Ingénuité de l'Univers.

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Juin 2045
RPG


érinye furieuse

revenu chercher ce souvenir du passé, gamin, tu déambules entre les amas de bitume, te faisant simulacre de cette utopie altérée. il y a la nuit qui gueule à corps et à cris. à rendre sourds les parfaitement lotis, noyés dans les draps de satin, les baldaquins et quelques catins. pensées te brûlant l'épiderme, corrosion des dernières bribes d'espoir, tu n'es plus qu'une illusion, qu'un enfant aux convictions aveugles, à l'espérance caustique. remords acerbe sur la conscience, tes pupilles ont perdu de leur éclat, sont devenues aqueuses, et cette velléité presque viscérale de la retrouver a pris le dessus. ça fait trop longtemps que ça hante ton myocarde, trop longtemps qu'il se couvre d'accrocs à l'évocation d'un prénom qui n'a plus de sens pour le monde.

Le Ciel.
La Nuit.
Ce merveilleux tableau. Où les étoiles mènent une danse salvatrice autour de la Lune, se regroupant en phares du monde. Ces amas d'étoiles qui brillent, toujours plus fort, faisant briller les cœurs à leur tour. La lumière s'échappe du cercle céléste et vint trouver ton myocarde aux échardes bien trop enfoncées. Elle le soigne de sa Magie, mais le brûle d'une cruelle passion. Allongé sur l'herbe, au beau milieu d'un Parc noyé dans la noirceur, tu te sers du Ciel pour espérer voir. Le dos douloureux après tant d'heures passées à observer, à la lisière du château, bravant les interdits pour venir satisfaire ton insomnie. Le clapotis du Lac, à deux pas de toi, te berce de sa légère musique. L'Herbe bouge autour de toi, caresse tes bras et te sers de matelas. Ton âme s'envole, vagabonde, et vint trouver les constellations qui dardent vers toi leur regard bienveillant.

Tu aurais aimé y aller, vers cet espace magnifique.

La candeur du Ciel, l'Ingénuité de l'Univers, semble t'attirer comme un aimant. Tes yeux se perdent encore vers ce qui semblait être Cassiopée. Andromède et Persée à ses côtés. Magnifique, cela était. La nostalgie t'atteint brusquement, et s'attire les foudres de ta conscience éveillée. L'être frivole s'étiole, le souvenir de ta mère et ses histoires à ton chevet, te ferait presque perdre pied. Tu te relève doucement. Une oeillade implacablement dirigée vers le Lac calme. Beaucoup trop calme, à ton goût. Et si l'Émotion reste ici présente, ce soir tout te semble passif. Tout semble mou. Tout semble presque.. vide. La solitude est telle, qu'elle altère le goût des nébuleuses. Tu retombes brusquement au sol, les bras en étoile de mer, autour de ta tête. "C'est beaucoup trop tranquille." Te voilà qui parle seul. Est-ce la folie qui t'atteint ?

Devant le spectacle d'habitude si grisant, ta Voix se meurt.

La Passion déferle.

@Elfie Sweetheart Voilà voilà, comme promis <3

L'allégorie de l'art me repousse.
Artiste ment, artiste triste.
#BF0000

Ingénuité de l'Univers.
Les étoiles, ces astres controversés, parsemaient le voile noir d'encre de la nuit. Elles diffusaient une douce lumière, qui éclairait le chemin d'une demoiselle pressée, engloutie par l'obscurité. L'insomnie l'avait prise; surprise. Jamais la fillette n'avait été troublée par celle-ci, même lorsqu'elle ne trouvait guère un nouveau sens à son existence.

La nouvelle Elfie se sentait libre de faire ce que bon lui semblait. Aucune limite. Elle pouvait tout faire. Elle s'en donnait le droit. Elle n'avait jamais pensé à l'égoïsme, mais voilà qu'elle y prenait goût. Se moquer du monde; devenir le maître de ce dernier. Influencer son avenir, et ne plus se préoccuper du passé qui lui avait fait tant de mal. Elfie gardait ses principes et ses valeurs bienfaitrices, mais uniquement pour celui qui le mérite. Pourquoi offrir son aide à un inconnu en qui tu n'as confiance, et pourquoi en serait-il digne ? Un Homme qui trahit, un Homme infidèle à l'amitié qui l'a construit ne devrait pas recevoir de l'aide quand il en a besoin. Les humains mauvais sont, et resteront mauvais. Elfie a décidé de devenir mauvaise, et de le rester. Fidèle à ses principes, et fidèle à ceux qui le méritent.

Cette liberté inexpérimentée lui confiait les ailes de l’échappatoire dont elle rêvait. Elle avait le droit de sortir du dortoir rempli d'élèves assoupies. Elle avait le droit d'enfiler ses vieilles bottines à lacet usées afin de parcourir les couloirs. Elle avait le droit de faire un geste obscène à Peeves qui lui barrait la route. Elle avait le droit de respirer l'air humide du Parc plongé dans les ténèbres. Elle avait le droit de s'octroyer les droits.

Les pieds dans l'herbe, les souliers attachés autour de son cou, sa chemise de nuit rapiécée volant à proximité de ses mollets blancs : la rouquine savourait la liberté qu'elle méritait. Le Lac devant elle, la jeune fille courut pour l'atteindre. Les étoiles, amies du Sage, se reflétaient dans l'étendue d'eau miroitante. Envoûtée, la rouquine ne fit guère attention aux arbres, à l'herbe, au jeune homme, qui se trouvaient tout près. La fascination nouvelle que les étoiles exerçaient sur la demoiselle la transformait en un pantin obnubilé. Que c'était beau. Que c'était satisfaisant de briser les règles et d'écouter ses envies.
Dernière modification par Elfie Sweetheart le 15 juin 2020, 11:28, modifié 1 fois.

Quatrième année rp à la rentrée 2047-2048
Membre des Crocheers de Serpentard

Ingénuité de l'Univers.
Tu restes allongé. La tête, vers les astres, plongée. La quiétude est telle, que tu n'entends pas le frôlement de ses pieds sur l'herbe. Ou alors tu n'en à rien à faire. Ou alors, sa compagnie, tu espère. Tu ne tournes pas la tête. Tu attends juste qu'elle te parle. La Présence. Croyant à un Mirage. Tu ne savais pas si c'était une fille. Ou bien un garçon. Rien ne semble important, si ce n'est le moment où, volant vers les étoiles, vos âmes partagent une Danse à deux. Elle ne parle toujours pas. Cette Présence. Elle reste juste là, sans bouger. Mais tu sais que ce n'était que le ciel qu'elle regardait. T'avait-elle seulement remarqué ? Du coin de l'oeil tu l'observes. Ainsi donc, une fille. Les étoiles avait pris le chemin de ses prunelles. Elles brillaient d'une telle lueur que tu n'osais pas parler. Rien dire. Juste observer le sentiment qui te bouffe, personnifié dans ses yeux. Tu n'osais pas déranger, n'osais pas signaler ta présence.

Car oui, elle avait l'air de ne pas s'en rendre compte, de ta présence.

Tu te relèves doucement. Comme craignant de casser du verre. Le verre insonorisant qui te coupait de tout. Qui la coupait de tout. Tu te mets en tailleur. La tête qui repose négligemment sur ta paume. Le souffle presque calme. Il se prépare aussi à tout briser, de ce calme. Ta voix qui déchire l'air de son écho, un simple murmure, qui dans l'immensité de la nuit silencieuse, résonne comme un cri. "Bonsoir." Un mot. Qui vient troubler les ondes tranquilles. Qui vient remuer le monde autour de vous. "Tu viens faire quoi ici ?" D'un ton amical. Un ton qui serait presque curieux, interessé. Un ton, une question, qui attend une réponse.

Tu ne la connais pas, toi, gamin, mais ses yeux te boulversent.

Tu finis par te retourner complétement. Un léger sourire aux lèvres. "Il est beau l'ciel ce soir." Ce n'était pas une question. C'était une affirmation. Le ciel était beau. Sans aucun doute. Et dans ses yeux tu voyais. Tu lisais. Tu savais.

Q'elle le savait aussi.

@Elfie Sweetheart désolé pour le retard :cute:

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