Besoin de s'aérer la tête ?
Elle ne rangeait pas sa baguette. Xénos l’observait d’un air calme, mais la haine et la colère tournait encore dans son ventre, il maîtrisait autant qu’il le pouvait. Ces derniers temps ça restait toujours là tapis sous la surface. Un peu de Sang froid se sermonna t-il mentalement, il estima qu’il avait fait une erreur de calcul en poussant un peu trop la Serpentarde. Il avait encore vu les choses à court terme. Sur le moment lorsqu’elle lui avait dis de but en blanc qu’elle pensait à sauter ça l’avait un peu inquiété, puis sa requête stupide l’avait énervé et il s’était défoulé sur elle en se disant que la mettre un peu en colère la remettrait sur les rails de la vie et ‘youpi’ on continue… Oui mais il était la seule personne présente et il n’avait pas franchement anticipé le caractère volcanique qu’elle avait l’air d’avoir. Maintenant il le sentait le Flambios marqué ‘Bouc émissaire’ gravé sur son front...
Si ça lui posait problème ?
Il ne comprit pas la moitié de ce qu’elle lui cria dessus. Pourquoi elle lui demandait à lui de la laisser se venger ? Il n’avait rien dis. Si elle comptait anticiper ses paroles elle était mal tombé. Lui-même avait passé des semaines à se repaître de scènes de vengeances imaginaires contre ce traître de Lewis… Il avait tant espéré que son oncle se chargerait de lui. Jusqu’à ce que ça n’aide plus et que ça le rende plus triste qu’autre chose. Et puis maintenant il y avait sa lettre à son oncle qui s’était ajouté sur la pile donc c’était difficile de maintenir la colère en place face à la peur de sa réaction, à cet oncle machiavélique… Le Serpentard grimaça perdu dans ses pensées, il faisait erreur sur erreur en ce moment. Chaque pas et chaque mot lui apportait des soucis. Il secoua légèrement la tête, inutile de ressasser et pas le moment d’être distrait. Maintenant qu’elle était bien énervé Malya n’avait pas l’air contre jeter un petit maléfice pour se détendre...
- Mais j’ai rien dis moi répondit il prudemment, tu peux leur lancer un Avada à ces foutus moldus ça me fera ni chaud ni froid. Peut-être que si tu m’avais dis ça y a quelques semaines je t’aurais sorti un de ces discours à la noix comme quoi les moldus sont pas tous complètement pourris jusqu’à la moelle, qu’il y en a quelques uns sur qui on peut compter… Il eut un pâle sourire. Mais mon contre exemple s’est fait la malle.
Attention l’alerta son instinct : n’oublie pas que tu es un Sang-Pur. Il analysa ce qu’elle venait de dire, elle irradiait d’une haine ardente quand elle évoquait les moldus… Mauvaise expérience donc et elle avait vécu parmi eux… Une Sang-mêlée ? Probable. Une adepte du Sang-pur malgré son sang souillé comme lui peut-être ? Enfin comme son lui de façade… Xénos n’était pas du genre à se préoccuper des humeurs des autres normalement mais là, au sommet de la tour d’astronomie seul avec une Serpentarde suicidaire en colère, il retrouvait curieusement un reste d’empathie poussiéreux, propulsé par son instinct de survie peut-être...
- Désolé pour tout à l’heure lâcha t-il un peu raidement.
Ça lui apporta une once d’amertume en bouche cette excuse. Pas habitué à s’excuser, mais il se rassura : c’était de la stratégie rien de plus.
- J’ai tendance à être sur les nerfs en ce moment, je passe un mois vraiment pourri… En partie à cause de cette sous race de moldus d’ailleurs… Mais bon je pense que t’as pas besoin que je t’assomme avec mes soucis, t’as l’air d’avoir ce qu'il faut toi aussi à ce niveau-là. Tu me diras si ça t’as aidé quand t’auras zigouillé tes moldus ? Que je vois si je fais comme toi…
Si ça lui posait problème ?
Il ne comprit pas la moitié de ce qu’elle lui cria dessus. Pourquoi elle lui demandait à lui de la laisser se venger ? Il n’avait rien dis. Si elle comptait anticiper ses paroles elle était mal tombé. Lui-même avait passé des semaines à se repaître de scènes de vengeances imaginaires contre ce traître de Lewis… Il avait tant espéré que son oncle se chargerait de lui. Jusqu’à ce que ça n’aide plus et que ça le rende plus triste qu’autre chose. Et puis maintenant il y avait sa lettre à son oncle qui s’était ajouté sur la pile donc c’était difficile de maintenir la colère en place face à la peur de sa réaction, à cet oncle machiavélique… Le Serpentard grimaça perdu dans ses pensées, il faisait erreur sur erreur en ce moment. Chaque pas et chaque mot lui apportait des soucis. Il secoua légèrement la tête, inutile de ressasser et pas le moment d’être distrait. Maintenant qu’elle était bien énervé Malya n’avait pas l’air contre jeter un petit maléfice pour se détendre...
- Mais j’ai rien dis moi répondit il prudemment, tu peux leur lancer un Avada à ces foutus moldus ça me fera ni chaud ni froid. Peut-être que si tu m’avais dis ça y a quelques semaines je t’aurais sorti un de ces discours à la noix comme quoi les moldus sont pas tous complètement pourris jusqu’à la moelle, qu’il y en a quelques uns sur qui on peut compter… Il eut un pâle sourire. Mais mon contre exemple s’est fait la malle.
Attention l’alerta son instinct : n’oublie pas que tu es un Sang-Pur. Il analysa ce qu’elle venait de dire, elle irradiait d’une haine ardente quand elle évoquait les moldus… Mauvaise expérience donc et elle avait vécu parmi eux… Une Sang-mêlée ? Probable. Une adepte du Sang-pur malgré son sang souillé comme lui peut-être ? Enfin comme son lui de façade… Xénos n’était pas du genre à se préoccuper des humeurs des autres normalement mais là, au sommet de la tour d’astronomie seul avec une Serpentarde suicidaire en colère, il retrouvait curieusement un reste d’empathie poussiéreux, propulsé par son instinct de survie peut-être...
