endroit était digne de la réalité. Tous ses sens s'éveillaient quand elle passait le pas des lourdes portes en bois qui protégeaient ces lieux merveilleux du bruit extérieur.
La première chose qui la happait, étrangement, était l'odeur. Une odeur douce, légère, de vieux livres, d'encre fraîche et de parchemins. Son adoration pour ce mélange de senteurs la persuada que si elle sentait un filtre d'amour, c'est cette odeur qui s'en émanerait. Qu''y a-t-il de meilleur que l'arôme de papier datant d'avant sa naissance -voir même avant la création de cette école- fusionnant avec celui du bois qui constitue les centaines d'étagères ? Elle avait connu, avant son entrée à Poudlard, des bibliothèques moldues. Mais aucune ne pouvait rivaliser avec celle-ci, pas même toutes réunies. La jeune fille, émerveillée, gonflait ses poumons de l'air ensorcelant qui émanait des milliards de livres qui l'entouraient.

*Est-ce que quelqu'un connaît le nombre précis de livres ici ? Il faudrait peut-être demander un jour. Il existe sans doute un sort... Ou alors je pourrais me proposer pour les compter !*

La jeune élève, malgré son amour pour la lecture et les œuvres, se ravisa bien vite d'oser proposer son aide, car cela lui prendrait sûrement tout son temps libre jusqu'à ses examens finaux. Le second sens qui s'activait en entrant, était la vue. Comment pouvait-on un jour se lasser de la vision féerique qui apparaissait devant nos yeux ? Après le plafond magique de la Grande Salle, cet endroit était, dans le cœur de Lucy, le plus bel endroit sur Terre. Oh bien sûr, certains paysages littoraux ou montagneux étaient sans nul doute splendides, mais avaient-ils la prétention de contenir tout le savoir du monde ? Pouvaient-ils donner à un sorcier la possibilité d'apprendre tout ce qu'il est possible d'apprendre, et plus encore ? Elle ne pensait pas.
En avançant dans la première allée de la bibliothèque, après avoir poliment, mais doucement, salué le bibliothécaire, elle prit le temps d'observer les élèves, penchés sur des parchemins, entourés de plus de livres qu'il ne leur en fallait, ou encore, perdu dans leurs pensées, la plume en l'air, espérant voir venir l'inspiration. C'est à ce moment là que le troisième sens entre en jeu : l'ouïe. Lucy savait pourquoi les préfets et les professeurs réclamaient sans cesse le silence. Ils adoraient sans aucun doute le bruit que produisait la Bibliothèque, ses livres et ses occupants. Un son mélodieux, reposant et agréable pour travailler. Un subtile mélange entre le léger soufflement de livres qui s'envolent pour reprendre leur place, le grattoir des plumes sur des parchemins, et celui des pages qui se tournent, avec plus ou moins de délicatesse.

*Je crois que c'est le métier parfait, Bibliothécaire. Être toute la journée dans cet endroit, à lire des livres...*

Lucy se perdait dans ses pensées en flânant le long des longues étagères, et c'est seulement quelques minutes plus tard, en arrivant dans son rayon favori, que son quatrième sens se délecta du moment. Le toucher, qui d'après son père, était le sens le plus important de tous. Il aime à dire que l'on peut apprendre à vivre sans entendre, sans parler et sans voir. Mais pour lui, aucun homme, aucune femme, et aucune créature du monde ne peut vivre heureux sans ressentir le toucher. Lucy, en grandissant, s'accordait de plus en plus à sa manière de penser les choses. Quand elle prit un livre d'Histoire de la Magie entre ses mains, elle le toucha d'abord du bout des doigts, comme pour ne pas l'effrayer. Une fois cela fait, avec toute la délicatesse du monde, elle sortit le vieux livre légèrement poussiéreux de sa place, lentement, comme si elle avait peur qu'il n'ai peur, et qu'il refuse de lui révéler ses secrets. En l'ouvrant, elle frôla les pages sans les plier, et au toucher elle sut que ce livre était sans aucun doute plus âgé qu'elle même. Elle parcourut les pages sans s'y plonger, puis l'emporta pour s'asseoir avec, à l'une des tables vides, loin de tout autre étudiant.

*Ca doit être bien de parcourir le monde, pour en revenir la tête tellement pleine qu'on doit écrire un livre pour se libérer de la place..*

Elle rêva aux contrées lointaines qu'elle pourrait visiter un jour, quand elle aura quitter Poudlard. Son père lui avait promis de lui faire visiter la France, quand les événements se seront apaisés ici. Lucy, encore jeune, ne comprenait pas grand chose de la grande crise que traversait le pays en ce moment. Mais elle préférait ça, grandir semblait d'un ennui mortel. Elle voulait simplement rêver, laisser son imagination pure et insouciante vagabonder, et surtout, elle voulait lire, lire et encore lire...
C'est là que le dernier de ses sens prend vie. Le goût. Pas au sens littéral, comme on l'entend souvent. Au sens plus profond, le goût de l'aventure, le goût de l'évasion et de la liberté. Une enfant qui n'a jamais connu de malheur est persuadé que le monde est beau, joyeux et gentil. Si la vérité est tout à fait différente, il suffit de garder son goût pour les choses simples, qui ne font de mal à personne. Si le monde pensait comme un enfant, aucuns des problèmes qui ravagent la surface du globe n'aurait lieu. Si tous les hommes, toutes les femmes, et toutes les créatures qui peuplent la terre lisaient avec des yeux d'enfants, on verrait dans leur yeux des pétillements de joie, d'envie et de foi en un futur plus beau, et pas de la haine, de l'animosité envers ceux qui diffèrent de ce que l'on connaît.

Bien sûr, tout cela, ça ne trottait pas dans l'esprit de la jeune fille, elle ne faisait que lire et rêver, sans savoir qu'un jour, comme les autres, elle allait grandir, et qu'il lui faudrait lutter, physiquement ou psychologiquement, contre le mal qui grandit et sévit sur les habitants de la Terre.

~ Merci de ne pas mentionner mon année RP ~
By Orders of the Peacky Blinders