Les Larmes du Ciel
Lena se laissa guider jusqu'au banc de mousse. Elle regarda Eryne lui prendre la main. Elle plongea son regard bleu azur dans celui de son amie. Se perdant dedans. À chaque fois qu'elle les voyait, elle était toujours émerveillée.
Mais se sont les paroles de sa camarade qui la soulagèrent.
-Rien de ce que je pourrais dire changerait quelque chose à la situation, non ? Et parfois, les mots valent mieux que les actes, n’est-ce pas ?
C'était vrai. Comme quoi, la Vérité ne pouvait pas mentir.
Lena fut étonnée de la réaction d'Eryne. Elle ne c'était pas attendue à ça. Jamais. Sentant son corps se raidir, la blondinette inspira, puis expira lentement. Après tout, pourquoi mal réagir ? C'était un geste affectueux. Pour montrer son soutien.
Mais quelque part, la conscience de la Jaune lui dictait de ne pas se laisser faire. De continuer de courir, loin.
Partir. À. Tout. Jamais.
*Non.*
Elle ne le voulait pas. Et comment Eryne le prendrait ? Mal. Oui, c'était sûrement ça. Mal.
Se rendant compte qu'elle était toujours les bras ballant, la Poufsouffle les ramena autour de son amie. Le chaud l'envahit de nouveau.
*Ça fait du bien.*
Soulagée. Elle était soulagée.
Sauf que quelque chose gâcha ce moment. Parce que quelque chose gâche toujours tout !
Les Cauchemars. Les Cauchemars de Lena. Ils étaient toujours là. Ils ne partiraient jamais. Sauf si la blondinette le disait à Eryne.
Mais ça faisait trop. Trop en une matinée. Trop en moins d'une heure.
Elle ne savait pas combien de temps elles restèrent là. Longtemps. C'était tout.
Malheureusement, chaque chose a une fin.
Alors, Lena se dégagea lentement de son amie. Une larme coula le long de sa joue. Mais elle l'ignora. Ce n'était pas une larme de tristesse.
Mais une larme de joie.
Un sourire se dessina sur son visage. Timide, au début. Mais il s'élargit petit à petit.
Elle était heureuse.
Heureuse d'être avec Eryne.
Heureuse d'avoir dit une partie de ce qui la dérangeait. Une partie. Il en restait un peu quand même.
Diiing.
C'était la cloche de l'école. Qui ramena Lena a la réalité.
Elle regarda autours d'elle, avant de constater.
Constater qu'elle avait emmener quelqu'un avec elle. Ici. Dans son jardin secret.
Constater que cette personne était Eryne. Son amie. Peut-être ? En tout cas, elle la connaissait mal.
*En fait elle est comme les Autres. C'est une Autre.*
Ses yeux s'agrandirent lentement. Elle recula d'un pas, et ouvrit la bouche.
*Merci.*-Je... Je dois y aller. La cloche a sonné...
Elle n'avait pas dit ce qu'elle voulait. C'était resté dans son Esprit. Dans ses Pensées.
*Et merde.*
Elle avait tout gâché. Encore.
Sans un bruit, elle partit de son habituel pas silencieux. Reformant au fur et à mesure son visage de marbre. Sans expression.s. Arrivée près du feuillage, elle s'arrêta.
Un cours instant.
Peut-être trop longtemps.
La Jaune inspira un bon coup, salua de la main Eryne, sans se retourner et sortit dehors sous la pluie.
Elle rabattit sa capuche sur sa tête. Pour se fondre dans la masse. Pour ne devenir qu'une simple personne.
Invisible.
Une Ombre, en quelque sorte.
Arrivée dans le château, la blondinette marcha d'un pas rapide pour échapper à l'Autre.
Eryne.
Elle ne voulait pas la recroiser.
Elle ne voulait pas voir son regard. Emplit de pitié. Ou pas ?
Tant pis.
Ce matin là, elle s'était dévoilée. Trop.
Elle avait été faible. Elle avait montré ses faiblesses.
Et pour ça, elle s'en voulait beaucoup. Beaucoup trop.