- Désolé pour tout à l’heure lâcha t-il un peu raidement.
Ça lui apporta une once d’amertume en bouche cette excuse. Pas habitué à s’excuser, mais il se rassura : c’était de la stratégie rien de plus.
- J’ai tendance à être sur les nerfs en ce moment, je passe un mois vraiment pourri… En partie à cause de cette sous race de moldus d’ailleurs… Mais bon je pense que t’as pas besoin que je t’assomme avec mes soucis, t’as l’air d’avoir ce qu'il faut toi aussi à ce niveau-là. Tu me diras si ça t’as aidé quand t’auras zigouillé tes moldus ? Que je vois si je fais comme toi…
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Besoin de s'aérer la tête ?
Ça faisait franchement du bien, de crier de temps en temps. Comme si dans sa cage thoracique, Malya cachait un monstre, un démon, le Diable qui ne demandait qu'à sortir et ravager tout ce qu'il trouvait sur son passage.
La réponse de Xénos commença mal, très mal. Il n'avait rien dit... Les mordus non plus n'avaient rien dit. Ils l'avaient juste traitée de tous les noms de hiboux, mais ils étaient blancs comme la pure neige qui tapissait le Parc. Et le garçon, n'avait rien dit, seulement qu'elle voulait se suicider à cause d'une copine qui avait été méchante avec elle. Une raison suffisante pour se tuer, ça, peut-être ? À cette pensée, les traits de la fillette se contractèrent davantage encore.
Néanmoins, il poursuivit. Un Avada... Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, de les tuer. Pourtant... Elle ne voulait pas. On pourrait croire que cela partait d'un bon sentiment, mais non. Un suicidaire ne voyait pas la vie de la même facon, comme une chance. Enfin, pas Malya, en tout cas. La vie, c'était une plaie. Elle rêvait de les tuer, oui, mais... Un jour. Pas avant. Avant, elle devait les faire souffrir, afin qu'ils comprennent ce qu'elle avait ressenti, elle. Afin qu'ils le vivent, eux aussi. Chacun son tour, Est-ce que Doloris suffirait, pour ça ?
Son contre-exemple ? Un moldu digne de confiance ? Tu m'étonnes qu'il soit parti. C'est un moldu. En revanche, sourire résigné intéressant, à analyser à l'occasion.
Ah, des excuses ? C'était... approprié. Malya se calmait peu à peu. Un mois pourri... Elle avait arrêté de les compter, ses mois pourris, elle.
Ah, bien. Il revenait sur la partie dans laquelle il avait mentionné que Malya n'avait peut-être pas tant de problèmes que ça. Bon, il reconnaissait qu'elle en avait assez. Bon début, la reconnaissance. Suffisant pour canaliser sa colère et la remettre dans un coin de sa tête.
- Avada, ça ne suffit pas. Peut-être Doloris avant, plutôt. Je n'aurais pas du tout aimé une leçon de morale défendant ces traîtres. Je te dirai, mais je sais déjà que ça me soulagera, parce qu'ils sont le problème. Ça dépend de ce qui t'ennuie. Si tu veux, on peut les zigouiller ensemble, je partage ma pension : il y a assez d'imbéciles pour deux. Par contre, j'ai tout mon temps. Si tu veux me raconter, on peut s'asseoir là.
Elle montra un mur de la tour. Sans attendre de réponse, elle alla s'y adosser avant de reconsidérer le Serpentard, pour l'inciter à la rejoindre. Sa baguette pendait toujours, telle un prolongement de son bras, mais se tenait tranquille. Elle avait envie de parler, et d'écouter. C'était évident, et se lisait aisément dans ses yeux. Pourquoi ne pas se libérer la tête avec les ennuis des autres ?
Elle repensa au mot le plus agréable du discours de Xénos. Cette sous-race de moldus...
La réponse de Xénos commença mal, très mal. Il n'avait rien dit... Les mordus non plus n'avaient rien dit. Ils l'avaient juste traitée de tous les noms de hiboux, mais ils étaient blancs comme la pure neige qui tapissait le Parc. Et le garçon, n'avait rien dit, seulement qu'elle voulait se suicider à cause d'une copine qui avait été méchante avec elle. Une raison suffisante pour se tuer, ça, peut-être ? À cette pensée, les traits de la fillette se contractèrent davantage encore.
Néanmoins, il poursuivit. Un Avada... Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, de les tuer. Pourtant... Elle ne voulait pas. On pourrait croire que cela partait d'un bon sentiment, mais non. Un suicidaire ne voyait pas la vie de la même facon, comme une chance. Enfin, pas Malya, en tout cas. La vie, c'était une plaie. Elle rêvait de les tuer, oui, mais... Un jour. Pas avant. Avant, elle devait les faire souffrir, afin qu'ils comprennent ce qu'elle avait ressenti, elle. Afin qu'ils le vivent, eux aussi. Chacun son tour, Est-ce que Doloris suffirait, pour ça ?
Son contre-exemple ? Un moldu digne de confiance ? Tu m'étonnes qu'il soit parti. C'est un moldu. En revanche, sourire résigné intéressant, à analyser à l'occasion.
Ah, des excuses ? C'était... approprié. Malya se calmait peu à peu. Un mois pourri... Elle avait arrêté de les compter, ses mois pourris, elle.
Ah, bien. Il revenait sur la partie dans laquelle il avait mentionné que Malya n'avait peut-être pas tant de problèmes que ça. Bon, il reconnaissait qu'elle en avait assez. Bon début, la reconnaissance. Suffisant pour canaliser sa colère et la remettre dans un coin de sa tête.
