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Plus il avançait dans le couloir qui menait au tableau de la grosse dame, plus un vide, presque un manque, s’infiltrait dans le coeur de l’enfant. En quittant le professeur d’études des moldus, il ressentait une peine identique à celle du jour de son départ pour Poudlard, abandonnant le Château familial de Fife, ses repères, son univers. Pourquoi avait-il cette sensation de tristesse vis-à-vis de Monsieur Penwyn ?

L’homme était pour ainsi dire un inconnu, dont il ne connaissait rien. Pourtant, en sa présence, le jeune Gryffon était plus à l’aise qu’avec n’importe quel autre adulte dont il absorbait généralement comme une éponge les sentiments les plus exacerbés, leurs chagrins, leurs ressentiments ou leurs joies. Le Gallois ne faisait pas exception à la règle. À chaque instant où son visage avait en sa présence exprimé une douleur physique, le Rouge et Or avait souffert avec lui. L’extrême sensibilité de l’enfant bousculait son âme au plus au point. Mais auprès d’Edward Penwyn, il ne se s’était point donné la peine d’ériger des défenses psychologiques inconscientes et instinctives afin de se protéger. Bien au contraire. Il lui avait été naturel de partager ses maux, comme s’efforçant de l’en étancher un peu. Avec lui, il perdait un peu de sa timidité, se sentait à l’aise comme s’il le connaissait depuis longtemps. Le quitter avait été un petit déchirement inexplicable.

Perdu dans ses pensées, le lionceau prononça le code. La peinture le laissa aimablement pénétrer dans sa salle commune, non sans tenter de chanter quelques notes d’opéra. Peu d’élèves s’y trouvaient en cette fin de journée. Le bal était encore dans tous les esprits et la majorité de ses camarades n’avait pas le coeur à se réunir pour discuter ou rire au coin du feu. Gabryel scruta la pièce du regard dans l’espoir de trouver Ennis. Monsieur Penwyn lui avait montré une grande marque de confiance en le mandatant de lui remettre une missive personnelle. Après un court instant, il apperçut sa préfète plongée dans un livre. Il s’approcha discrètement sans oser l’appeler. Son ainée l’impressionnait un peu, comme toute personne de l’école représentant une forme d’autorité. Le rouge aux joues, il l’observa un peu sans vouloir la déranger, tout absorbée qu’elle était dans sa lecture. Ennis finit par lever la tête vers la fenêtre, puis posa ses yeux sur le deuxième année :

- Je peux faire quelque chose pour toi ?

- Bonsoir Ennis. (en français) Je te prie de m’excuser...

Gabryel farfouilla dans la poche de sa robe de sorcier pour en sortir une feuille de papier pliée en quatre. Il la déposa sur la table de travail.

- (avec un discret sourire) J’ai cccccroisé le Professeur Penwyn à l’infirmerie, et il m’a confié ce courrier pppppour toi.

Sans trop s’attarder, l’enfant laissa Ennis prendre connaissance de sa lettre avant d’aller s’installer près de la cheminée pour rêvasser un peu.

Fin pour moi, je vous laisse continuer ;)
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 23 sept. 2020, 00:11, modifié 2 fois.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

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Le jeune grimpeur lui semblait être particulièrement nerveux. A croire qu'il sortait d'une mauvaise rencontre. Alors qu'il s'excusait, de la déranger sûrement, il fouillait activement dans sa poche. Il en ressortit un parchemin plié en quatre qu'il vint poser doucement à côté de ses affaires de travail indiquant en même temps l'auteur de ce qui était écrit dessus. Ainsi le professeur d'Étude des Moldus lui avait répondu puis demandé à un élève de jouer au hibou. C'était étrange.

-
"Merci d'avoir bien voulu me la déposer. C'est sympathique de ta part." Elle préféra laisser tomber le reste. En ces moments compliqués il n'était pas la peine d'ajouter des interrogations à la peur et les blessures. A la place, elle posa la lettre et observa manuel et parchemins. Elle n'avait pas la tête à travailler alors elle rangea des affaires scolaires, ne gardant que sa plume, son encrier et du vélin. Elle pourrait ainsi répondre ou tout du moins commencer à rédiger un retour après sa lecture.

