10 mai 2020, 01:45
Privé RPG+ Le château au milles merveilles
Nous étions le premier septembre. C'était un jour très spécial. Tout d'abord, c'était mon anniversaire. J'avais onze ans. Mais il y avait une chose encore plus spécial, quelque chose de nouveau. J'allais à Poudlard pour la première fois de ma vie.
Je me tenait devant le marche-pied du Poudlard Express tout en écoutant les recommandations de mère où elle me récapitulait tout ce qui se trouvait dans ma valise et comment m'en servir.

- Ne t'inquiète pas mère, je saurai me débrouiller et si je n'y arrive pas je demanderai à Erwin, lui saura.

Je lui souriais et elle me rendit mon sourire. Puis je me tournais vers Hazel qui avait les larmes aux yeux.

-Tu m'écrira tout les jours? demanda-t-elle d'une voix désespérée
-Bien sûr petit oisillon, mais à une condition.
Hazel me regarda d'un air perplexe. Elle abordait souvent cet air là quand je lui parlais. Mes mots était-ils donc si peu compréhensible? Peut-être, mais elle ne me l'avait jamais dit.

-Laquelle?
-Que tu fera de même et que t'y rajoutera un de tes dessins. Promis?
-Promis!

Je la serais fort dans mes bras, et elle me rendit mon étreinte de plus belle. Puis je me tournais de nouveau vers mère qui d'un ton très inquiet me demanda:

-Ton frère est bien monté dans le train?

Je la regardait d'un air exaspéré. Quand mère était inquiète elle devenait irrationnelle et posait des questions inutiles.

-Bien sûr qu'il s'y trouve, Erwin est monté devant tes yeux, cela fait une minute. Il est allé rejoindre ses amis. Mais ne t'inquiète pas pour moi, j'en trouverai aussi, le hasard fait toujours bien les choses
.

Mère me caressa tendrement la joue.

-Au revoir Phoebe, écris nous de temps en temps.

Je pris ma valise et la hissais dans le train pendant que le signal de départ retentissait. Le train démarra pendant que je regardais les deux seules silhouettes que je connaissait se dissiper dans la brume. Elles me manquaient déjà. J'avais déjà été séparée de mère mais jamais de Hazel. Mais que pouvait-elle faire à présent. Rien, sauf commencer une nouvelle vie.
Je me mis à la recherche d'un compartiment de libre ou je pourrai me poser avec ma grosse valise. Je passai part plusieurs wagons mais aucun compartiment n'était libre, tous remplis par des élèves plus âgés, bruyants et chahuteur.
Ma valise était lourde et je commençait a fatiguer. J'aurai du demander à mère de l'alléger. J'arrivai devant le dernier compartiment en me disant que peut importe qui s'y trouve j'y rentrerai. Par un heureux hasard il était vide. Je rentrai dedans et posait ma malle et mon étui de violon dans l'espace dédié pour puis je m'assit. Je regardais par la fenêtre. Dehors les paysages se succédaient sous un soleil éclatant. Je pensais à tout ce qui m'attendait, toutes les rencontres que j'allais effectuer et tout ce que j'apprendrais. J'avais vraiment hâte.

@Jack Kervis
Dernière modification par Phoebe Everhart le 29 mai 2020, 15:12, modifié 1 fois.

Flash McQueen, Flash McWin - Flashy

21 mai 2020, 11:58
Privé RPG+ Le château au milles merveilles
Mère tenait ma joue avec une distante douceur, son gant effleurant tendrement les cils de mes yeux. Ce matin, elle avait choisi une paire qui faisait jouer la soie en capricieux reflets de pourpre. Ils brillaient dans le soleil du matin. Elle baisa mon front d'une lèvre plus froide que la pierre et mit ce gant sur ma poitrine, où il se dessécha. Je lui souris et je vis son visage se tordre également dans une esquisse de réponse.

