Privé Botrucs et amitiée

Octobre 2044

Inquiète, Lucy marchait à grand pas en direction de la vieille cabane du garde chasse, perdue dans ses pensées. Elle avait surpris quelques jours plus tôt deux élèves de première année s'amusant à faire léviter des Botrucs. Elle s'était alors dirigée vers les élèves et les avait interpellés. Ceux-ci avaient ensuite répliqués qu'ils s'entrainaient seulement à lancer des sortilèges, ce qui eut le dont d'énerver la Gryffondor. Lorsque Lucy mis fin au sortilège de lévitation et que les petites silhouettes retombèrent lentement au sol toujours sous son contrôle, elle remarqua plusieurs blessures apparentes sur les créatures. Les deux élèves s'étaient alors moqués, profitant du sentiment de domination qui s'estompait peu à peu en eux avant de s'éloigner en ricanant. A la vue des petits êtres mutilés étalés dans l'herbe, la colère de Lucy s'était transformée et prise d'une soudaine empathie, elle avait soulevée avec précaution les deux créatures apeurées et les avaient transportées un peu plus loin, désireuse d'empêcher la mort des Botrucs. Elle entrepris alors de les cacher du mieux qu'elle pouvait, tout en évitant de les éloigner de la forêt, leurs véritable maison.

La jeune Gryffondor avait grâce à sa mère, qui travaillait dans la protection des créatures magiques, développée un réel intérêt concernant ce genre de créatures. Depuis petite, elle avait été bercée par des contes et histoires composés des journées de sa mère et de la manière dont elle s'occupait des créatures. Lorsqu'elle eut atteint ses sept ans et un niveau de lecture correct, elle dût trouver elle même ses histoires dans des livres car ses parents se faisaient de moins en moins présents. Elle avait un souvenir de la Lucy de septs ans, recupérant un livre caché sous son oreiller pour continuer sa lecture en pleine nuit. Au fils des années, elle avait découvert diverses informations et avait acquis un bon niveau de connaissances en la matière. Elle savait donc qu'il n'était jamais bon d'éloigner un Botruc de son arbre, mais les créatures ne pouvant lui indiquer de quel arbre elles provenaient, Lucy s'était fixée l'objectif de les soigner et de les laisser rejoindre d'eux même leur arbre une fois qu'ils seraient capables de se déplacer seuls.

Après avoir rapidement vérifiée qu'aucuns élève ne se trouvait aux alentours, Lucy pénétra dans le potager mal entretenu du garde-chasse et se glissa derrière la vieille cabane. Elle avait choisit cet espace restreint parmi tant d'autres en raison de sa proximité avec la forêt et de la cachette qu'il offrait. Recroquevillée entre la pierre de la cabane et les feuillages, la jeune Gryffondor s'agenouilla près d'un buisson et en écarta quelques branches. Soulagée, elle découvrit les deux Botrucs occupés à manger les restes des scarabées que Lucy avait déposée près d'eux la veille. Après avoir repris connaissance du paragraphe concernant les Botrucs de son exemplaire des Animaux Fantastiques, vie & habitat elle s'était souvenue que les créatures se nourrissaient exclusivement d'insectes. A son arrivée, les Botrucs posèrent sur elle leurs petits yeux marrons et s'approchaient d'elle, surement dans l'espoir d'acquérir de nouveaux scarabées, pensa Lucy. Les Botrucs habituellement si timides avaient d'avantage eut confiance en Lucy dès lorsqu'elle leur eut présentée leur futur repas. Elle lâcha un léger rire, amusée par leur attitude face à la nourriture.

Trois jours auparavant, les Gardiens des arbres étaient pourvus d'entailles apparentes sur le corps. Leurs corps composé d'écorce, semblable à des brindilles, qui récemment étaient si frêles, si tremblant étaient désormais d'apparence plus robuste. La Gryffonne était parvenue à soigner les créatures grâce à de la sève qu'elle avait fraichement récoltée dans l'espoir d'améliorer leur état. Bien que la tâche fut difficile, elle parvint à leur en administrer et en quelques heures les créatures avaient été presque entièrement revigorées. Elle était consciente que cela faisait déjà trop longtemps qu'ils étaient éloignés de leur arbre et qu'elle devrait donc à contre cœur s'en séparer dans la journée. Cette situation l’attristait sincèrement car une sorte de complicité inexplicable s'était formée entre eux et malgré le peu de temps passé ensemble, elle s'y était attachée. Elle glissa la main dans une poche de sa cape et en sortit une petite fiole étrangement ressemblante à celle qu'elle utilisait en cours de potion. Elle serrait si fort le petit tube de verre dans ses mains qu'il n'aurais pas été étonnant qu'il se brise soudainement.

Prête à administrer la dernière dose de sève aux Botrucs, Lucy s’arrêta un instant pour les observer, et profiter d'eux une dernière fois avant l'adieu qu'elle redoutait tant.

@Melody Thomas

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Privé Botrucs et amitiée
En cette matinée d'octobre, le temps était bien frais. Melody s'en rendit compte en sortant hors du château. La jeune fille avait pour habitude de faire ses devoirs soit dans le parc de l'école soit bien au chaud dans son lit. Aujourd'hui, pleins d'élèves avaient eu l'envie d'aller se promener dans ce lieu assez reposant. Peu importe où la jeune Poufsouffle se posait, il y avait des personnes qui l'empêchaient de se concentrer. Pendant plus d'une demie heure, elle chercha l'endroit parfait jusqu'au moment où elle trouva un petit coin près de la cabane du garde chasse.

Elle s'assit à la lisière de la forêt, en prenant soin d'être hors de vue pour les personnes étant dans le parc, puis sortit toutes les affaires nécessaires pour faire ses devoirs. Le temps défila, quelques lignes noircissait maintenant son parchemin. Ce n'était vraiment pas facile pour la jeune fille. Elle comprenait ce que les professeurs demandaient dans leurs devoirs mais quand on vient de débarquer dans ce monde magique, il est parfois très complexe de devoir travailler sur un sujet qu'on ne connait que très sommairement. Melody venait d'une famille de moldus, autrement dis, de personnes n'ayant pas de pouvoirs magiques. Une partie d'elle trouvait que c'était une chance de pouvoir faire partie de ces rares personnes qui connaissent les deux mondes mais quand elle se retrouvait face à du parchemin lors de ses devoirs, elle regrettait amèrement de ne pas être née dans une famille de sorcier. Elle aurait une connaissance plus approfondie de tout ce qu'elle était en train d'apprendre et cela lui aurait faciliter la tâche.

La blonde vénitienne leva les yeux au ciel à cette pensée. Oui cela serait vraiment beaucoup plus facile. Des bruits de pas qui se dirigeaient en sa direction la fit totalement sortir de son travail. Elle pria intérieurement pour que ce ne soit pas une personne qui la connaissait et qui viendrait lui parler. Elle jeta un coup d’œil pour vérifier et fut rassurer en voyant qu'elle ne connaissait pas cette jeune Gryffondor. Cependant, ce fut plus fort qu'elle, elle observa ce que la jeune fille venait faire par ici alors que ce n'était pas l'endroit le plus beau ni le plus peuplé. La Gryffondor semblait être en train de s'occuper de quelque chose à la lisière de la forêt, à quelques mètres de Melody. Au vu de son comportement, elle ne voulait pas qu'on la surprenne ce qui augmenta la curiosité de la jaune.

Le plus silencieusement possible, Melody rangea ses affaires, remit son sac à dos sur son dos et d'approcha de sa camarade. Cette dernière était en train de s'occuper de plusieurs Botrucs. Les animaux du monde magique passionnaient la Poufsouffle. Enfin pas tous. Les animaux aquatiques la dégouttaient au plus haut point.

- Excuse moi, je peux te demander ce que tu fais avec ses Botrucs ?

Privé Botrucs et amitiée
Depuis son arrivée au château, la jeune fille ne s'était jamais vraiment attachée à un être vivant et la séparation avec les créatures fut d'autant plus difficile qu'elle savait qu'elle ne les reverrait probablement jamais. Elle avait irrémédiablement atteint son but et soignée les créatures. C'était la fin de cette quête éphémère. La fin de ce sentiment d'être utile. Alors, avec l'innocence d'une enfant en manque de compagnie, elle tendit la main vers les créatures, espérant un moindre geste d'affection de leur part. Les Botrucs s'arrêtèrent quelques instants et alors qu'un d'eux s'apprêtait à s'avancer vers Lucy, ils eurent tout deux un brusque mouvement de recul. Sans vraiment comprendre la raison de cette soudaine frayeur, elle accusa le coup et les larmes lui vinrent aux yeux. Bien qu'elle s'en doutait, être devant le fait accompli qu'un être n'éprouve pas autant d'affection à ton égard que toi-même au sien était blessant. Dans sa bulle, elle était seule avec ses pensées maussades et la vision des Botrucs auxquelles elle avait portée tellement d'attention s'éloigner d'elle par peur lorsqu'elle entendit une voix très proche lui parler :

- Excuse moi, je peux te demander ce que tu fais avec ses Botrucs ?

A son tour effrayée, elle lâcha un cris et fit un bond en arrière avant de retomber lourdement face à une inconnue. Prise au dépourvu, elle plaqua une main recouverte de terre devant sa bouche pour tenter d'étouffer son cris. Ne sachant pas comment réagir alors qu'une dizaine de questions jaillirent dans sa tête, elle demanda d'une voix tremblante :

- Je... mais... depuis combien de temps tu es là ?

Prenant conscience de la situation, elle s'inquiéta rapidement des risques qu'elle encourait. Qu'arriverait-il si on décidait de la dénoncer ? L'avait elle aperçu donner aux créatures de la sève depuis une fiole volée? L'élève était une jeune fille blonde arborant un écusson jaune. Poufsouffle, en conclu Lucy. La jeune Gryffondor, au sol, était dominée par la blonde. Sa question lui revint en tête. Que faisait elle avec les Botrucs ? Le savait elle elle-même ? Est ce qu'elle tentait simplement de soigner les créatures pour le geste ? Elle savait au fond d'elle que non. Mais que pouvait elle répondre à l'inconnue ? Repensant alors aux Botrucs, elle se mit brusquement à les chercher des yeux, en vain. Ils avaient filés. En plus de risquer d'être durement sanctionnée, elle avait perdue le peu de temps qu'il lui restait pour leur dire au revoir. C'est recouverte de terre, au sol, que Lucy posa de nouveau les yeux sur l'élève et se rendit compte qu'une larme coulait le long de sa joue.

@Melody Thomas / Désolée pour ce temps de réponse, mais comme je te l'ai dit, je n'abandonne pas !

𝕃𝕦𝕔𝕪 𝕄𝕪𝕖𝕣𝕤 - Les larmes qui coulent en silence sont les plus meurtrières ...