Elle attrapa donc l'écrit du professeur et le dépliant avant de commencer à lire. Dès les premiers mots son visage se décomposa. Elle posa le parchemin et regarda le deuxième année non loin d'elle. Était-ce une blague? Mais comment aurait-il pu savoir qu'elle avait écrit à cet homme? Elle n'en avait parlé à personne pas même à son meilleur ami. Er elle ne voyait pas pourquoi le professeur aurait fait une aussi mauvaise farce. Il devait y avoir une erreur. De destinataire.

Que serait-elle faire? Lui renvoyer par retour de courrier? Avec un vrai hibou bien sûr! Ou aller directement lui rendre pour eviter tout quiproquo. Son regard allait du courrier à son nécessaire à écrire... puis jusqu'à sa montre. Elle avait encore le temps. Sans trop tarder, elle rangea ses affaires, prit la lettre, monta à son dortoir et y déposa son sac. Elle redescendit aussi vite qu'elle était montée et sortit prestement par le portrait de la Grosse Dame.



04 NOVEMBRE - VERS 18H30 - INFIRMERIE

Devant la porte, l'irlandaise n'hésitait pas particulièrement. Elle entra puis observa les lieux à la recherche de l'alcôve accueillant le blessé. Il n'était pas très loin. Mais d'un coup, la préfète eût un doute. Était-ce vraiment la bonne décision? Maintenant qu'elle était là en ayant ouvert la porte avec autant d'assurance elle ne pouvait plus reculer non? Alors elle s'approcha du lit tout en gardant une distance respectueuse:

- "
Monsieur Penwyn?"

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Après que Gabryel eut récupéré la lettre à transmettre à sa camarade de Gryffondor, le professeur d'Etude des Moldus s'allongea de nouveau sur le lit et regarda son fils - qui ne savait toujours pas la vérité sur ses origines - sortir de l'infirmerie. La remarque que l'enfant lui avait dite avant de partir aurait eu tendance à le mettre de bonne humeur si elle n'était pas venue de Gabryel. Il aurait été bien triste de ne plus lui parler, vraiment ? Dirait-il la même chose si il apprenait qu'Edward était son vrai père ? Ne souhaiterait-il pas plutôt ne jamais l'avoir connu afin qu'Angel Fleurdelys demeure le père en qui il a toujours pu compter et qui ne lui avait jamais menti, afin que son monde demeure intact et que sa vie ne soit pas ébranlée ? Le Gryffondor ne l'apprécierait sans doute pas si il connaissait la vérité, le professeur en était persuadé. Un voile de tristesse nimba son visage en faisant face à la dureté de la réalité.

Voulant se changer les idées, Edward décida de récupérer la lettre qu'il destinait à sa compagne sur la commode afin de la relire. Il voulait être sûr que les mots qu'il avait couché sur le papier n'inquiéterait pas la femme qui partageait sa vie, ne souhaitant pas lui donner plus de peurs que nécessaire. Il déplia la lettre et tout son corps fut figé en lisant la première ligne de la lettre. « Mademoiselle O'Belt, ». Ses yeux se mirent à s'ouvrir et se refermer plusieurs fois tandis que l'homme espérait que sa vue le trompait. Mais non. Les mêmes mots restaient présents sur le papier. En voulant faire transmettre par Gabryel le courrier qu'il destinait à Ennis O'Belt, l'homme s'était trompé de missive et lui avait transmise celle qu'il avait écrite pour Diane.

Une expression d'horreur parcourut le visage d'Edward lorsqu'il se rappela les mots qu'il avait couché sur le parchemin destiné à sa compagne. Et c'était son fils qui les avait désormais entre les mains. Si jamais il lisait ce papier. Non, il fallait qu'il l'en empêche - car même si la lettre ne lui était pas destinée, il ne voulait prendre aucun risque et ne pas parier sur l'absence de curiosité de l'enfant. Dans un effort qui lui fit grincer les dents et tordre son visage de douleur, l'homme se redressa et s'assit sur le bord de son lit. Il s'apprêtait à se lever pour partir à la poursuite de l'enfant lorsque la réalité le rattrapa. Son épaule était toujours aussi meurtrie, et ce mouvement rapide avait amplifié la douleur. Finalement, le professeur n'eut pas la force de se redresser et se laissa tomber sur le lit.

04 NOVEMBRE - VERS 18H30 - INFIRMERIE


Un peu plus tard, une voix finit par le sortir de sa torpeur en l'interpellant. Une voix dont il savait qu'il l'avait déjà entendu quelque part, mais dont il était bien incapable de mettre un visage dessus. Tournant la tête, le sorcier n'eut pas de mal à reconnaître Ennis O'Belt. Un regain de vigueur s'empara de lui, et il se redressa promptement - en oubliant entièrement l'échec de sa précédente tentative. Assis sur le bord de son lit, il la regarda droit dans les yeux avec une expression de crainte sur le visage.