"-Travaille bien surtout. Je vis pour une fois un vrai sourire s'esquisser sur son visage quand elle me regarda dans les yeux. Tu vas nous manquer.

Puis elle partit, sûrement pour se remettre à son travail de Mère, quoi qu'il soit. Elle ne s'interrompit en partant que pour rejeter sa chevelure quand elle tomba en voile sur ses yeux. Ils étaient beaux les cheveux de ma mère. Bruns et plus sophistiqués que les gants de soie qu'elle portait. Le vieil elfe, debout à mes côtés, devait penser pareil car il la regarda partir pendant un long moment avant de s'avancer vers moi. Tête toute chenue. Et de ses maigres mains m'aida à monter la valise dans le train. Regardant nos doigts tâter les tissus de la grande valise en quête d'une dernière affaire oubliée, je ne vis pas ma mère me jeter un dernier regard. Les orbites ambrées tournées par dessus une épaulette pourpre avant de s'emporter dans le logis.

La sirène du train me glaça entièrement jusqu'à l'os, le son strident seulement bon à cacher les pleurs des enfants. Et en m'avançant dans le train, maintenant sans mon elfe je me demandais; Pourquoi donc tout ce décor heureux ? Pourquoi si longtemps s'attarder auprès des fenêtres ?
Aimable lecteur, jette donc un œil par ta fenêtre pour voir si ta famille te regarde.

Tout les compartiments que j'ai passé étaient pleins, pleins d'élèves, plein de bruit. En temps normal, cette atmosphère m'aurait réconforté et motivé mais tout de suite je n'avais pas envie de me battre pour l'attention des gens. Je n'avais pas envie de me battre tout court. J'avais juste envie de me poser quelque part. Oublier les étoiles, la lune, le soleil. Oublier le bleu par dessus les arbres. Oublier la froide brise de l'automne. Oublier les gants de ma mère et mon père encore dans son bureau. Lire les aventures de la triste Melpomène ou du rusé Merlin.

Une secousse, un crissement et le train partait. J'ai guetté en vain une silhouette à fixer dans la foule mais il n'y avait rien. Que le souvenir d'une robe pourpre flottant dans la fumée du train. Sortant un livre de ma sacoche, nouveau cadeau et caprice secret je me sentis juste rentrer dans un compartiment au hasard. Je m'interrompis pour poser ma valise avant de me blottir dans un siège, le cuir avalant ma silhouette. Mon regard quittant juste un instant ma page pour fixer l'autre occupante. Muette comme une pierre et fixant au dehors. Immuable comme le silence environnant.

Désolé pour le retard ! Gros cœurs sur toi @Phoebe Everhart

that ankward moment between birth and death

29 mai 2020, 19:55
Privé RPG+ Le château au milles merveilles
Le train était en marche depuis quelques minutes et les paysages urbains laissait petit à petit place à la campagne.
Les oiseaux volaient autour chantant une légère mélodie et dansant leur dernière valse avant de nous dire adieu. Le soleil transperçait de ses rayons leur doux plumage blanc, ce qui les rendaient pratiquement invisibles dans le ciel matinal. Leur insouciance et innocence me fascinait.
Cette légèreté qu'ils possèdent à voler malgré le poids des problèmes. Cette fascination me vient de mon enfance, du peu que j'en ai eu.
J'allais chaque matin sur la falaise près de la maison de grand-mère, je m'asseyais et restais là durant des heures, les regardant effectuer des hautes voltiges. Parfois Pentagruel venait avec moi et s'allongeais à mes côtés tout en ronronnant et observant avec avidité les volatiles qui s'approchaient de nous. Malgré ses tendances sanguinaires, jamais il n'avait osé s'attaquer à l'un d'eux. Surement sentait il que je ne lui aurai pas pardonnée d'attaquer ces êtres si fascinants et fragiles. Mais les années étaient vite passés et les changements étaient arrivés.


La porte du compartiment s'ouvrit.
Je détournait la tête en sachant que les oiseaux ne seraient plus là quand je reviendrai vers eux. Un jeune garçon entra dans la pièce.
Je devinais qu'il allais à Poudlard pour la première fois à cause de sa taille et d'une légère nervosité qui se lisait sur son visage.
Il portait dans la main un livre. J'avais appris à me méfier des personnes montrant publiquement qu'elles lisait des livres. C'étais souvent des personnes austères qui méprisait ceux qui ne lisait pas. En tout cas ceux qui ne se baladai pas sans arrêt avec un livre sous la main comme moi.
Je laissai ces pensées vagabonder dans un coin de ma tête, il ne fallait pas que les préjugés prenne le dessus sur la raison. C'était un exercice particulièrement difficile, j'avais été baignée durant toute mon enfance dans des préjugés et malgré l'effort que je faisais pour les oublier, ils revenaient à chaque nouvelle rencontre tel une malédiction.


-Salut.

Pourquoi avais-je dis cela? Aucune idée. D'habitude je ne parlais pas aux inconnus.
Ce garçon n'avait pas l'air spécial en aucune manière, si ce n'est que ses yeux reflétaient de la fierté. C'était peut-être cela qui m'avait poussé à parler. Qu'il ne soit pas spécial, qu'il n'est pas l'air vaniteux. Je voulais rencontrer des personnes normales chose que j'avais fait que très rarement dans ma vie.
On dit que les apparences sont trompeuses. Moi je n'y crois pas. Nous reflétons notre esprit et nos opinions à travers notre corps. Et cela se voit d'autant plus quand nous essayons de les cacher.

@Jack Kervis c'est à moi d'être désolée pour le retard

Flash McQueen, Flash McWin - Flashy

18 juin 2020, 21:56
Privé RPG+ Le château au milles merveilles
-Salut.

Tous mes yeux demeuraient fixés sur le visage de la jeune fille et aperçurent, alors que le mot s'envolait encore de ses lèvres vers les voûtes du compartiment, un pâle reflet de doute sur sa face sévère. Sévère, mais non furieuse. Enfin je l'espérais.
Une personne sévère je savais gérer. Sévère je connaissais, je pouvais réagir. Une personne furieuse je n'en avais entendu parler que dans mes livres. Dans les pages virevoltantes et les lettres qui dansaient devant mes yeux.

Mère n'était jamais furieuse. Père n'était jamais furieux. Mais les géants et leurs sourds échos dans mon livre noir étaient furieux. Les mélodies courtes dans mon livre rose étaient furieuses. Les dieux puissants dans mon livre marron étaient furieux. Peut être que cette fictive connaissance suffirait à réagir comme il se doit ?
'M'enfin Jack arrête d'être gênant. C'est une gamine pas un troll à combattre.' Sans le vouloir je fronçais les sourcils, expression tiraillée. Pensées virevoltantes. 'Ouais mais on sait jamais, ça se trouve elle attends que je tourne la tête pour m'écraser le crâne à coup de batte parce que j'ai ouvert la porte avec ma main gauche et pas ma main droite.'

Serait-ce perçu comme préjugé ou dédain si je gardais le silence ? J'étais terrifié à l'idée de répondre quelque chose de mal, ou pire encore, quelque chose d'ennuyant. Elle allait sûrement quitter le compartiment, ne laissant que une silhouette floue dans son siège. Libérant la vue aux rives douces, à la quiétude des arbres et des fleurs. Et laissant en moi une joie calme qui sonnait comme une douleur. Me laissant tout seul, toujours tout seul. Jamais assez intéréssant. Toujours trop fade. 'Comme des brocolis, c'est fade les brocolis.' Seul à réprimander, à faire reproche à cette solitude.

Je laissa le silence s'étirer comme un chat sous le soleil avec un doux regard nerveux. Et quand enfin je répondis, c'était presque comme un supplice, la fièvre aux joues, l'envie de plaire. De ne pas laisser indifférent. 'Suis-je un brocoli ?'

-Salut..

Ainsi donc s'enfla ma voix. Ne laissant dans l'air ébranlé que vibrations timides. Les livres dans ma sacoches pesaient, se moquaient. Pourtant, Livres, vous le savez que j'ai toujours gardé comme fier piédestal l'impuissance. Dans les pages on décrit toujours des gens passionnants. Seulement aucun de ces héros n'explique comment devenir d'avantage que les autres à son tour. Ni dans le livre dans ma main, ni dans aucun signe , symbole ou présage. Aussi j'observais avec nervosité la réaction de la sorcière devant moi. Ces cheveux comme un feu, une entité s'entre-querellant. Les miens comme un rideau sombre, couvrant la ligne inquiète de mes yeux, couvrant mes inquiétudes comme les nuages que je voyais défiler du coin de l’œil.

@Phoebe Everhart non chut c'est moi qui suis un escargot sous somnifères

that ankward moment between birth and death

5 juil. 2020, 23:31
Privé RPG+ Le château au milles merveilles
Nous nous regardions dans les yeux. Yeux marrons noirs et yeux verts émeraudes.
J'avais parlé et c'était à son tour, si il le souhaitait. Le paysage changeant se reflétait dans ses yeux. Tantôt un nuage, tantôt une forêt ou même un étang parfois, mais ce n'était jamais la même chose.
Ils avaient beau être noirs profonds, leur clarté était aussi brillante que le soleil illuminant la pièce.
J'aurais voulu me détourner, fuir cette connexion intense. Mes yeux avaient décider de continuer à observer. Ces mêmes yeux qui m'inspiraient de la peur quand ils se reflétaient sur un miroir, ne clignant que très rarement et fixant tout objet qui avait l'audace bouger.
Ces yeux qui d’ordinaire fuyaient, souhaitaient à présent parler, discuter avec des semblables pour pouvoir connaître le monde d'un peu plus près.

Il parla.
Sa voix douce et flûtée prononça un mot, le même qu'avait sorti la mienne quelques secondes auparavant. Un simple Salut. Ce mot me donnait envie de rire tel un enfant qui s'amuse avec les autres ignorant les massacres perpétués au dehors. Ce simple mot que l'on prononce chaque jour anodinement, ici donnait tout son sens. C'était le premier mot échangé avec un inconnu, peut-être un futur ami, je n'en savais rien. Je ne savais rien Je vivais dans l’ignorance du monde réel, faisant confiance à des rêves erronés mais qui me faisaient vivre d'Espoir et d'illusions de choix.
Je devais choisir, continuer ou me taire.
En temps normal, je n'aurais rien dit laissant le paysage défiler jusqu'à destination dans un silence immuable, mais ma soif de connaissance l'emporta et me fit parler dans un léger bégaiement.

Tu... Tu peux t’asseoir ici.

Evidemment qu'il pouvait s’asseoir, il pouvait faire ce qu'il souhaitait je n'avais aucun droit ici. Je n'étais qu'une petite poussière attendant patiemment qu'on arrive à destination pour la déloger de son fauteuil si confortable.
Je jetais un rapide coup d’œil vers la fenêtre, les oiseaux avaient disparus, laissant place à la nouveauté, à l'inconnu. Fallait que je me concentre sur le moment présent pour grandir et oublier ces gamineries qu'était de parler aux oiseaux quand je me sentais un peu seule.

Je parlais à un inconnu dans un train, loin de chez moi. Plusieurs choses que je voulais faire depuis longtemps, mais là je me voyais dans l'incapacité de réagir.
Étrange, quand nos souhaits se réalisent nous ne sommes même plus sur de les vouloir réellement. Les caprices humains sont si inutiles et, pourtant ils nous permettent de vivre.

@Jack Kervis navré pour ce post tardif et complètement décousu. Mais toi même tu sais, que ma prochaine réponse sera encore plus longue...

Flash McQueen, Flash McWin - Flashy