*Qu'est ce que j'ai fait ?*
Voilà mon dernier Pas pour cette Danse. J'ai hâte de te recroiser dans une autre. Et avec ce qui vient de se passer, ça m'étonnerait que nos Protégées ne se revoient pas.
Mais se sont les paroles de sa camarade qui la soulagèrent.
-Rien de ce que je pourrais dire changerait quelque chose à la situation, non ? Et parfois, les mots valent mieux que les actes, n’est-ce pas ?
C'était vrai. Comme quoi, la Vérité ne pouvait pas mentir.
Lena fut étonnée de la réaction d'Eryne. Elle ne c'était pas attendue à ça. Jamais. Sentant son corps se raidir, la blondinette inspira, puis expira lentement. Après tout, pourquoi mal réagir ? C'était un geste affectueux. Pour montrer son soutien.
Mais quelque part, la conscience de la Jaune lui dictait de ne pas se laisser faire. De continuer de courir, loin.
Partir. À. Tout. Jamais.
*Non.*
Elle ne le voulait pas. Et comment Eryne le prendrait ? Mal. Oui, c'était sûrement ça. Mal.
Se rendant compte qu'elle était toujours les bras ballant, la Poufsouffle les ramena autour de son amie. Le chaud l'envahit de nouveau.
*Ça fait du bien.*
Soulagée. Elle était soulagée.
Sauf que quelque chose gâcha ce moment. Parce que quelque chose gâche toujours tout !
Les Cauchemars. Les Cauchemars de Lena. Ils étaient toujours là. Ils ne partiraient jamais. Sauf si la blondinette le disait à Eryne.
Mais ça faisait trop. Trop en une matinée. Trop en moins d'une heure.
Elle ne savait pas combien de temps elles restèrent là. Longtemps. C'était tout.
Malheureusement, chaque chose a une fin.
Alors, Lena se dégagea lentement de son amie. Une larme coula le long de sa joue. Mais elle l'ignora. Ce n'était pas une larme de tristesse.
Mais une larme de joie.
Un sourire se dessina sur son visage. Timide, au début. Mais il s'élargit petit à petit.
Elle était heureuse.
Heureuse d'être avec Eryne.
Heureuse d'avoir dit une partie de ce qui la dérangeait. Une partie. Il en restait un peu quand même.
Diiing.
C'était la cloche de l'école. Qui ramena Lena a la réalité.
Elle regarda autours d'elle, avant de constater.
Constater qu'elle avait emmener quelqu'un avec elle. Ici. Dans son jardin secret.
Constater que cette personne était Eryne. Son amie. Peut-être ? En tout cas, elle la connaissait mal.
*En fait elle est comme les Autres. C'est une Autre.*
Ses yeux s'agrandirent lentement. Elle recula d'un pas, et ouvrit la bouche.
*Merci.*-Je... Je dois y aller. La cloche a sonné...
Elle n'avait pas dit ce qu'elle voulait. C'était resté dans son Esprit. Dans ses Pensées.
*Et merde.*
Elle avait tout gâché. Encore.
Sans un bruit, elle partit de son habituel pas silencieux. Reformant au fur et à mesure son visage de marbre. Sans expression.s. Arrivée près du feuillage, elle s'arrêta.
Un cours instant.
Peut-être trop longtemps.
La Jaune inspira un bon coup, salua de la main Eryne, sans se retourner et sortit dehors sous la pluie.
Elle rabattit sa capuche sur sa tête. Pour se fondre dans la masse. Pour ne devenir qu'une simple personne.
Invisible.
Une Ombre, en quelque sorte.
Arrivée dans le château, la blondinette marcha d'un pas rapide pour échapper à l'Autre.
Eryne.
Elle ne voulait pas la recroiser.
Elle ne voulait pas voir son regard. Emplit de pitié. Ou pas ?
Tant pis.
Ce matin là, elle s'était dévoilée. Trop.
Elle avait été faible. Elle avait montré ses faiblesses.
Et pour ça, elle s'en voulait beaucoup. Beaucoup trop.