- Je vous ai fait parvenir la mauvaise lettre, l'avez-vous avec vous ? s'empressa-t-il de demander.

Mais ce n'était pas la question qui lui brûlait les lèvres. Tout son être lui hurlait de demander si Gabryel avait lu sa lettre. Edward ne voulait savoir que ça. Qu'Ennis ait lu la lettre ou non n'était que secondaire. Il finit par demander d'une voix inquiète :

- Vous savez si votre camarade a lu ce courrier ?

« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! » #PouffyFamily

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A son appel, l'homme se redressa rapidement pour s'asseoir au bord du lit dans lequel il était sensé se reposer. L'irlandaise espérait qu'il ne tombe pas car compte tenu de leur différence de stature et même avec laide de la magie, rien n'indiquait qu'elle parviendrait à l'aider. Mais cette inquiétude la quitta rapidement quand elle vit l'expression de crainte sur le visage du professeur. Rarement elle se souvenait avoir vu une peur pareille dans les yeux d'un adulte. Et, si elle n'avait pas appris à gérer son empathie bien trop forte, elle aurait été submergée. Aujourd'hui, plutôt que de ressentir intensément la crainte de l'homme, elle réussissait à la mettre de côté pour garder le contrôle de ses propres ressentis.

- "
Tout à fait. Tenez." Lui répondit l'adolescente en devenir en lui tendant le courrier qui était de toute évidence destiné à sa compagne plutôt qu'à la châtain qui n'était même pas son élève. Puis, elle qui s'attendait à devoir expliqué qu'elle avait malencontreusement lu une partie de la missive, apprenant au passage des choses qu'elle aurait dû ignorer, la préfète fut étonnée de la question suivante.

- "
Je ne crois pas. Il ne me l'aurait pas donné je pense." Elle ne connaissait pas très bien Gabryel mais il était discret. Et lui donner ce parchemin après l'avoir lue ne ressemblait pas à ce qu'elle savait de lui. Toujours debout devant le professeur d'Étude des Moldus, Ennis doutait de la marche à suivre. Car elle venait de révéler qu'elle-même avait parcouru les lignes qui noircissaient le vélin.

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Edward ne peut retenir un soupir de soulagement en entendant qu'Ennis O'Belt avait ramené la lettre avec elle. Plus loin la missive était de la salle commune de Gryffondor, et mieux c'était. Il la récupéra de sa main gauche - son épaule droite ne s'étant pas guérie en quelques heures - et alla la déposer sur la table de chevet à ses côtés. Ensuite, le professeur se saisit de la lettre qu'il avait écrite pour la préfète de Gryffondor, après avoir vérifié qu'il s'agissait bien de celle qu'il avait écrite pour elle.

- Je vous remercie de votre discrétion Miss O'Belt, lui dit-il d'une voix faisant transparaître sa gêne. Se rappelant les propos de l'enfant, il fronce les sourcils et lui demande : Vous avez lu le contenu de cette lettre, n'est-ce pas ?

Il ne connaissait pas vraiment la Troisième Année puisqu'il ne l'avait pas en cours et ne savait ainsi pas où allait sa loyauté. Préférait-elle garder son secret ou bien irait-elle tout raconter à son camarade de maison ? Après tout, si Edward avait été à la place de Gabryel, il aurait aimé que sa camarade lui dise la vérité pour ne plus vivre dans le mensonge.

- J'espère que cela restera entre nous. Il est bien trop tôt pour que Gabryel l'apprenne, je ne l'ai appris moi-même que récemment et mon monde en a été chamboulé. Alors, lui, à son âge...

Une lueur d'inquiétude défile dans les yeux d'Edward. Il espère que l'adolescente n'ira pas dévoiler son secret à quiconque. Finalement, il lui tend la missive qu'il lui destinait et lui dit :

- Tenez, celle-là est pour vous. C'est vraiment gentil d'avoir pris des nouvelles de mon état de santé, je vous en remercie.

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L'irlandaise ne manqua pas le soupir de soulagement du trentenaire quand elle lui annonça que la lettre l'avait sagement accompagnée jusqu'à l'infirmerie. Le né-moldu s'empressa d'ailleurs de mettre celle-ci en sécurité avant de s'enquérir de ce que la préfète savait. Quelque part elle était gênée d'avoir lu la missive...

- "
Je... Un peu malgré moi. Je n'ai pas réussi à me détacher de son contenu à vrai dire." Confessa la née-sorcière. Elle avait été figée devant les mots tracés et n'avait pas réussi à arrêter sa lecture. Elle passa par contre sous silence avoir cru à une mauvaise blague de Gabryel. Surtout compte tenu des réactions du professeur et de son insistance pour que l'élève garde le silence le plus complet sur le sujet. La jeune fille de presque quatorze ans se demandait si tout cela était bien judicieux tout de même. Car elle-même sentait bien qu'un secret - ou plutôt un non-dit - tournait autour de sa propre naissance. Et cela compliquait le dialogue avec sa mère, elle le sentait bien.

- "
Si vous êtes certains que c'est le mieux pour... vous." Ce vous renvoyait à l'adulte uniquement. Mais il ne s'en rendrait pas forcément compte. Elle avait juste eu un temps d'hésitation avant de le dire et n'avait pas spécialement appuyé sur cette syllabe.

- "
Alors je ne dirais rien" termina l'adolescente alors qu'une lueur d'inquiétude passait dans le regard de son interlocuteur. Il ne pouvait pas encore le savoir mais elle tenait toujours parole.

- "
Il m'a semblée que passer par une lettre serait moins incongru que de venir vous voir en personne. Même si je suis finalement devant vous. Je vois que votre épaule reste douloureuse. La blessure est plus sérieuse que prévue?" Certes elle avait la réponse de monsieur Penwyn dans la main mais il était aussi juste en face d'elle. Elle n'allait quand même pas lire sa lettre juste devant lui!

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La gêne sur le visage de l'homme s'accentua lorsqu'il eut la confirmation que la préfète de Gryffondor avait bel et bien lu le contenu de sa missive. Lui demander de garder son secret était une tâche bien trop difficile mais il n'avait pas le choix. Le moment n'était pas opportun pour que Gabryel apprenne la vérité à propos de son géniteur. Flora lui avait sorti l'information du tac-o-tac et cela avait provoqué un terrible émoi en lui. Il était hors de question que l'enfant subisse le même sort, il ne méritait pas de voir tout son monde s'écrouler du jour au lendemain.

- Je vous remercie pour votre discrétion Miss O'Belt, cela me tient vraiment à coeur. Ce n'est pas le mieux pour moi... mais ça l'est pour lui, lui dit-il d'une voix éreintée. Il faudra qu'il l'apprenne un jour, mais c'est bien trop tôt, il est bien trop jeune, il a besoin de repères stables.

Une lueur de tristesse traversa le regard d'Edward en prononçant ses quelques mots. À cet instant, il ne ressentait que la douleur que faisait peser cette vérité sur son âme, ignorant totalement celle que lui infligeait son épaule meurtrie. Reprenant ses esprits, l'homme répond à la remarque d'Ennis :

- Disons que recevoir un plafond sur l'épaule ne faisait pas partie de mes voeux pour cette année, se met-il à dire en riant. C'est douloureux, mais j'ai échappé au pire. Grâce à vos deux camarades préfets, Miss Peers et Monsieur Martin.

Le bandage qu'il a autour de son bras gauche se met à l'irriter, il se met ainsi à le gratter pour soulager la pression.

- Vous n'avez pas été blessée lors du bal, j'espère ?

Son regard balaye de bas en haut la fille. A priori, elle semble ne pas avoir subi de sévices suite aux tragiques événements d'Halloween.

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Que pouvait-elle réellement objecter à l'argumentaire de son professeur concernant son camarade de maison sans paraître insolente? Pas grand chose. Voir rien du tout. C'est donc ce que fit Ennis en hochant la tête pour marquer son acceptation même si selon elle l'homme prenait des risques. Elle avait eu un parfait exemple de ce qui pouvait se passer avec son ami qui avait eu du mal à reparler à sa mère suite à des cachoteries concernant son père. Mais comme les adultes semblaient penser que les enfants n'étaient pas capables de comprendre... qu'ils subissent le retour de flamme. Elle, elle allait faire comme si elle ne savait rien et nierait si on l'interroge. Et puis qui pourrait se douter un seul instant quelle était au courant?