- Avada, ça ne suffit pas. Peut-être Doloris avant, plutôt. Je n'aurais pas du tout aimé une leçon de morale défendant ces traîtres. Je te dirai, mais je sais déjà que ça me soulagera, parce qu'ils sont le problème. Ça dépend de ce qui t'ennuie. Si tu veux, on peut les zigouiller ensemble, je partage ma pension : il y a assez d'imbéciles pour deux. Par contre, j'ai tout mon temps. Si tu veux me raconter, on peut s'asseoir là.
Elle montra un mur de la tour. Sans attendre de réponse, elle alla s'y adosser avant de reconsidérer le Serpentard, pour l'inciter à la rejoindre. Sa baguette pendait toujours, telle un prolongement de son bras, mais se tenait tranquille. Elle avait envie de parler, et d'écouter. C'était évident, et se lisait aisément dans ses yeux. Pourquoi ne pas se libérer la tête avec les ennuis des autres ?
Elle repensa au mot le plus agréable du discours de Xénos. Cette sous-race de moldus...
3A RP ~ Fantôme
A touché le fond, mais creuse encore.
Si par hasard quelqu'un voit ceci, n'hésitez pas à m'écrire même si je suis devenu un fantôme sur le site ~ Azriel#3174 sur Discord
Besoin de s'aérer la tête ?
Ses excuses firent un miracle pour éteindre la rage de Malya ou peut-être était-ce ce qu’il avait dis sur les moldus ? En tout cas si c’était si efficace de s’excuser il allait le faire plus souvent… Il se sentit véritablement soulagé en la voyant se détendre, elle lui proposa même généreusement de venir avec elle pour zigouiller du moldu, il eut un petit sourire tordu, amusé par l’idée. L’image de lui et de la jeune fille en train d’illuminer les murs gris et triste d’une pension de leur Avadas verts tandis que des moldus hurlaient et s’effondraient par terre comme les déchets qu’ils étaient lui flotta dans l’esprit.
La Serpentarde lui proposa de s’asseoir et de parler s’il voulait. Outch. Parler de sa haine des moldus… Très mauvais ça. Il allait devoir bricoler un mensonge s’il voulait conserver son masque de Sang-Pur. Hors de question de passer pour un fils de moldu qui s’était fait malmener à l’école moldue et fait trahir ensuite par un autre comme le premier débile venu… Non. C’était bien trop humiliant. Il évitait en règle générale d’improviser des mensonges, il s’était déjà ridiculisé avec ce genre d’exercice. Heureusement il avait déjà pensé plusieurs fois au cas de figure où il devrait parler plus en détail de ses parents à un camarade et il avait déjà esquissé un début d’histoire. Il rejoint Malya et remarqua que malgré son regard curieux et ouvert elle avait gardé sa baguette en main, elle semblait plus prudente que lui... Il s’adossa au mur à côté d’elle et hésita, il n’aimait pas parler de lui.
- C’est ma mère… Sa gorge se serra de tristesse, il n’avait jamais parlé de ça à personne depuis qu’il avait reçu la lettre fatidique… C’est une idiote cracha t-il, mon père lui avait dis que les moldus étaient pourris, qu’ils n’étaient pas comme nous et qu’il fallait respecter les traditions, rester dans le monde magique loin d’eux comme il sied à une famille comme nous. Mais elle a de ces idées novatrices tu vois le genre ? Comme si on pouvait tous s’entendre…
Zut sa gorge se nouait. Sa mère était un sujet délicat, elle avait toujours était là pour lui, aimante et protectrice… Il se racla la gorge dans un bruit un peu étouffé et rauque. Reste digne, ne pleure surtout pas imbécile.
- Bref elle avait sympathisé avec des Sang-mêlés puis avec des moldus depuis un moment et elle allait les voir dans le monde moldu régulièrement. Sauf que comme tu doit le savoir la situation s’est compliqué entre nous et les moldus et ça devenait dangereux… Elle n’a pas écouté mon père et elle s’est faite capturé par ces abrutis… Elle n’a même pas essayé de se défendre, elle a cru que si elle leur expliquait les choses ça irait…
Xénos fusilla le ciel gris des yeux. Il le pensait : sa mère avait été idiote de rester là-bas. Elle aurait du fuir et aller à un de ces refuges… Mais elle avait préféré anéantir tout ce qu’elle était, détruire sa baguette et ses précieux livres de magie pour rester avec son père… En expliquant la situation à Malya il avait utilisé son oncle et l’avait transformé en père, ça marchait bien un père aux idées puristes et une mère aux idées tolérantes, deux Sangs-purs. C’était un peu tordu quand on considérait la réalité, mais la réalité était pénible qu’elle aille au diable ! Il ls transformerait en cousins et ça passerait. Son mensonge était un tressage de vérité sortie de son contexte mais tout à fait plausible et il pourrait donner des détails véridiques et viables en continuant de piocher ce qui lui plaisait dans chaque aspect de sa vie et remanier le tout ensemble. Il se félicita mentalement, pas trop tôt : après des mois à devoir mentir chaque jour et à chaque personne il parvenait enfin à comprendre comment fonctionnait cet Art.
Il se racla à nouveau la gorge, pressé de changer de sujet et de ne plus parler de sa mère…
- Et toi ? Euh… J’ai cru comprendre que t’étais allé dans une pension pleine de moldus… Pourquoi t’es pas resté avec tes parents ?
Ils étaient vivants c'était sûr vu ce qu'elle lui avait dis. Encore un peu chamboulé d’avoir repensé à la situation de sa mère, Xénos se dit que c’était peut-être douloureux pour Malya de parler de ça…
- Enfin si tu veux pas en parler je comprends hein...
La Serpentarde lui proposa de s’asseoir et de parler s’il voulait. Outch. Parler de sa haine des moldus… Très mauvais ça. Il allait devoir bricoler un mensonge s’il voulait conserver son masque de Sang-Pur. Hors de question de passer pour un fils de moldu qui s’était fait malmener à l’école moldue et fait trahir ensuite par un autre comme le premier débile venu… Non. C’était bien trop humiliant. Il évitait en règle générale d’improviser des mensonges, il s’était déjà ridiculisé avec ce genre d’exercice. Heureusement il avait déjà pensé plusieurs fois au cas de figure où il devrait parler plus en détail de ses parents à un camarade et il avait déjà esquissé un début d’histoire. Il rejoint Malya et remarqua que malgré son regard curieux et ouvert elle avait gardé sa baguette en main, elle semblait plus prudente que lui... Il s’adossa au mur à côté d’elle et hésita, il n’aimait pas parler de lui.
- C’est ma mère… Sa gorge se serra de tristesse, il n’avait jamais parlé de ça à personne depuis qu’il avait reçu la lettre fatidique… C’est une idiote cracha t-il, mon père lui avait dis que les moldus étaient pourris, qu’ils n’étaient pas comme nous et qu’il fallait respecter les traditions, rester dans le monde magique loin d’eux comme il sied à une famille comme nous. Mais elle a de ces idées novatrices tu vois le genre ? Comme si on pouvait tous s’entendre…
Zut sa gorge se nouait. Sa mère était un sujet délicat, elle avait toujours était là pour lui, aimante et protectrice… Il se racla la gorge dans un bruit un peu étouffé et rauque. Reste digne, ne pleure surtout pas imbécile.
- Bref elle avait sympathisé avec des Sang-mêlés puis avec des moldus depuis un moment et elle allait les voir dans le monde moldu régulièrement. Sauf que comme tu doit le savoir la situation s’est compliqué entre nous et les moldus et ça devenait dangereux… Elle n’a pas écouté mon père et elle s’est faite capturé par ces abrutis… Elle n’a même pas essayé de se défendre, elle a cru que si elle leur expliquait les choses ça irait…
Xénos fusilla le ciel gris des yeux. Il le pensait : sa mère avait été idiote de rester là-bas. Elle aurait du fuir et aller à un de ces refuges… Mais elle avait préféré anéantir tout ce qu’elle était, détruire sa baguette et ses précieux livres de magie pour rester avec son père… En expliquant la situation à Malya il avait utilisé son oncle et l’avait transformé en père, ça marchait bien un père aux idées puristes et une mère aux idées tolérantes, deux Sangs-purs. C’était un peu tordu quand on considérait la réalité, mais la réalité était pénible qu’elle aille au diable ! Il ls transformerait en cousins et ça passerait. Son mensonge était un tressage de vérité sortie de son contexte mais tout à fait plausible et il pourrait donner des détails véridiques et viables en continuant de piocher ce qui lui plaisait dans chaque aspect de sa vie et remanier le tout ensemble. Il se félicita mentalement, pas trop tôt : après des mois à devoir mentir chaque jour et à chaque personne il parvenait enfin à comprendre comment fonctionnait cet Art.
Il se racla à nouveau la gorge, pressé de changer de sujet et de ne plus parler de sa mère…
- Et toi ? Euh… J’ai cru comprendre que t’étais allé dans une pension pleine de moldus… Pourquoi t’es pas resté avec tes parents ?
Ils étaient vivants c'était sûr vu ce qu'elle lui avait dis. Encore un peu chamboulé d’avoir repensé à la situation de sa mère, Xénos se dit que c’était peut-être douloureux pour Malya de parler de ça…
- Enfin si tu veux pas en parler je comprends hein...
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Besoin de s'aérer la tête ?
Lorsque Xénos la rejoignit, Malya sourit. Une discussion posée, dans se défenestrer… c'était peut-être aussi simple que ça, après tout. Le rêve.
Oh. Malya ne savait pas à quoi s'attendre, mais certainement pas à ça. Elle ne saisit pas tout du discours du garçon, comprit qu'il y avait de nombreuses allusions à ce qui se passait dehors, aux conflits dont elle ne savait rien, si ce n'était l'existence, et quelques infos émiettées entendues dans les couloirs, dans la Grande Salle… Un puzzle à reconstituer sans modèle, ni pièces de cadre. Mission impossible.
Elle songea à ses parents, se demandant s'ils approuveraient de telles opinions. Quelle frustration, que de ne savoir ce à quoi pensent ses proches. Ce qu'elle n'aurait pas donné pour qu'ils lui répondent enfin...
Quelle histoire, que racontait le Serpentard. Quelle histoire. Lui qui s'était montré si agressif, si provocateur à peine quelques minutes auparavant, parlait désormais la gorge serrée. Situation on ne pouvait plus délicate, de surcroît. Que dire ?
Malya s'apprêtait à esquisser - le moins maladroitement possible, de préférence - un semblant de réponse, avant d'entendre le raclement de gorge de son camarade.
Ah. La pension. Pleine de moldus, oui. Trop pleine, même.
Ses-ses parents. Gloups. Malya déglutit difficilement. Rester avec ses parents… Elle ne les avait plus vus depuis treize mois et quinze jours, très exactement. C'était à peine si elle ne comptait pas les heures. Ils lui manquaient tant…
Répondre. Répondre immédiatement, avant de ne plus en avoir le courage, la force. Répondre parce que la vie devait continuer, par tous les moyens. Répondre parce que ça faisait partie de la vie "sociale".
- Je... je suis désolée pour ta mère. Vraiment, tu ne peux que l'imaginer. Je n'ai plus vu la mienne depuis plus d'un an, comme mon père d'ailleurs, et c'est insupportable. Je ne sais pas quoi dire donc je ne dirai rien ; ce serait de l'hypocrisie pure et dure et je n'aime pas mentir. Honnêtement, je n'ai pas tout compris, parce que la politique m'est inconnue, ou presque. Mes parents m'ont défendu de m'en mêler. Du coup, je ne sais même pas ce qu'ils en pensent, eux.
Soupirer. Inspirer, expirer. Calmement. Tout allait bien. Au pire, il y avait toujours la fenêtre, là, toute prête. Elle n'attendait que Malya. À cette pensée, Malya se tourna un instant vers cet échappatoire et sourit. Tout allait bien.
Elle se reconcentra sur Xénos.