*Qu'est ce que j'ai fait ?*
Voilà mon dernier Pas pour cette Danse. J'ai hâte de te recroiser dans une autre. Et avec ce qui vient de se passer, ça m'étonnerait que nos Protégées ne se revoient pas.
Cinquième année rp 2048-2049
« If you're the sickness, I suppose you can't also be the cure. » – Cardan Greenbriar
Membre de la RASA.
« If you're the sickness, I suppose you can't also be the cure. » – Cardan Greenbriar
Membre de la RASA.
Les Larmes du Ciel
En silence, la Jaune se laissa faire. Je sentais sa respiration dans mon cou souffler sur mes cheveux mouillés et ses bras le long de son corps jusqu’à ce que, quelques secondes après, elle me rende mon étreinte. Les quelques gouttes de pluie se glissant à travers le feuillage du saule jusqu’à nous me dérangeaient à peine, concentrée sur les inspirations et expirations régulières de Lena.
J’imaginais ce qu’elle avait dû vivre à la mort de son frère, souffrant en silence comme maintenant. Étant fille unique, je savais qu’il allait m’être impossible de comprendre tout à fait ce que ça faisait mais je m’imaginai ensuite perdre mon lilas. Mon cœur se serra et une vague de compassion s’empara de moi. « Je suis là, avais-je envie de dire à la Jaune, je suis là. »
Le son de l’orage qui régnait sur le Parc de Poudlard était le seul bruit rompant le silence du jardin secret de la blondinette. Je ne revenais toujours pas du fait qu’elle m’avait ainsi conduite jusqu’à cet endroit, son endroit. La seule fois où on avait parlé, qui datait bien qu’un dizaine de jours auparavant, était faite de sourires et visages impassibles qui s’étaient croisés jusqu’à ce qu’elle parte soudainement du Petit salon des dortoirs. Et, un beau jour, au bruit de la pluie s’abattant sur les fenêtres du Refuge des Étoiles, je m’étais réveillée et l’avait trouvée au milieu du parc, en une espèce de crise d’angoisse. Maintenant, me voilà dans son *jardin secret*.
Je savourai cet instant dans lequel plus aucun regard froid n’avait sa place. Juste tout mon soutien et toute ma compassion pouvaient se ressentir entre nous. Elle avait besoin de parler de sa souffrance mais à ce que je voyais, ça lui faisait mal.
Soudain, la cloche entendue depuis l’intérieur du château me sortit de ce rêve éveillé dans lequel Lena était enfin, vraiment, mon *amie*. Je sentis la Jaune s’éloigner de moi et me regarder d’un air surpris. En sentant son mouvement, je reculai moi aussi un peu, jugeant qu’elle aurait besoin d’espace.
Je baissai la tête pour promener mon regard sur l’imposant tronc du saule, trempé après l’averse, en songeant à mon arbre. Mon chez moi. Mon jardin secret. Mon…
La voix de Lena me ramena à la réalité et je relevai et un visage étonné à ses mots. On n’avait même pas cours, ce jour-là… En la voyant s’avancer vers l’extérieur de la sorte de cabane formée par le feuillage de l’arbre, je compris qu’elle essayait juste de trouver une excuse pour s’éclipser. Blessée, je ne prononçai aucun son en la regardant écarter les branches. Mon cœur se serra quand elle me salua mais je restais impassible, espérant qu’elle se retourne mais la Jaune continua sa marche vers le majestueux château, me laissant seule dans l’abri créé par le saule pleureur.
Je baissai la tête et fermai les yeux, contenant des larmes amères. Mal. Elle me faisait mal. Pourquoi ne comprenait-elle pas à quel point je cherchais à être avec elle depuis notre discussion dans les dortoirs ? À quel point je voulais qu’elle devienne mon amie ? Ne comprenait-elle pas à quel point elle comptait sur moi ?
Proie à ses pensées, je reculai d’un pas avant d’ouvrir de nouveau les yeux. Seule. J’étais seule. Je jetai un dernier coup d’œil derrière moi et m’approchai du tronc de l’arbre. Je posai une main sur ce dernier, comme pour laisser la marque de mon passage dans le *jardin secret* de Lena et partis en marchant doucement, blessée. Blessée, mais décidée à recroiser son chemin, coûte que coûte.