- "
Ça aurait été un souhait bien masochiste... Nous avons essayé de faire au plus vite pour vous sortir de là quand on a compris que le reste du plafond allait suivre malgré la magie." Comme toujours son vocabulaire pouvait paraître étrange pour une jeune fille de presque quatorze ans. Mais elle avait été éduquée ainsi, tout comme ses frères dont le deuxième - en septième année- avait le professeur Penwyn en cours. Elle laissa quelques secondes de pause avant de reprendre pour répondre au professeur:

- "
Je n'ai rien eu. Je n'ai passé que très peu de temps dans la pièce. Le plus difficile à été de calmer les esprits en salle commune juste après." Ce qui n'avait pas été des plus simple. Les blessés avaient été transportés à l'infirmerie mais plusieurs élèves - choqués mais en bon santé physique- avaient eu de la peine à rejoindre leurs lits puis à trouver le sommeil.

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Une moue triste apparut sur le visage du professeur d'Étude des Moldus en prenant conscience de l'impact que ces événements auraient sur le psychique des élèves bien longtemps après qu'ils se soient déroulés. Ils avaient assistés à une scène ahurissante, celle où un groupe d'élèves avec des idées ultra-radicales avait tenté de les terroriser, de les faire se liguer les uns contre les autres. L'homme n'était pas au courant de ce que ses collègues avaient prévu de faire pour aider les étudiants après cet épisode puisqu'il avait été cloué au lit de l'infirmerie depuis son accident.

Il gratta sa barbe de sa main valide en continuant de regarder la préfète de Gryffondor. Elle, ne semblait pas traumatisée par la situation, gardant un calme impeccable. Comment était-il possible qu'une enfant si jeune ne puisse pas être secouée de ce qu'il venait de se passer ? L'éducation qu'elle avait dû recevoir dans son enfance ne devait laisser que très peu de place à l'individualité et au plaisir personnel.

- Tant mieux si vous ne gardez aucune séquelle - il entendait par là à la fois le physique et le psychique -, j'espère que vous saurez aider vos camarades qui n'ont pas eu cette chance.

La fatigue reprenait le dessus, Edward le sentait. Il n'allait pas tarder à devoir redemander une autre potion de sommeil à l'infirmier afin de pouvoir ignorer la douleur de nouveau. Il regarda Ennis et lui dit :

- Je vous remercie une nouvelle fois pour tout ce que vous avez fait pour moi. Avant - et après le bal. Vous êtes une belle personne Miss O'Belt, restez-ainsi, lui dit-il en faisant un sourire du mieux qu'il pouvait. Je vais devoir vous demander de me laisser, j'ai encore besoin de repos.

Il s'avachit de nouveau sur son lit de l'infirmerie et regarda quelques instants le plafond en silence.

Merci pour ce RP vous deux ! À bientôt !

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Ennis n'avait pas vraiment vécu cette soirée delà même façon que les autres. Des événements elle ne connaissait que les derniers dénouements dont elle avait été actrice. Elle n'avait pas tant réfléchi et tout s'était enchaîné vite. Est ce que tout ceci allait avoir des répercussions sur sa façon d'être? Peut-être, mais certainement moins que d'autres rencontres qu'elle avait pu faire par le passé.

- "
J'espère également." Était-il nécessaire de dire qu'elle l'espérait vraiment. Une sorte de soutien psychologique était en place mais encore fallait-il réussir à savoir qui avait besoin d'aide. Sans parler de convaincre les adolescents de s'y rendre. Surtout quand soit même on rentrait dans la catégorie de personnes qui allait nier la nécessité de demander de l'aide tant quelle n'était pas poussée dans de profonds retranchements.

Elle put ensuite voir la fatigue qui sembla s'abattre d'un coup d'un seul sur son professeur. Il devait lutter contre celle-ci depuis qu'elle était arrivée de façon totalement inopinée dans l'infirmerie. Certes la cause justifiait qu'elle débarque ainsi, mais il ne fallait pas oublier la convalescence de l'adulte qui trouva tout de même l'énergie de la complimenter. Elle ne s'y attendait pas. On ne lui avait jamais dit. Surtout avec ce qu'elle ne se pensait pas particulièrement altruiste.

- "
Merci professeur. Remettez-vous bien, je vous laisse vous reposer." La préfète quitta l'infirmerie sans plus tarder, laissant les blessés et malades aux bons soins du propriétaire des lieux.

Merci pour ce RP

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