- La pension ? J'aurais bien voulu... mais mes parents travaillent, et ils voyagent tout le temps. Mon père est conjureur de sorts et ma mère magizoologiste, expliqua-t-elle. Je ne pouvais rester seulement chez ma voisine. Du coup, j'ai eu l'immense joie de rencontrer d'extrêmement sympathiques moldus, dans une magnifique pension. Mon oncle - enfin, le mari de ma tante - est le directeur. Je le hais, parce que c'est réciproque. C'est un sale moldu qui pense que c'est la faute des sorciers si sa femme est morte. Et c'est moi qui paye. Et les autres, c'est pas mieux. Les moldus, y en a pas un pour rattraper l'autre.
Cette ironie cassante, froide, ne laissait aucun doute sur les intentions de Malya, qui cracha ses dernières paroles. La haine bouillait en elle, et sa main, de nouveau serrée sur sa baguette, ivre elle aussi de vengeance, réfléchissait aux sorts qui se révèleraient les plus efficaces contre ces traîtres.
Oh. Malya ne savait pas à quoi s'attendre, mais certainement pas à ça. Elle ne saisit pas tout du discours du garçon, comprit qu'il y avait de nombreuses allusions à ce qui se passait dehors, aux conflits dont elle ne savait rien, si ce n'était l'existence, et quelques infos émiettées entendues dans les couloirs, dans la Grande Salle… Un puzzle à reconstituer sans modèle, ni pièces de cadre. Mission impossible.
Elle songea à ses parents, se demandant s'ils approuveraient de telles opinions. Quelle frustration, que de ne savoir ce à quoi pensent ses proches. Ce qu'elle n'aurait pas donné pour qu'ils lui répondent enfin...
Quelle histoire, que racontait le Serpentard. Quelle histoire. Lui qui s'était montré si agressif, si provocateur à peine quelques minutes auparavant, parlait désormais la gorge serrée. Situation on ne pouvait plus délicate, de surcroît. Que dire ?
Malya s'apprêtait à esquisser - le moins maladroitement possible, de préférence - un semblant de réponse, avant d'entendre le raclement de gorge de son camarade.
Ah. La pension. Pleine de moldus, oui. Trop pleine, même.
Ses-ses parents. Gloups. Malya déglutit difficilement. Rester avec ses parents… Elle ne les avait plus vus depuis treize mois et quinze jours, très exactement. C'était à peine si elle ne comptait pas les heures. Ils lui manquaient tant…
Répondre. Répondre immédiatement, avant de ne plus en avoir le courage, la force. Répondre parce que la vie devait continuer, par tous les moyens. Répondre parce que ça faisait partie de la vie "sociale".
- Je... je suis désolée pour ta mère. Vraiment, tu ne peux que l'imaginer. Je n'ai plus vu la mienne depuis plus d'un an, comme mon père d'ailleurs, et c'est insupportable. Je ne sais pas quoi dire donc je ne dirai rien ; ce serait de l'hypocrisie pure et dure et je n'aime pas mentir. Honnêtement, je n'ai pas tout compris, parce que la politique m'est inconnue, ou presque. Mes parents m'ont défendu de m'en mêler. Du coup, je ne sais même pas ce qu'ils en pensent, eux.
Soupirer. Inspirer, expirer. Calmement. Tout allait bien. Au pire, il y avait toujours la fenêtre, là, toute prête. Elle n'attendait que Malya. À cette pensée, Malya se tourna un instant vers cet échappatoire et sourit. Tout allait bien.
Elle se reconcentra sur Xénos.
- La pension ? J'aurais bien voulu... mais mes parents travaillent, et ils voyagent tout le temps. Mon père est conjureur de sorts et ma mère magizoologiste, expliqua-t-elle. Je ne pouvais rester seulement chez ma voisine. Du coup, j'ai eu l'immense joie de rencontrer d'extrêmement sympathiques moldus, dans une magnifique pension. Mon oncle - enfin, le mari de ma tante - est le directeur. Je le hais, parce que c'est réciproque. C'est un sale moldu qui pense que c'est la faute des sorciers si sa femme est morte. Et c'est moi qui paye. Et les autres, c'est pas mieux. Les moldus, y en a pas un pour rattraper l'autre.
Cette ironie cassante, froide, ne laissait aucun doute sur les intentions de Malya, qui cracha ses dernières paroles. La haine bouillait en elle, et sa main, de nouveau serrée sur sa baguette, ivre elle aussi de vengeance, réfléchissait aux sorts qui se révèleraient les plus efficaces contre ces traîtres.
3A RP ~ Fantôme
A touché le fond, mais creuse encore.
Si par hasard quelqu'un voit ceci, n'hésitez pas à m'écrire même si je suis devenu un fantôme sur le site ~ Azriel#3174 sur Discord
Besoin de s'aérer la tête ?
Alors qu’il se taisait enfin Xénos se sentit effroyablement gêné d’avoir parlé de ça. Il avait envie de se donner une grande claque désespérée sur le front… Erreur sur erreur. Pourquoi parlait il de sa mère comme ça ? Des émotions ! Il ne fallait surtout pas évoquer ce genre de trucs émotionnels et puis toutes ces infos sur lui... Oh moins pensa t-il en écoutant attentivement Malya cette confession avait l’air d’avoir soufflé le reste de colère de la jeune fille. Enrobée de mensonge mais tout de même une confession. C’était mieux comme ça. Quand elle évoqua son dégoût du mensonge au détour d’une phrase, il l’examina l’air de rien pour s’assurer qu’il n’y avait pas un allusion voilée là-dessous… Non elle n’avait pas l’air d’avoir cerné son mensonge sur ses parents. Il était joli ce mensonge tout tissé de vérité d’ailleurs, il allait falloir le réutiliser... La gêne du Serpent s’atténua et il sentit le calme un peu vaseux qui l’apaisait parfois ces temps-ci revenir.
En entendant Malya lui dire qu’elle ne connaissait rien en politique à cause d’une interdiction de ses parents, Xénos trouva ça stupide. C’était stupide parce que de toute façon personne n’échapperait à ce qui se passait là dehors, alors vouloir cacher la vérité aux enfants qu’ils étaient ça ne ferait que les rendre trop naïfs et leur faire faire des bêtises… Il repensa à sa mère qui avait envoyé tant de hibou pour lui expliquer toute cette situation embrouillée, il s’était beaucoup emmêlé les neurones pour saisir la théorie des Sang-purs surtout. Pour lui au début les sorciers étaient tous des sorciers, il y avait les moldus et les sorciers point. Maintenant il comprenait qu’il y avait des histoires de castes, des vieux conflits tout poussiéreux qui donnaient un passif haineux entre les nobles Sang-purs et les nés-moldus, ces enfants de moldus qui on ne sait comment, développaient des pouvoirs comme s’ils avaient volé leur magie par on ne savait qu’elle fourberie blablabla… Xénos n’était pas sûr d’adhérer à cette stupidité sur les nés-moldus. Mais il comprenait l’importance du décorum et de ne pas se montrer avec des gens pareils. Il n’avait pas compris tout de la politique actuelle non plus mais il réussissait à voir le schéma général de ce bazar d’adulte. Il se retint juste à temps d’expliquer sa pensée à voix haute sur le mode autruche qu’avaient choisi les parents de Malya. C’était pas le moment de remettre le feu aux poudres. Heureusement la Serpentarde ne resta pas plongé dans ses pensées longtemps et elle parla de sa pension. Bien, sujet plus confortable leur haine commune des moldus.
Ce qu’elle lui dit sur son oncle méprisable n’étonna pas une seule seconde Xénos. Les moldus étaient simples d’esprit. Ils faisaient des raccourcis et trouvaient toujours le moyen de haïr et d’être cruels. Après évidemment ils obligeaient les sorciers, par leur comportement méprisable et injuste, à les haïr en retour. Mais c’était leur faute à eux à la base.
Xénos grimaça en s’imaginant devoir de nouveau se trouver avec les moldus de l’école comme Malya qui devrait sans doute retourner dans sa pension pour les vacances...
- Et tes parents savent que t’es malheureuse là-bas ? Ça les gênent pas que tu restes au milieu de tous ses moldus ?
L’allusion au statut de sang et au principe puriste de ne pas se mêler aux moldus n’était pas aussi subtile qu’il l’aurait voulu.
En entendant Malya lui dire qu’elle ne connaissait rien en politique à cause d’une interdiction de ses parents, Xénos trouva ça stupide. C’était stupide parce que de toute façon personne n’échapperait à ce qui se passait là dehors, alors vouloir cacher la vérité aux enfants qu’ils étaient ça ne ferait que les rendre trop naïfs et leur faire faire des bêtises… Il repensa à sa mère qui avait envoyé tant de hibou pour lui expliquer toute cette situation embrouillée, il s’était beaucoup emmêlé les neurones pour saisir la théorie des Sang-purs surtout. Pour lui au début les sorciers étaient tous des sorciers, il y avait les moldus et les sorciers point. Maintenant il comprenait qu’il y avait des histoires de castes, des vieux conflits tout poussiéreux qui donnaient un passif haineux entre les nobles Sang-purs et les nés-moldus, ces enfants de moldus qui on ne sait comment, développaient des pouvoirs comme s’ils avaient volé leur magie par on ne savait qu’elle fourberie blablabla… Xénos n’était pas sûr d’adhérer à cette stupidité sur les nés-moldus. Mais il comprenait l’importance du décorum et de ne pas se montrer avec des gens pareils. Il n’avait pas compris tout de la politique actuelle non plus mais il réussissait à voir le schéma général de ce bazar d’adulte. Il se retint juste à temps d’expliquer sa pensée à voix haute sur le mode autruche qu’avaient choisi les parents de Malya. C’était pas le moment de remettre le feu aux poudres. Heureusement la Serpentarde ne resta pas plongé dans ses pensées longtemps et elle parla de sa pension. Bien, sujet plus confortable leur haine commune des moldus.
Ce qu’elle lui dit sur son oncle méprisable n’étonna pas une seule seconde Xénos. Les moldus étaient simples d’esprit. Ils faisaient des raccourcis et trouvaient toujours le moyen de haïr et d’être cruels. Après évidemment ils obligeaient les sorciers, par leur comportement méprisable et injuste, à les haïr en retour. Mais c’était leur faute à eux à la base.
Xénos grimaça en s’imaginant devoir de nouveau se trouver avec les moldus de l’école comme Malya qui devrait sans doute retourner dans sa pension pour les vacances...
- Et tes parents savent que t’es malheureuse là-bas ? Ça les gênent pas que tu restes au milieu de tous ses moldus ?
L’allusion au statut de sang et au principe puriste de ne pas se mêler aux moldus n’était pas aussi subtile qu’il l’aurait voulu.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Besoin de s'aérer la tête ?
Bon, ok, il aimait parler des parents de Malya. Sauf qu’elle n’en savait rien, elle, finalement, de ce qu’ils en pensaient. Elle soupira, mi-contrariée, mi-agacée. Elle ne savait pas, c’était tout. Et pourquoi il fait la grimace, encore, lui ? Malya était trop énervée contre les moldus pour y réfléchir.
- Ils savent que je n’en pouvais plus, je leur en parlais un peu quand on se voyait. Mais je ne voulais pas les contrarier avec mon satané moldu qui me sert d’oncle. Ça leur plaisait pas plus que ça, mais ils pouvaient faire quoi, dis-moi ? Je ne sais même pas sur quel continent ils sont, et ce n’est pas nouveau.
Elle sentait ses parents attaqués par les questions du garçon. Elle ne laisserait jamais, au grand jamais, dire du mal d’eux. Sa voix était redevenue presque aussi sèche qu’au moment où elle hurlait contre Xénos.
Non, Malya, tu t’égares. Ca les dérangeait, passé. C’est fini, maintenant. Le vent tourne. C’est mon tour.
La vengeance était un plat qui se mangeait froid. Et les moldus mangeraient du surgelé.
- De toute façon, c’est fini. Si j’y remets un jour les pieds, j’y ferai un carnage. Donc pour l’instant c’est pas une bonne idée. Pour l'instant.
Un sourire en coin, presque malsain, naquit instantanément sur son visage. Xénos avait quitté ses esprits, qui étaient de retour dans cette sale pension, avec sa baguette qu’elle tenait toujours fermement, déterminée. Elle avait hâte, hâte de se venger. Hâte de retrouver ses parents. Hâte d’en finir une bonne fois pour toutes avec son oncle, avec les moldus.
- Ils savent que je n’en pouvais plus, je leur en parlais un peu quand on se voyait. Mais je ne voulais pas les contrarier avec mon satané moldu qui me sert d’oncle. Ça leur plaisait pas plus que ça, mais ils pouvaient faire quoi, dis-moi ? Je ne sais même pas sur quel continent ils sont, et ce n’est pas nouveau.
Elle sentait ses parents attaqués par les questions du garçon. Elle ne laisserait jamais, au grand jamais, dire du mal d’eux. Sa voix était redevenue presque aussi sèche qu’au moment où elle hurlait contre Xénos.
Non, Malya, tu t’égares. Ca les dérangeait, passé. C’est fini, maintenant. Le vent tourne. C’est mon tour.
La vengeance était un plat qui se mangeait froid. Et les moldus mangeraient du surgelé.
- De toute façon, c’est fini. Si j’y remets un jour les pieds, j’y ferai un carnage. Donc pour l’instant c’est pas une bonne idée. Pour l'instant.
Un sourire en coin, presque malsain, naquit instantanément sur son visage. Xénos avait quitté ses esprits, qui étaient de retour dans cette sale pension, avec sa baguette qu’elle tenait toujours fermement, déterminée. Elle avait hâte, hâte de se venger. Hâte de retrouver ses parents. Hâte d’en finir une bonne fois pour toutes avec son oncle, avec les moldus.
3A RP ~ Fantôme
A touché le fond, mais creuse encore.
Si par hasard quelqu'un voit ceci, n'hésitez pas à m'écrire même si je suis devenu un fantôme sur le site ~ Azriel#3174 sur Discord
Besoin de s'aérer la tête ?
Malya le regarda bizarrement, un éclat fâché dans les yeux. Quoi qu’est-ce qu’il avait dis encore ? Il n’avait pas été agressif là si ? Elle répondit quand même à sa question d’un ton sec et coléreux. Peut-être qu’il l’agaçait avec ses questions ? "Ou alors elle n’aime pas parler d’un sujet sensible et douloureux imbécile" pensa t-il avec l’envie de se mettre une claque sur le front.
Il comprenait dans quel état elle devait être, c’était comme quand il avait appris pour sa mère il y a quelques semaines… ça l’avait tellement bouleversé qu’il était devenu agressif avec tout le monde. Le moindre mot, la moindre inflexion de voix l’avaient mis sur les dents, à ce moment là chaque mot était blessant, coupant. Le Serpentard avait fini par s’isoler pour éviter de se démasquer tout seul et il s'était contenter du minimum niveau interactions sociales pour une semaine, le temps de digérer... Il fallait qu’il reste un Sang-pur, digne et maîtrisé. Mais c’était compliqué de se maîtriser. Il y arrivait mieux maintenant même si la colère brûlait dans son ventre et qu’il avait des moments où elle prenait le dessus sur lui, comme tout à l’heure.
Malya avait l’air d'être dans cette phase de colère absolue. Et lui il n’avait pas très envie de se faire crier dessus encore une fois, il n’aimait pas la façon agressive dont elle lui parlait, même s’il savait que c’était pas contre lui, c’était juste la colère. Mais il n’avait pas envie non plus de marcher sur des œufs et de peser chacun de ses mots pour ne pas l’énerver. Il voulait juste respirer l’air glacial de l’hiver et laisser ses yeux s’accrocher aux nuages sans penser à rien.
Jusque là ils étaient resté adossé au mur l’un à côté de l’autre. Xénos se laissa glisser le long de la muraille et s’assit sur le sol poussiéreux.
- Ouais dans ce cas c’est pas une bonne idée d’y retourner maintenant répondit-il vaguement, faudra que t’attendes de plus avoir la marque pour t’en occuper et d'être sûre de pas te faire coincer...
Et lui il irait où pour les vacances ? Est-ce qu’il rentrerait chez son moldu de père ? L’ambiance serait lourde sans doute avec le vide que créerait l’absence de sa mère et comment son père avait il expliqué sa disparition d'ailleurs vu que personne ne savaient qu'ils étaient des sorciers tous les deux ? Encore des mensonges sans doute... Ils étaient gentils avec lui dans sa famille paternelle, mais c’était des moldus. Ils ne pouvaient pas le comprendre. Et s’ils savaient ce qu’il était... Est-ce qu’ils l’aimeraient toujours ? Non. Il en doutait, on n’aime pas ce qu’on ne comprend pas. Malheureusement il n’avait pas d’autres options. N’y pense pas se dit-il in petto, on a encore le temps, pour l’instant tu es à Poudlard.
Il prit conscience du silence qui était tombé sur eux deux et repensa à l’idée de vengeance de Malya, l’idée dériva vers son livre.
- Tu aimes la botanique toi ? Demanda t-il doucement.
Il comprenait dans quel état elle devait être, c’était comme quand il avait appris pour sa mère il y a quelques semaines… ça l’avait tellement bouleversé qu’il était devenu agressif avec tout le monde. Le moindre mot, la moindre inflexion de voix l’avaient mis sur les dents, à ce moment là chaque mot était blessant, coupant. Le Serpentard avait fini par s’isoler pour éviter de se démasquer tout seul et il s'était contenter du minimum niveau interactions sociales pour une semaine, le temps de digérer... Il fallait qu’il reste un Sang-pur, digne et maîtrisé. Mais c’était compliqué de se maîtriser. Il y arrivait mieux maintenant même si la colère brûlait dans son ventre et qu’il avait des moments où elle prenait le dessus sur lui, comme tout à l’heure.
Malya avait l’air d'être dans cette phase de colère absolue. Et lui il n’avait pas très envie de se faire crier dessus encore une fois, il n’aimait pas la façon agressive dont elle lui parlait, même s’il savait que c’était pas contre lui, c’était juste la colère. Mais il n’avait pas envie non plus de marcher sur des œufs et de peser chacun de ses mots pour ne pas l’énerver. Il voulait juste respirer l’air glacial de l’hiver et laisser ses yeux s’accrocher aux nuages sans penser à rien.
Jusque là ils étaient resté adossé au mur l’un à côté de l’autre. Xénos se laissa glisser le long de la muraille et s’assit sur le sol poussiéreux.
- Ouais dans ce cas c’est pas une bonne idée d’y retourner maintenant répondit-il vaguement, faudra que t’attendes de plus avoir la marque pour t’en occuper et d'être sûre de pas te faire coincer...
Et lui il irait où pour les vacances ? Est-ce qu’il rentrerait chez son moldu de père ? L’ambiance serait lourde sans doute avec le vide que créerait l’absence de sa mère et comment son père avait il expliqué sa disparition d'ailleurs vu que personne ne savaient qu'ils étaient des sorciers tous les deux ? Encore des mensonges sans doute... Ils étaient gentils avec lui dans sa famille paternelle, mais c’était des moldus. Ils ne pouvaient pas le comprendre. Et s’ils savaient ce qu’il était... Est-ce qu’ils l’aimeraient toujours ? Non. Il en doutait, on n’aime pas ce qu’on ne comprend pas. Malheureusement il n’avait pas d’autres options. N’y pense pas se dit-il in petto, on a encore le temps, pour l’instant tu es à Poudlard.
Il prit conscience du silence qui était tombé sur eux deux et repensa à l’idée de vengeance de Malya, l’idée dériva vers son livre.
- Tu aimes la botanique toi ? Demanda t-il doucement.
Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es.
Besoin de s'aérer la tête ?
Deviner, sans pour autant le voir, le mouvement du Serpentard, permit à Malya de revenir au présent. Elle tourna rapidement son regard vers son camarade et comprit que son esprit venait encore de partir loin, très loin, de la réalité.
De la réalité actuelle.
S'en apercevoir rendit Malya nerveuse. Ne pourrait-elle jamais rester ciblée sur le présent ? Cette fois-ci, elle s'était projetée dans le futur ; réflexion positive, donc. Néanmoins, il fallait admettre qu'elle subissait encore trop régulièrement des flashbacks.
Quelle horreur, ces machins-là.
Consciente de ne pas présenter un état qui lui offrait la possibilité de tenir assise à l'image de son interlocuteur, Malya s'éloigna du mur, et commença une ronde dans la tour.
Tourner en rond, désolant comme initiative.
Allait-elle encore passer pour folle ? Bah, ça ne serait pas une première.
Ce sera une première avec lui.
Et alors ?
Si un pouvait me considérer comme normale, ce ne serait pas de refus.
Normale ? Qu'était-ce que la normalité ? Une invention moldue pour distinguer les gens normaux des autres. Être une sorcière, de toute façon, ne la rendait pas normale. Et tant mieux.
Si la norme, c'est eux, je ne veux pas en être.
Peut-être faudrait-il répondre à Xénos. Elle avait eu à réprimer une très forte envie d'inviter le jeune homme à l'accompagner, à assister au massacre qui aurait lieu lorsque la Trace serait levée.
La botanique... Oui, comme à peu près toutes les matières. Tout ce qui éloignait des mordus lui plaisait, dans tous les cas. Elle se recolla au mur, fixant un point droit devant elle, et répondit honnêtement :
- Oui, j'aime la botanique. J'aime un peu toutes les matières, en fait. Ça me change les idées. La botanique, ça me fait rire : les moldus détestaient le jardinage...
Encore un truc où j'étais meilleure qu'eux.
De la réalité actuelle.
S'en apercevoir rendit Malya nerveuse. Ne pourrait-elle jamais rester ciblée sur le présent ? Cette fois-ci, elle s'était projetée dans le futur ; réflexion positive, donc. Néanmoins, il fallait admettre qu'elle subissait encore trop régulièrement des flashbacks.
Quelle horreur, ces machins-là.
Consciente de ne pas présenter un état qui lui offrait la possibilité de tenir assise à l'image de son interlocuteur, Malya s'éloigna du mur, et commença une ronde dans la tour.
Tourner en rond, désolant comme initiative.
Allait-elle encore passer pour folle ? Bah, ça ne serait pas une première.
Ce sera une première avec lui.
Et alors ?
Si un pouvait me considérer comme normale, ce ne serait pas de refus.
Normale ? Qu'était-ce que la normalité ? Une invention moldue pour distinguer les gens normaux des autres. Être une sorcière, de toute façon, ne la rendait pas normale. Et tant mieux.
Si la norme, c'est eux, je ne veux pas en être.
Peut-être faudrait-il répondre à Xénos. Elle avait eu à réprimer une très forte envie d'inviter le jeune homme à l'accompagner, à assister au massacre qui aurait lieu lorsque la Trace serait levée.
La botanique... Oui, comme à peu près toutes les matières. Tout ce qui éloignait des mordus lui plaisait, dans tous les cas. Elle se recolla au mur, fixant un point droit devant elle, et répondit honnêtement :
- Oui, j'aime la botanique. J'aime un peu toutes les matières, en fait. Ça me change les idées. La botanique, ça me fait rire : les moldus détestaient le jardinage...
Encore un truc où j'étais meilleure qu'eux.
3A RP ~ Fantôme
A touché le fond, mais creuse encore.
Si par hasard quelqu'un voit ceci, n'hésitez pas à m'écrire même si je suis devenu un fantôme sur le site ~ Azriel#3174 sur Discord