Lena va finir par tuer Eryne, tu le sais ? Elle va laisser ma Protégée dévastée et sans défenses.
C'est aussi la fin pour moi aussi. Ces Pas échangés avec toi ont été magnifiques et je te remercie pour tout ce que nous a apporté cette Danse à moi et ma Protégée. Merci, Belle Plume.
J’imaginais ce qu’elle avait dû vivre à la mort de son frère, souffrant en silence comme maintenant. Étant fille unique, je savais qu’il allait m’être impossible de comprendre tout à fait ce que ça faisait mais je m’imaginai ensuite perdre mon lilas. Mon cœur se serra et une vague de compassion s’empara de moi. « Je suis là, avais-je envie de dire à la Jaune, je suis là. »
Le son de l’orage qui régnait sur le Parc de Poudlard était le seul bruit rompant le silence du jardin secret de la blondinette. Je ne revenais toujours pas du fait qu’elle m’avait ainsi conduite jusqu’à cet endroit, son endroit. La seule fois où on avait parlé, qui datait bien qu’un dizaine de jours auparavant, était faite de sourires et visages impassibles qui s’étaient croisés jusqu’à ce qu’elle parte soudainement du Petit salon des dortoirs. Et, un beau jour, au bruit de la pluie s’abattant sur les fenêtres du Refuge des Étoiles, je m’étais réveillée et l’avait trouvée au milieu du parc, en une espèce de crise d’angoisse. Maintenant, me voilà dans son *jardin secret*.
Je savourai cet instant dans lequel plus aucun regard froid n’avait sa place. Juste tout mon soutien et toute ma compassion pouvaient se ressentir entre nous. Elle avait besoin de parler de sa souffrance mais à ce que je voyais, ça lui faisait mal.
Soudain, la cloche entendue depuis l’intérieur du château me sortit de ce rêve éveillé dans lequel Lena était enfin, vraiment, mon *amie*. Je sentis la Jaune s’éloigner de moi et me regarder d’un air surpris. En sentant son mouvement, je reculai moi aussi un peu, jugeant qu’elle aurait besoin d’espace.
Je baissai la tête pour promener mon regard sur l’imposant tronc du saule, trempé après l’averse, en songeant à mon arbre. Mon chez moi. Mon jardin secret. Mon…
La voix de Lena me ramena à la réalité et je relevai et un visage étonné à ses mots. On n’avait même pas cours, ce jour-là… En la voyant s’avancer vers l’extérieur de la sorte de cabane formée par le feuillage de l’arbre, je compris qu’elle essayait juste de trouver une excuse pour s’éclipser. Blessée, je ne prononçai aucun son en la regardant écarter les branches. Mon cœur se serra quand elle me salua mais je restais impassible, espérant qu’elle se retourne mais la Jaune continua sa marche vers le majestueux château, me laissant seule dans l’abri créé par le saule pleureur.
Je baissai la tête et fermai les yeux, contenant des larmes amères. Mal. Elle me faisait mal. Pourquoi ne comprenait-elle pas à quel point je cherchais à être avec elle depuis notre discussion dans les dortoirs ? À quel point je voulais qu’elle devienne mon amie ? Ne comprenait-elle pas à quel point elle comptait sur moi ?
Proie à ses pensées, je reculai d’un pas avant d’ouvrir de nouveau les yeux. Seule. J’étais seule. Je jetai un dernier coup d’œil derrière moi et m’approchai du tronc de l’arbre. Je posai une main sur ce dernier, comme pour laisser la marque de mon passage dans le *jardin secret* de Lena et partis en marchant doucement, blessée. Blessée, mais décidée à recroiser son chemin, coûte que coûte.
Lena va finir par tuer Eryne, tu le sais ? Elle va laisser ma Protégée dévastée et sans défenses.
C'est aussi la fin pour moi aussi. Ces Pas échangés avec toi ont été magnifiques et je te remercie pour tout ce que nous a apporté cette Danse à moi et ma Protégée. Merci, Belle Plume.
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
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avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |